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		<title><![CDATA[Forum JRRVF - À propos des traductions]]></title>
		<link>https://jrrvf.com/forum/</link>
		<description><![CDATA[Forum JRRVF - https://jrrvf.com/forum]]></description>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 09:46:36 +0000</pubDate>
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		<item>
			<title><![CDATA[Errance]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5079</link>
			<pubDate>Tue, 19 Dec 2023 13:32:37 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=436">Elendil</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5079</guid>
			<description><![CDATA[<p>Quoique Moraldandil y fasse allusion dans le fuseau sur sa traduction du <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=22996#p22996" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">chant d'Eärendil</a>, je ne crois pas qu'ait déjà été proposée une traduction versifiée du poème <i>Errantry</i> tel qu'il est paru dans <i>les Aventures de Tom Bombadil</i>. La description que donne Moraldandil pour le « chant d'Eärendil » peut être reprise quasiment telle quelle pour ce poème (qui lui est d'ailleurs étroitement apparenté ; voir à ce propos TI, p. 81-102). <i>Errantry</i> est sans doute un des poèmes les plus difficiles à traduire de tout le Légendaire, notamment à cause de son schéma de rimes batelées où les vers pairs riment entre eux et où la finale des vers impairs est reprise par une rime (parfois approximative) au milieu du vers qui suit. Sans parler des assonances et des allitérations qui prolifèrent dans tout le poème.</p><p>
Voici un essai pour rendre les trois premières strophes du poème, en s'efforçant d'en respecter autant que faire se peut la métrique et le sens :</p><div class='citation colonne'><div class='gauche'><p><b>Errantry</b></p><p>
There was a merry passenger,<br />
a messenger, a mariner:<br />
he built a gilded gondola<br />
to wander in, and had in her<br />
a load of yellow oranges<br />
and porridge for his provender;<br />
he perfumed her with marjoram<br />
and cardamom and lavender.</p><p>
He called the winds of argosies<br />
with cargoes in to carry him<br />
across the rivers seventeen<br />
that lay between to tarry him.<br />
He landed all in loneliness<br />
where stonily the pebbles on<br />
the running river Derrilyn<br />
goes merrily for ever on.<br />
He journeyed then through meadow-lands<br />
to Shadow-land that dreary lay,<br />
and under hill and over hill<br />
went roving still a weary way.</p><p>
He sat and sang a melody,<br />
his errantry a-tarrying;<br />
he begged a pretty butterfly<br />
that fluttered by to marry him.<br />
She scorned him and she scoffed at him,<br />
she laughed at him unpitying;<br />
so long he studied wizardry<br />
and sigaldry and smithying.</p></div><div class='droite'><p><b>Errance</b></p><p>
C'était un joyeux passager,<br />
un messager, un nautonier :<br />
il fit une gondole d'or<br />
pour musarder ; dans un casier<br />
il entassa beaucoup d'oranges,<br />
bouillie d'orge pour sa provende ;<br />
avec parfum de cinnamome,<br />
de cardamome et de lavande.</p><p>
Il appela les alizés<br />
pour transporter ses marchandises<br />
par-delà les dix-sept rivières<br />
qui freinèrent son entreprise.<br />
Il arriva dans le désert<br />
où la rivière Derrilyn<br />
faisait se choquer ses galets<br />
et s'écoulait d'humeur mutine.<br />
Par les marais avec encombre<br />
vers Terre d'Ombre il avança,<br />
et sous les monts et sur les digues,<br />
avec fatigue il progressa.</p><p>
Il fredonna une romance,<br />
dans son errance lambinant,<br />
voulu épouser papillon<br />
en cotillon batifolant.<br />
Lui adressant des moqueries,<br />
elle rit sans compassion ;<br />
aussi il apprit sortilèges,<br />
forgeage et incantations.</p></div></div><div class='citation colonne source'><div class='gauche'><p>J.R.R. Tolkien, ATB, Errance, str. 1-3</p></div><div class='droite'><p>traduction personnelle</p></div></div><p>
N.B. : Je ne compte pas m'arrêter là, mais la suite n'est pas tout à fait prête encore.</p><p>
E.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quoique Moraldandil y fasse allusion dans le fuseau sur sa traduction du <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=22996#p22996" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">chant d'Eärendil</a>, je ne crois pas qu'ait déjà été proposée une traduction versifiée du poème <i>Errantry</i> tel qu'il est paru dans <i>les Aventures de Tom Bombadil</i>. La description que donne Moraldandil pour le « chant d'Eärendil » peut être reprise quasiment telle quelle pour ce poème (qui lui est d'ailleurs étroitement apparenté ; voir à ce propos TI, p. 81-102). <i>Errantry</i> est sans doute un des poèmes les plus difficiles à traduire de tout le Légendaire, notamment à cause de son schéma de rimes batelées où les vers pairs riment entre eux et où la finale des vers impairs est reprise par une rime (parfois approximative) au milieu du vers qui suit. Sans parler des assonances et des allitérations qui prolifèrent dans tout le poème.</p><p>
Voici un essai pour rendre les trois premières strophes du poème, en s'efforçant d'en respecter autant que faire se peut la métrique et le sens :</p><div class='citation colonne'><div class='gauche'><p><b>Errantry</b></p><p>
There was a merry passenger,<br />
a messenger, a mariner:<br />
he built a gilded gondola<br />
to wander in, and had in her<br />
a load of yellow oranges<br />
and porridge for his provender;<br />
he perfumed her with marjoram<br />
and cardamom and lavender.</p><p>
He called the winds of argosies<br />
with cargoes in to carry him<br />
across the rivers seventeen<br />
that lay between to tarry him.<br />
He landed all in loneliness<br />
where stonily the pebbles on<br />
the running river Derrilyn<br />
goes merrily for ever on.<br />
He journeyed then through meadow-lands<br />
to Shadow-land that dreary lay,<br />
and under hill and over hill<br />
went roving still a weary way.</p><p>
He sat and sang a melody,<br />
his errantry a-tarrying;<br />
he begged a pretty butterfly<br />
that fluttered by to marry him.<br />
She scorned him and she scoffed at him,<br />
she laughed at him unpitying;<br />
so long he studied wizardry<br />
and sigaldry and smithying.</p></div><div class='droite'><p><b>Errance</b></p><p>
C'était un joyeux passager,<br />
un messager, un nautonier :<br />
il fit une gondole d'or<br />
pour musarder ; dans un casier<br />
il entassa beaucoup d'oranges,<br />
bouillie d'orge pour sa provende ;<br />
avec parfum de cinnamome,<br />
de cardamome et de lavande.</p><p>
Il appela les alizés<br />
pour transporter ses marchandises<br />
par-delà les dix-sept rivières<br />
qui freinèrent son entreprise.<br />
Il arriva dans le désert<br />
où la rivière Derrilyn<br />
faisait se choquer ses galets<br />
et s'écoulait d'humeur mutine.<br />
Par les marais avec encombre<br />
vers Terre d'Ombre il avança,<br />
et sous les monts et sur les digues,<br />
avec fatigue il progressa.</p><p>
Il fredonna une romance,<br />
dans son errance lambinant,<br />
voulu épouser papillon<br />
en cotillon batifolant.<br />
Lui adressant des moqueries,<br />
elle rit sans compassion ;<br />
aussi il apprit sortilèges,<br />
forgeage et incantations.</p></div></div><div class='citation colonne source'><div class='gauche'><p>J.R.R. Tolkien, ATB, Errance, str. 1-3</p></div><div class='droite'><p>traduction personnelle</p></div></div><p>
N.B. : Je ne compte pas m'arrêter là, mais la suite n'est pas tout à fait prête encore.</p><p>
E.</p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[La dernière chanson de Bilbo]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5087</link>
			<pubDate>Mon, 04 Dec 2023 10:20:59 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=436">Elendil</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5087</guid>
			<description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p><p>
Comme vous le savez certainement, le poème intitulé <i>Bilbo's Last Song</i> a été traduit en français dans le court volume intitulé <i>L'Album de Bilbo : Adieu à la Terre du Milieu</i>. Bien que la traduction en question soit d'une belle musicalité, je trouve qu'elle s'éloigne parfois trop de l'esprit de ce poème. Ce souci tient peut-être au choix de traduire les vers originaux en décasyllabes, alors qu'ils suivent une alternance (quelque peu irrégulière, d'ailleurs) entre vers de sept et de huit pieds.</p><p>
Voici donc un exercice de ma part pour traduire ce poème un peu négligé en suivant le mètre utilisé par Tolkien (du mieux que j'ai pu : au vers 9, je n'arrive pas à faire mieux qu'un octosyllabe, alors que le vers correspondant fait sept pieds chez Tolkien). Pour des raisons pratiques avant tout, j'ai utilisé des rimes alternées plutôt que des rimes plates.</p><p>
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, surtout si vous avez quelques suggestions à ce sujet.</p><p>
E.</p><div class='citation colonne'><div class='gauche'><p>Day is ended, dim my eyes,<br />
But journey long before me lies.<br />
Farewell, friends! I hear the call.<br />
The ship beside the stony wall.<br />
Foam is white and waves are grey;<br />
Beyond the sunset leads my way<br />
Foam is salt, the wind is free;<br />
I hear the rising of the sea<br />
Farewell, friends! The sails are set,<br />
The wind is east, the moorings fret.<br />
Shadows long before me lie,<br />
Beneath the ever bending sky,<br />
But islands lie behind the sun<br />
That I shall raise ere all is done;<br />
Lands there are to West of West,<br />
Where night is quiet and sleep is rest.<br />
Guided by the lonely star,<br />
Beyond the utmost harbour-bar,<br />
I'll find the havens fair and free,<br />
And beaches of the starlit sea.<br />
Ship, my ship! I seek the West,<br />
And fields and mountains ever blest.<br />
Farewell to Middle-earth at last.<br />
I see the star above your mast.</p></div><div class='droite'><p>Jour fini, yeux affaiblis,<br />
Mais j'ai un long voyage encore.<br />
C'est l'appel, adieu amis !<br />
Le vaisseau est déjà au port.<br />
Blanche écume et vagues grises,<br />
Ma voie mène vers le couchant ;<br />
Embrun salé, libre bise,<br />
J'entends le flux de l'océan.<br />
La voile gonfle, adieu, amis ! <br />
Sous le vent d'Est, l'ancre a chassé..<br />
Devant moi, l'ombre alanguie<br />
S'allonge sous un ciel courbé,<br />
Mais je verrai avant la fin<br />
les îles au-delà du soleil ;<br />
Là-bas dans l'Ouest ancien,<br />
Le soir apporte un doux sommeil.<br />
Je suis l'étoile solitaire,<br />
Porté par les vents alizés,<br />
Je trouverai le bord de mer<br />
Où brillent les ports étoilés.<br />
Navire ! je me languis<br />
De l'Ouest aux monts bienheureux.<br />
Je vois l'étoile à ton midi,<br />
Adieu, ô Terre du Milieu.</p></div></div><div class='citation colonne source'><div class='gauche'><p>J.R.R. Tolkien, Bilbo's Last Song</p></div><div class='droite'><p>trad. personnelle</p></div></div>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p><p>
Comme vous le savez certainement, le poème intitulé <i>Bilbo's Last Song</i> a été traduit en français dans le court volume intitulé <i>L'Album de Bilbo : Adieu à la Terre du Milieu</i>. Bien que la traduction en question soit d'une belle musicalité, je trouve qu'elle s'éloigne parfois trop de l'esprit de ce poème. Ce souci tient peut-être au choix de traduire les vers originaux en décasyllabes, alors qu'ils suivent une alternance (quelque peu irrégulière, d'ailleurs) entre vers de sept et de huit pieds.</p><p>
Voici donc un exercice de ma part pour traduire ce poème un peu négligé en suivant le mètre utilisé par Tolkien (du mieux que j'ai pu : au vers 9, je n'arrive pas à faire mieux qu'un octosyllabe, alors que le vers correspondant fait sept pieds chez Tolkien). Pour des raisons pratiques avant tout, j'ai utilisé des rimes alternées plutôt que des rimes plates.</p><p>
N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, surtout si vous avez quelques suggestions à ce sujet.</p><p>
E.</p><div class='citation colonne'><div class='gauche'><p>Day is ended, dim my eyes,<br />
But journey long before me lies.<br />
Farewell, friends! I hear the call.<br />
The ship beside the stony wall.<br />
Foam is white and waves are grey;<br />
Beyond the sunset leads my way<br />
Foam is salt, the wind is free;<br />
I hear the rising of the sea<br />
Farewell, friends! The sails are set,<br />
The wind is east, the moorings fret.<br />
Shadows long before me lie,<br />
Beneath the ever bending sky,<br />
But islands lie behind the sun<br />
That I shall raise ere all is done;<br />
Lands there are to West of West,<br />
Where night is quiet and sleep is rest.<br />
Guided by the lonely star,<br />
Beyond the utmost harbour-bar,<br />
I'll find the havens fair and free,<br />
And beaches of the starlit sea.<br />
Ship, my ship! I seek the West,<br />
And fields and mountains ever blest.<br />
Farewell to Middle-earth at last.<br />
I see the star above your mast.</p></div><div class='droite'><p>Jour fini, yeux affaiblis,<br />
Mais j'ai un long voyage encore.<br />
C'est l'appel, adieu amis !<br />
Le vaisseau est déjà au port.<br />
Blanche écume et vagues grises,<br />
Ma voie mène vers le couchant ;<br />
Embrun salé, libre bise,<br />
J'entends le flux de l'océan.<br />
La voile gonfle, adieu, amis ! <br />
Sous le vent d'Est, l'ancre a chassé..<br />
Devant moi, l'ombre alanguie<br />
S'allonge sous un ciel courbé,<br />
Mais je verrai avant la fin<br />
les îles au-delà du soleil ;<br />
Là-bas dans l'Ouest ancien,<br />
Le soir apporte un doux sommeil.<br />
Je suis l'étoile solitaire,<br />
Porté par les vents alizés,<br />
Je trouverai le bord de mer<br />
Où brillent les ports étoilés.<br />
Navire ! je me languis<br />
De l'Ouest aux monts bienheureux.<br />
Je vois l'étoile à ton midi,<br />
Adieu, ô Terre du Milieu.</p></div></div><div class='citation colonne source'><div class='gauche'><p>J.R.R. Tolkien, Bilbo's Last Song</p></div><div class='droite'><p>trad. personnelle</p></div></div>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Les différentes versions de la carte du Seigneur des Anneaux]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5078</link>
			<pubDate>Sun, 01 Oct 2023 03:32:01 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=1691">Pio2001</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5078</guid>
			<description><![CDATA[<p>Bonjour,</p><p>
Dans <a href="https://www.tolkiendil.com/essais/geographie/cartes_de_tolkien" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">l'index des cartes de Tolkiendil</a>, on répertorie deux cartes de la Terre du Milieu au 3e âge, la "Carte du Seigneur des Anneaux", publiée en 1954, et "L'Ouest de la Terre du Milieu à la fin du Troisième Âge", 1980, qui est une modernisation de la précédente et qui illustre aujourd'hui le Seigneur des Anneaux en français comme en anglais.</p><p>
J'ai remarqué qu'il y avait plusieurs versions françaises de ces cartes. J'ai trouvé trois versions de la première et une version de la seconde (je ne compte pas les cartes qui illustrent les anciennes éditions Folio Junior). J'ai fait un comparatif en me concentrant sur trois zones pour illustrer les différences (je ne poste pas les cartes en entier pour des raisons de droits).</p><p>
<a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/2305/1696121381_1954a.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/2305/1696121381_1954a.jpg' width='25%' alt=''/></a></p><p>
A gauche, la première version de la carte. Je pense que c'est celle de 1954. Elle est extraite de The Fellowship of the Ring, illustré par Alan Lee (1996). Et à droite, les trois versions que je connais.<br />
La première en haut à droite est celle publiée dans l'édition Christian Bourgois de 1985. Seules deux parties de la carte figurent dans le livre. On y voit pas mal de choses, seul Bree est manquant. <br />
Mais la présence de Bree est quasi invisible dans la carte originale. En bas à gauche, on voit un mot en orange qui pourrait être "Bree" sur la carte annotée par Tolkien publiée dans le catalogue de l'exposition Tolkien en Terre du Milieu. On voit d'ailleurs que les mots Old Forest et Buckland sont écrits différemment sur ces deux VO de la carte. Cette carte était complètement illisible, sauf imprimée en grand format. </p><p>
