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Bonjour à toutes et tous, je vous souhaite un excellent début d'année 2023 ! :D
Je viens tout juste de m'inscrire, il y a quelques instants à peine.
Ce projet n'a aucune ambition commerciale. En réalité, il s'agit d'un cadeau-surprise pour mon père. Il me lisait le Seigneur des Anneaux le soir, avant de dormir, vers l'âge de 7-8 ans, quelques années avant que les films ne sortent, avec la traduction de M. Ledoux, donc. Cependant, il ne parle pas du tout l'anglais et n'a pas pris connaissance de la traduction de M. Lauzon, malgré les années. Ayant la chance d'avoir ce que je pense un bon niveau en anglais (cela fait une petite dizaine d'années que l'anglais est ma langue quotidienne d'expatrié et au travail ; et j'ai eu l'opportunité d'enseigner un peu l'anglais), j'entreprends depuis quelques temps ce travail amateur pour arriver à un équilibre qui me convienne entre fidélité optimale au texte original et appréciation personnelle de la "sonorité" des noms, des mots, des tournures de phrases... et en faire cadeau à mon père, en remerciement de ces souvenirs qui ont été fondateurs pour mon imaginaire, et bien plus encore.
Pour ce faire, je me base sur ce qui est désormais mon Quatuor de référence : la version originale, le guide de la nomenclature, et les deux traductions existantes en français. Ce travail, par sa nature amateure et personnelle me permet d'allier ce que je pense être le meilleur des deux traductions sans avoir à me soucier des droits d'auteur, dont je vous avoue (en le lisant et en le comparant aussi minutieusement avec la VO et la première traduction) en ressentir le poids dans la traduction de M. Lauzon. Je voudrais aussi en profiter par vous remercier tous sur ce forum, car je lis régulièrement vos discussions en long, en large et en travers pour améliorer mes idées, mes pensées et l'état de mes connaissances qui est particulièrement pauvre au regard de vous autres ;) Ce projet est long, fastidieux, d'autant que je travaille à temps plein à côté, et je n'en suis qu'au début (je suis pas loin du milieu du chapitre 4 du premier livre, prologue compris, c'est dire...), et surtout je me sens souvent très seul face à ça^^ Je viens donc humblement vers vous pour voir si vous seriez intéressés à ce que de temps, sur un nom ou une tournure de phrase qui diffère des deux traductions, vous me donniez vos avis ? Ou voir quelques exemples de mes tentatives de "réconciliation" entre les deux ? |
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Bonjour Cristalgide,
Merci pour tes vœux pour 2023, à mon tour de te souhaiter le meilleur et la réussite de ton projet ;-) Alors, oui, bien sûr, je suis intéressé pour que tu nous en parles ici et si, possible d'apporter mon / notre aide.
Donc à très vite, et puissions-nous te lire souvent, |
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Merci également pour les vœux !
Je me dis que pour commencer, pourquoi ne pas vous donner un aperçu des rares propositions de noms propres de mon crû ? Allons-y, jetons-nous à l'eau :
#JugezMoiPasTropMéchamment |
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Je ne suis pas linguiste - loin s'en faut - mais tout cela me semble bien documenté et tout à fait inspiré ;-)
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Cher Cristalgide, J'aime beaucoup !! :)
Carrément ! Aussi, pourrais-tu indiquer à chaque fois les propositions de F. Ledoux et de Daniel L. ? Puissions-nous te lire souvent ! :) |
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Bienvenue sur le forum, Cristalgide. Voilà une entreprise intéressante et ambitieuse, même en s'appuyant sur les deux traductions existantes. Je comprends bien sa motivation, cela dit. Concernant les noms propres discutés, les propositions émises me semblent tout à fait défendables dans l'ensemble. Il n'y en a qu'une qui ne me convainc guère, mais il faut dire que les traductions existantes sont elles aussi discutables. Bucklebury contient effectivement l'élément -bury qui dénote une fortification, et à ce titre, le choix de l'élément "don" ou "dun" se défend très bien. En revanche, l'élément buckle- évoque pour moi aussi bien le nom de famille des Brandybuck que la boucle de ceinture (angl. buckle), ce qui pourrait être une allusion aux festins qui semblent s'y tenir avec régularité. Or le français "boucle" permet de conserver le jeu de mot, et il serait dommage de s'en priver. Enfin, l'élément don / dun a plus tendance à être placé en position finale dans la toponymie française (même s'il existe quelques contre-exemples, comme Dinan). Par conséquent, j'aurais volontiers suggéré ici Boucledon ou plutôt Boucledun, pour suivre la graphie la plus fréquemment attestée, surtout dans l'Est de la France. E. |
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Je reviens vers vous... après pas mal de temps mine de rien ! Merci pour toutes vos remarques, et vos divers compliments et critiques, je vais tâcher d'y répondre avec plus de retard qu'aucun Magicien : Silmo a écrit :
Je connais pas du tout, c'est rigolo les associations qu'on peut parfois faire en entendant certaines syllabes^^ Cédric a écrit :
Wow, que je puisse arriver à sonner "hobbitesque" c'est le plus grand compliment qu'on puisse me faire, j'en demandais pas tant, ça me touche vraiment beaucoup, merci ! Yyr a écrit :
Oui, carrément ! Désolé de pas y avoir pensé, c'est vrai que ça faciliterait la comparaison... Elendil a écrit :
C'est pas bête du tout ça ! La sonorité du mot "boucle" me titille un peu l'oreille, je sais pas du tout pourquoi et c'est totalement injustifiable, mais ça rend bien quand même ! Comme quoi, les propositions de traduction peuvent encore passionner après tout ce temps^^
High Hay (Ledoux - Haute Barrière, Lauzon - Haute Haie) : Haut Hallier
Hallier, selon le CNRTL (Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales), a pour définition : Enchevêtrement de buissons serrés et touffus, d'un accès difficile.
