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		<title><![CDATA[Forum JRRVF - La Compagnie de la Comté]]></title>
		<link>https://jrrvf.com/forum/</link>
		<description><![CDATA[Forum JRRVF - https://jrrvf.com/forum]]></description>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 09:53:00 +0000</pubDate>
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			<title><![CDATA[Feuille de la Compagnie N° 3 - Relevé coquilles]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4790</link>
			<pubDate>Thu, 04 Dec 2014 09:17:45 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=2">Cédric</a>]]></dc:creator>
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			<description><![CDATA[<p>Je sais que Michaël D. a été très pointilleux sur ce sujet mais des coquilles, nous en trouverons. Alors, comme à l'accoutumée, faisons-en le relevé ici.</p><p>
Bonne lecture !<br />
Cédric.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je sais que Michaël D. a été très pointilleux sur ce sujet mais des coquilles, nous en trouverons. Alors, comme à l'accoutumée, faisons-en le relevé ici.</p><p>
Bonne lecture !<br />
Cédric.</p>]]></content:encoded>
		</item>
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			<title><![CDATA[La Feuille de la Compagnie nº1 - réimpression]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4641</link>
			<pubDate>Mon, 09 Mar 2009 11:10:00 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=844">Laegalad</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4641</guid>
			<description><![CDATA[<p>Je reprend ce que disais Elendil sur <a href="http://forum.tolkiendil.com/thread-4865-post-79483.html#pid79483">Tolkiendil</a> : <p><DIV class="citeAuteur"><B>Elendil</B> a dit :<DIV class="citeTexte">La Feuille de la Compagnie est une revue d'étude des œuvres de Tolkien. Elle regroupe d'éminents spécialistes francophones de Tolkien (dont Didier Willis webmestre de Hiswelokë et Cédric Fockeu webmestre de JRRVF) sous la direction de Michaël Devaux.<p>Vous trouverez ici plus d'information sur l'association La Compagnie de la Comté, qui gère la publication de La Feuille de la Compagnie.<p>Le numéro 1 de La Feuille de la Compagnie avait été publié en 2001 aux éditions de L'Œil du Sphinx. Celui-ci proposait un grand nombre d'articles extrêmement intéressant, depuis un corrigenda des Contes perdus jusqu'au commentaire de plusieurs textes de Tolkien encore inédits en français. Malheureusement pour tous les amoureux de Tolkien, cet excellent ouvrage est totalement épuisé depuis longtemps. Mais peut-être pas pour toujours...<p>J'ai récemment eu l'occasion de discuter avec l'un des responsables éditoriaux de l'Œil du Sphinx, et celui-ci m'a confié qu'avec les nouvelles techniques numériques, il lui était possible de refaire des micro-impressions d'ouvrages épuisés (à partir d'environ 50 exemplaires).<p>La seule chose qui lui manque, c'est l'assurance de vendre environ la moitié de la réimpression pour ne pas risquer une perte trop importante. C'est le pourquoi de ce sondage : savoir combien de gens seraient intéressés par l'ouvrage afin d'avoir des arguments solides pour demander une réimpression. Il faudrait un minimum de 20 à 25 personnes.<p>Ci-dessous, le sommaire de l'ouvrage, tel qu'il est affiché sur JRRVF :<p>Edito, par M. Devaux<br>Dossiers<br>Synopsis de The Book of Lost Tales, par Michaël Devaux<br>Corrigenda au Livre des Contes Perdus, par M. Devaux et S. Mallet,<br>" Dior et les siens ", par Sébastien Mallet<br>Articles<br>" L'ombre de la mort " chez Tolkien, par Michaël Devaux<br>" La disparition des Géants ", par Sébastien Mallet<br>Comptes rendus<br>Tolkien, The Lord of the Rings, millenium edition, par Cédric Fockeu<br>Tolkien, Roverandom, par C. Fockeu<br>Tolkien, " From Quendi and Eldar, Appendix D ", par Didier Willis<br>Tolkien, " Ósanwe-kenta ", par M. Devaux<br>Tolkien, " Etymological Notes on the Ósanwe-kenta ", " From The Shibboleth of Fëanor ", " Notes on Óre ", par D. Willis<br>N. I Agøy, éd., " Between Faith and Fiction ", par M. Devaux<br>N. Bonnal, Tolkien. Les univers d'un magicien, par M. Devaux<br>P. Curry, Defending Middle-earth, par Tom. A. Shippey<br>V. Flieger, Splintered Light, par S. Mallet<br>V. Flieger & C. F. Hostetter, Tolkien's Legendarium, par M. Devaux<br>J. Pearce, Tolkien. Man and Myth, par M. Devaux<br>W. A. Senior, éd., " The Tolkien Issue " du Journal of the Fantastic in the Arts, par M. Devaux<br>S. van der Weide, éd., Proceedings of Unquendor's Third Lustrum Conference, par M. Devaux<br></div></div><p><br>Ceux qui ont un compte sur Tolkiendil peuvent se rendre sur le fuseau initial pour rajouter leur voix au sondage, surtout s'ils sont intéressés (il faudrait avoir une vingtaine de personnes partantes pour que ça vaille le coup).<br>Sinon, les Messageries Sylvaines transmettront les infos <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" /><p>Perso j'ai voté pour et sans hésiter : suis arrivée trop tard pour avoir un exemplaire de la première édition <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/sad.png" alt="Sad" title="Sad" class="smilie smilie_8" /><p>(et puis à défaut d'avoir la 3e feuille... hrem)</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je reprend ce que disais Elendil sur <a href="http://forum.tolkiendil.com/thread-4865-post-79483.html#pid79483">Tolkiendil</a> : <p><DIV class="citeAuteur"><B>Elendil</B> a dit :<DIV class="citeTexte">La Feuille de la Compagnie est une revue d'étude des œuvres de Tolkien. Elle regroupe d'éminents spécialistes francophones de Tolkien (dont Didier Willis webmestre de Hiswelokë et Cédric Fockeu webmestre de JRRVF) sous la direction de Michaël Devaux.<p>Vous trouverez ici plus d'information sur l'association La Compagnie de la Comté, qui gère la publication de La Feuille de la Compagnie.<p>Le numéro 1 de La Feuille de la Compagnie avait été publié en 2001 aux éditions de L'Œil du Sphinx. Celui-ci proposait un grand nombre d'articles extrêmement intéressant, depuis un corrigenda des Contes perdus jusqu'au commentaire de plusieurs textes de Tolkien encore inédits en français. Malheureusement pour tous les amoureux de Tolkien, cet excellent ouvrage est totalement épuisé depuis longtemps. Mais peut-être pas pour toujours...<p>J'ai récemment eu l'occasion de discuter avec l'un des responsables éditoriaux de l'Œil du Sphinx, et celui-ci m'a confié qu'avec les nouvelles techniques numériques, il lui était possible de refaire des micro-impressions d'ouvrages épuisés (à partir d'environ 50 exemplaires).<p>La seule chose qui lui manque, c'est l'assurance de vendre environ la moitié de la réimpression pour ne pas risquer une perte trop importante. C'est le pourquoi de ce sondage : savoir combien de gens seraient intéressés par l'ouvrage afin d'avoir des arguments solides pour demander une réimpression. Il faudrait un minimum de 20 à 25 personnes.<p>Ci-dessous, le sommaire de l'ouvrage, tel qu'il est affiché sur JRRVF :<p>Edito, par M. Devaux<br>Dossiers<br>Synopsis de The Book of Lost Tales, par Michaël Devaux<br>Corrigenda au Livre des Contes Perdus, par M. Devaux et S. Mallet,<br>" Dior et les siens ", par Sébastien Mallet<br>Articles<br>" L'ombre de la mort " chez Tolkien, par Michaël Devaux<br>" La disparition des Géants ", par Sébastien Mallet<br>Comptes rendus<br>Tolkien, The Lord of the Rings, millenium edition, par Cédric Fockeu<br>Tolkien, Roverandom, par C. Fockeu<br>Tolkien, " From Quendi and Eldar, Appendix D ", par Didier Willis<br>Tolkien, " Ósanwe-kenta ", par M. Devaux<br>Tolkien, " Etymological Notes on the Ósanwe-kenta ", " From The Shibboleth of Fëanor ", " Notes on Óre ", par D. Willis<br>N. I Agøy, éd., " Between Faith and Fiction ", par M. Devaux<br>N. Bonnal, Tolkien. Les univers d'un magicien, par M. Devaux<br>P. Curry, Defending Middle-earth, par Tom. A. Shippey<br>V. Flieger, Splintered Light, par S. Mallet<br>V. Flieger & C. F. Hostetter, Tolkien's Legendarium, par M. Devaux<br>J. Pearce, Tolkien. Man and Myth, par M. Devaux<br>W. A. Senior, éd., " The Tolkien Issue " du Journal of the Fantastic in the Arts, par M. Devaux<br>S. van der Weide, éd., Proceedings of Unquendor's Third Lustrum Conference, par M. Devaux<br></div></div><p><br>Ceux qui ont un compte sur Tolkiendil peuvent se rendre sur le fuseau initial pour rajouter leur voix au sondage, surtout s'ils sont intéressés (il faudrait avoir une vingtaine de personnes partantes pour que ça vaille le coup).<br>Sinon, les Messageries Sylvaines transmettront les infos <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" /><p>Perso j'ai voté pour et sans hésiter : suis arrivée trop tard pour avoir un exemplaire de la première édition <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/sad.png" alt="Sad" title="Sad" class="smilie smilie_8" /><p>(et puis à défaut d'avoir la 3e feuille... hrem)</p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[pour etre informé]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4640</link>
			<pubDate>Mon, 11 Feb 2008 21:59:00 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=890">le dunedain</a>]]></dc:creator>
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			<description><![CDATA[<p>il paraitrai qu'il y a un lien sur le site qui permettrai d'etre au courant par mail des prochains agissements de la compagnie de la comte<br>seulement g un chercher et g rien trouvé,pourriez m'indiquer la marche a suivre?<br></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>il paraitrai qu'il y a un lien sur le site qui permettrai d'etre au courant par mail des prochains agissements de la compagnie de la comte<br>seulement g un chercher et g rien trouvé,pourriez m'indiquer la marche a suivre?<br></p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[la poésie dans le sda]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4639</link>