Les deux cartes en bas à droite sont les posters qui figuraient dans l'édition Bourgois des années 1980. Je me suis aperçu qu'il y en avait deux différents !<br />
Le premier est plié en 6. Il était présent dans le tome 2 paru en 1983. Il lui manque beaucoup de choses : il n'y a pas Hobbitebourg, pas le Pays de Bouc, qui est confondu avec la Comté elle-même, pas Grand Cave, pas le bois de Chet, pas Bree, pas le mont Venteux. Je n'ai pas tout reproduit, mais plus loin à l'est, il manque les Fourrés des trolls, le nom de Fontgrise a disparu, et le Bruinen a perdu son nom de Sonoronne.<br />
Le second est un poster plié en 8, probablement plus récent. Je ne sais pas dans quel tome il est paru. Il est un peu plus complet : Bree et le bois de Chet sont revenus, et plus à l'est, les noms de Fontgrise et de Sonoronne sont présents. Mais toujours pas de Hobbitebourg ni de Fourrés des Trolls.<br />
C'est cette carte qu'on retrouve dans plusieurs éditions ultérieures : Presses Pocket 1986 et Bourgois en un volume 1990, par exemple.</p><p>
La partie qui s'étend d'Isengard à Erech est très intéressante :</p><p>
<a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/2305/1696122398_1954b.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/2305/1696122398_1954b.jpg' width='25%' alt=''/></a></p><p>
Elle ne figure pas dans le tome 1 de 1985. Je montre ici les deux versions du poster VF. La seconde version du poster correspond à la carte reproduite dans Presses Pocket 1986 et dans Bourgois 1990. </p><p>
La première version du poster a un vrai problème : Fangorn et Isengard n'y figurent même pas. <br />
Il est arrivé la même chose à Erech qu'à Bree : c'était écrit tellement petit sur la carte originale que c'était complètement illisible. J'ai encore ajouté, à gauche, la reproduction de la carte annotée pour montrer qu'il y avait bien un petit point orange à cet endroit. <br />
Mais le plus intéressant, c'est la route des Gués de l'Isen sur le second poster. Elle n'a été cartographiée en VO que sur la carte de 1980 publiée dans Unfinished Tales. Je la reproduis ici en bas à gauche, extraite de Fellowship of the Ring.&#160; Cela veut dire que la carte en VF est un mélange des cartes de 1954 et de 1980.<br />
La rivière des Cygnes et le Glandin ont été supprimés de la seconde carte en VO, mais ils sont restés sur la carte française.</p><p>
On s'aperçoit que la carte française n'est pas une reproduction de la carte anglaise. C'est une copie entièrement redessinée à la main.</p><p>
Voici un troisième lieu :</p><p>
<a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/2305/1696123702_1954c.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/2305/1696123702_1954c.jpg' width='25%' alt=''/></a></p><p>
Premier poster, au centre : il manque Osgiliath, Minas Morgul et le mont du Destin.<br />
Second poster, en bas : il y a Osgiliath et Minas Morgul, mais toujours pas le mont du Destin.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p><p>
Dans <a href="https://www.tolkiendil.com/essais/geographie/cartes_de_tolkien" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">l'index des cartes de Tolkiendil</a>, on répertorie deux cartes de la Terre du Milieu au 3e âge, la "Carte du Seigneur des Anneaux", publiée en 1954, et "L'Ouest de la Terre du Milieu à la fin du Troisième Âge", 1980, qui est une modernisation de la précédente et qui illustre aujourd'hui le Seigneur des Anneaux en français comme en anglais.</p><p>
J'ai remarqué qu'il y avait plusieurs versions françaises de ces cartes. J'ai trouvé trois versions de la première et une version de la seconde (je ne compte pas les cartes qui illustrent les anciennes éditions Folio Junior). J'ai fait un comparatif en me concentrant sur trois zones pour illustrer les différences (je ne poste pas les cartes en entier pour des raisons de droits).</p><p>
<a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/2305/1696121381_1954a.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/2305/1696121381_1954a.jpg' width='25%' alt=''/></a></p><p>
A gauche, la première version de la carte. Je pense que c'est celle de 1954. Elle est extraite de The Fellowship of the Ring, illustré par Alan Lee (1996). Et à droite, les trois versions que je connais.<br />
La première en haut à droite est celle publiée dans l'édition Christian Bourgois de 1985. Seules deux parties de la carte figurent dans le livre. On y voit pas mal de choses, seul Bree est manquant. <br />
Mais la présence de Bree est quasi invisible dans la carte originale. En bas à gauche, on voit un mot en orange qui pourrait être "Bree" sur la carte annotée par Tolkien publiée dans le catalogue de l'exposition Tolkien en Terre du Milieu. On voit d'ailleurs que les mots Old Forest et Buckland sont écrits différemment sur ces deux VO de la carte. Cette carte était complètement illisible, sauf imprimée en grand format. </p><p>
Les deux cartes en bas à droite sont les posters qui figuraient dans l'édition Bourgois des années 1980. Je me suis aperçu qu'il y en avait deux différents !<br />
Le premier est plié en 6. Il était présent dans le tome 2 paru en 1983. Il lui manque beaucoup de choses : il n'y a pas Hobbitebourg, pas le Pays de Bouc, qui est confondu avec la Comté elle-même, pas Grand Cave, pas le bois de Chet, pas Bree, pas le mont Venteux. Je n'ai pas tout reproduit, mais plus loin à l'est, il manque les Fourrés des trolls, le nom de Fontgrise a disparu, et le Bruinen a perdu son nom de Sonoronne.<br />
Le second est un poster plié en 8, probablement plus récent. Je ne sais pas dans quel tome il est paru. Il est un peu plus complet : Bree et le bois de Chet sont revenus, et plus à l'est, les noms de Fontgrise et de Sonoronne sont présents. Mais toujours pas de Hobbitebourg ni de Fourrés des Trolls.<br />
C'est cette carte qu'on retrouve dans plusieurs éditions ultérieures : Presses Pocket 1986 et Bourgois en un volume 1990, par exemple.</p><p>
La partie qui s'étend d'Isengard à Erech est très intéressante :</p><p>
<a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/2305/1696122398_1954b.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/2305/1696122398_1954b.jpg' width='25%' alt=''/></a></p><p>
Elle ne figure pas dans le tome 1 de 1985. Je montre ici les deux versions du poster VF. La seconde version du poster correspond à la carte reproduite dans Presses Pocket 1986 et dans Bourgois 1990. </p><p>
La première version du poster a un vrai problème : Fangorn et Isengard n'y figurent même pas. <br />
Il est arrivé la même chose à Erech qu'à Bree : c'était écrit tellement petit sur la carte originale que c'était complètement illisible. J'ai encore ajouté, à gauche, la reproduction de la carte annotée pour montrer qu'il y avait bien un petit point orange à cet endroit. <br />
Mais le plus intéressant, c'est la route des Gués de l'Isen sur le second poster. Elle n'a été cartographiée en VO que sur la carte de 1980 publiée dans Unfinished Tales. Je la reproduis ici en bas à gauche, extraite de Fellowship of the Ring.&#160; Cela veut dire que la carte en VF est un mélange des cartes de 1954 et de 1980.<br />
La rivière des Cygnes et le Glandin ont été supprimés de la seconde carte en VO, mais ils sont restés sur la carte française.</p><p>
On s'aperçoit que la carte française n'est pas une reproduction de la carte anglaise. C'est une copie entièrement redessinée à la main.</p><p>
Voici un troisième lieu :</p><p>
<a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/2305/1696123702_1954c.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/2305/1696123702_1954c.jpg' width='25%' alt=''/></a></p><p>
Premier poster, au centre : il manque Osgiliath, Minas Morgul et le mont du Destin.<br />
Second poster, en bas : il y a Osgiliath et Minas Morgul, mais toujours pas le mont du Destin.</p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[[Parution] Edition en 1 volume du SdA - Bourgois Editeur, 2023]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5085</link>
			<pubDate>Tue, 19 Sep 2023 21:39:06 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=721">Hyarion</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5085</guid>
			<description><![CDATA[<p><small><small>[Message initialement posté dans un <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=7098" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">autre fuseau</a>]</small></small></p><p>
<i>Quelque temps plus tard...</i></p><p>
Dans un contexte de cinquantenaire de la mort de Tolkien et donc de réédition de certains volumes tolkieniens chez Bourgois ces temps-ci, notamment de la biographie de Carpenter dont JR nous a récemment signalé des coquilles non corrigées dans le <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=92208#p92208" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">fuseau dédié</a>, la parution d'une édition reliée intégrale de la nouvelle traduction du <i>SdA</i>, édition annoncée comme étant illustrée de dessins de Tolkien, doit paraître chez l'éditeur le 19 octobre prochain. Or, je me demande à quoi cette édition va bien pouvoir ressembler, dans la mesure où notre ami Vincent, suite à certaines manifestations de perplexité exprimées, sur le forum d'à côté, concernant divers problèmes de contenu dans les rééditions tolkieniennes actuelles chez Bourgois, a <a href="https://forum.tolkiendil.com/thread-10218-post-203967.html#pid203967" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">précisé</a> hier ce qui suit :</p><div class='quotebox'><cite>Hier 18 septembre, sur Tolkiendil, vincent a écrit :</cite><blockquote><div><p>
Bonjour,<br />
je me permets de répondre aussi brièvement et factuellement que je suis (actuellement) tenu de le faire : <br />
sur décision de l'éditeur (et pas de notre fait), ni Daniel Lauzon ni moi n'avons participé à la réédition des "Livres des Contes Perdus" / de la "Biographie" / de l'édition en un tome du "Seigneur des Anneaux"<br />
[merci pour les paroles encourageantes sur les volumes précédents]</p><p>
la situation va se décanter, mais je ne sais pas dans quel sens ni quand</p><p>
amicalement<br />
vincent f</p></div></blockquote></div><p>
Comme Vincent l'a rajouté lui-même aujourd'hui sur le <a href="https://forum.tolkiendil.com/thread-10218-post-204000.html#pid204000" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">forum</a> d'à côté, ce ne serons sans doute pas Daniel ou lui-même qui y perdront le plus, si la qualité des éditions des volumes tolkieniens de Bourgois devait continuer d'évoluer dans un sens <i>a priori</i> plutôt défavorable. Ceci dit, peut-être que le contenu de l'édition reliée intégrale du <i>SdA</i> illustrée par Tolkien sera moins impactée que d'autres titres par des modifications diverses, en raison du caractère homogène du contenu d'une intégrale par ailleurs déjà testée en un volume chez Pocket depuis 2018. Mais bon... pour le moment, qui sait ?</p><p>
Pour les bibliothèques que j'approvisionne en volumes tolkieniens quand c'est nécessaire (en contexte professionnel), s'agissant du <i>SdA</i>, je privilégie l'édition Bourgois en trois volumes illustrée par Alan Lee, à moins de devoir me rabattre sur les éditions de poche en un ou trois volumes de Pocket si des contraintes budgétaires l'impose : en l'état, peut-être faudra-t-il continuer à procéder généralement ainsi à l'avenir, tant que ces éditions-là resteront disponibles...&#160; </p><p>
<i>Peace and Love</i>,</p><p>
B.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><small><small>[Message initialement posté dans un <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=7098" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">autre fuseau</a>]</small></small></p><p>
<i>Quelque temps plus tard...</i></p><p>
Dans un contexte de cinquantenaire de la mort de Tolkien et donc de réédition de certains volumes tolkieniens chez Bourgois ces temps-ci, notamment de la biographie de Carpenter dont JR nous a récemment signalé des coquilles non corrigées dans le <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=92208#p92208" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">fuseau dédié</a>, la parution d'une édition reliée intégrale de la nouvelle traduction du <i>SdA</i>, édition annoncée comme étant illustrée de dessins de Tolkien, doit paraître chez l'éditeur le 19 octobre prochain. Or, je me demande à quoi cette édition va bien pouvoir ressembler, dans la mesure où notre ami Vincent, suite à certaines manifestations de perplexité exprimées, sur le forum d'à côté, concernant divers problèmes de contenu dans les rééditions tolkieniennes actuelles chez Bourgois, a <a href="https://forum.tolkiendil.com/thread-10218-post-203967.html#pid203967" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">précisé</a> hier ce qui suit :</p><div class='quotebox'><cite>Hier 18 septembre, sur Tolkiendil, vincent a écrit :</cite><blockquote><div><p>
Bonjour,<br />
je me permets de répondre aussi brièvement et factuellement que je suis (actuellement) tenu de le faire : <br />
sur décision de l'éditeur (et pas de notre fait), ni Daniel Lauzon ni moi n'avons participé à la réédition des "Livres des Contes Perdus" / de la "Biographie" / de l'édition en un tome du "Seigneur des Anneaux"<br />
[merci pour les paroles encourageantes sur les volumes précédents]</p><p>
la situation va se décanter, mais je ne sais pas dans quel sens ni quand</p><p>
amicalement<br />
vincent f</p></div></blockquote></div><p>
Comme Vincent l'a rajouté lui-même aujourd'hui sur le <a href="https://forum.tolkiendil.com/thread-10218-post-204000.html#pid204000" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">forum</a> d'à côté, ce ne serons sans doute pas Daniel ou lui-même qui y perdront le plus, si la qualité des éditions des volumes tolkieniens de Bourgois devait continuer d'évoluer dans un sens <i>a priori</i> plutôt défavorable. Ceci dit, peut-être que le contenu de l'édition reliée intégrale du <i>SdA</i> illustrée par Tolkien sera moins impactée que d'autres titres par des modifications diverses, en raison du caractère homogène du contenu d'une intégrale par ailleurs déjà testée en un volume chez Pocket depuis 2018. Mais bon... pour le moment, qui sait ?</p><p>
Pour les bibliothèques que j'approvisionne en volumes tolkieniens quand c'est nécessaire (en contexte professionnel), s'agissant du <i>SdA</i>, je privilégie l'édition Bourgois en trois volumes illustrée par Alan Lee, à moins de devoir me rabattre sur les éditions de poche en un ou trois volumes de Pocket si des contraintes budgétaires l'impose : en l'état, peut-être faudra-t-il continuer à procéder généralement ainsi à l'avenir, tant que ces éditions-là resteront disponibles...&#160; </p><p>
<i>Peace and Love</i>,</p><p>
B.</p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Une traduction personnelle]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5063</link>
			<pubDate>Sun, 22 Jan 2023 13:10:30 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=1970">Cristalgide</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5063</guid>
			<description><![CDATA[<p>Bonjour à toutes et tous, je vous souhaite un excellent début d'année 2023 ! <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/biggrin.png" alt="Big Grin" title="Big Grin" class="smilie smilie_4" /></p><p>
Je viens tout juste de m'inscrire, il y a quelques instants à peine.<br />
Comme le titre de ce premier fuseau l'indique, j'ai commencé à travailler sur une traduction personnelle du Seigneur des Anneaux (peut-être suivie, de quelques autres ouvrages, mais on verra dans quelques années haha) :o</p><p>
Ce projet n'a aucune ambition commerciale. En réalité, il s'agit d'un cadeau-surprise pour mon père. Il me lisait le Seigneur des Anneaux le soir, avant de dormir, vers l'âge de 7-8 ans, quelques années avant que les films ne sortent, avec la traduction de M. Ledoux, donc. Cependant, il ne parle pas du tout l'anglais et n'a pas pris connaissance de la traduction de M. Lauzon, malgré les années.<br />
De mon côté, je reconnais d'immenses qualités aux deux, et des défauts différents à chacun, qui me titillent un peu^^</p><p>
