Quelques propos liminaires
« Aussi étrange que des nouvelles de Bree », dit-on de ce côté-ci du Brandevin[1].
L’envie d’aller vérifier la proverbiale étrangeté à la source et de rencontrer cette communauté d’Hommes et de Hobbits – combinaison unique en Terre du Milieu – aura présidé à la préparation de cette nouvelle Promenade, la première depuis de nombreuses années.
Livres de J.R.R. Tolkien et dictionnaires étymologiques dans nos sacoches, nous avancerons selon les mêmes dispositions que nos précédentes errances sur les chemins heureux de la Comté : toponyme après toponyme, indice après indice, allant à la rencontre de l’habitant et prenant notre temps pour tenter de faire émerger une vision possible des terres que nous aurons l’occasion de traverser, tout en gardant à l’esprit que l’écrivain britannique a imaginé les paysages peuplés de Hobbits à partir d’éléments propres à l’Angleterre rurale de la fin du XIXème siècle[2].
Le Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien sera certainement notre principale source. Et pour plus de commodité, de lisibilité et d’accessibilité, la traduction française du roman par Francis Ledoux présidera, comme naguère, à notre Promenade, en attendant une future retraduction du roman. Mais d’autres propositions de traductions, notamment celles de Daniel Lauzon pour Le Hobbit, continueront d’apporter divers éclairages à nos réflexions. Les noms du Pays de Bree seront suivis par le terme anglais original entre parenthèses.
La bibliographie sera sensiblement la même que lors de nos Promenades au Pays des Hobbits, mais avec quelques mises à jour, et nous utiliserons des abréviations pour les œuvres de J.R.R. Tolkien afin de faciliter la lecture des notes de bas de page.
Hobbit : Le Hobbit, traduction par Daniel Lauzon, Paris, Christian Bourgois, 2012 ;
Lord : The Lord of the Rings, Londres, BCA, 1991 (HarperCollins Publishers, 1991) ;
SdA : Le Seigneur des Anneaux, traduction par Francis Ledoux, Tina Jolas et Alain Lefèvre. Paris, Christian Bourgois, 1995 ;
TB : Les Aventures de Tom Bombadil, dans Faërie et autres Textes, traductions de Dashiell Hedayat et Céline Leroy (Dir. Vincent Ferré). Paris, Christian Bourgois éditeur, 2003 ;
Return of the Shadow : The History of Middle-earth, vol. VI : The Return of the Shadow, édité par Christopher Tolkien. Boston, Houghton Mifflin Company, 1988 ;
Treason of Isengard : The History of Middle-earth, vol. VII : The Treason of Isengard, édité par Christopher Tolkien. Londres, Unwin Hyman, 1989 ;
L : Lettres, sous la direction de Humphrey Carpenter et Christopher Tolkien, traduction par Delphine Martin et Vincent Ferré. Paris, Christian Bourgois éditeur, 2005.
Nous avons pris rendez-vous très tôt devant l’Auberge du Pont (the Bridge Inn) qui fut le point de départ de plusieurs de nos anciennes randonnées. Chaudement vêtus pour affronter la grande fraîcheur de l’aurore, nous découvrons une légère brume flotter sur les champs environnants et sur la route, jusqu’au pont du Brandevin, situé à quelques dizaines de mètres de l’auberge[3]. En ce début du mois d’Astron[4], ces ultimes frimas annoncent-ils une journée riche en soleil ?
Le nom du mois d’Astron, le quatrième de l’année, a été composé par J.R.R. Tolkien à partir du vieil anglais Éastron, l’équivalent de notre mois d’avril. Ce nom est lié à celui d’une ancienne déesse germanique printanière, connue chez les anglo-saxons sous le nom d’Eostre, et serait à l’origine du mot anglais Easter « Pâques »[5].