			<pubDate>Thu, 24 May 2007 01:38:00 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=106">Aragorn2</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4639</guid>
			<description><![CDATA[<p>3. La poésie dans le seigneur des anneaux <p><br>Elle est deux fois dans l’œuvre.&#160; Elle est dans l’amour de tolkien pour sa terre, pour sa création dans laquelle il transfigure sa vision d‘une utopie terrestre, son amour de l’œuvre qui l’enrobe comme un précieux écrin. Elle est aussi dans le monde même de tolkien, dans les peuples qui le composent et dans l’expression&#160; de certains personnages qui emploient un ton très profond et expressif. Le seigneur des anneaux met en scène&#160; de nombreux poètes : les elfes bien sûr qui passent leur temps à faire de la musique et à composer de longs vers sur les multiples ages de leur vie. On peut dire qu’avec les elfes on a l’exemple d’une société totalement artistique : célébration de la beauté et du souvenir à travers festins, musique et poésie constituant l’occupation principale de la communauté. Ils deviennent des modèles pour les aventuriers et les héros en devenir que sont les hobbits. Frodon comme Bilbon admirent la poésie elfique qu’ils considèrent comme quelque chose de totalement magique, et enivrant. Ils comprendront par la suite la valeur inestimable de ce trésor. <p><br>Suivons donc Frodon à travers les salles énigmatiques de Fondcombe, le merveilleux havre des elfes, qui un certain soir de fête résonnent de lyres passionnées et de voix lancinantes .( livre 2, chap 1)<p><p> « Frodon se mit à écouter. Au début, la beauté des mélodies et les mots entrelacés en langues elfiques, le tinrent sous le charme aussitôt qu’il eut commencé d’y prêter attention. Les mots semblaient presque prendre forme, et des visions de terres lointaines et de choses brillantes qu’il n’avait encore jamais imaginées s’ouvrirent devant lui ; et la salle éclairée par le feu devint une brume dorée au dessus de mers écumeuses qui soupiraient aux bords du monde. Puis l’enchantement se fit de plus en plus semblable à un rêve jusqu’à ce qu’il sentît qu’une rivière sans fin d’or et d’argent roulait sur lui son flot gonflé, trop immense pour qu’il pût en embrasser le dessin : elle devint partie de l’air vibrant qui l’entourait et elle le trempait et le noyait. Il sombra rapidement sous son poids brillant dans un profond royaume de sommeil. »<p><p>Ah quelle merveille que cette poésie elfique qui possède ce pouvoir considérable de faire vivre un monde oublié ou perdu, de rendre réel ce qui ne l’est pas, et de faire apparaître le rêve comme plus important, comme plus vivant plutôt que la réalité. Elle possède en tout cas cette précieuse chance : par la seule force des mots, de leur secret pouvoir une corde vibre et nous entraîne ainsi que frodon dans un autre univers. Au-delà de la beauté, des émotions Tolkien ne cesse de mettre en avant la force du langage en lui-même, la seule vertu des mots, et de leur pouvoir de fascination ce qui n’est certes pas étonnant de la part d’un grand spécialiste de&#160; philologie. <br>Et il est allé jusqu’à créer ses langues les intégrant parfaitement dans son livre, donnant même au lecteur admiratif ou perplexe selon les cas des lexiques, des tables de grammaire et de conjugaison. Et c’est-ce qui donne ce parfum incomparable, d’émerveillement, de fascination, d’étrangeté qui nous gagne lorsque Tolkien nous invite à parcourir les trésors du vieux monde elfique. Il y a une langue, il y a des noms qui surgissent venus d’on ne sait où mais tout ceci semble tellement vivant, tellement réel. Serait ce tout simplement le pouvoir des mots et Tolkien rejoindrait il la vieille idée selon laquelle&#160; les mots ont une essence et une existence en dehors de la réalité qu’ils décrivent? Peu importe.. Les mots et plus généralement les langues et leur diversité ont été la grande passion de Tolkien, passion qui l’a dévoré dès son plus jeune âge pour ne plus jamais le quitter. A travers ces langues énigmatiques, à travers les multiples chants et poèmes qui imprègnent ses œuvres, à travers la fascination que ses héros ( les hobbits surtout que Tolkien comparait aux anglais) ont pour toute sorte de chansons et de poésie ( Bilbon avouera à frodon qu’après toutes les aventures et joies de sa longue vie, il ne reste plus guère que la poésie qui puisse encore l’émerveiller : message fantastique à propos de la valeur inestimable de l’art en général)&#160; Tolkien veut faire passer tout simplement cet amour immodéré. Exprimer la richesse du langage, l’intérêt de sa diversité( chaque peuple a son propre langage dans lequel s‘exprime une certaine culture), sa beauté, sa fragilité (certaines langues sont menacées par l’oubli) et son pouvoir incroyable, pouvoir qui fait voir à frodon&#160; cette rivière d‘or et d‘argent, pouvoir qui ne cesse de s’exprimer dans tous les chants passionnés et dans tous ces entremêlements magiques qui produisent les illuminations..<p><br>Il y a donc en arrière plan de l’œuvre cette mise en avant des langues et de l’expression orale ( les elfes mais aussi frodon et Aragorn par moment s’expriment parfois&#160; par la poésie)&#160; &#160;qui contribue pour une grande part au caractère poétique de l’œuvre. Mais qu’en est il du fond même de l’histoire et des grandes lignes de l’œuvre. Existe-t-il des thèmes, des images, des motifs.. qui puissent posséder un quelconque intérêt poétique? Et la création de ce monde, son incarnation à travers ces milliers de pages, n’est-ce pas peut être le plus grand exploit poétique de Tolkien?….<br>(à comparer avec celui de Bilbon qui parvient à la fin de sa vie, insigne honneur, à faire applaudir sa poésie par… des elfes!!) ….]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>3. La poésie dans le seigneur des anneaux <p><br>Elle est deux fois dans l’œuvre.&#160; Elle est dans l’amour de tolkien pour sa terre, pour sa création dans laquelle il transfigure sa vision d‘une utopie terrestre, son amour de l’œuvre qui l’enrobe comme un précieux écrin. Elle est aussi dans le monde même de tolkien, dans les peuples qui le composent et dans l’expression&#160; de certains personnages qui emploient un ton très profond et expressif. Le seigneur des anneaux met en scène&#160; de nombreux poètes : les elfes bien sûr qui passent leur temps à faire de la musique et à composer de longs vers sur les multiples ages de leur vie. On peut dire qu’avec les elfes on a l’exemple d’une société totalement artistique : célébration de la beauté et du souvenir à travers festins, musique et poésie constituant l’occupation principale de la communauté. Ils deviennent des modèles pour les aventuriers et les héros en devenir que sont les hobbits. Frodon comme Bilbon admirent la poésie elfique qu’ils considèrent comme quelque chose de totalement magique, et enivrant. Ils comprendront par la suite la valeur inestimable de ce trésor. <p><br>Suivons donc Frodon à travers les salles énigmatiques de Fondcombe, le merveilleux havre des elfes, qui un certain soir de fête résonnent de lyres passionnées et de voix lancinantes .( livre 2, chap 1)<p><p> « Frodon se mit à écouter. Au début, la beauté des mélodies et les mots entrelacés en langues elfiques, le tinrent sous le charme aussitôt qu’il eut commencé d’y prêter attention. Les mots semblaient presque prendre forme, et des visions de terres lointaines et de choses brillantes qu’il n’avait encore jamais imaginées s’ouvrirent devant lui ; et la salle éclairée par le feu devint une brume dorée au dessus de mers écumeuses qui soupiraient aux bords du monde. Puis l’enchantement se fit de plus en plus semblable à un rêve jusqu’à ce qu’il sentît qu’une rivière sans fin d’or et d’argent roulait sur lui son flot gonflé, trop immense pour qu’il pût en embrasser le dessin : elle devint partie de l’air vibrant qui l’entourait et elle le trempait et le noyait. Il sombra rapidement sous son poids brillant dans un profond royaume de sommeil. »<p><p>Ah quelle merveille que cette poésie elfique qui possède ce pouvoir considérable de faire vivre un monde oublié ou perdu, de rendre réel ce qui ne l’est pas, et de faire apparaître le rêve comme plus important, comme plus vivant plutôt que la réalité. Elle possède en tout cas cette précieuse chance : par la seule force des mots, de leur secret pouvoir une corde vibre et nous entraîne ainsi que frodon dans un autre univers. Au-delà de la beauté, des émotions Tolkien ne cesse de mettre en avant la force du langage en lui-même, la seule vertu des mots, et de leur pouvoir de fascination ce qui n’est certes pas étonnant de la part d’un grand spécialiste de&#160; philologie. <br>Et il est allé jusqu’à créer ses langues les intégrant parfaitement dans son livre, donnant même au lecteur admiratif ou perplexe selon les cas des lexiques, des tables de grammaire et de conjugaison. Et c’est-ce qui donne ce parfum incomparable, d’émerveillement, de fascination, d’étrangeté qui nous gagne lorsque Tolkien nous invite à parcourir les trésors du vieux monde elfique. Il y a une langue, il y a des noms qui surgissent venus d’on ne sait où mais tout ceci semble tellement vivant, tellement réel. Serait ce tout simplement le pouvoir des mots et Tolkien rejoindrait il la vieille idée selon laquelle&#160; les mots ont une essence et une existence en dehors de la réalité qu’ils décrivent? Peu importe.. Les mots et plus généralement les langues et leur diversité ont été la grande passion de Tolkien, passion qui l’a dévoré dès son plus jeune âge pour ne plus jamais le quitter. A travers ces langues énigmatiques, à travers les multiples chants et poèmes qui imprègnent ses œuvres, à travers la fascination que ses héros ( les hobbits surtout que Tolkien comparait aux anglais) ont pour toute sorte de chansons et de poésie ( Bilbon avouera à frodon qu’après toutes les aventures et joies de sa longue vie, il ne reste plus guère que la poésie qui puisse encore l’émerveiller : message fantastique à propos de la valeur inestimable de l’art en général)&#160; Tolkien veut faire passer tout simplement cet amour immodéré. Exprimer la richesse du langage, l’intérêt de sa diversité( chaque peuple a son propre langage dans lequel s‘exprime une certaine culture), sa beauté, sa fragilité (certaines langues sont menacées par l’oubli) et son pouvoir incroyable, pouvoir qui fait voir à frodon&#160; cette rivière d‘or et d‘argent, pouvoir qui ne cesse de s’exprimer dans tous les chants passionnés et dans tous ces entremêlements magiques qui produisent les illuminations..<p><br>Il y a donc en arrière plan de l’œuvre cette mise en avant des langues et de l’expression orale ( les elfes mais aussi frodon et Aragorn par moment s’expriment parfois&#160; par la poésie)&#160; &#160;qui contribue pour une grande part au caractère poétique de l’œuvre. Mais qu’en est il du fond même de l’histoire et des grandes lignes de l’œuvre. Existe-t-il des thèmes, des images, des motifs.. qui puissent posséder un quelconque intérêt poétique? Et la création de ce monde, son incarnation à travers ces milliers de pages, n’est-ce pas peut être le plus grand exploit poétique de Tolkien?….<br>(à comparer avec celui de Bilbon qui parvient à la fin de sa vie, insigne honneur, à faire applaudir sa poésie par… des elfes!!) ….]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Feuille de la Compagnie N° 3]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4638</link>