Ayant la chance d'avoir ce que je pense un bon niveau en anglais (cela fait une petite dizaine d'années que l'anglais est ma langue quotidienne d'expatrié et au travail ; et j'ai eu l'opportunité d'enseigner un peu l'anglais), j'entreprends depuis quelques temps ce travail amateur pour arriver à un équilibre qui me convienne entre fidélité optimale au texte original et appréciation personnelle de la "sonorité" des noms, des mots, des tournures de phrases... et en faire cadeau à mon père, en remerciement de ces souvenirs qui ont été fondateurs pour mon imaginaire, et bien plus encore. </p><p>
Pour ce faire, je me base sur ce qui est désormais mon Quatuor de référence : la version originale, le guide de la nomenclature, et les deux traductions existantes en français. <br />
Je ne suis moi-même ni traducteur, ni linguiste, ni écrivain, et je dois rendre hommage à M. Lauzon et M. Ledoux : sans eux, je ne pourrais pas m'atteler à cette tâche en amateur. Je prends énormément de plaisir à lire côté à côté les différentes versions, à en apprécier les qualités voire les traits de génie, à mesurer la difficulté de traduire des termes ou expressions intraduisibles et de faire des choix qui entraînent dans tout les cas une perte de sens, d'étymologie, ou d'effet, à mieux connaître ma propre sensibilité de lecteur en étudiant ce qui ne me convainc pas...</p><p>
Ce travail, par sa nature amateure et personnelle me permet d'allier ce que je pense être le meilleur des deux traductions sans avoir à me soucier des droits d'auteur, dont je vous avoue (en le lisant et en le comparant aussi minutieusement avec la VO et la première traduction) en ressentir le poids dans la traduction de M. Lauzon.</p><p>
Je voudrais aussi en profiter par vous remercier tous sur ce forum, car je lis régulièrement vos discussions en long, en large et en travers pour améliorer mes idées, mes pensées et l'état de mes connaissances qui est particulièrement pauvre au regard de vous autres&#160; <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" /> </p><p>
Ce projet est long, fastidieux, d'autant que je travaille à temps plein à côté, et je n'en suis qu'au début (je suis pas loin du milieu du chapitre 4 du premier livre, prologue compris, c'est dire...), et surtout je me sens souvent très seul face à ça^^</p><p>
Je viens donc humblement vers vous pour voir si vous seriez intéressés à ce que de temps, sur un nom ou une tournure de phrase qui diffère des deux traductions, vous me donniez vos avis ? Ou voir quelques exemples de mes tentatives de "réconciliation" entre les deux ?</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à toutes et tous, je vous souhaite un excellent début d'année 2023 ! <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/biggrin.png" alt="Big Grin" title="Big Grin" class="smilie smilie_4" /></p><p>
Je viens tout juste de m'inscrire, il y a quelques instants à peine.<br />
Comme le titre de ce premier fuseau l'indique, j'ai commencé à travailler sur une traduction personnelle du Seigneur des Anneaux (peut-être suivie, de quelques autres ouvrages, mais on verra dans quelques années haha) :o</p><p>
Ce projet n'a aucune ambition commerciale. En réalité, il s'agit d'un cadeau-surprise pour mon père. Il me lisait le Seigneur des Anneaux le soir, avant de dormir, vers l'âge de 7-8 ans, quelques années avant que les films ne sortent, avec la traduction de M. Ledoux, donc. Cependant, il ne parle pas du tout l'anglais et n'a pas pris connaissance de la traduction de M. Lauzon, malgré les années.<br />
De mon côté, je reconnais d'immenses qualités aux deux, et des défauts différents à chacun, qui me titillent un peu^^</p><p>
Ayant la chance d'avoir ce que je pense un bon niveau en anglais (cela fait une petite dizaine d'années que l'anglais est ma langue quotidienne d'expatrié et au travail ; et j'ai eu l'opportunité d'enseigner un peu l'anglais), j'entreprends depuis quelques temps ce travail amateur pour arriver à un équilibre qui me convienne entre fidélité optimale au texte original et appréciation personnelle de la "sonorité" des noms, des mots, des tournures de phrases... et en faire cadeau à mon père, en remerciement de ces souvenirs qui ont été fondateurs pour mon imaginaire, et bien plus encore. </p><p>
Pour ce faire, je me base sur ce qui est désormais mon Quatuor de référence : la version originale, le guide de la nomenclature, et les deux traductions existantes en français. <br />
Je ne suis moi-même ni traducteur, ni linguiste, ni écrivain, et je dois rendre hommage à M. Lauzon et M. Ledoux : sans eux, je ne pourrais pas m'atteler à cette tâche en amateur. Je prends énormément de plaisir à lire côté à côté les différentes versions, à en apprécier les qualités voire les traits de génie, à mesurer la difficulté de traduire des termes ou expressions intraduisibles et de faire des choix qui entraînent dans tout les cas une perte de sens, d'étymologie, ou d'effet, à mieux connaître ma propre sensibilité de lecteur en étudiant ce qui ne me convainc pas...</p><p>
Ce travail, par sa nature amateure et personnelle me permet d'allier ce que je pense être le meilleur des deux traductions sans avoir à me soucier des droits d'auteur, dont je vous avoue (en le lisant et en le comparant aussi minutieusement avec la VO et la première traduction) en ressentir le poids dans la traduction de M. Lauzon.</p><p>
Je voudrais aussi en profiter par vous remercier tous sur ce forum, car je lis régulièrement vos discussions en long, en large et en travers pour améliorer mes idées, mes pensées et l'état de mes connaissances qui est particulièrement pauvre au regard de vous autres&#160; <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" /> </p><p>
Ce projet est long, fastidieux, d'autant que je travaille à temps plein à côté, et je n'en suis qu'au début (je suis pas loin du milieu du chapitre 4 du premier livre, prologue compris, c'est dire...), et surtout je me sens souvent très seul face à ça^^</p><p>
Je viens donc humblement vers vous pour voir si vous seriez intéressés à ce que de temps, sur un nom ou une tournure de phrase qui diffère des deux traductions, vous me donniez vos avis ? Ou voir quelques exemples de mes tentatives de "réconciliation" entre les deux ?</p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Sorties récentes (2022)]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5060</link>
			<pubDate>Tue, 15 Nov 2022 09:55:55 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=753">ISENGAR</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5060</guid>
			<description><![CDATA[<p>A l'automne, les nouveaux livres tombent comme des feuilles.<br />
Comme nous sommes dans le fuseau "A propos des traductions", commençons par signaler les dernières traductions d'ouvrages de/sur Tolkien, parues à la suite de la nouvelle édition (dans une nouvelle charte) des trois volumes du <i>Seigneur des Anneaux</i> traduits par Daniel Lauzon (1er septembre dernier).</p><p>
Tout d'abord, début octobre, sortait la très attendue édition illustrée des <i><a href="https://www.tolkiendil.com/tolkien/biblio/cli" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Contes et légendes inachevés</a></i>, avec la traduction de Tina Jolas révisée par Pauline Loquin.<br />
Au même moment, suivait la traduction (inédite) par Pauline Loquin de la <i><a href="https://www.tolkiendil.com/tolkien/sur-tolkien/john_howe_brian_sibley_-_la_carte_du_beleriand" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Carte du Beleriand</a> </i>de John Howe et Brian Sibley.</p><p>
Début novembre, une très belle édition des <i><a href="https://www.tolkiendil.com/tolkien/biblio/noel" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Lettres du Père Noël</a></i> nous a été offerte par Christian Bourgois, dans la traduction bien connue de Gérard-Georges Lemaire complétée par Céline Leroy.<br />
Et enfin, toujours début novembre, est sortie la nouvelle édition de <i><a href="https://www.tolkiendil.com/tolkien/biblio/pa" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Peintures et aquarelles de J.R.R. Tolkien</a></i>, dans la traduction historique de son petit fils Adam Tolkien.</p><p>
Une bien belle récolte !<br />
Elle est complétée par les sorties de nouveaux ouvrages en français consacrés à Tolkien : <br />
- <a href="https://www.tolkiendil.com/tolkien/sur-tolkien/aux_origines_du_seigneur_des_anneaux" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Aux origines du Seigneur des Anneaux</a> de Vivien Lejeune (sorti en août - <small>je sais, c'était <i>avant </i>l'automne</small>)<br />
- <i><a href="https://www.tolkiendil.com/tolkien/sur-tolkien/le_guide_tolkien" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le Guide Tolkien</a></i>, de Yannick Chazareng (16 septembre)<br />
- Et enfin, la réédition de la superbe <i><a href="https://www.tolkiendil.com/tolkien/sur-tolkien/l_encyclopedie_du_hobbit" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Grande Encyclopédie du Hobbit </a></i> (octobre) par le somptueux collectif composé de gens qu'on connait bien et qu'on apprécie : Elisa Bes, Solveig Boissay, Benjamin Bories, Aurélie Brémont, Lucie Brice, Julien Carbon, Gaëlle Coudurier-Abaléa, Romain Escarbassière, Gwenc'hlan Hamon, Sébastien Marlair, Audrey Morelle, Romain Paulino, et sous la direction de l'équipe de choc composée de Damien Bador, Coralie Potot, Vivien Stocker et Dominique Vigot.</p><p>
Il y a de quoi bien se laver les yeux après les récentes... <i>choses</i>... vues sur Amazon...<br />
Bonne lecture à tous !</p><p>
I.</p><p>
<small>Bienvenue à <b>Pauline Loquin</b> dans la grande famille des traducteurs de l'oeuvre de Tolkien !<br />
Et merci à l'équipe de Tolkiendil pour toutes ces précieuses fiches bibliographiques <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /></small></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A l'automne, les nouveaux livres tombent comme des feuilles.<br />
Comme nous sommes dans le fuseau "A propos des traductions", commençons par signaler les dernières traductions d'ouvrages de/sur Tolkien, parues à la suite de la nouvelle édition (dans une nouvelle charte) des trois volumes du <i>Seigneur des Anneaux</i> traduits par Daniel Lauzon (1er septembre dernier).</p><p>
Tout d'abord, début octobre, sortait la très attendue édition illustrée des <i><a href="https://www.tolkiendil.com/tolkien/biblio/cli" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Contes et légendes inachevés</a></i>, avec la traduction de Tina Jolas révisée par Pauline Loquin.<br />
Au même moment, suivait la traduction (inédite) par Pauline Loquin de la <i><a href="https://www.tolkiendil.com/tolkien/sur-tolkien/john_howe_brian_sibley_-_la_carte_du_beleriand" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Carte du Beleriand</a> </i>de John Howe et Brian Sibley.</p><p>
Début novembre, une très belle édition des <i><a href="https://www.tolkiendil.com/tolkien/biblio/noel" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Lettres du Père Noël</a></i> nous a été offerte par Christian Bourgois, dans la traduction bien connue de Gérard-Georges Lemaire complétée par Céline Leroy.<br />
Et enfin, toujours début novembre, est sortie la nouvelle édition de <i><a href="https://www.tolkiendil.com/tolkien/biblio/pa" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Peintures et aquarelles de J.R.R. Tolkien</a></i>, dans la traduction historique de son petit fils Adam Tolkien.</p><p>
Une bien belle récolte !<br />
Elle est complétée par les sorties de nouveaux ouvrages en français consacrés à Tolkien : <br />
- <a href="https://www.tolkiendil.com/tolkien/sur-tolkien/aux_origines_du_seigneur_des_anneaux" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Aux origines du Seigneur des Anneaux</a> de Vivien Lejeune (sorti en août - <small>je sais, c'était <i>avant </i>l'automne</small>)<br />
- <i><a href="https://www.tolkiendil.com/tolkien/sur-tolkien/le_guide_tolkien" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le Guide Tolkien</a></i>, de Yannick Chazareng (16 septembre)<br />
- Et enfin, la réédition de la superbe <i><a href="https://www.tolkiendil.com/tolkien/sur-tolkien/l_encyclopedie_du_hobbit" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Grande Encyclopédie du Hobbit </a></i> (octobre) par le somptueux collectif composé de gens qu'on connait bien et qu'on apprécie : Elisa Bes, Solveig Boissay, Benjamin Bories, Aurélie Brémont, Lucie Brice, Julien Carbon, Gaëlle Coudurier-Abaléa, Romain Escarbassière, Gwenc'hlan Hamon, Sébastien Marlair, Audrey Morelle, Romain Paulino, et sous la direction de l'équipe de choc composée de Damien Bador, Coralie Potot, Vivien Stocker et Dominique Vigot.</p><p>
Il y a de quoi bien se laver les yeux après les récentes... <i>choses</i>... vues sur Amazon...<br />
Bonne lecture à tous !</p><p>
I.</p><p>
<small>Bienvenue à <b>Pauline Loquin</b> dans la grande famille des traducteurs de l'oeuvre de Tolkien !<br />
Et merci à l'équipe de Tolkiendil pour toutes ces précieuses fiches bibliographiques <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /></small></p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[[Le Silmarillion - Nouvelle traduction] Signalement coquilles]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5047</link>
			<pubDate>Fri, 10 Jun 2022 08:42:34 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=1601">Yyr</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5047</guid>
			<description><![CDATA[<p>Dans la même idée que pour celle du <i>Seigneur des Anneaux</i>, je nous propose de rassembler nos retours sur la <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?pid=" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">nouvelle traduction du <i>Silmarillion</i></a> ici.</p><p>
Deux petites erreurs de repérées pour l'instant de mon côté :</p><ul class="mycode_list"><li><b>Tarn Aeluin</b> : comme développé dans ce <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1355" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">fuseau dédié</a>, <i>tarn</i> n'est pas du sindarin mais de l'anglais ;<br />
</li>
<li>p.146 : <span class='exergue'>« [...] jusqu'à ce qu'enfin Barahir n'eût plus qu'une douzaine d'hommes : son fils Beren, et <span style='color: red'><s>Barahir</s></span> <span>[&rarr; <b>Baragund</b>]</span> et Belegund ses neveux, les fils de Bregolas, et neuf autres fidèles serviteurs de sa maison [...] »</span>.<br />
</li>
</ul>
<p>
Yyr</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dans la même idée que pour celle du <i>Seigneur des Anneaux</i>, je nous propose de rassembler nos retours sur la <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?pid=" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">nouvelle traduction du <i>Silmarillion</i></a> ici.</p><p>
Deux petites erreurs de repérées pour l'instant de mon côté :</p><ul class="mycode_list"><li><b>Tarn Aeluin</b> : comme développé dans ce <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1355" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">fuseau dédié</a>, <i>tarn</i> n'est pas du sindarin mais de l'anglais ;<br />
</li>
<li>p.146 : <span class='exergue'>« [...] jusqu'à ce qu'enfin Barahir n'eût plus qu'une douzaine d'hommes : son fils Beren, et <span style='color: red'><s>Barahir</s></span> <span>[&rarr; <b>Baragund</b>]</span> et Belegund ses neveux, les fils de Bregolas, et neuf autres fidèles serviteurs de sa maison [...] »</span>.<br />
</li>
</ul>
<p>
Yyr</p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[De l'Eldalië]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5046</link>
			<pubDate>Wed, 08 Jun 2022 19:25:00 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=1601">Yyr</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5046</guid>
			<description><![CDATA[<p>Un sujet que je souhaitais aborder jadis : la prise en compte du nombre de la glose <b>Eldalië</b> (« Peuple des Eldar », cf. HoMe XI, pp.166,374) au sein de la traduction française.<br />
<small>Cela vaudrait aussi le cas échéant pour les autres composés : Kassalië, etc. s'ils devaient être utilisés dans la narration (pas sûr)</small></p><p>
Le composé <b>-lië</b>, sauf erreur de ma part, est toujours syntaxiquement (en quenya) du singulier.<br />
