|
bonjour j'ai envoyé la nouvelle à Cédric, qui en fera ce qu'il voudra :-) les infos sont disponibles progressivement. "une nouvelle importante est connue depuis hier matin : la Bibliothèque Nationale de France organise une exposition exceptionnelle sur les oeuvres de John Howe et Alan Lee réalisées pour l'adaptation de P. Jackson, dans trois semaines, pour une durée Vous trouverez ici (http://pourtolkien.free.fr/bnf.html) les premières informations, relatives à cette exposition, à un grand amicalement |
|
Je pense que l'hiver 2003/2004 va nous rapprocher encore un peu des Rivages de la Terre du Milieu ! |
|
Mise à jour du 29/11 sur mon site : (http://pourtolkien.free.fr) - dates exactes de l’exposition amicalement Vincent |
|
voilà : des affiches sont apparues dans le métro pour annoncer l'exposition. les visuels destinés au web ne sont pas encore disponibles (celui provenant de la mailing list de John Howe est bien sûr sa propriété). L'expo ouvre dans 10 jours, les informations devraient donc se préciser rapidement. Vincent |
|
vernissage samedi : je n'ai pas suivi les infos ces deux derniers jours. Vincent |
|
j'ai vu l'exposition hier. elle permet d'apprécier le travail de Howe et Lee, malgré quelques erreurs de légende curieuses ! la spécificité du travail de dessin POUR les films est bien mise en avant. j'ai pris le temps de regarder l'intervention de Vincent, bien évidemment fort intéressante, et j'ai surtout beaucoup apprécié celle de Jacques Dalarun, médiéviste hétérodoxe assez passionnant. |
|
je n'ai pas encore vu la version finale de l'expo (bien que j'aie travaillé dessus :-) Jacques Dalarun est effectivement passionnant ! je n'ai pas encore vu les autres V |
|
voilà : je commence dans quelques minutes la mise en ligne d'une quinzaine de photographies de l'exposition, pour que tous Vincent |
|
concernant les problèmes de légende : -celle concernant la "chambre d'elrond" m'a surpris de prime abord, également, mais je crois qu'il n'y a pas de problème, en fait. un extrait des infos sur la pm du 31/01, que je viens de mettre en ligne : 14h00/14h30 Ouverture par Thierry Grillet (commissaire de l'exposition) |
|
précision importante ! Chaque intervention dure 15 à 20 minutes et est suivie d’une discussion de 10 à 15 minutes avec le public. |
|
A noter, une bibliographie de Tolkien est proposée par la BnF.
|
|
enfin ! Vincent |
|
Qui pense y aller??? |
|
Silmo : Qui pense y aller??? Présent! Julien - Elwë Ier |
|
bouhouhouh... :'( maudites dissertations, maudite répétition! Toute cette belle compagnie, et je serai pas là? snif! Elodie, qui a cependant décidé d'être "raisonnable" ce week-end ps : gardez moi un verre de cidre! |
|
convenons d'un moment où nous voir, juste avant V |
|
J'aurais le plaisir de m'y rendre également, avec soif d'apprendre. |
Silmo : Qui pense y aller??? Présent aussi :-D -- |
|
Je confirme que je serai parmi les présents. (Je n'allais pas rater une telle occasion quand même ! ;-)) E. |
|
Confirmation de mon côté aussi! ;o) |
|
hey, moi aussi j'y serais, impossible de rater ça quand on habite à Paris! |
|
Beuh, Ed', c'est pô bien d'mett' des mots dans la bouche des gens :-P Blague à part, j'y serai aussi, il n'est pas question de rater ça quand on est sur place ! Vincent a raison, où se trouver juste avant ? Pas directement sur le parvis, SVP, il risque d'y faire froid pour les pauvres hobbits :-) B. |
|
Comme promis, j'y serai aussi, avec ma fille ! |
|
Nous pourrions peut-être essayer de nous reconnaitre dans l'expo...?! Silmo |
|
bien noté pour la casquette. j'espère que nous aurons le temps de faire tous connaissance. V |
|
OK, Disons entre 11h30/12h00 et jusqu'à 13h00, plutôt du côté de l'exposition, c'est à dire dans le déambulatoire Nord (le temps d'identifier la bobine de Vincent sur vidéo pour ceux qui ne l'ont pas encore vu à la télé :-)) et à partir de 12h30/13h00 jusqu'à l'ouverture de la journée de débats dans le Grand Auditorium à 14h00, RdV dans le Hall Est. Je crois que dans un cas comme dans l'autre, l'accès le plus pratique est l'entrée Est (M°14 et RER C station Bibliothèque François-Mitterrand), du côté du MK2 |