			<pubDate>Sat, 14 Oct 2006 18:01:00 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=1183">Oropher</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4638</guid>
			<description><![CDATA[<p>Bonjour,<p>Quelqu'un pourrait me dire quand paraitra le N° 3 de "Feuille de la Compagnie" ?<br>Merci,<br>Oropher<br></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,<p>Quelqu'un pourrait me dire quand paraitra le N° 3 de "Feuille de la Compagnie" ?<br>Merci,<br>Oropher<br></p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Irène Fernandez au salon Religo]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4637</link>
			<pubDate>Fri, 03 Feb 2006 01:20:00 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=287">Christine</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4637</guid>
			<description><![CDATA[<p>Bonjour, <p>Je préviens tard, mais j'ai des tas d'excuses. Une rencontre autour du thème "la Faêrie, porte vers l'Evangile?" est organisée autour d'Irène Fernandez au Salon Religio, espace Champerret à Paris, ce dimanche 6 février de 16h à 17h (stand serdif, BE 44). Plus de renseignement sur les moyens d'accès itou sur le site du salon, <a href="http://www.salonreligio.com" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">www.salonreligio.com</a><p><br>Cordialement,<p>Christine]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour, <p>Je préviens tard, mais j'ai des tas d'excuses. Une rencontre autour du thème "la Faêrie, porte vers l'Evangile?" est organisée autour d'Irène Fernandez au Salon Religio, espace Champerret à Paris, ce dimanche 6 février de 16h à 17h (stand serdif, BE 44). Plus de renseignement sur les moyens d'accès itou sur le site du salon, <a href="http://www.salonreligio.com" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">www.salonreligio.com</a><p><br>Cordialement,<p>Christine]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Irène Fernandez et C.S. Lewis]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4636</link>
			<pubDate>Fri, 02 Dec 2005 20:35:00 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=1366">sosryko</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4636</guid>
			<description><![CDATA[<p>On le sait, <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4631" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">la Feuille n°2</a> de la Compagnie est éditée par Ad Solem. <br>On y trouve, entre autres choses, deux belles choses : </p><p>
<b>*</b> Un énooooorme dossier sur le Père Bouyer (p. 85-116), ami de Tolkien (signé par Michaël Devaux/Eruvike).<br />
Ce qui est l'occasion de rappeler ici l'édition par Ad Solem (rédition en fait) d'un recueil d'entretiens : Louis Bouyer, <a href='http://www.ad-solem.com/catalo/catalogue.asp?ID=94&order=voir&voir=3'>Le métier de théologien</a>. Entretiens avec Georges Daix, Ad Solem, 2005. <br />
Après feuilletage en librairie, Tolkien y est évoqué à trois reprises, avec un développement sur le mythe il me semble.</p><p>
<b>*</b> Un article d'<a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/forinterieur/fiche.php?diffusion_id=34383" target="_new">Irène Fernandez</a> : <i>La vérité du mythe chez Tolkien : imagination et gnose</i> (p. 247-272)</p><p>
En fin de la Feuille n°2 (p. 414), on rappelait qu’Irène Fernandez avait publié en 2002 <i>Et si on parlait… du SdA</I> aux Presses de la renaissance.<br />
Vous vous souvenez peut-être de ce petit livre intéressant pour ceux qui découvrent le SdA.<br />
Mais vous vous souvenez aussi qu’il était marqué d’une couverture horrible :</p><div class='citation'><p><img src='https://www.tolkiendil.com/_media/asso/boutique/partenaires/9782856168639.jpg' height=300 /></p></div><div class='citation source'></div><p>
Je me demande comment on est arrivé à épuiser un tirage si laid…<br>Aujourd’hui (depuis 2003), une autre édition revue et augmetée est disponible, à la couverture bien plus jolie (et commerciale) :</p><div class='citation'><p><img src='http://images.amazon.com/images/P/2856168639.08._SCLZZZZZZZ_.jpg' height=300 /></p></div><div class='citation source'></div><p>
Toujours en fin de la feuille était annoncée la parution prochaine de sa thèse d’État portant sur le rapport du mythe, de la raison et de la réalité selon C. S. Lewis.<br>Quelques sites (mais pas celui d’Ad Solem qui n’est pas à jour sur la section nouveautés) annonçaient la sortie pour novembre 2005, mais ce devrait être courant décembre apparemment, sous le titre :</p><div class='citation'><p>Irène Fernandez, <i>Mythe, Raison ardente. Imagination et réalité selon C. S. Lewis</i>, Ad Solem, 2005 (?).</p></div><div class='citation source'></div><p>
Déjà, dans son article dans la Feuille, elle mentionnait la parenté d’idée et la complémentarité de Tolkien et Lewis sur l’idée de mythe :</p><div class='citation'><p>On ne peut pas dire que Tolkien se soit beaucoup étendu sur la définition du mythe — paradoxalement, ce sera Lewis qui y insistera bien plus longuement dans son œuvre critique —, mais il en donne cependant un critère essentiel en parlant à son sujet de la cohérence d’un monde “bien construit”.</p></div><div class='citation source'><p>Feuille 2, p. 261</p></div><p>
Sur les développements du mythe par Lewis, je pense à trois articles que j'ai lu : <i>Myth became Fact</i> [p. 138-142], <i>Is Theology poetry ?</i> [p. 10-21], et <i>The funeral of a Great Myth</i> [p. 22-32] qu’on trouvera dans C. S. Lewis, <i>Essay Collection : Faith, Christianity and the Chrurch</i>, HarperCollins, 2002.</p><p>
Au-delà du sujet, ce que m'a le plus frappé, c'est une très belle écriture et des idées fortes énoncées avec beaucoup de simplicité (dans le meilleur sens du terme!).</p><div class='citation'><p>[point de rapport chez Tolkien entre] son œuvre et des dérives imaginatives actuelles (…). Car malgré ce qu’on peut appeler (…) son obsession imaginative, il ne reconnaît pas à l’imagination une valeur de connaissance à elle toute seule. Ce ne peut être sans rapport avec sa foi (…) Chez Tolkien en tout cas, la synergie de l’imagination et de la raison est totale et consciente. On peut lui attribuer “l’imagination pleinement éveillée d’un esprit logique” dont parle C. S. Lewis à propos de l’appréhension du mythe, mais qui me paraît valable aussi pour sa création.</p></div><div class='citation source'><p>Feuille 2, p. 255</p></div><p>
Si j’ai fait ces deux citations, c’est pour que les intéressés puissent saisir les échos entre cette illustration de Tolkien par Lewis et les propos qui suivent sur le mythe chez Lewis, retranscription de l’interview d’Irène Fernandez sur la chaîne catholique « KTO » <a href=http://www.ktotv.com/video_data.php3?numero=1120 target=_new>actuellement disponible en ligne</a>.</p><p>
Bon, si je me suis permis de me faire, c’est en croyant Vinyamar dans le fuseau où Christine annonçait la nouvelle (« C'est pas du piratage, d'autant plus que KTO veut rendre ses émissions le plus vues possibles ») et comme notre cher Vin’ n’avait pas la possibilité de visionner la vidéo, j’ai usé mes petits doigts. Si ça ne plaît pas, si on nous tombe dessus, Cédric pourra toujours faire sauter mes posts. En attendant, Vin’ et d’autres intéressés auront pu lire l’interview à défaut de la voir ;-)</p><p>
Ensuite, il faut savoir à quoi s'attendre. Non pas à une interview sur la seule pensée de Lewis (bien qu'il y a un peu de cela) mais essentiellement :</p>
<ol type="1" class="mycode_list"><li>une présentation de <i>Narnia</i> à l'occasion de la sortie cinématographique<br />
</li>
<li>pour informer des auditeurs qui n'y connaissent rien et<br />
</li>
<li>qui sont essentiellement catholiques et<br />
</li>
<li>donc intéressés avant tout par la chrétienté de Lewis et de ce qu'il a pu mettre de religieux dans son oeuvre (c'est cet axe là vers lequel l'interviewer [de piètre qualité je trouve] va aller).<br />
</li>
</ol>
<p>
L'intérêt réside dans le discours posé, intelligent et éclairant d'Irène Fernandez qui, décidément, est une dame au propos des plus intéressants. Souvent, elle recadre, rappelle le danger de l'allégorisation et donne son avis équilibré.</p><p>
5 parties dans l'interview (La partie 3, en résonance avec l'article de la Feuille, étant ma préférée):</p><div class='citation'><p><b>(1)</b> <b>C. S. lewis</b></p><p>
<b>(2)</b> <b><i>Narnia</i> : un conte de fée ?</b></p><p>
<b>(3)</b> <b><i>Narnia</i> : la valeur du mythe.</b></p><p>
<b>(4)</b> <b><i>Narnia</i> : un mythe chrétien ?</b></p><p>
