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Curieux. la plupart des gens que j'ai rencontrés ( ainsi que ceux présents ici ) m'ont semblé beaucoup plus impressionnés par Gollum que par la bataille de Helm. |
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j'ai un peu l'impression que les modalités de réception du film sont très variables. s'il est vrai que dans mon entourage, la partie autour de Gollum est celle qui suscite le plus d'éloges, les plus jeunes avec qui j'en discute (lycéens et étudiants juste post-bac) évoquent surtout effectivement la scène d'entrée et le Gouffre - d'ailleurs présenté dans toute la campagne pré-sortie comme le sommet du film. Sans caricaturer en disant que c'est une question d'âge, cela me renvoie systématiquement à mes impressions de lectrice, très différentes quand j'avais 15 ans et maintenant. |
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J’ai envie de précisez un peu ma pensée, parce que je me sens un peu responsable du pourrissement passager de ce fuseau, quant le questionnement sur le « racisme » de Tolkien à ouvert sur des argumentations extrêmement courtoises… Bref, ce qui me gène ce n’est pas tant la vision et l’idéologie de Tolkien, dont la connaissance relève plus du travail d’historien, que la vision de Jackson sur le livre de Tolkien. Et je précises vite que je ne considère absolument pas le film de Jackson comme raciste. Je lui reproche plutôt son conformisme esthétique, son côté « World Cinéma ». Tolkien prend bien soin de ne jamais décrire les lieux ou les personnages d’une manière suffisamment précise pour les rattacher à une culture historique connue. Et je trouve que c’est vrai aussi de ses illustrations. Pour parler d’autre chose, mais sur un sujet corollaire, parlons de la réception du film auprès du public. Je n’arrive pas à me détacher de l’idée que si les Deux Tours obtient plus de succès encore que la CdA- il semble que cela soit le cas- c’est dû, en grande partie à la moitié guerrière du film, dans laquelle on a une éloge assez caricaturale (même si entraînante, j’en conviens) de la résistance à un ennemi commun, de l’union face à l’adversité…Autant cracher le morceau, j’ai l’impression que la réception américaine du film est favorisée par le contexte post –11 septembre, qui conditionne beaucoup la production grand public américaine (voire Spider-Man…). Il est curieux de constater d’ailleurs à quel point cette partie du film écrase les autres dans le souvenir du specateur, alors qu’il me semble évident que la partie avec Gollum contient ce que le film a de plus délicat, subtil et évocateur. Je ne sais pas du tout ce qu’en pense Jackson, ni si c’est un hasard total ou pas…En tout cas, l’attitude récente de Viggo Mortensen, qui proclame partout son opposition à la guerre USA/IRAK revèle une certaine gêne, peut-être, vis-à-vis de l’accueil du film…même si à mes yeux son engagement est tout à son honneur. Pierre Brrr. |
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quels bons arguments... |
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"Bons" arguments ? Ironie, Pierre ? |
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->Pierre Bof.. De toute façon la cité est déjà en ruine depuis bien longtemps et ça se voit d'ailleurs très bien dans le film. |
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Lambertine: ah, le problème des posts, c'est qu'on n'entend pas l'intonation des gens qui écrivent. Non, il n'y a aucune ironie. A me relire, et à te relire, je suis tout à fait réceptif à tes arguments, et je pense que j'ai exagéré mon interprétation... Por ce qui est de l'effondrement d'Orthanc, Tar Palantir, vu la taille de la tour, je pense qu'il y a tout de même encore matière à faire une scène sacrément apocalyptique. Imagine qu'elle se fissure et commence à tonmber morceaux par morceaux, avant de s'écrouler comme un chêne- (avec le petit Saruman qui s'enfuit en courant, qui croit réussir à s'echapper et qui se fait écraser par sa tour, comme dans un cartoon- car Peter Jackson est un réalisateur qui a de l'humour rigolo.) |
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Pour la perception du film... |