Si on en croit Edouard Kloczko[6], un théonyme commun pourrait lier Eostre à Aurora, la déesse latine de l’aurore, ce qui est de bonne augure puisque pour célébrer notre départ, le jour illumine l’horizon par-dessus les volutes brumeuses et la soleil[7] ne devrait plus tarder à s’élever face à nous, dans l’axe de la Grande Route de l’Est.
La distance qui nous sépare de Bree est relativement importante. Tolkien l’a évaluée à environ 40 milles (ou miles en anglais) soit un peu moins de 65 kilomètres[8]. En prenant notre temps, nous devrions, si on en croit l’évaluation de Karen W. Fonstad, parcourir cette distance en moins de 4 jours, à condition de voyager à dos de poney[9] – et de prendre son temps. Selon l’estimation de Tolkien lui-même, le Pays de Bree ne se devrait pas être « à plus d’une journée de chevauchée à l’est du Pont du Brandevin »[10].
Des poneys, nous pouvons en louer à l’auberge du pont, mais le patron, intimement persuadé de sa propre sagacité, nous fait payer un confortable supplément sous prétexte qu’autrefois, sauf notre respect, des Hobbits ne seraient jamais revenus, à ce qu’on raconte, de leur voyage en dehors des limites de la Comté[11]…
Une fois les poneys chargés des sacs de ravitaillement, nous pouvons avancer tranquillement en direction du Pont du Brandevin.
Celui-ci semble flotter au dessus des brumes. Des deux côtés de la chaussée, les arbres, légèrement en contrebas de la route, sont à moitié voilés, et par endroits, seules les branches nues et glacées surgissent des volutes silencieuses. Face à nous, le talus de la rive orientale, certainement plus élevée que la rive occidentale[12], paraît dominer le brouillard, tandis que nous distinguons le discret clapotis des eaux invisibles et tranquilles qui glissent sous les arches de pierre du grand pont.
Les sabots des poneys résonnent sur les pavés de la chaussée puis sur ceux du pont. Une fois sur l’autre rive, la route est peut-être toujours couverte d’un antique dallage[13] préservé avec autant de soin que le pont est méticuleusement entretenu par les Hobbits, comme l’exige l’ancienne tradition[14].
Passé le pont, nous avançons le long d’une haie épaisse jusqu’à la Porte de la Clôture (the Hay Gate), qui se trouve à quelques centaines de mètres de la rivière, sur notre droite. Cette porte, qu’on appelle aussi la Porte Nord (North-Gate)[15], marque le point d’entrée du Pays de Bouc (Buckland), un territoire indépendant de la Comté. La Porte de la Clôture constitue l’extrémité de la Haute Barrière (the High Hay), une longue haie dressée sur une vingtaine de milles du nord au sud par les Hobbits du Pays de Bouc[16].
De l’autre côté de la route, l’obscurité brumeuse qui recouvrait l’accotement s’estompe sous les premiers rayons de la soleil. Cet accotement est certainement bien entretenu. Peut-être les Hobbits ont-ils creusé ici un fossé le long de la chaussée pour recueillir les eaux en cas de fortes pluies et éviter l’inondation de la route à l’entrée du pont ou devant la Porte de la Clôture. Au-delà, vers le nord, la lumière rasante de l’aube colore de teintes matinales étranges des halliers touffus encore pris dans de sinistres volutes fumantes.
Poursuivant notre chemin, nous longeons une partie de la Haute Barrière. Celle-ci semble composée d’un écheveau d’épines noires, de ronces, d’églantiers et d’aubépine aux ramilles entrelacées s’élevant probablement assez haut pour se révéler infranchissable, même pour un homme de grande taille. Peu après, la Haute barrière s’écarte puis s’éloigne de la route, pour continuer, serpentine, en direction du sud-est.