<b>(5)</b> <b><i>Narnia</i> : comme <i>Harry Potter</i> ?</b> (mais aussi mention de Pullman)</p></div><div class='citation source'></div><p>
S.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On le sait, <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4631" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">la Feuille n°2</a> de la Compagnie est éditée par Ad Solem. <br>On y trouve, entre autres choses, deux belles choses : </p><p>
<b>*</b> Un énooooorme dossier sur le Père Bouyer (p. 85-116), ami de Tolkien (signé par Michaël Devaux/Eruvike).<br />
Ce qui est l'occasion de rappeler ici l'édition par Ad Solem (rédition en fait) d'un recueil d'entretiens : Louis Bouyer, <a href='http://www.ad-solem.com/catalo/catalogue.asp?ID=94&order=voir&voir=3'>Le métier de théologien</a>. Entretiens avec Georges Daix, Ad Solem, 2005. <br />
Après feuilletage en librairie, Tolkien y est évoqué à trois reprises, avec un développement sur le mythe il me semble.</p><p>
<b>*</b> Un article d'<a href="http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/forinterieur/fiche.php?diffusion_id=34383" target="_new">Irène Fernandez</a> : <i>La vérité du mythe chez Tolkien : imagination et gnose</i> (p. 247-272)</p><p>
En fin de la Feuille n°2 (p. 414), on rappelait qu’Irène Fernandez avait publié en 2002 <i>Et si on parlait… du SdA</I> aux Presses de la renaissance.<br />
Vous vous souvenez peut-être de ce petit livre intéressant pour ceux qui découvrent le SdA.<br />
Mais vous vous souvenez aussi qu’il était marqué d’une couverture horrible :</p><div class='citation'><p><img src='https://www.tolkiendil.com/_media/asso/boutique/partenaires/9782856168639.jpg' height=300 /></p></div><div class='citation source'></div><p>
Je me demande comment on est arrivé à épuiser un tirage si laid…<br>Aujourd’hui (depuis 2003), une autre édition revue et augmetée est disponible, à la couverture bien plus jolie (et commerciale) :</p><div class='citation'><p><img src='http://images.amazon.com/images/P/2856168639.08._SCLZZZZZZZ_.jpg' height=300 /></p></div><div class='citation source'></div><p>
Toujours en fin de la feuille était annoncée la parution prochaine de sa thèse d’État portant sur le rapport du mythe, de la raison et de la réalité selon C. S. Lewis.<br>Quelques sites (mais pas celui d’Ad Solem qui n’est pas à jour sur la section nouveautés) annonçaient la sortie pour novembre 2005, mais ce devrait être courant décembre apparemment, sous le titre :</p><div class='citation'><p>Irène Fernandez, <i>Mythe, Raison ardente. Imagination et réalité selon C. S. Lewis</i>, Ad Solem, 2005 (?).</p></div><div class='citation source'></div><p>
Déjà, dans son article dans la Feuille, elle mentionnait la parenté d’idée et la complémentarité de Tolkien et Lewis sur l’idée de mythe :</p><div class='citation'><p>On ne peut pas dire que Tolkien se soit beaucoup étendu sur la définition du mythe — paradoxalement, ce sera Lewis qui y insistera bien plus longuement dans son œuvre critique —, mais il en donne cependant un critère essentiel en parlant à son sujet de la cohérence d’un monde “bien construit”.</p></div><div class='citation source'><p>Feuille 2, p. 261</p></div><p>
Sur les développements du mythe par Lewis, je pense à trois articles que j'ai lu : <i>Myth became Fact</i> [p. 138-142], <i>Is Theology poetry ?</i> [p. 10-21], et <i>The funeral of a Great Myth</i> [p. 22-32] qu’on trouvera dans C. S. Lewis, <i>Essay Collection : Faith, Christianity and the Chrurch</i>, HarperCollins, 2002.</p><p>
Au-delà du sujet, ce que m'a le plus frappé, c'est une très belle écriture et des idées fortes énoncées avec beaucoup de simplicité (dans le meilleur sens du terme!).</p><div class='citation'><p>[point de rapport chez Tolkien entre] son œuvre et des dérives imaginatives actuelles (…). Car malgré ce qu’on peut appeler (…) son obsession imaginative, il ne reconnaît pas à l’imagination une valeur de connaissance à elle toute seule. Ce ne peut être sans rapport avec sa foi (…) Chez Tolkien en tout cas, la synergie de l’imagination et de la raison est totale et consciente. On peut lui attribuer “l’imagination pleinement éveillée d’un esprit logique” dont parle C. S. Lewis à propos de l’appréhension du mythe, mais qui me paraît valable aussi pour sa création.</p></div><div class='citation source'><p>Feuille 2, p. 255</p></div><p>
Si j’ai fait ces deux citations, c’est pour que les intéressés puissent saisir les échos entre cette illustration de Tolkien par Lewis et les propos qui suivent sur le mythe chez Lewis, retranscription de l’interview d’Irène Fernandez sur la chaîne catholique « KTO » <a href=http://www.ktotv.com/video_data.php3?numero=1120 target=_new>actuellement disponible en ligne</a>.</p><p>
Bon, si je me suis permis de me faire, c’est en croyant Vinyamar dans le fuseau où Christine annonçait la nouvelle (« C'est pas du piratage, d'autant plus que KTO veut rendre ses émissions le plus vues possibles ») et comme notre cher Vin’ n’avait pas la possibilité de visionner la vidéo, j’ai usé mes petits doigts. Si ça ne plaît pas, si on nous tombe dessus, Cédric pourra toujours faire sauter mes posts. En attendant, Vin’ et d’autres intéressés auront pu lire l’interview à défaut de la voir ;-)</p><p>
Ensuite, il faut savoir à quoi s'attendre. Non pas à une interview sur la seule pensée de Lewis (bien qu'il y a un peu de cela) mais essentiellement :</p>
<ol type="1" class="mycode_list"><li>une présentation de <i>Narnia</i> à l'occasion de la sortie cinématographique<br />
</li>
<li>pour informer des auditeurs qui n'y connaissent rien et<br />
</li>
<li>qui sont essentiellement catholiques et<br />
</li>
<li>donc intéressés avant tout par la chrétienté de Lewis et de ce qu'il a pu mettre de religieux dans son oeuvre (c'est cet axe là vers lequel l'interviewer [de piètre qualité je trouve] va aller).<br />
</li>
</ol>
<p>
L'intérêt réside dans le discours posé, intelligent et éclairant d'Irène Fernandez qui, décidément, est une dame au propos des plus intéressants. Souvent, elle recadre, rappelle le danger de l'allégorisation et donne son avis équilibré.</p><p>
5 parties dans l'interview (La partie 3, en résonance avec l'article de la Feuille, étant ma préférée):</p><div class='citation'><p><b>(1)</b> <b>C. S. lewis</b></p><p>
<b>(2)</b> <b><i>Narnia</i> : un conte de fée ?</b></p><p>
<b>(3)</b> <b><i>Narnia</i> : la valeur du mythe.</b></p><p>
<b>(4)</b> <b><i>Narnia</i> : un mythe chrétien ?</b></p><p>
<b>(5)</b> <b><i>Narnia</i> : comme <i>Harry Potter</i> ?</b> (mais aussi mention de Pullman)</p></div><div class='citation source'></div><p>
S.</p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Feuille n°2 - Nommer l'ineffable]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4635</link>
			<pubDate>Fri, 27 Feb 2004 09:20:00 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=1601">Yyr</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4635</guid>
			<description><![CDATA[<p><b><i>Eru</i>, <i>Ilúvatar</i>, et la racine <i>ER</i> :</b></p><div class='quotebox'><blockquote><div><p>
Là où Plotin et Denys, pour faire référence à la monade, utilisent le pronom insipide et quasiment vide de sens « il » <i>(it)</i>, Tolkien nomme son essence primordiale Eru, un mot qui n’est ni expliqué à ce stade ni même ultérieurement, et qui est suivi presque immédiatement par : « qu’en Arda on appelle Ilúvatar ». A l’évidence Eru n’est pas un nom, mais glosé par un nom, et la différence mérite d’être étudiée. [Feuille n°2/277-278]</p></div></blockquote></div><p>
Je ne suis pas d’accord <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /><br>A la lecture de l’article, je déduis que Dame Flieger s’est appuyée sur le seul texte de <i>Christopher</i> Tolkien à savoir celui du <i>Silmarillion 1977</i> <small>(en ce texte seulement on trouve l’expression <span class='exergue'>« qu’en Arda on appelle Ilúvatar »</span>)</small>. Or, l’index fourni par le même rédacteur de la phrase introductive de cet <i>Ainulindalë</i> est on ne peut plus explicite puisqu’il donne pour <b>Eru</b> : ‘The One, <u>He that is Alone</u>’ !&#160; &#160;<br>Eru est bien un nom, ce nom a un sens, et dans l’&oelig;uvre produite par Christopher Tolkien, il est expliqué : Eru est <i>l’Unique, le Seul, Celui qui n’a pas de semblable</i>.</p><div class='quotebox'><blockquote><div><p>
Ilúvatar présente un autre problème, et là encore le verbe choisi par Tolkien est important. Eru est <i>appelé</i> Ilúvatar. Ilúvatar est le nom et pas l’essence. […] Ilúvatar est un épithète de caractérisation qui désigne un aspect par lequel Eru peut être distingué, si ce n’est connu. C’est un nom pour l’ineffable […] [Feuille n°2/278]</p></div></blockquote></div><p>
Je doute qu’il soit sage d’opérer une dichotomie aussi définitive. Car le nom d’<b>Eru</b>, bien que réservé aux circonstances les plus solennelles [WJ/402], fut, chez les Eldar tout du moins, largement et librement utilisé (même s’il était encore plus sacré et réservé que celui d’<b>Ilúvatar</b> il faut voir l’exemple du seul <i>Athrabeth</i> où le nom d’Eru apparaît plus d’une <u>centaine</u> de fois mais celui d’Ilúvatar pour ainsi dire pas …). Et l’on peut relever que l’usage décrit par Verlyn Flieger du nom d’Eru dans l’<i>Ainulindalë 1977</i>, est exactement celui d’Ilúvatar dans chacune des formes attestées de l’<i>Ainulindalë</i> : </p><div class='citation'><p>There was Ilúvatar, the All-father, and he made first the Ainur, […]</p></div><div class='citation source'><p>MR/8 : Ainulindalë B, C, C*, D</p></div><p>
Mais ce qui m’interpelle le plus est dans la démarche d’analyse :</p><div class='quotebox'><blockquote><div><p>
Etant donné la profession de Tolkien et sa connaissance approfondie de l’histoire des mots et de leurs dérivations, un rapprochement intentionnel entre son Eru fictif et la racine indo-européenne hypothétique <i>er-</i>, « mettre en mouvement », n’est pas improbable. Le rapprochement étant reconnu, l’emploi d’Eru suivi de « l’Un » suggérerait que la divinité de Tolkien est l’origine immobile du mouvement, au-delà du mouvement (puisque la totalité ne peut aller au-delà d’elle-même) mais créant le mouvement. Eru, premier moteur, est la nature essentielle de « l’Un ». [Feuille n°2/278]</p></div></blockquote></div><p>
