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Bonjour tout le monde ! Suite à une aimable proposition de Cédric, me voilà prof' de Quenya sur JRRVF ;-)! Leçon 1
Cénan elen. Elen vanima. Je vois une étoile. L’étoile est belle. 2) Vocabulaire du texte cen- : v. voir 3) Grammaire Nous n’avons que deux petites phrases, mais que de choses à dire déjà ! Commençons par parler du verbe. Dans la section “Vocabulaire”, il est long court nous (2) -nwe, -lve vous -lye -l
Dans la deuxième phrase, nous ne voyons pas de mot elfique pour le Nous remarquons que elen, dans ces deux phrases, est traduit une fois
Dernier point pour aujourd’hui : l’adjectif. En Quenya, il est très 4) Vocabulaire supplémentaire sil- : v. briller 5) Exercices Version Hláran ringa súre. Thème Il aperçoit le soleil. |
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5) Exercices J’entends le vent froid. Thème Tírro i anar. Voilou, j'espère avoir juste ! |
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Ah ! Je vois deux (petites) erreurs... |
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Euh... je ne vois que l'oubli d'accent sur Hlarmme-> Hlàrmme |
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Wahouu !! Suffise que je quitte mon écran quelques instants et voilà qu'une foule de messages s'y presse ;-) Pour les réponses à la leçon, je me suis fait doublé pour la première, mais je serai vigilant pour la seconde ;-) Cédric |
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Bonjour à tous, et félicitations pour cette initiative. Je ne ferai que quelques corrections au cours de Cayin. Sur les "affixes pronominaux": La seule forme clairement expliquée par Tolkien est -mme, qui est bien le pronom "nous exclusif". En revanche, il semble que le pronom "nous inclusif" soit -lme, contrairement à ce que EJK indique dans son dictionnaire (l'erreur est humaine). Dans le Seigneur laituvalmet "Louons-les tous les deux" a longtemps été pris pour une forme exclusive (Sam et Frodon ne se louent pas eux-memes), mais elle est plus probablement inclusive (les auditeurs sont appelés à les louer eux aussi). Les deux autres formes indiquées ici, -nwe et -lve, sont hypothétiques. La première peut etre ignorée, elle n'est pas clairement attestée. La seconde apparait dans omentielvo et est peut-etre un pronom duel "toi et moi" (par opposition à un "nous" générique). Au fait, ces marques pronominales ne peuvent suivre immédiatement une consonne (**hlarmme est impossible), il y a alors insertion d'une voyelle (cf. atarinya "mon père", et non **atarnya). Sur la conjugaison: il faut distinguer deux formes de présent, l'une dite "continuative" dans síla: allongement de la voyelle pour une verbe monosyllabique, et terminaison -a. C'est l'anglais "is shining", le français "est en train de briller". Il existe une autre forme de présent, plus appropriée pour le discours (certains l'ont nommée "aoriste", mais ce terme n'est pas de Tolkien lui-meme...). La conjugaison complète du verbe car- "faire" donne: carin "je fais", carit "tu fais", caris "il/elle fait", carimme "nous(1) faisons", carilme "nous(2) faisons", carilye "vous faisez", carinte "ils font". A cela on ajoutera les formes care "fait (sans pronom)", et carir "font" (sans pronom). Thème Il aperçoit le soleil: je dirais tiris i anar L'étoile froide brille: je suis d'accord avec i elen ringa síla La coupe est sucrée: d'accord avec yulma lisee, ou yulma na lisse si on veut absolument faire apparaitre le verbe etre (optionnel). Nous entendons: hlarimme. Je n'ai pas la science infuse, j'ai peut-etre fait quelques erreurs... Didier. |
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Merci beaucoup Didier pour tes précisions, car entre les deux sources dont je me sert (l'Encyclopédie et Ardalambion), on trouve souvent des points de vue divergents (EK ne mentionne pas certains points, ou en développe d'autres dont HF ne parle pas...). Cayin. |
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Je reviens rapidement sur un point ou deux de cette leçon que je n'ai pas bien saisi, avant de m'attaquer à la leçon 2 (merci Cayin ;-) Pour le "tableau des pronoms personnels enclitiques (ou affixes pronominaux)", je ne vois pas bien l'intérêt d'une forme courte et d'une forme longue. Peut-on utiliser les deux indépendamment ? Dernier point, si je reprends les remarques de Didier, ce même tableau devient Elle a de la "gueule" cette section "Langues Inventées" ! ;-)) |
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Puisque nous n'avons pas d'indications précises quant au niveaux de langue en quenya (familier, courant, soutenu...), nous sommes obligés de conjecturer, ce qui nous pousserrait à dire que les formes courtes sont, sinon familières, au moins moins "formelles" que les formes longues. Mais ceci n'est qu'une supposition... Cayin. |
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Je ne comprend pas bien...Si la marque de présent est -a, pourquoi ne traduit on pas "il aperçoit le soleil" par : |
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Il y a deux formes distinctes du présent. Certains l'ont appelé 1)aoriste et 2)présent. avant de parler des utilités des deux, parlons de leur construction. 1)peut seulement s'appliquer sur des verbes "basiques": CVC- (consonne-voyelle-consonne). Il se forme en rajoutant -e. Donc: Cependant, lorsque cette forme prend une terminaison enclise, comme -s, le -e final se transforme en -i-. 2)se forme en rajoutant -a, et en rallongeant la voyelle des verbes basiques ; pour les autres verbes, dont la racine se termine souvent(/toujours??) par -a, il n'y a pas de différence entre la racine et le présent du verbe. Attention: tiira ou tíra, mais tira tout court est un impératif. Le présent progressif dont parle Didier est le présent 2) et celui qu'il a conjugé a été appelé aoriste (rapport au grec, mais PAs de tolkien lui-même). Personnellement (ma grammaire du Quenya dit... - merci Edouard) J'utilise le 2), sauf pour des choses qui sont toujours vraies. Donc je pense plutot qu'il faut dire: Tiras i anar. Il regarde le soleil, un instant précis de l'espace tempas. Dieu regarde la terre: Eru tire Arda, intemporel. J'espère que je t'ai clarifié les choses... Greg |
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merci bien Greg. Je comprend mieux maintenant. |
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hmm, que de plaisir a lire ces lignes, merci a tous, pour les lecons. |