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		<title><![CDATA[Forum JRRVF - Tous les forums]]></title>
		<link>https://jrrvf.com/forum/</link>
		<description><![CDATA[Forum JRRVF - https://jrrvf.com/forum]]></description>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 17:41:12 +0000</pubDate>
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		<item>
			<title><![CDATA[test ...]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5130</link>
			<pubDate>Tue, 20 Jan 2026 11:25:10 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=1601">Yyr</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5130</guid>
			<description><![CDATA[<div class='citation'><p>
essai de citation avec ref</p></div><div class='citation source'><p>ref</p></div><p class='separation'></p><div class='citation'><p>
essai de citation sans ref</p></div><div class='citation source'></div>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='citation'><p>
essai de citation avec ref</p></div><div class='citation source'><p>ref</p></div><p class='separation'></p><div class='citation'><p>
essai de citation sans ref</p></div><div class='citation source'></div>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[test sélection (2)]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5128</link>
			<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 12:14:17 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=1601">Yyr</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5128</guid>
			<description><![CDATA[<p>bla bla bla</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>bla bla bla</p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Test sélection (1)]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5126</link>
			<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 11:36:10 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=1601">Yyr</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5126</guid>
			<description><![CDATA[<p>bla bla</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>bla bla</p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[test nouveau fuseau]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5120</link>
			<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 22:36:15 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=1601">Yyr</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5120</guid>
			<description><![CDATA[<p>titi is here <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>titi is here <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /></p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[[fractionner] Test de présentation après travail de Jérôme]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5110</link>
			<pubDate>Sun, 14 Sep 2025 17:53:41 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=1601">Yyr</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5110</guid>
			<description><![CDATA[<div class='quotebox'><cite>"Cédric" a écrit :</cite><blockquote><div><p>
Le tag "normal" n'est pas interprété, à rajouter en tant que bbcode ?<br />
J'ai ajouté un bbcode personnalisé.<br />
Pb : l'ajout de span comme sur l'actuel forum n'annule pas la couleur. J'ai dû forcer la couleur à "black" pour ce faire. Pas optimal cependant j'imagine ?</p></div></blockquote></div><div class='quotebox'><blockquote><div><p>
La citation d'un auteur avec un lien ne fonctionne pas, cf lien normalement associé à Iarwain.</p></div></blockquote></div><div class='quotebox'><blockquote><div><p>
Le format du tag IMG n'est pas identique sur les deux forums.<br />
La notation =25% n'est pas reconnue.<br />
A priori, il faut personnaliser le tag IMG pour rendre ça possible. Faisable sans trop de souci semble-t-il.</p></div></blockquote></div><p>
Oui je vais regarder tout cela, il y a aussi les paragraphes qui ne sont pas encore parfaitement gérés et sans doute bien d'autres petites choses.<br />
C'est un fuseau de travail et je suis assez surpris du bon résultat.<br />
Car il y a encore du boulot, pas seulement sur les points relevés.<br />
Mais tant mieux si ça donne déjà un bon aspect, c'est cool</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class='quotebox'><cite>"Cédric" a écrit :</cite><blockquote><div><p>
Le tag "normal" n'est pas interprété, à rajouter en tant que bbcode ?<br />
J'ai ajouté un bbcode personnalisé.<br />
Pb : l'ajout de span comme sur l'actuel forum n'annule pas la couleur. J'ai dû forcer la couleur à "black" pour ce faire. Pas optimal cependant j'imagine ?</p></div></blockquote></div><div class='quotebox'><blockquote><div><p>
La citation d'un auteur avec un lien ne fonctionne pas, cf lien normalement associé à Iarwain.</p></div></blockquote></div><div class='quotebox'><blockquote><div><p>
Le format du tag IMG n'est pas identique sur les deux forums.<br />
La notation =25% n'est pas reconnue.<br />
A priori, il faut personnaliser le tag IMG pour rendre ça possible. Faisable sans trop de souci semble-t-il.</p></div></blockquote></div><p>
Oui je vais regarder tout cela, il y a aussi les paragraphes qui ne sont pas encore parfaitement gérés et sans doute bien d'autres petites choses.<br />
C'est un fuseau de travail et je suis assez surpris du bon résultat.<br />
Car il y a encore du boulot, pas seulement sur les points relevés.<br />
Mais tant mieux si ça donne déjà un bon aspect, c'est cool</p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[test3]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5108</link>
			<pubDate>Sat, 13 Sep 2025 19:18:18 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=2">Cédric</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5108</guid>
			<description><![CDATA[<p><br><small>Whâââ ! Super ! Je trouve ce nouvel affichage déjà bien meilleur !</small><p><b>Affichage</b><p>Une amélioration, me semble-t-il, serait de réussir à diminuer la largeur de la colonne de gauche, dans une proportion voisine de ce que l'on connaît actuellement (c'est pas au pixel près, hein ... <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" />). <p><small>Il ne s'agit plus de tables mais de div ... peu importe bien sûr (même si cela fera peut-être ressortir, à la migration, des erreurs de fermetures de balise & autres, erreurs auparavant muettes) ; il s'agit sûrement d'une part de réduire la largeur de la div de class="postleft" aux alentours de style="width:150px;", d'autre part d'agir sur la div de class="postright" mais là j'avoue ne pas saisir son fonctionnement ... de mon côté j'arrive à avoir quelque chose en modifiant ainsi sa marge gauche : style="margin-left:-80px;" mais il doit y avoir plus orthodoxe ...</small><p>Aussi, le pinailleur que je suis peut-il suggérer d'agrandir quand même un poil la taille de la date et l'heure ? <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /><p>Enfin, que dirais-tu de séparer légèrement, si c'est possible, le cadre de l'auteur et celui de son message, un peu comme les blocs (auteur+message) sont déjà séparés, mais peut-être en plus fin ? <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /><p>Sur la question du thème, le JRRVF2 a quelque chose d'intéressant, mais j'avoue ne pas arriver à choisir ... À chaud, je crois que je préfère le thème JRRVF : la police Georgia a ce quelque chose de livresque qui me plaît bien, et qui pourrait être la marque de notre nouveau forum ; c'est d'ailleurs ce sur quoi s'était finalement porté Didier dans sa dernière version d'Hiswelókë (une ergonomie dont je me suis moi-même largement inspiré pour le <a href='http://erestel.free.fr/quenya-tengwainen/' target='_blanck'>QT 3.1</a> <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" />). Je crois que JRRVF2 est paradoxalement trop <i>techniquement</i> parfait, lisse, avec l'inconvénient de gagner en uniformité et de le confondre avec n'importe quel forum ...<p><b>Problèmes de migraton</b><p>J'ai l'impression qu'il nous manque maintenant ici pas mal de fuseaux qui sont arrivés là-bas : <a href='https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=48'>exemple</a> (i.e. les plus anciens ?)<p>Drôle de fuseau intitulé « Test 10 » : <A HREF="http://www.jrrvf.com/forum/noncgi/Forum6/HTML/000288.html" target="_blank">l'un</A> n'a rien à voir avec <a href='https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=159'>l'autre</a> (?!)<p>Sinon, un exemple de ce que donnera la reprise de fuseaux avec des balises non fermées dans un fuseau comme <a href='https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=183'>celui-ci</a> : à partir d'un moment tout est écrit en petit : c'est une balise &lt;SMALL&gt; non fermée.<p><b>Tests & remarques </b><p>Je vois que Gawain a ouvert un <a href='https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1392'>fuseau connexe</a> dans le nouvel espace <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" /><p>Jérôme<p><small>@ Hyarion : tout comme toi pour l'affichage des citations à l'ancienne mode (et d'autres choses) <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" /> c'est d'ailleurs le point <b>1.</b> que je soumettais à Cédric) dans mon précédent message.</small><br><br></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><br><small>Whâââ ! Super ! Je trouve ce nouvel affichage déjà bien meilleur !</small><p><b>Affichage</b><p>Une amélioration, me semble-t-il, serait de réussir à diminuer la largeur de la colonne de gauche, dans une proportion voisine de ce que l'on connaît actuellement (c'est pas au pixel près, hein ... <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" />). <p><small>Il ne s'agit plus de tables mais de div ... peu importe bien sûr (même si cela fera peut-être ressortir, à la migration, des erreurs de fermetures de balise & autres, erreurs auparavant muettes) ; il s'agit sûrement d'une part de réduire la largeur de la div de class="postleft" aux alentours de style="width:150px;", d'autre part d'agir sur la div de class="postright" mais là j'avoue ne pas saisir son fonctionnement ... de mon côté j'arrive à avoir quelque chose en modifiant ainsi sa marge gauche : style="margin-left:-80px;" mais il doit y avoir plus orthodoxe ...</small><p>Aussi, le pinailleur que je suis peut-il suggérer d'agrandir quand même un poil la taille de la date et l'heure ? <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /><p>Enfin, que dirais-tu de séparer légèrement, si c'est possible, le cadre de l'auteur et celui de son message, un peu comme les blocs (auteur+message) sont déjà séparés, mais peut-être en plus fin ? <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /><p>Sur la question du thème, le JRRVF2 a quelque chose d'intéressant, mais j'avoue ne pas arriver à choisir ... À chaud, je crois que je préfère le thème JRRVF : la police Georgia a ce quelque chose de livresque qui me plaît bien, et qui pourrait être la marque de notre nouveau forum ; c'est d'ailleurs ce sur quoi s'était finalement porté Didier dans sa dernière version d'Hiswelókë (une ergonomie dont je me suis moi-même largement inspiré pour le <a href='http://erestel.free.fr/quenya-tengwainen/' target='_blanck'>QT 3.1</a> <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" />). Je crois que JRRVF2 est paradoxalement trop <i>techniquement</i> parfait, lisse, avec l'inconvénient de gagner en uniformité et de le confondre avec n'importe quel forum ...<p><b>Problèmes de migraton</b><p>J'ai l'impression qu'il nous manque maintenant ici pas mal de fuseaux qui sont arrivés là-bas : <a href='https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=48'>exemple</a> (i.e. les plus anciens ?)<p>Drôle de fuseau intitulé « Test 10 » : <A HREF="http://www.jrrvf.com/forum/noncgi/Forum6/HTML/000288.html" target="_blank">l'un</A> n'a rien à voir avec <a href='https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=159'>l'autre</a> (?!)<p>Sinon, un exemple de ce que donnera la reprise de fuseaux avec des balises non fermées dans un fuseau comme <a href='https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=183'>celui-ci</a> : à partir d'un moment tout est écrit en petit : c'est une balise &lt;SMALL&gt; non fermée.<p><b>Tests & remarques </b><p>Je vois que Gawain a ouvert un <a href='https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=1392'>fuseau connexe</a> dans le nouvel espace <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" /><p>Jérôme<p><small>@ Hyarion : tout comme toi pour l'affichage des citations à l'ancienne mode (et d'autres choses) <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" /> c'est d'ailleurs le point <b>1.</b> que je soumettais à Cédric) dans mon précédent message.</small><br><br></p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[test (new)]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5107</link>
			<pubDate>Sat, 13 Sep 2025 18:14:42 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=2">Cédric</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5107</guid>
			<description><![CDATA[<p>L'introduction et surtout la note 1 de V. Flieger indiquaient le principe de son article et annonçaient par avance sa conclusion :</p><div class='citation'><p><b>Introduction :</b> <span>The challenge</span> arises when fate and free will intersect, for <u>this collision of mutually contradictive forces</u> engenders a cognitive disjunction that works against readers’ acceptance of its operation in the Secondary World.</p><p>
