|
Bonjour à tous ! |
|
>Je suis nouvelle sur ce forum, alors avant d'attaquer le vif du sujet, une petite présentation s'impose : je m'appelle Anaïs, je suis étudiante en médecine, j'ai étudié le latin et le grec, Bien que je sois flaté -- mon nom est Edouard Kloczko, pas juste "Edouard" -- je ne crois pas que pour quelqu'un comme vous (qui s'intéresse aux langues anciennes et qui connaît l'anglais j'imagine) commencer par la littérature secondaire -- aussi bonne soit-elle ;-) -- soit bon.
Tolkien a composé de nombreux dictionnaires et listes de noms des langues elfques et non pas un dictionnaire qui serait le "bon" (celui à utiliser). Il y a des extraits des deux premiers dictionnaires des langues elfiques à la fin des 2 tomes du "Livre des contes perdus" ; un très important est "Etymologies", publié dans le tome 5 de HOME : "The Lost Road". bonne journée, Edouard Kloczko |
|
Bienvenue, chère Asetotep ;o) Je n'ai jamais lu nulle part que Tolkien se soit penché avec une grande attention sur l'Egyptien antique. Toutefois, la ressemblance entre l'Egyptien "kemet" et le "keme" du Livre des Contes Perdus est sans doute une simple coïncidence... Et Asetotep, ça veut dire quoi ? ;o) I. |
|
Bienvenue Asetotep! Hmm, on a déjà dû évoquer les quelques ressemblances de surface entre Numenor et l'Egypte -- j'invite à faire un tour sur le moteur de recherche du forum (on a dû parler de la forme des couronne des rois, mention d'une vallée des tombeaux, Noirinan, où sont enterrés ces morts, etc.). Et il est certain par ailleurs que l'adûnaic (la langue de Numenor) a, comme la langue des Nains, une certaine "saveur sémitique", de l'aveu même de Tolkien (cf. HoME 9, Sauron Defeated). Mais comparer un seul mot reste très hasardeux, et les influences sur les langues elfiques (quenya, sindarin) plutôt improbable, rapport à l'égyptien... Didier. |
|
La simple coïncidence est aussi ce qui me semble le plus probable, quoiqu'il ne soit pas entièrement impossible que Tolkien soit tombé sur ce mot dans ces lectures, que le son lui en ait plu et qu'il l'ait réutilisé par la suite. Souvenons-nous de la lettre n° 324 pour un cas comparable : 324 From a letter to Graham Tayar 4-5 June 1971 Il est difficile de conclure quoi que ce soit en se basant sur une ressemblance isolée, surtout sur une racine, élément bref où les ressemblances sont statistiquement probables. On pourrait tout aussi bien remarquer que la ressemblance sémantique et formelle latin habere et les termes germaniques (anglais have, allemand haben, etc.), bien qu'ils ne puissent être apparentés, un h latin ne pouvant correspondre à un h germanique (en fait le terme germanique se rattache plus vraisemblablement à la même source que le latin capere). Il y a des traces des langues naturelles dans le lexique des langues de Tolkien, un certain nombre de clins d'œil ou de "calembours historiques", surtout dans les premières versions. Mais généralement, il n'est pas possible d'aller bien loin ainsi, et cela n'aide guère à comprendre ces langues. Là-dessus, on peut revoir le fuseau Le Sindarin "Minas" et Minar par exemple. |
|
njour et merci à tous de vos réponses ! |
|
Oupss... |
|
Je crois donc après lu vos messages que votre prochaine lecture devrait vraiment être "The Lost Road" de Tolkien. bonne journée, Edouard Kloczko PS Il y a en fait un rapport "historique" et non pas linguistique entre l'Egypte Antique et Númenor. La civilisation en est largement inspirée, y compris jusqu'aux artefacts, comme par exemple, les deux couronnes : l'Arnor, un diadème, et le Gondor, un haut casque. Il ne manque en fait que la bière, dont les Egyptien étaient de grands consomateurs. ;-) |
|
Je vous remercie pour votre conseil de lecture, et vais me procurer The Lost Road très prochainement. Pour ce qui est du rapport historique entre l'Egypte et Numenor, c'est très intéressant ! |