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Ayant bénéficié d'un peu de temps libre et de courage, voici donc un nouvel essai par Vinyamar, que nous connaissons fort bien en ces lieux. Bonne lecture, |
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C'est une très bonne idée d'avoir fait un résumé des références catholiques dans l'oeuvre de Tolkien, et l'article est très interessant. Merci à Vinyamar. Vinyamar, sur un point de détail, est ce que tu pourrais donner plus de précisions sur la perte du nom de Minas Tirith? Je n'ai pas le souvenir qu'il y ait perte de nom....Et qu'est ce que c'est que la nouvelle Jérusalem? |
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Vinyamar >>> Je n'y ai personellement pas beaucoup de mérite, Parfait, alors tu vas pouvoir développer toutes les références que tu évoques ;-)) (je plaisante ;-) >>> En gros, j'ai découvert qu'après la chute de Sauron, Minas Tirith n'était plus jamais (le 'jamais' est à vérifier encore, mais ne changerai pas grand chose) nommée ainsi, mais n'était plus appelée que "La Cité", ce qui dans la tradition catholique évoque aisément la Cité de Dieu, la Jérusalem Céleste (mais je vous rassure, il y a de vrais éléments qui permettent de faire une comparaison aussi osée). Ben, tu me connais, j’ai vérifié (in the steward and the king et many partings) et même si ça ne change pas grand-chose, comme tu le dis, Minas Tirith ne disparaît pas au profit de « La Cité » ;-)
Je ne suis pas d’accord ;-) s’il n’y a évidemment aucune allusion au Sauveur (ce serait un comble ;-)) le Nom divin ne reste pas l’Innommée pour autant. Dans le récit d’Aragorn et d’Arwen qui se trouve dans les Appendices, l’Unique est bien évoqué dans les propos amers d’Arwen concernant la mort, don d’Eru : "Nay, dear lord," she said, "that choice is long over. There is now no ship that would bear the hence, and I must indeed abide the Doom of Men, whether I will or I nill: the loss and the silence. But I say to you, King of the Númenoreans, not till now have I understood the tale of your people and their fall. As wicked fools I scorned them, but I pity them at last. For if this is indeed, as the Eldar say, the gift of the One to Men, it is bitter to receive." Pour un bon connaisseur de Tolkien, c’est tout de même curieux ;-)
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Salut à tous ! Bravo Cédric, d'avoir trouvé le temps de mettre cet article en ligne. Je n'y ai personellement pas beaucoup de mérite, il n'est qu'un condensé et résumé de tout ce qui a déjà été dit sur ce forum, ou dans certains des ouvrages référencés. Mais la question avait la fâcheuse tendance à revenir régulièrement sur le terrain, j'espère que cet article évitera beaucoup de redite (même s'il n'évitera pas d'incessants débats).
En gros, j'ai découvert qu'après la chute de Sauron, Minas Tirith n'était plus jamais (le 'jamais' est à vérifier encore, mais ne changerai pas grand chose) nommée ainsi, mais n'était plus appelée que "La Cité", ce qui dans la tradition catholique évoque aisément la Cité de Dieu, la Jérusalem Céleste (mais je vous rassure, il y a de vrais éléments qui permettent de faire une comparaison aussi osée). La Jérusalem Céleste est une vision de l'Apocalypse, celle de la cité de Dieu apparaissant enfin sur Terre. C'est une image de l'Eglise enfin purifiée, et aprêtée par Dieu comme une fiancée pour l'épouser (sens mystique). Il s'agit donc d'une vision mystique d'une fin du monde heureuse (et non cataclytmique comme le rapportent trop de films). Si les quelques arguments développés dans le fuseau cité plus haut ne suffisent pas, je peux développer ici davantage. |
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Je crois qu'il ne faut pas en vouloir au Père Bouyer, Cathy, car je parierais fort qu'à l'époque où il écrivait ces lignes, il n'avait comme traduction du SdA que celle de Ledoux, sans les Appendices. |
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Correction : Bouyer écrivait en 1958, donc, il ne pouvait avoir lu le SdA qu'en version originale...il faut croire qu'il n'avait pas bien lu les Appendices... (ou bien existait-il déjà des publications en VO expurgées des Appendices ?) |
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Se pourrait-il que cette mention de "The One" dans les Appendices soit apparue avec la seconde édition de LotR en 1966 ?