|
j'essaierais d'etre incongnito comme ça j'aurais la surprise d'en ecouter certains .... |
|
si vous vous fiez à la vidéo, je serai aussi incognito :-) Vincent |
|
Tout çà n'empêche pas Silmo de porter sa casquette bleue !! |
|
Je viens de rentrer chez moi après une après-midi fort intéressante à la BNF. Les interventions étaient de qualité, les intervenants savaient vraiment de quoi ils parlaient... d'autres vous en parleront mieux que moi (J'en suis encore à la découverte de Tolkien en tant qu'oeuvre littéraire, au delà du Hobbit et du SdA). J'ai quand même retrouvé plusieurs idées que j'avais formées au fil de mes lectures, ce qui m'a fait très plaisir et m'a donné encore plus envie d'explorer les écrits de cet auteur extraordinaire. |
|
franchement, je ne pensais pas que ce serait un tel succès :-) amicalement |
|
la vidéo sera disponible pour une consultation en salle de lecture (donc gratuitement, mais sans possibilité de l'emporter) je lance d'ailleurs un appel ! si vous avez des photos numériques de cet après midi, merci de me prévenir par mail privé. Vincent |
|
Il est vrai quel succès ! Merci à Vincent ! Je pense qu’il n’est pas excessif de dire que l’ « Hommage à J RR Tolkien » s’est transformé en une véritable consécration ! Puis celle de Léo Carruthers : La magie , le merveilleux véhiculés par la tradition orale qui a longtemps perduré dans les mondes nordiques incompatible avec l’écriture plus tôt développée dans les sphères méditerranéennes ! Sans négliger dans la réussite de cette manifestation, le courant d’amitié qui animait cette assemblée et notamment parmi les membres de JRRVF !! |
|
Le choix des thèmes abordés par les intervenants fut judicieux car il donnaient à chacuns la possibilité d'y trouver des réponses, ou bien de partir sur d'autres "explorations" du monde de Tolkien. Les questions du public sur History of Middle Earth en témoignent. Beowulf, abordé par Léo Carruthers m'a laissé cependant sur ma faim (de dragon) même si je sais que le temps etait compté pour chacun. A-il publié des écrits sur le rapport Beowulf/Tolkien? Ton intervention, Vincent, sur l'idée que se font les médias de Tolkien et de son oeuvre etait necessaire et cela m'a ramené à Bilbo: "(...) Bilbo fait partie d'un peuple de nains,..." et à Gandalf: "Vieux magicien, personnage prépondérant de la trilogie de J.R.R Tolkien, Le Seigneur des Anneaux (19544-55). L'anneau rapporté par Bilbo Baggins est un objet de destruction, il donne à son possesseur une tentation de pouvoir qui peut mener à la folie et à la ruine de l'humanité. Gandalf insiste pour que Bilbo le lègue de son vivant à son neveu Frodo, afin que celui-ci le détruise. Il faut, pour cela, gagner le royaume de Mordor et jeter l'anneau dans la montagne de Feu. Frodo, deux de ses fidèles camarades, le magicien Gandalf, l'elfe Légolas et le nain Gimli, représentants des forces positives, entreprennent un périlleux voyage où ils doivent se défendre contre les terribles cavaliers noirs de Mordor, contre les orques monstrueuses et, dans les mines de la Moria, contre un génie du Mal, Balrog. Une belle dama elfique, Galadriel, vient à leur aide, ainsi qu'un géant, Aragora dit Grand Pas. L'ennemi N°1 est Saurimane, une sorte d'ange rebelle, devenu, avec le temps, un seul oeil énorme, tandis que son serviteur Sauron n'est plus qu'une grande bouche. Frodon ramènera la paix et sauvera l'humanité, mais au prix de la perte de plusieurs de ses compagnons." Texte recopié scrupuleusement. A vous d'apprécier :-) Deux dernieres questions: "Un portrait de J.R.R Tolkien" de B. Bailey est-il disponible à la vente? En tout cas, beau travail et merci. Bonne Imbolc à tous et bonnes crèpes. Aredwin.