Voilà qui sauf le respect de Dame Flieger a tout autant de pertinence que de chercher à expliquer <i>nazgûl</i> par <i>nazi</i>. Je suis surpris de trouver un tel contre-sens faërique ! Le sens du Conte est contenu par le Conte et lui seul. Même d’un point de vue purement <i>externe</i>, cette explication est déjà tout sauf probable, mais encore : même si effectivement cette donnée avait motivé Tolkien, elle n’aurait pas eu la moindre valeur pour expliquer ensuite le sens du nom <i>ardarin</i> d’Eru. Car celui-ci, comme tout élément, a l’obligation d’intégrer la réalité secondaire et d’y prendre son seul sens par rapport à cette réalité-là (cf. lettre n°297). Un conte est produit au terme d’une alchimie mystérieuse, cet <i>art elfique</i>, qui à partir de vieux matériaux tire du neuf, produit du neuf, une réalité et un sens qui lui appartiennent proprement – et il n’y a pas de meilleur exemple que celui de la création linguistique. Bien sûr chaque matériau à une origine externe (sens A) mais elle n’a plus aucune signification pour la réalité secondaire (sens B) ou bien il ne s’agit plus d’un conte de Faërie. <br>Pour une reflexion sur l’étymologie et le sens du nom d’<b>Eru</b> cf. <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=746" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">cette discussion</a>.</p><p>
<b>L’Un et les Uniques</b> (sic) :</p><div class='quotebox'><blockquote><div><p>
« Il y eut Eru, l’Un, qu’en Arda on appelle Ilúvatar ; il fit d’abord les Ainur, les Saints-Uniques, qui étaient l’émanation de sa pensée, et ceux-ci furent avec lui avant que nulle chose ne fut créée ». [Feuille n°2/280]</p></div></blockquote></div><p>
Hum <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /> j’ai vraiment du mal avec cette traduction ; je ne suis pas du tout d’accord avec elle <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" />. Mais le traducteur parle de « traduction modifiée ». Peut-être entend-il par là modifiée juste pour l’article et faire ressortir son sujet ? Je ne pense pas que c’était utile ou bienvenu ; et même surprenant, sauf si à la demande de l’auteur ? Je pense qu’elle ne peut prétendre quoi qu’il en soit à remplacer La traduction (littéraire). Entre <i>l’Un</i> et <i>l’Unique</i>, on peut sans doute encore débattre (à mon avis le second l’emporte, cf. <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=746" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">cette discussion</a>), mais pour ce qui est de <i>Saint-Unique</i>, il n’y a pas d’hésitation à avoir : cf. <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4633" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">cette discussion</a>. </p><div class='quotebox'><blockquote><div><p>
Ce sont les Ainur, et non pas Eru, qui réalisent la création du monde de Tolkien. Ils chantent son projet dans la Grande Musique qu’ils font à partir des thèmes qu’Eru leur expose, et c’est à partir de ce projet qu’ils façonnent le monde physique. Le reste de la vaste mythologie de Tolkien est ordonnée sans Eru, ayant pour principaux artisans les Ainur et les Enfants d’Ilúvatar. Bien qu’il soit Père de tout, son rôle dans l’action s’arrête là. A une exception près, quand les Saints-Uniques invoquent Eru pour réprimer une humanité rebelle, l’Un reste au-delà et au dessus du monde, œuvrant uniquement dans et au travers de ses aspects personnifiés, les Ainur. Il reste de part en part le Dieu inconnu, qui ne peut être compris ni atteint dans son unité, perceptible et accessible uniquement dans la mesure où la partie est représentative du tout. [Feuille n°2/281-282]</p></div></blockquote></div><p>
Peut-être la traduction y est-elle pour quelque chose à nouveau, ou plus probablement le style de l'auteur, mais, au final, j’ai eu le sentiment de lire un article déjà trop affirmatif. Peut-être n’était-ce pas dans l’intention de Dame Flieger. Toujours est-il qu’il ne s’agirait pas de lire cet article sans un certain recul. <p>Ensuite (et plus personnellement) je ne m’accorde absolument pas à son idée générale (sauf quelques éléments), qui est tout à fait respectable, mais ne constitue certainement pas La vérité du mythe d’Arda. Je ne crois absolument pas, par exemple, qu’Eru n’&oelig;uvre qu’au travers des Ainur, qu’il soit si lointain, si abstrait, si conceptuel, si insaisissable, si ineffable. L’ineffable « parle », « sourit », « se lève » … Il me semble que dans la dialectique elle-même Eru est dit moins philosophiquement que théologiquement. Et certains le reconnaîtront sur les chemins d’Arda. Des chemins, qui comme ici, posent la question de la relation au divin, une question de foi, et il normal de retrouver cette diversité, cette liberté de point de vue.<p>Liberté j’entends bien, et celle de Faërie entre autre. En fait, tout en conservant son idée, Verlyn Flieger aurait pu dire que le mythe d’Arda lui <i>évoquait</i> une <i>dimension</i> néo-platonicienne, en donnant les éléments allant dans ce sens. Il faut je crois se garder de réduire le Conte à cette perspective en tout cas. Ce n’est peut-être pas dans l’intention de l’auteur, mais j’ai peur que ses lecteurs puissent de fait plaquer ce <u>modèle externiste</u> sur la réalité secondaire, et ne plus la lire que sous cet angle, confirmant toujours plus le modèle mais s’éloignant toujours d’autant du mystère de Faërie. Le parallèle peut être fait je crois avec le travail de Helge Fauskanger dans le domaine des langues : un travail admirable mais qui de fil en aiguille est venu plus à bâtir un modèle qu’à mettre en lumière la réalité d’Arda. Inévitablement, on en vient ensuite plus ou moins perceptiblement à ne plus voir en Arda que ce qui est conforme à <i>son</i> modèle … <small>(et il me semble que le risque est plus grand lorsque le modèle est un modèle externiste ; toutefois en disant cela je ne me prétends pas immunisé moi-même contre ce genre de biais)</small></p><p>
<b>Raison, intuition, et Faërie :</b></p><div class='quotebox'><blockquote><div><p>
A une époque où l’on se méfie des mythes quand bien même on en reste très friand, la <i>fantasy</i> de Tolkien s’adresse au cœur plutôt qu’à l’esprit, contournant l’intelligence rationnelle en faveur de l’intuition et de l’imagination. […] [Feuille n°2/282]</p></div></blockquote></div><p>
Je n’ai pu m’empêcher de sourire à la lecture du paragraphe conclusif, et je dois avouer être à court de répartie, comme si l’herbe m’avait été coupée sous le pied <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /> je n’ai alors trouvé à inscrire dans la marge que : « mouais, ben … <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /> »</p><p>
La raison a pourtant son rôle à jouer, eu égard aux critiques faites par rapport à la démarche d’analyse plus haut.</p><p>
Quant à l’intuition et à l’imagination, pourquoi donc, alors, sans cesse maintenir sa réflexion sur Arda obstinément hors du monde secondaire et lui nier sa liberté : <i>« Tolkien a choisi […] à l’évidence […] le rapprochement étant reconnu […] divinité de Tolkien […] monde de Tolkien »</i>, en ‘contre-cherchant’ ainsi le sens de ce qui nécessite la suspension de l’incrédulité, et en prenant Tolkien en otage, alors que Faërie est justement une création qui se doit d’être libre de son auteur, si elle veut être libre à ses lecteurs ? <small>(les expressions <i>« divinité de Tolkien »</i> et <i>« monde de Tolkien »</i> ne sont-elles pas symptomatiques et ne résument-elles pas le biais de telles (non) recherches de sens en Arda, car la seule divinité de Tolkien est, à ce que crois connaître de lui, Dieu, Père Fils et Esprit, et son monde le nôtre <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" />)</small><p>Pourquoi donc aussi sûrement et définitivement <small>(c’est l’impression que j’ai à la lecture de cet article, mais je peux faire erreur)</small> vouloir faire tenir la <i>« divinité de Tolkien » (sic)</i> dans une classification néo-platonicienne, quand ce même Tolkien, par ailleurs abondamment mis à contribution dans cet article malgré lui, prétend que :</p><div class='citation'><p>Ce sont précisément la coloration, l’atmosphère, les détails individuels inclassables d’une histoire […] qui comptent réellement.</p></div><div class='citation source'><p>Faërie/73</p></div><p>
Se placer en simple visiteur (interne) d’Arda nous permettra en revanche de rapporter ce que cette histoire nous évoque, tout en nous permettant de le dire à la lumière de nos propres connaissances (externes) philosophiques et théologiques, mais laissant ainsi le Professeur, et les autres explorateurs de la Terre-du-milieu, libres de nos analyses <small>(j’entends par là non qu’il faille se dispenser d’analyse, mais que ces analyses doivent prendre garde à ne pas produire de modèle qui se substitue à la réalité secondaire)</small>. Car, pas moins que notre monde, celui d’Arda peut et doit s’analyser avec la sensibilité de chaque. Pas plus qu’en notre monde un seul système n’est possible. Ou alors ce n’est plus un Conte de Faërie <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /></p><p>
Jérôme</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><b><i>Eru</i>, <i>Ilúvatar</i>, et la racine <i>ER</i> :</b></p><div class='quotebox'><blockquote><div><p>
Là où Plotin et Denys, pour faire référence à la monade, utilisent le pronom insipide et quasiment vide de sens « il » <i>(it)</i>, Tolkien nomme son essence primordiale Eru, un mot qui n’est ni expliqué à ce stade ni même ultérieurement, et qui est suivi presque immédiatement par : « qu’en Arda on appelle Ilúvatar ». A l’évidence Eru n’est pas un nom, mais glosé par un nom, et la différence mérite d’être étudiée. [Feuille n°2/277-278]</p></div></blockquote></div><p>
