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bien cher tous, je vous ennuie encore une fois avec mes questions. J'espère que viendra le moment, où je pourrais moi aussi donner une aide à des nouveaus passionnés par l'elfique. Mel Andaloksë, Annon le barf sen anirol le [buitha ??] Aur telitha, ingon, ir peditham a heniatham lam edhellen Le "peut-être" vient aussi des dialogues du film; mais j'ai de gros doute sur ma syntaxe. J'ai traduit "où" par "quand", ce qui est sans doute un peu libre. mais j'éprouve en ce moment, je l'avoue, une certaine frustration. Car je me suis passionnée pour les langues elfiques,donc la motivation y est vraiment, mais j'ai l'impression que c'est toute une histoire pour écrire la moindre phrase, car il y a de gros gros manques au niveau du lexique. Merci à vous |
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Ton impression est, hélas, fondée... Il y a encore d'immenses gouffres dans les lexiques. Je pense que tu devrais peut-être te pencher d'abord sur le quenya (une langue un peu mieux connue, tant au niveau de la grammaire que du vocabulaire) avant de t'attaquer au sindarin. Cela ne veut pas dire que ce genre de problème de problème n'existe pas en quenya ! Toko |
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Je ne suis absolument pas un spécialiste... mais je vais essayer de t'aider dans la mesure de mes moyens. A propos de la "sindarisation" éventuelle d'Andalokse... je pense que les Eldar auraient utilisé une forme sindarine, car « ils trouvaient absurde et déplaisant d’appeler des personnes vivantes qui parlaient Sindarin dans leur vie de tous les jours par des noms d’un mode linguistique assez différent » (PM:341). Mais nous ne sommes pas des Eldar... c'est à toi de voir. En tout cas, il me semble qu'une forme sindarine possible serait "Andloch". > Mel Andaloksë, Andloch °vell ; l'adjectif est généralement placé après le nom qu'il décrit, et subit alors la lénition. > annon le barf sen Le annon °barf °hen ; comme ci-dessus pour l'adjectif (démonstratif) - pour la place du pronom "le", il est difficile de dire grand chose ; quand il s'agit de noms, le COI est placé après le COD, mais il pourrait ne pas de même pour les pronoms (l'ordre que j'ai choisi a surtout pour but d'éviter le problème...). "Le" est une forme polie d'origine quenya, qui correpondrait à un vouvoiement plus qu'à un tutoiement... mais on connaît tellement mal les pronoms sindarins de 2e personne que c'est probablement le mieux que nous puissions faire. > anirol le [buitha ??] buitha- me semble effectivement problématique... à moins que l'on ne considère que le livre est en quelque sorte personnalisé. Je pense que buitha- devrait échapper à la lénition ici : le cas est assez similaire à "e aníra... suilannad mhellyn în phain" dans la Lettre du Roi, sans mutation de suilannad. Aníra- signifie "désirer", "espérer" serait plutôt hartha-. Pour "utile", nous avons maer (qui signifie aussi "bon")... mais le verbe "être" est inconnu ! Peut-être : harthol °hen maer *allen / espérant celui-ci utile pour toi Ou, avec une relative : i *allen harthon maer / que pour toi j'espère utile ? *Allen est un datif reconstruit par Ryszard Derdzinski (http://www.elvish.org/gwaith) sur le modèle de ammen. Dans le dernier cas, je l'ai placé là où il est essentiellement pour éviter la mutation. (A dire vrai, je me pose aussi des questions sur la mutation suivant le pronom relatif, mais je n'entrerai pas dans les détails ici.) > Aur telitha, ingon, ir peditham a heniatham lam edhellen Ingon est un mot reconstruit, donc hypothétique (le site cité ci-dessus donne une analyse des dialogues du film). D’où, peut-être : Telitha i aur, ingon, erin peditham a heniatham i lam edhellen. Soit au final : Andloch vell, annon le barf hen, i allen harthon maer. Au cas où tu changerais d’avis quant à la langue à utiliser, j’ai essayé de créer une version quenya. Le problème est d’exprimer “espérer”. Nous n’avons que le nom estel “espoir”, ou peut-être plutôt “espérance” – le mot existe aussi en Sindarin où il a un sens fort, teinté de conotations religieuses ; le mot sindarin à employer ici serait _amdir_. J’ai employé “nin i estel sa...”, littéralement “moi-à l’espoir que...”, c.à.d. “ayant l’espoir que”... On n’est d’ailleurs pas sûr que “sa” soit authentique... Melin Andaloxe, (Certains mots sont issus du Parma Penyane Quettaron et proviennent de numéros récents de Vinyar Tengwar). J’ai utilisé les formes polies. Pour avoir un ton plus familier, substituer *cen (hypothétique !) à len, et –ngwe à –lme. Quí peut se substituer à quíta.
Nai Anar caluva tielmanna ! Moraldandil |
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Je tiens premièrement à te dire que je suis très touchée que tu te sois ainsi penché sur mon problème, et surtout, que tu me redonnes courage par rapport à mon apprentissage. traduire le Roi des Aulnes !! je n'imaginais même pas que c'était possible. Et cela m'apaise, d'une certaine manière; mais en même temps, quel chemin à parcourir! Et c'est reparti. Il est vrai qu'avec un peu plus de temps, je cernerai mieux, et sans doute plus sereinement, ce qui est possible et ce qui ne l'est pas dans les langues elfiques Lingwiel |