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Je sais que plusieurs contributeurs à ce forum se sont déjà exprimés au sujet de Faramir. Hélas, ces textes fort intéressants, pertinents et originaux sont désormais éclatés en de nombreux endroits et d'autant plus difficiles à retrouver qu'ils ne constituaient souvent qu'une partie d'un message plus général. On a bien voulu considérer que le petit paragraphe assez emporté que j'ai écrit récemment sur le sujet n'était pas totalement mauvais. Je vous le propose donc en tête de ce nouveau fuseau, de même que je l'avais déjà fait pour la question du comique dans les Deux Tours. Ceux qui ont déjà écrit sur le sujet pourraient faire un copier/coller ici de leurs idées et arguments. On réunirait ainsi de façon utile et pratique une réflexion sur la question. Ce n'est qu'une modeste proposition, et si elle n'agrée pas au forum, je le comprendrai très bien. Voici ce paragraphe annoncé (très légèrement retouché) : << Certes, il a déjà été dit plein de choses ici à tort et à travers (je déplore en l'occurence la confusion des premiers fuseaux, pas le fond des critiques concernées) sur la question ; mais le personnage me paraît mériter amplement une focalisation et une synthèse. Il y a un risque toutefois : que l'on se réfère trop étroitement au livre pour crier (c'est sans appel) à la trahison. Si je m'en tiens au personnage du film (effort d'abstraction sincère), je dirais qu'il me semble parfaitement antipathique, voire quelques fois abject (chantage pervers au lac sacré ; manipulation méprisante de l'anneau au cou de Frodon à la pointe de son épée, sans AUCUNE once de noblesse, de sagesse ou de modestie - je sens au contraire à ce moment là la bassesse de sa tentation et son indécision lâche de s'en emparer). Pour moi, c'est une sous-version fourbe et sans relief de Boromir, pour lequel en comparaison j'admire rétrospectivement l'énergie désespérée et la volonté farouche ! Et la conclusion (Faramir "libère" Frodon) est un point d'orgue calamiteux à la veulerie du personnage tel que je l'ai perçu. Détestable ! Et pourtant, OUI, je puis apprécier (avec une noire ironie) ce personnage du film, à une condition : que je me dise que c'est là l'un des "méchants" de l'histoire, image de la déchéance humaine. Alors oui, là, tiens, c'est réussi, ça fonctionne, je marche ! Miracle grinçant ! Allons, je me suis emporté, pardonnez-moi. Je suppose in fine que le "Faramir" de Tolkien était un personnage trop exceptionnel et subtil pour être à la portée de ce film. Je respecte Peter Jackson, mais il me semble tristement toucher du doigt ici les limites de son empathie avec l'oeuvre de Tolkien (et je remets pas en cause la liberté de l'adaptateur ; Tsagoï, au détour de sa critique récente, vient de s'exprimer admirablement sur ce problème). Au fond, c'est bien difficile pour chacun de nous de s'élever à l'humanité sublime de Faramir.>> |
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je commence, en remettant mon avis qui est à peu de choses près l'exact contraire du tien ;-) Faramir me paraît très très bon. en dehors du fait que la modification du personnage ne me paraît pas sotte et me plait assez en fait, je trouve l'acteur très juste, montrant à la fois de la retenue, de l'émotion rentrée (quand il demande à Frodo s'il était un ami de Boromir!), de la force et du courage, et de l'autorité enfin. bref, j'attends de le voir dans le Retour du Roi. j'en profite pour expliciter pourquoi la modification du personnage me convient dans l'ensemble. je pensais l'avoir déjà fait, j'ai farfouillé dans les topics sans le trouver. en bref, je pense que PJ a résolument choisi d'ôter une part d'héroïcité aux personnages qui en sont le plus empreints dans le livre (Aragorn, qui doute beaucoup plus chez PJ que chez Tolkien, et Faramir ici). il nous montre des hommes faillibles; l'idée qu'il défend dans une interview, citée ailleurs pa Eol, est que le côté trop "pur" de Faramir choque un peu trop avec le travail fait pour montrer la force de corruption de l'Anneau. Le montrant sous des dehors moins purs, plus susceptible de céder, moins grand d'âme, mais aussi plus marqué par l'autorité de son père (il répète sans arrêt qu'il ramène Frodo en Gondor certes, mais à son père surtout), plus tourmenté, fait de lui un double de Boromir, certes, mais qui ne cède pas, qui réussit là où son frère a échoué, comprendre l'enjeu de la quête de Frodo. le choix final de Faramir est le signe alors de l'espoir mis par l'ensemble de la TdM dans ce hobbit - au même moment, Gandalf rappelle à ses compagnons que tout repose sur Frodo, quelque part loin d'eux -, et de l'engagement dans une lutte qui n'a d'autre sens que de laisser la grande tâche de Frodo aboutir. On peut bien sûr regretter cette faiblesse des héros, mais j'y trouve personnellement l'idée que chacun peut dépasser ce qu'il a de trouble en lui. le doublon Boromir/Faramir y est évidemment accentué, mais cela a du sens. Je regrette d'ailleurs qu'on n'ait pas vu la vision de Faramir voyant son frère mort, cela aurait ajouté de l'émotion et de la tension dans cette fraternité. |
