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Je crois que s'il est un domaine qui n'est pas abordé en détail dans l'oeuvre de Tolkien, c'est celui de la politique. Dans un univers de Fantasy, tous les peuples semblent organisés en une monarchie bienveillante ou, à part un ou deux conseillers, le Roi décide seul des actes qui sont bons pour son peuple. Il n'y a pas véritablement d'institution, à part peut-être l'armée, d'une autorité plus ou moins affirmée. Qu'est-ce que cela vous inspire ?
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C'est vrai que mis à part le Conseil Blanc et les différents Roi je ne me rappelle pas d'allusion à des institutions ayant un pouvoir politique (ni église ou guilde quelconque). Ce sujet n'a peut être pas été développé par Tolkien dans le but de privilégier l'aspect "légendaire" des Terre du Milieu. Pour en revenir au Conseil Blanc il semble avoir un domaine d'action très limité, c'est à dire la lutte contre Sauron. D'ailleur le pouvoir du conseil est limité car il ne concerne que les elfes et les magiciens (enfin je crois). Par contre lorsque tu dit "tous les peuples semblent organisés en une monarchie bienveillante", la Comté ou le Pays de Bree ne sont pas des monarchies. De plus le terme de monarchie bienveillante me semble mal choisi, si dans le SdA les royaumes de Gondor ou de Rohan peuvent y coller je ne pense pas que les derniers temps de Numenor ou le Cardolan (sans parler de l'Angmar ou du Mordor) puissent être qualifié de "bienveillant"; |
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Il y a un exemple d'organisation politique assez développée par Tolkien, c'est celle du Rohan, dans les Contes et Legendes Inachevés (3em age), on y voit clairement les différentes prérogatives et obligations du Roi et des Maréchaux du Rohan. Sinon, si la plupart des pays sont en effet des monarchies, ce n'est pas non plus le cas d'Esgaroth, dirigée par un "Maître", peut-être élu par le peuple, ou au suffrage censitaire (ou même par les marchands). |
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Je suis d'accord avec Vallis lorsqu'il dit que Tolkien n'a pas énormément développé l'aspect politique afin ne pas nuire à l'aspect "légendaire" de la Terre du Milieu. Vallis > Pour en revenir au Conseil Blanc il semble avoir un domaine d'action très limité, c'est à dire la lutte contre Sauron. D'ailleur le pouvoir du conseil est limité car il ne concerne que les elfes et les magiciens (enfin je crois). En effet, la mission du Conseil Blanc est la lutte contre Sauron. Par contre, je ne suis pas tout à fait d'accord quand tu dis que leur domaine d'action est limité aux Elfes et aux "magiciens" (les magiciens, ce sont eux, non ?), d'ailleurs Denethor et Théoden semblent bien connaître Gandalf, même s'il ne l'apprécient pas particulièrement (du moins au début, pour ce qui est de Théoden). Vallis > Par contre lorsque tu dit "tous les peuples semblent organisés en une monarchie bienveillante", la Comté ou le Pays de Bree ne sont pas des monarchies. Exact, bien que la Comté (et peut-être Bree) étaient à l'origine sous la protection des Rois d'Arnor... Vallis > De plus le terme de monarchie bienveillante me semble mal choisi, si dans le SdA les royaumes de Gondor ou de Rohan peuvent y coller je ne pense pas que les derniers temps de Numenor ou le Cardolan (sans parler de l'Angmar ou du Mordor) puissent être qualifié de "bienveillant"; Effectivement. Je ne sais pas si le règne de Denethor était "bienveillant"... Leo > Il y a un exemple d'organisation politique assez développée par Tolkien, c'est celle du Rohan, dans les Contes et Legendes Inachevés (3em age), on y voit clairement les différentes prérogatives et obligations du Roi et des Maréchaux du Rohan. Tout à fait, je crois d'ailleurs que les chapitre Désastre du Champs d'Iris et Cirion et Eorl donnent également quelques informations d'ordre politique sur le Gondor. Leo > Sinon, si la plupart des pays sont en effet des monarchies, ce n'est pas non plus le cas d'Esgaroth, dirigée par un "Maître", peut-être élu par le peuple, ou au suffrage censitaire (ou même par les marchands). Tolkien a laissé pas mal de zones d'ombre, mais ça fait partie du charme de la Terre du Milieu, de devoir rechercher les informations éparpillées à travers les ouvrages et d'essyaer de les réunir pour comprendre tel ou tel aspect de sa création. D'ailleurs, au passage, on ne sait pas grand chose non plus sur les Nains, si ce n'est qu'ils étaient, eux aussi, réunis sous l'autorité de Rois. Il y a aussi des peuples moins "organisés" : les Ents (quel est le statut de Fangorn, on sait juste qu'il est "l'aîné"), les Drúedain (qui ont des "chefs", organisation de type tribale), ... Sinon, la FEE propose un article d'Etienne Aouzou sur "l'organisation militaire des territoires septentrionaux du Gondor" (http://www.multimania.com/lafee/feerik/gondororga.html) qui fournit quelques infos d'ordre politique. Toko |
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Juste un petit mot pour dire que la prédominance de la monarchie comme système politique est sûrement dû à des raisons de cohérence et de crédibilité, ce genre de gouvernement (royauté, empire, ...) ayant été le plus fréquent dans la plupart des civilisations depuis l'antiquité jusqu'au XVIIIe siècle (à part de très rares exception comme la République d'Athènes). Toko |
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je tenais juste à réagir à ces propos de Vallis: "je ne me rappelle pas d'allusion à des institutions ayant un pouvoir politique (ni église ou guilde quelconque)". Si, en effet, ce genre d'institutions sont rares, on peut quand-même dénombrer plusieurs organisations ressemblants à des guildes: tout d'abord, bien sur, les Gwaith-i-Mirdain, les Forgerons Elfes d'Eregion, mais aussi la Guilde des Aventureux de Numenor, et la Corporation des forgerons-armuriers, toujours à Numenor (dans la Description de l'Ile de Numenor.) ps: Il y a aussi eu la ligue, l'alliance des Nains et des Hommes dans le nord (même si cela est plus du ressort d'une alliance classique). |
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Je m'incline Leo et je n'âi plus qu'a relire certains passages. Toko: Par contre, je ne suis pas tout à fait d'accord quand tu dis que leur domaine d'action est limité aux Elfes et aux "magiciens". |
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Vallis > L'expression de domaine d'action limité n'étaient pas adapté, je voulais juste parlé des membres du Conseil Blanc, si je ne me trompe pas il n'y a que des Elfes et les Istaris qui y participe, ce qui limite leur action et leur influence auprés de certains royaumes. En revanche tu a raison en ce qui concerne le poids politique du Conseil auprés des royaumes Dunedain. On s'était mal compris, mais nous sommes d'accord ! D'ailleurs, si seuls les Elfes et les Istari participaient au Conseil Blanc, c'est justement du fait des élémnts que j'ai cité précédemment (chute du Royaume d'Arnor, succession des Intendants à Gondor)... D'ailleurs est-il évoqué, ou même suggéré, qu'Aragorn participait au Conseil Blanc ? Toko |
