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Désolé du double post, mais du coup, est-ce que Michaël Devaux prévoit toujours de publier toutes ces informations dans une future feuille, ou est-ce tombé à l'eau? |
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Hmm, c'est petit pour mes vieux yeux, mais au risque de dire des bêtises, la phrase ne semble pas être en tengwar. Plutôt ce genre de semi-onciale que Tolkien utilisait parfois, avec de fortes vu le contexte que ce soit une citation en vieil anglais de Beowulf, non ? |
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Pellucidar a dit :
Vous, les linguistes (...) *Regarde derrière son épaule* Il doit y avoir une méprise sur la personne, je pourrais me sentir vexé. Bon, quitte à être un peu fou et anormalement décalé, ça m'apprendra à vouloir être serviable. Didier. |
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Oups ! J'avais pourtant mis au moins 2 smileys... J-M |
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Yé! Utúvienyes! C'est un extrait des Maxims II, vers 55-56 : á sceal snotor hycgean ymb þysse worulde gewinn. Pour en savoir plus sur ces antiques maximes en vieil anglais, voir déjà sur Wikipedia. Les Maxims II appartiennent au manuscrit Cotton Tiberius B.i de la British Library (petit clin d’œil privé à mes collègues de l'AH3, dans lequel j'aurai un article parlant un peu de la collection de Sir Robert Bruce Cotton, à l'occasion d'une étrange découverte). 'en ai trouvé le texte intégral ici en PFF, édité et traduit par un certain... Tom Shippey dans Poems of Wisdom and Learning in Old English, Cambridge : D. S., Brewer, 1976. Le monde est petit, hein ! La traduction serait donc : The wise man must always consider this world’s conflicts Soit une bien étrange maxime en dédicace : « Le sage doit toujours tenir compte des conflits de ce monde. » Didier. |
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Et en complément, un lien pour l'alphabet du vieil anglais |
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Le Dragon est trop rapide. :-) Je confirme qu'il s'agit bien d'un mode anglo-saxon de l'alphabet latin. On retrouve une inscription virtuellement identique dans le chapitre « Early Runic Documents » du PE 15, p. 116. Une variante très proche figure dans un autre manuscrit de Tolkien, ibid., p. 106. Je viens de rajouter cette inscription dans mon Index Tolkiendil des spécimens des premiers alphabets runiques (TERS). Puisque je dois rencontrer Arden R. Smith la semaine prochaine à Omentielva, je lui signalerai l'existence de cette inscription. |
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Rapide et insomniaque ! ;-) Vous, les linguistes, vous devez tous être un peu fous, non ? Vous savez, personne ne vous en voudra si vous postez vos trouvailles à des heures normales ! ;-) J'ai réduit la taille et la résolution des photos pour ne pas que le fuseau soit trop lourd à charger mais j'ai bien sûr conservé les hautes déf... > Druss : Concernant la Feuille, tu en sais autant que nous… |
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>Didier : Merci pour le lien vers Maxims II... et sa traduction par Shippey ! Hisweloke a écrit :
C'est peut-être et ... (...) précisément parce que, dans Beowulf, [avec des] principaux adversaires (...) inhumains (...) son histoire (...) fait entrevoir l’univers et évolue au rythme de la pensée de tous les hommes quant à la destinée de leur vie et de leurs efforts. Elle se situe au milieu, mais au-dessus, des guerres mesquines des princes et s’étend au delà des dates et des limites des périodes de l’Histoire, quelle que soit leur importance. JRR Tolkien, « Beowulf : Les Monstres et les Critiques », dans MCE, 2006, p. 47 Et moi qui ne suit pas "linguiste", c'est avec plaisir, comme d'habitude, que je t'ai lu dans la nuit même, donc tard... et alors ? ;-) S décalé |
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Comment dit-on en vieil anglais Wise men go to bed very late at night ? I. ;) |
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Une très courte page sur Tolkien a fait son apparition le 25 août dernier. |
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Bonsoir,
Visite au pas de charge, les groupes se succédant toutes les heures. J'en viens directement à l'essentiel avec la salle Marie Delcourt et ses collections précieuses. Plus petite que ce à quoi je m'attendais mais son ambiance un peu "Poudlardienne" est vraiment plaisante (je suis presque déçu de ne pas voir bouger les portraits ;-). Au bout de la salle est exposée la fameuse maquette de la Ville de Liège en 1730, une vraie merveille. Tout le long du trajet des panneaux didactiques présentent des écrivains liés de près ou de loin à l'ULg. Tolkien a droit en plus à une vitrine avec seulement quelques pièces sorties des Fonds JRRT, mais l'Historienne de l'Art qui nous sert de guide ne s'y arrête pas, préférant celle d'Umberto Eco (nous sommes en retard et le groupe suivant nous talonne). Au moins, je suis tranquille pour prendre mes petites photos. Je n'y découvre rien de nouveau par rapport à ce que j'avais vu il y a 6 ans, excepté cette première édition (1968) du recueil de poèmes The Road goes ever on (dernière photo). L'avant-dernière photo avec la belle calligraphie est celle d'un livre de Gotique offert par JRRT à Simonne d'Ardenne… Bonne nuit et bon dimanche !
