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L'association “Le Dragon de Brume” est très heureux de vous annoncer la parution, en janvier 2016, de son tout dernier recueil en date : Pour la gloire de ce monde. Recouvrements et consolations en Terre du Milieu. Présenté par Jean-Philippe Qadri et Jérôme Sainton, ce recueil de 416 pages aborde deux fonctions que J. R. R. Tolkien attribue au conte de fées : le Recouvrement et la Consolation. Si le Recouvrement consiste dans l’accueil renouvelé d’un réel donné, il implique, dans le même mouvement, une lucidité à l’égard de sa finitude. Face à la morsure du temps, que les Elfes eux-mêmes vivent comme un destin inexorable, grande est la tentation du contournement par l’accumulation d’une puissance démesurée. Au contournement du réel, Tolkien choisit la Consolation : par le beau (la nature et la littérature), le bon (la conjugalité et la fraternité), le bien (la sagesse et la mémoire) – et, par-dessus tout, l’espérance vivante qui est, pour le chrétien, espérance de la gloire de Dieu. De fait, les possibilités de recouvrement et de consolation offertes aux lecteurs du légendaire tolkienien sont autant d’invitations à la pensée et à l’action en notre propre monde. Car lorsque Gandalf ou Aragorn rencontrent Tom Bombadil ou Galadriel, le courage d’être s’unit au service de la vie, la vérité à la réalité et l’Espérance à la Joie. Vous en saurez plus sur le site de l’association, où vous aurez notamment accès au sommaire complet et à quelques aperçus de ce bel ouvrage auquel les membres de l’association, auteurs, relecteurs et illustrateurs, ont – comme à chaque fois – consacré le meilleur d’eux-mêmes. Amicalement et collectivement, Le Dragon de Brume. |
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Et un grand bravo à tout le monde ! I. |
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Oui, bravo aux auteurs et organisateurs. Encore une belle perle dans la bibliographie tolkienienne francophone ! C. |
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Merci pour vos encouragements et vos félicitations mai honnêtement je n'ai fais que 10% à peine. L'essentiel du travail a été fait par Jean Philippe et Jérôme c'est eux qu'il faut féliciter |
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Une bonne chose de faite... avec aussi, cette fois encore, un coup de chapeau à adresser à Tilkalin, dont l'œil de lynx aura à nouveau été très efficace lors de nos relectures... ^^ Amicalement, Hyarion. |
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Magnifique, et très beau sujet !
Amicalement, |
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Le volume est à présent disponible
Merci pour vos encouragements - à présent que celui-ci est paru, nous allons pouvoir avancer sur le suivant
Didier. |
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Petit lien pour faciliter la prise de commande ;-) : http://www.lulu.com/shop/qadri-jean-phil...45179.html Cédric |
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Génial ! il pourra arriver pile poil pour mon anniversaire ! Mon Trésor Pour les photos... outre le désormais célèbre Tom Bombadil de JP (qui, si je ne me trompe pas, regarde vers sa gauche et non plus vers sa droite), j'ai noté des inscriptions en sarati sur la table, sur trois des photos (très visibles sur la photo 2)... mais ce n'est peut-être pas ce que tu voulais mettre en valeur ? I. |
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ISENGAR a écrit :
C'est ça ;-) Didier |
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Merci Didier :) Au passage, je ne me souviens plus très bien de ce que tu nous avais expliqué quant à la disponibilité du recueil par Amazon ? Jérôme |
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Salut à tous,
Yyr ayant eu la bonne idée de me prévenir de la parution de ce recueil, je réapparais pour le féliciter ainsi que les autres auteurs. Pour info, Amazon a lui aussi un programme d'édition d'ouvrage, numérique et papier je crois (comme Lulu, mais avec une force de frappe un peu plus conséquente) Hiswelokë : quel sera le sujet du suivant ? (j'ai toujours une étude sur le péché complètement inachevée moi...) |
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Si je m'attendais, ça fait plaisir ! Salutations à toi Vinyamar, et une bonne année 2016 !
Puissions nous te lire souvent ( (c) moi) |
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:-) Bravo pour le boulot et l'implication continue Cédric ! |
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Yyr a écrit :
Arf... vaste débat, un brin délicat à porter en place publique, ami joueur ou oublieux de mes longs mails ;-) Élargissons un peu : comme on cherche à faire les choses bien, nos ouvrages sont référencés par la BNF (via le dépôt légal) et au FEL ou Fichier Exhaustif du Livre (par nos soins). Ils rejoignent donc les bases de données documentaires qui alimentent les librairies, lesquelles peuvent constituer leur catalogue de références. Cela s'arrête là, essentiellement : c'est-à-dire que la distribution effective est d'un tout autre ressort. Une librairie "classique", par ce biais, peut trouver l'ouvrage en référence si quelque acheteur lui en fait la demande (ou si elle souhaite l'avoir en stock propre, mais il ne faut pas non plus trop rêver, le métier de libraire est difficile et le pari osé). Elle peut alors nous le commander - Pour note, c'est brièvement expliqué là sur notre site. La librairie l'acquiert à un prix inférieur au prix public, puisqu'il faut bien que le libraire se rémunère. C'est du travail pour tout le monde : pour le libraire, qui doit faire une démarche, un règlement, etc. - alors qu'il est plutôt habitué à travailler avec de (très) grosses centrales de distribution, qu'on peut oublier à notre échelle ; pour l'association, et plus précisément à ce jour pour votre serviteur, qui doit assurer le traitement de la demande. Aux prix que nous pratiquons, ce n'est pas très intéressant financièrement, ni pour le libraire, ni pour l'association - mais comme cela peut faire un lecteur heureux, nous tentons d'honorer ces demandes. Elles restent très minoritaires : env. 4 % des exemplaires au consolidé 2011-2015 pour le Façonnement vol. 1 et vol 2 - mais c'est un canal de distribution que je respecte.