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Je suis d'accord, j'ajouterez même que déjà dans le livre, Faramir est un personnage à la recherche de la reconnaissance de son père, fait qui a été accentué ici. Il montre bien que ce qu'il veut par dessus tout c'est de la reconnaissance, un peu à cause de son frère que son père préfère, dixit 'dites à mon père que Faramir lui envoie un magnifique présent'. Contrairement à Boromir, il ne veut pas l'anneau pour son utilisation personnelle. Je rapelle également qu'il est capitaine du Gondor, et qu'il se doit d'obéir aux loies. Celle ci disent que tout voyageur se doit d'être présenter au régent du Gondor. Faramir est donc lié à son serment de soldat et de capitaine et à son amour pour son père. L'anneau est donc tentant et son action est des plus légales. Ensuite comme l'a dit Lothiriel, le pouvoir de corruption de l'anneau a été grandement accentué dans le film, il est vrai maintenant que j'y pense que voir Faramir se lever et dire qu'il n'en a rien à faire serait des plus étonnant (dans la logique du film bien sûre...). Maintenant, l'intéret est que contrairement à son frère il finnit par refuser cette corruption et il prend même le risque d'en être punis. On en arrive au même point que le livre, la seule différence est ce passage à Osghiliat que certains qualifient d'inutile et d'incompréhensible. Mais là je crois que c'est pour un autre fuseau... |
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D'un côté, c'est vrai que PJ veut "effacer" l'héroïcité des personnages. |
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Remarque à Mme Boyens : relisez le Silmarillon, et vous verrez que NON les Elfes ne sont pas parfaits. Et que lorsqu'ils gouvernaient le monde ... |
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Citation "Le monde allait bien aussi longtemps qu'il était géré par les Elfes, mais bien sûr, le Seigneur des Anneaux parle d'une époque où les Elfes s'en vont." A la lecture de ce genre d'affirmation, je ne peux que douter de la pertinence des choix de M. Jackson. |
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A mon avis, il ne faut pas être trop littéral sur ce que dis Jackson. On peut dire qu'en lisant le silmarillion, les elfes sont loin d'être aussi parfaits qu'il le dit, mais la terre du milieu au premier age est sous la double malédiction de Morgoth et du serment de Feanor, qui explique bien des actes... Il existe cependant un age d'or des elfes, à Valinor avant la destruction des arbres. Cet age d'or continue même à exister après le premier age, puisque Morgoth est expulsé et les Silmarils dispersés. C'est vers cet eden que partent les elfes. Ainsi, lorsqu'on évoque la perfection des elfes, c'est à Valinor qu'on pense : dans ce monde la ils sont parfaits. Keren, vengeur nain PS : de toute façon, on sait bien que le seul peuple parfait, ce sont les nains !! |
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Edoras, je ne pense pas qu'on puisse vraiment dire que Boromir veut l'Anneau pour lui. par flemme, je renvoie à un développement que j'ai écrit sur un autre forum, D'où mon idée sur le fait que le dédoublement avec Faramir est cohérent. Faramir "parfait" ce que la mort de Boromir annonce. |
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PJ et Philippa Boyens s'expriment entres autres sur Faramir! Dans le premier vous aviez été très fidèle au livre… Peter Jackson : Pas vraiment. C'est une illusion ! (Rire) Non, non, vous avez raison, je sais ce que vous voulez dire. Dans le livre, par exemple, Faramir est très pur et très noble, mais dans le film, il a un aspect mauvais, il est même tenté par l'anneau. Peter Jackson : Pendant un court instant, oui. Nous avons fait ce changement, pour prendre un exemple - et c'est vraiment là que le travail de réalisateur diffère de celui d'écrivain. Vous devez prendre des décisions en tant que réalisateur et, à tort ou à raison, vous changez les choses si vous pensez qu'elles doivent être changées. Nous voulions que l'épisode avec Faramir soit assez tendu, Frodon et Sam ont été capturés, leur voyage est compliqué par le fait qu'ils soient prisonniers, ils le sont d'ailleurs aussi dans le livre pendant un bref moment, mais assez rapidement Tolkien part de cette situation et révèle que Faramir est très pur, à un moment il dit " Je ne toucherais même pas l'anneau si je le voyais par terre sur la route. ". Pour nous, en tant que réalisateurs, ce genre de choses crée des problèmes parce que nous avons passé beaucoup de temps dans le premier film a expliquer que l'anneau est incroyablement