Je ne suis pas d’accord <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /><br>A la lecture de l’article, je déduis que Dame Flieger s’est appuyée sur le seul texte de <i>Christopher</i> Tolkien à savoir celui du <i>Silmarillion 1977</i> <small>(en ce texte seulement on trouve l’expression <span class='exergue'>« qu’en Arda on appelle Ilúvatar »</span>)</small>. Or, l’index fourni par le même rédacteur de la phrase introductive de cet <i>Ainulindalë</i> est on ne peut plus explicite puisqu’il donne pour <b>Eru</b> : ‘The One, <u>He that is Alone</u>’ !&#160; &#160;<br>Eru est bien un nom, ce nom a un sens, et dans l’&oelig;uvre produite par Christopher Tolkien, il est expliqué : Eru est <i>l’Unique, le Seul, Celui qui n’a pas de semblable</i>.</p><div class='quotebox'><blockquote><div><p>
Ilúvatar présente un autre problème, et là encore le verbe choisi par Tolkien est important. Eru est <i>appelé</i> Ilúvatar. Ilúvatar est le nom et pas l’essence. […] Ilúvatar est un épithète de caractérisation qui désigne un aspect par lequel Eru peut être distingué, si ce n’est connu. C’est un nom pour l’ineffable […] [Feuille n°2/278]</p></div></blockquote></div><p>
Je doute qu’il soit sage d’opérer une dichotomie aussi définitive. Car le nom d’<b>Eru</b>, bien que réservé aux circonstances les plus solennelles [WJ/402], fut, chez les Eldar tout du moins, largement et librement utilisé (même s’il était encore plus sacré et réservé que celui d’<b>Ilúvatar</b> il faut voir l’exemple du seul <i>Athrabeth</i> où le nom d’Eru apparaît plus d’une <u>centaine</u> de fois mais celui d’Ilúvatar pour ainsi dire pas …). Et l’on peut relever que l’usage décrit par Verlyn Flieger du nom d’Eru dans l’<i>Ainulindalë 1977</i>, est exactement celui d’Ilúvatar dans chacune des formes attestées de l’<i>Ainulindalë</i> : </p><div class='citation'><p>There was Ilúvatar, the All-father, and he made first the Ainur, […]</p></div><div class='citation source'><p>MR/8 : Ainulindalë B, C, C*, D</p></div><p>
Mais ce qui m’interpelle le plus est dans la démarche d’analyse :</p><div class='quotebox'><blockquote><div><p>
Etant donné la profession de Tolkien et sa connaissance approfondie de l’histoire des mots et de leurs dérivations, un rapprochement intentionnel entre son Eru fictif et la racine indo-européenne hypothétique <i>er-</i>, « mettre en mouvement », n’est pas improbable. Le rapprochement étant reconnu, l’emploi d’Eru suivi de « l’Un » suggérerait que la divinité de Tolkien est l’origine immobile du mouvement, au-delà du mouvement (puisque la totalité ne peut aller au-delà d’elle-même) mais créant le mouvement. Eru, premier moteur, est la nature essentielle de « l’Un ». [Feuille n°2/278]</p></div></blockquote></div><p>
Voilà qui sauf le respect de Dame Flieger a tout autant de pertinence que de chercher à expliquer <i>nazgûl</i> par <i>nazi</i>. Je suis surpris de trouver un tel contre-sens faërique ! Le sens du Conte est contenu par le Conte et lui seul. Même d’un point de vue purement <i>externe</i>, cette explication est déjà tout sauf probable, mais encore : même si effectivement cette donnée avait motivé Tolkien, elle n’aurait pas eu la moindre valeur pour expliquer ensuite le sens du nom <i>ardarin</i> d’Eru. Car celui-ci, comme tout élément, a l’obligation d’intégrer la réalité secondaire et d’y prendre son seul sens par rapport à cette réalité-là (cf. lettre n°297). Un conte est produit au terme d’une alchimie mystérieuse, cet <i>art elfique</i>, qui à partir de vieux matériaux tire du neuf, produit du neuf, une réalité et un sens qui lui appartiennent proprement – et il n’y a pas de meilleur exemple que celui de la création linguistique. Bien sûr chaque matériau à une origine externe (sens A) mais elle n’a plus aucune signification pour la réalité secondaire (sens B) ou bien il ne s’agit plus d’un conte de Faërie. <br>Pour une reflexion sur l’étymologie et le sens du nom d’<b>Eru</b> cf. <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=746" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">cette discussion</a>.</p><p>
<b>L’Un et les Uniques</b> (sic) :</p><div class='quotebox'><blockquote><div><p>
« Il y eut Eru, l’Un, qu’en Arda on appelle Ilúvatar ; il fit d’abord les Ainur, les Saints-Uniques, qui étaient l’émanation de sa pensée, et ceux-ci furent avec lui avant que nulle chose ne fut créée ». [Feuille n°2/280]</p></div></blockquote></div><p>
Hum <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /> j’ai vraiment du mal avec cette traduction ; je ne suis pas du tout d’accord avec elle <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" />. Mais le traducteur parle de « traduction modifiée ». Peut-être entend-il par là modifiée juste pour l’article et faire ressortir son sujet ? Je ne pense pas que c’était utile ou bienvenu ; et même surprenant, sauf si à la demande de l’auteur ? Je pense qu’elle ne peut prétendre quoi qu’il en soit à remplacer La traduction (littéraire). Entre <i>l’Un</i> et <i>l’Unique</i>, on peut sans doute encore débattre (à mon avis le second l’emporte, cf. <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=746" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">cette discussion</a>), mais pour ce qui est de <i>Saint-Unique</i>, il n’y a pas d’hésitation à avoir : cf. <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4633" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">cette discussion</a>. </p><div class='quotebox'><blockquote><div><p>
Ce sont les Ainur, et non pas Eru, qui réalisent la création du monde de Tolkien. Ils chantent son projet dans la Grande Musique qu’ils font à partir des thèmes qu’Eru leur expose, et c’est à partir de ce projet qu’ils façonnent le monde physique. Le reste de la vaste mythologie de Tolkien est ordonnée sans Eru, ayant pour principaux artisans les Ainur et les Enfants d’Ilúvatar. Bien qu’il soit Père de tout, son rôle dans l’action s’arrête là. A une exception près, quand les Saints-Uniques invoquent Eru pour réprimer une humanité rebelle, l’Un reste au-delà et au dessus du monde, œuvrant uniquement dans et au travers de ses aspects personnifiés, les Ainur. Il reste de part en part le Dieu inconnu, qui ne peut être compris ni atteint dans son unité, perceptible et accessible uniquement dans la mesure où la partie est représentative du tout. [Feuille n°2/281-282]</p></div></blockquote></div><p>
Peut-être la traduction y est-elle pour quelque chose à nouveau, ou plus probablement le style de l'auteur, mais, au final, j’ai eu le sentiment de lire un article déjà trop affirmatif. Peut-être n’était-ce pas dans l’intention de Dame Flieger. Toujours est-il qu’il ne s’agirait pas de lire cet article sans un certain recul. <p>Ensuite (et plus personnellement) je ne m’accorde absolument pas à son idée générale (sauf quelques éléments), qui est tout à fait respectable, mais ne constitue certainement pas La vérité du mythe d’Arda. Je ne crois absolument pas, par exemple, qu’Eru n’&oelig;uvre qu’au travers des Ainur, qu’il soit si lointain, si abstrait, si conceptuel, si insaisissable, si ineffable. L’ineffable « parle », « sourit », « se lève » … Il me semble que dans la dialectique elle-même Eru est dit moins philosophiquement que théologiquement. Et certains le reconnaîtront sur les chemins d’Arda. Des chemins, qui comme ici, posent la question de la relation au divin, une question de foi, et il normal de retrouver cette diversité, cette liberté de point de vue.<p>Liberté j’entends bien, et celle de Faërie entre autre. En fait, tout en conservant son idée, Verlyn Flieger aurait pu dire que le mythe d’Arda lui <i>évoquait</i> une <i>dimension</i> néo-platonicienne, en donnant les éléments allant dans ce sens. Il faut je crois se garder de réduire le Conte à cette perspective en tout cas. Ce n’est peut-être pas dans l’intention de l’auteur, mais j’ai peur que ses lecteurs puissent de fait plaquer ce <u>modèle externiste</u> sur la réalité secondaire, et ne plus la lire que sous cet angle, confirmant toujours plus le modèle mais s’éloignant toujours d’autant du mystère de Faërie. Le parallèle peut être fait je crois avec le travail de Helge Fauskanger dans le domaine des langues : un travail admirable mais qui de fil en aiguille est venu plus à bâtir un modèle qu’à mettre en lumière la réalité d’Arda. Inévitablement, on en vient ensuite plus ou moins perceptiblement à ne plus voir en Arda que ce qui est conforme à <i>son</i> modèle … <small>(et il me semble que le risque est plus grand lorsque le modèle est un modèle externiste ; toutefois en disant cela je ne me prétends pas immunisé moi-même contre ce genre de biais)</small></p><p>
<b>Raison, intuition, et Faërie :</b></p><div class='quotebox'><blockquote><div><p>
A une époque où l’on se méfie des mythes quand bien même on en reste très friand, la <i>fantasy</i> de Tolkien s’adresse au cœur plutôt qu’à l’esprit, contournant l’intelligence rationnelle en faveur de l’intuition et de l’imagination. […] [Feuille n°2/282]</p></div></blockquote></div><p>
Je n’ai pu m’empêcher de sourire à la lecture du paragraphe conclusif, et je dois avouer être à court de répartie, comme si l’herbe m’avait été coupée sous le pied <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /> je n’ai alors trouvé à inscrire dans la marge que : « mouais, ben … <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /> »</p><p>
La raison a pourtant son rôle à jouer, eu égard aux critiques faites par rapport à la démarche d’analyse plus haut.</p><p>