<b>Note 1 :</b> It should be emphasized that <span>the ensuing discussion</span> is entirely literary, not theological or philosophical. I am not (nor was Tolkien [!]), arguing the actuality or the validity of either fate or free will, merely their fictive representation as aspects of his invented world. <u>Conceptually</u>, of course, and semantically, each apparently independent element requires the other <u>as its opposite corollary</u>, as <i>up</i> needs <i>down</i>, or <i>dark</i> needs <i>light</i> for full comprehension. <i>Free</i> implies that from which to be free, a constraint removed or denied; while <i>Fate</i>, cf. the OED’s first definition as the unalterable predetermination of events, implies restraint of what would otherwise be free.</p></div><div class='citation source'><p>The Music & the Task, TS n°6, p.151, 178</p></div><p>
L'auteur envisage des <i>concepts</i> selon une pure logique formelle et même géométrique où les réalités désignées sont par avance réduites à des <i>forces</i> opposées. Les dimensions philosophique et théologique de l'œuvre sont en outre écartées par principe. Ce qui est une illusion : elles sont justes échangées avec celles qui sous-tendent implicitement la pensée de l'auteur de l'article. La présente réduction géométrique est en elle-même une opération philosophique, et elle a un corollaire spirituel (agnostique) quasi nécessaire (même opération dans <a href="https://dc.swosu.edu/mythlore/vol38/iss1/3/" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">« The arch and the keystone »</a>, Mythlore 38/1, 2019, p.5-17 — très bon article réponse de D. Williams dans <a href="https://dc.swosu.edu/mythlore/vol40/iss1/13/" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">« Keystone or Cornerstone? »</a>, Mythlore 40/1, 2021, p.210-226).</p><p class='separation'></p><p>
<small>L'introduction et surtout la note 1 de V. Flieger indiquaient le principe de son article et annonçaient par avance sa conclusion :</p><div class='citation'><p><b>Introduction :</b> <span>The challenge</span> arises when fate and free will intersect, for <u>this collision of mutually contradictive forces</u> engenders a cognitive disjunction that works against readers’ acceptance of its operation in the Secondary World.</p><p>
<b>Note 1 :</b> It should be emphasized that <span>the ensuing discussion</span> is entirely literary, not theological or philosophical. I am not (nor was Tolkien [!]), arguing the actuality or the validity of either fate or free will, merely their fictive representation as aspects of his invented world. <u>Conceptually</u>, of course, and semantically, each apparently independent element requires the other <u>as its opposite corollary</u>, as <i>up</i> needs <i>down</i>, or <i>dark</i> needs <i>light</i> for full comprehension. <i>Free</i> implies that from which to be free, a constraint removed or denied; while <i>Fate</i>, cf. the OED’s first definition as the unalterable predetermination of events, implies restraint of what would otherwise be free.</p></div><div class='citation source'><p>The Music & the Task, TS n°6, p.151, 178</p></div><p>
L'auteur envisage des <i>concepts</i> selon une pure logique formelle et même géométrique où les réalités désignées sont par avance réduites à des <i>forces</i> opposées. Les dimensions philosophique et théologique de l'œuvre sont en outre écartées par principe. Ce qui est une illusion : elles sont justes échangées avec celles qui sous-tendent implicitement la pensée de l'auteur de l'article. La présente réduction géométrique est en elle-même une opération philosophique, et elle a un corollaire spirituel (agnostique) quasi nécessaire (même opération dans <a href="https://dc.swosu.edu/mythlore/vol38/iss1/3/" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">« The arch and the keystone »</a>, Mythlore 38/1, 2019, p.5-17 — très bon article réponse de D. Williams dans <a href="https://dc.swosu.edu/mythlore/vol40/iss1/13/" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">« Keystone or Cornerstone? »</a>, Mythlore 40/1, 2021, p.210-226).</small></p><p class='separation'></p><p>
À ce stade, on peut aussi constater le consensus général sur le fait qu toute l'histoire du personnage de Kullervo semble régentée par la destinée et que toutes les initiatives du héros, mal appliquées, ne font que l'enfermer dans un cheminement qui semble tracé d'avance, au rebours de sa volonté. Le récit dispose même d'une morale, attribuée au sage Väinämöinen, qui n'est peut-être pas d'origine (j'ignore l'avis des spécialistes à ce propos), mais qui reflète bien la façon dont ce conte était perçu lorsqu'il a été collecté par Lönnrot. Cette morale devait être connue de Tolkien, puisque sauf erreur de ma part, la première version traduite qu'il lut la contenait. Je la cite dans l'excellente traduction de Rebourcet (Gallimard, Quarto, 2010, p. 628) :</p><div class='citation'><p>C'était la mort de l'homme jeune,<br />
et le trépas de Kullervo,<br />
il a trouvé sa fin dernière,<br />
la malemort des gens de guigne.</p><p>
Le vieux Väinämöinen,<br />
au jour qu'il eut vent de sa mort,<br />
le dur trépas de Kullervo,<br />
le barde chanta les mots sages :</p><p>
« N'allez jamais, gens d'à venir,<br />
dresser votre enfant de travers<br />
chez la nourrice, la bégaude,<br />
l'étrangère aux berceuses niaises !</p><p>
« Le gamin dressé de travers,<br />
l'enfant bercé de niaiseries,<br />
ne gagnera guère en jugeote,<br />
oncques n'aura le bon sens d'homme<br />
même s'il vit de vieille vie,<br />
s'il pousse dru, de torse fort ! »</p></div><div class='citation source'></div><p>
Autant pour le libre-arbitre dans le suicide de Kullervo. Et si l'on peut observer que Tolkien n'a pas les préventions finnoises contre le <i>fostering</i> — et pour cause —, il ne ramène pas moins la mort de Túrin à l'enchaînement logique de la malédiction de Morgoth. En revanche, on peut se demander si le suicide de Húrin ne serait pas, lui, une tentative (peut-être inadéquate) de faire finalement prévaloir son libre-arbitre sur la malédiction de Morgoth, après qu'il a vu que toutes ses initiatives finissaient par tourner au mal.</p><p class='separation'></p><p>
Pourquoi pas ? Mais cela me parait rester lié à la dialectique entre liberté et destin dont on parle depuis le début, avec la part d'inexpliqué qui va avec et avec laquelle nous devrons toujours compter.</p><div class='quotebox'><cite>Yyr a écrit :</cite><blockquote><div><p>
Pour la chanson de Blind Guardian, d'autres paroles me sont revenues :</p><div class='citation'><p>[...]<br />
<b>Morgoth I cried<br />
All hope is gone but I swear revenge<br />
Hear my oath<br />
<u>I will</u> take part in your damned <u>fate</u></b> <i>(s'adressant à Morgoth)</i><br />
[...]</p></div><div class='citation source'></div><p>
Comme quoi, à nouveau, la poésie sait mieux que d'autres choses atteindre au cœur <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" />.</p></div></blockquote></div><p>
Hahaha, si tu savais le nombre de fois où on l'on a écouté et chanté ça le soir, du côté de la Male-Selve ! ;-)</p><p class='separation'></p><div class='quotebox'><cite>Elendil a écrit :</cite><blockquote><div><div class='quotebox'><cite>Hyarion a écrit :</cite><blockquote><div><p>À la fin des fins, il n'a plus vu de sens à son existence, il n'a plus vu de sens à être là, parmi les autres, dans cette réalité-ci, dans ce qui lui paraissait être devenu, au-delà même de la souffrance, une impasse, un vide, une absurdité. Dès lors, quelle autre issue que la mort, fut-elle « prématurée » ?</p></div></blockquote></div><p>
En tout cas, cela montre que Túrin n'avait pas lu <i>le Mythe de Sisyphe</i>. <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" /></p></div></blockquote></div><p>
<small>Oui, sans doute, sans quoi il aurait peut-être pu s'accommoder de l'absurdité de l'existence, d'une manière ou d'une autre, malgré la souffrance... </p><p>
L'ouvrage d'Albert Camus reste, d'ailleurs, très actuel : comme l'auteur l'écrit lui-même, il ne s'agit pas pour lui de traiter la question du suicide comme phénomène social, mais de se pencher philosophiquement sur la question cruciale du rapport entre le suicide et la pensée individuelle, et plus précisément entre le suicide et le sentiment de l'absurde. C'est un livre majeur. </small></p><p class='separation'></p><div class='citation'><p>— Alors les prophéties des vieilles chansons se sont réalisées ... en quelque sorte ! dit Bilbo.<br>— Bien&#160; sûr ! dit Gandalf. Et pourquoi ne se réaliseraient-elles pas ? Vous n'allez tout de même pas les mettre en doute, simplement parce que que vous avez contribué à ce qu'elles se concrétisent ? Pensez-vous réellement que toutes vos aventures et vos péripéties ont été dictées par la chance, uniquement dans votre intérêt ? Vous êtes quelqu'un de très bien, monsieur Bessac, et je vous aime beaucoup ; mais en réalité, vous n'êtes qu'un tout petit bonhomme dans un monde bien plus vaste !</p></div><div class='citation source'><p>Le Hobbit, La dernière étape</p></div><p>
Les points de contact avec la Bible sont ici nombreux, en particulier : <br />
- la discrétion de l'Autorité suprême vis à vis de la <span class='exergue'>« petite voix »</span> renvoie à celle qui se manifeste à Élie sur le Mont Horeb dans <span style='color:#c9cc7a'>« le son d'un silence fin » (1 Rois, 19,12-13)</span> ; <br />
- l'élection de Frodo (ses hasards, ses songes) renvoie à celle d'un peuple, de prophètes et de disciples ; dans le <i>SdA</i> comme dans la Bible, les qualités morales et spirituelles des élus tendent au don total de soi — <i>cf</i>. <span class='exergue'>« la sainteté d'ensemble (et l'humilité, la miséricorde) de l'individu sacrificiel »</span> <span class='refExergue'>(<i>Lettres</i>, n°191)</span> : « Frodo est cette personne sacrificielle par excellence du <i>SdA</i> » ; </p><p>
Dans un cas comme dans l'autre, le fait que Dieu intervienne ne force pas la liberté de son élu, lequel « reste libre de choisir de se conformer (ou non !) au message dont [il] n'a été qu'un canal ». Dans une analyse magistrale (bien que non étoilée <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" />) de la révision par Tolkien de passages-clés du Conseil d'Elrond, Sosryko montre comment, sur le plan spirituel, le récit s'intègre dans une théologie « du salut divin et de son catalyseur humain, le Serviteur Souffrant, préfigurant Jésus ». En cela, l'intervention divine ne se substitue pas au libre choix : son objectif n'est pas de manipuler son instrument mais plutôt de le préparer (ainsi notamment des quatre songes envoyés à Frodo) et de le rendre capable, <i>s'il le veut bien</i> — au moment de se prononcer, <span class='exergue'>« une grande terreur s'empara de [Frodo], comme s'il redoutait d'entendre prononcer quelque sentence (<i>doom</i>) qu'il avait longtemps pressentie »</span> <span class='refExergue'>(<i>SdA</i>, Le Conseil d'Elrond)</span>, et Cathy de rappeler qu'à cet instant <span class='exergue'>« Frodo a reçu la "grâce" [...] de répondre à l'appel »</span> <span class='refExergue'>(<i>Lettres</i>, n°246)</span> <small>(curieux qu'elle n'ait pas aussi proposé le rapprochement avec le <i>tremendum</i> ; je ne me souviens pas si elle l'a fait ensuite à Paimpol <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" /> ; à noter ici à nouveau un <span class='exergue'>« comme si »</span>, ainsi qu'il semble en aller souvent (toujours ?) avec Tolkien pour le destin : <i>cf</i>. la Musique qui est <span class='exergue'>« comme le destin (<i>as fate</i>) »</span> <span class='refExergue'>(<i>Ainulindalë</i>)</span>)</small>.</p><p class='separation'></p><div class='citation'><p>... les motifs (<i>patterns</i>) sont les mêmes, à savoir que la Providence existe en Terre du Milieu et que cela stimule davantage que cela dénie la liberté individuelle. La Providence est la volonté d'Ilúvatar et il a le pouvoir d'employer les libres décisions des protagonistes à ses propres fins sans pour autant limiter leur liberté.</p><p>
<small><span class='postmsg' style='padding:0;'>[écho à Joseph Ratzinger, <i>Salz der Erde</i>, 2000, p.44.]</span></small></p></div><div class='citation source'><p>Tolkien and Modernity, pp.202-203</p></div><p class='separation'></p><div class='citation'><p><u>Demeurez en moi, comme moi en vous.</u> De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, <u>car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire</u>.</p></div><div class='citation source'><p>Jean 15,4-5</p></div><div class='citation'><p>Mettez la parole en pratique [<i>lit</i>. Soyez les poètes (<i>ποιηταὶ <small>: poiētai</small></i>) de la parole]</p></div><div class='citation source'><p>Jacques 1,22</p></div><div class='citation'><p>Car nous sommes son ouvrage [<i>lit</i>. son poème (<i>ποιημα <small>: poiēma</small></i>)], <br />
ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, <br />
