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bien le bonjour tout d'abord à tout le monde :) On dit que l'article indéfini ne s'exprime pas en sindarin. Voila... ca se complique... Quelques exemples pour avoir vos avis sur la chose, et savoir comment serait traduite les phrases suivantes en sindarin, savoir si l'article est indéfini, défini... 1. Il a "du" courage
En vous remerciant par avance de vos réponses. Nico. |
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Lui répondez pas tous en même temps :D |
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Je vais essayer de repondre le plus vite possible. Lionheart,le posteur fou |
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"Lui répondez pas tous en même temps" Tout doux, Feamor, c'est posté d'aujourd'hui même, laisse aux choses le temps de se faire. "L'article défini lui s'exprime, "le", "la", "l'", "les" peuvent devenir "i", "ir", "in" selon les cas [...]" Plus précisemment, i au singulier, in au pluriel (provoquant éventuellement une mutation nasale du mot suivant, avec réduction par assimilation : in + periannath = i-pheriannath). La forme ir ? Hmmm, très contestée comme article. C'est une théorie, il y en a d'autres. On ne sait pas avec certitude comment interpréter cette forme non traduite, et le contexte n'est pas explicite, donc il vaut mieux l'oublier en première approche. Quant aux autres questions... 11. La maison "de" Nicolas Cf. Ennyn Durin, aran Moria Portes [de] Durin, seigneur [de la] Moria : simple apposition, sans particule explicite. 12. L'églisé "du" village Cf. Methed-en-glad "L'orée du bois". Article génitif en. Et pour tous les autres points, en gros : on ne sait pas ! On pourra ergoter sur certains, mais c'est querelle de spécialistes. On est loin de maîtriser tous les aspects de cette langue, comme on le rappelle souvent. Didier. |
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En fait... c'est une question de français au moins autant que de sindarin :-) Pour commencer, il faut remarquer que les systèmes d'article sont différents d'une langue à l'autre – sans parler des nombreuses langues qui s'en passent tout bonnement. Par exemple, l'emploi des articles en anglais est significativement différent de ceux du français, et il faut s'attendre à des différences en sindarin aussi. "Article défini, indéfini" : il s'agit surtout d'étiquettes servant à nommer des outils linguistiques de rôle proche, mais pas identique d'une langue à l'autre (ou même dans deux états historiques différents d'une même langue : il y a des différences en français entre l'emploi actuel et celui du XVII° siècle). Je ne reviendrai pas sur les différentes formes des articles sindarin, mais rappellerai juste que comme nous n'avons pas beaucoup d'exemples, certains emplois peuvent encore nous échapper. Et pour compliquer les choses, les conceptions de Tolkien ont visiblement changé avec le temps (on trouve des incohérences). Je trouve également que l'hypothèse que ir soit un article est très douteuse. Il semble qu'en sindarin, les noms d'astres Anor et Ithil soient traités comme noms propres. La graphie le suggère puisque ces noms apparaissent toujours avec une majuscule dans la romanisation, y compris dans ce fameux Ir Ithil ammen Eruchîn du Chant de Lúthien, LB:354. Les noms des deux tours des fils d'Elendil sont Minas Anor et Minas Ithil et non quelque chose comme **Minas-en-Anor, **Minas-en-Ithil, ce qui contraste avec une expression comme Narn en·Êl "Conte de l'Etoile" (MR:373). De même en quenya : dans les Contes et légendes inachevés Tuor est salué de la formule Anar kaluva tielyanna "THE Sun will shine upon your path" (c'est moi qui souligne), non **I Anar... Certes, l'article gallois, y devant consonne, est yr devant voyelle, mais le sindarin n'est pas une simple copie du gallois même s'il lui doit beaucoup. Ta liste d'exemples me laisse à penser que ton problème est dans la préposition de, qui s'amalgame aux articles définis le, les pour produire ce que la grammaire traditionnelle appelle "articles contractés" : du, des. Pas de chance, c'est avec à la préposition la plus courante en français, avec des emplois multiples, parfois très abstraits. Elle n'est évidemment pas "traduisible", il faut s'attacher à l'effet de sens produit ; et ils peuvent correspondre à plusieurs constructions différentes dans une autre langue. On a dû écrire des volumes sur les emplois de "de" en français... Je me contenterai d'en relever quelques uns en m'appuyant sur tes exemples. Origine : tes ex 7 "il saute du toit" et 8 "il saut de toit en toit". C'est un sens assez concret (aussi valable dans le temps : "De 1995 à 2002..."). Ce sens est rendu par la préposition o en sindarin, par ex dans A Elbereth Gilthoniel : o menel "du ciel, o galadhremmin ennorath "depuis les régions emmaillées d’arbres de la Terre du Milieu". Dans l'inscription de la Porte de la Moria : Celebrimbor o Eregion "Celebrimbor d'Eregion". Possession : tes ex. 9 à 12 ; c'est un emploi en continuité de sens avec le précédent ; cela se voit par ex. dans la Lettre du Roi (SD:128-129) on trouve suilad uin aran o Minas Tirith nelchaenen uin Echuir "the King's greeting from Minas Tirith the thirty-first day of the Stirring " "le salut du Roi le trente-et-unième [jour] de la Reverdie". Ici, c'est o qui est employé seul ou avec article suffixé, d'où uin. Partie : tes ex. 1 à 6. C'est également un développement de sens à partir de l'idée d'origine. Bien des langues peuvent se passer purement et simplement d'article dans ce sens : l'anglais, l'allemand, l'espagnol, l'ancien français. En revanche, le français moderne a beaucoup développé les constructions partitives, et a créé une série d' "articles partitifs" d'emploi obligatoire. L'article indéfini pluriel des tire également son origine de cette construction. Propos : tu n'as pas donné d'exemple de cet emploi, que l'on observe dans une phrase comme "Je parle de Pierre". Dans les Etymologies (LR:378) on trouve la préposition noldorine o "about" "sur, au sujet de (peut-être aussi "autour")" ; ATTENTION ce n'est pas la même que plus haut, c'est un homonyme ! Particularité : un h- est préfixé à un mot qui la suit s'il commence par une voyelle. On a ainsi o Hedhil "about Elves" "des elfes, au sujet des elfes". On ne sait si elle était encore valide en sindarin, faute d'exemple d'une expression ayant ce sens. Subordination : de s'emploie aussi pour introduire une subordonnée infinitive après certains verbes, en concurrence avec à et avec une construction directe ; on parle parfois de "complémenteur" pour cet emploi. C'est ton exemple 13. Hem... ai-je vraiment éclairci les choses ? Du moins peut on voir que l'étude des langues inventées de Tolkien n'est pas simple... Moraldandil |