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Leo > on peut quand-même dénombrer plusieurs organisations ressemblants à des guildes: tout d'abord, bien sur, les Gwaith-i-Mirdain, les Forgerons Elfes d'Eregion, mais aussi la Guilde des Aventureux de Numenor, et la Corporation des forgerons-armuriers, toujours à Numenor (dans la Description de l'Ile de Numenor.) Effectivement, ces guildes sont bien attestées mais elles ressemblent plus à des groupes de pression plutôt qu'à des associations ou des fédérations ayant un véritable pouvoir plitique (Sauf peut-être en Eregion où Celebrimbor semble avoir eu avec ses "Orfèvres Elfes" une part active dans la direction du "royaume") |
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Et pour répondre à la question de Toko sur Aragorn et le conseil Blanc, la réponse à mon avis est non, car Aragorn ne rencontre Gandalf pour la première fois que trois ans après la réunion du dernier Conseil Blanc de 2953 TA( il a alors à peine 22 ans et il avait quitté la maison d'Elrond deux ans avant pour une longue errance dans les terres sauvages, on ne peut donc même pas imaginer Aragorn en jeune suivant d'Elrond au Conseil Blanc). Isengar |
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Pour revenir au message initial de Cédric, je crois qu'une des raisons pour lesquelles Tolkien ne s'étend pas sur l'aspect politique de son monde est que par définition toute tentative de créer une utopie décrivant un système politique s'avère vain quand il s'agit d'appliquer ce système au monde réel. On sait ce que le désir d'organiser une société soit disante parfaite sur terre a donné: Le totalitarisme. Par ailleurs je crois me souvenir que Tolkien a dit dans une de ses lettres qu'aucun système politique ne lui convenait, mais que s'il devait en choisir serait à la rigueur une sorte de royalisme. Mais Tolkien lui-même montre qu'il n'est pas dupe quand il décrit, dans sa tentative avortée de donner une suite au SdA, une royauté où tout ne se passe pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. |
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Je me permets juste de "ressusciter" cet ancien fuseau, qui ne manque pas d'intérêt... Cordialement, Hyarion. |
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J'ai fais quelques petits coups d'oeil vers mes livres et voici ce qui en ressort. En définitive, il est précieux de constater que les apparences sont parfois trompeuses quant à, par exemple, la monarchisation du monde dans les Terres du Milieu. Voici la liste des Etats ou potentats recensés, suivant leur alignement. Numenor : Monarchie absolue quoi que non totalitaire. La seule obligation du Roi est d'ordre religieux (le culte d'Eru au sommet de la plus haute cime de Numenor, ce qu'ils cessèrent de faire sur la fin, preuve de la faiblesse de l'obligation) Le Cardolan a semblé devenir un grand n'importe quoi avec des princes se sautant à la gorge mutuellement pour étriper le pouvoir plutôt que de s'en emparer. Quant aux Terres sous l'Ombre, je crois qu'il est indécent de vous en exposer le mode de gouvernement !!! |
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Désolé, mais je dois marquer mon désaccord sur plusieurs points : - Numenor : Monarchie absolue quoi que non totalitaire. La seule obligation du Roi est d'ordre religieux Vu les récits (notamment Aldarion and Erendis, Unfinished Tales), mais également ce qu´on sait du dernier roi, et également des pouvoirs du Conseil, on est dans le quasi-totalitaire; - Gondor : Sur la fin, fédération d'états princiers relativements indépendants. La preuve : l'intendant ne peut obliger à des levées en masse ni à abandonner la défense de certaines zones exposées comme les côtes pour ce concentrer là où frappera Sauron : Minas Thirit. Pas d´accord : préserver des troupes pour la défense de territoires qui pourraient être ou qui sont directement menacés (ex: Dol Amroth), ce n´est pas faire preuve de manque de pouvoir, mais de sagesse; - Lorien : Si mes souvenirs sont bons, il ne s'agit absolument pas d'un royaume. Si Galadriel et Celeborn y sont influents, ils n'en sont absolument pas les autorités supérieures. Lorien serait donc, a priori, une forme de république Faux : ... for they [Galadriel and Celeborn] said that they were only guardians of this small but fair realm ...(UT, p. 316) Nous sommes donc en présence d´une régence; - Fondcombe : On obéit au maitre de maison mais celui-ci n'exerce aucune contrainte à ses invités. Bref, ce serait dsavantage un système communautaire version "hippie" ! Sur quoi te fondes-tu pour affirmer cela ?? - Eregion : Pas de roi ni de prince là, seulement une union d'artisans et de fournisseurs. Une forme de conseil de guilde, à défaut de la preuve d'autres liens, sembla y régner. Une forme primitive de démocratie indexé à la puissance et au talent de chacun... tout cela est également contredit par l´histoire de Galadriel et de Celeborn dans les UT. |
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J'avais oublié Fondcombe :-) Je comprends ton analyse, mais je trouve que c'est une interprétation un peu forcée du manque d'éléments à notre disposition. Pas de troupes à Fondcombe ? cela me semble aller à l'encontre du rôle militaire d'Elrond au 2ème et 3ème Âge. Pas de frontières définies ? c'est le val de Fondcombe, non ? Il y a aussi la rivière Bruinen, ... Je glisse au passage que je n'aime pas du tout cette traduction, je préfère de loin Rivendell, ou mieux, Imladris ... mais c'est évidemment purement subjectif ;-) |
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Désolé, mais je dois marquer mon désaccord sur plusieurs points : - Gondor : Sur la fin, fédération d'états princiers relativements indépendants. La preuve : l'intendant ne peut obliger à des levées en masse ni à abandonner la défense de certaines zones exposées comme les côtes pour ce concentrer là où frappera Sauron : Minas Thirit. Pas d´accord : préserver des troupes pour la défense de territoires qui pourraient être ou qui sont directement menacés (ex: Dol Amroth), ce n´est pas faire preuve de manque de pouvoir, mais de sagesse; - Lorien : Si mes souvenirs sont bons, il ne s'agit absolument pas d'un royaume. Si Galadriel et Celeborn y sont influents, ils n'en sont absolument pas les autorités supérieures. Lorien serait donc, a priori, une forme de république - Fondcombe : On obéit au maitre de maison mais celui-ci n'exerce aucune contrainte à ses invités. Bref, ce serait davantage un système communautaire version "hippie" ! - Eregion : Pas de roi ni de prince là, seulement une union d'artisans et de fournisseurs. Une forme de conseil de guilde, à défaut de la preuve d'autres liens, sembla y régner. Une forme primitive de démocratie indexé à la puissance et au talent de chacun... |
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Bon, la majorité des points sont manifestement des questions d'interprétation. Néanmoins : -Lórien : je n'ai jamais dit que Galadriel était couronnée. Mais que sont les gardiens d'un royaume (guardia? |
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Zut, erreur de manipulation, on recommence : Bon, la majorité des points sont manifestement des questions d'interprétation. Néanmoins : -Lórien : je n'ai jamais dit que Galadriel était couronnée. Mais que sont les gardiens d'un royaume (guardians of this realm), le royaume des anciens rois ? Le terme "régents" (ou "intendants" si tu préfères) s'impose; -Eregion : il est clairement dit dans les UT qu'Eregion était gouverné par Galadriel et Celeborn, jusqu'à ce que Celebrimbor et sa guilde, sous l'influence de Sauron, rejettent leur autorité. Plus globalement, ce qui me pose aussi problème, c'est le fait d'appliquer des catégories relevant de la science politique moderne à des réalités appartenant non seulement au passé, mais en plus à un monde imaginaire. |
