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L’œuvre de Tolkien est teintée d’ambivalence. Le mal pouvant engendrer un bien qu’il n’avait pas prévu et inversement des hommes de bien peuvent servir le mal avec des intentions les plus nobles. C’est toujours avec stupeur et tristesse que je constate que la passion (mon précieux…) peut engendrer l’animosité. Peut être que ma lecture de l’œuvre de JRRT et de son message de tolérance, respect, sacrifice et abnégation ne sont, pour d’autres, que des données secondaires mais dans le cas contraire quelle infinie déception que de constater que cela ne reste parfois que de l’ordre de la perception. Un vieillard des plus honorables a dit un jour : … « ne pas frapper sans nécessité » … « ne soyez pas trop prompt à dispenser la mort en jugement. Car même les très sage ne peuvent pas voir toutes les fins ». M P.J. a réalisé une trilogie ayant pour cadre l’univers du Seigneur des anneaux de Tolkien. Que reproche t-on à P.J. ? : P.J. a t-il jamais eu d’autres intentions que de réaliser un film de « Fantasy » qui mettrait (enfin ?) ce genre en valeur auprès du plus grand nombre. Comment m’expliquer ce qui a troublé mon cœur en lisant, ici et là, des empoignades haineuses parfois, dédaigneuses souvent ? Rien au départ n’est entièrement mauvais, Denethor, Saruman étaient même des guides, des exemples, une force pour les autres. Mais à gagner en Savoir on perd parfois en Sagesse. Je suis persuadé donc qu’il en sortira quelques biens de ses films, l’engouement pour les livres de JRRT le prouve à lui seul. Pour le mal il est déjà à l’œuvre ici. Un peu de tolérance donc et d’ouverture d’esprit n’exclurait pas les critiques ou l’expression des frustrations mais les jugements. C’est une bien désagréable impression quand les perceptions et positions de certains semblent vicier par un esprit partisan. Samuel l’errantgris . L’important n’est pas ce que j’ai écrit, mais ce que j’aurais pu écrire. |
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Okay, il faut que je prépare une contre-attaque plus tard, un petit avant goût tout de même. Mais Errant gris prend garde à ne pas être trop ouvert, Jackson a fait des grosses erreurs parce qu'il n'a pas compris ou plutôt cherché à comprendre l'oeuvre, et il n'est pas le seul, il y avait deux scénaristes dans le coup. Dans les bonus du film elles clament haut et fort qu'il y avit des choses inutiles dans l'oeuvre et qu'il y avait des lacunes à combler. Faux car Tolkien a passé 14 ans de sa vie au Seigneur des Anneaux, il a dit lui-même avoir simplifié au maximum le livre, sous entendu qu'on ne pouvait pas faire mieux. La dérive commerciale du film c'est autre chose, est-ce que Tolkien aurait aimé voir les personnages sur des boites de céréales ? D'avoir des petites figurine à leur éfigie ? Je ne le pense pas, son roman est l'antithèse même d'une oeuvre commerciale, contrairement au film. Jackson est tellement ancré dans cette idéologie libérale du "on prend tout et on transforme tout" qu'il ne peux pas penser autrement. Certaines choses ont été remplaçé uniquement dans ce but d'audimat, Arwen par exemple qui vient sauvé Frodon lors de la poursuite contre les Nazgûls. En plus on la voit apparaître lumineuse sans aucune raison, Glorfindel rayonnait parce qu'il est revenu d'Aman plus angélique, ce qui n'est pas le cas d'Arwen. De plus on veut donner une image new-agiste de Tolkien alors qu'il était fervent catholique (et un peu beaucoup traditionnaliste). Cette image là est meilleure pour le commerce, trop peu de gens (surtout en France) voudrait voir un récit d'inspiration mythologique et chrétienne ? L'oeuvre n'a pas été respectée mais le problème ce n'est pas tout à fait celui là : est-ce que Tolkien aurait voulu ce changement ? Tout porte à croire que non. Peter Jackson n'a compris que l'aventure mais pas l'oeuvre en elle-même, il a donc été incapable de la reproduire le plus fidèlement possible. A cela se rajoute sa prétention affichée de faire LE filme DE Tolkien ! Tar Baladur. |
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Bienvenue ici, Errant gris, et puissions-nous lire souvent de tels messages... Eru fasse que ta parole s'entende, dans la cacophonie qui habite parfois ce fuseau. |
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Merci pour ce message de bienvenu, que le soleil, Sylvae, sur tes pas repande sa clarté! ;-)) |
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Bienvenue à toi (encore une fois) errantgris! :-) Ben, en pleine période "starwarsienne" ;-) |
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Mes amis, je voudrais revenir sur mes interrogations et sur ma réflexion dont l’axe peut paraître encore nébuleux pour certains. Je vous prie de m'en excuser. Mais en tout premier lieu il me faut réagir au terme « contre attaque » évoqué plus haut. Ma réflexion ne porte qu’indirectement sur les films, elle ne porte pas d’avantage sur le respect de l’œuvre par PJ et/ou sur le regard que M. Tolkien aurait porté sur cette adaptation. D’où vient cette crainte ? Qu’aurions nous à perdre à l’être (ouvert) ? Rien ne justifie, je pense, une « guerre » qui nous pousse à nous « contre-attaquer » et encore une fois cela n’exclu pas l’expression de notre ressenti. Je peux tout à fait entendre avec respect que certains n’ont guère goûté les libertés prises par le réalisateur et que l’esprit des films était trop éloigné de celui des livres pour qu’on l’apprécie ! Comme je peux entendre avec autant de respect que d’autres y aient vu, avec bonheur, un hommage et une matérialisation cinématographique d’une partie de l’œuvre. Concernant la notion de SDA roman antithèse d’une œuvre commerciale voila qui pourrait donner lieu à un débat des plus intéressant. Amicalement l’errantgris. |
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Informer et avertir dans un but parfaitement divertissant et désinteressé (qu'a-t-on à y gagner ?) des mensonges de la trilogie jacksonienne, pour ensuite se faire taxer de vulgarité ordurière par des quidam qui ne lisent qu'une ligne sur trois de vos dissertations ne justifie certes pas les mésaventures cacophoniques... mais elle explique l'inévitable radicalisation progressive des propos. Mais je suis tout à fait d'accord, cher Errantgris, avec l'ensemble de ton analyse. Mais tu as raison : il n'y a pas de "danger" pour la "patrie". Tout celà, en fin de compte ne mérite pas tant de haine. Et contrairement à la réputation que se plaisent à nous coller certains de nos aimables contradicteurs, nous autres les "anti-PJ", nous sommes toujours ouverts au débat. Et notre impudente verve n'est pas une arme, mais un outil. I, en espérant te lire souvent. |
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Bienvenue à toi errantgris, Mais, après tout qui sommes nous pour prétendre mieux comprendre le livre que lui ? Personne, juste des passionnés qui ont pris du plaisir à lire Tolkien, chacune de ses oeuvres, à en discuter entre nous pour en affiner la compréhension, nous avons passé du temps à tenter de déchiffrer les intentions du professeur à travers ses lettres et ses notes... N'est ce pas cela qui a manqué à Peter Jackson ? Sa lecture, me semble-t-il est celle d'une personne qui n'a pas cherché à approfondir. Malheuseument, je crois que si l'on veux comprendre ce livre, il faut justement appronfondir, sinon cela peut mener à d'enormes contre-sens. Finalement la plus grosse erreur qu'ait fait Peter Jackson à mes yeux est en fin de compte d'avoir, comme beaucoup de gens d'ailleurs, sous-estimé Tolkien. Il en resté au premier niveau de lecture, à ce qu'il avait ressenti à la première lecture : une aventure pleine de rebondissements, avec des monstres fantastiques, un anneau qui rend ses possesseurs maléfiques, des chevaliers qui luttent contre le mal, de la traîtrise, de l'action, des batailles, des actes héroïques, de beaux et sages elfes. Puis-je vraiment le lui reprocher ? C'est aussi ce que j'avais compris la première fois que j'avais lu le Seigneur des Anneaux... Ce livre est plein de pièges et il est malheureuement tombé dedans, comme un élève de première qui n'aurait retenu que le coté rigolo des contes de Voltaire. Mais il n'est pas le seul, bon nombre de critiques ou de journalistes ont fait les mêmes erreurs, les mêmes contresens, et souvent même pires. Ce qui explique que tant de gens trouvent ce film "très fidèle". Pourtant il lui arrive parfois de nous peindre des instants qui tiennent d'une compréhension plus profonde, comme s'il savait intuitivement que c'était important mais sans parvenir à savoir à quoi les raccrocher. Il sont là, parsemés tout au long du film sans pouvoir retrouver leurs chemins, parfois déformés, mais se révèlant malgré eux contredits par d'autres moments beaucoup moins subtiles... |