puissant. Nous ne pouvons arriver soudainement à un personnage qui dit " Oh, je ne suis pas intéressé par ça ", ça va à l'encontre de tout ce que nous avions établi. Nous étions d'accord sur le fait que Faramir ne ferait pas ce que Boromir a fait et qu'il aurait finalement la force de dire " Non, allez votre chemin, je comprends ", nous voulions juste que ce soit un peu plus dur, qu'il y ait plus de tension que dans le livre. C'est de là que vient ce genre de décisions. La réalité est que Les Deux Tours est le plus léger des livres, je pense. Nous avons à peu près tous les éléments importants du livre dans le film, et ce que nous avons fait est d'étoffer et de rajouter quelques moments d'histoire qui n'étaient pas dans le livre. Par exemple, Frodon et Sam se disputent à un moment dans le film de manière à ce que vous voyez la difficulté de leur tâche déteindre sur eux. Ca n'était pas dans le livre, mais nous voulions développer un peu plus les personnages. Est-ce que le succès du premier film vous a permis de prendre ces libertés plus facilement ? |
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je fais des bêtises ou quoi ? Quant à Faramir, je ne l'ai pas aimé dans le film. Ou, plutôt, il m'a semblé trop différent du Faramir-du-livre. mais je ne l'ai pas vu comme un "méchant". Pas du tout. Vue du point de vue de Gollum, la scène du livre est identique à celle du film. Et la côté "je dois me faire aimer de mon père " est bien rendu. |
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Gil galad, je suis également d'un avis contraire au tien et je trouve que Faramir a été fort bien rendu par PJ. Etant un peu paresseux, je vais reprendre ce que j'ai déjà posté La theorie la plus interessante vient d'un probleme de rythme. Dans le livre, Henneth Annun est une pause entre les combats, qui dure assez longtemps, et dans laquelle faramir a le temps de reflechir et de laisser les hobbits partir. Dans le film, le rythme est plus eleve, faramir n'a pas le temps. Sa reflexion va venir par petite touche (la reponse de Frodon, le comportement de frodon par rapport a Gollum, le comportement de Frodo a osgiliath, Frodo + Sam, la replique finale de Sam sur Boromir,...) . C'est a la suite de cette reflexion qu'il relache les hobbits, accomplissant ainsi ce qu'il fait dans le livre... Au final, ce n'est pas trop mal amene. Il faut tout de meme noter que la marque de la sagesse de faramir c'est que, par rapport a Boromir, il ne tente pas de prendre l'anneau de force, mais a l'envoyer a son pere pour remonter dans son estime... Keren, vengeur nain |
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Bien sûr, je préfère le Faramir-du -livre au Faramir-du-film. |
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Je repost ici une partie du message déjà écrit ailleurs. Et encore une fois je souligne que ce n'est qu'un emprunt à ce qu'un copain à écrit, mais je suis tout à fait d'accord. Amicalement |
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Je crois me souvenir que le Faramir du livre est un érudit, et qu'il a souvent profité du passage de Gandalf pour parfaire son savoir. Vous n'étiez pas en bons termes avec Boromir, ou vous ne vous êtes pas séparés amis. Vous, et Maître Samsagace aussi, aviez quelque grief, je le devine. Or, je l'aimais tendrement, et je serais heureux de venger sa mort, pourtant je le connaissais bien. Le Fléau d'Isildur - je hasarderais que le Fléau d'Isildur était entre vous, et que ce fut une cause de dissension au sein de votre Compagnie Bref le vrai Faramir est loin d'être un doux réveur, il est d'une intelligence redoutable, contrairement à son frère. Je dirais qu'il est presque aussi savant que Denethor, mais que ses mobiles sont beaucoup plus humains. Et je ne suis pas convaincu du tout qu'il recherche la reconnaissance de son père à tout prix. Faramir est plutôt dévoué au Gondor et à la préservation du savoir. |
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Non il ne cherche pas la reconnaissance de son père à tout prix, il est également un fervent défenseur du Gondor. Néanmoins, et c'est une chose que l'on voit également dans le livre 3, il souffre de ce que son père fait peu de cas de lui par rapport à Boromir. Sauf erreur, Boromir est l'ainé et il est le préféré de son père. Il est envoyé à la place de Faramir chez Elrond au grand dam de Dénethor... Il est légitime de penser que Faramir outre son humanité et ses espoirs pour son pays cherche à montrer sa valeur à son père. Il a un grand besoin de reconnaissance affective. >>Citation "Le monde allait bien aussi longtemps qu'il était géré par les Elfes, mais bien sûr, le Seigneur des Anneaux parle d'une époque où les Elfes s'en vont." Néanmoins, les terres du milieu ont été particulièrement prospère, en partit grâce aux Elfes après la défaite de Morgoth et jusqu'à ce que Sauron refasse surface. De même après la défaite de Sauron et son retour à la forêt noir. C'est peut-être de ces moments que PJ parle ? >>Edoras, je ne pense pas qu'on puisse vraiment dire que Boromir veut l'Anneau pour lui. par flemme, je renvoie à un développement que j'ai écrit sur un autre forum,<< L'idée du dédoublement est loin d'être fausse, néanmoins, si Boromir pense que l'Anneau peut sauver le Gondor il considère également qu'il est le seul digne de le porter, contrairement à son frère. |