Amazon, donc... Que doit-on penser d'un "Temporairement en rupture de stock" et d'une possibilité de précommande ? Pas grand chose, je crois... Nous n'avons mis, par décision (j'y reviens plus bas), les volumes 1 et 2 sur Amazon que plus d'un an (au bas mot) après leur parution. Pour la France, Lulu fait appel à des imprimeurs situés en France. Est-ce qu'ils sont bien rémunérés, est-ce que l'humain derrière est bien traité ? Je ne sais pas. Mais Amazon imprime en Grande-Bretagne, dans le cas de ces deux volumes, sur leurs propres presses (ce qui n'existait pas à l'époque du volume 1). Outre la localisation (en ces temps de chômage, ce n'est pas neutre non plus), vous n'êtes pas sans savoir que les conditions de travail chez Amazon ont fait l'objet d'un certain nombre de critiques... Les frais de ports Lulu sont élevés, d'où le -5% que nous accordons à ce canal privilégié, pour réduire un peu cet effet (outre que Lulu fait souvent des remises promotionnelles). Les frais de ports sur Amazon sont ridiculement bas (1 centime symbolique, disons-le, pour contourner l'interdiction de la gratuité de port qui leur a été imposée par la loi...). Dans ces conditions, la vente en ligne pose un vrai problème aux librairies classiques... Comment font-il ? Je ne sais pas, je ne suis pas magicien - mais je sais seulement qu'ils s'octroient la part belle du distributeur - autrement dit, aux prix que nous pratiquons, l'association touche beaucoup moins actuellement sur un volume vendu par Amazon que sur une vente Lulu "pure". Ne nous voilons pas la face, Amazon est devenu un très très gros distributeur, doublé aujourd'hui d'un imprimeur, dans le secteur très concurrentiel et peu rentable du livre. La "force de frappe" d'Amazon qu'évoque Vinyamar est aussi un piège monopolistique, non ? Pour autant, il serait dommage de s'en priver complètement. Donc une fois que les autres canaux s'épuisent, que les comptes, recettes et dépenses de l'association s'équilibrent (ces comptes sont publics), pourquoi pas - c'est ce que nous avons fait après quelques années, et cela représente à grosse maille 8,6 % des exemplaires du Façonnement vol. 1 et vol 2. J'ai dit à deux reprises "aux prix que nous pratiquons". Cela appelle un petit commentaire. Chez d'autres éditeurs, ce type d'ouvrage serait probablement au moins autour, disons, de 32 € (l'exemple n'est pas pris au hasard, mais ne demande surtout pas à être commenté ici). Le modèle économique que nous avons choisi est bien entendu contestable - rien que l'impression à la demande pourrait l'être, mais c'est aussi une belle souplesse. Ce modèle s'est aussi construit sur notre expérience avec Lulu. Ou dit autrement (mais pour certains, je vais donner l'impression de radoter) : nous ne sommes pas un éditeur (notamment) associatif, mais une association qui s'édite (notamment). Compte tenu de notre cible, on peut faire un peu de militantisme, et considérer qu'Amazon n'a pas à être notre seule solution ultime ou privilégiée, ni même d'ailleurs un passage complètement obligé. Après, ce n'est que mon avis très personnel, tout à fait discutable (en d'autres lieux et circonstances), mais bon, être président-dictateur, fût-il bienveillant (petit clin d’œil en private joke à l'ami Hyarion qui aime me chambrer), ça aide... Bref, en d'autres termes, je n'ai pas prévu de pousser ce troisième volume sur Amazon avant un an, sinon deux...
Didier (si ça, ce n'est pas de la transparence, je mange ma barbe !). |
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*** S. |
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Très bel ouvrage dont j'ai pu goûter la primeur à Noël. Bravo aux auteurs |
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Merci Didier :)
Pour ta patience et tes nouvelles explications. Jérôme Grr ... j'ai déjà envoyé plusieurs exemplaires en Belgique et en Italie (quelques abbés de la communauté de sr Marie-Élisabeth que sa mère supérieure m'a recommandés) à 14,00 € et aujourd'hui, m'adressant au guichet de la Poste (puisqu'il n'y avait pas cette fois — prodige — une heure de file d'attente), j'apprends qu'il existe, pour les envois à l'international, un tarif exprès à 2,47 € s'il s'agit d'un livre !!! (tarif Livres et brochures) |
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Bon ben merci pour tous ces détails Didier.