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Je suis d'accord avec Idales pour le sentiment de gachis. Mais je pense que les plus anciens de ce forum sont beaucoup mieux placés pour comprendre l'oeuvre de Tolkien, Peter Jackson est au bas de la liste. Il n'a vu que l'aventure non pas le reste, c'est à dire l'oeuvre. Lorsque je disais contre-attaque je faisait référence à une réponse travaillée, réfléchis, argumentée, pas violente et truffée d'exemple. Pour moi la patrie me semble en danger, mais mon cas est assez difficile à expliquer. J'ai découvert Tolkien par l'intermédiaire de mon coach il y a cinq ans et je me suis réellement investit depuis les vacances d'été, j'ai vu les films mais ça ne m'a fait ni chaud ni froid. C'est en regardant de plus prêt que j'ai vu que Jackson avait modifié la vision de l'oeuvre, un peu comme de la propagande d'un régime totalitaire. Il a mal interprété l'oeuvre, et l'image qu'il en donne est très mauvaise pour la réalité. Tar Baladur. |
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Amis devons nous craindre un, improbable, lavage de cerveau qui annihilerait l’intellect des nouveaux lecteurs suite au visionnage des films de P.J.? En effet pour Idales son niveau de compréhension après sa première lecture n’était pas si différent de celui que semble manifester P.J dans ses films. Cela risque de vous interpeller, voir de vous faire rire peut être, mais si j’ai appelé ce faisceau : Mais ces films, mes amis, ne s’adressent (hélas ?) pas qu’à nous. Ils ont été aimé, plébiscité par un grand nombre de personnes. Qu’ont-ils aimé ? Oui une esquisse de SDA, une ouverture sur une œuvre que certains n’exploreront pas mais qu’importe ils y auront pris plaisir, j’accueilles avec bienveillance tous les autres qui nous rejoindrons. Cela (les films) n’a pas modifié mon regard sur l’œuvre de JRRT et ce n’était pas une attente de ma part, mais j’ai été parfois ému devant certaines scènes et même si ce SDA n’était pas Mon SDA j’y ai pris un certain plaisir qui s’est prolongé en voyant mes amis, ma famille, se mettre à la lecture. Voila pour ce soir, je suis sur que vous me pardonnerez volontiers ce petit « écart » concernant ma fille, je tenais à vous exprimer ma fierté de constater que la discussion ne s’envenime pas et que je la pense très constructive! Merci à tous ! L’errantgris. |
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Je crois que ce qui dérange surtout, c'est qu'il n'est pas été indiqué que ces films étaient une "libre interprétation du l'oeuvre de J.R.R. Tolkien". Cela aurait-il été fait, que nous nous serions probablement moins excités dessus... Non, le problème était que ces films ont essayés de se faire passés pour fidèles à l'oeuvre. Comment dès lors ne pas s'offusquer ? Nous étions d'une certaine manière "forcés" de considérer ça comme une adaptation fidèle, d'y regarder comme tel... et automatiquement être déçu, car ce n'est pas le cas... Au plaisir de te lire Stéphanie - qui va courir attraper son train... : |
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en fait pour moi la trilogie de PJ a le paradoxe d'être à la fois des formidables films d'aventures et des adaptations foireuses du livre de tolkien ... |
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Voyons … en y réfléchissant, n’est-il pas finalement cohérent de penser que puisque nous convenons tous que P.J. a très certainement une connaissance somme toute « primaire » de l’œuvre de Tolkien Je peux aussi tout à fait imaginer qu’il n’ai pas voulu faire volontairement un film en tout point fidèle au texte (plus que probable…) accentuant ou modifiant le caractère de certains protagonistes, dans un but qui reste discutable bien entendu, et modifiant l’histoire afin d’en faire des films plus rythmés par exemple. Je ne cherche pas à me faire le défenseur de P.J. que cela soit bien compris, j’ai moi-même eu de nombreuses interrogations pendant le visionnage ( mais pourquoi des elfes au gouffre … un Faramir qui doute… un Aragorn incertain… ?) Pour conclure ce matin je dirais ceci. Ne tenter pas de me convaincre de votre légitimité à critiquer les Films ! Je suis moi-même critique sur certains aspects de ceux-ci, mais mon questionnement porte sur nos motivations, sur ce que cela enclenche en nous et pourquoi j’ai l’impression que c’est parfois disproportionné. P.J. avait-il annoncé qu’il ferait un film pour les « fans » ? Et si c’est le cas peut être n’était-il tout simplement pas au même niveau d’attente que nous… Je crois qu’il voulait et à réaliser un (des) film(s) accessible et compréhensible pour tous. Amicalement l’errantgris des Monts plus que brumeux ce matin. |
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"Qu’en je lis : « P.J est un crétin et ceux qui le défendent également » je m’insurge. Non ne projetons pas sur d’autres nos propres frustrations !" Et réciproquement, sans doute, quand on lit "P.J. est un génie, et les puristes intégristes qui disent le contraire sont des crétins." Parce qu'on l'entend aussi, ça, au moins autant... Il ne faudrait pas l'oublier. La virulence occasionnelle des propos n'est pas que d'un seul côté ;) Mais tous crocs dehors, j'esquisse un large sourire: D'abord de voir le vocable "puristes intégristes" ainsi re-attribué (à une autre époque en Tolkienerie, il s'appliquait dans un contexte bien différent, comme quoi les "valeurs" suivent les modes -- Je pourrais détailler plus tard ce curieux ressenti). Ensuite, parque c'est naturellement humain et basique. On s'offusque des débordements à propos du film, mais il en a toujours été ainsi en Tolkienerie (les "injures" échangées sur le film n'ont rien à envier à celles qu'on peut lire en linguistes tolkieniens, par exemple.) "P.J. avait-il annoncé qu’il ferait un film pour les « fans » ?" Il l'a dit une fois (plus exactement que le film serait pour le grand public mais satisferait sans faute les fans les plus ardus)... Mais P.J. a dit beaucoup de choses et leur contraire, sans que cela ait une quelconque importance pour notre propos ici (= ses intentions n'ont pas à peser dans la balance, de mon humble avis). Didier. |
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« Et réciproquement, sans doute, quand on lit "P.J. est un génie, et les puristes intégristes qui disent le contraire sont des crétins. » La réciprocité ne fait, pour moi, pas de doute Hisweloke. Cela n’engage bien entendu que moi et l’héritage de Tolkien à mon encontre. L’errantgris. |
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j’estime qu’au contraire on peut s’en offusquer. (pardonnez moi...) |
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Je sais que c'est la première fois que je m'exprime sur le forum mais je trouve un peu injuste de dire que les films n'apportent rien de bon ,tout d'abord ils m'ont permis de découvrir Tolkien et son univers,car oui je fait parti de ses nombreux "nouveaux" lecteurs qui ont lu après avoir visionné le premier film,et si il m'a donné envie de le lire c'est tout simplement que le film m'a touché,je ne suis partisante pour personne et je trouve dommage que l'on démonnifie certain comme jackson ou ceux qui ont aimé ses films ou bien que l'on déifie tolkien pour son oeuvre car l'un comme l'autre ne sont que des êtres humains! |