Ainsi du célèbre <b>Mindon Eldaliéva</b> <small>(la haute tour d'Ingwë, la plus haute des tours de Tirion <span class='exergue'>« dont le fanal argenté rayonnait au loin, perçant les brumes marines »</span>, le <i>Silmarillion</i>, p.49, <i>cf</i>. HoMe X, pp.85,176,180,196 — a-t-on déjà dit que la nouvelle traduction du <i>Silmarillion</i> recelait de purs joyaux ? <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" />)</small>) dont la forme adjectivale est au singulier.</p><p>
Mais son sens est celui d'un pluriel collectif.<br />
& Dans l'écriture du Conte, donc dans le texte en anglais, il est presque toujours suivi d'un verbe au pluriel.<br />
<small>Une exception (au moins) : <span class='exergue'>« <i>When all was ready, Orome rode at their head upon his white horse shod with gold; and behind him the <b>Eldalië</b> <u>was arrayed</u> in three hosts.</i> »</span> (HoMe V, p.214).</small><br />
Un peu d'ailleurs comme les mots anglais <i>folk</i> et <i>people</i>, où l'on peut par exemple écrire <i>the people are coming</i> alors même que l'on dispose de <i>the peoples</i>. <small><b>(*)</b></small></p><p>
En fait, <b>Elda-lië</b> s'intègre dans la syntaxe du texte anglais comme le ferait <b>Elda-folk</b>.</p><p>
De ce fait, j'ai toujours eu tendance à penser qu'en français il conviendrait de se couler dans notre syntaxe, pour le coup au singulier strict quand on parle du peuple ou de la gente elfique, et de parler de <b>l'</b>Eldalië et non <b>des</b> Eldalië.</p><p>
Il est un peu tard pour en discuter <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" />.<br />
Je note que Vincent et Daniel avaient opté pour accorder au pluriel dans les <i>Lettres</i> et jusqu'à <i>la Route Perdue</i>, mais ont depuis opté pour un accord au singulier dans <i>le Silmarillion</i> (qui a ma préférence).</p><p>
Jérôme</p><p>
<small><b>(*)</b> Oui, la relecture en cours de certaines traductions du <i>Parma Eldalamberon</i> n°16 n'est pas étrangère à ce message <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" />.</small></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Un sujet que je souhaitais aborder jadis : la prise en compte du nombre de la glose <b>Eldalië</b> (« Peuple des Eldar », cf. HoMe XI, pp.166,374) au sein de la traduction française.<br />
<small>Cela vaudrait aussi le cas échéant pour les autres composés : Kassalië, etc. s'ils devaient être utilisés dans la narration (pas sûr)</small></p><p>
Le composé <b>-lië</b>, sauf erreur de ma part, est toujours syntaxiquement (en quenya) du singulier.<br />
Ainsi du célèbre <b>Mindon Eldaliéva</b> <small>(la haute tour d'Ingwë, la plus haute des tours de Tirion <span class='exergue'>« dont le fanal argenté rayonnait au loin, perçant les brumes marines »</span>, le <i>Silmarillion</i>, p.49, <i>cf</i>. HoMe X, pp.85,176,180,196 — a-t-on déjà dit que la nouvelle traduction du <i>Silmarillion</i> recelait de purs joyaux ? <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" />)</small>) dont la forme adjectivale est au singulier.</p><p>
Mais son sens est celui d'un pluriel collectif.<br />
& Dans l'écriture du Conte, donc dans le texte en anglais, il est presque toujours suivi d'un verbe au pluriel.<br />
<small>Une exception (au moins) : <span class='exergue'>« <i>When all was ready, Orome rode at their head upon his white horse shod with gold; and behind him the <b>Eldalië</b> <u>was arrayed</u> in three hosts.</i> »</span> (HoMe V, p.214).</small><br />
Un peu d'ailleurs comme les mots anglais <i>folk</i> et <i>people</i>, où l'on peut par exemple écrire <i>the people are coming</i> alors même que l'on dispose de <i>the peoples</i>. <small><b>(*)</b></small></p><p>
En fait, <b>Elda-lië</b> s'intègre dans la syntaxe du texte anglais comme le ferait <b>Elda-folk</b>.</p><p>
De ce fait, j'ai toujours eu tendance à penser qu'en français il conviendrait de se couler dans notre syntaxe, pour le coup au singulier strict quand on parle du peuple ou de la gente elfique, et de parler de <b>l'</b>Eldalië et non <b>des</b> Eldalië.</p><p>
Il est un peu tard pour en discuter <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" />.<br />
Je note que Vincent et Daniel avaient opté pour accorder au pluriel dans les <i>Lettres</i> et jusqu'à <i>la Route Perdue</i>, mais ont depuis opté pour un accord au singulier dans <i>le Silmarillion</i> (qui a ma préférence).</p><p>
Jérôme</p><p>
<small><b>(*)</b> Oui, la relecture en cours de certaines traductions du <i>Parma Eldalamberon</i> n°16 n'est pas étrangère à ce message <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" />.</small></p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[La Mort de Saint Brendan]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5044</link>
			<pubDate>Sat, 23 Apr 2022 14:28:47 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=1061">Moraldandil</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5044</guid>
			<description><![CDATA[<p>J'ai désiré traduire le très beau poème <i><b>The Death of Saint Brendan</b></i> qui s'inscrit dans le thème récurrent chez J. R. R. Tolkien du voyage océanique vers des terres bénies ou de féerie, et du difficile retour. Il est inclus dans la narration du roman inachevé <i>The Notion Club Papers</i> (édité par Christopher Tolkien et publié en 1992 dans S<i>auron Defeated</i>), qui le présente comme une composition de Philip Frankley, l'un de membres du club éponyme. J. R. R. Tolkien l'avait auparavant publié séparément le 3 décembre 1955 dans la revue <i>Time and Tide</i>, sous une forme modifiée intitulée <i><b>Imram</b></i>.</p><p>
Le poème recourt au mètre de ballade, c'est à dire à une alternance idéale de tétramètres et de trimètres iambiques (c'est le <i>common meter</i>, un mètre très employé), mais s'autorisant de très fréquentes variations. Il s'y ajoute un système de rimes où les vers impairs comportent une rime interne tandis que les vers pairs riment deux à deux ; ce système rappelle celui de <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4828" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">The Sea-bell</a>, autre poème de Tolkien sur le même thème.</p><p>
Ici, c'est la version des <i>Notion Club Papers</i> que j'ai choisie de recréer en français. J'ai rendu le mètre de ballade par une alternance de vers impairs dodécasyllabes* et de vers pairs octosyllabes, en conservant la rime entre ces derniers. La rime interne, en revanche, m'est apparue comme trop contraignante et je m'en suis dispensé.</p><p>
<small>*Dodécasyllabes, car j'ai recouru à des coupes irrégulières plutôt qu'à une césure régulière en deux hémistiches, ce qui rend impropre de parler d'alexandrin.</small></p><p class='espacement'></p><div class='citation colonne'><div class='gauche'><p><i><b>The Death of Saint Brendan</b></i></p><p>
<i>At last out of the deep seas he passed,<br />
and mist rolled on the shore;<br />
under clouded moon the waves were loud,<br />
as the laden ship him bore<br />
to Ireland, back to wood and mire,<br />
to the tower tall and grey,<br />
where the knell of Clúain-ferta’s bell<br />
tolled in&#160; green Galway.<br />
Where Shannon down to Lough Derg ran<br />
under a rainclad sky<br />
Saint Brendan came to his journey’s end<br />
to await his hour to die.</i></p><p>
<i>‘O! tell me, father, for I loved you well,<br />
if still you have words for me,<br />
of things strange in the remembering<br />
in the long and lonely sea,<br />
of islands by deep spells beguiled<br />
where dwell the Elven-kind:<br />
in seven long years the road to Heaven<br />
or the Living Land did you find?’</i></p><p>
<i>‘The things I have seen, the many things,<br />
have long now faded far;<br />
only three come clear now back to me:<br />
a Cloud, a Tree, a Star.<br />
We sailed for a year and a day and hailed<br />
no field nor coast of men;<br />
no boat nor bird saw we ever afloat<br />
for forty days and ten.<br />
We saw no sun at set or dawn,<br />
but a dun cloud lay ahead,<br />
and a drumming there was like thunder coming<br />
and a gleam of fiery red.</i></p><p>
<i>Upreared from sea to cloud then sheer<br />
a shoreless mountain stood;<br />
its sides were black from the sullen tide<br />
to the red lining of its hood.<br />
No cloak of cloud, no lowering smoke,<br />
no looming storm of thunder<br />
in the world of men saw I ever unfurled<br />
like the pall that we passed under.<br />
We turned away, and we left astern<br />
the rumbling and the gloom;<br />
then the smoking cloud asunder broke,<br />
and we saw the Tower of Doom:<br />
in its ashen head was a crown of red,<br />
where fires flamed and fell.<br />
Tall as a column in High Heaven’s hall,<br />
its feet were deep as Hell;<br />
grounded in chasms the water drowned<br />
and buried long ago,<br />
it stands, I ween, in forgotten lands<br />
where the kings of kings lie low.</i></p><p>
<i>We sailed then on, till the wind had failed,<br />
and we toiled then with the oar,<br />
and hunger an thirst us sorely wrung,<br />
and we sang our psalms no more.<br />
A land at last with a silver strand<br />
at the end of strenght we found;<br />
the waves were singing in pillared caves<br />
and pearls lay on the ground;<br />
and steep the shores went upward leaping<br />
to slopes of green and gold,<br />
and a stream out of the rich land teeming<br />
through a coomb of shadow rolled.</i></p><p>
<i>Through gates of stone we rowed in haste,<br />
and passed and left the sea;<br />
and silence like dew fell in that isle,<br />
and holy it seemed to be.<br />
As a green cup, deep in a brim of green,<br />
that with wine the white sun fills<br />
was the land we found, and we saw there stand<br />
on a laund between the hills<br />
a tree more fair than ever I deemed<br />
might climb in Paradise;<br />
its foot was like a great tower’s root,<br />
it height beyond men’s eyes;<br />
so wide its branches, the least could hold<br />
in shade an acre long,<br />
and they rose as steep as mountain-snows<br />
those boughs so broad and strong;<br />
for white as a winter to my sight<br />
the leaves of that tree were,<br />
they grew more close than swan-wing plumes,<br />
all long and soft and fair.</i></p><p>
<i>We deemed then, maybe, as in a dream,<br />
that time had passed away<br />
and our journey ended; for no return<br />
we hoped, but there to stay.<br />
In the silence of that hollow isle,<br />
in the stillness, then we sang-<br />
softly us seemed, but the sound aloft<br />
like a pealing organ rang.<br />
Then trembled the tree from crown to stem;<br />
from the limbs the leaves in air<br />
as white birds fled in wheeling flight,<br />
and left the branches bare.<br />
From the the sky came dropping down on high<br />
a music not of bird,<br />
not voice of man, nor angel’s voice;<br />
but maybe there is a third<br />
fair kindred in the world yet lingers<br />
beyond the foundered land.<br />
Yet steep are the seas and the waters deep<br />
beyond the White-tree Strand.’</i></p><p>
<i>‘O! stay now father! There’s more to say.<br />
But two things you have told:<br />
The Tree, the Cloud; but you spoke of three.<br />
The Star in mind you hold?’<br />
‘The Star? Yes, I saw it, high and far,<br />
at the parting of the ways,<br />
a light on the edge of the Outer Night<br />
like silver set ablaze,<br />
where the round world plunges steeply down,<br />
but on the old road goes,<br />
as an unseen bridge that on the arches runs<br />
to coasts than no man knows.’</i></p><p>
<i>‘But men say, father that ere the end<br />
you went where none have been.<br />
I would here you tell me, father dear,<br />
of the last land you have seen.’</i></p><p>
<i>‘In my mind the Star I still can find,<br />
and the parting of the seas,<br />
and the breath as sweet and keen as death<br />
that was borne upon the breeze.<br />
But where they they bloom those flowers fair,<br />
in what air or land they grow,<br />
what words beyond the world I heard,<br />
if you would seek to know,<br />
in a boat then, brother, far afloat<br />
you must labour in the sea,<br />
and find for yourself things out of mind:<br />
you will learn no more of me.’</i></p><p>
<i>In Ireland, over wood and mire,<br />
in the tower tall and grey,<br />
the knell of Cluain-ferta’s bell<br />
was tolling in green Galway.<br />
Saint Brendan had come to his life’s end<br />
under a rainclad sky,<br />
and journeyed whence no ship returns,<br />
and his bones in Ireland lie.<br />
</i></p></div><div class='droite'><p><b>La Mort de Saint Brendan</b></p><p>
Enfin reparut-il des profondeurs des mers<br />
Sur la côte lovée de brume ;<br />
Sous une lune ennuagée, le lourd navire<br />
Sur le tumulte de l’écume<br />
Le porta en Irlande, à ses bois et tourbières,<br />
Au glas [<s>du bourdon de</s>] de la cloche à Clonfert,<br />
Lequel, tintant depuis la haute et grise tour,<br />
Résonnait dans Galway la verte.<br />
À l’embouchure du Shannon dans le Lough Derg,<br />
Sous un ciel où la pluie se mire,<br />
Saint Brendan, arrivant au bout de son voyage,<br />
Vint attendre l’heure et mourir.</p><p>
– Ô Père, s’il te reste encor des mots pour moi,<br />
Parle, car tu me fus bien cher,<br />
De ces choses étranges dans le souvenir<br />
Sur la mer vaste et solitaire,<br />
D’îles celées, demeures de la gent des Elfes,<br />
Sous de profonds enchantements ;<br />
En sept longues années, quelle route ouvris-tu :<br />
Le Ciel, la Terre des Vivants ?</p><p>
– Les choses, maintes choses que je vis se sont<br />
De longtemps couvertes d’un voile ;<br />
Trois seules aujourd’hui me viennent clairement :<br />
Un Nuage, un Arbre, une Étoile.<br />
Un an un jour nous voguâmes sans entrevoir<br />
Ni champs ni côtes habitées ;<br />
Nous ne vîmes flotter ni bateau ni oiseau<br />
Pendant quarante et dix journées,<br />
Sans voir de coucher ou de lever de soleil,<br />
Mais devant, un nuage bistre<br />
S’étendait avec un roulement de tonnerre,<br />
Ardent d’une rougeur sinistre.</p><p>
S’élevant de la mer surgit abruptement<br />
Une montagne sans rivage ;<br />
Ses flancs se dressaient noirs de la marée maussade<br />
Au bord rougeoyant du nuage.<br />
Et jamais je ne vis dans le monde des hommes<br />
Arriver d’orage subit,<br />
De chape de nuée ou de basse fumée<br />
Tel ce poêle qui nous couvrit.<br />
Nous détournant alors, nous laissâmes en poupe<br />
Le grondement et la noirceur ;<br />
Or que se déchira le nuage fumant,<br />
Nous vîmes la Tour du Destin :<br />
Sur sa tête cendreuse, une couronne rouge<br />
Où des feux brûlaient et mouraient ;<br />
Aussi haute qu’une colonne au Paradis,<br />
Mais à l’Enfer ses pieds touchaient ;<br />
Établie sur des gouffres noyés par les eaux<br />
Enfouis longtemps autrefois,<br />
Elle s’élève, crois-je, en terres oubliées<br />
Où reposent les rois des rois.</p><p>
Tant que dura le vent, nous remîmes la voile<br />
Puis dûmes souquer sur les rames,<br />
Souffrîmes durement de la faim, de la soif<br />
Et nos psaumes plus ne chantâmes.<br />
À bout de force, enfin nous aperçûmes<br />
La rive argentée d’une terre ;<br />
Les vagues chantaient sous les piliers de ses grottes,<br />
Le sol de perle était couvert.<br />
De là, les côtes s’élançaient en vives pentes<br />
Qui montaient vertes et dorées ;<br />
De ce riche pays s’écoulait un ruisseau<br />
Par une combe sous l’ombrée.</p><p>
Nous laissâmes la mer en passant à la rame<br />
En hâte une rocheuse enceinte ;<br />
Un silence tomba pareil à la rosée<br />
Sur cette île qui semblait sainte.<br />
Nous vîmes un pays tel une coupe verte<br />
Emplie de vin par le soleil ;<br />
En ses bords verts, sur un pré entre les collines<br />
Poussait un arbre sans pareil,<br />
Plus magnifique encore à mon entendement<br />
Qu’au Paradis jamais n’en crût ;<br />
Son pied s’enracinait comme une grande tour,<br />
Sa hauteur dépassait la vue ;<br />
Si vastes s’étendaient ses branches que la moindre<br />
Recouvrait d’ombre une acre pleine ;<br />
Comme les neiges des montagnes sa ramée<br />
S’élevait drue, large et sereine ;<br />
Car à mes yeux brillaient les feuilles de cet arbre<br />
Toutes blanches comme l’hiver,<br />
Et croissaient plus serrées que rémiges de cygne,<br />
Longues, douces, belles et claires.</p><p>
Nous songeâmes alors que peut-être le temps<br />
Comme en un rêve avait passé,<br />
Que la voyage s’achevait ; nous n’espérions<br />
Point de retour, mais de rester<br />
Dans le silence béat de cette île creuse,<br />
Dans la quiétude ; et doucement,<br />