que Dieu a préparées d'avance, <br />
afin que nous les pratiquions.</p></div><div class='citation source'><p>Éphésiens 2,10</p></div><p class='separation'></p><div class='quotebox'><cite>Elendil a écrit :</cite><blockquote><div><p>Au passage, puisqu'on parle désormais beaucoup de volonté (et quoi de plus logique en matière de libre-arbitre ?), je pense qu'il serait fort utile de s'intéresser de près au vocabulaire quenya pour le caractère, la volonté, la décision : le rapport entre ces termes, leur étymologie et le contexte dans lequel ils apparaissent en diront long, je pense, sur les conceptions de Tolkien en la matière. On pourrait commencer par <i><a href="https://eldamo.org/content/words/word-1767156195.html" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">sanar</a></i> « mind, thinker, reflector » < <a href="https://eldamo.org/content/words/word-3908570297.html" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">SAN</a> « think, use mind; (trans.) ponder, consider in thought » (VT41, p. 13–14, 16 : un texte majeur) et&#160; <i><a href="https://eldamo.org/content/words/word-1583596137.html" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">indo</a></i> « (state of) mind, (inner) thought, mood ; will, resolve », diversement dérivé de <a href="https://eldamo.org/content/words/word-833503711.html" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">NID</a> « force, press(ure), thrust; will » (PE 22, p. 165 ; VT 41, p. 17) ou de <a href="https://eldamo.org/content/words/word-2783482025.html" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">IN(ID)</a> « mind, (inner) thought, inmost heart, inner senses » (PE 17, p. 155, 189). Ce dernier terme serait évidemment à mettre en regard de son parent <i><a href="https://eldamo.org/content/words/word-799483471.html" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">indómë</a></i> « settled character ; will of Eru », dont les deux significations vont typiquement dans le sens de la conception thomiste exposée ici, me semble-t-il.</p></div></blockquote></div><div class='quotebox'><cite>Yyr a écrit :</cite><blockquote><div><p>Le fait que l'esprit soit essentiellement défini à partir de la faculté de l'intelligence (<i>cf</i>. <i>sanar</i>) tandis que la volonté se rapporte davantage à un état arrêté de l'esprit (<i>cf</i>. <i>indo</i>) est on ne peut plus thomiste, surtout pour ce qui concerne le libre arbitre. En revanche, la diversité des racines à l'origine d'<i>indo</i> [...] témoigne du débat métaphysique lui-même quant à la compréhension de la volonté individuelle [...] : IN(ID) [...] en faveur d'une compréhension thomiste (la volonté reliée à l'intériorité [...]), NID [...] en faveur d'une compréhension occamiste (la volonté comme force et pression [...]). Toutefois, rien n'empêche d'intégrer [...] NID [...] à une compréhension thomiste (qui intègre cette compréhension de la volonté) alors que ce serait plus difficile d'intégrer IN(ID) [...] à la métaphysique ultra-volontariste d'Occam. Sur ce plan, j'ajouterai une autre référence, tirée des <i>Notes on Órë</i>, qui renforce encore davantage la correspondance avec saint Thomas. Mais c'est prévu pour le chapitre suivant, sur la liberté du subcréateur. <small>— Quel suspense ! quel talent ! <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /></small></p></div></blockquote></div><div class='quotebox'><cite>toto a écrit :</cite><blockquote><div><p>bla bla bla</p><div class='quotebox'><cite>titi a écrit :</cite><blockquote><div><p>bla bla bla</p><div class='quotebox'><cite>tyty a écrit :</cite><blockquote><div><p>bla bla bla</p></div></blockquote></div></div></blockquote></div></div></blockquote></div><p class='separation'></p><p>
<small><span style='color: #8a8a8a'>[Édit (Yyr) 2021 : ce fuseau est l'un des nombreux rejetons de <a href='https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=7609'>l'arbre initial</a> de la traduction des poèmes]</span></small></p><p class='espacement'></p><div class='quotebox'><cite><a href='https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89834#p89834'>Iarwain</a> a écrit :</cite><blockquote><div><div class='quotebox'><cite>Vinyamar a écrit :</cite><blockquote><div><p>
Ainsi, les chansons des Hobbits n'ont pas un sens très important, et il aurait mieux valu les traduire en conservant les rimes et la musicalité.</p></div></blockquote></div><p>
Ce serait l'idéal, sans aucun doute...en attendant de pouvoir l'atteindre (un jour), j'ai déjà entrepris de traduire la chanson de marche de Bilbo, en décasyllabes rimés (et césurés, dans la mesure du possible), avec toute la difficulté (et le risque assumé) que cela comporte.</p></div></blockquote></div><p class='espacement'></p><p>
Voilà donc le résultat (assez imparfait, je dois l'avouer...en tout cas, plutôt différent de l'original -et de la version de Ledoux, comme je viens de m'en apercevoir!) de mes cogitations de la journée, avec le texte anglais dessous pour comparaison...</p><div class='citation colonne'><div class='gauche'><p><i>The Road goes ever on and on<br>&#160; &#160;Down from the door where it began.<br>Now far ahead the Road has gone,<br>&#160; &#160;And I must follow, if I can,<br>Pursuing it with eager feet, <br>&#160; &#160;Until it joins some larger way<br>Where many paths and errands meet.<br>&#160; &#160;And whither then ? I cannot say.</i></p></div><div class='droite'><p>Toujours la route au-delà se poursuit&#160; <br>Du seuil où l’aventure a commencé,<br>Mais à présent loin en avant s’enfuit&#160; &#160;<br>La route qu’impatient à mon allure&#160; &#160; &#160;<br>Je mesure, devant qu’elle ne passe<br>En un chemin au plus large tracé, <br>Où maints sentiers et courses s’entrelacent.<br>Mais ensuite, où aller ? Je ne puis dire.</p></div></div><div class='citation source'><p>référence</p></div><p class='espacement'></p><p>Iarwain</p><p class='separation'></p><p>
<div class="citation colonne"><div class="gauche" style="width:31%;"><b>Saint le Seigneur</b></div><div class="gauche" style="width:4%;"></div><div class="gauche" style="width:31%;"><b>Sanctus</b></div><div class="droite" style="width:31%;"><b>Airë Heru</b></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche" style="width:31%;">Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers !</div><div class="gauche" style="width:4%;"></div><div class="gauche" style="width:31%;">Sanctus, Sanctus, Sanctus Dominus Deus Sabaoth.</div><div class="droite" style="width:31%;">Airë, Airë, Airë Heru Eru Savaot.</div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche" style="width:31%;">Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.</div><div class="gauche" style="width:4%;"></div><div class="gauche" style="width:31%;">Pleni sunt caeli et terra gloria tua.</div><div class="droite" style="width:31%;">Eruman yo cemen (pen)quantë alcarelyanen.</div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche" style="width:31%;">Hosanna au plus haut des cieux</div><div class="gauche" style="width:4%;"></div><div class="gauche" style="width:31%;">Hosanna in excelsis.</div><div class="droite" style="width:31%;">Hósanna mi Tarmenel.</div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche" style="width:31%;">Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur</div><div class="gauche" style="width:4%;"></div><div class="gauche" style="width:31%;">Benedíctus qui venit in nomine Domini.</div><div class="droite" style="width:31%;">Aistana i tulë Heruo essessë.</div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche" style="width:31%;">Hosanna au plus haut des cieux</div><div class="gauche" style="width:4%;"></div><div class="gauche" style="width:31%;">Hosanna in excelsis.</div><div class="droite" style="width:31%;">Hósanna mi Tarmenel.</div></div>
<br />
<b>Heruo essessë</b><br />
Le cas paraît discutable, quoique ce n'est pas est évident.<br />
Celui qui vient au Nom du Seigneur l'est davantage <i>par</i> voire <i>depuis</i> plutôt que <i>dans</i> son Nom.<br />
Certes tel est bien le cas grammatical du latin, mais le quenya n'appellerait-il pas plutôt l'instrumental <b>essessen</b> ?<br />
<small>L'ablatif aurait, lui, du sens théologiquement, mais grammaticalement ça ferait bizarre, sauf à le mettre sur <i>Heru</i>.</small></p><p class='separation'></p><p>
Et qqs essais d'espacements différents :</p><p>
XXX</p><p class='espacement'></p><p>
XXX</p><p class='espacement'></p><p class='espacement'></p><p>
XXX</p><p class='espacement'></p><p class='espacement'></p><p class='espacement'></p><p>
XXX</p><p class='separation'></p><p>
Et de listes :</p><p>
[list=*]<br />
[*][list=*]<br />
[*]item n°1a[/*]<br />
[*]item n°1b[/*]<br />
[*]item n°1c[/*]<br />
[/list][/*]<br />
[*]item n°2[/*]<br />
[*]<span class='exergue'>item <span>n°3</span></span>[/*]<br />
[*]<span class='exergue'>« item n°4 »</span>[/*]<br />
[/list]</p>
<ol type="1" class="mycode_list"><li>item n°1[/*]<br />
</li>
<li>item n°2[/*]<br />
</li>
</ol>

<ol type="a" class="mycode_list"><li>item n°1[/*]<br />
</li>
<li>item n°2[/*]<br />
</li>
</ol>
<p class='separation'></p><p>
<a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/1605/etoile-1.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/1605/etoile-1.jpg' width='25%' alt=''/></a></p><p class='separation'></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L'introduction et surtout la note 1 de V. Flieger indiquaient le principe de son article et annonçaient par avance sa conclusion :</p><div class='citation'><p><b>Introduction :</b> <span>The challenge</span> arises when fate and free will intersect, for <u>this collision of mutually contradictive forces</u> engenders a cognitive disjunction that works against readers’ acceptance of its operation in the Secondary World.</p><p>
<b>Note 1 :</b> It should be emphasized that <span>the ensuing discussion</span> is entirely literary, not theological or philosophical. I am not (nor was Tolkien [!]), arguing the actuality or the validity of either fate or free will, merely their fictive representation as aspects of his invented world. <u>Conceptually</u>, of course, and semantically, each apparently independent element requires the other <u>as its opposite corollary</u>, as <i>up</i> needs <i>down</i>, or <i>dark</i> needs <i>light</i> for full comprehension. <i>Free</i> implies that from which to be free, a constraint removed or denied; while <i>Fate</i>, cf. the OED’s first definition as the unalterable predetermination of events, implies restraint of what would otherwise be free.</p></div><div class='citation source'><p>The Music & the Task, TS n°6, p.151, 178</p></div><p>
L'auteur envisage des <i>concepts</i> selon une pure logique formelle et même géométrique où les réalités désignées sont par avance réduites à des <i>forces</i> opposées. Les dimensions philosophique et théologique de l'œuvre sont en outre écartées par principe. Ce qui est une illusion : elles sont justes échangées avec celles qui sous-tendent implicitement la pensée de l'auteur de l'article. La présente réduction géométrique est en elle-même une opération philosophique, et elle a un corollaire spirituel (agnostique) quasi nécessaire (même opération dans <a href="https://dc.swosu.edu/mythlore/vol38/iss1/3/" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">« The arch and the keystone »</a>, Mythlore 38/1, 2019, p.5-17 — très bon article réponse de D. Williams dans <a href="https://dc.swosu.edu/mythlore/vol40/iss1/13/" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">« Keystone or Cornerstone? »</a>, Mythlore 40/1, 2021, p.210-226).</p><p class='separation'></p><p>
<small>L'introduction et surtout la note 1 de V. Flieger indiquaient le principe de son article et annonçaient par avance sa conclusion :</p><div class='citation'><p><b>Introduction :</b> <span>The challenge</span> arises when fate and free will intersect, for <u>this collision of mutually contradictive forces</u> engenders a cognitive disjunction that works against readers’ acceptance of its operation in the Secondary World.</p><p>
<b>Note 1 :</b> It should be emphasized that <span>the ensuing discussion</span> is entirely literary, not theological or philosophical. I am not (nor was Tolkien [!]), arguing the actuality or the validity of either fate or free will, merely their fictive representation as aspects of his invented world. <u>Conceptually</u>, of course, and semantically, each apparently independent element requires the other <u>as its opposite corollary</u>, as <i>up</i> needs <i>down</i>, or <i>dark</i> needs <i>light</i> for full comprehension. <i>Free</i> implies that from which to be free, a constraint removed or denied; while <i>Fate</i>, cf. the OED’s first definition as the unalterable predetermination of events, implies restraint of what would otherwise be free.</p></div><div class='citation source'><p>The Music & the Task, TS n°6, p.151, 178</p></div><p>
