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une telle subtilité au 5ème degré pour un sous-sub-détail
Sosryko |
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"prendre plaisir à s'encanailler"! Joli Swing Kid. C'est exactement ce que j'ai ressenti :-D De tout ce qui précède, on peut conclure une chose : le monde se divise en deux catégories : ceux qui aiment le film de PJ et ceux qui ne l'aiment pas. :-D :-D :-D (Aargh! Non!!! Lachez pas les balrogs!! c'était pour riiiiiire!!!) |
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Smeagol: "Tu as vraiment trouvé le GH trop long ? " Ben, oui et non, pour te faire une réponse de normande que je ne suis pas. ;-) Dans l'absolu, s'il s'était agi d'un seul film d'aventures (TTT seul, je veux dire), ça ne m'aurait pas franchement gênée d'avoir un baston bien dantesque à la fin. Pourquoi pas. Le problème, c'est qu'il faut regarder l'ensemble de la trilogie de PJ. Le GH est, on la dit, LE Climax de TTT (avec une majuscule, s'il-vous-plaît). Mais en le montant ainsi en épingle, je trouve qu'on donne à cet épisode une trop grande importance par rapport au reste de l'histoire. Je maintiens que le double emploi est flagrant par rapport à la Bataille du Pelennor. Au lieu d'un siège un peu réaliste, on a une grosse bagarre qui se termine en mêlée, avec des ennemis innombrables, qui remplissent l'horizon. C'est exactement comme le Pelennor, si ce n'est que, évidemment, il FAUT encore faire plus grand, plus fort, plus impressionnant devant les portes de Minas Tirith, selon la règle des épisodes en enfilade. Au final, ben c'est la bataille du Pelennor qui me déçoit le plus, parce que l'exagération y est telle que je n'y crois plus une seconde. Je passe sur les incongruités genre lancer de nain (pourtant, j'avoue que la redite dans TTT m'a vraiment fait sourire de bon coeur... si, si), l'orc Olympique, le surf-bouclier, la tension du début de la bataille amenée par le martèlement du sol par les orcs et bousillé par un effet comique (le premier orc tué par hasard)... Je pense vraiment que l'ensemble de la trilogie aurait tiré bénéfice d'un peu plus de retenue à Helm. En durée et en esbroufe. Enfin... Dans le livre, Helm, c'est un chapitre sur 80 ! Et encore. A partir du moment où Theoden quitte Edoras jusqu'à l'issue de la bataille. On va me reprocher de faire une comparaison livre-film, mais clairement, le rythme n'est pas le même. Ce qui fait que le film est, au final, une AUTRE histoire que celle que j'ai lue, et que j'ai préférée. b. |
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Je rouvre boutique quelques instants. ;-) Je me suis bêtement vexé et emporté à plusieurs reprises sur ce fuseau parce qu’après trois ans de débats sur les films de PJ, ici ou ailleurs, la lassitude vient. Avec cette lassitude sonne le glas de la distanciation. On se fait plus irritable, moins tolérant des avis divergents (désolé Edoras) et des redites. Cette lassitude signale le besoin de passer à autre chose. Mais avant, je voudrais revenir sur la question de la critique constructive, car c’est un point très important. La règle de distinction arbitrairement établie par Edoras a pour conséquence de remettre en cause le fondement du travail critique, ni plus ni moins, d’où ma réaction abrupte. Ici se joue la définition de la critique de cinéma. Le travail du metteur en scène consiste à faire des choix, du début à la fin du processus de création d’un film, de la pré-production à la post-production (ceux qui se sont déjà lancés dans l’aventure d’un court-métrage ici le savent). Certains choix sont inspirés, d’autres non (une évidence qu’il semble pourtant nécessaire de répéter au vu du débat). Une bonne critique de cinéma consiste par définition à évaluer l’ensemble de ces choix à la lueur des sentiments que le film fait naître chez le critique. Pour le dire autrement, un travail critique qui fait le pari de l’approfondissement et refuse de demeurer en surface consiste précisément à refaire mentalement un film ; ce peut être à peu de choses près le même film que le réalisateur comme ce peut être un film différent. La critique est donc autant destruction (initiale) que construction (subséquente). Les trois seules contraintes qu’elle se doit de respecter sont : (i) une connaissance des propres contraintes techniques et logistiques du réalisateur, (ii) la sincérité et, (iii) une argumentation solide. Le critique en couchant ses réactions par écrit s’efforce de rationaliser les sentiments que lui inspire un film. Il aspire à la compréhension et à l’éclaircissement. A cet effet, il part de constats qui peuvent être de deux ordres : 1) Soit, il embrasse le film dans son ensemble. Dès lors, il détourne son regard de cet ensemble et rive ses outils aux détails. Il propose des changements épars, tout en restant à la surface des choses puisque sa réaction consiste en une acceptation du paysage mental proposé par le réalisateur. Il n’y a pas lieu pour lui de remettre en cause la structure générale du film. Faisant sienne cette-dernière, le critique adopte la logique interne du récit et raisonne en terme « d’utilité » ; il use des mêmes arguments que le réalisateur, dont il se fait le double, pour écarter les remarques contradictoires susceptibles de remettre en cause la vision d’ensemble. Il est capable de critiquer, mais sa critique est celle du détail. Smeagol et Edoras se réclament de cette approche. 