Ayant moi aussi eu mon expérience dans le monde de l'autoédition ou édition à frais partagés, j'avoue avoir été vite refroidi par les contrats de Lulu à l'époque (genre ils ont les droits de ton bouquin à vie et tu n'as pas le droit de te faire éditer ailleurs un jour sans leur accord). Voilà, fin de ma parenthèse sur l'édition, je vais tâcher de recommande le joyau sur Lulu.com. |
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Vinyamar a écrit :
Je rassure, rien de tel chez nous (Lulu n'est in fine qu'imprimeur et distributeur, les droits sont au Dragon de Brume, et l'ISBN est nôtre aussi). Pour le reste, de l'essai spécialisé, ce n'est pas du roman ;-) (N.B. Tu parles aussi de téléchargement - je présume d'eBook donc, de nombreuses solutions existent certainement plus visibles que celle de Lulu, mais je ne les ai pas explorées, ce n'est pas mon premier focus qui reste l'imprimé). @Sosryko, bien sûr qu'elles sont belles ces mises en page, avec du demi-gras et plein de micro-typographie. A contrario, Le degré de support de ce type de choses en ePub dépend énormément des liseuses, d'où ma remarque (sans même parler de la gestion complexe des notes). Didier. |
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Arf ... Notre recueil a donc toute sa place loin d'Amazon ... près du recouvrement donc loin de la croissance, de la puissance, et de la force de frappe ;) |
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Posts croisés :) |
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@ Didier : il n'y avait que de l'humour de ma part et aucune remise en question de ton propos tant je l'approuve : les écrits de ce recueil me semblent bien peu sinon pas du tout adaptés aux liseuses, c'est si évident (et cela me convient tellement) que je n'ai pas jugé utile de le préciser ;-) |
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Voilà, annulé sans souci sur Amazon et recommandé sur Lulu, La compagnie de la Comté est-elle ainsi remplacée, ou continue-t-elle ses admirables articles ? |
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La Compagnie n'est point remplacée, on ne va pas lui reprocher de ne pas avoir édité depuis à peine un an tout de même ! ;-) |
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Un très bon timing, en quelque sorte :-) I. |
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Argh, je l'ai donc manquée. Merci pour le lien Sosryko |
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Bon, bouquin reçu. La vache il y a du contenu, y'a plus qu'à tout lire à présent... si seulement je me baladais en transport en commun... |
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Je suis en train de me plonger dedans et je ne m'attendais pas à un tel rafraichissement Voici un ouvrage qui en quelques lignes sur la base de l'essai sur le Conte de fée m'ont instantanément sorti de ce monde et projeté vers une vision beaucoup plus lumineuse, plus belle, plus haute, de ce que nous vivons. Rien que pour ça, ce livre (et Faërie) devrait être élevé au rang de dispositif médical urgent pour notre monde ! (je me plonge avec délice dans la lecture; la rédaction est un brin universitaire, mais ça ne gâche pas encore le plaisir) |
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En 2006, sur un autre fuseau, Vinyamar a écrit :
Il y aurait sans doute beaucoup de choses à dire concernant les conceptions que l'on peut se faire de ce qui peut élever l'âme vis-à-vis du monde dans lequel nous vivons et de ce qui peut apparaître comme étant les grisailles de cette société, selon les opinions politiques et/ou religieuses des uns et des autres... mais si on pouvait en tout cas éviter de se retrouver, à nouveau, dans des situations propices à de regrettables prises de becs, comme il y a quelques années ou même plus récemment, ce serait, je crois, une bonne chose pour le forum et la qualité de ces échanges, sur ce fuseau comme sur d'autres.