L'auteur envisage des <i>concepts</i> selon une pure logique formelle et même géométrique où les réalités désignées sont par avance réduites à des <i>forces</i> opposées. Les dimensions philosophique et théologique de l'œuvre sont en outre écartées par principe. Ce qui est une illusion : elles sont justes échangées avec celles qui sous-tendent implicitement la pensée de l'auteur de l'article. La présente réduction géométrique est en elle-même une opération philosophique, et elle a un corollaire spirituel (agnostique) quasi nécessaire (même opération dans <a href="https://dc.swosu.edu/mythlore/vol38/iss1/3/" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">« The arch and the keystone »</a>, Mythlore 38/1, 2019, p.5-17 — très bon article réponse de D. Williams dans <a href="https://dc.swosu.edu/mythlore/vol40/iss1/13/" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">« Keystone or Cornerstone? »</a>, Mythlore 40/1, 2021, p.210-226).</small></p><p class='separation'></p><p>
À ce stade, on peut aussi constater le consensus général sur le fait qu toute l'histoire du personnage de Kullervo semble régentée par la destinée et que toutes les initiatives du héros, mal appliquées, ne font que l'enfermer dans un cheminement qui semble tracé d'avance, au rebours de sa volonté. Le récit dispose même d'une morale, attribuée au sage Väinämöinen, qui n'est peut-être pas d'origine (j'ignore l'avis des spécialistes à ce propos), mais qui reflète bien la façon dont ce conte était perçu lorsqu'il a été collecté par Lönnrot. Cette morale devait être connue de Tolkien, puisque sauf erreur de ma part, la première version traduite qu'il lut la contenait. Je la cite dans l'excellente traduction de Rebourcet (Gallimard, Quarto, 2010, p. 628) :</p><div class='citation'><p>C'était la mort de l'homme jeune,<br />
et le trépas de Kullervo,<br />
il a trouvé sa fin dernière,<br />
la malemort des gens de guigne.</p><p>
Le vieux Väinämöinen,<br />
au jour qu'il eut vent de sa mort,<br />
le dur trépas de Kullervo,<br />
le barde chanta les mots sages :</p><p>
« N'allez jamais, gens d'à venir,<br />
dresser votre enfant de travers<br />
chez la nourrice, la bégaude,<br />
l'étrangère aux berceuses niaises !</p><p>
« Le gamin dressé de travers,<br />
l'enfant bercé de niaiseries,<br />
ne gagnera guère en jugeote,<br />
oncques n'aura le bon sens d'homme<br />
même s'il vit de vieille vie,<br />
s'il pousse dru, de torse fort ! »</p></div><div class='citation source'></div><p>
Autant pour le libre-arbitre dans le suicide de Kullervo. Et si l'on peut observer que Tolkien n'a pas les préventions finnoises contre le <i>fostering</i> — et pour cause —, il ne ramène pas moins la mort de Túrin à l'enchaînement logique de la malédiction de Morgoth. En revanche, on peut se demander si le suicide de Húrin ne serait pas, lui, une tentative (peut-être inadéquate) de faire finalement prévaloir son libre-arbitre sur la malédiction de Morgoth, après qu'il a vu que toutes ses initiatives finissaient par tourner au mal.</p><p class='separation'></p><p>
Pourquoi pas ? Mais cela me parait rester lié à la dialectique entre liberté et destin dont on parle depuis le début, avec la part d'inexpliqué qui va avec et avec laquelle nous devrons toujours compter.</p><div class='quotebox'><cite>Yyr a écrit :</cite><blockquote><div><p>
Pour la chanson de Blind Guardian, d'autres paroles me sont revenues :</p><div class='citation'><p>[...]<br />
<b>Morgoth I cried<br />
All hope is gone but I swear revenge<br />
Hear my oath<br />
<u>I will</u> take part in your damned <u>fate</u></b> <i>(s'adressant à Morgoth)</i><br />
[...]</p></div><div class='citation source'></div><p>
Comme quoi, à nouveau, la poésie sait mieux que d'autres choses atteindre au cœur <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" />.</p></div></blockquote></div><p>
Hahaha, si tu savais le nombre de fois où on l'on a écouté et chanté ça le soir, du côté de la Male-Selve ! ;-)</p><p class='separation'></p><div class='quotebox'><cite>Elendil a écrit :</cite><blockquote><div><div class='quotebox'><cite>Hyarion a écrit :</cite><blockquote><div><p>À la fin des fins, il n'a plus vu de sens à son existence, il n'a plus vu de sens à être là, parmi les autres, dans cette réalité-ci, dans ce qui lui paraissait être devenu, au-delà même de la souffrance, une impasse, un vide, une absurdité. Dès lors, quelle autre issue que la mort, fut-elle « prématurée » ?</p></div></blockquote></div><p>
En tout cas, cela montre que Túrin n'avait pas lu <i>le Mythe de Sisyphe</i>. <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" /></p></div></blockquote></div><p>
<small>Oui, sans doute, sans quoi il aurait peut-être pu s'accommoder de l'absurdité de l'existence, d'une manière ou d'une autre, malgré la souffrance... </p><p>
L'ouvrage d'Albert Camus reste, d'ailleurs, très actuel : comme l'auteur l'écrit lui-même, il ne s'agit pas pour lui de traiter la question du suicide comme phénomène social, mais de se pencher philosophiquement sur la question cruciale du rapport entre le suicide et la pensée individuelle, et plus précisément entre le suicide et le sentiment de l'absurde. C'est un livre majeur. </small></p><p class='separation'></p><div class='citation'><p>— Alors les prophéties des vieilles chansons se sont réalisées ... en quelque sorte ! dit Bilbo.<br>— Bien&#160; sûr ! dit Gandalf. Et pourquoi ne se réaliseraient-elles pas ? Vous n'allez tout de même pas les mettre en doute, simplement parce que que vous avez contribué à ce qu'elles se concrétisent ? Pensez-vous réellement que toutes vos aventures et vos péripéties ont été dictées par la chance, uniquement dans votre intérêt ? Vous êtes quelqu'un de très bien, monsieur Bessac, et je vous aime beaucoup ; mais en réalité, vous n'êtes qu'un tout petit bonhomme dans un monde bien plus vaste !</p></div><div class='citation source'><p>Le Hobbit, La dernière étape</p></div><p>
Les points de contact avec la Bible sont ici nombreux, en particulier : <br />
- la discrétion de l'Autorité suprême vis à vis de la <span class='exergue'>« petite voix »</span> renvoie à celle qui se manifeste à Élie sur le Mont Horeb dans <span style='color:#c9cc7a'>« le son d'un silence fin » (1 Rois, 19,12-13)</span> ; <br />
- l'élection de Frodo (ses hasards, ses songes) renvoie à celle d'un peuple, de prophètes et de disciples ; dans le <i>SdA</i> comme dans la Bible, les qualités morales et spirituelles des élus tendent au don total de soi — <i>cf</i>. <span class='exergue'>« la sainteté d'ensemble (et l'humilité, la miséricorde) de l'individu sacrificiel »</span> <span class='refExergue'>(<i>Lettres</i>, n°191)</span> : « Frodo est cette personne sacrificielle par excellence du <i>SdA</i> » ; </p><p>
Dans un cas comme dans l'autre, le fait que Dieu intervienne ne force pas la liberté de son élu, lequel « reste libre de choisir de se conformer (ou non !) au message dont [il] n'a été qu'un canal ». Dans une analyse magistrale (bien que non étoilée <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" />) de la révision par Tolkien de passages-clés du Conseil d'Elrond, Sosryko montre comment, sur le plan spirituel, le récit s'intègre dans une théologie « du salut divin et de son catalyseur humain, le Serviteur Souffrant, préfigurant Jésus ». En cela, l'intervention divine ne se substitue pas au libre choix : son objectif n'est pas de manipuler son instrument mais plutôt de le préparer (ainsi notamment des quatre songes envoyés à Frodo) et de le rendre capable, <i>s'il le veut bien</i> — au moment de se prononcer, <span class='exergue'>« une grande terreur s'empara de [Frodo], comme s'il redoutait d'entendre prononcer quelque sentence (<i>doom</i>) qu'il avait longtemps pressentie »</span> <span class='refExergue'>(<i>SdA</i>, Le Conseil d'Elrond)</span>, et Cathy de rappeler qu'à cet instant <span class='exergue'>« Frodo a reçu la "grâce" [...] de répondre à l'appel »</span> <span class='refExergue'>(<i>Lettres</i>, n°246)</span> <small>(curieux qu'elle n'ait pas aussi proposé le rapprochement avec le <i>tremendum</i> ; je ne me souviens pas si elle l'a fait ensuite à Paimpol <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/wink.png" alt="Wink" title="Wink" class="smilie smilie_2" /> ; à noter ici à nouveau un <span class='exergue'>« comme si »</span>, ainsi qu'il semble en aller souvent (toujours ?) avec Tolkien pour le destin : <i>cf</i>. la Musique qui est <span class='exergue'>« comme le destin (<i>as fate</i>) »</span> <span class='refExergue'>(<i>Ainulindalë</i>)</span>)</small>.</p><p class='separation'></p><div class='citation'><p>... les motifs (<i>patterns</i>) sont les mêmes, à savoir que la Providence existe en Terre du Milieu et que cela stimule davantage que cela dénie la liberté individuelle. La Providence est la volonté d'Ilúvatar et il a le pouvoir d'employer les libres décisions des protagonistes à ses propres fins sans pour autant limiter leur liberté.</p><p>
<small><span class='postmsg' style='padding:0;'>[écho à Joseph Ratzinger, <i>Salz der Erde</i>, 2000, p.44.]</span></small></p></div><div class='citation source'><p>Tolkien and Modernity, pp.202-203</p></div><p class='separation'></p><div class='citation'><p><u>Demeurez en moi, comme moi en vous.</u> De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, <u>car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire</u>.</p></div><div class='citation source'><p>Jean 15,4-5</p></div><div class='citation'><p>Mettez la parole en pratique [<i>lit</i>. Soyez les poètes (<i>ποιηταὶ <small>: poiētai</small></i>) de la parole]</p></div><div class='citation source'><p>Jacques 1,22</p></div><div class='citation'><p>Car nous sommes son ouvrage [<i>lit</i>. son poème (<i>ποιημα <small>: poiēma</small></i>)], <br />
ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, <br />
que Dieu a préparées d'avance, <br />
afin que nous les pratiquions.</p></div><div class='citation source'><p>Éphésiens 2,10</p></div><p class='separation'></p><div class='quotebox'><cite>Elendil a écrit :</cite><blockquote><div><p>Au passage, puisqu'on parle désormais beaucoup de volonté (et quoi de plus logique en matière de libre-arbitre ?), je pense qu'il serait fort utile de s'intéresser de près au vocabulaire quenya pour le caractère, la volonté, la décision : le rapport entre ces termes, leur étymologie et le contexte dans lequel ils apparaissent en diront long, je pense, sur les conceptions de Tolkien en la matière. On pourrait commencer par <i><a href="https://eldamo.org/content/words/word-1767156195.html" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">sanar</a></i> « mind, thinker, reflector » < <a href="https://eldamo.org/content/words/word-3908570297.html" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">SAN</a> « think, use mind; (trans.) ponder, consider in thought » (VT41, p. 13–14, 16 : un texte majeur) et&#160; <i><a href="https://eldamo.org/content/words/word-1583596137.html" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">indo</a></i> « (state of) mind, (inner) thought, mood ; will, resolve », diversement dérivé de <a href="https://eldamo.org/content/words/word-833503711.html" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">NID</a> « force, press(ure), thrust; will » (PE 22, p. 165 ; VT 41, p. 17) ou de <a href="https://eldamo.org/content/words/word-2783482025.html" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">IN(ID)</a> « mind, (inner) thought, inmost heart, inner senses » (PE 17, p. 155, 189). Ce dernier terme serait évidemment à mettre en regard de son parent <i><a href="https://eldamo.org/content/words/word-799483471.html" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">indómë</a></i> « settled character ; will of Eru », dont les deux significations vont typiquement dans le sens de la conception thomiste exposée ici, me semble-t-il.</p></div></blockquote></div><div class='quotebox'><cite>Yyr a écrit :</cite><blockquote><div><p>Le fait que l'esprit soit essentiellement défini à partir de la faculté de l'intelligence (<i>cf</i>. <i>sanar</i>) tandis que la volonté se rapporte davantage à un état arrêté de l'esprit (<i>cf</i>. <i>indo</i>) est on ne peut plus thomiste, surtout pour ce qui concerne le libre arbitre. En revanche, la diversité des racines à l'origine d'<i>indo</i> [...] témoigne du débat métaphysique lui-même quant à la compréhension de la volonté individuelle [...] : IN(ID) [...] en faveur d'une compréhension thomiste (la volonté reliée à l'intériorité [...]), NID [...] en faveur d'une compréhension occamiste (la volonté comme force et pression [...]). Toutefois, rien n'empêche d'intégrer [...] NID [...] à une compréhension thomiste (qui intègre cette compréhension de la volonté) alors que ce serait plus difficile d'intégrer IN(ID) [...] à la métaphysique ultra-volontariste d'Occam. Sur ce plan, j'ajouterai une autre référence, tirée des <i>Notes on Órë</i>, qui renforce encore davantage la correspondance avec saint Thomas. Mais c'est prévu pour le chapitre suivant, sur la liberté du subcréateur. <small>— Quel suspense ! quel talent ! <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /></small></p></div></blockquote></div><div class='quotebox'><cite>toto a écrit :</cite><blockquote><div><p>bla bla bla</p><div class='quotebox'><cite>titi a écrit :</cite><blockquote><div><p>bla bla bla</p><div class='quotebox'><cite>tyty a écrit :</cite><blockquote><div><p>bla bla bla</p></div></blockquote></div></div></blockquote></div></div></blockquote></div><p class='separation'></p><p>