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En tant que "féroce" partisan (et borné avec ça) du Jackson a mal fait, je n'ai jamais insulté personne, mis à part Jackson car c'est le seul qui le mérite. Taratylanhnem => la peinture n'a pas toujours été un art que l'on était libre d'interprété. Le mouvement académique (aux thèmes religieux, mythologiques, historiques, etc.), et le réalisme donnaient une représentation directe et réelle d'un thème. Ce n'est qu'avec les mouvements Impressionnistes, Expressionnistes, cubiste et abstrait que l'auteur a pu donner libre court à sa vision des choses. Mais on ne fait pas d'histoire de l'art ici. Attention ! Je ne dis pas que les films sont mauvais, je dis qu'ils ne remplissent pas la fonction que Jackson leur donne : la fidélité. Je cite Cela doit être le film de Tolkien et pas le notre. Laeglat => Tout à fait d'accord avec toi, ça n'est pas un film d'après l'oeuvre originale de JRR Tolkien mais un film inspirée de l'oeuvre de JRR Tolkien. Errant gris => Amis devons nous craindre un, improbable, lavage de cerveau qui annihilerait l’intellect des nouveaux lecteurs suite au visionnage des films de P.J.? Qui sommes nous pour en juger ? Je vais vous le dire. Nous sommes des gens du commun, analysant l'oeuvre de Tolkien dans son intégralité pour en comprendre les sens cachés. Nous passons à la loupe chaque conte jusqu'au plus insignifiant des mots, que ce soit dans le Seigneur des Anneaux ou dans le Livre des Contes Perdus. Il y a parmi nous des étudiants, des ingénieurs, des experts en droit internationnal ou des philologues. Le fait est que les Tolkiendili qui sont réellement investit dans la compréhension de Tolkien et qui ont une culture démesurée dans ce domaine peuvent posséder un regard critique dans ce domaine. Nous sommes tous différents et répartits aux quatre coins du monde, mais c'est ce qui fait notre poids contrairement à celui d'un réalisateur gras du bide et du portefeuille n'ayant pas cherché à appronfondir son analyse pour le projet qu'il avait. Tar Baladur. |
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Oups, je crois que j'ai fait une erreur au niveau de l'html. Désolé pour toutes les phrases en itallique. |
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Et bien, moi, je vais dans le même sens que l'Errant Gris, et je me permets de lui dire merci d'avoir abordé le sujet. Dire que les films "détruisent l'oeuvre" n'a aucun sens. Simplement parce que l'oeuvre de Tolkien c'est le livre, et pas le film. Et le livre, que je sache, reste inchangé. Par contre, ce que je vois de plus en plus, c'est qu'à force de vouloir "contrer" Jackson, on triture les phrases du livre pour parfois leur faire dire le contraire de ce qu'elles disent. Parfois pour des détails futiles tels la blondeur - ou non - de Thranduil. Mais parfois pour des choses plus importantes aussi. Quand je lis que dans le livre "Denethor aimait Faramir" euh... je dis moi qu'il l'aimait mais ne lui montrait pas parce que lui-même ne s'en rendait pas compte, et qu'une des raisons - une, pas la seule - de la folie de l'Intendant est qu'il ne s'en est rendu compte que quand il croyait qu'il était trop tard. Et si le Denethor du film est totalement bousillé à mes yeux, çà, çà y est. Je crois aussi que nous avons la fâcheuse manie de ne plus voir le SdA qu'en tenant compte non seulement du légendaire, non seulement des "Letters", mais également des nombreuses discussions et analyses de l'oeuvre qui sont les nôtres (et que j'apprécie plus que de raison). Nous devons admettre que nous avons perdu de vue ce qu'a été notre première lecture, notre lecture "basique" du SdA. Et ne pas oublier non plus que parmi les "anciens" lecteurs du livre, la plupart en sont resté à cette lecture-là. |
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Lambertine : "on triture les phrases du livre pour parfois leur faire dire le contraire de ce qu'elles disent. Parfois pour des détails futiles tels la blondeur - ou non - de Thranduil." ... Héhé, j'ai bien saisi cette allusion qui m'étais destinée :o) A part ça, nous commençons à tourner autour du pot, dans ce thread très interessant et étonnament cordial (rare dans cette partie du forum, et d'autant plus appréciable) I. |
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Je t’arrête de suite Isengar, n’y voit aucune volonté malveillante de ma part, mais j’ai souhaité lancer une réflexion sur nos motivations à réagir souvent vertement pour ou contre ses films et notre perception à posteriori de ses motivations, mais surtout comprendre ce qui nous pousse, passionnés de la même œuvre et de son profond sens moral, à nous entredéchirer. Amicalement l’errantgris. |
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"Il est dans la nature de l'homme de haïr celui qui l'a offensé." |
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Et selon toi, cher Errantgris, la mise en pâture du Seigneur des Anneaux à des interêts bassement mercantiles et la tromperie organisée à l'échelle planétaire aux dépends des admirateurs de Tolkien (et même ceux de la trilogie de Jackson qui se font avoir par centaines de millier...), selon toi donc, ce scandale n'a pas de rapport avec la radicalisation des avis ? Sauf ton respect, je pense exactement le contraire. Et aux côtés des erreurs et des mensonges interprétatifs de l'équipe des films, cette arnaque commerciale et intellectuelle est un pivot fondamental de tout ce qui exaspère bon nombre d'entre nous-autres, les tolkieno-intégristes... I. |
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Maglor, "tes" propos illustrent avec justesse la nature de l'homme, les "miens" une vocation au changement et à l'évolution (vers le haut, le mieux?) de cette nature. l'errantgris. |
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" jete les pierres de ton orgeuil dans le tumulte du fleuve afin que le demon qui rampe ne puisse trouver tes portes." le silmarillion Puisse ses mots resonner en nous... L'errantgris. |
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Ainsi il s’agirait donc de Se défendre, de répondre aux attaques ! Dans ce schéma de pensée c’est bien de nous même dont il s’agit et de l’autre dont il faut se défendre. Le rapport avec une œuvre quelconque à défendre me semble bien lointain, si il existe encore. Quand nous sommes persuadés d’avoir « raison » quels obscurs désirs nous poussent à vouloir nous imposer aux autres ? Il est reconnu qu’une certaine « autorité » est indispensable pour que chacun puisse vivre et se réaliser au sein d’un groupe d’individu. Concernant tes propos , Isengar, ta démarche semble être clairement de dénoncer. L’errantgris. |
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Le présent débat me semble par ailleurs bien tourner en rond ... Une oeuvre qui tient à coeur à plusieurs personnes a été selon certaines de ces personnes dénaturée, en plus par quelqu'un / une équipe / tout ce que vous voudrez qui nie(nt) cette "dénaturation". La réaction des personnes susmentionnées me semble donc tout à fait normale. Maintenant, le degré de réaction peut être fort différent, j'en conviens, mais il me semble qu'il s'agit là d'une question de savoir-vivre et d'éducation; et bien souvent, puisqu'il semble vraiment nécessaire de le préciser, d'humour et/ou de provocation. Faut pas toujours aller chercher la petite bête là où elle n'est pas :-) |
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Le débat, selon certains, semblant tourner en rond, le moment me semble opportun de faire le point. Hors donc quel constat tirer à ce jour. L’errantgris qui devrait errer prochainement est être donc moins présent.Mes Amitiés. |
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Bonjour, je suis une petite nouvelle (nouvelle inscrite mais qui consulte le forum depuis un ptit moment), et je voulais faire part de mon étonnemment quant aux critiques opposées aux films de Peter Jackson et plus précisément sur le fond. Neithan (qui n'a pas fait avancer le débat d'un pouce, et qui malgré tout se souvient douloureusement de sa montée de panique quand sa voisine de gauche - qui n'avait pas lu le livre - lui a demandé de lui expliquer la présence d'Haldir au Gouffre de Helm.) |
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J'avoues un certain plaisir à la lecture de ce post en rapport avec certains plus enflammés. Je rejoint plus alors l'appaisante Idales sur cette FRUSTRATION presque enervante que j'ai pu éprouver (doublé par mon désir de voir comment Gimli serait pauvrement adapté lui même ...) Et nous voilà FRUSTRES doublement en arrivant ici et en nous heurtant encore les uns aux autres jamais satisfaits, jamais insatisfaits ... PASSIONNES donc ... Stéphane Grignon |