|
|
bien que le temps m'ai un peu manqué sur la fin j'ai du partir vers 18h15 j'ai été ravi d'etre de cette 'partie' Il est vrai que passé la deception au départ de me retrouver dans le petit auditorium pour la première intervention ... qui fut ecourté par un simple lever voyage et arrivée au grand auditorium bien plus propice à l'ecoute des autres sujets. Vincent, ravi de t'avoir enfin serré (brevement) la main. merci pour ton soutien et ton intervention. Quand on parlait de parallèle avec Indiana Jones tu aurrais bien joué ce role en plus jeune dans cette salle .... avec ta pile de bouquins et tes petites lunettes et ta gestuelle oratoire. (ne le prens pas mal mais avant que l'on parle d'indy dans les interventions j'y avais déjà pensé en te regardant..) Meme si maladroit avec Anne Besson dans ma question, cette dernnière a su plonger immédiatement dans le problème Monde/ désir de savoir recurent on le voit dans les forums et les oeuvres voués à la Terre du Milieu. (nevrose quand tu nous tient ...) J'ai adoré le recadrage fantasy de Mr Nevant, rythmé et educatif en meme temps. Je me suis demandé si l'intervention sur Les HoMEs qui a suivi ne plongeait pas trop dans Tolkien pour les plus jeunes de la salles, mais pour moi c'était bonheur. Franchement les HoMES meritent une telle qualitée d'intervention, merci pour ce delicieux moment, il me manque le 5 c'est le seul Hic !!! Je suis resté moi aussi sur ma fin quand à l'intervention de Mr Caruthers en me demandant pourquoi n'avait-il pas lu ses notes ... ou alors je lui aurait bien chipé !! Parce que son intervention me semblait plus passionné envres Tolkien et la philologie que vers la mythologie. Mais bon la passion ça me connait et le detachement de ses notes est en soit comprehensible ! |
|
Pour ce qui est de ce que j'ai dit (en passant, car je n'ai pas parlé que de ça) sur la mort, c'était un très très court résumé des lignes de forces de mon article " 'L'ombre de la mort' chez Tolkien" dispo en version courte sur jrrvf et en version longue dans La Feuille de la Compagnie n° 1. Quant à Leo Carruthers, il a publié, en anglais, sur Tolkien et Beowulf : « Beowulf as intertext in Tolkien’s mythology », Bulletin des anglicistes médiévistes, hiver 1998, n° 54, p. 1-20. |
|
1) Derek Bailey : le doc est passé sur plusieurs chaines, et est disponible pour consultation à la bnf. 2) sur la mort : vu que c'est un sujet qui me tient à coeur :-). MJ, su ce paradoxe, va voir la lettre L, p. 246. Michaël, merci pour la réf, que j'allais demander à Leo Carruthers. bonne journée ! |
|
ne t'inquiète pas :-) me concernant, une comparaison avec I Jones est un compliment :-) je crois que chacun dans le public a pu trouver, familiers de tolkien et personnes qui ne l'ont pas encore lu, ce qui l'intéressait. amicalement |
|
C'est sur que donner l'exemple des sept tribues naines était aussi un clin d'oeil pour illustrer la non-existence (ou ecriture) des aspects de la terre du Milieu à l'est. Dans une salle comble, l'anonymat des personne par rapport à leurs pseudos ou nom d'ici était un petit frein à mon sens pour les questions de partages de connaissance post-conférence. Mais ceci est un point de vue personnel en rapport avec entre autre la présence de certains d'ici et d'ailleurs (CCF pour citer mon home sweet home)avec qui j'aurais eu du bonheur à discuter ou à m'expliquer .... et puis etre parfois le sujet de plaisanterie est en soit une preuve d'existence à elle seule. Merci. Et au vue de l'intervention de Mr Nevant le style humour sait parfois bien delier aussi les choses. (avec lui j'en ai beaucoup appris !) Eruvike, puisqu'ici te nomme-t-on ainsi, dommage que ceci fut aussi court. |
|