<small><span style='color: #8a8a8a'>[Édit (Yyr) 2021 : ce fuseau est l'un des nombreux rejetons de <a href='https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=7609'>l'arbre initial</a> de la traduction des poèmes]</span></small></p><p class='espacement'></p><div class='quotebox'><cite><a href='https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89834#p89834'>Iarwain</a> a écrit :</cite><blockquote><div><div class='quotebox'><cite>Vinyamar a écrit :</cite><blockquote><div><p>
Ainsi, les chansons des Hobbits n'ont pas un sens très important, et il aurait mieux valu les traduire en conservant les rimes et la musicalité.</p></div></blockquote></div><p>
Ce serait l'idéal, sans aucun doute...en attendant de pouvoir l'atteindre (un jour), j'ai déjà entrepris de traduire la chanson de marche de Bilbo, en décasyllabes rimés (et césurés, dans la mesure du possible), avec toute la difficulté (et le risque assumé) que cela comporte.</p></div></blockquote></div><p class='espacement'></p><p>
Voilà donc le résultat (assez imparfait, je dois l'avouer...en tout cas, plutôt différent de l'original -et de la version de Ledoux, comme je viens de m'en apercevoir!) de mes cogitations de la journée, avec le texte anglais dessous pour comparaison...</p><div class='citation colonne'><div class='gauche'><p><i>The Road goes ever on and on<br>&#160; &#160;Down from the door where it began.<br>Now far ahead the Road has gone,<br>&#160; &#160;And I must follow, if I can,<br>Pursuing it with eager feet, <br>&#160; &#160;Until it joins some larger way<br>Where many paths and errands meet.<br>&#160; &#160;And whither then ? I cannot say.</i></p></div><div class='droite'><p>Toujours la route au-delà se poursuit&#160; <br>Du seuil où l’aventure a commencé,<br>Mais à présent loin en avant s’enfuit&#160; &#160;<br>La route qu’impatient à mon allure&#160; &#160; &#160;<br>Je mesure, devant qu’elle ne passe<br>En un chemin au plus large tracé, <br>Où maints sentiers et courses s’entrelacent.<br>Mais ensuite, où aller ? Je ne puis dire.</p></div></div><div class='citation source'><p>référence</p></div><p class='espacement'></p><p>Iarwain</p><p class='separation'></p><p>
<div class="citation colonne"><div class="gauche" style="width:31%;"><b>Saint le Seigneur</b></div><div class="gauche" style="width:4%;"></div><div class="gauche" style="width:31%;"><b>Sanctus</b></div><div class="droite" style="width:31%;"><b>Airë Heru</b></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche" style="width:31%;">Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers !</div><div class="gauche" style="width:4%;"></div><div class="gauche" style="width:31%;">Sanctus, Sanctus, Sanctus Dominus Deus Sabaoth.</div><div class="droite" style="width:31%;">Airë, Airë, Airë Heru Eru Savaot.</div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche" style="width:31%;">Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.</div><div class="gauche" style="width:4%;"></div><div class="gauche" style="width:31%;">Pleni sunt caeli et terra gloria tua.</div><div class="droite" style="width:31%;">Eruman yo cemen (pen)quantë alcarelyanen.</div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche" style="width:31%;">Hosanna au plus haut des cieux</div><div class="gauche" style="width:4%;"></div><div class="gauche" style="width:31%;">Hosanna in excelsis.</div><div class="droite" style="width:31%;">Hósanna mi Tarmenel.</div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche" style="width:31%;">Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur</div><div class="gauche" style="width:4%;"></div><div class="gauche" style="width:31%;">Benedíctus qui venit in nomine Domini.</div><div class="droite" style="width:31%;">Aistana i tulë Heruo essessë.</div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche" style="width:31%;">Hosanna au plus haut des cieux</div><div class="gauche" style="width:4%;"></div><div class="gauche" style="width:31%;">Hosanna in excelsis.</div><div class="droite" style="width:31%;">Hósanna mi Tarmenel.</div></div>
<br />
<b>Heruo essessë</b><br />
Le cas paraît discutable, quoique ce n'est pas est évident.<br />
Celui qui vient au Nom du Seigneur l'est davantage <i>par</i> voire <i>depuis</i> plutôt que <i>dans</i> son Nom.<br />
Certes tel est bien le cas grammatical du latin, mais le quenya n'appellerait-il pas plutôt l'instrumental <b>essessen</b> ?<br />
<small>L'ablatif aurait, lui, du sens théologiquement, mais grammaticalement ça ferait bizarre, sauf à le mettre sur <i>Heru</i>.</small></p><p class='separation'></p><p>
Et qqs essais d'espacements différents :</p><p>
XXX</p><p class='espacement'></p><p>
XXX</p><p class='espacement'></p><p class='espacement'></p><p>
XXX</p><p class='espacement'></p><p class='espacement'></p><p class='espacement'></p><p>
XXX</p><p class='separation'></p><p>
Et de listes :</p><p>
[list=*]<br />
[*][list=*]<br />
[*]item n°1a[/*]<br />
[*]item n°1b[/*]<br />
[*]item n°1c[/*]<br />
[/list][/*]<br />
[*]item n°2[/*]<br />
[*]<span class='exergue'>item <span>n°3</span></span>[/*]<br />
[*]<span class='exergue'>« item n°4 »</span>[/*]<br />
[/list]</p>
<ol type="1" class="mycode_list"><li>item n°1[/*]<br />
</li>
<li>item n°2[/*]<br />
</li>
</ol>

<ol type="a" class="mycode_list"><li>item n°1[/*]<br />
</li>
<li>item n°2[/*]<br />
</li>
</ol>
<p class='separation'></p><p>
<a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/1605/etoile-1.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/1605/etoile-1.jpg' width='25%' alt=''/></a></p><p class='separation'></p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[[Votre Nouvelle] Le Vieux Shaman]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5102</link>
			<pubDate>Sun, 20 Jul 2025 19:07:34 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=2">Cédric</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5102</guid>
			<description><![CDATA[<p>Bonjour à toutes et tous,</p><p>
Je poursuis la republication des Nouvelles précédemment partagées par la Communauté.<br />
Aujourd'hui, Jean nous offre de nouveau <i>Le Vieux Shaman</i>.</p><p>
La Nouvelle est disponible sur la page dédiée : <br />
- <a href="https://www.jrrvf.com/fervent-hommage/votre-nouvelle/votre-nouvelle-anthologie-jean-chausse/le-vieux-shaman/" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">https://www.jrrvf.com/fervent-hommage/vo...ux-shaman/</a></p><p>
Un grand merci à Jean, et bonne lecture à vous ! <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /><br />
Cédric.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à toutes et tous,</p><p>
Je poursuis la republication des Nouvelles précédemment partagées par la Communauté.<br />
Aujourd'hui, Jean nous offre de nouveau <i>Le Vieux Shaman</i>.</p><p>
La Nouvelle est disponible sur la page dédiée : <br />
- <a href="https://www.jrrvf.com/fervent-hommage/votre-nouvelle/votre-nouvelle-anthologie-jean-chausse/le-vieux-shaman/" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">https://www.jrrvf.com/fervent-hommage/vo...ux-shaman/</a></p><p>
Un grand merci à Jean, et bonne lecture à vous ! <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /><br />
Cédric.</p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[A. A. Milne - Winnie l'ourson]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5104</link>
			<pubDate>Sun, 22 Jun 2025 21:17:56 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=721">Hyarion</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5104</guid>
			<description><![CDATA[<p><img src="http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1750619481_ernest_h_shepard_illustration_winnie_the_pooh_and_piglet_in_the_golden_evening.jpg" width="45%"><br />
<small>Ernest H. Shepard (1879-1976).<br />
<i>“Pooh and Piglet walked home thoughtfully together in the golden evening, and for a long time they were silent”</i>.<br />
Œuvre originale signée illustrant <i>Winnie-the-Pooh</i> de A. A. Milne (1926).<br />
Crayon et encre sur carton d'illustration, 80 x 135 mm.<br />
Collection privée.</small></p><p class='separation'></p><div class='citation colonne'><div class='gauche'><p>Later on, [...] Pooh and Piglet walked home thoughtfully together in the golden evening, and for a long time they were silent. <br />
“When you wake up in the morning, Pooh,” said Piglet at last, “what's the first thing you say to yourself?”<br />
“What's for breakfast?” said Pooh. “What do you say, Piglet?”<br />
“I say, I wonder what's going to happen exciting <i>today?</i>” said Piglet.<br />
Pooh nodded thoughtfully.<br />
“It's the same thing,” he said.</p></div><div class='droite'><p>Plus tard, [...] Winnie et Porcinet rentrèrent à la maison, pensifs ensemble, dans le soir doré, et restèrent longtemps silencieux. <br />
« Quand tu te réveilles le matin, Winnie, dit enfin Porcinet, quelle est la première chose que tu te dis ? »<br />
« Qu'est-ce qu'il y a au petit déjeuner ? » dit Winnie. « Et toi, que te dis-tu, Porcinet ? »<br />
« Je me demande ce qui va se passer d'excitant <i>aujourd'hui ?</i> » répondit Porcinet.<br />
Winnie hocha pensivement la tête.<br />
« C'est la même chose », dit-il.</p></div></div><div class='citation colonne source'><div class='gauche'><p>Alan Alexander Milne (1882-1956), <i>Winnie-the-Pooh</i> (<i>Winnie l'ourson</i>), 1926, Chapitre 10.</p></div><div class='droite'><p>Traduction de votre serviteur.</p></div></div><p class='separation'></p><p>
Bonne soirée à toutes et à tous,</p><p>
B.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1750619481_ernest_h_shepard_illustration_winnie_the_pooh_and_piglet_in_the_golden_evening.jpg" width="45%"><br />
<small>Ernest H. Shepard (1879-1976).<br />
<i>“Pooh and Piglet walked home thoughtfully together in the golden evening, and for a long time they were silent”</i>.<br />
Œuvre originale signée illustrant <i>Winnie-the-Pooh</i> de A. A. Milne (1926).<br />
Crayon et encre sur carton d'illustration, 80 x 135 mm.<br />
Collection privée.</small></p><p class='separation'></p><div class='citation colonne'><div class='gauche'><p>Later on, [...] Pooh and Piglet walked home thoughtfully together in the golden evening, and for a long time they were silent. <br />
“When you wake up in the morning, Pooh,” said Piglet at last, “what's the first thing you say to yourself?”<br />
“What's for breakfast?” said Pooh. “What do you say, Piglet?”<br />
“I say, I wonder what's going to happen exciting <i>today?</i>” said Piglet.<br />
Pooh nodded thoughtfully.<br />
“It's the same thing,” he said.</p></div><div class='droite'><p>Plus tard, [...] Winnie et Porcinet rentrèrent à la maison, pensifs ensemble, dans le soir doré, et restèrent longtemps silencieux. <br />
« Quand tu te réveilles le matin, Winnie, dit enfin Porcinet, quelle est la première chose que tu te dis ? »<br />
« Qu'est-ce qu'il y a au petit déjeuner ? » dit Winnie. « Et toi, que te dis-tu, Porcinet ? »<br />
« Je me demande ce qui va se passer d'excitant <i>aujourd'hui ?</i> » répondit Porcinet.<br />
Winnie hocha pensivement la tête.<br />
« C'est la même chose », dit-il.</p></div></div><div class='citation colonne source'><div class='gauche'><p>Alan Alexander Milne (1882-1956), <i>Winnie-the-Pooh</i> (<i>Winnie l'ourson</i>), 1926, Chapitre 10.</p></div><div class='droite'><p>Traduction de votre serviteur.</p></div></div><p class='separation'></p><p>
Bonne soirée à toutes et à tous,</p><p>
B.</p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Fermeture temporaire des inscriptions]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5105</link>
			<pubDate>Fri, 13 Jun 2025 18:49:38 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=2">Cédric</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5105</guid>
			<description><![CDATA[<p>Hello,</p><p>
Beaucoup d'inscriptions via robot/IA ces derniers jours et comme je ne peux pas toutes les intercepter, je ferme les inscriptions pour quelques jours.<br />
J'imagine que ce ne sera pas un gros problème.<br />
Si un nouveau lecteur (humain) nous lit, n'hésitez pas à utiliser le formulaire de contact (<a href="https://www.jrrvf.com/a-propos/contacter-webmaster/" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">https://www.jrrvf.com/a-propos/contacter-webmaster/</a>) et j'autoriserai de suite les inscriptions.</p><p>
Je rouvrirai bien sûr les inscriptions dans quelques jours.</p><p>
Bonne soirée !<br />
Cédric.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Hello,</p><p>
Beaucoup d'inscriptions via robot/IA ces derniers jours et comme je ne peux pas toutes les intercepter, je ferme les inscriptions pour quelques jours.<br />
J'imagine que ce ne sera pas un gros problème.<br />
Si un nouveau lecteur (humain) nous lit, n'hésitez pas à utiliser le formulaire de contact (<a href="https://www.jrrvf.com/a-propos/contacter-webmaster/" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">https://www.jrrvf.com/a-propos/contacter-webmaster/</a>) et j'autoriserai de suite les inscriptions.</p><p>