Je me permets d'écrire cela en tant que membre de l'association du Dragon de Brume ayant participé (très modestement) à l'élaboration et à la présentation du dernier volume en date de l'association, sans pour autant partager personnellement le postulat philosophique choisi, librement, par les auteurs du recueil en question. Ce n'est évidemment pas un scoop que sur un certain nombre de sujets où peuvent intervenir diverses grilles de lecture selon les opinions, je n'ai pas les mêmes idées que les auteurs des essais dudit recueil : chacun pourra le vérifier en parcourant certaines de nos discussions passées sur JRRVF. D'autres membres de l'association pourraient sans doute dire la même chose que moi, quoique je n'ai pas à parler en leur nom. En tout cas, cela n'empêche pas le dialogue, ni le travail collectif (ni les rencontres, d'ailleurs), d'autant plus que nous ne sommes pas si nombreux que ça sur la planète Tolkien. Comme Didier l'a écrit l'autre jour dans un autre fuseau, "on est un peu entre nous, là, ne l'oublions pas... Je veux dire, entre gens qui viennent sur des forums parce qu'ils partagent une chose qui les réunit, un intérêt - sinon une passion - pour Tolkien, quand bien même tout le reste pourrait les distinguer (politiquement, religieusement, socialement, etc.). [...] C'est aussi par cette "rencontre" improbable, permise par le net, que beaucoup d'autres ont pu suivre, parfois même en physique, et que beaucoup de projets ont pu naître, personnels, associatifs ou éditoriaux : de belles aventures humaines." C'est à cette aune, je crois, qu'il faut notamment percevoir les activités de l'association, quelle que soit l'opinion que l'on puisse avoir du contenu des livres publiés par celle-ci par ailleurs. Cordialement, Hyarion. |
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D. |
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Hisweloke a écrit :
Tout ce que tu voudras, président : ce qui est écrit est écrit, particulièrement sur JRRVF, donc bien évidemment je ne m'exonère pas des turpitudes du passé. Ta réaction ne m'étonne pas, mais bon... quand il y a malaise, je crois qu'il vaut mieux simplement dire les choses, calmement, plutôt que de faire comme si de rien n'était et d'attendre qu'éventuellement cela s'aggrave. Le problème me parait être une question d'équilibre entre l'opinion que l'on peut, bien légitimement, avoir d'un ouvrage et la façon de l'exprimer publiquement sur un forum dont nous sommes censés connaître les usages et où nous avons tous un passé (voire un passif, diraient les mauvaises langues). Ni plus, ni moins. Donner des leçons de morale ou d'éducation n'est pas ma tasse de thé, tu le sais, mais tu sais aussi que j'aime que les choses soient claires quand elles peuvent l'être, a fortiori si cela permet d'éviter, par la suite, les malentendus et autres prises de tête inutiles. :-) Amicalement, Hyarion. |
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Euh, personnellement, Hyarion, j'avoue ne pas avoir compris ton intervention de cette nuit. J'ai l'impression d'une polémique larvée dont je ne saisis pas le pourquoi et ça me trouble... |
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A ce stade Hyarion, ce n'est plus être chatouilleux mais chatouillissimeux :-) |
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Hyarion, je te donne une victoire par KO sur ce coup magistral ! J'espérais que le terme utilisé soit le moins polémique et le moins politique possible, tout en exprimant une lourdeur réelle du quotidien (pas tellement liée à un parti politique en particulier ni à un personnage politique, mais plus à une façon d'être de notre société née avec cet avènement), mais c'est trop compliqué d'extraire le sociétal du politique sur ce domaine, et surtout... ce n'est pas le lieu, comme le disait très sagement un Vinyamar 10 ans plus jeune (comme quoi on ne s'assagit pas en vieillissant). Toutes mes excuses pour ce mot déplacé, mais rien que pour l'occasion donnée de me voir m'auto-coupdebouler en un tel à-propos, je ris de moi et j'admire un maître ! |
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Vinyamar a écrit :
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Vous voyez... quand on est de bonne volonté, ça vaut toujours le coup de mettre les choses sur la table. ^^ Je salue ta saine réaction, Vinyamar, sachant que je ne cherchais pas à avoir raison de toi mais à simplement susciter, au fond, une certaine prise de conscience qui nous concerne tous, et dont la meilleure et la plus sage des manifestations, on le voit, ne peut qu'être notre capacité à nous moquer de nous-mêmes... a fortiori en pensant à tout ce temps qui passe ! Évidemment, en choisissant cette vieille citation de 2006 pour commencer, je ne vous cacherai pas qu'il y avait un petit risque à mes yeux de susciter de mauvais retours, mais comme Vinyamar l'a lui-même souligné, elle apparaissait tellement à-propos que je n'ai pas pu résister. ;-) Ma regrettée grand-mère, par ailleurs très pieuse, me le disait souvent : "il n'y a rien de plus sale que la politique !" Plus les années passent et plus je me dis qu'elle avait raison... mais bon, je continue néanmoins à lire le Canard tous les mercredis et à aller voter le dimanche quand il y a des élections... Bref, je me tiens encore suffisamment au courant de la vie politique française pour avoir, je l'avoue, saisi l'allusion de Vinyamar au premier coup d'œil, mais je reconnais, Cédric, qu'il n'était pas forcément évident de la voir si on ne suit pas particulièrement l'actualité de nos politiciens. ;-)
Didier a écrit plus haut que j'aimais bien le chambrer en le qualifiant de dictateur bienveillant en tant que président du Dragon de Brume, et c'est vrai, mais lui aussi aime bien me chambrer, en me disant notamment que depuis le temps que je m'amuse à fouiller les
Mais assez parlé : je vous laisse à votre lecture de ce nouveau volume du Dragon de Brume... en espérant que cela vous occupera suffisamment pour que j'ai le temps d'achever, enfin, ma part de travail pour la suite de notre aventure éditoriale... :-p Amicalement à tous, Hyarion. |
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Hyarion a écrit :
J'avoue que tu me fais souvent rire, Hyarion, quand tu joues l'air : « Je suis l’œil énorme du peuple, et, du fond de ma cave, je regarde. Oui, je vois, oui, j’entends, oui, je sais. » (Hugo, Quatrevingt-treize). E. |
Je n'ai aucun souvenir de baston avec Hyarion, mais je suis sûr que Yyr et d'autres peut-être regrettent le village gaulois et que peut-être une bonne bagarre fraternelle ne soulève un peu de poussière !