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Autant dire que c'est rès agréable de lire Errant gris... J'ai donc lu tous ces posts, et c'est avec une certaine satisfaction que j'ai constater que (encore une fois) vous vouliez tous comparer "l'incomparable" ... Pour faire simpliste, en vous lisant, on croirait que la littérature et le cinéma entretiennent des rapports... Mais le cinéma, c'est l'industrie de l'image et de la subjectivité, et la littérature c'est l'évasion pure et simple... Sur ce point là, vous avez tous affirmer ce fait (avec plus ou moins de diplomatie :p) Mais alors pourquoi continuer à critiquer/défendre ces films ? PJ à donné SA vision. Point. Vous avez lu les livres et les avez beaucoup mieux compris, ce qui ets tout à votre honneur... PJ a t-il changé votre vision du roman ? Si oui, c'est là qu'il faudrait s'inquièter... Mais je suppose que non, et de ce fait, ce débat livre/film devrait s'arrêter là... Voilà ! Dodong' |
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Je tiens à signaler que nous ne sommes pas là pour philosopher sur la nature humaine, ce qui nous pousse ou pas à être pro ou anti Jackson. Ce forum est une "confrontation" de divers personnes ayant des arguments valables et nous les échangeons pour convaincre l'autre. Et nous n'avons pas notre Seigneur des Anneaux mais un seul, celui que Tolkien a conçu et qu'il nous a fait découvrir, celui que nous nous efforçons de découvrir. Nous ne sommes pas libre d'interprêter ce que nous lisons, il n'y a qu'une seule idée c'est celle de Tolkien, les notres ne sont que des chimères. Nous devons voir cela du point de vue de l'auteur. Et nous ne sommes pas là pour dire c'est bien ou pas bien le film, moi même je l'ai adoré, mais il n'est pas fidèle comme le prétend Jackson, là est le débat. Et ne dîtes pas que le film et le livre sont deux choses différentes. Peut-être cela est-il vrai dans le fond, mais ceux qui l'ont réalisé (Jackson et les deux scénaristes) affichent ouvertement, je cite, que ce film est le filme de Tolkien et pas le notre. Cette trilogie a été construit dans l'idée d'adapter le livre. Si on suit ce point de vue, l'oeuvre d'Hitler c'est le Mein Kampf et non pas l'holocauste (j'exagère bien sûr, à ne pas prendre trop au sérieux cette compraraison SVP). Par contre Lambertine m'as ouvert les yeux sur un point les films n'ont pas détruit le livre mais Jackson n'a pas tenu son pari de fidélité qu'il prône. Ce qui choque est la légende devint un mythe, n'importe quoi, un mythe est un commencement ! Je suis forcé de constater qu'aucune recherche sur les valeurs de Tolkien, ses croyances, ses idéaux, son inspiration et le sens caché de l'oeuvre n'a été réalisée. Encore une chose pour Caym mis à part que je répète la GRANDE ERREUR DE JACKSON : Il a prétendu être fidèle au livre, voilà pourquoi nous pouvons lui faire des reproches. Quiconque (comme PJ) n'a pas examiné profondément et longuement l'oeuvre de Tolkien n'est capable de juger si son interprétation est la bonne. Je ne dis pas que le film est mauvais, mais que la prétention de Jackson ne coincide pas avec le résultat, en cela je suis persuadé avoir raison (comme d'habitude :-). Jackson ne pouvait pas réussir du fait de sa négligeance de travail sur l'oeuvre, et le fait qu'il est justement limité au temps et surtout au bénéfice. Si il avait admis ne pas avoir réussit à le faire, le débat n'aurais pas eut lieu. |
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Tar Baladur, je suis tout à fait d'accord en ce qui concerne PJ, mais quand tu dis que "Nous ne sommes pas libre d'interprêter ce que nous lisons, il n'y a qu'une seule idée c'est celle de Tolkien, les notres ne sont que des chimères. Nous devons voir cela du point de vue de l'auteur.", là je m'y oppose... Le prend surtout pas mal, mais c'est comme ça qu'une dictature fonctionne. C'est de la littérature, et de ce principe là, chacun est libre d'interpréter ce qu'il lis, y compris le SdA... Et je doute que Tolkine avait ta "vision" en écrivant son oeuvre, sinon, pourquoi la publier ? Donc voilà, c'était juste une petite parenthèse que je referme aussitôt... :p Dodong' |
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j'aimerais juste parler de deux points: Nous sommes des passionnés de Tolkien, détenteur d’un savoir qui dépasse la simple lecture du (des) livre(s). Que demandons nous aux autres (à P.J.) ? Je crois que cette demande est légitime. Un réalisateur et deux autres scénaristes qui prétendent être de grands fans de JRR Tolkien et qui le relisent régulièrement LoTR ont décidé de faire cette adaptation. Peut être que ma lecture de l’œuvre de JRRT et de son message de tolérance, respect, sacrifice et abnégation Justement, retrouve t on les valeurs de l'oeuvre de Tolkien dans cette adaptation? Que faut il penser du moment où Gandalf pousse Denethor dans le feu et le regarde mourrir froidement? De l'absence des scènes où Sam a éprouvé de la pitié pour Gollum? De l'absence du pardon de Frodo envers Gollum? (ATTENTION SPOILERS!!!) Que faut il penser du coup de colère d'Aragorn qui le pousse à décapiter la Bouche de Sauron qui n'était qu'un porte parole? Et du personnage Legolas qui tue tous ceux qu'il voit comme le chef pirate ou Grima alors qu'il n'était pas en danger? A présent, est ce qu'on n'est pas en droit de protester et de crier "au mensonge" quand la grande majorité presse prétende que cette adaptation est très fidèle au texte de Tolkien? Pour le reste, je rejoins tout à fait aux paroles de Dior. |
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Ayant introduit le sujet, peut être est il de mon ressort d’y amener une conclusion. Avant cela je voudrais témoigner de mon étonnement devant de si nombreuses tentatives de justification. J’ai voulu (et je reconnais là mon échec) écarter tout jugement de ma part et toute notion partisane. Je n’ai pas été suffisamment clair pour me faire comprendre. C’est en écoutant une chanson intitulée : Si j’étais Moi, que l’inspiration met venu pour mettre en lumière ce qui me semble être mes motivations profondes à être intervenu sur le forum Les Films. Je pense que toutes les opinions sont légitimes, que l’on peut tout (se) dire, pour peu que l’on fasse attention à ce que j’appelle les « Pièges de la communication ». Une discussion s’intensifie fréquemment (dans un débat passionné comme celui qui nous occupe) jusqu’au moment ou les usagers ne discutent plus du sujet lui-même mais réagissent plutôt à l’énergie engendrée par la discussion. Certains pièges consiste alors à penser pour l’autre « je sais ce que vous pensez… » Je n’ai pas la prétention, ni le talent, de vous faire une liste exhaustive de tous les pièges. La communication constructive permet à l’intervenant d’exprimer clairement et simplement SES sentiments et SES souhaits et/ou regrets. Nous devons clarifier ce que Nous RESSENTONS par rapport à ce que nous observons et faire la distinction avec ce que nous PENSONS. Exemple d’expression de sentiment « je suis vraiment en colère à propos de l’adaptation…» et « l’incompétence de P.J va me faire exploser… » qui est une pensée. Pour terminer je dirais qu’il faut être responsable de nos sentiments. Il est très facile de négliger ce qui se passe en nous et ce qui ce sui nous pousse à nous sentir de telle ou telle façon. Nos paroles auraient trop tendance à laisser entendre que nos sentiments sont la conséquence des actions d’un autre : En conclusion je dirais que tout, donc, peut être dit et entendu à la fois. Il suffit parfois d’une simple petite gymnastique intellectuelle et émotionnelle qui nous permettrait de nous exprimer avec empathie sans renier ses convictions et surtout en parlant de Soi. Voila point final à mon intervention j’ignore si elle était « à propos », je laisse cela à votre appréciation.. Avec tout mon respect L’errantgris. PS: j'ai délibérement pris en exemple des propos "anti P.J." parce qu'ils "parleront" d'avantage à ceux qui ont animé avec moi ce fusceau. |