Je rouvrirai bien sûr les inscriptions dans quelques jours.</p><p>
Bonne soirée !<br />
Cédric.</p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Le Voyage des Ballaï]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5103</link>
			<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 15:53:21 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=436">Elendil</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5103</guid>
			<description><![CDATA[<p><small>Puisque je ne ne peux pas vraiment poster ici la suite de « <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=7752" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">La Tempête</a> », comment puis-je répondre à certaines des questions qui m'ont été posées ?</p><p>
Peut-être en achevant le premier jet de mon récit cosmogonique ? C'est très imparfait, mais ça pourrait donner un peu de contexte. Et puis celui-là, je ne me vois pas trop l'inclure dans un livre, en tout cas pas sous cette forme. Et puis comme il était en suspens jusque-là, aucun des membres du forum ne l'a encore lu.</small></p><p class='separation'></p><p>
[h]Le Voyage des Ballaï[/h]</p><p>
Il fut un temps avant que ne soit compté le temps, où les Ballaï erraient dans le vide de l’éther. Pendant des âges innombrables, ils voyagèrent dans le vide en dansant, et là où ils passaient, leur danse fit résonner l’éther. Et l’écho de cette musique éveilla les étoiles, et l’éther s’illumina d’une myriade de joyaux scintillants au rythme de leur danse. Là où s’arrêtèrent les Ballaï, ils façonnèrent des merveilles qu’aucun chant humain ne parviendrait à rendre. Car puissante était leur voix, et la substance du monde obéissait à leur parole. Mais toujours les Ballaï repartaient, car leur cœur n’était point en repos et la tâche qu’ils s’étaient donnée n’était point achevée.</p><p>
Or il advint qu’ils virent Lánas de loin, et ils décidèrent d’y établir leur demeure. Mais Lánas était encore nue et rien n’y vivait. Aussi les Ballaï façonnèrent des luminaires pour l’éclairer et ils assemblèrent des nuées pour l’abriter. Mais luminaires et nuées se heurtèrent, et les nuées firent tomber sur la terre une partie de la lumière céleste, et ainsi naquit l’arc-en-ciel. Et les luminaires dispersèrent une partie des nuées et celle-ci tomba sur la terre, et ainsi naquit la pluie. Et la lutte des luminaires et des nuées engendra le feu qui court sur la terre et les eaux qui l’irriguent. Lors intervinrent les Ballaï, et ils fixèrent le rythme selon lequel devaient briller les luminaires et le rythme selon lequel les nuées apporteraient le repos. De ce temps sont comptés les jours et les nuits, et les Ballaï mirent dans le ciel une couronne de lumière et d’ombre pour rappeler l’alliance des luminaires et des nuées. Mais toujours certains luminaires voulurent briller malgré les nuées et certaines nuées cherchèrent à masquer les luminaires.</p><p>
Et les Ballaï voulurent enrichirent Lánas et ils y introduisirent l’étincelle mystérieuse qui donne la vie. Et bientôt poussèrent l’herbe sur les terres et l’algue dans les mers. Et les herbes et les algues grandirent et prirent d’innombrables formes, de la plus infime à la plus grande. Et les Ballaï donnèrent aux plus grandes le nom d’arbres et leurs permirent d’élever leur ramure jusqu’aux cieux et de plonger leur racine jusqu’au tréfond des terres. Et les Ballaï façonnèrent encore des animaux pour peupler les profondeurs des mers et les confins des cieux et toute l’étendue des terres. Et ils leur donnèrent une multitude de formes, de la plus infime à la plus grande.</p><p>
Et l’homme marcha sur Lánas, et il est dit qu’il n’entrait point dans le plan des Ballaï, mais qu’ils se réjouirent à sa vue. Et ils se chargèrent de l’enseigner et de le protéger. Car loin de Lánas rôdaient toujours des êtres qui se repaissaient de la destruction et qui brisaient les œuvres des Ballaï s’ils les trouvaient. Lors les Ballaï se réunirent et se demandèrent comment ils pourraient protéger Lánas d’un tel sort, car jusqu’alors leurs luttes n’avaient jamais vu de vainqueur et leurs œuvres étaient bien souvent brisées ou gâchées lorsqu’éclataient ces conflits. Et la plus pure des Ballaï, que d’aucuns nomment Žiráčel, entonna un chant de pouvoir et tous les Ballaï l’appuyèrent de leur voix, et jamais depuis des éons n’avaient-ils formé un tel chœur. Et leur chant fit vibrer tout l’éther et les étoiles dansèrent dans le ciel. Et leur danse fit tomber une pluie de lumière et les Ballaï la recueillirent et ils la façonnèrent sous la forme d’un globe. Ainsi fut formé le Cœur d’étoile, que l’on nomme l’Inžilsaɣ. Et grâce au Cœur d’étoile, ils repoussèrent les Ténébreux et les confinèrent loin de Lánas.</p><p>
Lors débuta le Matin de Lánas, et les Ballaï se créèrent un Jardin au cœur de Lánas, d’où ils pouvaient contempler leur œuvre. Sous la lumière de l’Inžilsaɣ, la nature prodiguait ses dons en abondance et jamais ne se voyaient difformités ou maladies. Et les hommes se réjouirent, car ils n’avaient plus à peiner pour manger et se vêtir. Et les Ballaï furent heureux, car ils voyaient que leurs efforts avaient porté leurs fruits. Mais une partie de ces fruits leur fut amère, car les hommes ne désiraient rien de plus que de demeurer auprès d’eux, et leur enseignement devint une tutelle dont les hommes ne voulaient point se détacher. Et la jalousie fit son apparition et poussa certains à se hausser du col pour demeurer plus près des Ballaï. Et d’aucuns s’en irritaient, car ils auraient bien voulu garder pour eux seuls les connaissances qui leur avaient été dispensées. Et d’autres encore négligèrent leurs avis et leurs conseils pour devenir les serviteurs de leurs seuls appétits.</p><p>
Et les Ballaï s’affligèrent, car ils percevaient que les Ténébreux avaient corrompu le cœur de l’homme et que les hôtes qu’ils avaient invité dans leur Jardin y avaient introduit le germe de la brouille et de la discorde. Aussi les Ballaï mirent-ils les hommes en garde, car leur félicité présente n’était point un dû et elle pouvait leur être ôtée s’ils n’amendaient leurs voies. Mais peu d’hommes eurent la sagesse d’écouter d’une oreille attentive, et la plupart retournèrent bientôt aux travers qui étaient les leurs. Il s’en trouva même qui endurcirent leur cœur et affirmèrent que si les Ballaï leur refusaient les bienfaits de l’Inžilsaɣ, il n’était que de s’en emparer pour que les hommes jouissent à jamais de sa lumière. Devant pareille folie, les Ballaï se lamentèrent et comprirent que jamais les hommes ne se corrigeraient s’ils n’étaient laissés libres d’apprendre de leurs erreurs.</p><p>
Alors les Ballaï décidèrent de dissimuler l’Inžilsaɣ loin de Lánas, là où jamais la convoitise des hommes ne l’atteindrait. Quant à eux, ils quittèrent leur Jardin désormais souillé et ils se retirèrent sur l’Île Lointaine, où ils pourraient continuer à veiller sur le havre qu’ils s’étaient choisi. Mais ils haussèrent en falaises inaccessibles les rivages de leur île, et ils l’entourèrent de récifs, et ils l’environnèrent de nuées tempétueuses pour que nul homme ne puisse jamais y mettre le pied. Et le Jardin abandonné des Ballaï se flétrit, car la lumière qui le nourrissait et les gardiens qui le cultivaient étaient partis. Et il devint un désert et les hommes se dispersèrent aux quatre coins de la terre et ils durent à nouveau peiner comme aux premiers jours. Et certains d’entre eux cherchèrent où les Ballaï s’étaient retirés, mais ils ne les trouvèrent point. Et la mémoire du Jardin s’effaça, et la lumière de l’Inžilsaɣ devint l’objet de légendes, mais quelques-uns continuèrent d’honorer le nom des Ballaï et d’espérer leur retour.</p><p>
Sur les rivages de l’Océan, la mémoire de leur sagesse longtemps perdura, et leur secours continuait d’être invoqué dans les difficultés et dans les périls. Il se trouva même certains marins pour affirmer qu’au milieu des tempêtes, leurs serviteurs leur étaient apparus pour les retirer du danger. Et il y en eu pour prétendre que qu’ils avaient aperçu de loin la terre où les Ballaï s’étaient retirés par-delà l’Océan, mais que leurs messagers les avaient avertis de ne point s’en approcher. Et les hommes frayèrent leur propre chemin, et bien souvent ils trébuchèrent et se heurtèrent les uns les autres. Mais pour ceux qui gardaient le souvenir des jours bénis, la mémoire des Ballaï les aidait à se relever. Car ils croyaient qu’ils continueraient à veiller sur eux de loin, jusqu’au jour où l’homme serait devenu sage et où ils l’appelleraient à nouveau pour qu’il l’aide à rétablir leur Jardin.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><small>Puisque je ne ne peux pas vraiment poster ici la suite de « <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=7752" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">La Tempête</a> », comment puis-je répondre à certaines des questions qui m'ont été posées ?</p><p>
Peut-être en achevant le premier jet de mon récit cosmogonique ? C'est très imparfait, mais ça pourrait donner un peu de contexte. Et puis celui-là, je ne me vois pas trop l'inclure dans un livre, en tout cas pas sous cette forme. Et puis comme il était en suspens jusque-là, aucun des membres du forum ne l'a encore lu.</small></p><p class='separation'></p><p>
[h]Le Voyage des Ballaï[/h]</p><p>
Il fut un temps avant que ne soit compté le temps, où les Ballaï erraient dans le vide de l’éther. Pendant des âges innombrables, ils voyagèrent dans le vide en dansant, et là où ils passaient, leur danse fit résonner l’éther. Et l’écho de cette musique éveilla les étoiles, et l’éther s’illumina d’une myriade de joyaux scintillants au rythme de leur danse. Là où s’arrêtèrent les Ballaï, ils façonnèrent des merveilles qu’aucun chant humain ne parviendrait à rendre. Car puissante était leur voix, et la substance du monde obéissait à leur parole. Mais toujours les Ballaï repartaient, car leur cœur n’était point en repos et la tâche qu’ils s’étaient donnée n’était point achevée.</p><p>
Or il advint qu’ils virent Lánas de loin, et ils décidèrent d’y établir leur demeure. Mais Lánas était encore nue et rien n’y vivait. Aussi les Ballaï façonnèrent des luminaires pour l’éclairer et ils assemblèrent des nuées pour l’abriter. Mais luminaires et nuées se heurtèrent, et les nuées firent tomber sur la terre une partie de la lumière céleste, et ainsi naquit l’arc-en-ciel. Et les luminaires dispersèrent une partie des nuées et celle-ci tomba sur la terre, et ainsi naquit la pluie. Et la lutte des luminaires et des nuées engendra le feu qui court sur la terre et les eaux qui l’irriguent. Lors intervinrent les Ballaï, et ils fixèrent le rythme selon lequel devaient briller les luminaires et le rythme selon lequel les nuées apporteraient le repos. De ce temps sont comptés les jours et les nuits, et les Ballaï mirent dans le ciel une couronne de lumière et d’ombre pour rappeler l’alliance des luminaires et des nuées. Mais toujours certains luminaires voulurent briller malgré les nuées et certaines nuées cherchèrent à masquer les luminaires.</p><p>
Et les Ballaï voulurent enrichirent Lánas et ils y introduisirent l’étincelle mystérieuse qui donne la vie. Et bientôt poussèrent l’herbe sur les terres et l’algue dans les mers. Et les herbes et les algues grandirent et prirent d’innombrables formes, de la plus infime à la plus grande. Et les Ballaï donnèrent aux plus grandes le nom d’arbres et leurs permirent d’élever leur ramure jusqu’aux cieux et de plonger leur racine jusqu’au tréfond des terres. Et les Ballaï façonnèrent encore des animaux pour peupler les profondeurs des mers et les confins des cieux et toute l’étendue des terres. Et ils leur donnèrent une multitude de formes, de la plus infime à la plus grande.</p><p>
Et l’homme marcha sur Lánas, et il est dit qu’il n’entrait point dans le plan des Ballaï, mais qu’ils se réjouirent à sa vue. Et ils se chargèrent de l’enseigner et de le protéger. Car loin de Lánas rôdaient toujours des êtres qui se repaissaient de la destruction et qui brisaient les œuvres des Ballaï s’ils les trouvaient. Lors les Ballaï se réunirent et se demandèrent comment ils pourraient protéger Lánas d’un tel sort, car jusqu’alors leurs luttes n’avaient jamais vu de vainqueur et leurs œuvres étaient bien souvent brisées ou gâchées lorsqu’éclataient ces conflits. Et la plus pure des Ballaï, que d’aucuns nomment Žiráčel, entonna un chant de pouvoir et tous les Ballaï l’appuyèrent de leur voix, et jamais depuis des éons n’avaient-ils formé un tel chœur. Et leur chant fit vibrer tout l’éther et les étoiles dansèrent dans le ciel. Et leur danse fit tomber une pluie de lumière et les Ballaï la recueillirent et ils la façonnèrent sous la forme d’un globe. Ainsi fut formé le Cœur d’étoile, que l’on nomme l’Inžilsaɣ. Et grâce au Cœur d’étoile, ils repoussèrent les Ténébreux et les confinèrent loin de Lánas.</p><p>