Nous sembla-t-il, chantâmes-nous, mais tel d’un orgue<br />
Le son monta retentissant.<br />
Tout l’arbre lors s’ébranla de la cime au tronc ;<br />
Et des rameaux, les feuilles blanches<br />
S’enfuirent en vol tourbillonnant d’oiseaux<br />
En laissant dénudées les branches.<br />
Du haut du ciel, une musique descendit<br />
Qui n’était celle d’un oiseau,<br />
Ni de la voix d’un homme ou de celle d’un ange ;<br />
Mais delà le pays sous l’eau,<br />
Il est peut-être une troisième belle gent<br />
Qui s’attarde encore en ce monde.<br />
Pourtant, au-delà du rivage à l’Arbre Blanc,<br />
Les mers sont âpres et profondes.</p><p>
– Ô reste, Père ! Deux choses tu as racontées,<br />
Mais il en reste encore à dire :<br />
Le Nuage puis l’Arbre Blanc ; mais la troisième,<br />
L’Étoile, en as-tu souvenir ?<br />
– L’Étoile ? Oui, haute et lointaine je la vis<br />
À la division des chemins,<br />
Une lumière au bord de la Nuit Extérieure<br />
Pareille à un feu argentin,<br />
Là où le monde rond plonge soudainement<br />
Et se poursuit la route ancienne<br />
Comme un pont invisible s’archant vers des côtes<br />
Hors de la connaissance humaine.</p><p>
– Mais les gens disent, Père cher, qu’avant la fin<br />
Tu parvins où nul n’est allé.<br />
Père, de la dernière terre que tu vis<br />
Je voudrais t’entendre parler.</p><p>
– En mon esprit je retrouve encore l’Étoile<br />
Avec la division des mers,<br />
Et le souffle doux et tranchant comme la mort<br />
Que les brises lors apportèrent.<br />
Mais en quel lieu ces belles fleurs s’épanouissent,<br />
En quel air et sur quel terroir,<br />
Et quels mots j’ai entendus au-delà du monde,<br />
Si tu cherches à le savoir,<br />
Alors, dans un bateau, Frère, embarque à ton tour,<br />
Peine sur l’océan lointain,<br />
Et [<s>par</s>] pour toi-même découvre l’inconcevable :<br />
De moi tu n’apprendras plus rien.</p><p>
En Irlande, à travers les bois et les tourbières,<br />
Le glas [<s>du bourdon de</s>] de la cloche à Clonfert,<br />
Toujours tintant depuis la haute et grise tour,<br />
Résonnait dans Galway la verte.<br />
Saint Brendan, arrivé lors au bout de sa vie,<br />
Sous un ciel où la pluie commande,<br />
Partit pour une navigation sans retour,<br />
Et ses os gisent en Irlande.</p></div></div>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J'ai désiré traduire le très beau poème <i><b>The Death of Saint Brendan</b></i> qui s'inscrit dans le thème récurrent chez J. R. R. Tolkien du voyage océanique vers des terres bénies ou de féerie, et du difficile retour. Il est inclus dans la narration du roman inachevé <i>The Notion Club Papers</i> (édité par Christopher Tolkien et publié en 1992 dans S<i>auron Defeated</i>), qui le présente comme une composition de Philip Frankley, l'un de membres du club éponyme. J. R. R. Tolkien l'avait auparavant publié séparément le 3 décembre 1955 dans la revue <i>Time and Tide</i>, sous une forme modifiée intitulée <i><b>Imram</b></i>.</p><p>
Le poème recourt au mètre de ballade, c'est à dire à une alternance idéale de tétramètres et de trimètres iambiques (c'est le <i>common meter</i>, un mètre très employé), mais s'autorisant de très fréquentes variations. Il s'y ajoute un système de rimes où les vers impairs comportent une rime interne tandis que les vers pairs riment deux à deux ; ce système rappelle celui de <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4828" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">The Sea-bell</a>, autre poème de Tolkien sur le même thème.</p><p>
Ici, c'est la version des <i>Notion Club Papers</i> que j'ai choisie de recréer en français. J'ai rendu le mètre de ballade par une alternance de vers impairs dodécasyllabes* et de vers pairs octosyllabes, en conservant la rime entre ces derniers. La rime interne, en revanche, m'est apparue comme trop contraignante et je m'en suis dispensé.</p><p>
<small>*Dodécasyllabes, car j'ai recouru à des coupes irrégulières plutôt qu'à une césure régulière en deux hémistiches, ce qui rend impropre de parler d'alexandrin.</small></p><p class='espacement'></p><div class='citation colonne'><div class='gauche'><p><i><b>The Death of Saint Brendan</b></i></p><p>
<i>At last out of the deep seas he passed,<br />
and mist rolled on the shore;<br />
under clouded moon the waves were loud,<br />
as the laden ship him bore<br />
to Ireland, back to wood and mire,<br />
to the tower tall and grey,<br />
where the knell of Clúain-ferta’s bell<br />
tolled in&#160; green Galway.<br />
Where Shannon down to Lough Derg ran<br />
under a rainclad sky<br />
Saint Brendan came to his journey’s end<br />
to await his hour to die.</i></p><p>
<i>‘O! tell me, father, for I loved you well,<br />
if still you have words for me,<br />
of things strange in the remembering<br />
in the long and lonely sea,<br />
of islands by deep spells beguiled<br />
where dwell the Elven-kind:<br />
in seven long years the road to Heaven<br />
or the Living Land did you find?’</i></p><p>
<i>‘The things I have seen, the many things,<br />
have long now faded far;<br />
only three come clear now back to me:<br />
a Cloud, a Tree, a Star.<br />
We sailed for a year and a day and hailed<br />
no field nor coast of men;<br />
no boat nor bird saw we ever afloat<br />
for forty days and ten.<br />
We saw no sun at set or dawn,<br />
but a dun cloud lay ahead,<br />
and a drumming there was like thunder coming<br />
and a gleam of fiery red.</i></p><p>
<i>Upreared from sea to cloud then sheer<br />
a shoreless mountain stood;<br />
its sides were black from the sullen tide<br />
to the red lining of its hood.<br />
No cloak of cloud, no lowering smoke,<br />
no looming storm of thunder<br />
in the world of men saw I ever unfurled<br />
like the pall that we passed under.<br />
We turned away, and we left astern<br />
the rumbling and the gloom;<br />
then the smoking cloud asunder broke,<br />
and we saw the Tower of Doom:<br />
in its ashen head was a crown of red,<br />
where fires flamed and fell.<br />
Tall as a column in High Heaven’s hall,<br />
its feet were deep as Hell;<br />
grounded in chasms the water drowned<br />
and buried long ago,<br />
it stands, I ween, in forgotten lands<br />
where the kings of kings lie low.</i></p><p>
<i>We sailed then on, till the wind had failed,<br />
and we toiled then with the oar,<br />
and hunger an thirst us sorely wrung,<br />
and we sang our psalms no more.<br />
A land at last with a silver strand<br />
at the end of strenght we found;<br />
the waves were singing in pillared caves<br />
and pearls lay on the ground;<br />
and steep the shores went upward leaping<br />
to slopes of green and gold,<br />
and a stream out of the rich land teeming<br />
through a coomb of shadow rolled.</i></p><p>
<i>Through gates of stone we rowed in haste,<br />
and passed and left the sea;<br />
and silence like dew fell in that isle,<br />
and holy it seemed to be.<br />
As a green cup, deep in a brim of green,<br />
that with wine the white sun fills<br />
was the land we found, and we saw there stand<br />
on a laund between the hills<br />
a tree more fair than ever I deemed<br />
might climb in Paradise;<br />
its foot was like a great tower’s root,<br />
it height beyond men’s eyes;<br />
so wide its branches, the least could hold<br />
in shade an acre long,<br />
and they rose as steep as mountain-snows<br />
those boughs so broad and strong;<br />
for white as a winter to my sight<br />
the leaves of that tree were,<br />
they grew more close than swan-wing plumes,<br />
all long and soft and fair.</i></p><p>
<i>We deemed then, maybe, as in a dream,<br />
that time had passed away<br />
and our journey ended; for no return<br />
we hoped, but there to stay.<br />
In the silence of that hollow isle,<br />
in the stillness, then we sang-<br />
softly us seemed, but the sound aloft<br />
like a pealing organ rang.<br />
Then trembled the tree from crown to stem;<br />
from the limbs the leaves in air<br />
as white birds fled in wheeling flight,<br />
and left the branches bare.<br />
From the the sky came dropping down on high<br />
a music not of bird,<br />
not voice of man, nor angel’s voice;<br />
but maybe there is a third<br />
fair kindred in the world yet lingers<br />
beyond the foundered land.<br />
Yet steep are the seas and the waters deep<br />
beyond the White-tree Strand.’</i></p><p>
<i>‘O! stay now father! There’s more to say.<br />
But two things you have told:<br />
The Tree, the Cloud; but you spoke of three.<br />
The Star in mind you hold?’<br />
‘The Star? Yes, I saw it, high and far,<br />
at the parting of the ways,<br />
a light on the edge of the Outer Night<br />
like silver set ablaze,<br />
where the round world plunges steeply down,<br />
but on the old road goes,<br />
as an unseen bridge that on the arches runs<br />
to coasts than no man knows.’</i></p><p>
<i>‘But men say, father that ere the end<br />
you went where none have been.<br />
I would here you tell me, father dear,<br />
of the last land you have seen.’</i></p><p>
<i>‘In my mind the Star I still can find,<br />
and the parting of the seas,<br />
and the breath as sweet and keen as death<br />
that was borne upon the breeze.<br />
But where they they bloom those flowers fair,<br />
in what air or land they grow,<br />
what words beyond the world I heard,<br />
if you would seek to know,<br />
in a boat then, brother, far afloat<br />
you must labour in the sea,<br />
and find for yourself things out of mind:<br />
you will learn no more of me.’</i></p><p>
<i>In Ireland, over wood and mire,<br />
in the tower tall and grey,<br />
the knell of Cluain-ferta’s bell<br />
was tolling in green Galway.<br />
Saint Brendan had come to his life’s end<br />
under a rainclad sky,<br />
and journeyed whence no ship returns,<br />
and his bones in Ireland lie.<br />
</i></p></div><div class='droite'><p><b>La Mort de Saint Brendan</b></p><p>
Enfin reparut-il des profondeurs des mers<br />
Sur la côte lovée de brume ;<br />
Sous une lune ennuagée, le lourd navire<br />
Sur le tumulte de l’écume<br />
Le porta en Irlande, à ses bois et tourbières,<br />
Au glas [<s>du bourdon de</s>] de la cloche à Clonfert,<br />
Lequel, tintant depuis la haute et grise tour,<br />
Résonnait dans Galway la verte.<br />
À l’embouchure du Shannon dans le Lough Derg,<br />
Sous un ciel où la pluie se mire,<br />
Saint Brendan, arrivant au bout de son voyage,<br />
Vint attendre l’heure et mourir.</p><p>
– Ô Père, s’il te reste encor des mots pour moi,<br />
Parle, car tu me fus bien cher,<br />
De ces choses étranges dans le souvenir<br />
Sur la mer vaste et solitaire,<br />
D’îles celées, demeures de la gent des Elfes,<br />
Sous de profonds enchantements ;<br />
En sept longues années, quelle route ouvris-tu :<br />
Le Ciel, la Terre des Vivants ?</p><p>
– Les choses, maintes choses que je vis se sont<br />
De longtemps couvertes d’un voile ;<br />
Trois seules aujourd’hui me viennent clairement :<br />
Un Nuage, un Arbre, une Étoile.<br />
Un an un jour nous voguâmes sans entrevoir<br />
Ni champs ni côtes habitées ;<br />
Nous ne vîmes flotter ni bateau ni oiseau<br />
Pendant quarante et dix journées,<br />
Sans voir de coucher ou de lever de soleil,<br />
Mais devant, un nuage bistre<br />
S’étendait avec un roulement de tonnerre,<br />
Ardent d’une rougeur sinistre.</p><p>
S’élevant de la mer surgit abruptement<br />
Une montagne sans rivage ;<br />
Ses flancs se dressaient noirs de la marée maussade<br />
Au bord rougeoyant du nuage.<br />
Et jamais je ne vis dans le monde des hommes<br />
Arriver d’orage subit,<br />
De chape de nuée ou de basse fumée<br />
Tel ce poêle qui nous couvrit.<br />
Nous détournant alors, nous laissâmes en poupe<br />
Le grondement et la noirceur ;<br />
Or que se déchira le nuage fumant,<br />
Nous vîmes la Tour du Destin :<br />
Sur sa tête cendreuse, une couronne rouge<br />
Où des feux brûlaient et mouraient ;<br />
Aussi haute qu’une colonne au Paradis,<br />
Mais à l’Enfer ses pieds touchaient ;<br />
Établie sur des gouffres noyés par les eaux<br />
Enfouis longtemps autrefois,<br />
Elle s’élève, crois-je, en terres oubliées<br />
Où reposent les rois des rois.</p><p>
Tant que dura le vent, nous remîmes la voile<br />
Puis dûmes souquer sur les rames,<br />
Souffrîmes durement de la faim, de la soif<br />
Et nos psaumes plus ne chantâmes.<br />
À bout de force, enfin nous aperçûmes<br />
La rive argentée d’une terre ;<br />
Les vagues chantaient sous les piliers de ses grottes,<br />
Le sol de perle était couvert.<br />
De là, les côtes s’élançaient en vives pentes<br />
Qui montaient vertes et dorées ;<br />
De ce riche pays s’écoulait un ruisseau<br />
Par une combe sous l’ombrée.</p><p>
Nous laissâmes la mer en passant à la rame<br />
En hâte une rocheuse enceinte ;<br />
Un silence tomba pareil à la rosée<br />
Sur cette île qui semblait sainte.<br />
Nous vîmes un pays tel une coupe verte<br />
Emplie de vin par le soleil ;<br />
En ses bords verts, sur un pré entre les collines<br />
Poussait un arbre sans pareil,<br />
Plus magnifique encore à mon entendement<br />
Qu’au Paradis jamais n’en crût ;<br />
Son pied s’enracinait comme une grande tour,<br />
Sa hauteur dépassait la vue ;<br />
Si vastes s’étendaient ses branches que la moindre<br />
Recouvrait d’ombre une acre pleine ;<br />
Comme les neiges des montagnes sa ramée<br />
S’élevait drue, large et sereine ;<br />
Car à mes yeux brillaient les feuilles de cet arbre<br />
Toutes blanches comme l’hiver,<br />
Et croissaient plus serrées que rémiges de cygne,<br />
Longues, douces, belles et claires.</p><p>
Nous songeâmes alors que peut-être le temps<br />
Comme en un rêve avait passé,<br />
Que la voyage s’achevait ; nous n’espérions<br />
Point de retour, mais de rester<br />
Dans le silence béat de cette île creuse,<br />
Dans la quiétude ; et doucement,<br />
Nous sembla-t-il, chantâmes-nous, mais tel d’un orgue<br />
Le son monta retentissant.<br />
Tout l’arbre lors s’ébranla de la cime au tronc ;<br />
Et des rameaux, les feuilles blanches<br />
S’enfuirent en vol tourbillonnant d’oiseaux<br />
En laissant dénudées les branches.<br />
Du haut du ciel, une musique descendit<br />
Qui n’était celle d’un oiseau,<br />
Ni de la voix d’un homme ou de celle d’un ange ;<br />
Mais delà le pays sous l’eau,<br />
Il est peut-être une troisième belle gent<br />
Qui s’attarde encore en ce monde.<br />
Pourtant, au-delà du rivage à l’Arbre Blanc,<br />
Les mers sont âpres et profondes.</p><p>
– Ô reste, Père ! Deux choses tu as racontées,<br />
Mais il en reste encore à dire :<br />
Le Nuage puis l’Arbre Blanc ; mais la troisième,<br />
L’Étoile, en as-tu souvenir ?<br />
– L’Étoile ? Oui, haute et lointaine je la vis<br />
À la division des chemins,<br />
Une lumière au bord de la Nuit Extérieure<br />
Pareille à un feu argentin,<br />
Là où le monde rond plonge soudainement<br />
Et se poursuit la route ancienne<br />
Comme un pont invisible s’archant vers des côtes<br />
Hors de la connaissance humaine.</p><p>
– Mais les gens disent, Père cher, qu’avant la fin<br />
Tu parvins où nul n’est allé.<br />
Père, de la dernière terre que tu vis<br />
Je voudrais t’entendre parler.</p><p>
– En mon esprit je retrouve encore l’Étoile<br />
Avec la division des mers,<br />
Et le souffle doux et tranchant comme la mort<br />
Que les brises lors apportèrent.<br />
Mais en quel lieu ces belles fleurs s’épanouissent,<br />
En quel air et sur quel terroir,<br />
Et quels mots j’ai entendus au-delà du monde,<br />
Si tu cherches à le savoir,<br />
Alors, dans un bateau, Frère, embarque à ton tour,<br />
Peine sur l’océan lointain,<br />
Et [<s>par</s>] pour toi-même découvre l’inconcevable :<br />
De moi tu n’apprendras plus rien.</p><p>
En Irlande, à travers les bois et les tourbières,<br />
Le glas [<s>du bourdon de</s>] de la cloche à Clonfert,<br />
Toujours tintant depuis la haute et grise tour,<br />
Résonnait dans Galway la verte.<br />
Saint Brendan, arrivé lors au bout de sa vie,<br />
Sous un ciel où la pluie commande,<br />
Partit pour une navigation sans retour,<br />
Et ses os gisent en Irlande.</p></div></div>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Parma Eldalamberon]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5041</link>