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Dior, juste un petit mot. L'emploi du terme "totalitaire" pour désigner la monarchie numenoréenne, n'est-il pas un brin abusif et anachronique ? I. |
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Anachronique ? bien sûr, mais je ne faisais que reprendre un terme utilisé par Thorin II. Je te renvoie à ma remarque sur les catégories, ci-dessus. Abusif ? certainement, "absolue" serait plus adapté (mais serait tout aussi anachronique) :-) |
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Certes Fondcombe n'est pas sans défenses ni défenseurs mais ceux-ci sont libres. A la limite, il me semble cohérent de dire qu'Imladris (c'est plus beau, je suis d'accord) est une sorte de point de chute pour aventuriers las et esthètes de tous poils, une maison accueillante et attachante dont les invités deviennent plus ou moins des résidents temporaires heureux de vivre en paix quitte à repousser les malandrins. Elrond a un réseau d'espions (il y est fait mention lors du départ de la Communauté) mais là encore il ne semble que personne ne puisse dire "je suis d'Imladris" comme d'autres personnes diraient "je suis du Gondor"... Fondcombe n'est pas un état ni un pays, c'est une sorte de noeud de bonnes volontés (anneau...). Le terme totalitaire a été utilisé à bon escient puisque tu sembles me faire une remarque à ce propos par la suite : C'est une monarchie absolue du fait des pouvoirs étendus des rois et de leur prestige mais les Rois n'en usent pas dans la plénitude de leurs possibilité... Au départ. Puis, lentement, avec la chute de la moralité de Numenor, le pouvoir se fait plus rigide et cassant jusqu'à devenir clairement autocratique et totalitaire à la toute fin de l'Ile. Quant, enfin, à Eregion, la Guilde repousse le potentat de Galadriel et Celeborn mais la Guilde se commande elle-même par des biais de démocratie de compagnonnage... Bref, ce que je voulais souligner avant tout c'est que ni chez les Elfes ni chez les Hommes ni même chez les Nains on puisse dire que l'oeuvre de Tolkien est une apologie de la monarchie, que ce type de gouvernement n'est même pas majoritaire en nombre d'états "libres" et qu'il y a une diversité beaucoup plus importante qu'il n'y parait de régime politique... Histoire notamment de couper l'herbe sous le pied de certains détracteurs aussi bêtes que zélés ! |
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Si nos positions divergent quant à l'interprétation, je te rejoins largement quant à la conclusion :-) |
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Si Imladris paraît être avant tout un point de chute pour aventuriers las, n'est-ce pas avant tout parce qu'il est décrit du point de vue de ces aventuriers ? Sans description précise de son régime politique ( euh... soit dit en passant, si Elrond n'est pas le roi d'Imladris, il en est néanmoins le "seigneur", du point de vue de son pouvoir comme du protocole... ). Et il n'y a aucune honte à être monarchiste ! |
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Certes il n'y a pas de honte, mais Tolkien et son oeuvre sont souvent décris par les ignares comme étant une gigantesque apologie de la monarchie... |
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D'ailleurs Imladris n'est pas un état, ni un royaume, mais une simple propriété. Elrond peut être considéré comme un seigneur, je le perçois aussi comme un simple "maître de maison". Quant à son pouvoir, il n'en exerce aucun sur ses hôtes, comme Thorin le souligne. Il ne semble pas exercer de pouvoir politique proprement dit en Terre du Milieu, sinon qu'il est membre du Conseil Blanc. Mais, comme l'a rappelé Vallis, ce Conseil n'est pas présenté comme un organe de pouvoir, mais comme une sorte de "conférence internationale" (si je peux me permettre ;-P), qui transcende les différentes composantes politique de la TdM, et qui n'a en charge que la gestion d'un problème précis : la menace de Sauron. Il semble davantage consultatif que décisionel. Il ne légifère pas en tout cas. Le pouvoir d'Elrond s'exerce par contre sur la nature à l'intérieur de son domaine. On a vu naguère passer un fuseau dissertant de la nature de son influence sur les crues de la rivière. :-D Ce serait donc un pouvoir plus "elfique" que politique, "humainement" parlant. :-D Quant au système monarchique, ma foi, il n'y a pas plus de mal à être monarchiste qu'à ne pas l'être. Le système de gouvernement idéal n'a toujours pas été inventé (bien que mon coeur penche davantage en faveur de la démocratie parlementaire, nonbstant tous ses défauts, beggin' your pardon, Lambertine :-D). (Et le système médiéval islandais n'est pas mal non plus, tiens. Ni l'organisttion informelle et libertaire des aborigènes australiens. Rappelons donc ces mots éclairés de Semprini : "Par ailleurs je crois me souvenir que Tolkien a dit dans une de ses lettres qu'aucun système politique ne lui convenait, mais que s'il devait en choisir serait à la rigueur une sorte de royalisme. Mais Tolkien lui-même montre qu'il n'est pas dupe quand il décrit, dans sa tentative avortée de donner une suite au SdA, une royauté où tout ne se passe pas pour le mieux dans le meilleur des mondes. " Ah oui, encore un tout p'tit détail! MJ avait, ailleurs, en d'autres temps, établi un pertinent parallèle entre l'organisation politique de la Comté, et celle des peuples saxons du haut moyen-âge. Saurez-vous le retrouver? :-D |
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J'ai quand même du mal à imaginer l'Elrond du SdA - pas celui du Hobbit - comme un "simple" maître ne maison. Et s'il n'exerce pas de pouvoir sur ses hôtes - la Reine Elisabeth n'en exerce pas non plus sur Chirac en visite officielle - rien - à ma connaissance - ne dit qu'il n'en exerce pas sur ses "administrés". Et une "monarchie" peut aussi être "parlementaire". C'est d'ailleurs le cas d'à peu près toutes les monarchies contemporaines. A commencer par le pays natal du Professeur... ( mais si j'suis monarchiste, j'suis pas intolérante, hein, Melilot ? ). Pour Esgaroth : c'est effectivement une sorte de "république élective" à l'époque de Bilbo ( ... et les électeurs m'ont l'air de ne pas avoir mieux choisi leur maître que... bon... je m'égare... ) mais il me semble qu'après la bataille des Cinq Armées et les exploits de Barde, elle redevienne une part du Royaume de Dale. |