Lors débuta le Matin de Lánas, et les Ballaï se créèrent un Jardin au cœur de Lánas, d’où ils pouvaient contempler leur œuvre. Sous la lumière de l’Inžilsaɣ, la nature prodiguait ses dons en abondance et jamais ne se voyaient difformités ou maladies. Et les hommes se réjouirent, car ils n’avaient plus à peiner pour manger et se vêtir. Et les Ballaï furent heureux, car ils voyaient que leurs efforts avaient porté leurs fruits. Mais une partie de ces fruits leur fut amère, car les hommes ne désiraient rien de plus que de demeurer auprès d’eux, et leur enseignement devint une tutelle dont les hommes ne voulaient point se détacher. Et la jalousie fit son apparition et poussa certains à se hausser du col pour demeurer plus près des Ballaï. Et d’aucuns s’en irritaient, car ils auraient bien voulu garder pour eux seuls les connaissances qui leur avaient été dispensées. Et d’autres encore négligèrent leurs avis et leurs conseils pour devenir les serviteurs de leurs seuls appétits.</p><p>
Et les Ballaï s’affligèrent, car ils percevaient que les Ténébreux avaient corrompu le cœur de l’homme et que les hôtes qu’ils avaient invité dans leur Jardin y avaient introduit le germe de la brouille et de la discorde. Aussi les Ballaï mirent-ils les hommes en garde, car leur félicité présente n’était point un dû et elle pouvait leur être ôtée s’ils n’amendaient leurs voies. Mais peu d’hommes eurent la sagesse d’écouter d’une oreille attentive, et la plupart retournèrent bientôt aux travers qui étaient les leurs. Il s’en trouva même qui endurcirent leur cœur et affirmèrent que si les Ballaï leur refusaient les bienfaits de l’Inžilsaɣ, il n’était que de s’en emparer pour que les hommes jouissent à jamais de sa lumière. Devant pareille folie, les Ballaï se lamentèrent et comprirent que jamais les hommes ne se corrigeraient s’ils n’étaient laissés libres d’apprendre de leurs erreurs.</p><p>
Alors les Ballaï décidèrent de dissimuler l’Inžilsaɣ loin de Lánas, là où jamais la convoitise des hommes ne l’atteindrait. Quant à eux, ils quittèrent leur Jardin désormais souillé et ils se retirèrent sur l’Île Lointaine, où ils pourraient continuer à veiller sur le havre qu’ils s’étaient choisi. Mais ils haussèrent en falaises inaccessibles les rivages de leur île, et ils l’entourèrent de récifs, et ils l’environnèrent de nuées tempétueuses pour que nul homme ne puisse jamais y mettre le pied. Et le Jardin abandonné des Ballaï se flétrit, car la lumière qui le nourrissait et les gardiens qui le cultivaient étaient partis. Et il devint un désert et les hommes se dispersèrent aux quatre coins de la terre et ils durent à nouveau peiner comme aux premiers jours. Et certains d’entre eux cherchèrent où les Ballaï s’étaient retirés, mais ils ne les trouvèrent point. Et la mémoire du Jardin s’effaça, et la lumière de l’Inžilsaɣ devint l’objet de légendes, mais quelques-uns continuèrent d’honorer le nom des Ballaï et d’espérer leur retour.</p><p>
Sur les rivages de l’Océan, la mémoire de leur sagesse longtemps perdura, et leur secours continuait d’être invoqué dans les difficultés et dans les périls. Il se trouva même certains marins pour affirmer qu’au milieu des tempêtes, leurs serviteurs leur étaient apparus pour les retirer du danger. Et il y en eu pour prétendre que qu’ils avaient aperçu de loin la terre où les Ballaï s’étaient retirés par-delà l’Océan, mais que leurs messagers les avaient avertis de ne point s’en approcher. Et les hommes frayèrent leur propre chemin, et bien souvent ils trébuchèrent et se heurtèrent les uns les autres. Mais pour ceux qui gardaient le souvenir des jours bénis, la mémoire des Ballaï les aidait à se relever. Car ils croyaient qu’ils continueraient à veiller sur eux de loin, jusqu’au jour où l’homme serait devenu sage et où ils l’appelleraient à nouveau pour qu’il l’aide à rétablir leur Jardin.</p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[[Votre Nouvelle] A propos de : La Tempête]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5101</link>
			<pubDate>Sun, 08 Jun 2025 10:00:10 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=2">Cédric</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5101</guid>
			<description><![CDATA[<p>Je créé un nouveau fuseau pour parler de la nouvelle "La Tempête", ne voulant pas "interférer" avec le texte<br />
La nouvelle : <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=7752" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=7752</a></p><p>
Tout d'abord, merci Elendil de nous partager ici tes écrits.<br />
Ce que tu annonces me/nous donne très envie de découvrir ta prose !</p><p>
Envie qui se confirme à la découverte de ce prélude que nous décrit une scène très forte, puissamment évocatrice de la puissance des éléments. <br />
Ca y est, je suis dans l'histoire, j'attend la suite&#160; <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /></p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je créé un nouveau fuseau pour parler de la nouvelle "La Tempête", ne voulant pas "interférer" avec le texte<br />
La nouvelle : <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=7752" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=7752</a></p><p>
Tout d'abord, merci Elendil de nous partager ici tes écrits.<br />
Ce que tu annonces me/nous donne très envie de découvrir ta prose !</p><p>
Envie qui se confirme à la découverte de ce prélude que nous décrit une scène très forte, puissamment évocatrice de la puissance des éléments. <br />
Ca y est, je suis dans l'histoire, j'attend la suite&#160; <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /></p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Initiation mythologie finnoise]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5100</link>
			<pubDate>Sat, 07 Jun 2025 09:44:23 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=2">Cédric</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5100</guid>
			<description><![CDATA[<p>Bonjour à vous,</p><p>
Je viens de recevoir un message d'une professeure que je vous restitue ici :</p><div class='quotebox'><blockquote><div><p>
Bonjour,</p><p>
Je cherche un extrait accessible pour des élèves d’environ 10 ans, qui permette de les initier à la mythologie finnoise et traite le thème de la relation à la forêt. <br />
D'après mes lectures, le rapport à la forêt dans le Nord de l’Europe est très différent de celui que nous pouvons avoir. Je souhaiterais que les élèves puissent le percevoir à travers leurs lectures.</p></div></blockquote></div><p>
Le profil de la personne pointe vers <a href="http://www.cultureurope.fr/" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">http://www.cultureurope.fr/</a></p><p>
Je vais l'inviter à s'inscrire ou au moins lire le forum, mais auriez-vous un conseil / lien à lui fournir en lien avec la question particulière posée svp ?</p><p>
Merci <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /> <br />
Cédric.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour à vous,</p><p>
Je viens de recevoir un message d'une professeure que je vous restitue ici :</p><div class='quotebox'><blockquote><div><p>
Bonjour,</p><p>
Je cherche un extrait accessible pour des élèves d’environ 10 ans, qui permette de les initier à la mythologie finnoise et traite le thème de la relation à la forêt. <br />
D'après mes lectures, le rapport à la forêt dans le Nord de l’Europe est très différent de celui que nous pouvons avoir. Je souhaiterais que les élèves puissent le percevoir à travers leurs lectures.</p></div></blockquote></div><p>
Le profil de la personne pointe vers <a href="http://www.cultureurope.fr/" target="_blank" rel="noopener" class="mycode_url">http://www.cultureurope.fr/</a></p><p>
Je vais l'inviter à s'inscrire ou au moins lire le forum, mais auriez-vous un conseil / lien à lui fournir en lien avec la question particulière posée svp ?</p><p>
Merci <img src="https://jrrvf.com/forum/images/smilies/smile.png" alt="Smile" title="Smile" class="smilie smilie_1" /> <br />
Cédric.</p>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[La Tempête]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5097</link>
			<pubDate>Fri, 06 Jun 2025 23:38:00 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=436">Elendil</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5097</guid>
			<description><![CDATA[<p><small>Il ne semble plus possible (pour l'heure ?) de poster de nouveaux textes dans la section « Votre Nouvelle » de JRRVF. Du coup, je me risque à le faire directement ici, en espérant que cela n'ennuie personne.</p><p>
Comme certains le savent déjà, cela fera bientôt un an que l'univers fictionnel qui dormait dans un coin de ma tête depuis au moins vingt-cinq ans a décidé de percer au grand jour. A la base, j'avais juste décidé de coucher sur le papier quelques notes préparatoires « au cas où », mais de fil en aiguille, je me suis retrouvé avec une chronique historique doublée d'une chronologie détaillée (1), trois familles de langues construites (2), un arbre généalogique (3), une première amorce de roman (4) et pas mal d'autres trucs, dont dernièrement un début d'essai politico-économique... Et le projet bien arrêté de rédiger un cycle de novellas qui puisse un jour être publié. La première est achevée... ou presque. J'ai reçu de trop de conseils pertinents de la part de lecteurs expérimentés (s'ils lisent ces lignes, ils se reconnaîtront -- qu'ils soient remerciés au passage) pour négliger d'en tenir compte.</p><p>
Tout cela n'est pas tolkienien au sens propre, même si inévitablement, une certaine influence tolkienienne (qui devient une influence tolkienienne certaine dès lors qu'il s'agit de langue ou de système d'écriture) pourrait s'y manifester par endroits.</p><p>
Aujourd'hui, c'est un texte très bref qui m'est venu, presque d'une seule traite et sans hésitation. Cela n'est pas courant pour moi, mais comme cela reprend (<i>presque</i> à l'identique) une des très rares scènes qui remonte au tout début de mes rêveries éveillées, peut-être n'est-ce pas si surprenant en fin de compte. Cela pourrait venir un jour en guise d'introduction à une anthologie, si jamais mon projet prend corps. Quoi qu'il en soit, le voici.</p><p>
E.</p><p>
(1) Cela s'inscrit dans le temps long, mais la période qui m'intéresse particulièrement s'étale sur 1800 ans, ce qui est déjà pas mal.<br />
(2) Une langue de ces langues comporte une phonologie presque aboutie, une grammaire bien avancée et environ 1500 mots de vocabulaire à ce jour.<br />
(3) Avec 144 noms actuellement, si j'ai bien compté.<br />
(4) A part le premier chapitre, il est pour l'heure arrêté au stade du synopsis détaillé.</small></p><p class='separation'></p><p>
[h]Prélude : La tempête[/h]</p><div class='citation'><p>Les filles de la mer sèchent leurs cheveux blancs<br />
au souffle de la brise et rient dans les rochers<br />
où surnagent ce jour les planches écorchées<br />
qui fendaient les flots noirs vers l’horizon brûlant.</p></div><div class='citation source'><p>Extrait de « la Fleur-étoile », écrit par Ɣusakas en 253 C.I.</p></div><p>
<i>Lánas, mer de Spangažár, cent-quatorzième année de règne du Sorcier.</i></p><p>
Le mitant du jour ne devait pas être passé depuis longtemps, mais il faisait désormais aussi noir qu’à la nuit tombante. Les marins harassés avaient perdu toute notion du temps depuis que la tempête avait commencé à malmener leur esquif. Lorsque les nuages s’étaient levés à l’horizon, pareils à d’immenses tours noires sous lesquelles les éclairs tombaient sans discontinuer, ils avaient su qu’ils ne parviendraient pas en vue du Šarnegdë avant que la bourrasque ne les rattrape. Même s’ils étaient parvenus à carguer les deux voiles principales à temps, les vents étaient si violents qu’ils avaient brisés net le mât de mestre. Les cordages l’avaient retenu au flanc du navire et celui-ci avait brusquement donné de la gîte. Des paquets de mer avaient commencé à embarquer dans la cale. Si l’un des passagers n’avait pas eu la témérité de se précipiter sur le pont battu par les flots pour trancher les vergues à la hache, le navire aurait coulé en quelques instants.</p><p>
Il semblait que l’abîme avait simplement accepté de différer son dû. Loin de s’éclaircir, les nuages devenaient de plus en plus sombres à mesure que les heures passaient. La minuscule voile de trinquet permettait tout juste au capitaine de garder son esquif en fuite devant les vagues qui l’assaillaient. Le passager l’avait rejoint, car tenir le gouvernail dans ces conditions exigeait des efforts surhumains. Les vents tourbillonnaient tellement que les deux hommes n’avaient plus la moindre idée de la direction que suivait le navire. Soudain un craquement effroyable domina un instant le hurlement de la tempête. Les deux hommes n’eurent que le temps de lever les yeux avant que le mât de méjane, foudroyé, ne s’abatte droit sur eux. Un choc à l’épaule fit perdre son équilibre au passager, qui se cramponna désespérément au gouvernail. Il heurta le plat-bord brutalement, tandis que le navire privé de direction frémissait sous l’orage.</p><p>