			<pubDate>Thu, 03 Feb 2022 16:27:14 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=436">Elendil</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5041</guid>
			<description><![CDATA[<p>Faute de trouver un sujet qui semble s'intéresser à la question de la traduction des <i>Parma Eldalamberon</i>*, je me permets de signaler ici que j'ai lancé un sondage pour savoir s'il existerait suffisamment de gens intéressés par la traduction de certains textes des PE pour que cela vaille la peine de se lancer dans une entreprise qui promet d'être particulièrement ambitieuse.</p><p>
C'est <a href="https://forum.tolkiendil.com/thread-9921-post-193901.html" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">là</a> que ça se passe.</p><p>
E.</p><p class='separation'></p><p>
*Pour sûr, si l'un des vénérables (et combien paisibles !) Ents du forum estimait qu'il existe déjà ici un fuseau adéquat où ce bref message puisse s'intégrer, qu'il n'hésite pas à suggérer son transfert.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Faute de trouver un sujet qui semble s'intéresser à la question de la traduction des <i>Parma Eldalamberon</i>*, je me permets de signaler ici que j'ai lancé un sondage pour savoir s'il existerait suffisamment de gens intéressés par la traduction de certains textes des PE pour que cela vaille la peine de se lancer dans une entreprise qui promet d'être particulièrement ambitieuse.</p><p>
C'est <a href="https://forum.tolkiendil.com/thread-9921-post-193901.html" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">là</a> que ça se passe.</p><p>
E.</p><p class='separation'></p><p>
*Pour sûr, si l'un des vénérables (et combien paisibles !) Ents du forum estimait qu'il existe déjà ici un fuseau adéquat où ce bref message puisse s'intégrer, qu'il n'hésite pas à suggérer son transfert.</p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Traduction des poèmes (par les membres de JRRVF) - sommaire]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1237</link>
			<pubDate>Wed, 07 Apr 2021 12:17:17 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=1601">Yyr</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1237</guid>
			<description><![CDATA[<p>Dame Lægalad écrivit <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?pid=21086" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">jadis</a> :</p><div class='quotebox'><blockquote><div><p>
il va vraiment falloir que je travaille à une autre de mes idées : mettre à part sur JRRVF les versions les plus finales de nos retraductions... c'est fouilli, à la fin <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /></p></div></blockquote></div><p>
<a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1328" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Ailleurs</a>, notre ami Shudhakalyan lançait la <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?pid=21384" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">discussion</a> d'une publication des traductions des poèmes effectuées sur JRRVF. <br />
<small>Discussion où Shudha — en dépit de ses goûts cinématographiques et philosophiques discutables <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /> — ne manquait pas de <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?pid=21367" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">sagacité</a> <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" />.</small></p><p class='separation'></p><p>
Sans aller jusqu'à une publication (non réalisable à plusieurs titres), j'avais aussi souhaité pouvoir rendre hommage à nos poètes et mettre davantage en valeur leurs travaux.</p><p>
Ce que concrétise le présent fuseau, sorte de « sommaire » d'un récent travail de reprisage de l'intégralité des messages de nos poètes, dont les fuseaux d'origine ont été scindés &plusmn; fusionnés afin d'obtenir le fil de leurs travaux poème par poème.</p><p>
Ainsi, à côté du fuseau d'où tout était parti : </p><ul class="mycode_list"><li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5024" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Traduire les poèmes ?</a> (maintenant réduit à ses premiers messages car les suivants ouvraient les travaux de nombreux poèmes)<br />
</li>
</ul>
<p>
et de celui qui l'accompagnait, toujours là :</p><ul class="mycode_list"><li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1264" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Traduire les poèmes : théorie</a><br />
</li>
</ul>
<p>
voici maintenant la liste de ces travaux de traduction poétique, dans l'ordre de leurs créations :</p><ul class="mycode_list"><li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5002" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">The road goes ever on</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5007" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le chant de Beren & Lúthien</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5008" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">L'hommage à Gandalf</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5010" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">L’Ent et l’Ent-femme</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5011" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">La chute de Gil-galad</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5004" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le Chant de Durin</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5003" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Chants de Legolas : À la Mer & Lebennin</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1255" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le lai de Nimrodel</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5013" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le Chant des tertres de Mundburg</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1328" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le lai de Leithian</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5001" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le chant d'Eärendil</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1251" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">L'hymne à Elbereth</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1315" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le Dernier Navire</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4931" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Les aventures de Tom Bombadil</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4828" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">La cloche marine</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5021" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">La Chanson de Bilbon</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1245" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">La chanson du bain</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5019" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Lamentation pour Boromir</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1260" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le poème de l'Anneau</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4920" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">L'ombre-fiancée</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=3375" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Bombadil en bateau</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5018" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">L'Énigme de Grand-Pas</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4827" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Il était une fois</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1258" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le Chant de l'Aigle — un psaume chez Tolkien</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1248" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Chant d'Eldamar de Galadriel</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1247" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Une chanson de marche</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1246" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Hey! Come derry dol! Can you hear me singing?</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1244" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Chant de Gandalf sur la Lórien</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1240" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le chant de Sam dans la tour des Orques</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1239" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le Chat</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1238" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Petite Princesse Moa — où l'on parle fanchon <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /></a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5022" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">L'épitaphe de Nivacrin</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4884" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Chant de la femme d’Āsemo (Kullervo)</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5044" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">La Mort de Saint Brendan</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5087" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">La dernière chanson de Bilbo</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5079" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Errance</a><br />
</li>
</ul>
<p class='separation'></p><p>
Merci à Cédric & Isengar pour leurs conseils et leur confiance.</p><p>
Yyr <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dame Lægalad écrivit <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?pid=21086" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">jadis</a> :</p><div class='quotebox'><blockquote><div><p>
il va vraiment falloir que je travaille à une autre de mes idées : mettre à part sur JRRVF les versions les plus finales de nos retraductions... c'est fouilli, à la fin <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /></p></div></blockquote></div><p>
<a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1328" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Ailleurs</a>, notre ami Shudhakalyan lançait la <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?pid=21384" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">discussion</a> d'une publication des traductions des poèmes effectuées sur JRRVF. <br />
<small>Discussion où Shudha — en dépit de ses goûts cinématographiques et philosophiques discutables <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /> — ne manquait pas de <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?pid=21367" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">sagacité</a> <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" />.</small></p><p class='separation'></p><p>
Sans aller jusqu'à une publication (non réalisable à plusieurs titres), j'avais aussi souhaité pouvoir rendre hommage à nos poètes et mettre davantage en valeur leurs travaux.</p><p>
Ce que concrétise le présent fuseau, sorte de « sommaire » d'un récent travail de reprisage de l'intégralité des messages de nos poètes, dont les fuseaux d'origine ont été scindés &plusmn; fusionnés afin d'obtenir le fil de leurs travaux poème par poème.</p><p>
Ainsi, à côté du fuseau d'où tout était parti : </p><ul class="mycode_list"><li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5024" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Traduire les poèmes ?</a> (maintenant réduit à ses premiers messages car les suivants ouvraient les travaux de nombreux poèmes)<br />
</li>
</ul>
<p>
et de celui qui l'accompagnait, toujours là :</p><ul class="mycode_list"><li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1264" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Traduire les poèmes : théorie</a><br />
</li>
</ul>
<p>
voici maintenant la liste de ces travaux de traduction poétique, dans l'ordre de leurs créations :</p><ul class="mycode_list"><li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5002" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">The road goes ever on</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5007" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le chant de Beren & Lúthien</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5008" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">L'hommage à Gandalf</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5010" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">L’Ent et l’Ent-femme</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5011" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">La chute de Gil-galad</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5004" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le Chant de Durin</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5003" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Chants de Legolas : À la Mer & Lebennin</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1255" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le lai de Nimrodel</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5013" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le Chant des tertres de Mundburg</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1328" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le lai de Leithian</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5001" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le chant d'Eärendil</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1251" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">L'hymne à Elbereth</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1315" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le Dernier Navire</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4931" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Les aventures de Tom Bombadil</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4828" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">La cloche marine</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5021" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">La Chanson de Bilbon</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1245" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">La chanson du bain</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5019" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Lamentation pour Boromir</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1260" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le poème de l'Anneau</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4920" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">L'ombre-fiancée</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=3375" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Bombadil en bateau</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5018" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">L'Énigme de Grand-Pas</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4827" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Il était une fois</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1258" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le Chant de l'Aigle — un psaume chez Tolkien</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1248" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Chant d'Eldamar de Galadriel</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1247" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Une chanson de marche</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1246" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Hey! Come derry dol! Can you hear me singing?</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1244" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Chant de Gandalf sur la Lórien</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1240" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le chant de Sam dans la tour des Orques</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1239" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Le Chat</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1238" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Petite Princesse Moa — où l'on parle fanchon <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /></a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5022" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">L'épitaphe de Nivacrin</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4884" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Chant de la femme d’Āsemo (Kullervo)</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5044" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">La Mort de Saint Brendan</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5087" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">La dernière chanson de Bilbo</a><br />