Ce fut un véritable plaisir que cette après-midi à la BNF. D'abord, l'occasion de rencontrer beaucoup d'entre vous que je ne connaissais pas encore sauf par les messages postés ici (à commencer par MJ, et sa fille qui fut la première - et quasiment la seule - à venir me demander si sous la casquette bleue, je n'étais pas le Silmo qui avait promis d'en porter une...:-))) Un plaisir de mettre enfin des têtes sur des noms (ou des pseudos) et réciproquement avec quelques visages dont on se disait "je l'ai déjà vu quelque part.... mais oui bien sûr... sur les photos de Toulouse"... (au fait.... Mais non, Vincent, tu n'as pas pris 10 ans depuis la vidéo... même tête, même sourire... je n'ai même pas remarqué si tu portais une cicatrice au menton comme "Junior" :-))... Indy, c'était le nom du chien :-(() Un petit doute quand un intervenant de l'auditorium a parlé de nains (voyons voir, étant donné la manière qu'il a de se présenter, s'agit-il d'Anglin? ou de quelqu'un d'autre??? Pas eu le temps d'approfondir plus la question...mais la réponse est venue aujourd'hui... c'était bien lui :-)) Une grande joie de revoir Laurent (Cirdan). Rendez-vous est déjà pris pour aller visionner le tournoi des 6 nations dans un des pubs de la capitale... Le XV d'Eriador a intérêt à être en forme. Il a encore une vengeance à prendre contre les perfides Numénoréens et leur fichu roi Tar-Wilkinson le maudit. Bon, je ne vais pas faire la liste de toutes ces sympathiques rencontres.... mais ça laisse présager de bonnes choses quand nous irons chez Yann en mai. A propos des intervenants, je n'ai pas osé solliciter le micro pour féliciter le représentant de la BNF pour l'acquisition annoncée dans l'expo Lee/Howe de trois de leurs dessins... Peut-être Vincent pourra-t-il transmettre ma (notre) satisfaction de voir les collections nationales ainsi enrichies (reste à savoir à quel département patrimonial de la BnF ces oeuvres seront-elles affectées?) Pour les autres intervenants, globalement : congratulations. Il y en avait pour tous : les connaisseurs, les amateurs (aux sens du 18ème), et même les fans du film qui étaient aussi représentés dans la salle. Les orateurs ont su passer d'un registre à l'autre ce qui était bien agréable. J'ai un peu moins apprécié l'intervention d'Alain Névant, quel que soit son délicieux sens de l'humour: son propos au sujet des notes de bas de page, par exemple.... à moins qu'il ne s'agisse de private jokes ?!?!, ne m'a pas vraiment convaincu). Quant à son discours sur la Fantaisy, nous avons bien compris qu'il ne pourrait pas la définir et il a donné plusieurs pîstes à propos de ce qu'elle n'était pas... mais à part ça,... le comique ne fait pas le reste (dommage, manque de temps sans doute) La participation de M. Carruthers m'a également un peu laissé sur ma faim mais pour d'autres raisons ....(toujours le manque de temps j'imagine)... on aurait vraiment bien voulu qu'il les lise ses fichues notes... parce que son propos, aussi brillant qu'il fut, était trop général et on avait envie qu'il entre dans le détail pendant 2 ou 3 heures si nécessaire. Du coup, l'intervention la plus brillante revient je crois à Michaël. C'était carré, précis, comme un de ses articles... peut-être trop carré quand on pense à cette pauvre petite qui aurait bien voulu avoir, à sa question sur Bombadil, une autre réponse que "il y a trente théories sur le sujet"... un peu d'externisme n'aurait pas fait de mal si on lui avait raconté une histoire de poupée familiale à cette petite... :-) Congratulations pour finir à Vincent pour son talent à animer un débat (on sent qu'il y a de l'expérience) En conclusion: une bonne impression globale et l'excellent souvenir (déjà) d'avoir été là quand Tolkien a été consacré par une de nos plus grandes institutions patrimoniales. Silmo |
|
Merci du (des) compliment(s). |
|
Vous pouvez déjà consulter le documentaire de Derek Bailey en Haut-de-Jardin, Salle B, cote IKM- 2903 (3). Il suffit de demander l’attribution d’un poste audiovisuel à la personne en banque d’accueil. Et qui sait, ce sera peut-être moi ce jour-là ! (J’imagine déjà la tête de mes collègues si quelqu’un demande « Vous êtes Meowyn ? ») La journée de samedi était un succès. Merci à tous les intervenants. Meowyn qui, pour une fois, était contente d’être sur son lieu de travail un samedi, même en se gelant dans le foyer pendant la première partie ! |