Une fois passée cette grande haie, l’état des abords de la voie se révèle moins policée qu’à proximité du pont. Des friches humides, épuisées par l’hiver et pas encore prêtes pour le printemps, empiètent sur les accotements. Juste derrière, en particulier sur notre gauche, les terrains sont couverts de taillis. Des arbustes aux branches épineuses et bourgeonnantes, de jeunes arbres et quelques bosquets à l’allure sombre annoncent la Vieille Forêt (the Old Forest) dont les sinistres et tortueuses frondaisons se dressent à un ou deux milles au sud de la route[17].
La matinée passe ainsi, tandis que nous avançons dans ce paysage silencieux où toute forme de brume a fini par se dissiper, mais en cédant la place à un sentiment de solitude et d’abandon.
La chaussée change sans doute aussi d’aspect à mesure que nous nous éloignons de la Comté : l’empierrement se fait sans doute plus rare et la surface de la route présente peut-être une ancienne couche de cailloux tassés de façon homogène et compacte, ou bien directement une surface de terre moins stabilisée et creusée d’ornières sans âge.
Si on croit la carte établie par Barbara Strachey, nous devrions commencer à rencontrer quelques arbres sur le bord de la route[18]. Peut-être sont-ils plantés là depuis plusieurs centaines d’années, voire un millénaire, puisque la chute du dernier royaume du nord remonte à cette lointaine époque[19]. C’est également ce que laisse entendre Meriadoc Brandebouc, compagnon de route de Frodon Sacquet dans Le Seigneur des Anneaux[20]. Des arbres susceptibles de vivre aussi longtemps que mille années ont très certainement gagné une taille et une circonférence gigantesques[21] et leurs racines ont probablement déformé la chaussée, la rendant impraticable. On peut toutefois imaginer que ces vénérables gardiens, qui pourraient être de très vieux ormes[22], ne trônent que d’un seul côté de la route[23] et que la circulation sur celle-ci a pu se décaler de quelques mètres, siècles après siècles, à mesure qu’augmentait doucement la taille des arbres.
Nous faisons une première halte à l’ombre d’un de ces grands arbres séculaires. Cette journée ensoleillée est en fin de compte un ravissement et même nos poneys semblent heureux de cette randonnée. Nous ne reprenons notre route qu’après un bon déjeuner et une longue pause.
Mais la journée passe et le soir arrive doucement tandis que les paysages autour de nous ne varient guère. Loin au sud, l’ombre de la vieille forêt barre l’horizon, tandis qu’au nord, les halliers qui dominaient la vallée du Brandevin ont sans doute cédé la place à de sinistres brandes désertiques qui s’étendent à perte de vue. Lorsque le soir tombe et que vient le moment d’installer notre bivouac sur le bord de la route, le sentiment d’isolement revient très fort. Dans Le Hobbit, Tolkien qualifiait les régions traversées par Thorin et compagnie (le trajet que nous suivons) de terres solitaires (Lone-lands)[24]. Ce nom prend toute sa force en cette heure lugubre où, loin de la Comté, nous essayons de trouver un peu de sommeil, emmitouflés entre deux épais troncs d’arbres, après le repas du soir.
Nous repartons au petit matin, après un petit déjeuner frugal. Le soleil se lève doucement et, s’il chasse les dernières ombres colorées de l’aurore, il peine à nous réchauffer. Loin au sud, la ligne brumeuse et sombre de la Vieille Forêt nous cache toujours l’horizon avant de refluer petit à petit au sud-est pour n’être plus qu’un trait fébrile et vaporeux à l’horizon, vite dissimulé par les courbes naissantes du terrain.
Si le paysage autour de nous ne change guère, nous constatons que la route ondoie un peu plus que la veille, commençant certainement, alors que nous somme à plus d’une quinzaine de milles du Pont du Brandevin, à suivre les rondeurs nouvelles des lieux.
Ces terres sans maîtres qui se trouvent entre la Comté et le Pays de Bree (Bree-land) pourraient former une zone frontière aux limites indécises, telle qu’on en retrouve dans les légendes arthuriennes. Contrée incertaine, très éloignée des marches conquises par les Hobbits, leur situation pourrait être propice, comme le rappelle Florence Plet[25] au « surgissement de l’aventure et de la merveille ».