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Sûr, Lambertine! :-D (Et j'espère que moi non plus, enfin, j'essaie!) Mais qui seraient les "administrés" d'Elrond? Les membres de sa "maison", au sens : parenté et clientèle? Tout ça reste assez vague. Il n'est pas du tout fait mention d'un petit peuple d'artisans, cultivateurs et commerçants autour de Rivendell. L'endroit est plutôt décrit comme isolé, caché, désert (point de vue "peuplement", s'entend). Quels indices pourraient nous faire croire qu'il y en a? Peut-être le fait que la maison (au sens "demeure"), doit bien avoir été construite, être régulièrement entretenue, fournie en biens et en nourriture? Mais encore une fois, puisque les Elfes sont un peuple doué et actif, quels autres indices pourraient empècher Thorin d'imaginer un système de style communautaire, où chacun assumerait sa part selon ses compétences, doublé d'échanges commerciaux avec Dale ou Mirkwood? Probablement aussi doit-il y avoir des serviteurs, comme chez Thranduil dans la Forêt Noire (et aussi bons vivants j'espère. Hips!) Elrond en "maître de maison", bien sûr, ce n'est pas le vieux Butterbur/Poiredebeurré! :-D Il reste tout de même un haut personnage, issu d'une noble lignée, et tout le toutim. Mais, tel que décrit dans le SdA tout au moins, Tolkien ne le présente pas en grand seigneur, régissant ses domaines, ni comme un dirigeant politique (au contraire de Theoden et Denethor). Il apparait simplement comme un hôte, tenant table et maison ouverte à tout qui en a besoin. (Evidemment, hors son rôle d'hôte décrit dans le roman, rien ne l'empèche non plus d'exercer d'autres activités de seigneur féodal) ;-) Quant au reste ... ben oui, ça peut se discuter ... Vaut-il mieux un système monarchique équilibré par les pouvoirs d'une assemblée élue? Ou un système démocratique qui permet à des dictateurs ou à des crétins manipulés par de puissants lobbys financiers de s'emparer légalement du pouvoir. Pfffff! Va savoir! La solution doit être ailleurs ... Mais vaut mieux qu'on discute de tout ça en privé, autour d'une table bien garnie et de quelques bonnes bouteilles de liquide fermenté, à la hobbitte! Sinon, tel que c'est parti, ce fuseau va déraper dans les secondes qui viennent! :-D :-D :-D |
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Melilot : "Il n'est pas du tout fait mention d'un petit peuple d'artisans" Certes, chère Melilot. Mais il a bien fallu trouver quelques gentils forgerons quelquepart pour reforger les tronçons de Narsil... I. |
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Juste! Mais Elfes libres et consentants (les forgerons forment une caste hautement respectée dans pas mal de culture. Ceux qui forgèrent les anneaux de pouvoir l'étaient aussi ;-P)? Ou "administrés" au service d'Elrond? Hé! (Oh dis, essaie de venir en septembre, dis, sssssss'il te pppplllait (imagine les grands yeux implorants qui vont avec!). ) |
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bonjour a tous je me permet de faire remarquer que la comté est(ou plutot était) une monarchie comme c'est dit dans la comunauté de l'anneau chapitre 3 (au tout début). "La Comté n'avait guère a cette époque de "gouvernement"." il y avait donc un roi qui régissait la comté, elle n'était pas une province d'un plus grand royaume. Angol |
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Angol : je me permet de faire remarquer que la comté est(ou plutot était) une monarchie comme c'est dit dans la communauté de l'anneau chapitre 3 (au tout début). Je crois que tu te trompes, dans la citation il est dis que les Hobbits étaient sujets du Royaume du Nord, que leur Roi était le souverain de ce royaume et non que la comté était une Monarchie elle-même. The Fellowship of the Ring - Livre I, chapitre 1 "Concerning Hobbits" Je ne crois pas qu'un roi se fasse choisir par la population ;) de plus il est clairement écrit "to hold the authority" que je traduirai par "détenteur de l'autorité du roi en attendant son retour". Le rôle du Thain est plus proche de celui de l'Intendant du Gondor que du Roi lui-même (voir même, celui de Connétable de la Comté). J'ai comme un doute sur la véracité de mes dires... La Comté en tant que telle (An 1 de la Comté = passage du Brandevin par "Marcho and Blanco" = 1605 T.A.) n'a jamais été incluse dans le Royaume du Nord (sauf avec la reprise en main d'Elessar) si la date de partition est juste, pourtant : But in that war the North Kingdom ended; and then the Hobbits took the land for their own Julien - Elwë Ier |
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merci de cette expliquation |
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Les Hobbits sont sujets au royaume du nord et quelques lignes apres que ce n'est pas le cas.. C'est une incohérence dans mes souvenirs. Il est dit dans le texte que les Hobbits étaient sujets du Royaume du Nord, pourtant au moment de la fondation de la Comté (1601) ce Royaume n'existe plus en tant que tel (partition : 841). Petit rappel : L'Arnor est en effet un Royaume. Il est fondé par Isildur en Terre du Milieu à son arrivée, après l'Akkalabeth, avec son père et son frère à la fin du 2e Age, ce qui est assez connu de tous . Ce qui est moins connu, c'est la date de disparition de l'Arnor. En effet, celle-ci est souvent assimilée à la chute de Fornost, capitale de l'Arthedain, et la conquête du Nord par le Witch-King d'Angmar en 1975 T.A. (celui-ci perdra à son tour la bataille de Fornost face aux armées du Gondor sans que le Royaume d'Arnor ne soit refondé). La disparition officielle du Royaume du Nord est bien plus ancienne : elle date de 861 T.A. quand il fut divisé en trois "principautés/royaumes" : - L’Arthedain (chute en 1975 T.A. et mort d'Arvedui, dernier roi). => Chacun disparurent les uns apres les autres sous les offensives du Roi-Sorcier, les Dunedain préferant une stratégie de "points d'appuis" (comme Amon Sul) qui leur sera tres préjudiciable! (comme l'armée française à Dien-Bien-Phu en 1954, mais ceci est un autre débat). Julien - Elwë Ier |
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Il n'y a pas forcément d'incohérence dans tes souvenirs puisque les hobbits étaient déjà dans le Royaume du Nord avant la "fondation" de la Comté. Ils étaient donc bien les sujets du grand Roi mais ils étaient divisés (entre les Forts, les Pâles et je sais plus quel autre groupe). |
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La date de 1975 (j'ai 74, moi...) est bien donnée comme celle de la Fin du royaume du Nord (appendices bourgois p 89 et Home 12 p 232). Il semble que la partition de 861 n'est pas considérée comme la fin officielle. On peut émettre des hypothèses sur ce choix de date: Les rois d' Arthedain sont restés jusqu'à la fin des descendants directs d'Isildur alors que dans les deux autres royaumes, la lignée royale s'est éteinte plus vite. On peut peut être penser que, même si l'Arnor unifié n'existe plus, il continue à perdurer tant qu'il y a des descendants de sa lignée royale, surtout s'ils se considèrent comme légitimement habilités à réunifier l'ancien Arnor sous leur autorité? De plus, en 1974, la victoire du roi sorcier est remportée contre l'arthedain, les deux autres royaumes ont déjà disparu en 1409. La disparition de l'Arthedain, seul royaume restant, marque alors la fin " définitive" du royaume du nord et de l'espoir de le reconstituer (sauf par la lignée d'Aragorn, bien sur :o) ) |
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Décidément, j'ai bien fait de "ressusciter" ce fuseau : il est encore plus intéressant maintenant... :-) Cordialement, Hyarion. |
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Les Hobbits se sont installés dans ce qui deviendra la Comté pour mettre en valeur un pays laissé non à l'abandon mais à un état de culture inférieur à ce qu'il pouvait porter. C'est au roi d'Arthedain -en premier, Arfgeleb II- (que, sans recul historique, les Hobbits appellent le Roi du Nord) que les Hobbits doivent leur allégeance. D'ailleurs, à la bataille de Fornost, ils fournirent un contingent d'archers (200 ou 300, pas de quoi attirer l'attention à l'échelle stratégique). |