Haysend (Ledoux - Fin-de-Barrière, Lauzon - Finhaie) : Pointallier Pour finir pour cette fois avant que mon message ne fasse la taille du Caradhras, une de mes micro-trouvailles sur un détail dans le texte : Tolkien there was a forest of silver spears that sprang suddenly into the air with a yell like an embattled army, and came down again into the Water with a hiss like a hundred hot snakes. Ledoux une forêt de javelots d’argent jaillit soudain dans l’air avec un hurlement comme d’une armée en bataille et retomba dans l’eau avec le sifflement de cent serpents ardents. Lauzon il y eut une forêt de lances argentées qui se dressèrent soudain avec un hurlement semblable à celui d’une armée assiégée, et qui retombèrent dans l’Eau avec le sifflement de mille serpents ardents. Ma version il y eut une forêt de javelots d’argent qui jaillirent soudain dans l’air avec un hurlement semblable à celui d’une armée au combat, et qui retombèrent dans l’Eau avec le sifflement de cent serpents venimeux. Ce passage est finalement assez représentatif sur ce que j'essaie de faire, à savoir tirer ce qui d'après ma propre sensibilité est le meilleur des deux traducteurs (qui ont chacun fait des merveilles sur des aspects différents du texte) et essayer de les assembler de façon harmonieuse, tout en corrigeant certaines micro-erreurs. L'expression hot snakes est une expression dialectale qui désigne au Royaume-Uni les serpents venimeux, particulièrement en usage chez les collectionneurs et les éleveurs de serpents... le texte fait ainsi plus sens, serpents ardents c'est imagé mais ça veut vraiment rien dire, je suis pas fan des explications style "licence poétique". Bon, on est très loin de la traduction révolutionnaire, c'est certain, mais à ce qu'il paraît le diable se cache dans les détails :lol: P.S. : on remarque que hundred a été traduit par mille par M. Lauzon, et ce genre de changement sur des nombres (par exemple pour les mesures de distances) n'est pas unique, et arrive également fréquemment sur la traduction d'adjectifs ou de mots simples qui n'ont pas plusieurs traductions possibles, sa version est truffée de genre de choses. Peut-être sont-ce des choix volontaires pour des questions de style, mais personnellement j'y vois plutôt ce très regrettable problème de droit d'auteur, qui en plus d'affecter une immense partie des noms propres a, je pense, imposé à M. Lauzon d'effectuer un certain nombres de changements par rapport au texte (peut-être en pourcentage de mots/phrasés différents, allez savoir) qui a dû être contraint à trouver des astuces de ce genre pour pouvoir publier. Je ne peux en être sûr, mais c'est la très nette impression que ça me donne, impression qui se renforce à chaque fois que je compare les différentes versions côte-à-côte phrase après phrase, paragraphe après paragraphe. |
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Cristalgide a écrit :
Daniel Lauzon est déjà passé souvent sur nos forums, outre qu'on le connaissait "d'avant" tout cela... Bref, sans m'appesantir, je ne crois pas qu'il ait eu ce genre de contraintes "obligées" (genre en pourcentages tout ça...). Ici, "mille" et "cent" sont assez interchangeables pour signifier "beaucoup", voire une quantité indénombrable. Cf. "Être à cent lieues de... / à mille lieues de..." -- C'est une question d'appréciation, mais cela revient un peu au même. Ce n'est pas nouveaux, ni propre au français ou à l'anglais; je me souviens de l'Iliade avec ses "dizaines de milliers" (μυρίος) de soldats qui peuvent tout et rien dire quant au nombre réel des forces dans la bataille... C'est typiquement de la licence poétique, pour le coup. Cela ne veut pas dire que tous les choix sont bons -- pour hot snakes, j'aurais tendance à te suivre... Voire, j'aurais supprimé l'adjectif un peu redondant en français... Car "serpent", pour nous, évoque d'abord l'animal venimeux (alors que tous ne le sont pas); il se suffit presque seul... tandis que "couleuvre" est en général