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Tiens, tiens... On me cite ?! Mmmm... |
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Hhmmm, je n'ai pas pour habitude systématique d'adopter l'avis de la majorité, mais les propos de la plupart d'entre vous me donnent à réfléchir. Ai-je absolument tort dans ma façon de percevoir le Faramir du film ? Je ne crois pas que mon point de vue soit tout à fait faux. Mais sans doute est-il très (trop ?) personnel. Je me suis longuement interrogé et je crois avoir trouvé une explication. Je suis assez âgé hélas pour avoir connu le drame de la guerre d'Algérie (qu'on appelait alors "les événements)) les armes à la main (j'y ai été envoyé en tant qu'appelé du contingent). Or, et cela me poursuivra toute ma vie, je me souviens encore avec dégoût avoir vu longuement un sous-officier jouer du bout de son fusil avec les pans de la chemise d'un pauvre gars (non combattant) qu'il interrogeait tout en se délectant de la peur manifeste de sa victime à mesure qu'il la déshabillait et l'humiliait ainsi... Voilà. Tsagoï a raison de dire que les sentiments font sans doute de la très mauvaise critique. J'envie et admire les qualités rigoureuses (et à mes yeux très convaincantes) de la critique qu'il nous a livrée. Mais c'est ainsi. Je persiste à penser que le jeu de l'acteur interprétant Faramir et les scènes qu'on lui fait jouer sont très criticables (celle du lac sacré, a priori identique au livre, m'a semblé ainsi dévoyée par l'atmosphère qui s'en dégageait). Cependant, j'admets que cela n'ait touché qu'une minorité des spectateurs. Et j'espère comme lambertine un "très noble Faramir dans ROTK" (avec le même acteur, oui ; tout est possible à un acteur s'il est bon). Quant aux justifications de Jackson et de ses scénaristes, je n'arrive pas à y adhérer. Quelle est in fine la plus puissante des forces en la Terre du Milieu ? Celle de l'anneau ou la dignité humaine préservée en quelques êtres exceptionnels ? Dignité présente aussi au coeur de tous les hommes s'ils veulent bien la retrouver en eux-mêmes (et c'est ainsi que beaucoup se révèlent "grands" comme l'admirable Boromir de Jackson lors de son dernier combat par exemple). Non, franchement je crois que Jackson ici a été paresseux ou s'est trompé. Faramir n'est pas un sur-homme chez Tolkien. Il est exceptionnel au sens premier du mot, il résiste à la tentation de l'anneau pour des raisons très bien exposées par Olorin, mais il reste très humain, humble et faillible, poursuivi par des doutes, des regrets, des tristesses, des tourments. Et voilà où il atteint le sublime : en les surmontant. Rien de tout cela ne me paraît visible dans le film. C'est à mes yeux un choix malheureux, même si Jackson en avait le droit. |
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A Gil Galad, même si j'ai pu sembler trop froid en tentant de pousser mon esprit d'analyse, je dois avouer que mes sentiments à propos de Faramir et de l'adaptation de son personnage par Jackson sont aussi très critiques. Tsagoi |
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Désolée, Gil Galad, que la sccène où Faramir "joue" avec l'anneau t'aie rappelé de tels souvenirs. |
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Faramir est un Prince de Gondor, qui aime son pays. Mais c'est aussi un fils qui souffre énormément du désamour de son père et de sa -nette - préférence pour Boromir. Boromir que Faramir, d'ailleurs, aime profondément. Ah oui, encore une chose : les Elfes ne sont pas des êtres parfaits et "enchantés". Même à Valinor ( et même si ce fut sous l'influence de Melkor ) il y a eu révolte et même massacre. OK, depuis, Valinor est redevenu "ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être". |