Je suis toujours prêt à balancer un bon poisson en comptant bien qu'une tête qui dépasse de trop soit là pour l'accueillir, mais encore faut-il que le sujet en vaille la peine (j'ai fait ce qu'il fallait au sujet de la nouvelle traduction mais ait obtenu très vite ce que je voulais), et surtout que je ne me frite pas à Vinyamar (même 10 ans plus jeune), il est redoutable :-) (de mon point de vue très subjectif) Mais je compte bien profiter de ma lecture pour intervenir encore, en espérant que cela provoque des débats (j'aime débattre, et cela devient un luxe rarissime dans cette société poli... oups je me tais) |
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Petite parenthèse pratique pour ceux qui souhaiteraient commander en direct via le Dragon |
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Merci Vin'. J'ai publié ces jours-ci un article de présentation (à destination d'un lectorat chrétien). Je signale également ici ce message : en bref, ma première partie des « Correspondances mythopoétiques » traite d'une erreur faite par Michaël à Rambures, mais cette erreur, je l'avais déjà faite moi aussi, et c'est dommage de ne pas l'avoir mentionné dans mon article :/.
Jérôme |
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Voilà une offre qui devrait fonctionner pour tous :
(La livraison par territoire est en fait une livraison par transporteur type DHL.) |
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C'est ici le bon fuseau pour dire que l'on est content que Sarkozy ait été mis en examen dans l'affaire Bygmalion ? :lol: :8 Bravo pour cette publication. Je n'ai pas la chance de "croire" (au sens chrétien du terme car je crois par ailleurs à beaucoup de choses, et notamment au pouvoir du mythe et de la littérature), mais j'ai le goût du sacré et je me retrouve pleinement dans l'idée de recouvrement et de consolation. Et je lis dans la présentation de Yyr qu'un article parle de Thomas Mann, un de mes écrivains préférés (faut-il avoir lu tout Joseph et ses frères pour le lire ?). |
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Semprini a écrit :
J'avoue que je suis content moi aussi, mais chuuut ! ;-)
De mon point de vue, même si je suppose qu'une bonne connaissance du cycle de Joseph et ses frères ne peut que permettre d'apprécier pleinement l'analyse, Sosryko présente très bien l’œuvre de Thomas Mann dans l'article en question, si bien que je ne crois pas qu'il soit nécessaire d'avoir tout lu pour comprendre le propos, m'a-t-il semblé. :-) Amicalement, Hyarion. |
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Cher Semprini, S. |
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C'est noté, merci à vous deux ! |
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J’ai fini la lecture de l’ouvrage… C’est très dense et intéressant même si je dois avouer que certains passages étaient trop pointus pour moi (par rapport à des aspects théologiques). Bravo à tous les auteurs pour leur travail ! Beruthiel PS : Quand l’ordi sur lequel je travaille rame (ce qui est fréquent étant donné la vétusté de notre matériel au boulot, et le faible débit de ma connexion personnelle), je pense (car du coup j’ai le temps de penser) à la phrase de Tolkien sur la Machine comme « réduction au minimum du fossé entre l’idée ou désir, et le résultat ou l’effet » et je me dis que le fossé est encore large… |
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Qu'il le reste, large, si cela peut te laisser le temps de penser, de lire et de nous écrire pour notre plus grande joie !
Je suis heureux que l'amoureuse des arbres que tu es, qu'ils soient les nôtres comme ceux de la Vieille Forêt, ait apprécié ces balades à travers des sentiers pour la plupart peu empruntés de la Vaste Forêt des Commentaires. S. |
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Je viens juste de le recevoir et je vais m'empresser de me plonger dedans |
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Fimbrethil, comme tu t'es récemment replongée dans le légendaire tolkienien avec la traduction de Daniel Lauzon, je me dois de te prévenir que ces essais n'ont pu l'utiliser que ponctuellement (mais avec plaisir à trois reprises parce que cela s'imposait) ne serait-ce que parce qu'elle est incomplète (au contraire de la nouvelle traduction du Hobbit, à laquelle donc nous renvoyons) mais aussi et surtout parce que la plupart des essais ont été rédigés pour tout ou partie avant que la Fraternité ne paraisse ;-) S. |
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sosryko a écrit :
Bonjour sosryko, mais je te rassure: je m'en doutais bien, et pour les deux raisons que tu invoques. |
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sosryko a écrit :
Oui, la "sophiologie pneumatologique", ça pique un peu... Mais il ne faut pas t'excuser, cela fait partie des plaisirs de l'exploration ! Et il en faut pour tout le monde... D'autres auront le cuir assez épais pour suivre sans dommage les sentiers que vous avez tracés. J'ai bien pris note du conseil de lecture... Beruthiel |
Mwarf !!! |