2) Soit, deuxième catégorie/constat : L’édifice du film paraît bancal au critique; les fondations lui semblent incertaines. Il y a là quelque imperfection de fond. Dès lors, le critique s’interroge : d’où vient cette impression de déséquilibre ? Il demande alors à consulter le plan de l’architecte. Tout en étudiant ce plan, il prend du recul. Il force ses yeux à se déshabituer des lignes de l’édifice et son esprit à substituer à la vision que cherche à lui imposer le réalisateur sa propre vision. Il s’extrait du schéma de pensée proposé pour l’examiner d’en haut car c’est l’ensemble qu’il souhaite contempler grâce à la distance acquise, non les détails. Le critique s’astreint alors à un travail difficile, le seul pourtant qui soit valable à ses yeux puisque c’est celui à l’issue duquel l’édifice trouvera son harmonie. Ce travail consiste pour le critique à proposer des changements de structure. Il se fait là aussi double du réalisateur, non plus pour le défendre mais pour lui opposer sa propre vision. C’est vers cet idéal de la critique, qui se décline en deux versants, vers ces deux catégories non exclusives, que mes éditos ont tendu (sans jamais y parvenir de façon tout à fait satisfaisante). Mes critiques à l’encontre de PJ ont chacune participé de ces deux divisions. Certaines, celles qui soulignaient les défauts du film dans le cadre particulier d’un film d’aventure, appartenaient davantage à la première catégorie, où l’ensemble n’est pas remis en question, par le critique : il s’agissait de toutes mes critiques techniques, de mes critiques sur la lourdeur de la mise en scène (exemple : les fausses morts) et les problèmes de montage, de mes propositions de réduction raisonnable du temps consacré aux prouesses débiles de Legolas et aux combats, sans du tout supprimer ces-derniers, etc... D’autres de mes critiques se réclamaient plutôt de la seconde catégorie : il s’agissait des critiques remettant en cause le choix Pjéen du spectacle, comme ma proposition de suppression du Gouffre de Helm si cela s’avèrait nécessaire. Ces critiques du second groupe auxquelles l’édito 15 était en partie consacré trouvaient souvent leurs racines dans ma connaissance et mon interprétation du Seigneur des Anneaux de Tolkien. Elles dérivaient de ma conviction acquise que certaines métaphores et certains thèmes ne peuvent être correctement traités au cinéma qu’au prix d’une certaine quiétude et d’un effort de contemplation demandé au spectateur. Nécessairement, ces critiques remettaient en cause le choix initial de PJ du spectacle et se plaçaient sous l’égide de Ford, de Tarkovski (avec un i en français, et non un y comme en anglais, je me trompe souvent :) ) et de Visconti. Les deux catégories de critiques que j’ai schématiquement distinguées ci-dessus se valent et surtout se complètent, s’interpénètrent. Il n’y a pas d’approche que l’on peut écarter en disant « le film serait différent, non meilleur », car chaque catégorie d’approche tend à l’amélioration du film aux yeux du critique. Dans un cas, il croit qu’un changement fondamental est nécessaire ; dans l’autre, que seules quelques petites améliorations peuvent être apportées. Dans tous les cas, le critique refuse le relativisme et croit à la hiérarchie des valeurs. Il se représente son travail comme ayant un sens et une importance et comme pouvant être de quelque utilité au lecteur. Croire qu’il y a une hiérarchie entre ces deux méthodes, ces deux catégories, c’est faire preuve d’aveuglement ; c’est une réduction de l’horizon au nom d’une ultima ratio qui n’a pas de fondement rationnel ; c’est se mouvoir volontairement dans un cadre étroit. Lorsque toutes deux sont argumentées avec la même vigueur, ces méthodes se valent, car toutes deux sont fondées sur la sincérité du critique. A titre personnel, je dois confesser une petite préférence pour les critiques se réclamant de la deuxième catégorie (même si comme je l'ai dit, les deux catégories ne peuvent être réellement séparées dans un travail critique): en tant que lecteur, je trouve plus enrichissante les confrontations de vision argumentées entre le réalisateur et le critique. |
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Bonjour à toutes et à tous. Un petit coucou, juste pour dire qu'à la lecture des messages échangés sur ce fuseau, je me suis rappelé l'époque où étant beaucoup plus jeune, il m'arrivait d'entendre avec amusement certains échanges passionnés et parfois à la limite de l'engueulade entre d'excellents critiques de spectacles, dans l'émission "Le masque et la plume" sur France Inter, le dimanche soir. (:-D) Philippe. pour le moment silencieux, mais qui prend plaisir à parcourir le forum chaque jour. Je me ressource en ce moment dans la lecture du maître ( en version française ). ( Vient de terminer ma troisième lecture du Silmarilion et des contes et légendes inachevés, et je commence ma première lecture du livre des contes perdus que je découvre. ) J'ai pris aussi plaisir cette semaine à m'"encannailler" en allant revoir pour la 3ème fois le 3ème opus de M. Jackson . Chaleureusement votre. |
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Comment peut-il y avoir tant d'écart entre ceux qui sont sensibles à ces détails épars et qui parviennent à voir à trevares eux des émotions, et les autres, qui restent perplexe, qui ne ressentent rien devant ce film insipide, ce "squelette" froid et sans profondeur ? |
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sosryko, |
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Semprini, Je suis d'accord aussi avec ton début de message : on finit par être lassé et parfois désagréable (cf mon message précédent : désolé sosryko si je me suis emporté ! ;-) ). |