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J'aimerais réagir à l'idée selon laquelle la scène du "lac secret " ( the forbiden pool ) est identique dans le livre que dans le film . Je ne l'avais pas ressenti comme cela, et j'ai relu la scène dans le livre pour m'en assurée ; Conclusion :elle n'est pas du tout mais alors pas du tout pareille!! Dans le livre Faramir ne menace pas de tuer Gollum , non! En théorie il devrait le faire car telle est la loi , mais il se montre prêt à désobéir à cette loi , si on lui donne des arguments convaincants . Ainsi , si Frodon dans le livre doit longuement argumenter pour s'assurer la libération de Gollum , ce n'est pas parce que Faramir ne fait pas confiance à Frodon , ou qu'il ne veuille pas l'aider , mais parcequ'il a peur pour Frodon , et sent que Gollum va le trahir . Bref c'est complètement différent ...Dernière différence , Faramir dans le livre montre très vite de la pitié pour Gollum , permettant à Frodon de lui retier ses liens . Dans le film il n'a pas vraiment cette attitude . Enfin dernière chose ( je reprends cette idée que j'avais écris sur un autre fuseau ) si Faramir est si exeptionnel dans le livre c'est parce qu'il fidèle à la parole donnée . Il avait promis à Frodon de ne pas toucher à l'objet qu'il transportait , alors même s'il ne savait pas alors que c'était l'annaeu et même si cela l'avait intéressé , il aurait tenu sa parole envers et contre tout . Son caractère exptionnel vient aussi de la confiance qu'il a en Gandalf . Certes Faramir ne sait pas grand chose à propos de l'anneau mais il sait , certainement de la part de Gandalf , que cet anneau est maléfique . Reconnaissant la sagesse du magicien ( et c'est rare pour un homme de Gondor ) il lui fait donc confiance et en se présume pas au dessus de ses forces ( ce que fait son père qui pense que lui aurait meiux agit , aurait pu contrôler l'anneau ). Bref c'est surement confus , mais tout cela pour dire que le Faramir du film est une trahison et qu'on aurait pu respecter l'exeptionnalité de ce personnage: |
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Merci beaucoup pour votre message, Owina ! Vous étayez vos propos avec des arguments concrets, solides et très pertinents selon moi. Loin d'être confus, votre développement est très stimulant. Je n'avais fait qu'effleurer le sujet de la scène du Lac secret en affirmant qu'elle avait été dévoyée. Vous avez fait beaucoup mieux que moi en expliquant pourquoi et comment. Surtout, vous relevez un fait très simple en apparence mais capital : la parole donnée ! Peter Jackson ne pouvait-il donc admettre la valeur d'un homme capable de RESPECTER SA PAROLE et résistant ainsi à l'attraction de l'anneau ? Voila ce qu'est la DIGNITE humaine ! Imparfait, faillible, mortel, l'homme peut cependant se révéler digne ! Et par là mériter sa place lors de l'avènement du IVème Age. Encore une fois, précisons toujours : PJ avait le droit d'adapter Tolkien, de faire des choix. Certaines "trahisons" peuvent être salutaires voire résolument nécessaires, mais en l'occurence nous avons le droit aussi d'estimer que Peter Jackson a fait ici un très mauvais choix qui porte un préjudice très triste à son film et à l'esprit qui s'en dégage. |
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Gil Galad, il est vrai qu'on peut regretter ce changement du personnage de Faramir, si on est très attaché à celui du livre (ce qui n'est pas mon cas, question de sentiment personnel). je demanderai d'ailleurs volontiers à voir ce que cela aurait donné à l'écran ... Comme je ne le verrai jamais, je continue à chercher à comprendre l'intérêt de la scène telle qu'elle nous est montrée, d'où les développements antérieurs. |
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En outre, il faut être nuancé! N'est ce pas dans la version longue de la communauté de l'anneau que PJ (ou sa femme ou Philippa Boyens..;qui sait?) fait dire à Boromir sur les rives de l'Anduin en s'adressant à Aragorn ce qui suit... < < < < < On voit donc bien que Jackson a aussi pris en compte le fait que les Hommes aussi ont de la dignité..; certes on sait ce qui est arrivé par la suite à boromir mais cela remet peut-être certaines idées en place... |
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Bon, je sais pas ce qui se passe avec ce fichu dialogue, je vais devoir le recopier moi-même < < < < < |
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Bon, un dernier post pour m'excuser...mais je ne sais vraiment pas ce qui se passe...bah, je vous donne un lien alors si vous n'avez pas vu la version longue, ce sera plus simple! |
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Pour les fainéants : |
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je n'ai pas aimé le Faramir du film. Dans le premier post que j'ai envoyé sur le film, j'ai même parlé de massacre. mais celà uniquement en référence au Faramir du livre. Le Faramir du livre est un homme, effectivement, particulièrement clairvoyant, sage et lucide. Ce que celui du film est moins. Et qu'il finit par devenir. |