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Et ben... S'il eût pu me rester une once, une rognure d'envie de regarder la version rallongée de ce *%=0 de dernier tiers-film, là, les avant-goûts auraient achevés de me couper la chique. Mais là n'est pas le lieu de s'insurger... Je garde donc mon indignation profonde pour moi :( . Tar Baladur : Et nous n'avons pas notre Seigneur des Anneaux mais un seul, celui que Tolkien a conçu et qu'il nous a fait découvrir, celui que nous nous efforçons de découvrir. Nous ne sommes pas libre d'interprêter ce que nous lisons, il n'y a qu'une seule idée c'est celle de Tolkien, les notres ne sont que des chimères. Nous devons voir cela du point de vue de l'auteur. De simple passage... Stéphanie - ô Aragorn, ô Legolas, quelle infâmie menace encore l'image mentale qu'auront de vous des mirants des films ??? ***soupir*** |
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Errantgris, je ne suis pas certain de saisir ta phrase: Légitime dans quel sens? Dans le dernier cas, je ne suis pas d'accord si l'opinion quand cette opinion engage autre chose que les sentiments. Je ne suis pas en train de dire qu'il n'y a qu'une interprétation possible d'un texte mais dans notre cas, on peut quand même dégager quelques valeurs morales de LotR: Espérance, pitié, pardon, don de soi. Ensuite, si les discussions tournent aux engueulades, on peut biensûr le déplorer mais pour moi, c'est un autre problème: on peut se disputer à propos de n'importe quoi de toutes façons. En fait, peut être que je me trompe sur ton propos, Errantgris, mais bien que tu t'en défends, j'ai l'impression que tu jettes la pierre sur ceux qui protestent contre certaines idées reçues à propos de l'adaptation car certaines discussions tournent mal. |
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Je reconnais y être aller un peu très beaucoup extrêmement fort au niveau de l'interprétation du livre. Mais il faut reconnaître que les études poussées reposent sur des explications plausibles qui se rapprochent de celles de l'auteur. Je reconnais aussi que cette affirmation est fausse, notre interprétation doit se rapprocher du point de vue de l'auteur, ceci est plus juste. Toutefois Errant Gris, ce sujet est quelque peu éloigné de celui auquel nous sommes censer débattre. J'ai comme l'impression (ce qui n'engage que moi) d'avoir été un rat de laboratoire dans un labyrinthe psychologique :-( Tar Baladur. |
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Hum… voyons, comment le dire. Concernant ta conclusion : « j’ai l’impression que tu jettes la pierre à ceux protestent contre certaines idées reçues … » En vérité les films, l’adaptation, ou la pseudo adaptation, bref tous ceux qui a déjà était dis la dessus n’occupe pas mon esprit. (Réponse interprétative qui se base sur un questionnement interprétatif). Bonne nuit !! |
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Rebeca: Rebeca, je me suis sans doute mal fait comprendre. :-(( Pourquoi l'accusation d'élitisme revient toujours quand on remet en cause une interprétation du livre? Toutes les interprétations sont bonnes? Comme celle de Smadja par ex? Si on remet les propos de Smadja à leurs places, est on élitiste? Cordialement :-) |
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Cher Vincent, On ne peut pas connaître une oeuvre en en lisant ou en en assimilant une autre. Le SdA de Tolkien est le SdA de Tolkien, le SdA de Jackson est le SdA de Jackson, basé sur Tolkien, ce qui est différent. Comme on ne peut pas juger de l'oeuvre de Proust en se basant sur le film (de je ne sais plus qui) ou Jeremy Irons joue Swann. J'admets que c'est une dérive - mais je ne dirai même pas contemporaine, une dérive tout court - de "croire" connaître une oeuvre en n'y ayant été confronté qu'à travers l'interprétation d'un autre. Que cet autre soit un cinéaste, un conteur de village ou un professeur de littérature (euh... je ne te vise pas, hein, mais je ne connaîtrai jamais Proust si je ne me base que sur Vincent Ferré sans lire A la Recherche du Temps Perdu). Et pourtant, "tout le monde" croit connaître Les Trois Mousquetaires et Les Misérables, alors que, si 5% de la population les ont lus... C'est vrai que la pub autour du film peut agacer. Mais il ne faut pas plus juger le film à partir de la pub que le livre à partir du film. La pub, elle sera oubliée dans quinze jours, remplacée par la pub pour autre chose. Et que des gamines jouent avec des poupées "Arwen"... et bien je gage que certaines le faisaient déjà avant les films, à la lumière de ce que leur racontaient leurs mères... et à travers la vision que leurs mères avaient de l'oeuvre. Quant au fait que le film apporte un "filtre".... mais nous avons tous nos filtres et notre personnalité. Le "filtre" d'un catholique convaincu ne sera pas le même que celui d'une miltante révolutionnaire. Et je crois que celui "imposé" par PJ ne le sera qu'au niveau d'une lecture superficielle et tombera après un simple début d'approfondissement, par lequel le lecteur arrivera à "sa" vision de l'oeuvre, à travers "ses" filtres et sa personnalité. |
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chère lambertine :-) je crois que nous ne parlons pas de la même chose ! je ne dis pas qu'il faut se dispenser de lire parce qu'on aurait vu le film ! (me suis-je mal exprimé à ce point ?) sinon, je ferais un autre métier... et je n'écrirais pas sur Tolkien. >On ne peut pas connaître une oeuvre en en lisant ou en en assimilant une autre. >Le SdA de Tolkien est le SdA de Tolkien, le SdA de Jackson est le SdA de Jackson, basé sur Tolkien, ce qui est différent. pour toi, pour moi , pour nous, oui ; mais pour le public qui ne connaît pas Tolkien , certainement pas. la preuve : les journalistes. > Comme on ne peut pas juger de l'oeuvre de Proust en se basant sur le film (de je ne sais plus qui) ou Jeremy Irons joue Swann. >Mais il ne faut pas plus juger le film à partir de la pub que le livre à partir du film. mais, encore une fois, ce n'est pas du tout ce qui m'intéresse, et ce que j'ai (/je crois avoir ) écrit dans mon post précédent. >Quant au fait que le film apporte un "filtre".... mais nous avons tous nos filtres et notre personnalité. mon post portait sur ce rapport, Lambertine ; ce n'était pas uen attaque contre PJackson ni une incitation à ne pas lire... Vincent :-9 (perplexe) |
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Stalker: "Nous sommes des passionnés de Tolkien, détenteur d’un savoir qui dépasse la simple lecture du (des) livre(s). Que demandons nous aux autres (à P.J.) ? Pas d'accord, là... déjà parmi nous "qui possédons le savoir", ce savoir se situe dans de différents domaines... où devrions-nous tous passer par l'étude du quenya ou du système politique de tel peuple pour pouvoir dire que nous avons une vue acceptable de l'oeuvre de Tolkien? |
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Rebeca: Je voulais juste dire qu'une personne qui voudrait adapter un livre devrait se renseigner minutieusement. |
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Je sais que tu citais, mais je répondais au fait que tu trouvais cette attente légitime... je suis d'accord avec le fait que la personne devrait se renseigner, mais j'ai du mal avec le fait que certaines personnes pensent détenir la seule vision valable de l'oeuvre de Tolkien sur la base de leur façon de se renseigner... |
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Errant Gris => Je le répète encore une fois nous ne sommes pas là pour trouver la définition "d'interprétation". Quant à notre interpétation du livre, je voulais dire que notre interprétation doit rejoindre la façon de pensée de l'auteur. Par exemple nous n'avons pas le droit de dire que le Seigneur des Anneaux est un récit new-age parce qu'on le sent comme ça. Nous sommes des passionnés de Tolkien, détenteur d’un savoir qui dépasse la simple lecture du (des) livre(s). Que demandons nous aux autres (à P.J.) ? D’acquérir le même savoir. Tar Baladur. |