Ces paysages sinistres qui nous cernent des deux côtés de la route peuvent aussi évoquer, toujours dans le cadre des légendes arthuriennes, un premier écho de la terre gaste, terre sur laquelle pèse une malédiction liée à la faiblesse ou à l’absence d’un roi, tandis qu’une terre policée comme la Comté reconnaît, à travers l’autorité du Thain, une filiation et une fidélité au souvenir du royaume disparu. Très loin au sud-est, bien au-delà des plaines et des montagnes, la terre gaste prend une autre dimension bien plus terrible[26] qui heureusement ne nous concerne pas dans le cadre de cette modeste promenade…
Notre réflexion sur la terre gaste prend une tournure désagréable lorsque, juste après notre repas de midi, de sombres nuages accompagnés d’une pluie froide viennent perturber notre cheminement vers Bree.
Les ondoiements du terrain se poursuivent mais à proximité de la route, le terrain reste relativement égal[27], permettant, entre deux averses, une vue dégagée jusqu’à l’horizon vers le sud où de lugubres sommets semblent se satisfaire pleinement de la morosité du climat.
Il s’agit des fameux Hauts des Galgals (Barrow downs) dont les crêtes élevées se confondent avec les nuages bas[28].
Nous avançons tête baissée sous la pluie, courbés sur l’échine détrempée de nos poneys, sans même avoir pris la peine de faire une véritable pause. Comme aurait pu dire le poète, dans les terres solitaires, Astron est le mois le plus cruel[29]…
La journée avance et les collines dominent toujours sur notre droite. Elles souffrent d’une très mauvaise réputation[31] (Barrow-wights) hantent ces collines, les mégalithes et les tertres funéraires antiques qui s’y trouvent[32]. Le terme wight utilisé par Tolkien pour désigner ces esprits, vient du vieil anglais wiht « créature, être » et fait écho aux anciennes traditions nordiques[33]. Même si la poésie traditionnelle de la Comté a parfois tendance à dédramatiser le sombre mythe des Êtres des Galgals[34], ces légendes nous semblent, sous le ciel tourmenté de ces terres isolées, aussi crédibles qu’effrayantes…
L’utilisation par le traducteur Francis Ledoux du terme galgal, un mot français d’origine gaélique, s’inscrit avec une certaine intelligence dans la souhait de J.R.R. Tolkien d’utiliser des termes d’inspiration celtique pour mettre en valeur des noms et des mots utilisés dans le langue commune des Hobbits, mais dont l’origine est plus ancienne. Ainsi les habitants du Pays de Bouc proviennent d’une migration plus récente que celle des autres Hobbits et se sont imprégnés durant leur long voyage des langues archaïques de l’Eriador, tandis que les autres Hobbits avaient adopté très tôt la langue commune du nord-ouest de la Terre du Milieu.
Tolkien s’en explique dans les Appendices du Seigneur des Anneaux et fait ainsi la différence entre les mots d’origine germanique qui servent à retranscrire la langue commune, tandis que ceux d’origine celtique servent à identifier les termes présentant une plus grande antiquité[35]. Nous verrons que de nombreux toponymes et patronymes du Pays de Bree pourraient relever de cette antiquité, du fait de leur coloration celtique avérée.
Mais pour le moment, nous revenons à notre trajet et nous remarquons une étrange ligne continue à environ cinq milles, ou peut-être moins, au sud de la route. Le soir approchant, et afin de briser la monotonie de cette partie de notre voyage et profitant du terrain plat, nous décidons, avec la prudence qui s’impose, de nous faufiler entre les arbres bordant la route et de nous rapprocher de cette curiosité du paysage pour en savoir plus.
Les espaces que nous traversons forment probablement une lande humide où bruyères, callunes, ajoncs et genêts tout juste naissants peinent à faire honneur au printemps.