|
Bibliothèque Nationale de France, samedi 31 janvier 2004, un peu avant 14 h. Longue file d'attente devant l'entrée de l'auditorium. Plusieurs têtes se reconnaissent. Enfin l'on peut entrer... comment ça il n'y a plus qu'une vingtaine de places ? C'est vrai que cet auditorium est notoirement comble... Du coup l'on voit Vincent Ferré se démener pour installer les malheureux suivants dans une autre salle avec retransmission simultanée. On compatit pour eux - un peu égoïstement quand l'on est bien installé soi-même, il faut avouer. Enfin, tous problèmes préliminaires réglés, le rideau se lève. Dernières mises en places, sourires quand l'on voit Vincent sortir une pile impressionnante de bouquins... Thierry Grillet, le commissaire de l'exposition des oeuvres de John Howe et Alan Lee ouvre la conférence sur le thème du conte et de l'illustration, avant de passer la parole à Vincent Ferré, qui se charge de la première intervention en commençant par deux questions : pourquoi lire Tolkien, et quel statut donner à ses textes ? Après la diffusion d'un documentaire de Derek Bailey portant sur l'importance des langues inventées chez Tolkien puis évoquant le fameux jaillissement de Bilbo en pleine correction de copies, est rappelée l'histoire de la publication de Tolkien en France, sa date tardive, les conditions et l'accueil très positif d'abord reçu, avant d'enchaîner sur des réalités moins plaisantes pour nous autres Tolkiendili : le fort retard de la recherche universitaire par rapport au succès, l'accès incomplet à l'œuvre pour les francophones stricts, le problème d'image dans les médias, qui vont de la méconnaissance à la récurrence des mêmes questions et commentaires répétitifs, en dépit des réponses déjà apportées. Trois erreurs majeures sont développées : l'assimilation de l'œuvre de Tolkien à la littérature pour la jeunesse, ce qu'elle n'est que pour une faible part ; la mauvaise perception de sa nature et la difficulté à la définir dans le cadre de la fantaisie, amenant des confusions malvenues entre merveilleux et fantastique ; enfin, l'accusation de racisme qui revient régulièrement, malgré qu'elle se laisse assez aisément démonter. Suivent quelques questions, l'une en écho à un fuseau récent de JRRVF fait allusion à la francophobie supposée de Tolkien et son impact possible sur sa lecture en France. Alain Névant, des éditions Bragelonne, enchaîne alors sur une tentative de définition de la fantasy, terme que l'on calque de plus en plus en fantaisie en français Il s'empresse d'ailleurs de souligner la difficulté de l'exercice et ne prétend donner que des pistes. Il annonce trois domaines de définition, en tant que genre, que label et que terme général. Le mot est développé selon son évolution historique, essentiellement sous ses acceptions anglo-saxonnes, ainsi que les graves problèmes de traduction qu'il occasionne. Est ensuite suggérée une répression de la fantaisie sous l'influence de la littérature réaliste, ce qui éclaire d'une part son refuge dans la littérature "non sérieuse" ou pour enfants, d'autre part le manque de reconnaissance, tout particulièrement en France, de cette littérature souvent affublée du terme (affreux) de paralittérature, et diffusée par des voies informelles voire "underground". Ce thème - celui d'une littérature presque honteuse, qui se cache et ne se donne pas toujours pour telle - restera un trait dominant de cette intervention. Intéressante quoiqu'un peu frustrante parfois par sa nature ondoyante et allusive. Après quelques questions, Anne Besson (université d'Arras) commence son intervention sur Tolkien et les romans-mondes. Observant que Tolkien est un des premiers