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bonjour à tous, non, absolument pas. nous regrettons qu'il n'ait pas su ne pas réduire la richesse du sens d'une belle oeuvre ("ambivalente", comme tu dis ; dit souvent "polysémique") littéraire, à un message simpliste, qui ne permet pas de débat sur son interprétation. >En effet pour Idales son niveau de compréhension après sa première lecture n’était pas si différent de celui que semble manifester P.J dans ses films. mais sa deuxième lecture et les suivantes l'amèneront sans doute à lire différemment, à ne pas sauter les mêmes passages (comme disait un célèbre lecteur de Proust), et à en retenir une "lecture" (une interprétation) différente. lambertine dodongo que l'image s'impose de manière directe, massive, difficile à éviter, et en particulier chez les spectateurs jeunes, écrasant par avance les représentations que lecteur aurait pu former dans son esprit... je crois que la réponse est claire, Dodongo, et qu'il y a effectivement de quoi s'inquiéter ! amicalement |
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Il n'est pas je crois question de jeter la pierre contre "ceux qui protestent", mais plutôt contre une certaine façon de protester. Disons que, souvent, je trouve cette façon agressive - même si parfois drôle - de protester non seulement peu constructive mais surtout peu convaincante : une personne qui se sent agressée aura tendance à se braquer encore plus, à ne pas prendre en compte ce que l'autre dit. Et ainsi se forment des camps "pro" et "anti" alors que sur le fonds nos opinions sont quasi identiques. Quant à savoir si l'analyse du livre "doit" rejoindre les idées de l'auteur... elles sont dans le livre, les idées de l'auteur ! Dans le livre avant tout. Et c'est une question de sensibilité personnelle si on perçoit plus telle ou telle idée qu'une autre. |
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:-o Lambertine, il ne faut pas oublier la prétention de Jackson d'avoir parfaitement à réalisé le filme de Tolkien, c'est en cela que nous avons le droit de critiquer (positivement ou non) cet échec incontestable. Je suis navré d'avoouer que pour faire ce film il fallait une interprétation acceptable, comme pour le juger. Et pour cela il faut étudier à fond l'oeuvre et l'écrivain, ce que n'a pas fait Jackson, incontestablement. T. Baladur |
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Je n'ai pas dit, loin de là, que tu incitais à ne pas lire (c'est plutôt le contraire...). Je pense, disons, simplement, et sans mépris ni pour le public, ni pour les écrivains quels qu'ils soient (et ceux qui sont cités dans mon posts précédents ne sont pas des moicres, Tolkien compris)que pour la majorité des gens, le contact avec une oeuvre quelle qu'elle soit, et quel qu'en soit le support, sera le plus souvent superficiel. Que cette oeuvre restera pour lui une histoire parmi tant d'autres. Honnêtement, non seulement avant la sortie des films, mais même maintenant (et les gens de mon entourage ne sont pas des barbares incultes, mais des gens instruits et qui lisent beaucoup), Tolkien reste un auteur non seulement méconnu, mais inconnu, tout comme Proust est dans la tête des gens une barbe esthétisante dont ils n'essaieront même pas de s'approcher, ou Balzac un écrivain "scolaire et obligatoire". Journalistes ou pas, le public de base se fiche royalement de Tolkien (je pourrais mettre n'importe quel nom à la place), du respect de l'oeuvre et des réactions des "fans" ou des spécialistes. Quant à la "force" des images, je crois que c'est avant tout une question de sensibilité personnelle. Je ne peux parler que pour moi. Je n'ai pas une vision "imagée" des livres à la lecture. Plutôt une "sensation" des personnages. Je ne peux donc pas dire que, visuellement, ni les films de Jackson, ni les peintures de Nasmith, ni que quelque vision matérielle que ce soit pollue la mienne, puisque je n'en ai pas. Mais je ne peux parler que pour moi... Quand au point de vue de lJackson sur l'histoire, encore une fois, je ne peux parler que pour moi, mais s'il n'est - ô combien - pas le mien, il n'est pas plus différent du mien que celui de nombreux forumistes. Et je crois - je ne suis pourtant pas optimiste - que si une personne s'intéresse suffisemment à Tolkien pour qu'il devienne pour elle autre chose qu'un auteur parmi d'autres, elle aussi dépassera la vision de Jackson qui ne deviendra à son tour qu'une vision parmi d'autres. |
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"que l'image s'impose de manière directe, massive, difficile à éviter, et en particulier chez les spectateurs jeunes, écrasant par avance les représentations que lecteur aurait pu former dans son esprit... je crois que la réponse est claire, Dodongo, et qu'il y a effectivement de quoi s'inquiéter !" Personnellement, je ne suis qu'à moitié d'accord avec cette affirmation, je pense que les spectateurs/lecteurs sont capables de faire la part des choses. Il ne faut pas non plus sous-estimer les autres juste parcequ'ils n'ont pas eu l'occasion de lire le livre avant la sortie des films. Il m'est parfois arrivée à moi-même d'entamer la lecture d'une œuvre après avoir visionné l'adaptation qui en était tirée... hé bien pour Minority Report par exemple, j'ai totalement dissocié les deux, dans ma tête le héros était bedonnant comme décrit dans la nouvelle, et le sens même m'a semblé très différent. Là où ça peut effectivement devenir dangereux, et que je te rejoins ainsi que Lambertine, c'est lorsque les spectateurs ne prennent plus la peine de lire le livre, pensant déjà connaître l'histoire. Cela peut comporter un danger : lorsqu'un grand nombre de classiques auront été mis en images, prendrons-nous encore la peine de les lire ? La lecture est une activité qui prend du temps... et de plus en plus on considère que "le temps c'est de l'argent". Pourquoi perdre 20 heures de son précieux temps à lire alors que l'on peut connaître l'"histoire" en restant 2 heures dans une salle de cinéma ? Le deuxième danger, est aussi, comme tu l'as fait remarquer, pour le public jeune. Mais personnellement, je ne pense pas au public 13/18 ans du Seigneur des Anneaux, à cet âge il me semble en effet qu'on a plutôt tendance à avoir l'esprit très critique. Je pense davantage au plus petits, ceux à qui leurs parents n'auront "pas eu le temps" de raconter des contes de fées, et qui auront été gavés de la morale bien pensante des dessins animés de Disney en lieu et place de Grimm, Perrault ou d'Andersen. Je ressens un profond malaise lorsque des enfants me disent que la Petite Sirène est rousse, porte le nom d'une marque de lessive et s'est mariée avec le prince, ce qui est un contresens total... Parceque j'ai l'impression que notre patrimoine imaginaire est en train de se perdre, et je ressens exactement la même haine pour Disney que celle par exemple, que peut ressentir ISENGAR pour New Line. Enfin, je crois qu'un autre danger éventuel du film peut venir, non pas chez ceux qui lisent le livre après le film, mais justement ceux qui l'ont lu avant. Je m'explique : un spectateur du film qui lit le livre après va nécessairement corriger sa vision et les approximations de PJ en lisant. Il va, pardonnez moi l'expression, se reformatter. Tandis qu'au contraire, une personne qui aura déjà lu le livre depuis longtemps ne sentira pas forcément le besoin de le relire après le film. Et le danger c'est que les souvenirs du film et ceux du livre se mélangent, et franchement ça m'est déjà arrivé quelques fois... j'aurais parié que certains élements étaient bien dans les œuvres de Tolkien et après recherches j'ai constaté que c'était uniquement dans les films. Cela n'arrive que pour des petits détails mais enfin, ce n'est pas très agréable de voir ses souvenirs ainsi contaminés :-) |