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Je ne voudrais pas que ce que j’ai écrit donne une idée fausse de cet ouvrage. Les passages qui m’ont paru les plus difficiles étaient plutôt des citations comme cette fameuse « sophiologie pneumatologique » qui est d’ailleurs développée en note de bas de page. Mais par ailleurs les auteurs ont eu le souci de transmettre de manière la plus claire possible les éclairages qu’ils peuvent apporter sur l’œuvre de Tolkien. J’ai beaucoup appris en lisant ces articles de la richesse de l’œuvre, des structures que l’on peut mettre en évidence dans le récit, et du sens que Tolkien avait voulu apporter, en particulier en ce qui concerne la thématique du Marrissement et l’Estel. Bref, « quelques branches épineuses » mais surtout de bons sentiers dans une bien belle forêt… Beruthiel |
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Hop un code
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Il est émouvant pour moi de venir parler ici un peu longuement (j'espère que je ne serai pas ennuyeux, mais le contenu étant si riche, je ne peux me résoudre à être concis!) afin d' évoquer ce livre, que j’attendais depuis de nombreuses années – plus d’une décennie, même – et qui paraît enfin. Voilà quatre mois qu’il est chez moi, et j’ai enfin le temps de m’y plonger. Je livrerai donc ici mes impressions de lecture, article par article. Venant d’achever le premier (dont j’avais déjà lu une première version), je vais me consacrer à sa recension en essayant d'en conserver l'esprit. Le seuil et le centre
Voilà un long article (presque un court livre à lui seul) qui montre comment une étude structuraliste dans le bon sens du terme peut apporter des éléments de profondeur sémantique au lecteur et enrichir sa lecture. C’est une démonstration de plus - pour ceux qui reprochent aux études structuralistes de vider le sens d’une œuvre en la disséquant telle une grenouille de laboratoire - qu’on peut parfaitement s’attacher à l’étude de la structure d’une œuvre en respectant ce qui fait son essence, sans « quitter les chemin de la raison » au sens où l’entend Gandalf. Son idée principale est que la structure d’organisation textuelle de type A/B/A’ et ses variantes constitue un principe d’écriture généralisée (au contraire de la structure en chiasme, apparemment proche mais en fait fondamentalement différente). Par ailleurs, quand bien même on ne voudrait pas suivre la totalité des structures concentriques soulignées dans cette étude, celles-ci auront systématiquement le mérite de rendre concret l’affirmation de Tolkien selon laquelle il a soupesé chaque mot du SdA. Une expression aussi commune en apparence que « clear voice » apparaît et réapparaît dans des situations qui se répondent, et le lien à la lumière primordiale y est toujours pregnant. Un élément de l’étude qui est à mes yeux particulièrement beau (et qui souligne, si besoin était, le caractère humaniste de l’écriture du SdA) se trouve être la mise en lumière de l’Anneau caché - miroir positif et opposé de l’Anneau de puissance – que constitue ce lien heureux dans lequel réside beaucoup de la victoire finale : la parole amicale partagée. La Voix divine, qui ne se manifeste que dans la vision de Sam sur Orodruin au climax de l’œuvre, mais qui peut prendre l’apparence d’un silence sans l’être (est-ce que l’ « étrange chance » dont parle Frodo et Gandalf n’est pas une manifestation paradoxalemet silencieuse du Logos à l’œuvre ?), cette Parole est également présente, de manière moins majestueuse mais tout aussi importante pour la réalisation de l’Eucatastrophe finale, dans les paroles amicales échangées : le son de la voix de Frodo (« ring in your voice » dit Baie d’Or ; on trouve la même expression pour évoquer la parole de Tom), mais à travers lui toute manifestation orale de lien aux autres et d’ouverture se rattache à ce lien qui sauve. Les manifestations discrètes de la Parole ne sont pas moins importantes que ses manifestations merveilleuses. Je ne veux pas décrire ici l’article point par point comme le font les revues critiques détaillées, afin de laisser à chacun d’entre vous un peu du bonheur de la découverte, car on avance dans cet article comme dans le Seigneur des Anneaux, à travers une alternance de forêts (de structures) et de clairières (de sens) bien agencées : le déroulement sherlockholmesque des premières (où intuition et logique s’entrelacent) aboutissant à l’éclaircissement dans la profondeur, éclair dans un ciel serein, puits ramenant l’eau transparente de la source à la surface. Le projet de l’article est mené à bien. Après sa lecture, on comprend mieux que la structure concentrique joue non seulement à toutes les échelles dans le SdA comme procédé architectural, mais aussi que cette structure est porteuse de sens : la mise en valeur d’un centre est en effet philosophique. Comme la maison de Tom Bombadil à l’égard des épreuves du monde qui l’entoure (Vieille Forêt et Haut des Galgals), le centre de l’homme, est sa seule manière d’affronter le vaste monde qui l’entoure. Je digresse sans doute trop, mais j’ajouterai ceci : l’homme sans centre intérieur peut-il aimer son prochain ? S’il doit l’aimer comme lui-même, il l’aimera fort mal. Voilà le recouvrement majeur que nous apporte cet article : dans notre société actuelle de l’extrême solitude, où la destruction du lien social sous ces diverses formes (au profit de réseaux sociaux, mais un réseau, qui plus est virtuel, n’est pas un lien !) a créé des humains « électrons-libres » sans centre « atomique » en eux-mêmes, la maison de Tom agit comme