</li>
<li><a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5079" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Errance</a><br />
</li>
</ul>
<p class='separation'></p><p>
Merci à Cédric & Isengar pour leurs conseils et leur confiance.</p><p>
Yyr <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /></p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Chant de la femme d’Āsemo (Kullervo)]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4884</link>
			<pubDate>Mon, 17 Apr 2017 00:52:19 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=1061">Moraldandil</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4884</guid>
			<description><![CDATA[<p><small><span style='color: #8a8a8a'>[Édit (Yyr) 2021 : ce fuseau est l'un des nombreux rejetons de <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1237" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">l'arbre initial</a> de la traduction des poèmes]</span></small></p><p class='espacement'></p><p>
J'ai récemment acquis <i>The Story of Kullervo</i>, la réécriture du cycle de Kullervo dans le Kalevala que J. R. R.&#160; Tolkien écrivit vers 1913-1914, édité par Verlyn Flieger et récemment publié.</p><p>
Il est très intéressant d'y retrouver les premiers pas d'écrivain d'un tout jeune Tolkien alors au début de sa vingtaine, dans le feu de sa découverte du Kalevala et du finnois, s'entraînant à la narration et à la poésie.&#160; Le commentaire, extrait d'une présentation du Kalevala pour un club d'étudiants, est déjà très caractéristique de sa manière.</p><p>
J'ai trouvé particulièrement délicieux un des poèmes intercalés dans la narration : le chant magique de la femme d’Āsemo le forgeron, par lequel elle entend protéger ses vaches confiées à la garde de Kullervo. C'est une reprise directe du chant 32 du Kalevala, où le personnage correspondant est la femme d'Ilmarinen.</p><p>
Tolkien reprend dans ce poème le rythme octosyllabique obsédant du vers kalévaléen, et mêle noms finnois ou pseudo-finnois (annonçant le quenya qui viendra peu après) et de nombreux archaïsmes caractéristique de sa première façon d'écrire,&#160; telle qu'on l'observe aussi dans les Contes perdus. Archaïsmes d'ailleurs pas toujours employés à bon escient, on le voit par exemple employer <i>thou </i> "tu" comme un pluriel, énormité grammaticale qu'il n'aurait sûrement pas commise plus tard !</p><p>
Du coup, je me suis précipité cet après-midi et ce soir sur une feuille de papier pour en faire un rendu en français. Je vous le livre ici quasi brut de décoffrage.</p><div class='citation colonne'><div class='gauche'><p><i>Guard my kine O gracious Ilu<br />
From the perils in the pathway<br />
That they come not into danger<br />
Nor may fall on evil fortune.<br />
If my herdsman is an ill one<br />
Make the willow then a neatherd<br />
Let the alder watch the cattle<br />
And the mountain ash protect them<br />
Let the cherry lead them homeward<br />
In the milktime in the even.<br />
If the willow will not herd them<br />
Nor the mountain ash protect them<br />
And the alder will not watch them<br />
Nor the charry drive them homeward<br />
Send thou then thy better servants,<br />
Send the daughters of Ilwinti<br />
To guard my kine from danger<br />
And protect my horned cattle<br />
For a many are thy maidens<br />
At thy bidding in Manoine<br />
And skilled to herd to white kine<br />
On the blue meads of Ilwinti<br />
Until Ukko comes to milk them<br />
And gives drink to thirsty Kēme.<br />
Come thou maidens great and ancient<br />
Mighty daughters of the Heaven<br />
Come thou children of Malōlo<br />
At Ilukko’s mighty bidding<br />
O [Uorlen?] most wise one<br />
Do thou guard my flock from evil<br />
Where the willows will not ward them<br />
Out across the quaking marshland<br />
Where the surface ever shifteth<br />
And the greedy depths are gulping.<br />
O thou Sampia most lovely<br />
Blow the honey-horn most gaily.<br />
Where the alder will not tend them<br />
Do thou pasture all my cattle<br />
Making flowers upon the hummocks:<br />
With the melody of the mead-horn<br />
Make thou fair this heathland border<br />
And enchant the skirting forest<br />
That my kine have food and fodder,<br />
And have golden hay in plenty<br />
And the heads of silver grasses.<br />
O Palikki’s little damsel<br />
And Telenda thy companion<br />
Where the rowan will not tend them<br />
Dig my cattle walls all silver<br />
Down on both sides of their pasture<br />
With your straying feet of magic<br />
Cause the grey springs to spout coolly<br />
And the streams that flow by swiftly<br />
And the speedy running rivers<br />
Twixt the shining banks of grassland<br />
To give drink of honey sweetness<br />
That the herd may suck the water<br />
And the juice may trickle richly<br />
To their swelling teeming udders<br />
And the milk may flow in runlets<br />
And may foam in streams of whiteness.<br />
But Kaltūse thrifty mistress<br />
And arrester of all evil,<br />
Where the wild things will not guard them,<br />
Fend the sprite of ill far from them,<br />
That no idle hands do milk them<br />
And their milk on earth be wasted<br />
That no drops flow down to Pūlu<br />
And that Tanto drink not of it<br />
But that when at Kame at milk tide<br />
Then their milkstreams may be swollen<br />
And the pails be overflowing<br />
And the good wife’s heart be gladdened.<br />
O Terenye maid of Samyan,<br />
Little daughter of the forests<br />
Clad in soft and beauteous garments<br />
With thy golden hair so lovely<br />
And thy shoon of scarlet leather,<br />
When the cherry will not lead them<br />
Be their neatherd and their shepherd.<br />
When the sun to rest has sunken<br />
And the bird of Eve is singing<br />
As the twilight draweth closer<br />
Speak thou to my horned creatures<br />
Saying come ye hoofed cattle<br />
Come ye homeward trending homeward.<br />
In the house ‘tis glad and pleasant<br />
Where the floor is sweet for resting<br />
On the waste ‘tis ill to wander<br />
Looming down the empty shorelands<br />
Of the many lakes of Sutse.<br />
Therefore come ye horned creature<br />
And the women fire will kindle<br />
In the field of honeyed grasses<br />
On the ground o’ergrown with berries.</i></p></div><div class='droite'><p>Gracieux Ilu, garde mes vaches<br />
De tous les périls du chemin,<br />
Qu’elles n’encourent de danger<br />
Ni n’encontrent male fortune.<br />
Et si j’ai un mauvais vacher,<br />
Fais alors du saule un gardien ;<br />
Que l’aulne veille le bétail<br />
Et que le sorbier le protège,<br />
Que le merisier le ramène<br />
À l’étable au soir pour la traite.<br />
Si le saule ne veut garder<br />
Ni le sorbier les protéger,<br />
Si l’aulne ne veut point veiller,<br />
Le merisier les ramener,<br />
Envoie tes meilleurs serviteurs,<br />
Envoie les filles d’Ilwinti<br />
Garder mes vaches du danger,<br />
Protéger mon bétail cornu,<br />
Car nombreuses sont tes pucelles<br />
À ton vouloir à Manoine<br />
Sachant paître les vaches blanches<br />
Sur les prairies bleues d’Ilwinti,<br />
Qu’enfin Ukko vienne les traire<br />
Et calme la soif de Kēme.<br />
Vous, grandes pucelles d’antan,<br />
Ô puissantes filles du Ciel,<br />
Venez, enfants de Malōlo,<br />
Au commandement d’Ilukko.<br />
Ô [Uorlen ?], qui es la plus sage,<br />
Garde mon troupeau de tout mal,<br />
Où les saules les laisseront<br />
Errer par le marais mouvant<br />
Dont toujours change la surface<br />
Et gloutissent les fonds avides.<br />
Ô toi Sampia toute belle,<br />
Sonne gaiement la corne au miel ;<br />
Où l’aulne le négligera,<br />
Fais donc paître tout mon bétail<br />
Et sème les buttes de fleurs ;<br />
Au son de la corne à miessée,<br />
Fais embellir ce bord de lande,<br />
Enchante l’orée des forêts,<br />
Que mes vaches aient en provende<br />
Abondance de foin doré<br />
Et têtes d’herbes argentées.<br />
Demoiselle de Palikki,<br />
Et Telenda, ton compagnon,<br />
Où le sorbier les laissera,<br />
Creuse-leur des puits tout d’argent<br />
Des deux côtés de leur pâture ;<br />
Divaguant de vos pieds magiques,<br />
Faites jaillir les sources grises,<br />
Couler vivement les ruisseaux,<br />
Courir les rivières rapides<br />
Dans leurs berges brillantes d’herbes<br />
En boire doux comme le miel,<br />
Afin que le troupeau s’abreuve<br />
Et que se gonflent goutte à goutte<br />
Du riche jus leurs pis nombreux,<br />
Et que le lait coule en rigoles<br />
Et mousse en ruisseaux de blancheur.<br />
Kaltūse, maîtresse économe,<br />
Toi qui sais arrêter tout mal,<br />
Où faudront les choses sauvages,<br />
Défends-les de l’esprit mauvais,<br />
Que ne les traient point des mains vaines,<br />
Que leur lait ne se perde en terre,<br />
Nulle goutte à Pūlu ne tombe,<br />
Et que Tanto n’en boive rien ;<br />
Mais que pour la traite à Kame<br />
Se gonflent leurs ruisseaux de lait<br />
Et que les seilles en débordent,<br />
Joie au cœur pour la bonne épouse.<br />
Terenye, vierge de Samyan,<br />
Ô fille menue des forêts,<br />
Vêtue de doux et beaux habits,<br />
Aux cheveux d’or si ravissants,<br />
Aux souliers de cuir écarlate,<br />
Quand le merisier leur faudra,<br />
Sois leur vachère et leur bergère.<br />
Quand le soleil va se coucher<br />
Et que va chantant l’oiseau d’Ève,<br />
Que s’approche le crépuscule,<br />
Parle à mes bêtes encornées,<br />
Dis-leur : Venez, vaches et vos sabots,<br />
Venez, rentrez à la maison.<br />
À l’étable il fait bel et bon,<br />
Le sol est doux pour le repos ;<br />
Il fait mal rôder aux gâtines<br />
Qui surplombent les bords déserts<br />
Des si nombreux lacs de Sutse.<br />
Venez donc, bêtes encornées,<br />
Et les femmes feront du feu<br />
Dans le champ aux herbes de miel,<br />
Sur le sol recouvert de baies.</p></div></div><div class='citation colonne'><div class='gauche'><p><i>Then Palikki’s little damsel<br />
And Telenda her companion<br />
Take a whip of birch to scourge them<br />
And of juniper to drive them<br />
From the hold of Samyan’s cattle<br />
And the gloomy slopes of alder<br />
In the milktide of the evening.</i></p></div><div class='droite'><p>Demoiselle de Palikki<br />
Et Telenda son compagnon,<br />
Battez-les d’un fouet de bouleau,<br />
De genévrier menez-les<br />
Hors des pacages de Samyan,<br />
Des pentes d’aulne désolées,<br />
Le soir à l’heure de la traite.</p></div></div><div class='citation colonne'><div class='gauche'><p><i>O thou Uru, O my darling<br />
My Honeypaw that rules the forest<br />
Let us call a truce together<br />
In the fine days of the summer<br />
In the good Creator’s summer<br />
In the days of Ilu’s laughter<br />
Than thou sleepst upon the meadow<br />
With thine ears thrust into stubble<br />
Or conceal thee in the thickets<br />
That thou mayst not hear cowbells<br />
Nor the talking of the herdsman.<br />
Let the tinkling and the lowing<br />
And the ringing in the heathland<br />
Put no frenzy yet upon thee<br />
Nor thy teeth be seized with longing<br />
Rather wander in the marshes<br />
And the tangle of the forest.<br />
Let thy growl be lost in wastelands<br />
And thy hunger wait the season<br />
When in Samyan is the honey<br />
All fermenting on the hillslopes<br />
Of the golden land of Kēme<br />
Neath the faring bees a-humming.<br />
Let us make this league eternal<br />
And an endless peace between us<br />
That we live in peace in summer,<br />
In the good Creator’s summer.</i></p></div><div class='droite'><p>Ô toi Uru, ô mon chéri,<br />
Patte de miel, maître des bois,<br />
Concluons ensemble une trêve<br />
Durant les beaux jours de l’été,<br />
De l’été du bon Créateur,<br />
Pour les jours du rire d’Ilu,<br />
Pour que tu dormes dur le pré,<br />
Oreilles plongées dans le chaume,<br />
Ou te caches dans les fourrés<br />
Et n’entendes point les clarines<br />
Ni les paroles du vacher.<br />
Que tintements et meuglements<br />
Et sonnailles de par la lande<br />
Ne te mettent point en furie,<br />
Ne donnent désir à tes dents.<br />
Rôde plutôt dans les marais<br />
Et le fouillis de la forêt.<br />
Perds ton grognement aux gâtines,<br />
Attends pour ta faim la saison<br />
Où coule le miel en Samyan,<br />
Tout fermentant sur les coteaux<br />
Du pays doré de Kēme<br />
Sous les abeilles bourdonnantes.<br />
Et rendons ce pacte éternel,<br />
La paix sans fin soit entre nous,<br />
Qu’en paix nous vivions tout l’été,<br />
Tout l’été du bon Créateur.</p></div></div><div class='citation colonne'><div class='gauche'><p><i>All this prayer and all this chanting<br />
O then Ukko silver monarch<br />
Hearken to my sweet entreaty.<br />
Bind in leash the dogs of Kūru<br />
And enchain the forest wild things<br />
And in Ilwe set the Sun-star<br />
And let all the days be golden.</i></p></div><div class='droite'><p>De cette prière et ce chant,<br />
Ö Ukko, monarque d’argent,<br />
Écoute la supplication.<br />
Mets la laisse aux chiens de Kūru,<br />
Enchaîne les bêtes des bois,<br />
En Ilwe mets l’astre-soleil<br />
Et que tous les jours soient dorés.</p></div></div><p>
B.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><small><span style='color: #8a8a8a'>[Édit (Yyr) 2021 : ce fuseau est l'un des nombreux rejetons de <a href="https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1237" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">l'arbre initial</a> de la traduction des poèmes]</span></small></p><p class='espacement'></p><p>
J'ai récemment acquis <i>The Story of Kullervo</i>, la réécriture du cycle de Kullervo dans le Kalevala que J. R. R.&#160; Tolkien écrivit vers 1913-1914, édité par Verlyn Flieger et récemment publié.</p><p>
Il est très intéressant d'y retrouver les premiers pas d'écrivain d'un tout jeune Tolkien alors au début de sa vingtaine, dans le feu de sa découverte du Kalevala et du finnois, s'entraînant à la narration et à la poésie.&#160; Le commentaire, extrait d'une présentation du Kalevala pour un club d'étudiants, est déjà très caractéristique de sa manière.</p><p>
J'ai trouvé particulièrement délicieux un des poèmes intercalés dans la narration : le chant magique de la femme d’Āsemo le forgeron, par lequel elle entend protéger ses vaches confiées à la garde de Kullervo. C'est une reprise directe du chant 32 du Kalevala, où le personnage correspondant est la femme d'Ilmarinen.</p><p>
Tolkien reprend dans ce poème le rythme octosyllabique obsédant du vers kalévaléen, et mêle noms finnois ou pseudo-finnois (annonçant le quenya qui viendra peu après) et de nombreux archaïsmes caractéristique de sa première façon d'écrire,&#160; telle qu'on l'observe aussi dans les Contes perdus. Archaïsmes d'ailleurs pas toujours employés à bon escient, on le voit par exemple employer <i>thou </i> "tu" comme un pluriel, énormité grammaticale qu'il n'aurait sûrement pas commise plus tard !</p><p>
Du coup, je me suis précipité cet après-midi et ce soir sur une feuille de papier pour en faire un rendu en français. Je vous le livre ici quasi brut de décoffrage.</p><div class='citation colonne'><div class='gauche'><p><i>Guard my kine O gracious Ilu<br />
From the perils in the pathway<br />
That they come not into danger<br />
Nor may fall on evil fortune.<br />
If my herdsman is an ill one<br />
Make the willow then a neatherd<br />
Let the alder watch the cattle<br />
And the mountain ash protect them<br />
Let the cherry lead them homeward<br />
In the milktime in the even.<br />
If the willow will not herd them<br />
Nor the mountain ash protect them<br />
And the alder will not watch them<br />
Nor the charry drive them homeward<br />