assimilé à un animal non venimeux (alors que certaines le sont, même si peu dangereuses pour l'homme dans nos contrées). Au sentiment, j'aurais peut-être pensé à traduire en "vipères", qui (pour moi du moins) font encore plus sales bêtes... Mais, déjà qu'en français c'est le bocson dans les appellations communes ou populaires... pour l'anglais c'est plus délicat encore je le crains: un snake c'est aussi bien un serpent quelconque qu'une couleuvre (grass snake)... Alors préciser hot en anglais incline vers une catégorie plus que l'autre, il me semble, et n'a pas vocation sinon à dire autre chose. Mais c'est fin, tout cela, et infiniment discutable dans un sens ou l'autre.
EDIT: D. |
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Cristalgide a écrit :
Quelle phrase étrange... en quoi "l'immense partie des noms propres" aurait-elle été "affectée" par la nouvelle traduction ? I. |
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ISENGAR a écrit :
Ce que je veux dire, c'est que l'article L112-3 du Code de la propriété intellectuelle indiquant que les auteurs de traductions, d'adaptations, transformations ou arrangements des œuvres de l'esprit jouissent de la protection instituée par le présent code sans préjudice des droits de l'auteur de l’œuvre originale, de fait tous les noms propres ayant fait l'objet d'une traduction par Ledoux et l'ensemble du reste du texte sont toujours protégés et les noms et passages de Ledoux qui ont été conservés ont forcément fait l'objet de négociations. Je doute très fortement que les ayants droits de Ledoux ont été conciliants et je pense que Daniel Lauzon a dû très certainement faire face à des contraintes fortes dans sa traduction, qui l'ont peut-être empêché de rependre tout ce qu'il considérait comme bon chez Ledoux, que ce soit en noms propres ou en tournures de phrases. Je ne dis pas du tout que ça concerne la totalité ou même la majorité de sa traduction, mais je trouve que cela se ressent très fortement quand on lit côte à côte les 3 versions, notamment sur des courtes phrases dont la traduction est normalement simple et sans équivoques, et pourtant.... (j'en posterais des exemples si ça vous intéresse à l'occasion).
A noter que ce n'est absolument pas une critique négative sur le travail réalisé par M. Lauzon, c'est même le contraire. EDIT : Hisweloke a écrit :
Ben... une traduction est protégée par les mêmes droits d'auteur qu'une œuvre originale, du coup il doit y avoir forcément des contraintes mesurées je ne sais comment pour définir une proportion de texte modifié à partir de laquelle une œuvre n'est plus du plagiat, sans compter que les noms propres traduits peuvent aussi être protégés par le droit des marques... Mais c'est surtout le texte "normal" qui me donne cette impression, des tas de petites phrases descriptives parfaitement traduites chez Ledoux qui s'éloignent du sens original dans la nouvelle traduction... je trouve ça étrange de voir ce genre de choses parsemer la nouvelle traduction étant donné qu'outre ses monstrueuses coquilles et autres problèmes, les changements "superflus" de sens par les choix de vocabulaire de Ledoux faisaient parti des principales critiques à l'encontre de son travail... je m'étonne donc de voir tant de légères variations de sens par rapport au texte original apparaissent là où il n'y en avait pas dans la précédente traduction, dans un projet dont le cœur était de coller au plus près du texte original... ça m'interroge.
Bien que je l'ai fait, ce n'est pas mon but de parler de mes questionnements personnels sur ce sujet (faut vraiment que j'apprenne à faire le tri dans ce que je dis), je n'en reparlerai donc pas. |
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Cristalgide a écrit :
Pas de souci. Merci pour tes éclaircissements.
Christian Bourgois s'en est simplement tenu au code de la propriété intellectuelle sans chercher à inventer des aménagements où à imaginer des mesures de contraintes diverses et variées.