à ne plus s'excuser de rompre avec monde "réel" (primaire, en termes tolkieniens) et à créer un univers cyclique pour lui-même, elle en détaille la nature minutieuse, méticuleuse voire obsessionnelle, qui est transmise de l'auteur aux lecteurs dans un mécanisme d'invasion, de ravissement par le monde fictionnel (le monde secondaire pour Tolkien). Elle introduit la notion de sous-création telle que Tolkien la développe dans l'essai "du conte de fées", et de l'exigence absolue dont fait preuve son auteur à son égard. Puis elle examine les limites du roman-monde : la tentation encyclopédique, le détachement progressif de l'œuvre de son créateur qui invite nombre de lectures à poursuivre la construction, et l'auteur lui-même à inscrire plusieurs intrigues distinctes dans le même monde. De là vient la prédilection de la fantaisie pour les cycles, au delà des facteurs strictement mercantiles, dans une démarche qui fait s'accréditer les textes les uns les autres. Bien que par essence impossible dans sa promesse d'exhaustivité, le roman-monde parvient à répondre à cette tentation, à donner l'illusion de sa possibilité. Y concourent chez Tolkien la recherche de la profondeur historique à l'intérieur du monde secondaire et le développement d'index, de cartes, de chronologies et d'appendices divers. Tolkien fait ainsi figure de modèle inégalé et difficilement dépassable, de part son effort titanesque de complétude, nourri d'une immense culture et d'une conviction profonde dans le pouvoir de l'imagination. Que voilà un éclairage magnifique ! Suivent plusieurs questions, dont une peut-être inévitable sur la possible misogynie de l'œuvre de Tolkien - vieille question, vieille réponse, après quoi vient un intermède qui permet de se retrouver et de faire de nouvelles connaissances, ou mettre un visage derrière un pseudonyme. Les casquettes bleues peuvent alors être très utiles. La deuxième partie de cet après-midi débute par la projection de la deuxième partie du documentaire de Bailey. Y sont évoqués les Inklings, puis on voit et entend Tolkien lire un fragment du Seigneur des Anneaux avec passion - il faut dire qu'il s'agit de la charge des Rohirrim... Enfin vient une partie fort biographique sur l'importance du thème de la mort, qui s'achève sur un commentaire de l'auteur, qui rapporte sa thématique à Une mort si douce de Simone de Beauvoir. Un rapprochement que l'on n'aurait pas immédiatement soupçonné... Cela forme une bonne transition avec le propos de Michael Devaux qui est de prendre au sérieux l'histoire de la Terre du Milieu, c'est à dire montrer que sous le récit intervient un questionnement profond. Le thème de la mort, sujet que Tolkien considérait comme essentiel dans son oeuvre, est paradoxalement introduit par les Elfes, dont l'immortalité permet d'introduire l'impensé. Michael Devaux expose la conception tolkienienne de la mort conçue comme un espoir obscurci par l'intervention de Melkor, qui la mêle à la peur : c'est le thème de l'ombre de la mort. Puis il passe aux variations de forme et de présentation qu'on subi grosso modo le même fonds commun tout au long des douze volumes de The History of Middle-earth. Une gageüre que de résumer cela en une trentaine de minutes, mais elle fut tenue au prix d'un léger dépassement d'horaire... Michael Devaux nous convie à percevoir un changement de parfum au long du développement du Silmarillion, du point de vue de la temporalité, du statut et du rôle des personnages. Après avoir critiqué la vision courante du Silmarillion comme "mythologie pour l'Angleterre" en montrant la fragilité de ses fondements, et proposé plutôt la conception de légendaire, il aborde dans un cheminement chronologique un premier parfum anglo-saxon, lié aux personnages d'Eriol et Ælfwine et à Tol Eressea. Les Cahiers de Pengolodh de Philippe Garnier sont abondamment cités. Puis vient un second parfum catholique : Tolkien se penche sur