Quant à l’intuition et à l’imagination, pourquoi donc, alors, sans cesse maintenir sa réflexion sur Arda obstinément hors du monde secondaire et lui nier sa liberté : <i>« Tolkien a choisi […] à l’évidence […] le rapprochement étant reconnu […] divinité de Tolkien […] monde de Tolkien »</i>, en ‘contre-cherchant’ ainsi le sens de ce qui nécessite la suspension de l’incrédulité, et en prenant Tolkien en otage, alors que Faërie est justement une création qui se doit d’être libre de son auteur, si elle veut être libre à ses lecteurs ? <small>(les expressions <i>« divinité de Tolkien »</i> et <i>« monde de Tolkien »</i> ne sont-elles pas symptomatiques et ne résument-elles pas le biais de telles (non) recherches de sens en Arda, car la seule divinité de Tolkien est, à ce que crois connaître de lui, Dieu, Père Fils et Esprit, et son monde le nôtre <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" />)</small><p>Pourquoi donc aussi sûrement et définitivement <small>(c’est l’impression que j’ai à la lecture de cet article, mais je peux faire erreur)</small> vouloir faire tenir la <i>« divinité de Tolkien » (sic)</i> dans une classification néo-platonicienne, quand ce même Tolkien, par ailleurs abondamment mis à contribution dans cet article malgré lui, prétend que :</p><div class='citation'><p>Ce sont précisément la coloration, l’atmosphère, les détails individuels inclassables d’une histoire […] qui comptent réellement.</p></div><div class='citation source'><p>Faërie/73</p></div><p>
Se placer en simple visiteur (interne) d’Arda nous permettra en revanche de rapporter ce que cette histoire nous évoque, tout en nous permettant de le dire à la lumière de nos propres connaissances (externes) philosophiques et théologiques, mais laissant ainsi le Professeur, et les autres explorateurs de la Terre-du-milieu, libres de nos analyses <small>(j’entends par là non qu’il faille se dispenser d’analyse, mais que ces analyses doivent prendre garde à ne pas produire de modèle qui se substitue à la réalité secondaire)</small>. Car, pas moins que notre monde, celui d’Arda peut et doit s’analyser avec la sensibilité de chaque. Pas plus qu’en notre monde un seul système n’est possible. Ou alors ce n’est plus un Conte de Faërie <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /></p><p>
Jérôme</p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Feuille 2 (racines du légendaire) L'anneau de Barahir]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4634</link>
			<pubDate>Wed, 21 Jan 2004 17:26:00 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=1352">Silmo</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4634</guid>
			<description><![CDATA[<p>Lisant un peu dans le désordre la feuille n° 2, je me suis, entre autres, précipité dès son achat sur l'article de Sébatien Mallet (alias Fangorn) pour y découvrir la version révisée et augmentée de son article consacré à l'"Anneau de Barahir".<p>Quel bonheur.<p>Ce seul article justifiait la publication d'une nouvelle feuille (mais il n'y a pas que lui, bien sûr :-)) et d'autres fuseaux naîtront sûrement au fur et à mesure des lectures... je pense par exemple aux "anges de l'ombre" de Michael Devaux, que j'ai terminé ce week-end et qui est passionnant...).<p>Les mots manquent pour féliciter Fangorn de son article.<br>Depuis que je fréquente JRRVF, je ne crois pas avoir été autant sensible à un sujet d'article sitôt après l'avoir découvert dans sa première version sur le site... et avoir surtout été aussi épaté que quelqu'un songe à retracer l'histoire de la transmission d'un anneau sans pouvoir... Alors, quand des nouveaux élements viennent conforter ce thème, c'est extra (comme dit la chanson).<p>Mais ceci dit, considérant que sans liberté de blâmer, il n'y a point d'éloge flatteur, je me permetrai une toute petite précision, sur un détail:<p>à la page 350 de la feuille, en note n° 101, Sébastien écrit: "<i> Il s'agit des Pierres d'Anor, d'Orthanc et des Emyn Beraid. mais on ignore si Aragorn employa cette dernière, dont Cirdan et les Elfes du Lindon avaient la garde(cf. Contes et légendes inachevés, IV, III, notamment vol. 3, p. 217-218, n. 16).</i>"<p>Certes on ne sait si Aragorn s'est jamais rendu à Elostirion pour y regarder dans la Pierre des Emyn Beraid, mais cela semble moins que probable car il aurait a priori fallu qu'il franchisse la Comté, or lui-même respectait l'interdiction qu'il avait faite aux hommes d'y pénétrer (cf. l'épilogue non publié), et il aurait surtout fallu qu'il aille bien vite visiter les Collines des Tours avant l'année 3021 TA puisque la note 24 de l'appendice A du SdA nous indique:<p><u>LoTR, APPENDIX A, ANNALS OF THE KINGS AND RULERS, I "THE NÚMENOREAN KINGS"</u><br>note 24: "<i>These were the Stones of Annúminas and Amon Sûl. The only Stone left in the North was the one in the Tower on Emyn Beraid that looks towards the Gulf of Lune. That was guarded by the Elves, and though we never knew it, <b>it remained there, until Círdan put it aboard Elrond's ship when he left</b>.</i>"<p>Or, d'après les tables chronologiques publiées en annexe au SdA, le Roi ne se rend dans le Nord qu'en 1436 (Shire record) soit en l'an 14 QA.<p>Voila, pas vraiment un blâme, ...juste une broutille :-)<p>Silmo<p><font size=1>PS: au sujet de la présentation de la Feuille n°2, je trouve la maquette très agréable avec des notes qui sont en bas de page et non en fin de chapitre (c'est bien pratique) avec des titres de chapitres rappelés en marge des titres de sous-chapitres, etc... mais j'aurais quand même un reproche à faire (cette fois-ci un gros reproche dont il faudra se souvenir pour les prochaines feuilles...:-))) : la police de caractère des notes de bas de page est vraiment vraiment trop petite pour ceux qui n'ont plus les yeux de leurs 20 ans ou qui sont tout simplement un peu bigleux comme moi... :-((( FAudra le dire à l'éditeur.</font><p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Lisant un peu dans le désordre la feuille n° 2, je me suis, entre autres, précipité dès son achat sur l'article de Sébatien Mallet (alias Fangorn) pour y découvrir la version révisée et augmentée de son article consacré à l'"Anneau de Barahir".<p>Quel bonheur.<p>Ce seul article justifiait la publication d'une nouvelle feuille (mais il n'y a pas que lui, bien sûr :-)) et d'autres fuseaux naîtront sûrement au fur et à mesure des lectures... je pense par exemple aux "anges de l'ombre" de Michael Devaux, que j'ai terminé ce week-end et qui est passionnant...).<p>Les mots manquent pour féliciter Fangorn de son article.<br>Depuis que je fréquente JRRVF, je ne crois pas avoir été autant sensible à un sujet d'article sitôt après l'avoir découvert dans sa première version sur le site... et avoir surtout été aussi épaté que quelqu'un songe à retracer l'histoire de la transmission d'un anneau sans pouvoir... Alors, quand des nouveaux élements viennent conforter ce thème, c'est extra (comme dit la chanson).<p>Mais ceci dit, considérant que sans liberté de blâmer, il n'y a point d'éloge flatteur, je me permetrai une toute petite précision, sur un détail:<p>à la page 350 de la feuille, en note n° 101, Sébastien écrit: "<i> Il s'agit des Pierres d'Anor, d'Orthanc et des Emyn Beraid. mais on ignore si Aragorn employa cette dernière, dont Cirdan et les Elfes du Lindon avaient la garde(cf. Contes et légendes inachevés, IV, III, notamment vol. 3, p. 217-218, n. 16).</i>"<p>Certes on ne sait si Aragorn s'est jamais rendu à Elostirion pour y regarder dans la Pierre des Emyn Beraid, mais cela semble moins que probable car il aurait a priori fallu qu'il franchisse la Comté, or lui-même respectait l'interdiction qu'il avait faite aux hommes d'y pénétrer (cf. l'épilogue non publié), et il aurait surtout fallu qu'il aille bien vite visiter les Collines des Tours avant l'année 3021 TA puisque la note 24 de l'appendice A du SdA nous indique:<p><u>LoTR, APPENDIX A, ANNALS OF THE KINGS AND RULERS, I "THE NÚMENOREAN KINGS"</u><br>note 24: "<i>These were the Stones of Annúminas and Amon Sûl. The only Stone left in the North was the one in the Tower on Emyn Beraid that looks towards the Gulf of Lune. That was guarded by the Elves, and though we never knew it, <b>it remained there, until Círdan put it aboard Elrond's ship when he left</b>.</i>"<p>Or, d'après les tables chronologiques publiées en annexe au SdA, le Roi ne se rend dans le Nord qu'en 1436 (Shire record) soit en l'an 14 QA.<p>Voila, pas vraiment un blâme, ...juste une broutille :-)<p>Silmo<p><font size=1>PS: au sujet de la présentation de la Feuille n°2, je trouve la maquette très agréable avec des notes qui sont en bas de page et non en fin de chapitre (c'est bien pratique) avec des titres de chapitres rappelés en marge des titres de sous-chapitres, etc... mais j'aurais quand même un reproche à faire (cette fois-ci un gros reproche dont il faudra se souvenir pour les prochaines feuilles...:-))) : la police de caractère des notes de bas de page est vraiment vraiment trop petite pour ceux qui n'ont plus les yeux de leurs 20 ans ou qui sont tout simplement un peu bigleux comme moi... :-((( FAudra le dire à l'éditeur.</font><p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Feuille n°2 - 'Holy Ones']]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4633</link>
			<pubDate>Mon, 05 Jan 2004 01:45:00 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=511">Eruvike</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4633</guid>