Je profite de ce message pour te remercier pour le partage de tes propositions. Petite question, pour mon édification :
Est-ce que tu peux préciser cette origine étymologique ? I. |
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Personnellement, j'aurais privilégié le choix de Lauzon pour High Hay, vu l'indication étymologique de Tolkien, sans quoi on s'écarte du sens. Au passage, pour Haysend, je note qu'il existe le toponyme français Boutdehet dans la Sarthe, nom dont les variantes Bout-d'Haie et Bout-de-Haie sont également attestées (voir DicoTopo. E. |
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Sur embattled army, Ledoux "une armée en bataille", Lauzon "une armée assiégée", toi "une armée au combat" -- Je pense qu'il y aurait des choses à dire. Etymonline donne: "under attack," by 1882; earlier and more etymologically it meant "prepared to fight" (late 15c.), and (of structures) "fitted with battlements" (late 14c.)" Une embattled city, au sens moderne, c'est bien une "cité assiégée" en effet, mais pour une armée, j'ai davantage un doute sur la pertinence de ce choix par Lauzon (qu'est ce que ça veut dire, surtout dans ce contexte?)... Ton "au combat" est un peu plat, je trouve, et ne rend pas justice à l'expression... La solution de Ledoux introduisait un double sens peut-être intéressant... dans le chaos guerrier et le fracas des armes, quoi ;-) D. |
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ISENGAR a écrit :
Merci à vous, surtout d'être réceptifs à ces exercices, c'est stimulant d'avoir des retours et des contre-propositions
Hé bien, l'origine gauloise de olca est donnée dans le Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental de Xavier Delamarre, la référence française dans ce domaine, mais il est vrai que l'ouvrage date un peu, il a vingt ans^^ Elendil a écrit :
Effectivement, j'ignorais ! Je suis parti sur une légère variation de sens en effet, parce que ça m'embêtait de remplacer le mot hedge devant High Hay dans le texte par barrière alors qu'il veut dire haie, et pour éviter la répétition... Rhaaa la traduction c'est faire des choix vraiment difficiles, c'est à devenir chèvre :lol: :lol: |
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Cristalgide a écrit :
En fait, je parlais de l'étymologie de Yale. C'est ma faute, ma question était imprécise :8 I. |
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Je reviens vers vous... en ce moment tardif :p Je suis content, je viens de terminer le septième chapitre... du premier livre 8.( C'est long, lent, mais quel plaisir, je redécouvre entièrement l'œuvre, je (re)découvre des trésors de vocabulaire en anglais, en français, je me perds dans des détails qui me font rêver... bref je m'égare ! Pour fêter ça, je vous propose "ma" version de la comptine de Tom Bombadil, sur laquelle M. Lauzon a vraiment fait merveille (comme sur tous les poèmes), dans ma tentative d'avoir le moins de perte de sens possible :
Original :
F. Ledoux :
D. Lauzon :
Moi : Du coup ce ne sont que de minuscules changements mineurs, sur la base poétique fantastique de M. Lauzon... Ma rime est un peu pauvre en plus (ien/eins), mais on essaie sans prétention, l'exercice est stimulant^^
Et en bonus, un petit nom de lieu :
En tout cas, que je sois mauvais à cet exercice ou pas, je tiens à vous dire que ça me fait d'autant plus apprécier les qualités de chaque version, et ça fait beaucoup de bien de se rendre vraiment compte que cette œuvre est tellement complexe et universelle qu'il existe probablement autant de façons de la traduire et de la conter qu'il y a de lecteurs... ce qui est le propre d'une histoire qui a largement dépassé le stade de simple roman pour devenir une part indélébile de notre imaginaire collectif. |
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Bonjour Cristalgide, Laisse-moi te dire pour commencer que cela fait vraiment plaisir de lire ton enthousiasme et la passion que tu mets dans ton "exercice" de traduction.
Sur ta proposition, on voit en effet que tu t'attaches à être le plus proche du sens originel et je trouve que tu y réussis fort bien.
Je ne peux que t'encourager à poursuivre, bravo ! |
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Merci Cédric pour les compliments !