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Hum ! Au sujet de Minas Tirith, j'ai vérifié mes dires, et j'ai tort... à première vue du moins. Il y a bien une dizaine d'occurence de Minas Tirith encore après la chuet de Sauron, mais il faut noter: Pour prouver ce que je dis, j'ai là un morceau qui illustre exactement cette opposition que Tolkien manifeste entre "Minas Tirith" et "la Cité": T3, Chap. IV. LE CHAMP DE CORMALLEN, Page 317: Alors que Sam et Frodon voient deux soldats aux armes de Minas Tirith, eux qui sortent droit de l'enfer et qui sont encore entourés d'armées et des bruits de leur combat, ceux-ci corrigent leur vision, ils ne sont pas soldats de Minas Tirith la forteresse, mais Chevaliers de la Cité ! Il demeure que "la Cité", avec une majuscule, était déjà utilisée auparavant pour désigner Minas Tirith, mais dans un contexte assez particulier cette fois, celui de la Cité du Salut. Elle est appelée ainsi quand pipin la contemple ou quand le narrateur la décrit comme une Cité Gardée, fiable et lieu de sécurité, de grandeur, de noblesse. |
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Vinyamar >>> (qui pinaille par le pinaillage périra par le pinaillage !! :-)) ) On est là pour pinailler non ? ;-))) Bouyer a bien lu les Appendices en VO, c’est lui-même qui l’écrit en 1958 (Les Racines du Légendaire, p.113). Maintenant que le passage que je cite concernant ‘The One’ soit un ajout tardif, pourquoi pas, mais personnellement j’en doute, vu que ce texte est fondamental pour appréhender les notions d’Estel et de Mortalité. >>> "The One" peut-il être décemment considéré, pour un prêtre théologien, comme un "nom divin" ou une "allusion au sauveur" Une allusion au nom divin ? Eru signifie ‘The One’, Eru est l’Unique, et on a bien une connotation biblique, non ?
Et maintenant la façon que tu présentes la problématique entre Minas Tirith et La Cité comme une opposition me paraît plus respectueuse du texte, et donc plus crédible au contraire le rapprochement avec la Jérusalem céleste ; il me semble que Minas Tirith perd non son nom, mais subit plutôt une transfiguration (une sanctification ? une régénération ?) due au couronnement d’Aragorn, qui lui perd véritablement son nom. Cathy pinailleuse ;-) |
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...et pourquoi Melkor (...) vouloir à tout prix ... ;-)) Nous allons tâcher de produire notre étude bientôt Bientôt -- XIVe; de bien et tôt 1* Dans un peu de temps dans unproche futur. -...) 2* VIEILLI OU LITTER. En un court espace de temps ==> rapidement (...) - Rapidement? dit Sylvebarbe. Houm! Oui, assurément. Plus rapidement que je ne le pensais. En fait, il y a bien longtemps que je ne les ai vus se secouer ainsi. Nous autres Ents, nous n'aimons pas être secoués |
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Mais cette conscience à laquelle tu fais allusion, qu'est-ce qui la fait naître ;) ? ... (ou bien faut-il considérer de rares exceptions ? mais alors il me serait gênant de croire que Dieu puisse "imposer" la foi à quelqu'un ; où serait la liberté de l'Homme ?) Pour le reste, nous verrons tout cela en temps utile :) Bonne nuit :) |
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Eh bien, tu vas bien finir par me convaincre au sujet de l'Estel, ami Yyr. En fait, la notion de "foi" qu'elle recouvrait m'était inconnu jusqu'à ce que je lise l'article d'Eruvike sur le sujet quelque part sur ce site. Tu devrais te référer à cet article pour savoir d'où vient l'erreur. Ce n'est pas seulement (bien que principalement) un problème de traduction de "trust" (mais c'est vieux). pour le moment, tu m'as convaincu, essentiellement grâce au rappel des trois vertus cardinales, qui séparent bien foi et espérance, là où j'ai trop tendance à les associer. Par contre, je ne serai pas d'accord avec l'idée que la foi nécessite forcément de se fier à quelque chose d'externe (un révélation). Elle peut très bien avoir pour objet une certitude intérieure, née de la conscience de la divinité, mais je crois que nous passerions là en dehors du cadre du conte. Cathy, au sujet de la Cité, je retire mon argumentaire sur les _occurences_ de la terminologie employée de la Cité, c'est une mauvaise piste, Minas Tirith ne perd en effet pas vraiment son nom. La transfiguration est mieux vue !
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(Chagriné par cette erreur totu de même remarquée dans cet article par les éminents membres de ce forum, et pour éviter toutefois d'alourdir l'article qui se veut sommaire, pourrais-tu, cédric, ajouter un mot dans cet article: On pourrait tout autant s’appesantir sur Minas Tirith, la cité du Roi après son couronnement, qui perd presque son nom pour ne plus devenir que la Cité et qui apparaît résolument comme une figure de la nouvelle Jérusalem Le reste étant expliqué ici et surtout dans le fuseau Tolkien dans la revue des deux mondes) je ne fais que passer, mais j'ai cru voir du bon boulot sur Smith, je vais revenir dévorer ça !! |
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Sympa de te revoir parmi nous Vinyamar ! ;-)) J'espère te lire souvent ;-) Cédric. |
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Cool . Je suis content de revenir, je ne m'attendais pas à trouver de beaux sujets encore en développement. Longue vie à JRRVF (et à ta famille) |