Après cette rapide échappée, nous nous retrouvons face à un mur, probablement bâti en pierres sèches. Cet ouvrage, visiblement très ancien et effondré par endroits, semble courir d’un point à l’autre de la plaine, dessinant la ligne que nous avions observée depuis la route. En passant nos têtes par les brèches, nous découvrons sous le mur un long fossé de l’autre côté duquel domine une ligne d’anciens buissons. Au-delà, la lande semble céder la place à une vaste prairie, brune en cette saison, mais très certainement verdoyante sous les feux de l’été[36]. La prairie s’étend jusqu’aux Hauts des Galgals.
Ce mur semble avoir été, si on en croit les dires de Tom Bombadil dans Le Seigneur des Anneaux, la frontière d’un ancien royaume[37]. Dans les Appendices du roman, il est signalé que la Grande Route de l’Est formait la frontière entre les royaumes d’Arthedain et de Cardolan[38]. Sans doute la plus puissante des deux monarchies a-t-elle édifié un rempart un peu au sud de la route afin de créer une zone tampon pour la libre circulation des marchandises et des troupes. Compte tenu de l’orientation du fossé vers le sud et les collines, les princes du Cardolan[39] se retrouvèrent certainement privés de l’accès à la route.
Dans sa fonction de frontière, notre vieux mur pourrait bien évoquer le célèbre Mur d’Hadrien, édifice romain construit en pierres et en tourbe au IIème de notre ère, et qui s’étendait sur toute la largeur de la frontière nord de la province romaine de Britannia (soit 73 milles). Mais l’histoire antique de l’Angleterre offre au lecteur d’autres possibles références, telles la fortification linéaire connue sous le nom de Wansdyke, qui traverse les comtés de Somerset et de Wiltshire, et qui séparait au VIIème siècle l’ancien royaume breton de Dumnonia de ses ennemis saxons du Wessex[40], ou bien la célèbre Offa’s Dyke qui depuis le VIIIème siècle, forme une frontière discontinue de 150 milles de long entre les terres galloises et l’Angleterre[41].
Il peut rappeler aussi plus modestement les nombreux murs de pierres sèches (dry stone walls ou dry stone dykes) qui parsèment les hautes terres des campagnes anglaises mais dont la vocation première est souvent plus agricole que militaire.
Avant de regagner la route, nous déjeunons tardivement près du mur, installés sur des couches d’anciennes graminées grillées par l’hiver. Nos braves poneys sont serrés les uns contre les autres, redoutant la fraîcheur et l’obscurité qui semblent descendre des collines menaçantes.
Après une nuit marquée par le froid, l’humidité et de sourdes inquiétudes nocturnes, nous prenons le trajet du retour vers la route, en direction du nord. Les nuages du matin pèsent sur notre randonnée. De temps à autre, une pluie fine et éphémère vient nous rappeler que le printemps n’est pas que la saison de l’heureux retour de la soleil. Heureusement, le terrain plat n’offre pas d’obstacle à notre périple à travers cette lande humide.
Sur la route, nous retrouvons la rangée des vieux arbres. A cet endroit, ils dominent un talus en contrebas duquel la Grande Route de l’Est, tortueuse, se faufile en direction de l’est et du nord-est[42].
Il nous tarde à présent d’arriver enfin à Bree. Mais nous avons le sentiment que nous ne sommes plus très loin du but.
La route traverse à présent un paysage vallonné[43]. Elle s’engouffre dans des creux sombres du terrain pour ressortir en gagnant le faîte de petits sommets qui dominent le pays sauvage. Parmi ces modestes hauteurs ondoyantes qui s’étendent autour de nous, nous distinguons malgré les brumes humides, à une dizaine de milles vers le sud-est, la cime d’une haute colline plus imposante que les autres. La route semble s’y diriger. A n’en pas douter, c’est la colline de Bree.
Jean-Rodolphe Turlin,
juin 2013.