En fait, je suis d'accord pour le deuxième vers, mais je tenais à conserver les césures à la sixième syllabe à chaque vers ! Dur dur d'allier technique et légèreté, je manque sans doute un peu d'imagination pour ça :lol:
Un autre exemple de ce que j'essaie de faire, avec cette fois-ci la description introductive de Baie d'Or
Tolkien :
F. Ledoux :
D. Lauzon :
Moi :
Est-ce que vous pensez que j'arrive à créer un style assez lisible et harmonieux ? Ou alors est-ce que ça choque à la lecture ? Je ne me rends pas vraiment compte et je suis ouvert aux avis ! |
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Cristalgide a écrit :
C'est superbe :) |
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Théorie fort intéressante, mais qui nécessiterait une confirmation via une attestation littéraire britannique antérieure au SdA. E. |
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Une consultation rapide d'un vieil exemplaire en plusieurs volumes de l'Oxford English Dictionary (Londres, Oxford University Press, 1933, réimpr. 1961) m'a permis de constater que, sauf erreur d'inattention de ma part, aucune entrée “Fire-weed, fireweed” n'y figure (dans le volume IV, on passe directement de “Fire-water” à “Fire-wood, firewood”). L'entrée “Weed” (dans le volume XII), pour ce qui est seulement du sens végétal que peut prendre le terme en anglais (y compris pour désigner du tabac, entre autres possibilités), est assez copieuse pour sa part, et signale notamment quelques variantes composées, en fonction des significations :
Cristalgide a écrit :
Kipling a beaucoup voyagé et vécu hors de la Grande-Bretagne, ce qui tend à en faire, d'un certain point de vue, un Britannique au sens plein du terme, par rapport à Tolkien qui, lui, n'aimait guère ledit terme, a nettement moins voyagé, et bien que né en Afrique australe s'inscrivait plutôt dans une tendance du type “Little Englander” par certains aspects. Kipling a vécu, séjourné et voyagé en Asie (où il est né), en Europe (y compris en France, car il était francophile, une autre différence avec Tolkien), en Afrique, en Océanie... et aussi en Amérique, ayant notamment traversé les États-Unis en 1889 avant d'y vivre ensuite plusieurs années avec son épouse. C'est de cette époque, précédant son retour en Angleterre en 1896, que date son emploi du terme “fire-weed” dans l'article que tu mentionnes, publié dans la presse britannique et américaine en 1892 avant d'être plus tard intégré dans le recueil Letters of Travel (1892-1913) publié en 1920 : https://www.kiplingsociety.co.uk/journal...eway-7.htm. Et n'oublions pas que Tolkien, en dépit d'un horizon culturel et esthétique personnel surtout orienté vers le Moyen Âge et le Nord/Nord-Ouest de l'Europe, n'était pas rétif à certaines influences américaines post-médiévales (américaines dans un sens large) : le tabac de sa pipe, qui est aussi l'herbe à pipe de ses Hobbits (herbe que certains ont cru pouvoir assimiler à une certaine “weed” pour amateurs de cigarettes qui font rire), ne trouve-t-il pas son origine historique en Amérique (centrale) ? ;-) Peace and Love, B. |
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Pour le coup, même en français, un grand nombre, si ce n'est pas la quasi-totalité des noms vernaculaires "régionaux" ou secondaires de plantes et de champignons n'apparaissent pas du tout dans les dictionnaires, et mettent parfois des décennies à apparaître dans les ouvrages spécialisés (quand ils apparaissent), les scientifiques s'intéressant peu à leurs dénominations "populaires". Même aujourd'hui, c'est plutôt rare de trouver des ouvrages rien qu'en français qui vont compiler exhaustivement pour chaque plante décrite la liste de ses noms vernaculaires.
Le premier exemple qui me vient en tête est un exemple personnel à propos d'un champignon (c'est mon côté hobbit Je divague et m'égare, mais c'est tellement un sujet passionnant ! |
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Pasionnant, en effet. Merci pour ces partages Mes modestes recherches à ce sujet il y a quelques années*, ne m'avaient pas mené plus loin que ce qu'en disait Hammond et Scull dans le Reader's companion (p.122) en 2006, ainsi que Dina Hazell dans son agréable The Plants of Middle-earth: Botany and Sub-creation (2006 également, p. 104). Mais aucun des deux ne délivre de sources. Walter et Graham Judd n'ont pas été plus précis que leurs prédécesseurs en 2017. (p.149) Et tous s'accordent en tout cas sur une variété d'Epilobium.
Je rejoins Hyarion sur la difficulté d'en savoir précisément plus sur le terme fire-weed (avec tiret, pour rester dans cette précision tolkienienne qui a probablement toute son importance). Le terme échappe en beauté aux savoirs britto-académiques du début du siècle dernier. I. *PS : la traduction "herbe à feu" m'avaient mené vers une possible mauvaise piste : l'armoise Artemisia vulgaris dont le nom vernaculaire anglais "mugwort" est aussi présent dans le Seigneur des Anneaux : c'est un patronyme d'une famille de Bree. |
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Hyarion a écrit :
Héhé, as-tu cherché à la page 242, camarade ?