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Chère lambertine, je crois que ni Owina ni moi n'avons laissé entendre que le Faramir du film donnait sa parole à Frodon de ne pas s'emparer de l'anneau. Nous évoquions seulement le Faramir de Tolkien. Imaginez maintenant comme il eut été intéressant (euphémisme), mais ô combien difficile sans doute, pour Peter Jackson d'essayer de peindre à l'écran les tourments d'un Faramir qui aurait donné sa parole AVANT de savoir de quel anneau il s'agissait et qui aurait décidé de la respecter APRES avoir compris la situation. La respecter malgré TOUT ce que vous et d'autres avez relevé fort justement ici (son rôle militaire, l'influence de son père, les lois du Gondor, etc.). Quel défi ambitieux et noble pour le réalisateur et ses scénaristes ! Nul besoin pour cela d'en faire des tonnes ni de rallonger le film. Mais pour en être capable, il fallait sans doute à la fois un peu de génie cinématographie et une élévation d'âme permettant d'insuffler un souffle à son récit dépassant le simple film d'aventure grand format doublé d'un beau livre d'images. Tolkien lui en proposait le moyen avec Faramir, Jackson n'en a pas voulu ou n'a pas su le voir (alors qu'il avait su talentueusement "adapter" la peinture du personnage de Boromir, superbe réussite du premier film à mes yeux). Eh non, pour moi ce deuxième film n'est pas complètement raté et Peter Jackson n'est pas sans talent, mais "Les 2T" ne va pas beaucoup plus loin finalement que bien des grosses productions récentes (plus ou moins) correctement ficelées. Ce qui n'est peut-être pas si mal au fond, même si j'avais beaucoup plus d'espoirs après avoir tant aimé la CdA. |
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je reviens du film enfin revu et je dois dire que le Faramir du film me convainc de plus en plus. il m'a paru beaucoup plus dur que la première fois. la scène d'Osgiliath m'a cette fois-ci scotchée à mon siège et profondément émue. Le poids subi par Frodon, le vertige du drame qu'il vit, la tension subie par Gollum, l'espoir tenace d'un Sam qui n'est jamais qu'un jardinier, comme il l'a rappelé fièrement à Faramir (j'adore cet échange, d'ailleurs) et le regard du capitaine de Gondor qui comprend qu'il subsiste bien peu d'espoir et que son devoir n'est pas là où il l'a toujours placé. David Wynham a pour moi le regard d'un capitaine qui se bat pour son pays, pour son père, qui porte le chagrin d'un deuil incompris et d'une Ombre qu'il voit à ses portes. j'ai particulièrement apprécié tous les face-à-face, où on le sent constamment tenté de faire confiance à Frodo et de le laisser partir - notamment quand, alors qu'il joue avec l'Anneau, d'un geste effectivement épouvantable, Frodo est pris de malaise et le rejette brusquement pour protéger l'Anneau. A ce moment-là, Faramir a déjà compris qu'il fait une erreur. Le choix de le faire ouvrir les yeux très lentement - il lui faut quand même un nazgûl, on peut dire qu'il n'est pas rapide de la comprenotte ;-) - lui enlève du panache, certes, mais le rend à mes yeux attachant. et je suis impatiente de le voir face à son roi dans un an. |
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Bon, alors je copie-colle la discussion en cours dans une autre partie de ce forum. Je disais alors : "J'ai lu ici des réflexions très intéressantes sur Faramir et ce que PJ cherche à montrer à travers lui. Je ne conteste pas le choix de PJ d'insister sur la puissance de l'anneau, mais je pense que Tolkien avait un autre objectif pour Faramir. On dit souvent que Tolkien était pessimiste sur l'humanité. Son livre montre combien il est difficile pour un homme (ou un hobbit) de résister à la tentation du pouvoir. L'échec de Frodo au Mont du Destin conforte ce sentiment desepérant. Keren a répondu Dans le film, il est pour moi évident que Framir ne veut pas l'anneau pour lui même ou par appétit de puissance, puisqu'il ne le prend pas lui même (c'est à mon avis le sens du jeu de l'épée avec l'anneau, pour montrer que s'il l'avait voulo, il aurait pu le prendre), mais qu'il l'améne à son père à la fois par devoir de Gondorien, par devoir filial, et pour rehausser l'estime de son père pour lui. Par cela il ne montre pas de volonté de pouvoir pour lui même, au contraire je pense" A la reflexion, ce n'est pas faux : même dans le film, Faramir n'est pas directement attiré par l'anneau. Ce qui change par rapport au livre, c'est le détachement et la noblesse dont fait preuve Faramir-du-livre. L'approche du film est également intéressante mais elle fait un peu doublon avec Aragorn : dans le film, fin du premier épisode, Aragorn aussi laisse partir Frodo alors que l'anneau est à portée de sa main et que tous les témoins sont occupés avec les orcs. Et pour répondre à Morkeleb : je ne regrette pas non plus l'absence de Bombadil dans le film. D'abord, on ne peut pas rendre un tel personnage à l'écran, et puis il fait partie de ces trésors accessibles seulement au lecteur, qui font que le livre sera toujours intéressant à lire. Par contre, je ne le trouve pas déplacé dans le livre : il rappelle au lecteur qu'il est des personnages au-dessus du combat du "bien contre le mal" et que d'autres forces sont à l'oeuvre dans ce monde. C'est moins manichéen. Amicalement.
