|
alors, j'aurais besoin de votre aide pour corriger la petite phrase que j'ai fait en sindarin : je voudrais dire : (la) gardienne du soleil j'ai trouvais ces quelques renseignments : protect: beria (v), berio (inf) je ne trouve pas le nom pour berio...et je ne sais pas s'il faut mieux utiliser nen ou uin.... merci de votre aide laurelin ps :bien que je sache que vous n'aimez pas trop les demandes de traductions, je requiers votre aide.... |
|
Il est impossible de parler/traduire/composer un texte en sindarin dans l'état actuel de nos conaissances. Les sites où tu as cru glaner des informations sur la "grammaire du sindarin" sont des grammaires fantaisistes. Il y a désormais une FAQ ici qui explique très bien le pourquoi et le comment de la chose. Edouard Kloczko |
|
ok, ok, mais j'aimerais bien avoir quand même une petite correction... |
|
je remonte mon sujet.... |
|
Je suis d'accord avec lui et désolé pour toi Laurelin, la traduction reste ( mais ne restera pas j'espère) impossible... |
|
C'est vrai que c'est dommage...mais la beauté reste tout de même dans le texte, tu t'approcheras peut être de la meilleure traduction possible, après tout personne ne peut te dire qu'elle est celle qui est la bonne :D |
|
Je nuancerai le propos d'Edouard: s'il est bel et bien impossible de vraiment traduire un texte suivi, faute notamment d'une bonne connaissance de la conjugaison, la syntaxe du groupe nominal est raisonnablement bien connue, ce qui suffit pour composer une expression. Pour "gardienne du soleil" nous aurons un problème de vocabulaire, mais pas de syntaxe: des expressions similaires sont bien connues, à commencer par Minas Anor "la Tour du Soleil" et Minas Ithil "la Tour de la Lune". La syntaxe du complément du nom est différente en français et en sindarin, il n'est pas possible de traduire littéralement. En sindarin, cette relation s'exprime souvent par la simple juxtaposition nom déterminé + nom déterminant. Si le déterminant est un nom commun défini, il est précédé d'un article : au singulier i, qui déclenche la mutation douce du mot suivant, ou plus souvent dans notre corpus l'article génitif en, qui entraîne la mutation mixte; au pluriel de in, qui entraîne la mutation nasale. Le premier nom ne prend pas d'article. Ainsi dans le corpus nous avons Condir i Drann "Maire de la Comté", Ernil i Pheriannath "Prince des Semi-Hommes", Narn en·Êl "Conte de l'Étoile", ered e·mbar nín "les montagnes de mon pays". Quand le déterminant est un nom propre, il n'y a pas d'article: l'inscription des portes de la Moria a ainsi Ennyn Durin Aran Moria "Les Portes de Durïn, Seigneur de la Moria". Dans tous les cas, le premier nom, le déterminé, ne prend pas d'article. Il existe d'autre structures moins fréquentes dans le corpus, cf. le fuseau Les articles... définis, indéfinis, génitifs, partitifs. Minas Anor "la Tour du Soleil" et Minas Ithil "la Tour de la Lune" que les noms de ces deux astres sont traités comme des noms propres en sindarin. Pour "la gardienne du Soleil", nous pouvons nous baser sur Minas Anor en substituant à minas "tour" un terme signifiant "gardienne". Le problème, c'est que nous n'en avons pas. Est-il possible d'en former un ? Peut-être, mais nous entrons dans le domaine de l'hypothétique. S'il n'y a pas de mot pour "guardien(ne)", il y en a peut-être un pour "guetteur", qui pourrait faire l'affaire : les deux notions sont proches, et le verbe tir- "regarder, guetter" a un dérivé tirith "garde" (cf. le nom Minas Tirith "la Tour de Garde"). Le Sindarin Dictionary de Didier Willis donne ainsi tirn "watcher" (à strictement parler un mot "noldorin", l'ancêtre du sindarin d'un point de vue externe), mais il est lui-même extrait du mot heledir(n) "martin-pêcheur", qui se retrouve en quenya sous la forme halatir(no). C'est un vieux composé signifiant à l'origine "guetteur de poissons"; Tolkien reconstruit sa forme ancestrale comme *khalatirno(/-ô) (LR:394). On peut en déduire que *tirnô signifiait "guetteur" dans la langue primitive, mais rien ne nous assure qu'il survit dans les langues ultérieures : il a pu rester fossilisé dans ce composé alors que le terme simple était remplacé. Ainsi en français, nous conservons blanc-seing alors que le mot seing est complètement sorti d'usage et remplacé par signe ou signal. Admettons cependant que le mot survive sous la forme tirn, et tirno en quenya. Le -o du quenya, est plutôt caractéristique du masculin, le féminin "gardienne" serait vraisemblement *tirne. Le sindarin ayant perdu ses voyelles finales, la différence y est estompée; mais il y existe d'autres suffixes pour marquer une différence de sexe, si nécessaire. Un suffixe de féminin courant est -eth, il s'oppose au masculin -on: nous avons ainsi elleth "femme, jeune-fille elfe" vs. ellon "homme elfe", ou adaneth "femme (mortelle)" formé sur adan "humain, homme (mortel)". Peut-être aurions-nous *tirieth pour "guetteuse". Nous obtiendrions ainsi Tirieth Anor pour "guetteuse du soleil", par extension "gardienne du soleil". Mais il faut répéter que c'est très incertain, il suffit de voir toutes les hypothèses qu'il a été nécessaire de poser ci-dessus. Enfin, il y aurait d'autres voies, spécialement celle de la composition, si le propos est de composer un nom. Elles aussi hypothétiques. B. |
|
Bon... disons plutôt Les articles... définis, indéfinis, génitifs, partitifs |
|
merci beaucoup Moraldandil pour l'aide que tu m'as apporté!! |
|
Hmmm... ce serait encore mieux si je n'avais pas écrit une bêtise pour ce féminin déduit "guetteuse" :-( Moraldandil, à la recherche de sa tête |