On peut y découvrir toutefois une allusion au sénéçon commun (senecio vulgaris) une plante connue depuis l'antiquité et considérée aujourd'hui comme nuisible. C'est aussi, au même titre que l'épilobe, une plante pionnière. J'ai été jeter un œil dans le livre de J.C. Loudon, qui est cité dans l'article de l'OED. Voici ce qu'il dit précisément à la fameuse page 706 de son livre : Senecio hieracifolius is the pest of newly cleared ground in North America, as S. vulgaris is in Europe. It is known by the name of the Fire-weed. Senecio vulgaris is esteemed emollient and resolvative. It is employed in spitting of blood, in the form of a poultice, and against the gout and haemorrhoids. It is given to horses suspected to be troubled with worms. Senecio hieracifolius est le ravageur des terrains nouvellement défrichés en Amérique du Nord, comme S. vulgaris l'est en Europe. Il est connu sous le nom de Fire-weed. Senecio vulgaris est estimé émollient et résolvant. On l'emploie en cas de crachement de sang, en cataplasme, et contre la goutte et les hémorroïdes. Il est donné aux chevaux soupçonnés d'être troublés par les vers. (ma traduction) John Claudius Loudon, Encyclopædia of plants 1829 (nouvelle édition 1855) Le texte ne précise pas si Fire-weed est son nom américain ou anglais... mais la façon dont la phrase est amenée et le contexte de présentation des plantes de la page laisse peu de doutes sur l'origine - une fois encore - américaine.
Voici un dessin de Senecio vulgaris, tiré de Illustrations of the British Flora de Walter Hood Fitch, 1887 (1924). Et alors, c'est amusant, mais tout comme ma fausse piste menant à Mugwort (évoquée dans mon post-scriptum d'hier) et bien la recherche de cette vieille illustration du sénéçon m'a fait constater que son voisin immédiat (la page juste avant) dans le livre de Walter Hood Fitch, c'est... celui-ci :
I. |
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ISENGAR a écrit :
Que veux-tu, j'ai fait ce que j'ai pu, camarade, dans le bref temps qui m'était imparti, le jour où j'ai pu consulter l'édition que j'ai citée... dans une version originale sur papier, que je ne peux pas reconsulter ce soir, ni dans les prochains jours, pour vérifier le contenu de la page 242 dont tu me parles. ^^' Eh oui, les recherches à l'ancienne en bibliothèque publique, ça existe encore, mon cher JR. ;-) Quand je pense au temps que me prend la rédaction des messages que je poste encore en ces lieux, pour l'attention variable que cela suscite... Disons que je m'efforce, à chaque fois, de ne pas être trop superficiel, comme on peut l'être si souvent de nos jours en ligne... et lorsque le temps que j'ai pu consacrer à une recherche désintéressée est court... eh bien je ne le cache pas, comme tu as pu le lire. ;-) Merci pour ta propre contribution, illustrée qui plus est. Amicalement, :-) B. |
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P.S. au message précédent : ISENGAR a écrit :
J'ai enfin pu consulter à nouveau le dictionnaire en question en bibliothèque et effectivement, le contenu de l'extrait que tu as reproduit dans ton dernier message figure bien page 242... tout en haut sur la colonne de gauche, vers la fin de la copieuse entrée “Fire” commençant page 238 : n'ayant vérifié rapidement, la fois précédente, qu'au possible emplacement d'une entrée “Fire-weed, fireweed” dans ce tome IV (p. 246), j'étais passé à côté ! ^^' Amicalement, B. |
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Je me suis attaqué aussi à quelques poèmes, et je dois dire que c'est un exercice terriblement difficile ! Version originale : Francis Ledoux : Daniel Lauzon : Moi :
There is an inn, a merry old inn Il est une auberge, une joyeuse vieille auberge Il est une joyeuse auberge Il est une vieille et gaie auberge
The ostler has a tipsy cat Le valet d’écurie a un chat ivre Le pal’frenier a un chat pompette Le palefrenier a un chat ivre
The landlord keeps a little dog L’aubergiste entretient un petit chien Le patron, il a un p’tit chien L’aubergiste élève un petit chien
They also keep a horned cow Ils ont aussi une vache cornue Ils ont là une vache à cornes Ils ont aussi une vache à cornes ;
And O! the rows of silver dishes Et oh ! ces rangées de plats d’argent Oh ! les rangées de plats d’argent, Et oh ! Ces rangées de plats d’argent,
The Man in the Moon was drinking deep, L’Homme de la Lune buvait largement L’Homme dans la Lune trinquait à fond, L’Homme de la Lune chopinait
The Man in the Moon took another mug, L’Homme de la Lune prit un autre pot L’Homme dans la Lune remplit sa chope L’Homme de la Lune but encore,
Then the ostler said to his tipsy cat: Alors le palefrenier dit à son chat pompette : Le pal’frenier dit à son chat : Le palefrenier dit à son chat :
So the cat on his fiddle played hey-diddle-diddle, Aussi le chat sur son violon joua, hey-diddle-diddle, Le chat joua donc une gigue Le chat joua donc sur son violon,
They rolled the Man slowly up the hill Ils roulèrent lentement l’Homme le long de la colline L’ayant roulé sur la colline, Roulé sans hâte sur la colline,
Now quicker the fiddle went deedle-dum-diddle; À présent, le violon faisait deedle-dum-diddle ; Alors le violon s’emballa, À présent le violon s’emballait ;
With a ping and a pong the fiddle-strings broke! Avec un ping et un pong, les cordes du violon cassèrent ! Les cordes du violon, plin ! plon ! Plin ! et plon ! Les cordes se cassèrent !