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Elwë: >>>> il est clairement écrit "to hold the authority" que je traduirai par "détenteur de l'autorité du roi en attendant son retour". Le rôle du Thain est plus proche de celui de l'Intendant du Gondor que du Roi lui-même (voir même, celui de Connétable de la Comté). Pour la traduction 'officielle', voila ce qu'on a, cher Empereur :-)): SdA tome 1, chapitre I. DES HOBBITS, page 14: On pourrait aussi y ajouter le passage suivant: SdA tome 1, chapitre III. DE L'ORDONNANCE DE LA COMTE, page 21: Ledoux est plus prudent que toi Elwë, car il n'est pas tout à fait question dans le texte original d'attendre le roi disparu mais seulement d'y substituer une autorité qui détienne le pouvoir et maintienne les mêmes lois, anciennes et justes (l'esprit pratique des Hobbits). Cela n'empêche pas que le "Retour du Roi" soit ensuite ressenti comme une bonne chose par les Hobbits si cela leur apporte la paix et que cela ne change rien à leurs habitudes (ils gardent d'ailleurs leur Thain et leur Comput). Pour les dates, les Appendices du SdA donnent (pour le Troisième Âge)- extraits des tables: 1601 (franchissement du Brandevin par les Hobbits) 1630,vers (rejoins par les Stoors) 1636 (Grande Peste) 1940 (...Où l'on comprend la nécessité de l'entretien des communications demandé aux Hobbits) 1944 1945 1974 (le dernier roi est vaincu et le royaume disparait) 1975 (le dernier roi meurt un an après la chute de son royaume) voila pour la différence 1974/1975, Romaine :-)) 1979 (nomination du 1er Thain, 5 ans après la chute du Royaume) Petite précision pour Angol: 2340 (nomination du premier Touque comme treizième Thain) En conséquence, le Thain n'a pas toujours été un Touque :-) Bizarement, on lit plus loin... 2683 (Isengrain II devient le dixième Thain) Le 10ème Thain arriverait alors 343 ans après le 13ème ?!?!?! Silmo |
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Romaine, j'ai donné ci-dessus les dates des tables de l'appendice B, mais le 1er appendice au SdA, sur les Rois de Numénor, donne, pour la Lignée du Nord, la date de 1974 pour la mort d'Arvedui... petite 'incohérence' donc ... Si on récapitule, les Hobbits ont eu pour rois (avant Elessar): - Argeleb II, depuis leur arrivée en 1601 jusqu'à la mort de ce roi en 1670 |
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C'est plus fort que moi, faut toujours que je fasse des post à répétition pour encore et encore rajouter un petit truc...) :-)) Les années 1940 à 1944 sont importantes puisqu'Arvedui épouse la fille du roi du Gondor Ondoher... c'est donc que la légitimité d'Arvedui sur l'Arnor était encore reconnue (d'où la réouverture des échanges Nord-Sud) la revendication de ce titre par les rois d'Arthedain remontant au règne d'Argeleb 1er : "In the days of Argeleb son of Malvegil, since no descendants of Isildur remained in the other kingdoms, the kings of Arthedain again claimed the lordship of all Arnor". Et ce n'est qu'après la mort au combat d'Ondoher, et des ses enfants, en 1944 que la revendication de la double royauté sera contestée à Arvedui par le Conseil du Gondor qui confiera le trône à Eärnil en 1945... mais ceci sans remettre en cause le titre d'Arvedui en Arnor. Ce dernier cessera ensuite, jusqu'à sa mort, de réclamer le Gondor (cf le détail de sa requête donnée dans l'Appendice A) . Conclusions, les Hobbits ont toujours eu pour roi (pendant 374 ans), un roi légitime d'Arnor, et pas seulement d'Arthedain (même si en dehors de ce territoire, le reste du royaume était largement occupé). Silmo PS: dis-moi Thorin II, je ne retrouve pas la source du nombre d'archers hobbits envoyés au combat à la dernière bataille de Fornost... Peux-tu me dire où tu as trouvé le chiffre de 200-300, stp, Merci :-) |
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Je sais plus et j'ai pas toute ma doc ici... Je fouille, promis ! |
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...Et 100 fois sur le métier remettez votre ouvrage... :-) Que nous dit le 1er chapitre de HoME XII sur les différents états de rédaction du prologue??? Eh bien, dans le manuscrit nommé P5, que: "In the Year 1 (according to the reckoning of Shire-folk) and in the month of Luyde {9} (as they used to say) the brothers Marco and Cavallo, having obtained formal permission from the king Argeleb II in the waning city of Fornost, crossed the wide brown river Baranduin. They crossed by the great stone bridge that had been built in the days of the power of the realm of Arthedain; for they had no boats. After their own manner and language they later changed the name to Brandywine. All that was demanded of the 'Little People' was (1) to keep the laws of Arthedain; (2) to keep the Bridge (and all other bridges) in repair; (3) to allow the king to hunt still in the woods and moors thrice a year. For the country had once been a royal park and hunting ground." Comme quoi, le Suzerain des Hobbits était roi d'Arnor mais ils n'étaient soumis qu'aux lois d'Arthedain... ;-) La consigne relative à la chasse est amusante mais elle n'a pas été retenue. En note, Ch. Tolkien apporte une précision ultérieure de son père au sujet de la règle n° 2 imposée aux Petites Gens (celle de tenir les ponts en bon état) : "the second of the conditions imposed on the Hobbits of the Shire was 'to foster the land' (changed later to 'speed the king's messengers')" et c'est bien cette ultime version (pour les messagers du roi) que l'on retrouve dans la version publiée. Plus intéressants encore sont les éléments de HoME XII sur les Appendices, notamment les premiers états pour les tables de l'Appendice B, dans le manuscrit baptisé T4, où l'on trouve: 1601. (S.R.1)(19) "A host of Periannath migrates from Bree west-ward, and crosses the R. Baranduin (Brandywine). The land beyond, between the Baranduin and Emyn Beraid, had been a demesne of the Kings of Arnor, where they had both chases and rich farms; but they were now untended and falling into wilderness. The king Argeleb II therefore allowed the Periannath to settle there, for they were good husbandmen.(20) They became his subjects in name but were virtually independent and ruled by their own chieftains. Their numbers were swelled by Stoors that came up from southern Eriador and entered the land from the south and dwelt mostly near to the Baranduin. This land the Periannath or Halflings called 'The Shire'. Shire-reckoning begins with the crossing of the Baranduin in this year. Et surtout: 1976. "Aranarth son of Arvedui takes refuge with Elrond at Imladris. He abandons the title of 'king', since he now has no people, but the chieftains of the Dunedain descended from him continue to bear names with the royal prefix Ar, Ara. The Periannath sent archers to the Battle of Fornost, but after the end of the kingdom they claim the Shire as their own. They elect a Thain to take the place of the king.(25) According to their tradition the first independent Shire-thain was one Bucca of the Marish, from whom later the Oldbuck family claimed descent. The beginning of his office dated from S.R.379. Ch. Tolkien précise en note qu'une autre version (le manuscrit T3) disait: " but after the end of the kingdom they claim 'The Shire' as their own land, and elect a 'Shire-king' from among their own chieftains." Voila qui alimenterait l'étude politique....si Ch Tolkien ne précisait pas qu'au départ, le titre de Shire-King attribué au chef des Took avait été abrégé en "Shirking" et que ce 'gag' avait été abandonné par son père: "Shirking is of course a reduction of Shire-king with shortening (and Silmo (c'est tout pour le moment) |