un contre-modèle à ce que l’on nous vend : loin d’être simple poncif d’une vie arcadique hors du monde, cette maison est le symbole d’une unité intérieure de deux cœurs pour affronter la complexité de notre monde. Je ne voudrais pas clore sans citer – si Jean-Philippe Qadri me le permet – la merveilleuse réflexion de Catherine Chalier sur la signification de l’appellation Lieu (en hébreu) pour désigner Dieu qu'on trouve à la fin de l'article : « Dieu ne (vient) pas s’installer dans tel ou tel lieu particulier, (mais c’est la notion même de lieu qui prend sens grâce à Lui. Ce qui est très précisément dire qu’un lieu (…) a besoin que celui qui le contemple, l’arpente (…) ou simplement y respire, debout et émerveillé, le fasse dans une allégeance à l’infini qu’il manifeste, à l’Invisible d’où vient sa clarté et son énigme, pour mériter le nom de Lieu (…). Or cette obligation de fidélité se fraye une voie là seulement où l’homme n’observe pas l’espace dans l’arrière-pensée de s’en saisir, par la représentation, par le concept ou plus banalement, par les haies dressées et fermées de ses domaines privées, mais où il se tient en arrêt devant l’énigme d’une signifiance que nulle parole n’épuise et qui éclipse la sereine ou troublante clarté des phénomènes. » En dix lignes inspirées de l’enseignement du sage de Troyes, cette Dame philosophe exprime une pensée qui tend à se rapprocher au moins partiellement de l’expérience poétique d’Yves Bonnefoy lequel a cherché à cerner dans toute sa poésie (et en particulier dans L’Arrière-Pays) et à exprimer l’essence du « Vrai Lieu » à travers l’expérience poétique de lieux réels (à ceci près que Bonnefoy, qui refuse l’espérance, ne nomme pas Dieu l’expérience du Vrai Lieu). Il y aurait à creuser, en suivant les sentiers débroussaillés ici par notre cher Sosryko, si l’on voulait s’intéresser aux description poétiques de certains autres lieux de Terre du Milieu (ou plus largement d’Arda) en analysant les marques d’un regard narratif placé « dans une allégeance à l’Infini ». Pierre Jourde l’a semble-t-il fait à sa manière, mais sans doute bien des lieux d’Arda méritent encore d’être explorés avec ce regard, qui n’est autre que celui de l’enfant. Círdan
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J'ai trop peu de temps, hélas, faire plus que seulement lire JRRVF ces derniers temps (même si je compte bien dépasser cette fatalité).
Un très grand merci à vous, Beruthiel & Círdan, pour ces paroles. Yyr |
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C'est une grande joie que de te lire Círdan. Dire autre chose que ce qu'a déjà pu dire Yyr serait difficile sans paraître présomptueux. Alors je contourne la difficulté et t'offre deux extraits de lectures récentes.
Et puis, pour le plaisir de la citer de nouveau, deux phrases de Catherine Chalier :
S. |
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Splendide poème, Sosryko, et tu me fais découvrir ce merveilleux auteur que je vais m'empresser d'approfondir. Merci pour la seconde citation également! Sur cette foi en la parole littéraire comme porteuse d'un message d'amour, plus puissant que l'écriture de l'Histoire, parole des vainqueurs, il existe là aussi un splendide témoignage. Un témoignage de l'efficacité de la parole poétique. Le grand poète russe Evgeni Evtouchenko a écrit ce poème après un voyage à Kiev où il découvrit horrifié, en 1961, que le lieu où se déroula le massacre de Babi Yar (il faut absolument lire sur ce massacre sans nom...) ne portait la trace d'aucun témoignage, d'aucun monument. L'oubli. C'est sous la pression de ce poème écrit par un grand poète déjà reconnu (un véritable scandale à l'époque) que les autorités soviétiques y feront construire un monument en 1966 (mais sans les victimes juives). Et même s'il faudra attendre 1991 (!!) pour qu'un monument spécifiquement juif soit accepté (réalisé seulement en 2001), le poème d'Evtouchenko a sans doute été un doigt de vérité pointé sur ce vide, et ayant contribué à ce travail de mémoire.
Un boutiquier sous mes yeux viole ma mère.
Et il me semble:
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Avant de revenir poster une lecture du second article de Jean-Philippe Qadri dans le recueil, « Un secours comme vis-à-vis », je voudrais me consacrer au texte plus court mais très beau de Jean Chausse : « Le pouvoir féminin en Arda ».
Un peu comme je renvoyais chaque interlocuteur à l’article de Semprini dans Tolkien trente ans après concernant les accusations de racismes, je pourrai désormais faire de même sur la question de la misogynie avec « Le pouvoir féminin en Arda ». Je mets au défi n’importe quel accusateur de répondre de manière cohérente à l’argumentaire de cet article : la visée en est claire, son propos simple, mais parfaitement traité : l’accusation de « rôle secondaire » des femmes au sein de la trame du SdA, voire en Arda peut être balayé à moins qu’on en reste à l’idée grossière du quantitatif. Or, c’est justement le nombre plus rare de personnages féminins qui est un indice de leur importance centrale – bien au-delà de simples figures inspiratrices (même si elles peuvent évidemment l’être par ailleurs) : en fait, la parcimonie des personnages féminins n’est pas si évidente que cela au regard de bien d’autres œuvres littéraires qu’on ne taxe guère de misogynie.