The round Moon rolled behind the hill La Lune ronde roula derrière la colline, La Lune ronde se roula La lune ronde alla dormir,
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Il faut que je lise tout cela attentivement mais se lancer dans la traduction de poèmes est osé. Cela dit, vu la qualité déjà proposée par ailleurs, je pense que je vais passer un bon moment A très vite. |
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Merci c'est vraiment gentil !
En attendant, voici un petit morceau choisi de ma composition qui m'a bien fait rire tout seul :
que j'ai traduit en n'est belle que la beauté |
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Pas du tout convaincu par cet exemple, ni par celui qui est supposé l'inspirer. Dans l'un et l'autre cas, l'anglais fait un lien entre la personne et son action, là où les phrases françaises mettent en regard l'action et le concept abstrait. Cela n'est pas du tout la même chose. E. |
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Petite trouvaille grâce à Wikipédia : |
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Très juste dans l'absolu, même si le sou a tendance à évoquer une monnaie de moins faible valeur que le shilling au XXe siècle, du fait de la perte de valeur du Franc. Alternativement, le terme de liard aurait sans doute pu convenir. |
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En tout, 30 silver pennies sont dépensés, pour acheter un poney et dédommager des autres volés: Bill Ferny's price was twelve silver pennies; and that was indeed at least three times the pony's value in those pans. (...) thirty silver pennies was a sore blow to (Butterbur) (...). Comment traduire une équivalence monétaire incertaine? Si l'on se place au début du XXe, il ne me semble pas que le penny anglais ait encore été d'argent. Des silver pennies existaient à l'époque médiévale (et furent utilisés, par ex. pour payer le Danegeld). On doit pouvoir trouver les prix d'animaux tels que les poneys au cours des âges... et une idée des valeurs à l'époque par rapport à un salaire d'aubergiste... Mais je ne sais pas si ça pourrait aider à une traduction qui fasse sens et parle au lecteur, eu égard à d'anciennes monnaies! |
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Effectivement, les pennies utilisés sont d'argent. J'ai donc effectué quelques vérifications, et il semble que les derniers pennies d'argent britanniques aient été frappés en 1820, à une époque où il ne pesaient plus que 0,5 g. Je ne suis pas allé jusqu'à chercher le taux d'argent réellement utilisé dans ces frappes tardives. Apparemment, le poids originel des pennies anglais était calqué sur celui des deniers francs. Le denier d'argent de Charlemagne pesait théoriquement 1,7 g environ (il y a un petit dossier de la BnF qui traite de la monnaie en France à travers les siècles, c'est assez instructif ; voir aussi cet article du même site). Cela dit, en France au moins, il y a eu des "gros deniers" (souvent appelés gros tout court) qui ont pesé jusqu'à 4,5 g. Reste que la somme payée par Barliman pourrait aussi être un clin d'œil aux 30 pièces d'argent payées à Judas Iscariote pour sa trahison. J'ai vérifié les versions de la King James et de la Douai-Rheims : l'une comme l'autre parlent de trente pièces d'argent, sans précision sur la monnaie employée. Il est communément considéré que ces pièces étaient des deniers, mais si j'en crois les notes de la Jerusalem Bible de 1966 (à laquelle Tolkien a collaboré), il devait en réalité s'agir de shekels : cela correspond au prix d'un esclave selon la Loi. Du coup, peut-être que deniers serait le terme français le plus susceptible de correspondre à cette allusion (si on admet qu'il s'agit bien d'un rapprochement volontaire). E. |
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Elendil a écrit :
Intéressant. D'autres se sont aussi posés la question, cf. ce fil reddit --- avec aussi une vérification des brouillons dans The Return of the Shadow (= les montants ont changé plusieurs fois...). D. EDIT: La Vulgate en latin n'utilise pas denarii (seulement argentei) il me semble, mais pas mal de textes, y compris assez anciens, le font. Un truc qui en mentionne plusieurs. |
