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Valandil, Iarwain |
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Merci pour la bienvenue et pour l'info |
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J'ai une petite question à lancer, et aussi loin que je me souvienne je n'ai jamais rien trouvé à ce sujet. |
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J'ai une question concernant les créatures inconnues. Voici un passage de Bilbo le Hobbit : Quand, à la lueur des éclairs, il jetait un coup d'oeil au-dehors, il voyait qu'au-delà de la vallée les géants de pierre étaient sortis... Que sont ces géants de pierre?? |
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En ce qui concerne les créatures anciennes et inconnues que tu cites, je pense qu'elles ne sont pas entièrement inconnues : Concernant Eru, il n'a pas introduit directement ces thèmes dans Ainulindalë. Il a simplement créé Melkor qui a lui-même entraîné quelques dissonances dans la Grande Musique. Pourquoi alors a-t-il engendré Melkor ? La réponse est donnée par JRR mais je ne sais plus exactement où et ça donne quelquechose comme "les voies d'Eru sont impénétrables". Alde, Thorondor. |
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Alde, Pour les questions soulevées par les Géants du Hobbit, je vous suggère de lire l'étude passionnante de Sébastien Mallet dans son article sur les pages de la Compagnie de la Comté à l'adresse suivante: la_disparition_des_géants Silmo |
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Norendil aux idées fixes... |
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"Pourquoi alors a-t-il [Eru] engendré Melkor ?" |
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"Concernant Eru, il n'a pas introduit directement ces thèmes dans Ainulindalë. Il a simplement créé Melkor qui a lui-même entraîné quelques dissonances dans la Grande Musique. Pourquoi alors a-t-il engendré Melkor?" L'origine du mal dans la création du monde (et donc, in fine, dans la nature du créateur) est un vieux problème maintes fois débattu. Pour faire court, Eru n'a pas la volonté du mal, il ne peut que souhaiter le bien de ses enfants, ainsi que Finrod le suppose dans l'Athrabeth. L'existence du mal dans le monde est le résultat d'un libre choix, celui de Melkor a exercer sa volonté propre. Quand bien même cette volonté contraire serait connue d'Eru, il permet qu'elle s'exprime, parce qu'il laisse à ses créatures la liberté du choix entre le Bien et le Mal. Pour plus de détails, nous avions déjà évoqué ces questions dans un long échange houleux, ici. J'attirerais l'attention sur ma réponse du 29/06, avec la nuance effectuée entre la volonté du Bien et l'entendement du Mal dans la création divine - concepts repris de la Théodicée de Leibniz. Pour completer ce vieux dossier, on pourrait ajouter à cela quelques refléxions de Job, qui s'interroge sur les raisons pour lesquelles Dieu tolère le mal, mais en notant que la réponse de Dieu ne tranche pas la question et se cache plutôt derrière le caractère impénétrable de ses desseins (à travers la métaphore du Leviathan). Mais il y a aussi des éléments de réponses intéressants dans la religion dévoloppée par Zarathustra dans l'ancien Iran, le Mazdéisme, où l'approche selon laquelle Dieu (ici Ahura Mazdâ) tolère l'existence du mal parce que libre choix est laissé a ses créatures a connu des raffinements importants. Il n'y a pas, au passage, d'antagonisme manichéen Bien/Mal puisque le créateur n'a pas d'opposant direct, le conflit se déporte un niveau en dessous: la dualité entre les jumeaux Spenta Mainyu (le Bénéfique) et Angra Mainyu (le Destructeur) chez les mazdéens n'est pas sans ressemblance avec celui entre Manwe et Melkor, frères dans la pensée d'Eru. Voilà quelques éléments additionnels pour compléter la réfléxion précédente, qui datait un peu. J'y reviendrai sous peu dans un article, quoi qu'il en soit, dans la mesure où l'on peut encore apporter quelques pierres à l'édifice, avec plus de précision que je ne viens de le faire ici. Didier. |
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Vinyamar: "D'abord, sans le mal, il n'y aurait pas de mort." Euh, ça ne s'applique pas à Tolkien, en tout cas. La mort est le don d'Eru en dépit de l'existence du mal... A la rigueur, lire plutôt "il n'y aurait pas d'ombre de la mort" :p Didier. |
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Roi Bilbon, Maintenant, je voudrais répondre à ton principe de "pas d'histoire sans mal", ou en gros: sans mal, le monde est sans intérêt. Pourtant, je ne suis pas d'accord quand tu dis que le monde ne serait "pas très joyeux" sans le mal. Je me situe ici à la fois dans le monde de Tolkien et dans le nôtre, qui se rejoignent trop bien ici. D'abord, sans le mal, il n'y aurait pas de mort. Cela fait donc repenser un peu la notion de vie. Ensuite, nous aurions la connaissance en vérité de Dieu, (/ des valar) et à mon avis il y a déjà là de quoi éviter l'ennui. Et puis, nous serions plus sages, plus joyeux, et nous amuserions sans doute de choses plus saines et moins compliquées. Nous aurions sans doute aussi des capacités que nous ne développons pas actuellement... Vraiment, je pense que ce monde serait plus intéressant que Arda Marred. |
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... Et ne serions un peu tous comme les Elfes des premiers jours, ceux qui vivaient autrefois sur les bords du Lac de l'Eveil... I. |
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Hisweloke, je me vois très honteux d'avoir à me justifier quand même, et à récidiver dans ma contradiction. Je comprend bien évidemment ce que tu veux dire, mais la notion de mort "en général" chez Tolkien n'est pas aussi explicitement donnée par Eru. On peut voir l'opposition entre la mort des hommes et celles des Elfes. La mort chez les Elfes est très nettement une cause d'Arda "Marred" (pourrait-on traduire ce terme (corrompue ?)), et cela compte dans la perception philosophique de la mort dans le monde de Tolkien, même s'il parle de don d'Eru (vu de chez les Elfes) pour les hommes. Isengar, utopie n'est pas le mot bien choisi (lieu inexistant), car en effet ce lieu n'existe pas... encore. Chez tolkien, il doit arriver avec la réfection d'Arda, sans Melkor. Chez nous (juste pour info, tu n'est pas obligé d'y croire), c'est pareil: "des cieux nouveaux et une nouvelles terre" seront fait après le jugement dernier. Mais quelle tête ils auront... j'en sais rien. Il n'y aura peut-être pas de soleil... et les corps ne sont pas soumis à la corruption (pas de vieillisement, pas de blessure... donc, drôle de corps !) |
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Juste en aparté, je suis content qu'Eru nous ait donné le don de mort. Je n'ai pas envie de finir comme Jeanne Calment.;-)) |