Par ailleurs, c’est justement cette (relative) parcimonie qui met en lumière leur importance : en brossant aussi bien des portraits de femmes humaines ou elfes, mais aussi maïa ou vala, l’auteur nous montre bien des aspects de leurs rôles dans l’histoire d’Arda (et donc dans la Musique) qui échappaient au premier abord. Et c’est d’ailleurs le propre de ce pouvoir féminin que d’être aussi puissant que discret. On a pu dire que les événements sont l'écume de l'Histoire : et bien on pourrait dire qu'il en va de même en Arda! Et la vague produisant cette écume est bien souvent féminine (et d'un rôle bien plus "actif" que la vague Hélène qui lança la guerre de Troyes par son rapt).
J’ai pour ma part, grâce à cet article pu clarifier la question de la nature du pouvoir de Galadriel, qui au fond restait assez confus (tout comme sa nature même notamment à cause de l’ambiguïté du texte la concernant dans Unfinished Tales) en particulier quand au rôle joué par sa possession de l’anneau Nenya. Jean Chausse m’a définitivement permis de voir combien la protection de la Lórien n’est pas un conséquence du pouvoir de cet anneau, mais est fondamentalement lié à la nature féminine de Galadriel.
Dernière remarque : j’attachais trop d’importance à l’anneau peut-être aussi, plus ou moins consciemment par une sorte de parallélisme de vocabulaire lié à l’expression d’ « anneau de Melian » dans les textes en français concernant le Premier Âge (pour traduire l’expression originale de « Girdle of Melian »). |
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Je ne crois pas que cela a déjà été noté dans ce fuseau, mais l'essai de Jean est une reprise retouchée de l'essai rédigé pour JRRVF et qu'on peut toujours lire en ligne en ces lieux S. |
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Cirdan> tu vas me faire rougir avec tant de compliments. Je ne sais pas si ce texte « clôt une fois pour toute la controverse de la soit-disant misogynie de Tolkien » mais j’espère qu’il contribue tout de même positivement au sujet. Sosryko> Quelle mémoire ! En effet ce texte a une histoire. Il a commencé avec un très bref article dans Amon Hen en 2000. Il avait attiré l’attention d’un membre de la TS espagnole qui m’avait demandé de le développer avant de le publier dans leur journal. Par un amusant aller et retour, cette version espagnole avait été remarquée par Ian Colier de la TS d’Oxford qui m’avait demandé de faire une conférence lors d’un Oxenmoot sur le même sujet. Ce que j’avais fait en 2004. A mon retour j’avais rédigé un compte rendu de cette conférence, à la demande de Cedric, pour JRRVF. Pendant 10 ans ce texte est resté en l’état. Le texte actuel est tout de même considérablement augmenté et développé comparé à celui de 2004 auquel tu renvoies. |
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À nouveau, ce commentaire parfait de Círdan résonne en moi. Et en te lisant, cher ami, nous redire à quel point l'article de Jean nous montre que « les textes parlent pour eux-mêmes, [que] la prégnance de la place féminine en Arda est si notable » et qu'il s'agit d'un « caractère discret, mais puissant et fondamental du pouvoir féminin dans l'architecture du Conte d'Arda », je songe à un élément de cette architecture justement, qui l'éclaire déjà de la sorte : l'amilessë, ce nom donné par sa mère à un elda, parfois à sa naissance, parfois plus tard, est ce nom qui révèle souvent une carastéristique dominante de sa personnalité (essë tercenya) ou de son destin (essë apacenya). Aucune comparaison possible avec l'ataressë, le nom donné par le père (cf. HoMe X, p. 214-217). Du coup, je me sens un peu bête de n'y avoir pas songé lorsque j'ai lu et relu ton article, Jean (mais ce n'est pas bien grave non plus ; comme le dit Círdan, il se suffit plus que largement). D'où sans doute ce que la sagesse, qui conduit le Monde d'Arda (mais là, on anticipe sur « les couleurs du Monde »), peut avoir de féminin. |
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Une petite remontée pour signaler ici : - En prolongement du « Secours comme un vis à vis » aussi bien que du « Pouvoir féminin en Arda » :
- En écho aux « Correspondances Mythopétiques », § 2, pp.324-326, où il est question de l'Espérance et de la Résurrection qui peuvent informer une histoire sans nécessairement y être narrées : Dans les compositions grandioses des Passions de Jean-Sébastien Bach que nous entendons chaque année pendant la Semaine Saint avec une émotion renouvelée, les événements incroyables du Vendredi saint semblent plongés dans une beauté irréelle et lumineuse. Ces passions ne parlent pas de la résurrection (elles se terminent par la mise au tombeau de Jésus), cependant, dans leur grâce si pure, elles vivent de la certitude de Pâques, de la certitude de l'espérance qui ne s'éteint pas, même dans la nuit de la mort. Cette sérénité apaisante de la foi, qui n'a pas besoin de parler de résurrection parce qu'elle vit et pense par la résurrection, nous semble aujourd'hui un peu étrange. Joseph Ratzinger, « Vendredi saint », Dogme et annonce, Parole et Silence, 2012, p.303 |