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Au sujet de l'impact sur les "jeunes spectateurs" : juste une bête remarque : la plupart des "jeunes" intervenants du forum sont parmi les plus critiques à l'égard des films... Sinon, en ce qui concerne la "Disneyisation" des contes, je crois que cette disneyisation, cette édulcoration, se nonsensisme qui fait croire aux enfants que la Petite Sirène épouse le Prince, que Esméralda épouse Phebus sous les yeux ravis de Quasimodo et qu'Hamlet finit Roi de Danemark dans les bras d'Ophélie ( euh... c'est Simba, Nala et la jungle, pardon...) elle ne date pas de Disney. Elle est le fruit de l'infantilisation des contes qui existait bien avant (et qui était déjà "dénoncée" dans Faerie) et de cette idée qui veut que les enfants doivent être protégés et seraient traumatisés par une "End" qui ne serait pas "Happy". Je n'ai jamais vu de "Petit Chaperon Rouge" Disney, mais dans tous les livres (et sur tous les disques d'histoires) de mon enfance, les chasseurs arrivaient à temps pour sauver la petite fille - et accessoirement retiraient la grand mère vivante du ventre de la bête. Je n'ai "connu" la vraie fin que passé vingt ans... |
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Coucou, C'est toujours quand il me reste 2 minutes au Net Cafe que je tombe sur les bons fuseaux... En gros, je suis d'accord avec Errant gris. Personnellement, les films sont surtout du domaine du divertissement, meme si il y a des aspects qui font mal par ou il passent. Et l'essentiel est, en effet Lambertine, dans le livre. Que ceux qui veulent approfondir Tolkien apres le film lisent le livre. Mais au moins PJ aura permis a des gens qui ont le genre en horreur (je prend ma soeur en exemple) de le decouvrir et d'en avoir une perception plus nuancee. Argh! C'est pas clair, mais l'ecran va s'eteindre... |
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>sont capables de faire la part des choses. Il ne faut pas non plus sous-estimer les autres juste parcequ'ils n'ont pas eu l'occasion de lire le livre avant la sortie des films. dans mon post, il ne s'agissait pas de mépris envers les personnes qui n'ont pas lu le livre... >N'oublions pas que la littérature elle aussi possède de puissants outils permettant de se créer des images ... ni de nier que la littérature crée des "images". > public 13/18 ans du Seigneur des Anneaux, à cet âge il me semble en effet qu'on a plutôt tendance à avoir l'esprit très critique réaction optimiste/pessimiste : tant mieux ! / si seulement ... :-) l'attitude critique face aux images n'est pas innée, mais est une question de formation, d'éducation. ou alors tout ce que j'ai lu sur le sujet est erroné ? bon, je crois que je vais m'en tenir là ! amicalement |
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Qu'est-ce que tu ne me fais pas faire, Vincent, je m'étais pourtant juré de ne pas intervenir; mais que veux-tu...je suis faible ;-) Je ne peux que répéter les paroles de Gracq déjà citées dans un fuseau de cette section. « La transcription cinématographique d’un roman impose brutalement au lecteur, et même à l’auteur, les incarnations pourtant très largement arbitraires qu’elle a choisie pour chacun des personnages ; ce n’est qu’avec le temps que le texte éliminera les visages trop précis que le film surimpose, et qui ne sont pas de sa substance. Comme elles sont fragiles, les défenses que la fiction écrite oppose à ces images substituées qui la violent – et combien leur résistance, pour s’organiser, a besoin, d’abord, très largement, de céder du terrain ! Les droits de l’image cinématographique, par rapport au texte littéraire, sont à peu près ceux que la présence « qui ne laisse jamais proscrire ses droits immenses » exerce dans la vie aux dépens des irréels à la fois flous et tenaces que sont l’anticipation, le regret et le souvenir. Puis, une fois que le film s’est absenté, le peuple des mots, peu à peu, comme le travail d'une fourmilière, revient ronger et digérer les images péremptoires et périssables qui l’offusquaient. je me souviens d’avoir vu au cinéma Le Rouge et le Noir et La Chartreuse de Parme. Dans les deux adaptations jouait Gérard Philippe, et, pendant quelques semaines, bon gré mal gré, en dépit du génie stendhalien et de la médiocrité des films, son image vint se superposer au texte, inexpulsable. Puis une séparation peu à peu s’opéra ; il m’arrive encore à l’occasion, distraitement, d’évoquer Gérard Philippe « dans La Chartreuse », mais je ne le vois plus que comme un jockey démonté qui tient en mains devant les balances, emblématiquement et une peu dérisoires, ses étriers et sa selle. Le livre s’est écoulé en lui, et libre, il galope bien loin. » Ce n’est que « peu à peu » que la « séparation » s’opère ; derrière ce « peu à peu », il faut comprendre l’effort et le travail d’une lecture répétée et nécessaire pour reconstruire ce que l’image a si facilement abîmé. Mais bien peu sont les personnes capables, seules, d’un tel travail : la vie est courte et les images viennent à nous alors que nous devons aller vers les livres. La lutte — car il s’agit bien d’une lutte pour retrouver sa capacité à imaginer, une lutte pour le recouvrement — est longue et toute l’aide nécessaire pour nous encourager à l’entreprendre est bienvenue. |
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Ah, et j'oubliais, je voudrais évoquer un problème fondamental, celui des versions salle/DVD. Un authentique scandale qu'on ne devrait jamais se lasser de dénoncer!!;-) |
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lol V |
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Vincent je ne partage pas tes inquiétudes. Je ne me suis pas, jusqu'à présent, exprimé personnellement sur ce que m’ont inspiré les films. A chaud j’ai éprouvé un plaisir que je qualifierais de primaire, une petite jouissance à pouvoir fouler la terre du milieu, à pouvoir chevaucher auprès des Rohirrim… Pas de béatitude toutefois et de nombreuses interrogations surgirent dans mon esprit sur les choix du réalisateur et sur le rapport finalement lointain des films avec l’œuvre de Tolkien. La première (et seule ?) donnée objectivable, au jour d’aujourd’hui, concernant l’impact des films c’est la ruée vers les livres ! A trop rechercher la signification des textes n’avons-nous pas perdu de vue ce qu’il déclenchait en nous ? Moi je n’ai pas perdu la foi, je dirais même que je me sens plein d’optimisme et je reprendrais pour conclure une phrase qui sonnait comme un avertissement dans mon introduction à ce faisceau : Hélas parfois plus on connaît et moins on éprouve. L’errantgris qui n’a de talent que pour susciter les interrogations mais pas pour y répondre. |
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C’est avec un plaisir tout particulier que je constate qu’il est possible de débattre à présent. En aparté L’errantgris. |
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">sont capables de faire la part des choses. Il ne faut pas non plus sous-estimer les autres juste parcequ'ils n'ont pas eu l'occasion de lire le livre avant la sortie des films. dans mon post, il ne s'agissait pas de mépris envers les personnes qui n'ont pas lu le livre..." Hum, désolée Vincent, je me suis sans doute mal exprimée, je ne voulais absolument pas dire que tu méprisais les personnes qui n'ont pas lu le livre, je suis navrée que tu aies interpreté ma phrase ainsi, ce n'était pas mon intention. Ce que je voulais dire c'est que l'on peut s'imaginer que les personnes n'ayant pas lu le livre sont plus vulnérables aux images imposées par le film, mais que personnellement, je ne pense pas que ce soit le cas car j'en ai fait l'expérience à plusieurs reprises concernant d'autres adaptations... je n'essayais qu'en tout début de lecture de faire coincider le film et le livre, mais au fur et à mesure des variantes et des descriptions les visions du film s'effaçaient et je me récréais ma propre vision.
Certes, mais une image, perçue par nos sens ne se distingue de l'image forgée par notre esprit qu'à l'instant même ou elle est perçue. Une fois la sensation elle-même passée, il ne nous reste finalement qu'un souvenir de cette image. Le souvenir d'une image est aussi, en quelque sorte une image mentale, puisque l'on ne se souvient jamais exactement de ce que l'on a perçu, et notre esprit la recrée. Une image-souvenir et une image forgée par l'imaginaire ne sont finalement pas si éloignées, il me semble. Je ne vois donc pas pourquoi l'une aurait plus de force que l'autre (mais il est possible que je m'égare totalement). Enfin, je souhaitais répondre brièvement à la réflexion d'Errantgris : "Hélas parfois plus on connaît et moins on éprouve."