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Effectivement, le chiffre initial est de 20 (RS, p. 164), augmenté à 25 dans un deuxième temps (p. 174 n. 17). A noter que le prix d'achat de Bill (qui n'est pas nommé ainsi, et pour cause, il n'est pas dit qu'il ait été la propriété de Bill Fougeron) n'est alors que de 6 pennies : plus cher que l'indemnisation versée par l'aubergiste, mais pas de manière exagérée non plus. Tant que nous y sommes, je constate que l'inflation fait son œuvre dans la version publiée, puisque l'indemnisation monte à 30 pennies au total, soit 6 par animal, si l'on procède à une simple division. Il semble d'ailleurs y avoir là une petite contradiction, puisque le prix demandé par Bill Fougeron pour son animal est de 12 pennies, ce qui est dit correspondre à trois fois le prix du poney dans cette région. Or au final, les poneys de Merry retournent chez Tom Bombadil, qui les renvoie à l'aubergiste en guise de compensation, et ce dernier est dit avoir acquis les animaux at a very fair price. La seule explication que je vois est la division de l'indemnisation elle-même : Barliman offre un poney à Merry en compensation pour une de ses bêtes (indépendamment du prix qu'il est obligé de payer pour se faire), puis 18 pennies pour les quatre autres (soit 4,5 pennies par animal), ce qui correspond à some compensation et laisse entendre que ce n'est pas le prix réel des poneys. On pourrait alors considérer qu'un prix unitaire de 5 pennies serait considéré honnête, ce qui correspond incidemment au montant de l'indemnisation révisée en RS, p. 174 n. 17. De ce point de vue-là, les bêtes de Merry finalement acquises par Barliman sont effectivement obtenues avec un rabais, en faisant toujours abstraction du prix payé pour le poney Bill. Quant à ce dernier, il n'aurait valu que 4 pennies environ, du fait de son état de santé déplorable, ce qui expliquerait le commentaire sur le fait qu'il ait été vendu trois fois son prix. De fait, le texte dit bien the pony's value, soit "la valeur de ce poney" et non la valeur d'un poney en général. Et c'est bien ainsi que traduit Daniel, d'ailleurs. E. |
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Votre serviteur a écrit :
J'ai trouvé une autre allusion au terme fire-weed (avec tiret) que nous avions évoqué l'an dernier, et qui s'applique à nouveau à la variété Epilobium angustifolium dans un livre de vulgarisation botanique américain de la fin du XIXème siècle : Wild flowers of the north-eastern states par Ellen Miller et Margaret Christine Whiting (New York, 1895). Il y est écrit à ce sujet : Great Willow Herb. Epilobium angustifolium.
Found by the wayside, and on newly cleared or burned lands, blossoming from June through August. The plant gains its name of “Fire-weed” from its habit of springing up on newly burned woodlands. Seen in the sunshine its coloring is brilliant. Its long curving slender pods, bursting open lengthwise, set free a mass of fine silky down, the wings of the tiny seeds.
La plante tire son nom de « Fire-weed » en raison de son habitude de pousser sur les forêts nouvellement brûlées. Vu au soleil, sa coloration est brillante. Ses longues gousses minces et courbées, s'ouvrant dans le sens de la longueur, libèrent une masse de duvet fin et soyeux, les ailes des minuscules graines. Extrait des pages 198 et 199. Et une illustration de cette plante, tirée du même ouvrage :
Dans ce même ouvrage, qui est consultable sur le site "Project Gutemberg", on peut retrouver les variétés nord-américaines des familles de Lobelia, de Water-lilies, de Nightshades, etc. dont les équivalents des îles britanniques ont inspiré Tolkien. Il y a même la description (pages 604-605) d'un Green Dragon. Que de coïncidences amusantes ! votre serviteur a écrit :
En effet, mais si ce nouvel exemple remet en bonne position Epilobium angustifolium face à sa concurrente Senecio vulgaris, il tend à confirmer que la piste américaine se précise au détriment d'une origine anglaise ou britannique du mot Fire-weed. I. |









