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Nature maléfique Sur l'instant, j'ai beau me décarcasser la tête, les exemples d'une Nature corrompue sont rares. On compte celui de "La Vieille Forêt". Merry dira par exemple des arbres (SdA, Pocket, T1, Chap. VI. La Vieille Forêt, p. 155) : Tout semble donc faire croire que cette forêt porte encore les stigmates de la présence de Sauron. Le Gros Bolger dira même qu'elle est tout aussi dangereuse que les Cavaliers Noirs. Alors, légendes ou réalités ? Ou, autre hypothèse, partout où passe Sauron, la terre et les êtres sont en effet atteints d'un mal indicible, diffus mais qui n'a tout de même pas le pouvoir de causer le mal directement, physiquement.
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De quoi dire puisque mon DEA porte sur la forêt en littérature. Mais je n'ai pas le temps d'écrire mes réfléxions, mais va falloir que je m'y mette qd le temps me le permettra. CURU. |
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Excusez-moi pour l'absurdité que je viens d'énoncer, Sauron fut bien chassé de Mirkwood et non de la Vieille Forêt.
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hmm cedrix j'ai reflechi un peu sur cette nature malefique : mais si tu te souviens bien il est dit dans le silmarillon que la nature etait devenue mauvaise sous le regne de melkor : les plantes avaient ete transforme et des jolies animaux etait maintenant affreux et dangereux . le mal peut tout corrompre dans la mythologie de tolkien est donc pq pas une foret . DE + il se peut que la foret elle meme soit une entite a elle seul : et cetter entite est peut etre devenue mauvaise au fur et a mesure au contact des homes , des orcs et donc appliquent une defense systematique contre tout intru ... |
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Cédric : je ne pense pas que cette forêt soit corrompue. Mes hypothèses sont les suivantes : la Vieille Forêt demeure le reste d'une forêt plus grande encore, au Premier Age. Je crois que Fangorn/Sylvebarbe fait référence à cette forêt d'autrefois, à moins qu'il s'agisse de Tom B... Depuis l'arrivée des hommes au Nord-ouest de la Tdm, les forêts ont bcp souffert des ravages causés par leur civilisation. C'est pourquoi la Vieille Forêt est de nature hostile, car elle garde en son coeur l'amère souffrance de la déforestation causée par les Atani. Ici, on peut peut-être considérer que les arbres sont des huorns, mais il me semble bien plus que l'hostilité que peuvent ressentir les hobbits provienne du cerveau de la forêt, je veux parler du Tournesaule où sommeillent l'antique Vieil-Homme Saule. Peut-être que le coeur de cet arbre mauvais (mais pas maléfique) transmet sa haine et son mépris pour tout être vivant se tenant sur deux jambes... Le cas de la forêt de Mirkwood est selon moi différent : elle est peu accueillante au nord (sous domination elfe) et hostile au sud, puisque toute la partie sud de la sylve est sous la tutelle maléfique de Sauron et de Dol Guldur. On peut parler de corruption puisque le Mal en TdM est par excellence corrupteur. Il faut savoir aussi que ds la perception des occidentaux, l'imaginaire de la forêt est tjrs associé à l'inconscient ds lequel st enfermées nos noires pulsions, à la nuit et aux croyances superstitieuses. Il n'est donc pas étonnant de voir des hobbits-enfants se méfier de la Vieille Forêt, puisqu'elle est sujette aux légendes. La forêt fait peur car son intérieur se vit ds le multiple : elle représente l'inconnu, un miroir, un dédale de reflets puisque les arbres qui la caractérisent se multiplient ds l'identique. Elle est l'endroit où l'on se perd pour mieux se retrouver. Elle est aussi un des motifs le plus utilisé ds les contes... C'est alors pour Tolkien le moment de créer une atmosphère de conte de fées. |
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Je profite de ce fuseau (et du dernier message de Curufinwe) pour évoquer un cycle de "fantasy" contemporaine où le rôle de la forêt me semble proche du cas de la Vieille Forêt ou de Fangorn: il s'agit du cycle de Ryhope (nom de cette forêt) ou de La forêt des mythagos par Robert Holdstock, qui vient de reparaître en deux volumes chez Denoël, dans la collection Lunes d'Encre. Il me semble ainsi intéressant de mettre en parallèle l'utilisation du thème de la forêt qui est fait chez Tolkien et chez Holdstock, dans leur relation avec l'inconscient. Un simple exemple: l'écoulement du temps à l'intérieur de Ryhope est très lent par rapport à l'extérieur (par exemple: 15 ans/8 mois); ceci est à comparer (même si les causes en sont différentes) à l'expérience que vivent les compagnons de Frodo dans la Lórien, et c'est aussi un motif récurrent de contes de fées. J'aurais bien d'autres choses à dire sur cette forêt, qui est bien davantage qu'un simple décor, mais un véritable personnage à part entière du cycle... je préfère vous laisser le plaisir de découvrir par vous-même toutes les richesses de l'écriture de Robert Holdstock. Iarwain PS: en me relisant, je m'aperçois que j'ai bien dévié du sujet traité, mais c'est que je n'ai pas trouvé de fuseau plus adéquat pour traiter de ce que je voulais dire (et je ne voulais pas non plus en créer de nouveau). PPS: Par ailleurs, si j'ai développé assez longuement sur son oeuvre, c'est que je trouve que Robert Holdstock est un très bon écrivain de fantasy, dont on ne parle pas assez (y compris sur ce forum), et qui ne se contente pas de copier JRRT comme c'est trop souvent le cas à mon goût. |
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A la réflexion, j'ai trouvé un autre point commun entre Tolkien et R. Holdstock: Le Passe-broussaille, un autre roman du cycle de Ryhope, est en partie construit autour du poème arthurien Sir Gawain and the Green Knight, que Tolkien a traduit en anglais moderne. Iarwain |