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Je pense, au contraire, que nous sommes entierement en accord IDALES. l'errantgris qui vous souhaite une agréable nuit. |
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>>errantgris Tes mots engendrent des images terrifiantes... J’ai foi en l’éblouissant talent d’illusionniste de Tolkien. Donc Tolkien est un illusioniste. Je n’avais pourtant pas d’attente « magique » envers P.J. (...)(...) Donc PJ est -- tout comme John Howe -- non pas un "illusioniste" comme Tolkien (car les illusioniste font "miroiter l'inexistant", donc n'offre que du vide)...mais bien un (vrai) "magicien/alchimiste"... La première (et seule ?) donnée objectivable, au jour d’aujourd’hui, concernant l’impact des films c’est la ruée vers les livres ! Tu sais bien que c'est incomplet. En ce qui concerne la réalité bien objectivable de la caisse enregistreuse, la ruée a autant lieu (si ce n'est plus) sur les DVD. 11 oscars pour un film, c'est une (dure) réalité qui n'est pas rien... Je n’ai pas d’inquiétude personnellement en ce qui concerne la lutte « choc des photos contre poids des mots ». Et comme je l’avais déjà écrit plus haut je pense que les pourcentages de lecteur abandonnant, se limitant à une lecture ou approfondissant resteront les mêmes. Mais les tentatives seront plus nombreuses. Voilà la véritable illusion et magie noire : sous estimer le pouvoir de sugestion d'une image sur celui d'un mot. Ce n'est pas pour rien que l'Oeil est en Mordor et la Voix vient d'Aman. Or la Voix, qui est Gandalf, sait qu'elle ne peut faire le "poids" face à l'Oeil. je reprendrais pour conclure une phrase qui sonnait comme un avertissement dans mon introduction à ce faisceau : Hélas parfois plus on connaît et moins on éprouve. Trop facile. On pourrait répondre que celui qui connaît bien Tolkien ET qui éprouve peu est celui qui ne le connaît pas assez. |
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Zut, mes italiques ont disparu...:-( |
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>>Idales : notre volonté qui contrôle notre imaginaire, et que l'on peut tout à fait rejetter une vision imposée si on le souhaite. Pour faire court : lavages de cerveaux, images subliminales, effet pavlovien, langage des couleurs, effets stroboscopiques (et leurs conséquences sur les eppileptiques), propagande et publicité, les rêves, les films de suspense ou d'horreur qui te font sursauter alors que tu ne le voudrait pas, les images traumatisantes d'un corps qui tombe d'une tour passées en boucle, Sarkozi qu'on voit plus qu'on entend chaque jour à la TV, l'image est reine. |
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ok, Idales, je comprends mieux :-) >connaître plus renforce aussi le plaisir éprouvé absolument. la position que rappelle Errantgris ("A trop rechercher la signification des textes n’avons-nous pas perdu de vue ce qu’il déclenchait en nous [...] parfois plus on connaît et moins on éprouve.") et qu'on entend souvent, me parait sans fondement. Vincent |
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je ne sais pas pourquoi nous ne nous comprenons pas, mais il est clair qu'une discussion de vive voix éviterait les glissements ! je vais peut être m'en tenir là. amicalement |
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>>lambertine : Les images peuvent aboutir au lavage de cerveau ? Les mots tout autant. Il y a soixante-dix ans, un pays entier a vu ses cerveaux "lavés", sans images, par la force seule de la voix et des mots. Telle la voix de Saruman, envoûtant ses interlocuteurs et - si j'ose dire - ceux qui devenaient ses "esclaves". Lambertine, je n'ai jamais dit le contraire. Et je ne suis pas en train de dire que le texte est chargé de toute les vertus alors que l'image serait fondamentalement mauvaise. Quant à l’Œil de Sauron, non seulement il ne "montre" rien, mais, si vous voulez absolument le comparer à une "image" et à Gandalf... il perd à la fin. Gandalf, tu le sais aussi bien que moi, ne gagne rien du tout de lui-même. La victoire est une eucatastrophe, elle était inconcevable, et elle relève du miracle -- et ce n'est pas pour rien si le premier à s'en rendre compte est justement Gandalf. Saucerizqu'au |
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Sosryko je ne saurais que vivement te conseiller de te documenter sur le principe de la projection. Ce ne sont pas mes mots qui ont « engendré des images terrifiantes » dans ton esprit mais les tiens. Sans animosité mais avec colère l’errantgris. « d’accord, dit Roland. La grossièreté est pardonnable, Blaine, c’est ce qu’on m’a enseigné dans ma jeunesse …Mais on m’a également appris que la sottise, elle, ne l’était pas. » |
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oups oublie l'episode du pardon ce n'est pas ici et avec toi que je devais en parler. |
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Sosryko : "Je parle de littérature, non des titres de Paris Match ou de Voici. Lorsque la phrase devient slogan, lorsque les mots grossissent jusqu'à la boursouflure pour devenir titres tape à l’œil, le mot devient image, prenant tout le champ visuel en otage." Mais j'ai l'impression que justement, tu compare la vraie littérature avec les photos de Paris Match. Lire un roman Harlequin, ça vide la tête, mais voir un film de Jim Jarmush ou de Tarkovsky, ça donne à réfléchir. Une photo publicitaire peut "s'imposer dans l'instant", mais elle peut aussi rebuter dans l'instant (ça vient juste de m'arriver). L'image est mensonge, certes, mais elle peut aussi être oeuvre d'art. Un roman est aussi un mensonge, si prenant qu'il puisse être, même si les sentiments qu'il provoque en nous sont vrais et profonds. Une photo peut transformer un amas de vieilles poutrelles rouillées en magnifique composition abstraite. C'est un mensonge, oui, mais c'est aussi une beauté qui nous est offerte. Ceci n'est pas pour discutailler, Sosryko, mais parce qu'on ne peut comparer que ce qui est au même niveau : les slogans publicitaires avec les photos publicitaires d'un côté et la littérature profonde avec les images qui font rêver et réfléchir de l'autre. |
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Cette incompréhension entre nous ne viendrait-elle pas du fait que les mots sont censés s'adresser à la "raison" et les images aux "sentiments" ? Peut-être est-ce ainsi que c'est perçu au départ, mais, outre le fait que la raison et les sentiments font partie intégrante de l'âme humaine et s'interpénèrent, je crois aussi que celà "dépend" des images et des mots. Une bluette sirupeuse s'adressera au "coeur" dans le mauvais sens du terme, alors qu'un texte des Doors vous "prendra aux tripes" pour vous amener beaucoup plus loin, que des photos "dérangeantes" artistiquement dans leur composition vous pousseront à une réflexion sur le monde, et qu'un texte philosophique profond mais sec voire abscons pourra de ce fait rester extérieur à l'intelligence et à la réflexion. |
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ehhh, je suis le premier à avoir cité Gracq dans ce fuseau, quand même ;) |
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Bizarre. Ce qui, cher Vincent, cher Sosryko (et, si vous me lisez de l'au-delà, Monsieur Gracq...). Vous êtes tous des amoureux de la littérature. Et ce qui m'étonne, c'est le peu de confiance envers la force de la littérature qui transparaît dans vos posts. Cette "crainte" pour elle que vous exprimez par rapport à ce média plus "brut" qu'est le cinéma, sous prétexte qu'il "montre" plutôt qu'il n'évoque. Je ne peux encore une fois que parler que de "moi". Mais il me semble, par l'intermédiaire de mon expérience, que les mots, s'ils peuvent sembler avoir un impact moins direct que les images, en on un plus profond, et à plus long terme. Une photo journalistique sans légende, ce n'est qu'une photo, et personne ne peut dire ce qu'elle représente vraiment. Le scalpel du chirurgien fait couler autant de sang que l'épée du guerrier, et sur la photo du blessé, seul le sang sera visible. Les images peuvent aboutir au lavage de cerveau ? Les mots tout autant. Il y a soixante-dix ans, un pays entier a vu ses cerveaux "lavés", sans images, par la force seule de la voix et des mots. Telle la voix de Saruman, envoûtant ses interlocuteurs et - si j'ose dire - ceux qui devenaient ses "esclaves". Quant à l'Oeil de Sauron, non seulement il ne "montre" rien, mais, si vous voulez absolument le comparer à une "image" et à Gandalf... il perd à la fin. PS / Stalker, si le Legolas du livre chante et rêve de la mer, il est un guerrier tout aussi "efficace" que celui du film (autrement dit, il tue tout autant). ce n'est pas parce que quelqu'un a une âme d'artiste qu'il est non-violent.... |