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Merci Melilot de m’avoir rappelé cette théorie sur laquelle je me suis attardée un temps et qui me plaisait bien sous plusieurs aspects . Les hommes sont divisés en nobles (anciennes familles) et en hommes libres. Selon André Maurois , il y eut des esclaves jusqu’au IX et X siècle. ( Tolkien a pu devoir gommer cet aspect pour la cohérence de la TDM et l’esclavage n’était peut-etre pas généralisé !) Voilà , je trouve ces quelques comparaisons assez surprenantes et mériteraient à mon avis d’être approfondies ; mais j’aimerais connaître votre sentiment sur le sujet . |
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Voilà qui me réjouit, je viens de lire ce fuseau après quelque temps d'absence, et je ne peux m'empêcher de mettre mon petit grain de sel. J'examine avec attention les évolutions de ce fuseau, mais ne peut m'étendre trop souvent sur le contenu de mes trouvailles... jb |
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>En scrutant avec un oeil juridique toutes les oeuvres de Tolkien on découvre avec étonnement toutes sortes de relations auxquelles tolkien n'aurait sans doute pas pensé mais qui sont là de fait. Tiens, ça me fait penser à un travail en cours sur la monnaie dans l'oeuvre de Tolkien, ça ;-) ! Faudra que je pense à le faire avancer un de ces jours quand même... ah, si le temps ne passait pas si vite ! ;-p L., qui attend de lire l'essai juridique de Cynewulf et son ami. |
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>>>L., qui attend de lire l'essai juridique de Cynewulf et son ami. Les vacances sont par essence un temps de liberté pendant lequel notre travail pourra avancer...en attendant, peut être un petit aperçu en découvrant mon plan (encore incomplet et provisoire je pense)vous interressera-t-il ? -(comme je ne fais quasiment pas d'html, j'espère que le lien fonctionnera du premier coup... - j'espère bien avoir quelques commentaires et conseils... jb |
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J´en ai l´eau à la bouche !!! Vous avez tous mes encouragements !!! |
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Je trouve que c'est une super idée que la tienne Cynewulf! Ceci dit, il faudrait en savoir un peu plus pour faire des commentaires ou des conseils! :o) Chaque ligne de ton plan donne envie de savoir ce que tu veux dire et d'en débattre! ;o) Une simple chose qui m'a étonnée à la première lecture: le point 3 de ton introduction, il ne serait pas mieux dans une conclusion? |
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c'est vraiment trop bien ce que tu nous prépare cynewulf, je te souhaite beaucoup d'encouragements pour ton travail, ça peut vraiment être du très bon, je te soutiens (moralementt ;-) ) bonne chance! |
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Que d'enthousiasme, j'aurai au moins une raison de me dépêcher de rédiger l'essai: la faim dragonnesque des intervennants de jrrvf. >>Une simple chose qui m'a étonnée à la première lecture: le point 3 de ton introduction, il ne serait pas mieux dans une conclusion? Il s'agit en fait d'un effet d'annonce, sachant qu'en plus, dans toute bonne dissetation juridique il n'y a pas de conclusions (malgré le fait que j'aie violé la sacro-sainte règle du plan en deux parties...impossible !). Le développement et l'argumentation de ce paragraphe se fera en fait dans tout le corps de l'essai. Pour vous en donner un tout petit peu plus, peut-être pourrez vous vous attendre à une comparaison avec d'autres systèmes "inventés" tels que Dune ou celui de Star Wars.... jb |
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J'y arrive pas, jean-Baptiste. Au secours... Michèle, juriste de formation, pas informaticienne, qui serait heureuse de vous aider dans votre travail... |
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Deux petites choses : Un paragraphe énoncé comme "Gondor-Arnor-Eriador"... Mais l'Eriador n'est à personne, non ? C'est une unité géographique non politique, je crois... |
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Peut-être qu'un petit chapitre consacré à la reglementation "douanière" ne serait pas superflu (même s'il serait transversal par rapport à d'autres paragraphes que tu prévois déjà de traiter: droit international ou droit commercial)... Je pense notamment au droit de circulation (à Doriath, en Lorien, où aux règles qu'Elessar fixe concernant le pays des Woses ou la Comté); il y a aussi la définition des frontières, des limites de territoires (cf. le chapitre consacré à Cirion et Eorl dans les CLI) |
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Evidemment, comme je l'ai dit le plan est provisoire et demande encore à être retravaillé dans sa forme et son contenu... lamlbertine>>J'y arrive pas, jean-Baptiste. Au secours... quid ? :-)) jb |
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Le lien ne fonctionnait pas. Maintenant, c'est réglé ! |
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En tout cas, félicitation pour le courage de s'y mettre ! |
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Bonsoir à tous, Dans le dernier message de ce fuseau précédent sa "résurrection", Semprini a écrit la phrase suivante (20-08-2001 18:09) : Pour revenir au message initial de Cédric, je crois qu'une des raisons pour lesquelles Tolkien ne s'étend pas sur l'aspect politique de son monde est que par définition toute tentative de créer une utopie décrivant un système politique s'avère vain quand il s'agit d'appliquer ce système au monde réel. [...] Je m'interroge : la Politique est-elle incompatible avec la Faërie ? Qu'en pensez-vous ? Cordialement, Hyarion. |
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Tolkien s'étend "peu", en définitive, sur nombre d'aspects de son oeuvre ! La biologie, la géologie, pour ne parler que de ceux qui me frustrent personnellement le plus ! Mais c'est bien normal, somme toute. Il a fait la part qui lui plaisait le plus puisqu'il s'agissait des langues et qui, pourtant, ne relève pas de la Faërie classique. Mais il a été ouvert à tout ce qui lui était proposé en laissant libre cours et en donnant son aval à toute exégèse de qualité. De plus, nous sommes tous influencés sans en être forcément pleinement conscients par des paramètres culturels qui filtrent sans que nous nous en rendions compte ! Mais la complexité des régimes décrits ci-haut montre bien qu'il y a matière à débat, la preuve ! |
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Pour répondre aussi à Hyarion, je dirais que la question n'est pas ici de savoir si ces régimes sont applicables à notre monde, mais de commenter différents systèmes politiques présents en terre du milieu;
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Thorin II et Cynewulf, merci pour vos réponses... Cordialement, :-) Hyarion. |
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Au temps pour moi Hyarion...:-)) |
