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Ayant relu le SdA et le Silmarillion je m'étonne d'une chose chez Tolkien les Héros, et la plupart des personnages secondaires je ne sait pas comment est faite l'organisation sociale des terres du milieu si on prends par race: les elfes ne peuvent etre que des rois, des guerriers ou des forgerons les hobbits: jardinier, "Shirrife", meunier, ou rentier les nains: guerrier mineur, ou forgeron les orques, n'en parlons pas et pour les humains: aragorn est un prince en exil, qui vagabonde en fait, il n'y a qu'a Bree ou l'on trouve une communauté viable pour les femmes, toutes races confondues, ce sont toutes des femmes au foyer, ou des filles en attente de mariage (Eowyn, elle, semble une exeption: elle tombe dans la categorie "hommes": prince et guerrier) ils vivent comment sur les terres du milieu?? vos avis? |
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Bonjour Banshees, Dans le chapitre "Le Gouffre de Helm", il est question des réfugiés du Rohan ( cultivateurs et autres paysans) qui sont cachés dans les grottes. Et à Minas Tirith, Pippin mentionne le départ des artisans, paysans, femmes et enfants, et en général toutes les personnes dont on peut se passer pendant un siège (afin de limiter le nombre de victimes). Nat, petite anonyme |
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Please, don't forget Ioreth...! Quand elle ne parle pas, elle travaille aux maisons de guérison. Et puis il y a aussi les pêcheurs (y'a pas que des pirates sur la côte) et les bûcherons (y'a pas que des elfes dans les bois). Plus simplement, les "héros" du SdA sont effectivement des gens qui n'ont pas un destin ordinaire et ça doit être normal qu'on ne parle pas (ou peu) des autres. Mais je souscrit quand même au message de Banshees à propos de l'organisation sociale, chez les humains en tout cas : car en dehors des cités de Gondor et Rohan, il n'y a guère que le village de Bree qui nous soit connu... On a comme l'impression que 90% de la population humaine est localisée près de la mer: le seul moment où j'ai vraiment eu le sentiment d'une population plus nombreuse, c'est quand Tolkien évoque les populations affolées par le passage de l'armée fantôme qu'Aragorn est allé rappeler en passant par le Chemin des Morts. Silmo |
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Oui et ça met à jour ce que j'ai toujours pensé être la faille du monde de Tolkien (qui se veut réaliste et cohérent): il ne me semble pas tenir la route d'un point de vue socio-économique. Exemple, une question qui m'a toujours dérangé: les rôdeurs sont des seigneurs qui vagabondent depuis mille ans dans un Arnor qui semble désert. Pourtant, il faut bien qu'il existe des communautés structurées pour les entretenir, des villages pour se nourrir, recevoir une éducation. Je ne peux pas croire qu'un groupe de nomades vagabonds pourraient maintenir la culture numenorienne vivace pendant plus de mille ans. Eithel |
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D'accord avec toi Eithel mais pour être complet, n'oublions quand même pas Dale et (puisqu'il était question de métiers) ses fabricants de jouets si merveilleux... |
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Tout a fait d'accord avec tout ce qui a été dit. Comme ça fait une semaine que je n'ai rien écrit, je vais me rattraper :-) Quand la compagnie descend vers le sud, elle marche pendant quarante jours sans rencontrer âme qui vive. Je veux bien que l'on soit très près de montagnes infestées d'orcs et loin des routes principales, mais quand même...Pas de village, pas de chasseur, pas de cueilleur, pas de pâtre, pas de cultivateur...Etrange. Les cartes de Tolkien ne montrent effectivement que les grandes citées. L'échelle n'est peut-être pas propice pour montrer les villages, mais une cité ne peut pas vivre sans des villages aux alentours où habitent les paysans qui apportent la nourriture. Ca ne marche certainement pas comme aujourd'hui. Je vois mal les paysans sortir de Minas Tirith tôt le matin dans leur charette, prendre le périphérique pour aller travailler au champs et revenir le soir :-). Les paysans de toute façon ne sont à mon avis pas assez riche pour s'offrir un logement en ville. Peut-être y a-t-il une sorte de bidonville autour de Minas Tirith, mais il n'en est pas fait mention et cela nuirait à l'image de la ville. Donc il doit necessairement y avoir des villages aux allentours. Grigan |
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je pense que c'est volontaire. Tolkien aimait manifestement à se pencher sur la description de morceaux de natures splendides, de landes que l'hommes n'avait pas encore foulé... les villes sont alors encombrantes. C'est comme tenter de parler d'un trajet dans la poudreuse sauvage des montagnes inaccessibles. Si tu décrit les touristes qui passent à côté sur la piste, tu brises l'enchantement. |
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Je veux bien croire,vinyamar, que Tolkien était plus attaché à la description de la nature quu'à celle des activités humaines, mais il s'est pourtant penché sur la "facette socio-économique" de la Comté. Alors pourquoi le faire pour la Comté et non le reste du monde? Dans le SDA, la Comté est décrite comme une société bien organisée, avec ses villages, ses artisans, ses commerces etc. Je pense qu'il s'agit d'un procédé littéraire qui symbolise le déclin de la civilisation dunédaine. Partout, les dunédains diminuent et la civilisation recule. Personnellement, je ne suis pas sûr qu'une description plus réaliste aurait nui au lyrisme de l'oeuvre et aurait produit un enchantement moindre. |
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euh, si la Compagnie ne croise personne, c'est peut-être aussi qu'ils font en sorte d'éviter les zones habitées pour ne pas se faire repérer par d'éventuels espions, non? Comme le lecteur suit les héros, il reste lui aussi à distance des communautés où vivent les gens... |
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euh, si la Compagnie ne croise personne, c'est peut-être aussi qu'ils font en sorte d'éviter les zones habitées pour ne pas se faire repérer par d'éventuels espions, non? Comme le lecteur suit les héros, il reste lui aussi à distance des communautés où vivent les gens... |
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Il est vrai que la Compagnie fait tout pour éviter les zones habitées, ceci expliquant alors peut-être pourquoi on ne nous parle pas de villages... Grigan |