Lorsqu’il parvint à reprendre pied, il ne restait qu’un tronçon déchiqueté là où le mât de méjane se tenait. Du côté opposé, le bastingage était entièrement défoncé. Aucune trace du capitaine n’était visible. L’écoutille du petit abri du gaillard d’avant battait et le passager se demanda s’il restait des marins vivants à bord. Ses forces s’épuisaient et il n’avait pas le talent d’un nautonier pour tenir le cap, aussi le navire faisait-il des embardées de plus en plus violentes. Les embruns ruisselaient devant ses yeux et brouillaient sa vision. Il avait par moments l’impression que des jeunes filles aux cheveux glauques lui faisaient signe, couchées sur la crète des vagues. Il passa une main tremblante de fatigue sur son visage en pensant à celle qui s’abritait sous ses pieds, dans la minuscule cabine sous la dunette. Alors qu’il était sur le point de consentir à l’inévitable, il vit une faible lueur à l’avant, comme si les nuages se séparaient en deux masses sous l’action d’une force supérieure à celle de la tempête. L’esquif filait droit devant, porté par un courant invincible qui le précipitait droit vers la lumière. Soudain à travers le rideau de pluie qui s’amincissait, il vit des falaises d’albâtre se dresser devant lui, pareilles à une muraille aux couleurs d’ossuaire. Il sut où la tempête l’avait jeté et une crainte plus profonde que celle de la mort le saisit.</p><p>
Loin à sa droite, l’escarpement se faisait moins haut et l’homme crut discerner le contour d’une baie. Poussé par un dernier réflexe de survie, il tenta d’infléchir la course de l’esquif désemparé. C’était peine perdue. Le navire talonna une première fois, frémissant de toutes ses membrures. Les brisants ne se devinaient qu’à l’écume qui rejaillissait lorsqu’un paquet de mer les frappait, mais ils étaient trop nombreux pour espérer passer au travers. Pourtant, une vague plus puissante encore que les autres souleva l’embarcation et lui fit franchir une première barrière d’écueils. Au pied des falaises, l’eau était d’un calme presque surnaturel et l’homme crut un instant qu’il parviendrait à y mener le navire, mais un fracas soudain brisa l’espoir sur le point de ressurgir. Le navire s’était empalé sur un récif invisible et donnait déjà de la bande. Le gouvernail se bloqua, tandis que la grande barre de direction échappait aux mains qui la maniaient. Elle revint brutalement et frappa l’homme avant qu’il puisse la reprendre. À demi assommé, il passa par-dessus bord et ne reparut plus.</p><p>
Une nouvelle vague faillit renverser le navire, qui se souleva péniblement du récif et avança sur son erre en direction des falaises. La coque déchirée se remplissait rapidement d’eau. L’esquif blessé à mort racla sur un haut fond. Il tenta encore une fois d’avancer, mais sa proue vint donner contre un rocher. Il s’arrêta là, palpitant faiblement au rythme des vagues adoucies qui semblaient vouloir laver ses plaies. Sur le seuil de la cabine du gaillard d’arrière, là où aurait dû se trouver l’écoutille arrachée, une écume rosâtre suintait lorsque les vagues soulevaient l’arrière de l’épave.</p><p>
Par dessus le bruit des vagues frappant sans fin le pied des falaises et le grincement du bois sur le rocher, le vagissement d’un nouveau-né se fit soudain entendre. Très haut dans le ciel, une forme semblable à celle d’un aigle se distinguait à peine dans l’azur profond.</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><small>Il ne semble plus possible (pour l'heure ?) de poster de nouveaux textes dans la section « Votre Nouvelle » de JRRVF. Du coup, je me risque à le faire directement ici, en espérant que cela n'ennuie personne.</p><p>
Comme certains le savent déjà, cela fera bientôt un an que l'univers fictionnel qui dormait dans un coin de ma tête depuis au moins vingt-cinq ans a décidé de percer au grand jour. A la base, j'avais juste décidé de coucher sur le papier quelques notes préparatoires « au cas où », mais de fil en aiguille, je me suis retrouvé avec une chronique historique doublée d'une chronologie détaillée (1), trois familles de langues construites (2), un arbre généalogique (3), une première amorce de roman (4) et pas mal d'autres trucs, dont dernièrement un début d'essai politico-économique... Et le projet bien arrêté de rédiger un cycle de novellas qui puisse un jour être publié. La première est achevée... ou presque. J'ai reçu de trop de conseils pertinents de la part de lecteurs expérimentés (s'ils lisent ces lignes, ils se reconnaîtront -- qu'ils soient remerciés au passage) pour négliger d'en tenir compte.</p><p>
Tout cela n'est pas tolkienien au sens propre, même si inévitablement, une certaine influence tolkienienne (qui devient une influence tolkienienne certaine dès lors qu'il s'agit de langue ou de système d'écriture) pourrait s'y manifester par endroits.</p><p>
Aujourd'hui, c'est un texte très bref qui m'est venu, presque d'une seule traite et sans hésitation. Cela n'est pas courant pour moi, mais comme cela reprend (<i>presque</i> à l'identique) une des très rares scènes qui remonte au tout début de mes rêveries éveillées, peut-être n'est-ce pas si surprenant en fin de compte. Cela pourrait venir un jour en guise d'introduction à une anthologie, si jamais mon projet prend corps. Quoi qu'il en soit, le voici.</p><p>
E.</p><p>
(1) Cela s'inscrit dans le temps long, mais la période qui m'intéresse particulièrement s'étale sur 1800 ans, ce qui est déjà pas mal.<br />
(2) Une langue de ces langues comporte une phonologie presque aboutie, une grammaire bien avancée et environ 1500 mots de vocabulaire à ce jour.<br />
(3) Avec 144 noms actuellement, si j'ai bien compté.<br />
(4) A part le premier chapitre, il est pour l'heure arrêté au stade du synopsis détaillé.</small></p><p class='separation'></p><p>
[h]Prélude : La tempête[/h]</p><div class='citation'><p>Les filles de la mer sèchent leurs cheveux blancs<br />
au souffle de la brise et rient dans les rochers<br />
où surnagent ce jour les planches écorchées<br />
qui fendaient les flots noirs vers l’horizon brûlant.</p></div><div class='citation source'><p>Extrait de « la Fleur-étoile », écrit par Ɣusakas en 253 C.I.</p></div><p>
<i>Lánas, mer de Spangažár, cent-quatorzième année de règne du Sorcier.</i></p><p>
Le mitant du jour ne devait pas être passé depuis longtemps, mais il faisait désormais aussi noir qu’à la nuit tombante. Les marins harassés avaient perdu toute notion du temps depuis que la tempête avait commencé à malmener leur esquif. Lorsque les nuages s’étaient levés à l’horizon, pareils à d’immenses tours noires sous lesquelles les éclairs tombaient sans discontinuer, ils avaient su qu’ils ne parviendraient pas en vue du Šarnegdë avant que la bourrasque ne les rattrape. Même s’ils étaient parvenus à carguer les deux voiles principales à temps, les vents étaient si violents qu’ils avaient brisés net le mât de mestre. Les cordages l’avaient retenu au flanc du navire et celui-ci avait brusquement donné de la gîte. Des paquets de mer avaient commencé à embarquer dans la cale. Si l’un des passagers n’avait pas eu la témérité de se précipiter sur le pont battu par les flots pour trancher les vergues à la hache, le navire aurait coulé en quelques instants.</p><p>
Il semblait que l’abîme avait simplement accepté de différer son dû. Loin de s’éclaircir, les nuages devenaient de plus en plus sombres à mesure que les heures passaient. La minuscule voile de trinquet permettait tout juste au capitaine de garder son esquif en fuite devant les vagues qui l’assaillaient. Le passager l’avait rejoint, car tenir le gouvernail dans ces conditions exigeait des efforts surhumains. Les vents tourbillonnaient tellement que les deux hommes n’avaient plus la moindre idée de la direction que suivait le navire. Soudain un craquement effroyable domina un instant le hurlement de la tempête. Les deux hommes n’eurent que le temps de lever les yeux avant que le mât de méjane, foudroyé, ne s’abatte droit sur eux. Un choc à l’épaule fit perdre son équilibre au passager, qui se cramponna désespérément au gouvernail. Il heurta le plat-bord brutalement, tandis que le navire privé de direction frémissait sous l’orage.</p><p>
Lorsqu’il parvint à reprendre pied, il ne restait qu’un tronçon déchiqueté là où le mât de méjane se tenait. Du côté opposé, le bastingage était entièrement défoncé. Aucune trace du capitaine n’était visible. L’écoutille du petit abri du gaillard d’avant battait et le passager se demanda s’il restait des marins vivants à bord. Ses forces s’épuisaient et il n’avait pas le talent d’un nautonier pour tenir le cap, aussi le navire faisait-il des embardées de plus en plus violentes. Les embruns ruisselaient devant ses yeux et brouillaient sa vision. Il avait par moments l’impression que des jeunes filles aux cheveux glauques lui faisaient signe, couchées sur la crète des vagues. Il passa une main tremblante de fatigue sur son visage en pensant à celle qui s’abritait sous ses pieds, dans la minuscule cabine sous la dunette. Alors qu’il était sur le point de consentir à l’inévitable, il vit une faible lueur à l’avant, comme si les nuages se séparaient en deux masses sous l’action d’une force supérieure à celle de la tempête. L’esquif filait droit devant, porté par un courant invincible qui le précipitait droit vers la lumière. Soudain à travers le rideau de pluie qui s’amincissait, il vit des falaises d’albâtre se dresser devant lui, pareilles à une muraille aux couleurs d’ossuaire. Il sut où la tempête l’avait jeté et une crainte plus profonde que celle de la mort le saisit.</p><p>
Loin à sa droite, l’escarpement se faisait moins haut et l’homme crut discerner le contour d’une baie. Poussé par un dernier réflexe de survie, il tenta d’infléchir la course de l’esquif désemparé. C’était peine perdue. Le navire talonna une première fois, frémissant de toutes ses membrures. Les brisants ne se devinaient qu’à l’écume qui rejaillissait lorsqu’un paquet de mer les frappait, mais ils étaient trop nombreux pour espérer passer au travers. Pourtant, une vague plus puissante encore que les autres souleva l’embarcation et lui fit franchir une première barrière d’écueils. Au pied des falaises, l’eau était d’un calme presque surnaturel et l’homme crut un instant qu’il parviendrait à y mener le navire, mais un fracas soudain brisa l’espoir sur le point de ressurgir. Le navire s’était empalé sur un récif invisible et donnait déjà de la bande. Le gouvernail se bloqua, tandis que la grande barre de direction échappait aux mains qui la maniaient. Elle revint brutalement et frappa l’homme avant qu’il puisse la reprendre. À demi assommé, il passa par-dessus bord et ne reparut plus.</p><p>
Une nouvelle vague faillit renverser le navire, qui se souleva péniblement du récif et avança sur son erre en direction des falaises. La coque déchirée se remplissait rapidement d’eau. L’esquif blessé à mort racla sur un haut fond. Il tenta encore une fois d’avancer, mais sa proue vint donner contre un rocher. Il s’arrêta là, palpitant faiblement au rythme des vagues adoucies qui semblaient vouloir laver ses plaies. Sur le seuil de la cabine du gaillard d’arrière, là où aurait dû se trouver l’écoutille arrachée, une écume rosâtre suintait lorsque les vagues soulevaient l’arrière de l’épave.</p><p>
Par dessus le bruit des vagues frappant sans fin le pied des falaises et le grincement du bois sur le rocher, le vagissement d’un nouveau-né se fit soudain entendre. Très haut dans le ciel, une forme semblable à celle d’un aigle se distinguait à peine dans l’azur profond.</p>]]></content:encoded>
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			<title><![CDATA[Verlyn Flieger]]></title>
			<link>https://jrrvf.com/forum/showthread.php?tid=5098</link>
			<pubDate>Sat, 24 May 2025 13:30:08 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://jrrvf.com/forum/member.php?action=profile&uid=2048">Menelvagor</a>]]></dc:creator>
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			<description><![CDATA[<p>Que pensez-vous des analyses de Verlyn Flieger? Elles sont à mon sens excellentes. Il me semble qu'elles ne sont très connues ici, peut-être que si, mais étant nouveau, je n'ai bien sûr pas tout parcouru en une semaine. Il semblerait que Leo Carruther soit à l'honneur ici. Je suis en train de faire un article&#160; sur la théorie de l'unité sémantique ancienne telle que Barfield la postula dans Poetic Diction: A Study in Meaning et telle que la synthétise V. Flieger dans son excellent ouvrage de référence (il devrait être reconnu come tel). M. Devaux(Eruvike?) en a d'ailleurs fait l'avant-propos.<br />
Menelvagor</p>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Que pensez-vous des analyses de Verlyn Flieger? Elles sont à mon sens excellentes. Il me semble qu'elles ne sont très connues ici, peut-être que si, mais étant nouveau, je n'ai bien sûr pas tout parcouru en une semaine. Il semblerait que Leo Carruther soit à l'honneur ici. Je suis en train de faire un article&#160; sur la théorie de l'unité sémantique ancienne telle que Barfield la postula dans Poetic Diction: A Study in Meaning et telle que la synthétise V. Flieger dans son excellent ouvrage de référence (il devrait être reconnu come tel). M. Devaux(Eruvike?) en a d'ailleurs fait l'avant-propos.<br />
Menelvagor</p>]]></content:encoded>
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