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Hop, je viens faire appel à vous, dans le cadre de mon petit travail sur le fait juridique chez tolkien. Est ce que vous voyez des choses qui ressemble à cette description ? J'ai déjà quelques idées, mais il me faudrait enrichir un peu, et ce n'est pas simple de rechercher dans tous les HoME, dans le SdA, le Hobbit et le Silmarillion, on finit par s'y perdre...help ! jb |
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Je voudrais apporter une information et une petite interprétation personelle sur l'organisation politique chez les Nains : Il existe sept tribus de Nains, et ces sept tribus se réunissent en conseils à Gundabad jusqu'à la chute de la cité. Il ne me semble donc absolument pas impossible que les Nains soient gouvernés par une monarchie du même ordre que l'anglaise (que Tolkien ne pouvait que connaître), ou un roi coéxiste avec une sorte de parlement, à part que ce parlemlent n'est sans doute pas élu démocratiquement chez les Nains (plus une sorte d'oligarchie ou d'aristocratie). De plus, il y a eu dans l'histoire non contemporaine (souvent dans l'Antiquité, des gens portant symboliquement le titre de roi, et qui étaient subordonnés à un pouvoir politique. C'étaient en fait que des symboles et des chefs de guerre, rien de plus. On peut donner l'exemple des rois de Judée (Salomon, David, ou même Hérode), endroit important quand on parle des Nains de Tolkien) Rien ne dit que le roi des Nains (un roi unique, puisque nulle part il n'est fait référence à un plusieurs rois au même moment, et que certains éléments comme la grande guerre des Nains et des Orques font penser que le roi concerne tous les Nains, donc qu'il ne doit pas y en avoir plusieurs, mais qu'il n'a pas autorité sur tous les Nains pour autant, que sur sa propre tribu) n'est pas une fonction honorifique et traditionelle, donnée aux descendants de Durin, un peu de la même façon que le thain de la Comté. Hugues Capet était roi de France, mais sans autre pouvoir personnel que symbolique, car étant subordonné à une assemblée d'aristocrates. Le pouvoir des seigneurs des Nains est très important sur leur seigneurerie, visiblement quasi-total (Balin en Moria, Dain aux collines du fer, les seigneurs de Nogrod et Belegost au premier âge...), et ce sont sept seigneurs des Nains qui reçoivent les sept anneaux de pouvoir. En conclusion, de mon point de vue les Nains sont vraisemblablement gouvernés par un conseil de patriarches (le nom n'est pas choisi au hasard non plus, c'est encore une référence aux Hébreux, que Tolkien assimile à ses Nains). Le conseil se réunit dans la capitale du royaume et est formé d'un ou plusieurs membres de chaque tribu ; il exerce l'autorité, et l'un de ses membres, celui qui descend de l'aîné des Nains, porte le titre de roi, ce qui lui donne une autorité traditionnelle mais pas politique. |
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Je voudrais apporter une information et une petite interprétation personelle sur l'organisation politique chez les Nains : De plus, il y a eu dans l'histoire non contemporaine (souvent dans l'Antiquité), des gens portant symboliquement le titre de roi, et qui étaient subordonnés au pouvoir politique. C'étaient en fait que des symboles et des chefs de guerre, rien de plus. On peut donner l'exemple des rois de Judée, endroit important quand on parle des Nains de Tolkien (les rois Salomon, David, ou même Hérode étant les plus connus). Rien ne dit que le Roi des Nains (la grande guerre des Nains et des Orques fait penser que le Roi concerne tous les Nains, donc qu'il ne doit pas y avoir plusieurs rois, mais qu'il n'a pas autorité sur tous les Nains pour autant, que sur sa propre tribu, comme le montre Thrain quand il veut reprendre la Moria une fois les Orques morts) n'est pas une fonction honorifique et traditionelle, donnée aux descendants de Durin, un peu de la même façon que le thain de la Comté. Hugues Capet était roi de France, mais sans autre pouvoir personnel que symbolique, car étant subordonné à une assemblée d'aristocrates. Le pouvoir des seigneurs des Nains est très important sur leur seigneurerie, visiblement quasi-total (Balin en Moria, Dain aux collines du fer, les seigneurs de Nogrod et Belegost au premier âge...), et ce sont sept seigneurs des Nains qui reçoivent les sept anneaux de pouvoir. En conclusion, de mon point de vue les Nains sont vraisemblablement gouvernés par un conseil de patriarches (le nom n'est pas choisi au hasard non plus, c'est encore une référence aux Hébreux, que Tolkien assimile à ses Nains). Le conseil se réunit dans la capitale du royaume et est formé d'un ou plusieurs membres de chaque tribu ; il exerce l'autorité, et l'un de ses membres, celui qui descend de l'aîné des Nains, porte le titre de roi, ce qui lui donne une autorité traditionnelle mais pas politique. (ps : edition révisée du message juste au dessus oO) |
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Au fait, Cynewulf, n'oublies pas la thalassocratie/oligarchie d'Umbar :-) M. |
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Maglor>>Au fait, Cynewulf, n'oublies pas la thalassocratie/oligarchie d'Umba Héhé, c'est bien joli de faire des néologismes Maglor, encore faut-il en donner une définition. Umbar fera je pense l'objet d'une courte analyse dans le cadre d'une partie nous ne connaissons que trop peu de choses là dessus pour en faire une partie indépendante. Bonne nouvelle: mon plan a été retravaillé (augmenté...sic), et inclut maintenant une partie supplémentaire sur l'importance de la religion...nan ne frappez pas tout de suite, ce n'est pas moi mais le Prof lui-même qui fait le lien entre politique et religion dans "On fairy Stories"j'y peux rien: "Something really “higher” is occasionally glimpsed in mythology: Divinity, the right to power (as distinct from its possession), the due worship; in fact “religion.” (cf. Tree and Leaf. p26)...pour moi droit au pouvoir fait référence à la politique et à la légitimité des dirigeants, tandis que la divinité, fait référence à la référence religieuse, puisque la religion en elle même semble être pour Tolkien l'union de ces deux aspects: le pouvoir divin, délégué aux créatures... JB |
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Salut à tous. En deuxième lieu, Cynewulf, il y a peut-être quelque chose que tu as oublié: les pouvoirs exceptionnels de l'exécutif. En période de crise (c'est-à-dire quasiment dans toute l'oeuvre de Tolkien), il est possible que le pouvoir exécutif dispose de prérogatives très importantes venant bouleverser considérablement le fonctionnement normal des institutions (là, si tout va bien, tu commences à te taper la tête contre ton clavier ;-) En troisième lieu, en voilà des lois au sens matériel: les premiers actes d'Elessar! Des lois constitutionnelles, qui plus est (enfin au regard anachronique du droit français)! Bon c'est peu mais c'est le seul élément qui me vienne à l'esprit dans l'immédiat, avec l'interdit des Valar. Enfin le point de vue du juriste (publiciste) sur ton plan: |