Send thou then thy better servants,<br />
Send the daughters of Ilwinti<br />
To guard my kine from danger<br />
And protect my horned cattle<br />
For a many are thy maidens<br />
At thy bidding in Manoine<br />
And skilled to herd to white kine<br />
On the blue meads of Ilwinti<br />
Until Ukko comes to milk them<br />
And gives drink to thirsty Kēme.<br />
Come thou maidens great and ancient<br />
Mighty daughters of the Heaven<br />
Come thou children of Malōlo<br />
At Ilukko’s mighty bidding<br />
O [Uorlen?] most wise one<br />
Do thou guard my flock from evil<br />
Where the willows will not ward them<br />
Out across the quaking marshland<br />
Where the surface ever shifteth<br />
And the greedy depths are gulping.<br />
O thou Sampia most lovely<br />
Blow the honey-horn most gaily.<br />
Where the alder will not tend them<br />
Do thou pasture all my cattle<br />
Making flowers upon the hummocks:<br />
With the melody of the mead-horn<br />
Make thou fair this heathland border<br />
And enchant the skirting forest<br />
That my kine have food and fodder,<br />
And have golden hay in plenty<br />
And the heads of silver grasses.<br />
O Palikki’s little damsel<br />
And Telenda thy companion<br />
Where the rowan will not tend them<br />
Dig my cattle walls all silver<br />
Down on both sides of their pasture<br />
With your straying feet of magic<br />
Cause the grey springs to spout coolly<br />
And the streams that flow by swiftly<br />
And the speedy running rivers<br />
Twixt the shining banks of grassland<br />
To give drink of honey sweetness<br />
That the herd may suck the water<br />
And the juice may trickle richly<br />
To their swelling teeming udders<br />
And the milk may flow in runlets<br />
And may foam in streams of whiteness.<br />
But Kaltūse thrifty mistress<br />
And arrester of all evil,<br />
Where the wild things will not guard them,<br />
Fend the sprite of ill far from them,<br />
That no idle hands do milk them<br />
And their milk on earth be wasted<br />
That no drops flow down to Pūlu<br />
And that Tanto drink not of it<br />
But that when at Kame at milk tide<br />
Then their milkstreams may be swollen<br />
And the pails be overflowing<br />
And the good wife’s heart be gladdened.<br />
O Terenye maid of Samyan,<br />
Little daughter of the forests<br />
Clad in soft and beauteous garments<br />
With thy golden hair so lovely<br />
And thy shoon of scarlet leather,<br />
When the cherry will not lead them<br />
Be their neatherd and their shepherd.<br />
When the sun to rest has sunken<br />
And the bird of Eve is singing<br />
As the twilight draweth closer<br />
Speak thou to my horned creatures<br />
Saying come ye hoofed cattle<br />
Come ye homeward trending homeward.<br />
In the house ‘tis glad and pleasant<br />
Where the floor is sweet for resting<br />
On the waste ‘tis ill to wander<br />
Looming down the empty shorelands<br />
Of the many lakes of Sutse.<br />
Therefore come ye horned creature<br />
And the women fire will kindle<br />
In the field of honeyed grasses<br />
On the ground o’ergrown with berries.</i></p></div><div class='droite'><p>Gracieux Ilu, garde mes vaches<br />
De tous les périls du chemin,<br />
Qu’elles n’encourent de danger<br />
Ni n’encontrent male fortune.<br />
Et si j’ai un mauvais vacher,<br />
Fais alors du saule un gardien ;<br />
Que l’aulne veille le bétail<br />
Et que le sorbier le protège,<br />
Que le merisier le ramène<br />
À l’étable au soir pour la traite.<br />
Si le saule ne veut garder<br />
Ni le sorbier les protéger,<br />
Si l’aulne ne veut point veiller,<br />
Le merisier les ramener,<br />
Envoie tes meilleurs serviteurs,<br />
Envoie les filles d’Ilwinti<br />
Garder mes vaches du danger,<br />
Protéger mon bétail cornu,<br />
Car nombreuses sont tes pucelles<br />
À ton vouloir à Manoine<br />
Sachant paître les vaches blanches<br />
Sur les prairies bleues d’Ilwinti,<br />
Qu’enfin Ukko vienne les traire<br />
Et calme la soif de Kēme.<br />
Vous, grandes pucelles d’antan,<br />
Ô puissantes filles du Ciel,<br />
Venez, enfants de Malōlo,<br />
Au commandement d’Ilukko.<br />
Ô [Uorlen ?], qui es la plus sage,<br />
Garde mon troupeau de tout mal,<br />
Où les saules les laisseront<br />
Errer par le marais mouvant<br />
Dont toujours change la surface<br />
Et gloutissent les fonds avides.<br />
Ô toi Sampia toute belle,<br />
Sonne gaiement la corne au miel ;<br />
Où l’aulne le négligera,<br />
Fais donc paître tout mon bétail<br />
Et sème les buttes de fleurs ;<br />
Au son de la corne à miessée,<br />
Fais embellir ce bord de lande,<br />
Enchante l’orée des forêts,<br />
Que mes vaches aient en provende<br />
Abondance de foin doré<br />
Et têtes d’herbes argentées.<br />
Demoiselle de Palikki,<br />
Et Telenda, ton compagnon,<br />
Où le sorbier les laissera,<br />
Creuse-leur des puits tout d’argent<br />
Des deux côtés de leur pâture ;<br />
Divaguant de vos pieds magiques,<br />
Faites jaillir les sources grises,<br />
Couler vivement les ruisseaux,<br />
Courir les rivières rapides<br />
Dans leurs berges brillantes d’herbes<br />
En boire doux comme le miel,<br />
Afin que le troupeau s’abreuve<br />
Et que se gonflent goutte à goutte<br />
Du riche jus leurs pis nombreux,<br />
Et que le lait coule en rigoles<br />
Et mousse en ruisseaux de blancheur.<br />
Kaltūse, maîtresse économe,<br />
Toi qui sais arrêter tout mal,<br />
Où faudront les choses sauvages,<br />
Défends-les de l’esprit mauvais,<br />
Que ne les traient point des mains vaines,<br />
Que leur lait ne se perde en terre,<br />
Nulle goutte à Pūlu ne tombe,<br />
Et que Tanto n’en boive rien ;<br />
Mais que pour la traite à Kame<br />
Se gonflent leurs ruisseaux de lait<br />
Et que les seilles en débordent,<br />
Joie au cœur pour la bonne épouse.<br />
Terenye, vierge de Samyan,<br />
Ô fille menue des forêts,<br />
Vêtue de doux et beaux habits,<br />
Aux cheveux d’or si ravissants,<br />
Aux souliers de cuir écarlate,<br />
Quand le merisier leur faudra,<br />
Sois leur vachère et leur bergère.<br />
Quand le soleil va se coucher<br />
Et que va chantant l’oiseau d’Ève,<br />
Que s’approche le crépuscule,<br />
Parle à mes bêtes encornées,<br />
Dis-leur : Venez, vaches et vos sabots,<br />
Venez, rentrez à la maison.<br />
À l’étable il fait bel et bon,<br />
Le sol est doux pour le repos ;<br />
Il fait mal rôder aux gâtines<br />
Qui surplombent les bords déserts<br />
Des si nombreux lacs de Sutse.<br />
Venez donc, bêtes encornées,<br />
Et les femmes feront du feu<br />
Dans le champ aux herbes de miel,<br />
Sur le sol recouvert de baies.</p></div></div><div class='citation colonne'><div class='gauche'><p><i>Then Palikki’s little damsel<br />
And Telenda her companion<br />
Take a whip of birch to scourge them<br />
And of juniper to drive them<br />
From the hold of Samyan’s cattle<br />
And the gloomy slopes of alder<br />
In the milktide of the evening.</i></p></div><div class='droite'><p>Demoiselle de Palikki<br />
Et Telenda son compagnon,<br />
Battez-les d’un fouet de bouleau,<br />
De genévrier menez-les<br />
Hors des pacages de Samyan,<br />
Des pentes d’aulne désolées,<br />
Le soir à l’heure de la traite.</p></div></div><div class='citation colonne'><div class='gauche'><p><i>O thou Uru, O my darling<br />
My Honeypaw that rules the forest<br />
Let us call a truce together<br />
In the fine days of the summer<br />
In the good Creator’s summer<br />
In the days of Ilu’s laughter<br />
Than thou sleepst upon the meadow<br />
With thine ears thrust into stubble<br />
Or conceal thee in the thickets<br />
That thou mayst not hear cowbells<br />
Nor the talking of the herdsman.<br />
Let the tinkling and the lowing<br />
And the ringing in the heathland<br />
Put no frenzy yet upon thee<br />
Nor thy teeth be seized with longing<br />
Rather wander in the marshes<br />
And the tangle of the forest.<br />
Let thy growl be lost in wastelands<br />
And thy hunger wait the season<br />
When in Samyan is the honey<br />
All fermenting on the hillslopes<br />
Of the golden land of Kēme<br />
Neath the faring bees a-humming.<br />
Let us make this league eternal<br />
And an endless peace between us<br />
That we live in peace in summer,<br />
In the good Creator’s summer.</i></p></div><div class='droite'><p>Ô toi Uru, ô mon chéri,<br />
Patte de miel, maître des bois,<br />
Concluons ensemble une trêve<br />
Durant les beaux jours de l’été,<br />
De l’été du bon Créateur,<br />
Pour les jours du rire d’Ilu,<br />
Pour que tu dormes dur le pré,<br />
Oreilles plongées dans le chaume,<br />
Ou te caches dans les fourrés<br />
Et n’entendes point les clarines<br />
Ni les paroles du vacher.<br />
Que tintements et meuglements<br />
Et sonnailles de par la lande<br />
Ne te mettent point en furie,<br />
Ne donnent désir à tes dents.<br />
Rôde plutôt dans les marais<br />
Et le fouillis de la forêt.<br />
Perds ton grognement aux gâtines,<br />
Attends pour ta faim la saison<br />
Où coule le miel en Samyan,<br />
Tout fermentant sur les coteaux<br />
Du pays doré de Kēme<br />
Sous les abeilles bourdonnantes.<br />
Et rendons ce pacte éternel,<br />
La paix sans fin soit entre nous,<br />
Qu’en paix nous vivions tout l’été,<br />
Tout l’été du bon Créateur.</p></div></div><div class='citation colonne'><div class='gauche'><p><i>All this prayer and all this chanting<br />
O then Ukko silver monarch<br />
Hearken to my sweet entreaty.<br />
Bind in leash the dogs of Kūru<br />
And enchain the forest wild things<br />
And in Ilwe set the Sun-star<br />
And let all the days be golden.</i></p></div><div class='droite'><p>De cette prière et ce chant,<br />
Ö Ukko, monarque d’argent,<br />
Écoute la supplication.<br />
Mets la laisse aux chiens de Kūru,<br />
Enchaîne les bêtes des bois,<br />
En Ilwe mets l’astre-soleil<br />
Et que tous les jours soient dorés.</p></div></div><p>
B.</p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Nouvelles traductions - Liste de coquilles corrigées à imprimer]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4660</link>
			<pubDate>Fri, 26 Feb 2016 14:16:52 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=1755">MikeyMike</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4660</guid>
			<description><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p><p>
Ayant acheté les nouvelles éditions de la "Fraternité de l'Anneau" et des "Deux Tours" dès leur sortie comme beaucoup, je n'ai pu échappé aux coquilles et autres petits oublis, chose inévitable au vu du travail (et inévitable tout court en édition).<br />
Grâce à ce forum, tous les lecteurs ont accès aux corrections, participent à la "chasse" aux coquilles, et chose rare, ont la possibilité d'interroger le traducteur directement. Les corrections sont quant à elles ajouter lors d'une ré-impression de l'ouvrage.<br />
Plutot que d'acheter de nouveaux le livre dans sa nouvelle impression, serait-il possible que M. Lauzon nous propose une liste de coquilles référencées et corrigés, qu'il suffirait d'imprimer et de glisser dans l'ouvrage?&#160; C'est déjà le cas ici pour les "Deux Tours" </p><div class='quotebox'><cite>Daniel Lauzon a écrit :</cite><blockquote><div><p>Voici un lien dropbox vers un PDF, faute de pouvoir transférer ici mon doc word en conservant le formatage...</p><p>
<a href="https://www.dropbox.com/s/7kvy61fspqb5eeu/SDA%20Coquilles%20tome%202.pdf?dl=0" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Liste coquilles tome 2</a></p></div></blockquote></div><p>
mais la liste consolidée de la "Fraternité de l'Anneau" ne semble pas complète, et le fichier PDF correspondant est par moment illisible (<a href="http://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83241#p83241" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">liste consolidée</a>).</p><p>
Ainsi, avec une mise page clair, les lecteurs n'auront qu'à consulter cette page annexe, plutôt que de regarder le fuseaux sur ordinateur (pas des plus pratique sous la couette!)<br />
Cordialement</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à tous,</p><p>
Ayant acheté les nouvelles éditions de la "Fraternité de l'Anneau" et des "Deux Tours" dès leur sortie comme beaucoup, je n'ai pu échappé aux coquilles et autres petits oublis, chose inévitable au vu du travail (et inévitable tout court en édition).<br />
Grâce à ce forum, tous les lecteurs ont accès aux corrections, participent à la "chasse" aux coquilles, et chose rare, ont la possibilité d'interroger le traducteur directement. Les corrections sont quant à elles ajouter lors d'une ré-impression de l'ouvrage.<br />
Plutot que d'acheter de nouveaux le livre dans sa nouvelle impression, serait-il possible que M. Lauzon nous propose une liste de coquilles référencées et corrigés, qu'il suffirait d'imprimer et de glisser dans l'ouvrage?&#160; C'est déjà le cas ici pour les "Deux Tours" </p><div class='quotebox'><cite>Daniel Lauzon a écrit :</cite><blockquote><div><p>Voici un lien dropbox vers un PDF, faute de pouvoir transférer ici mon doc word en conservant le formatage...</p><p>
<a href="https://www.dropbox.com/s/7kvy61fspqb5eeu/SDA%20Coquilles%20tome%202.pdf?dl=0" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">Liste coquilles tome 2</a></p></div></blockquote></div><p>
mais la liste consolidée de la "Fraternité de l'Anneau" ne semble pas complète, et le fichier PDF correspondant est par moment illisible (<a href="http://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83241#p83241" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">liste consolidée</a>).</p><p>
Ainsi, avec une mise page clair, les lecteurs n'auront qu'à consulter cette page annexe, plutôt que de regarder le fuseaux sur ordinateur (pas des plus pratique sous la couette!)<br />
Cordialement</p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[[Le Seigneur des Anneaux - Nouvelle traduction] Liste des coquilles]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4779</link>
			<pubDate>Sun, 12 Oct 2014 18:46:18 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=2">Cédric</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4779</guid>
			<description><![CDATA[<p>Somme des coquilles recensées sur le fuseau&#160; <a href="http://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=7112" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">[Le Seigneur des Anneaux - Nouvelle traduction] Signalement coquilles</a><br />
Merci aux différents contributeurs de cette liste.<br />
Pour conserver la priorité sur cette liste, le fuseau est verrouillé.<br />
<hr>
<br />
<center><a href='http://jrrvf.com/DOCUMENTS/DOCS/Coquilles-SdA-Lauzon.jpg'><img src='http://jrrvf.com/DOCUMENTS/DOCS/Coquilles-SdA-Lauzon.jpg' width='25%' alt=''/></a></center></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Somme des coquilles recensées sur le fuseau&#160; <a href="http://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=7112" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">[Le Seigneur des Anneaux - Nouvelle traduction] Signalement coquilles</a><br />
Merci aux différents contributeurs de cette liste.<br />
Pour conserver la priorité sur cette liste, le fuseau est verrouillé.<br />
<hr>
<br />
<center><a href='http://jrrvf.com/DOCUMENTS/DOCS/Coquilles-SdA-Lauzon.jpg'><img src='http://jrrvf.com/DOCUMENTS/DOCS/Coquilles-SdA-Lauzon.jpg' width='25%' alt=''/></a></center></p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[[Le Seigneur des Anneaux - Nouvelle traduction] Morceaux choisis]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4774</link>
			<pubDate>Fri, 03 Oct 2014 08:36:53 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=2">Cédric</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=4774</guid>
			<description><![CDATA[<p>Au cours de notre lecture, nous pourrions évoquer quelques passages et trouvailles qui nous ont plu particulièrement dans cette nouvelle Traduction.<br />
Je vous propose d'en parler ici.</p><p>
Cédric.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au cours de notre lecture, nous pourrions évoquer quelques passages et trouvailles qui nous ont plu particulièrement dans cette nouvelle Traduction.<br />
Je vous propose d'en parler ici.</p><p>
Cédric.</p>]]></content:encoded>
		</item>
	</channel>
</rss>