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le Conte de Noël qui m'est venu cette année à l'esprit n'ayant rien à voir avec Tolkien, amis avec l'univers d'un autre écrivain, en occurence Roger Zelazny, je préfère le poster ici plutôt que dans "Votre Nouvelle". ---------------------------------------------------------------------- Chapitre 1. New York 2003 De retour. Après dix-huit ans d'absence, j'étais de retour sur l'Ombre-Terre. Le fils cadet de Bill, Bryan, l'avait invité à passer les fêtes de Noël chez lui, dans sa nouvelle maison de Greenwich Village, et je l'avais accompagné. C'était la première fois que je quittais Ambre depuis ma libération. Encore convalescent, je retrouvais le plaisir des choses de la vie, banales, sans doute, mais précieuses et irremplaçables pour qui en a été privé pendant de longues années. le fumet d'un bon repas. les paroles simples d'un ami. les flocons de neige tombant sur vos épaules. Je déambulais dans les rues de New York. New York, ma ville dans cette Ombre. Ariane m'accompagnait, silencieuse. C'était son premier séjour dans ce qui fut si longtemps mon pays, et, malheureusement, peut être pas le meilleur moment pour une Française pour le découvrir. La guerre. La guerre avait créé des barrières entre les nations. Une guerre dans laquelle j'aurais sans doute été impliqué si ma vie avait suivi son cours terrestre. J'aurais servi Bush, certainement, comme j'avais autrefois servi Kennedy, Mac Arthur, Napoléon ou Turenne. Mais je n'étais plus maintenant qu'un étranger, et, bizarrement pour un vieux soldat sans scrupules, je m'en félicitais. Je n'aimais pas cette guerre, pour le peu que je connaissais d'elle. Et j'aimais la présence à mes côtés d'Ariane la française. Nos pas nous menèrent bientôt vers Rockefeller Center. Cet endoit n'avait pas changé. La même patinoire attirait les enfants sous le grand sapin illuminé que vingt, trente, ou quarante ans plus tôt. Les rires parvenaient à nos oreilles. Un cantique de Noêl résonnait dans l'air. Je me fis la réflexion que, cette chanson, c'était moi-même qui avais dû l'écrire. Il y avait si longtemps de celà... J'entraînai Ariane sur la patinoire. Elle était maladroite. Moi aussi. Elle riait. Les flocons de neige auréolaient ses cheveux noirs d'une douceur blanche. Immaculée. Je me pris à lui sourire. Longtemps, longtemps, nous avons marché dans la ville en fête. La Cinquième Avenue. Central park. Washington Square. Wall Street. J'étais riche, et j'avais été puissant. Plus puissant que le plus puissant des hommes. Pouvais-je dire à ce chauffeur de Taxi que celà n'apporte pas nécéssairement le bonheur ? Et sûrement pas la paix ? Je payai la course, sonnai. Bryan vint nous ouvrir. |
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Chapitre 2. L'assistante du Père Noël - Jouer quoi ? Le dîner, ce soir-là, fut agréable. Délicieux et sympathique, mis à part le fait que Mélanie continuait à bouder dans son coin. Nous discutions de choses, d'autres. Du passé, beaucoup. De l'avenir. Du mariage prochain de Bryan avec la rougissante Stéphanie, la petite Française, la soeur cadette d'Ariane. De son fère aîné, et de ses enfants. De sa mère trop tôt disparue. Je vis Bill essuyer une larme furtive à l'évucation de son épouse. Ariane glousser de plaisir lorsque je la félicitai pour sa cuisine. Nous étions heureux. - Pourquoi avez vous éteint la télé ? Je ne sais pas ce qui me prit. Je ne sais pas pourquoi je me mis à lui parler. De choses intimes, peut-être trop. De mon fils qui me manquait tant. De certains de mes frères, aussi. De musique et de guerre. Et de cette fête de Noël qui était si importante pour les gens de son monde. |
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Chapitre 3. La chambre 324
Et nous sommes paris. Manhattan. Hôpital Saint Paul. Il y avait des enfants gravement malades. D'autres hospitalisés pour de simples bobos. Certains avaient à leur côté des parents attentifs. D'autres étaient aussi seuls que des prisonniers dans leur oubliette. J'eesayais de m'oublier moi-même, de leur donner un peu de plaisir, un peu de bonheur. Comme pour racheter les méfaits que j'avais pu commettre tout au long de ma longue vie. la plupart savaient que je n'étais pas le Père Noël. Il savaient que je n'étais que l'envoyé d'une oeuvre de charité, chargé de les distraire un instant. Mais il me prenaient tel que j'étais. Comme un leurre, peut-être. Comme un mensonge d'espoir. Mais comme une image qui leur apportait quelques instants d'évasion. Et puis... Mélanie et moi avons continué notre tournée. J'ai raconté des histoires et chanté des chansons. Ringardes, à leurs oreilles, pour la plupart. Mais je les ai fait rire. Et pourtabt, dans ma tête, restait le regard de l'enfant de la chambre 324. |
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Chapitre 4. " C'est bien parce que c'est toi "
- Qui est cet enfant , Bryan ? Quest-ce qu'un homme comme moi pouvait trouver en ce petit garçon ? Je n'en sais rien. Peut-être avais-je trop souvent connu la solitude et côtoyer le désespoir pour ne pas les avoir reconnus dans ses yeux ? Peut-être savais-je trop bien ce que représentait la main tendue d'un ami lorqu'on se trouve au coeur de l'enfer ? je ne savais qu'une chose : je voulais ramener l'espoir au ceour de cet enfant. Lu amener la magie. Lui amener Noël. Le Père Noël. - Tu te fous de moi ? |
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Chapitre 4. Le visiteur d'un autre monde.
Mon frère salua cérémonieusement l'enfant, et sortit les cadeaux de sa hotte. Mais Adam ne regardait pas les cadeaux. Il regardait la magie. Il regardait le rêve. Il était devenu si important que le conte était venu, s'était déplacé jusqu'à lui. Je voulus m'éclipser, mais il me demanda de rester " parce que si tu as su faire venir le Père Noël, tu es vraiment le Prince Charmant". |
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Chapitre 5. L'Atout du Père Noël
Je restais assis sur un banc de Central Park, regardant les enfants rire en se lançant des boules de neige, et les amoureux s'embrasser sous la danse des flocons. Je tirai ma pipe, la bourrai, l'allumai. Le tabac me sembla amer. Comme la vie, en ce jour de Noël. J'avais voulu faire le bien, mais je n'étais sans doute pas très doué pour çà. J'avais voulu rendre heureux un petit garçon, mais je n'avais pas compri ce qu'il désirait vraiment. Le jour suivant, Bryan rentra très tard de l'hôpital. |