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Bonjour à tous :-) Ok, ok, ok, Cynewulf, définissons, définissons :-) Thalassocratie (de thalassa=mer, océan et kratos=force) : état dont la puissance réside principalement dans la maîtrise des mers. 1) Elément politique Les thalassocraties sont nées aussi bien dans des états à régime démocratique (Athènes), tyrannique ou semi-dictatorial (Polycrate de Samos) ou encore aristocratique/monarchique (Rhodes, Crête). Les peuples qui entretinrent des flottes purent (...) acquérir une puissance appréciable. Grâce à elles, ils s'assurèrent des revenus et étendirent leur domination sur des terres étrangères. Ils s'attaquaient aux îles et s'en rendaient maîtres, surtout quand leur propre territoire ne leur suffisait pas (I, 15). Oligarchie (de oligos=peu et arkhê=commandement) : forme de gouvernement dans laquelle la plupart des pouvoirs sont détenus par une minorité de la société (généralement la plus puissante, que ce soit en richesse, force militaire ou influence politique). Les oligarchies sont souvent caractérisées par : plusieurs cercles de pouvoir de plus en plus concentrés, des spécialisations selon le domaine de pouvoir (commercial, juridique, religieux, militaire...) et un exercice du pouvoir souvent collégial. Une oligarchie est instable par nature, le pouvoir se diffusant ou se concentrant avec le temps : - les situations de guerre permettent fréquemment à un individu de concentrer de grands pouvoirs (César, Hannibal); Et une autre fournée de définitions pour la route : ;-) Monarchie absolue : régime dans lequel les pouvoirs du monarque n'ont d'autres limites que celles imposées par les lois fondamentales du royaume; Monarchie constitutionnelle : régime dans lequel les pouvoirs du monarque sont définis par une constitution; Monarchie de droit divin : régime dans lequel le monarque exerce ses pouvoirs par la volonté de Dieu; Monarchie élective : régime dans lequel le monarque est élu pour un temps ou à vie; Monarchie héréditaire : régime dans lequel le monarque est le successeur de tel ou tel (selon les lois du pays) membre de sa famille; Monarchie limitée : régime dans lequel les pouvoirs du monarque sont limités et/ou contrôlés (généralement par un "conseil" ou une "assemblée"); Monarchie parlementaire : monarchie constitutionnelle dans laquelle le gouvernement est responsable devant un parlement. Bien entendu, un royaume peut être dirigé par un monarque qui cumule plusieurs des caractéristiques ci-dessus. Voili voilo. Bon, désolé si c'est un peu bref, mais j'espère que cela sera quand même d'une quelconque utilité. Maglor Sinon c'est pas bien grave, mon ego sans remettra :D |
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Philomythus>>à, si tout va bien, tu commences à te taper la tête contre ton clavier Merci, mais pas vraiment. Sans vouloir me faire mousser (ce qui ne servirait à rien), je suis juriste, de droit public qui plus est...donc les aléas de l'application de l'article 16 de la Constitution de 58 ça me connaît quand même un tout petit peu. Qui plus est je pense que tu es un peu rapide dans ton analyse. Aragorn "n'inaugure pas les chrysanthèmes", car sinon on ne serait pas dans une monarchie, mais dans un espèce de magma que certains juriste constitutionnels ont cru bon de devoir appeler "monarchie constitutionnelle". Il est bon de rappeler que d'autres juristes appellent la Ve république une 'monarchie élective", car les pouvoirs de l'exécutif sont de véritables pouvoirs et non des "potentialités" juridiques. Passons. Aragorn et les autres rois ont de véritables pouvoirs et notamment judiciaires: étonnant pour une vision moderne d'une monarchie constitutionnelle. Voilà voilà...on pourrait disserter là dessus longtemps d'autant qu'il y a énormément de choses à dire, et que je ne me sens pas le courage de retranscrire tout le travail que je suis en train de réaliser sur le présent fuseau. JB ps: sans vouloir t'offenser (car je sais que tu dis cela avec humour, je ne donne que peu d'importance à la règle des "deux parties". Elle ne me sert qu'à la fac, rien qu'à la fac et seulement pour les besoins de la fac. Dès que les études seront finies, exit les règles rigides de méthodologie de juristes engoncés dans leur ignominieux orgueil :-))))))) |
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Maglor>> ton analyse semble cohérente et s'appliquer plus ou moins à la situation d'Umbar, mais sur quels textes du Légendaire appuiera tu celle-ci: je vois des références aux ports et iles grecques, je vois une citation de Thucydide, mais point de Tolkien. Veuille excuser cette critique (je pense aussi à Philomythus, avec lequel je pense être allé un peu fort), mais il ne suffit pas de s'enfuir dans des considérations et des rapprochements plus ou moins brumeux, pour établir une réflexion véritablement efficace et cohérente: en bref: des citations du Maître Maglor, des CITATIONS !!!! Sans animosité.... JB |
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Oupss, je me rend compte que Maglor ne faisait que répondre à mon exigence de "définition", d'un terme pour moi nouveau...mais cela n'enlève rien à cette autre exigence de citation...NA ! :-p JB (encore et toujours...) |
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Il me semble que dans la Comté, le "pouvoir" soit bien une monarchie qui, en temps de paix, passe essentiellement son temps à "inaugurer les chrysanthèmes" mais qui en cas de crise soit bien plus que çà ( je n'ai pas le bouquin sur place, mais je me souviens que les hobbits préfèrent se tourner vers la famille du Thain que vers un quelconque "parvenu". |
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Bonjour à tous :-) Hélas :-(, n'ayant pas les HoME, je ne peux guère te pondre de zôlies citations, Cynewulf, mais je laisse ce soin aux nombreux gentils érudits de ce forum. ;-) M. (qui aime rendre service autant qu'il peut) |
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Cynewulf > en parlant des pouvoirs exceptionnels, je voulais souligner le fait que même si, avec un travail acharné, on arrivait à déduire des ouvrages de Tolkien un mode de gouvernement donné, cela ne correspondrait pas forcément au mode "normal" dudit gouvernement, étant donné que l'immense majorité de ses récits a la guerre en toile de fond. Tu dis y être allé un peu fort, mais bah j'ai l'habitude d'être malmené et je sais par expérience que quand quelqu'un débarque au milieu d'un travail minutieux, ses appréciations peuvent être mal perçues au premier abord... C'est moi qui ai manqué de tact. Je suis ici pour le plaisir de la discussion, je ne suis pas un ayatollah et j'accepte les visions différentes des miennes. Pour moi, Tolkien est un humaniste qui ne peut résumer le pouvoir en une seule personne (à part Eru, bien sûr), mais si tu as une impression/certitude contraire, tant mieux! Ensuite, j'adore l'expression "inaugurer les chrysanthèmes", et je n'ai que trop rarement l'occasion de la sortir, alors là j'ai été un peu vite en besogne pour mon plaisir personnel... je voulais souligner que le pouvoir, surtout dans le Gondor de Denethor, n'est pas concentré et qu'Aragorn inaugure une ère de liberté en donnant des terres à un peu tout le monde. Je trouve ton travail très intéressant et je serais ravi, même si nous ne partageons pas le même avis, que tu puisses un jour nous présenter un travail définitif. La seule idée de faire un devoir juridique sur Tolkien est attrayante... mais il y aurait de quoi faire une thèse! PS: je suis moi-même publiciste, (enfin surtout "administrativiste", mon dieu que c'est laid, et un peu "urbaniste"). Je serais ravi de faire des recherches de mon côté pour compléter les tiennes mais vue ma spécialité (les marchés publics), mon actualité est TRES chargée: nouveau code, nouvelles directives, ordonnance PPP, jurisprudence CE-CJCE... |