les fondements théologiques et philosophiques de son légendaire dans des textes comme Laws and Customs among the Eldar ou Athrabeth Finrod ah Andreth, et réfléchit aux notions d'âme, de corps, de résurrection, d'immortalité et d'éternité dans son monde secondaire. En une formule bien frappée, le contraste essentiel apparaît entre les Elfes immortels mais non éternels et les Hommes mortels mais éternels. Les obstacles à la prise du légendaire au sérieux sont rapidement examinés: téléologique (méprise sur la destination de cette littérature), théologique (valeur de la mythologie pour un croyant), culturel (problème de référent dans une œuvre dont le modèle principal n'est pas la mythologie classique) et allégorique (erreur sur la nature du texte). La conclusion aborde l'intérêt de lire The History of Middle-earth directement. Très prenant ! La dernière intervention universitaire est celle de Leo Carruthers, professeur de littérature médiévale anglaise à la Sorbonne, qui se propose de traiter de Tolkien et la littérature médiévale anglaise. Ou peut-être se proposait, car le discours roule en bonne partie sur le rapport de Tolkien aux langues. Commencé de manière anecdotique - on parle vieil anglais dans un film du début du XXIe siècle - il se développe dans deux directions. Il est d'une part question de l'importance primordiale des langues tant anciennes qu'inventées pour Tolkien et son amour pour les mots. Sa carrière de philologue et d'universitaire est rappelée, et les langues qui l'ont le plus marqué évoquées: le vieil anglais et les langues germaniques anciennes en général, le finnois et le gallois. Ces deux dernières, de par le dépaysement et l'émerveillement qu'elles ont provoqué chez Tolkien, ont eu une influence extrêmement profonde sur la conception et le développement des langues elfiques. Un point de grande importance est le fait que ces langues, comme de véritables langues vivantes, sont conçues comme des organismes historiques qui se modifient avec le temps. Elles font partie intégrante de la création secondaire. L'autre branche du discours évoque le modèle puissant qu'a constitué la littérature médiévale dans l'écriture de Tolkien, et comme elle infuse ses textes. A particulièrement été évoqué Beowulf, dont Tolkien était un spécialiste et qu'il connaissait par cœur, et dont on retrouve nombre d'échos tant dans le Hobbit que dans le Seigneur des Anneaux. Hélas, cette seconde partie qui s'annonçait passionnante - et plus instructive pour votre soussigné lambendil - a été fâcheusement écourtée par les contraintes de l'horaire. Le sieur Chronos a mérité le bâton. Enfin, cette série de conférence s'est achevée et élargie sur un débat entre deux auteurs français actuels de fantaisie, Fabrice Colin et Henri Loevenbruck . Après une introduction de Vincent Ferré, chacun des deux a présenté son ouvrage, ce qu'il y ambitionne, et l'influence de Tolkien sur leur écriture qui se révèle si écrasante qu'on ne peut y trouver de totale échappatoire. Le débat s'est poursuivi sur diverses questions du public. Après la clôture de cette conférence, certains des présents ont joué les prolongations de café en restaurant, dans la joie de se voir, de se revoir, de discuter de ses impressions, de ses réflexions et de ses projets. Une journée mémorable ! Bertrand Bellet |
|
Merci à Silmo et Bertrand qui nous font revivre cette agréable journée en l'offrant en partage aux absents!! |
|
attention le fichier est très lourd, quicktime 3.3 meg Pardon pour la qualité des images .... |
|
(au passage je ne sais pas dans ce forum incruster des images ou des liens sans mettre l'adresse, si qqun par email pouvait m'envoyer une methode qui marche, apparement les codes donnés dans les conseils d'utilisation ici ne fonctionnent pas .... Pardon pour cette parenthèse.... et si les images données n'ont pas leur place ici supprimez ses deux messages .... merci) |
|