			<description><![CDATA[<p>Merci Jérôme de cette remarque sur l'aspect traductif de Ainur / the holy ones.<br>La question du rapport the One / Holy Ones est étudiée par Marjorie Burns dans son article dans le premier numéro spécial de la revue Arda (Between Faith and Fiction). C'est en pensant à cet article que j'ai utilisé "uniques". <br>Marjorie Burns écrit : "The Silmarillion opens with Eru, the One, an image not all incompatible with monotheistic belief. But then - immediately following this - we hear how the One created the Holy Ones. These are the Ainur, the "offspring of [Eru's] thought (...) with him before aught else was made" (S Ain. § 1). He is "the One" ; they are the "Ones", closely related titles, which suggests that the Ainur are, paradoxically, the plurality of Eru's singular state. They are the "s's" added to his indivisibility" (M. Burns, "All in One, One in All", in N.-I. Agoy, éd., Between Faith and Fiction, Arda Special 1, 1998, p. 9, voir le compte rendu dans La Feuille de la Compagnie n°1, p. 109.)]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Merci Jérôme de cette remarque sur l'aspect traductif de Ainur / the holy ones.<br>La question du rapport the One / Holy Ones est étudiée par Marjorie Burns dans son article dans le premier numéro spécial de la revue Arda (Between Faith and Fiction). C'est en pensant à cet article que j'ai utilisé "uniques". <br>Marjorie Burns écrit : "The Silmarillion opens with Eru, the One, an image not all incompatible with monotheistic belief. But then - immediately following this - we hear how the One created the Holy Ones. These are the Ainur, the "offspring of [Eru's] thought (...) with him before aught else was made" (S Ain. § 1). He is "the One" ; they are the "Ones", closely related titles, which suggests that the Ainur are, paradoxically, the plurality of Eru's singular state. They are the "s's" added to his indivisibility" (M. Burns, "All in One, One in All", in N.-I. Agoy, éd., Between Faith and Fiction, Arda Special 1, 1998, p. 9, voir le compte rendu dans La Feuille de la Compagnie n°1, p. 109.)]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Les Racines du Légendaire - Discussions]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4632</link>
			<pubDate>Wed, 10 Dec 2003 16:31:00 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=2">Cedric</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4632</guid>
			<description><![CDATA[<p>Certain(e)s d'entre vous ont peut-être déjà acheté <i>La Feuille de la Compagnie, n°2</i> intitulée <i>Les Racines du Légendaire</i> dans votre librairie favorite, à moins que le Père Noël ne s'apprête à vous faire un joli cadeau ;-)<br>Après votre lecture, je vous propose d'en discuter ici.<br>Je ne doute pas que nous aurons beaucoup de choses à dire ;-)<p>Cédric.<br></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Certain(e)s d'entre vous ont peut-être déjà acheté <i>La Feuille de la Compagnie, n°2</i> intitulée <i>Les Racines du Légendaire</i> dans votre librairie favorite, à moins que le Père Noël ne s'apprête à vous faire un joli cadeau ;-)<br>Après votre lecture, je vous propose d'en discuter ici.<br>Je ne doute pas que nous aurons beaucoup de choses à dire ;-)<p>Cédric.<br></p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Les racines du légendaire (Feuille 2)]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4631</link>
			<pubDate>Wed, 01 Oct 2003 18:03:00 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=511">Eruvike</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4631</guid>
			<description><![CDATA[<p>J'ai la joie de vous annoncer que La Feuille de la Compagnie n°2 paraîtra à la fin du mois de novembre prochain aux éditions Ad Solem. Elle fera 420 pages. Le titre de ce numéro est : Les racines du légendaire. La Table des matières et la couverture seront bientôt disponibles.<br></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J'ai la joie de vous annoncer que La Feuille de la Compagnie n°2 paraîtra à la fin du mois de novembre prochain aux éditions Ad Solem. Elle fera 420 pages. Le titre de ce numéro est : Les racines du légendaire. La Table des matières et la couverture seront bientôt disponibles.<br></p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[feuille de la compagnie n°2]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4630</link>
			<pubDate>Thu, 20 Mar 2003 01:23:00 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=298">Claire</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4630</guid>
			<description><![CDATA[<p>Hello à tout le monde<p>Pour information, le n°2 de la Feuille de la Compagnie ne sera pas publié par les éditions de l'oeil du sphinx. Le tapuscrit, attendu pour septembre, puis pour janvier, est finalement parvenu aux éditions ce mardi après quelques relances, mais nous étions informés en même temps qu'un autre éditeur avait été démarché pendant ce temps. Donc, inutile de continuer à me demander des nouvelles par mails privés, je ne m'occupe plus du tout de la question et je ne doute pas que les responsables de l'association vous tiendront au courant du devenir de la Feuille.<p>Je ne souhaite que de bonnes choses à cette publication<p>Claire Panier-Alix</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hello à tout le monde<p>Pour information, le n°2 de la Feuille de la Compagnie ne sera pas publié par les éditions de l'oeil du sphinx. Le tapuscrit, attendu pour septembre, puis pour janvier, est finalement parvenu aux éditions ce mardi après quelques relances, mais nous étions informés en même temps qu'un autre éditeur avait été démarché pendant ce temps. Donc, inutile de continuer à me demander des nouvelles par mails privés, je ne m'occupe plus du tout de la question et je ne doute pas que les responsables de l'association vous tiendront au courant du devenir de la Feuille.<p>Je ne souhaite que de bonnes choses à cette publication<p>Claire Panier-Alix</p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réédition de la Feuille de la Compagnie]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4629</link>
			<pubDate>Tue, 29 Oct 2002 10:26:00 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=193">Belle Citrouille</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4629</guid>
			<description><![CDATA[<p>Bonjour!<p>En surfant sur le net, j'ai pris connaissance de ce site qui est fort bien fait et très varié. Je félicite donc son concepteur.<br>Une question me taraude l'esprit.<br>J'ai voulu commander la Feuille de la Compagnie, le numéro 1, et sur le site de la FNAC et aux Editions du Sphinx, il apparaît que ce premier numéro est épuisé.<br>Sera-t-il donc réédité pour les fans de Tolkien?<p>Merci de me répondre.<br>Avec mes meilleures salutations<p>Belle Citrouille</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour!<p>En surfant sur le net, j'ai pris connaissance de ce site qui est fort bien fait et très varié. Je félicite donc son concepteur.<br>Une question me taraude l'esprit.<br>J'ai voulu commander la Feuille de la Compagnie, le numéro 1, et sur le site de la FNAC et aux Editions du Sphinx, il apparaît que ce premier numéro est épuisé.<br>Sera-t-il donc réédité pour les fans de Tolkien?<p>Merci de me répondre.<br>Avec mes meilleures salutations<p>Belle Citrouille</p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[La perception de la mort chez Tolkien]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4628</link>
			<pubDate>Sat, 02 Mar 2002 16:08:00 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=1553">Vinyamar</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4628</guid>
			<description><![CDATA[<p>Je pose cette question ici, parce qu'elle n'est pas sans lien, bien sûr, avec l'article d'Eruvike: <a href="http://www.jrrvf.com/compagnie/articles/Ombre_de_la_Mort.html"> "L'ombre de la mort" chez Tolkien</a><p>Cependant, ce fuseau est d'abord l'excroissance d'un sujet né sur la question <a href="http://www.jrrvf.com/forum/noncgi/Forum5/HTML/000402.html"> "pourquoi aimez-vous Tolkien"</a> dans la rubrique Divers<p>La question était <i>"Et Cirdan en parlant de l'espoir me fait encore penser à une chose unique en littérature: il me semble qu'en plus de toutes les qualités du roman, Le SdA & Co est le seul roman qui ne se révolte pas contre la vie, qui ne la présente pas comme un fardeau, et qui va jusqu'à faire de la mort une étape belle et essentielle de l'humanité. Il n'est pas en révolte face à la mort !! </i><p>Cirdan voulait modérer mes propos ultérieurement, mais ce n'est pas venu... Peut-être ici et maintenant ? :-)<p>Pour commencer à répondre à une intervention de Beruthiel, je rapellerais que je n'ai pas voulu dire par là que la mort ne psoait pas problème pour les hommes chez Tolkien, mais que l'auteur (et lui seul) essayait de la présenter comme un événement qui peut être magnifié, qui peut devenir beau, plutôt que de se révolter. L'auteur, et lui seul toujours, est un des seuls que j'ai lu dont le message ne soit pas: "la vie est absurde, la mort est absurde, vivez avant de mourir", mais "la vie est belle pour qui sait la voir belle, et la mort idem !"</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je pose cette question ici, parce qu'elle n'est pas sans lien, bien sûr, avec l'article d'Eruvike: <a href="http://www.jrrvf.com/compagnie/articles/Ombre_de_la_Mort.html"> "L'ombre de la mort" chez Tolkien</a><p>Cependant, ce fuseau est d'abord l'excroissance d'un sujet né sur la question <a href="http://www.jrrvf.com/forum/noncgi/Forum5/HTML/000402.html"> "pourquoi aimez-vous Tolkien"</a> dans la rubrique Divers<p>La question était <i>"Et Cirdan en parlant de l'espoir me fait encore penser à une chose unique en littérature: il me semble qu'en plus de toutes les qualités du roman, Le SdA & Co est le seul roman qui ne se révolte pas contre la vie, qui ne la présente pas comme un fardeau, et qui va jusqu'à faire de la mort une étape belle et essentielle de l'humanité. Il n'est pas en révolte face à la mort !! </i><p>Cirdan voulait modérer mes propos ultérieurement, mais ce n'est pas venu... Peut-être ici et maintenant ? :-)<p>Pour commencer à répondre à une intervention de Beruthiel, je rapellerais que je n'ai pas voulu dire par là que la mort ne psoait pas problème pour les hommes chez Tolkien, mais que l'auteur (et lui seul) essayait de la présenter comme un événement qui peut être magnifié, qui peut devenir beau, plutôt que de se révolter. L'auteur, et lui seul toujours, est un des seuls que j'ai lu dont le message ne soit pas: "la vie est absurde, la mort est absurde, vivez avant de mourir", mais "la vie est belle pour qui sait la voir belle, et la mort idem !"</p>]]></content:encoded>
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