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Alizee sur ton rapprochement Aragorn/Faramir, on peut tout de même noter que si Aragorn resiste, il avoue, par son silence, qu'il est tenté par l'anneau, et qu'il n'est pas sur qu'il saura résister à la tentation, surtout à mesure qu'il se rapprochera de gondor et que le besoin de manifester son pouvoir augmentera. En tout cas c'est comme cela que j'ai ressenti la fin de la communauté. Gil Galad Pour la scène de Faramir "jouant" avec l'anneau du bout de son épée, je comprend qu'lle puisse te géner suite à des évènements que tu as vécu mais je pense qu'il faut simplement y montrer une démonstartion : Faramir pourrai prendre l'anneau sans problème, mais il ne le fait pas Keren, vengeur nain |
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Oui Dwarven, je suis d'accord avec vous... depuis que j'ai revu le film lundi dernier. J'ai pu dépassionner ma vision des choses, et découvrir Faramir sous un jour moins antipathique (je m'en suis expliqué dans le fuseau sur "la 2ème projection"). J'ai bien scruté le jeu de l'acteur interprétant Faramir durant toutes les scènes. Je le trouve très hermétique jusuq'à Osgiliath. Un peu plus d'expression dans le jeu (sans devenir démonstratif) aurait peut-être été bienvenue. Mais à la fin, lorsqu'il libère Frodon, j'avoue avoir été convaincu et même très ému, jusqu'à en verser une petite larme ma foi, ce qui m'arrive rarement au cinéma. Toutefois, j'attends encore deux événements importants en ce qui concerne Faramir (et le reste du film d'ailleurs) : voir la VO (difficile hélas dans ma région) et voir l'édition longue qui sortira en DVD. Pour la VO, peut-être que les intonations de la véritable voix de l'acteur m'en diront plus sur le personnage ; je crois beaucoup à l'importance de la voix. |
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Chère Alizée, Un homme peut devenir capitaine de guerre par nécéssité. Même s'il a horreur de la guerre. Quand elle est là ... Et je ne dirais pas que Boromir soit "furieux" contre Aragorn. Son attitude est beaucoup plus trouble ( même si Faramir est le premier à douter de ce que pourrait ^etre l'attitude de son frère AU MOMENT de renoncer au pouvoir ). Contrairement à celle de Denethor, qui a dû elle aussi évoluer dans le temps ( il est plus facile d'envisager l'existence d'un Roi hypothétique, genre Arlésienne, que celle d'un homme réel, de chair et de sang, qui sera là dans les jours prochains pour revendiquer son héritage ) |
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j'ai n'au vu "que" deux fois Les Deux tours"... une fois en version française et une fois en VO. Il est évident que les voix en version originales sont bien plus expréssives que celles en français (pardon pour le travail de doublage). Mais Faramir reste quand-même odieux... Cependant, lorsqu'il pose la question "avez été un ami de boromir? et que Frondon reponds oui, pour ma part", j'ai trouvé cette scène plus sensible. cpeendant, il reste que je ne puis être d'accord avec l'interprétationde PJ. bien que je n'irais pas jusqu'à la description que vous en faites dans votre première intervantion, Gil Galad. Faramir, dans le livre, représente l'esprit de numénor encore vivant, plus proche d'Aragorn que de son père... Il a cette sensibilité et cette finesse qui lui font comprendre ce que Frodon doit supporter et malgré la désaprobation de son père, poursuit dans la voie de la compréhension. Je me doute que les adaptations cinématographique sont difficiles et nécessite une modulation en fonction du grand publique, mais je ne pense pas que ce personnage, qui est d'une grande noblesse, ne puisse être traduisible en film... |
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Le point essentiel remonte en fait à 'la Communauté de l'Anneau'. C'est visuellement parlant, pas au sens littéraire. Il faut dans le film monter le pouvoir de l'anneau. Aussi il essaye constament de tenter les personnages (Aragorn, Boromir, Frodon, Gollum) et de les inciter à agir. On pourrait dire qu'ils ont donné une personnalité à l'anneau. Le problème de cette manière de procéder est qu'un personnage comme Faramir décrédibilisé tout le côté maléfique qu'ils ont donné à l'anneau. On serait tenté de penser pourquoi n'est ce pas Faramir qui se charge de cette tache ? J'ajouterai que si il avait le temps d'analyser la situation il se rendrait probablement compte de son erreur. Mais dans le film il n'a pas le temps. Osgilliath est assaillis (enfin les troupes qui s'y trouvent) et il doit s'y rendre au plus vite. Je le répette, le problème principal vient de la nature de l'anneau dans le film. |