Je tenais absolument à saluer l'accessibilité et la disponibilité des différents intervenants de ce colloque, tant pour Vincent Ferré que pour Leo Carruthers, une opportunité inespérée pour de simples admirateurs de l'oeuvre de Tolkien comme moi, de rencontrer les différents acteurs de la scène francaise. Aussi leurs propos furent fort interessants, du grand auditorium à son antichambre, avec toujours une passion dont les essences étaient empreintes d'humour et bonté. Le courant semble être bel et bien passé. Tout le monde parait avoir été satisfait, et les autres sont des menteurs... Cordialement ! |
|
Bonjour à tous, Je viens de lire le compte-rendu de Moraldandil/Bertrand sur la journée de la B.N.F. : personne ne s'étonnera, je penses, qu'un passage de son intervention est particulièrement retenu mon attention ! >>>"Suivent quelques questions, l'une en écho à un fuseau récent de JRRVF fait allusion à la francophobie supposée de Tolkien et son impact possible sur sa lecture en France." Je suis heureux d'avoir pu contribuer, en créant ce fuseau (suivant le conseil de Vincent), à ce que la question de la "gallophobie" de Tolkien soit abordée, même brièvement, lors de cette conférence... J'avoue que je souhaiterai avoir quelques détails sur ce moment précis de la discussion ! :-) D'après les témoignages que je viens de lire, il y avait apparemment beaucoup de monde à la B.N.F. ce jour-là : c'est évidement un signe de succès, même si je ne suis pas sûr que j'aurai beaucoup apprécié de me retrouver ainsi serré au milieu de la foule... ;-) Il y avait aussi beaucoup de monde à la journée d'études sur Tolkien à Rennes, en avril 2003, mais à mon avis sans-doute pas autant qu'à Paris... les circonstances étaient, semble-t-il, un peu différentes. Vincent, toi qui as présidé ces deux manifestations, peut-être pourras-tu J'aimerai aussi, si possible, avoir quelques précisions sur la discusion sur les H.O.M.E., dont je viens tout juste d'acquérir le Tome IX ("Sauron Defeated"). A-t-on beaucoup développé sur le sujet ? Sincères salutations à tous, Cordialement, Hyarion. |
|
cela fait plaisir de lire tout cela :-) bertrand : merci pour le CR ! Meowyn : je crois que nous nous sommes parlés, alors? :-) MJ : "cette lettre 246 Vincent..." : je voulais dire, page 246, je crois. Vincent |
|
Vincent :p. 246 lettre à Joanna de Bortadano où Tolkien affirme effectivement que "le Thème essentiel du SDA pour lui, est quelque chose de plus permanent et de plus difficile: celui de la mort et de l'immortalité". |
|
Meowyn : je crois que nous nous sommes parlés, alors? :-) |
|
pardon meowyn ! Vincent |
|
Ce n'était pas moi. J'étais noyée dans la foule à la sortie. |
|
je me permets de relancer l'appel aux personnes qui auraient pris des photos à la bnf. merci ! Vincent |
|
précision : je cherche en particulier des photos de h loevenbruck et de f colin V |
|
Bonjour à tous, Je m'étonne, cher Vincent, que tu ne te sois pas, semble-t-il, fait l'écho de cette nouvelle :-) : de nouveau de passage à la B.N.F. dimanche dernier (15/02), j'ai appris que l'exposition "Le Seigneur des Anneaux : de l'imaginaire à l'image" présentant les dessins de John Howe et Alan Lee réalisés pour les films, était prolongée, je crois, jusqu'au 29 février 2004 (peut-être pour permettre aux visiteurs de compléter leur voyage sur les rivages de la Terre du Milieu avec l'excellente exposition "Sur les Terres de Tolkien" de John Howe, qui fait étape à Châlons-en Champagne, jusqu'au 28 février il me semble...). Quelqu'un pourrait-il confirmer ? Sincères salutations à tous, Cordialement, Hyarion. |
|
Petite correction : lire "Châlons-en-Champagne". |
|
Confirmation : l'exposition est prolongée jusqu'au 29 février. |
|
merci pour l'info, hyarion ;-) je vais le signaler sur mon site amicalement |
|
Il n'y a pas de quoi, cher Vincent ! Quand on peut rendre service... ;-) Merci pour la confirmation, Meowyn. Amicalement, Hyarion. |