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Permettez-moi de venir mettre mon grain de sel dans l'appétissant ragoût aux herbes de l'Ithilien que constitue le présent fuseau. :-) > Alizee, Je partage ton avis lorsque tu dis: "L'approche du film est également intéressante mais elle fait un peu doublon avec Aragorn : dans le film, fin du premier épisode, Aragorn aussi laisse partir Frodo alors que l'anneau est à portée de sa main et que tous les témoins sont occupés avec les orcs." Ce sentiment s'est trouvé renforcé depuis que j'ai vu le DVDx4 de FOTR commenté par PJ et deux de ses collaboratrices, une co-réalisatrice et une scénariste. En effet, autant le réalisateur semble bien connaître son SdA dans la plupart de ses autres justifications, autant là il se plante sévèrement: PJ dit être persuadé que la scène d'adieu entre Frodo et Aragorn à Parth Galen (avec la bénédiction d'Aragorn qui laisse partir le Hobbit avec son Anneau) est un passage qui existe dans le livre... et ce sont sa co-réalisatrice et sa scénariste que l'on entend le contredire en expliquant que cette scène n'existe pas du tout chez Tolkien! Alors? PJ s'est-il mélangé les pinceaux après une grosse fatigue et a-t-il confondu avec Faramir? Peut-être bien ! Difficile à dire... En tout cas, une fois cette scène montée dans FOTR, il était difficile pour lui de refaire quasiment la même prise de vue avec Faramir. On sait de toute façon que PJ (d'après ses commentaires du DVDx4) ne voit aucun problème à déplacer des scènes par rapport au livre ou à faire dire aux uns les répliques des autres; l'essentiel pour lui étant que les extraits du livre auxquels il tient soient cités par l'un des personnages. En conclusion, pour la scène précitée, ce n'est sûrement pas la seule explication, mais c'en est peut-être une... Silmo |
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Je m'exprime uniquement et directement sur le message de Gil-Galad,ouvrant ce fuseau. Tu as surement vu le film en francais;en effet,en anglais (donc en version originale) Faramir n'est pas de mauvaise foi comme la voix de la version francaise le faisait supposer. Au contraire,le film respecte presque à la lettre le livre lors de l'episode du lac (Faramir veut faire tirer sur Gollum mais Frodo joue le role d'appat pour Gollum) ensuite,Faramir écoute Gollum,et semble comprendre quelque chose,il va apres ecouter Sam et Frodo discuter sur l'anneau,et leur fait prendre conscience du danger que lui-meme represente,ainsi que de la difficulté de la mission. IL decide de ne pas prendre l'anneau pour lui-meme,mais bien d'obéir aux lois de son payx,qui ordonne de ramener tout etranger trouvé en train de roder sur les terres de Gondor. Conscient du danger de l'anneau,il relache ensuite Frodo,Sam et Gollum,s'exposant lui-meme ainsi à une punition terrible. Cependant,il va plus loin dans l'obéissance que Tolkien ne l'avait ecrit,allant jusqu'a emmener les hobbits à Osgiliath. Rappelons que dans le livre,il a tout de meme un coté fort hostile,et il deteste Gollum,d'ailleurs il semblerait à juste titre. |
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Je suis tout à fait sensible à votre argument, peregrin took. Je pense que la version française (la seule que j'ai eu la possibilité de voir pour le moment, hélas) a pu avoir une grande importance dans la façon dont m'est apparu le personnage de Faramir. La voix, la diction, l'intonation, l'accentuation, la prononciation... nul doute que tout cela concourt efficacement au jeu de l'acteur et à ce qu'il essaie de faire passer, de dégager. J'attends donc de voir un jour ce film en VO pour faire la comparaison et peut-être découvrirai-je une performance d'acteur plus en accord avec ma vision d'un personnage d'une grande noblesse. Je serais d'ailleurs curieux de savoir si Lothiriel, qui a précisé ailleurs qu'elle appréciait beaucoup le passage du film avec Faramir (ce qu'elle a argumenté, selon moi, avec conviction et pertinence dans ce fuseau), peut apporter une remarque à ce propos entre VO et VF. |
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Gil Galad, je ne peux malheureusement rien dire de la VF, j'ai vu deux fois le film en VO (grâce à mon petit cinéma d'art et d'essai qui survit de mois en mois, merci merci merci!). désolée (et merci de votre aide dans un autre topic, au passage). |
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Peregrin took , je ne vois pas du tout les choses comme toi au sujet de la scène du lac . Pour moi le film en donne une toute autre vision que le livre . Comme j'ai déjà argumenté longuement là dessus dans un post du 04/01, je ne reviendrais pas là dessus . |