J-M, |
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Ces photos sont magnifiques. Merci. C'est étrange le sentiment qu'elles peuvent faire naitre chez nous. -t'as vu Isengar sur l'avant-dernière les petits groupes de points autour de son nom, comme dans le film ... Ok je sors ! - En tout cas merci, |
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Tu veux dire en photo, le Pryftan Fragment? |
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Merci merci merci Pellucidar ! |
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Ah zut, c'était aujourd'hui… Au moins j'ai pas oublié d'aller voir André Stas l'après-midi. |
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Il y en a un peu plus, je vous le mets ? ;-)
Un récent et très actif fuseau de la même section et ayant pour sujet la mythologie nordique ;-) m'a fait me souvenir de cette lettre de Tolkien que la liste des Fonds JRRT de la BGPhL-Germanique de l'ULg répertorie laconiquement comme suit : « [J.R.R. Tolkien], extrait d’une lettre [adressée à S.R.T.O. d’Ardenne], non datée, sur papier jaune pâle ». La photocopie que je possède était vraiment mauvaise mais avec un peu de patience et de Photoshop, j'espère l'avoir rendue assez lisible. |
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Mouaibof, pas terrible ! :-( |
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On arrive à déchiffre quand même :) I. |
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Hum... on arrive à déchiffrer |
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En ce jour de la doyenne des classiques cyclistes dont le nom a inspiré en partie le titre de ce fuseau, je me devais de le faire remonter, si possible avec de l'inédit. En le relisant puis en refaisant le tour des documents en ma possession, je m'aperçois un peu bêtement que 8 ans ont passé et que "nous" n'avions pas encore été présentés... ;-)
1) Tolkien et Simonne d'Ardenne dans le jardin du 20 Northmoor Road (vers 1937) |
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Excellent ! Superbe trouvaille dont tu nous fais profiter en ce dimanche, merci beaucoup |
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A nouveau, sans crainte de me répéter : Merci merci merci Pellucidar ! :-) |
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C'eût été un dimanche vraiment parfait si Philippe Gilbert avait gagné Liège-Bastogne-Liège ! ;-) |
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Ci-dessous un petit document émouvant : une courte de lettre de Norman Davis (ancien élève et successeur de Tolkien à Merton, évoqué dans ce fuseau) datée du 3 septembre 1973 et annonçant la mort de son vieil ami à Simonne d'Ardenne... 8.( Chère Simonne, Nous sommes toujours en Provence, près de St-Rémy, nous entamons notre voyage de retour demain. Je t'écris brièvement au cas où tu n'aurais pas reçu la nouvelle de la mort de Ronald. Par chance nous écoutions justement la nuit dernière le journal radio de la BBC lorsque l'annonce est survenue - pas de détails bien sûr mais cela a dû être très soudain car il avait l'air d'aller très bien lorsque je l'ai vu un jour ou deux avant notre départ fin août. C'est la fin d'une époque pour moi (...)
J'ai du mal à identifier 1 mot sur 2 dans le second paragraphe; n'hésitez donc pas à compléter ma traduction si l''écriture d'un Professeur d'Oxford vous est plus familière qu'a moi... |
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Merci pour ce nouvel envoi, Pellucidar. J'essaie modestement de compléter partiellement ta traduction : C'est la fin d'une époque pour moi, car il [J.R.R. Tolkien] était l'une des premières personnes que j'ai rencontrées à Oxford il y a presque quarante ans, et tu sais que nous été assez proches ces dernières années. Je suis sûr que tu seras attristée [...] J'ai aussi du mal à identifier certains mots, notamment pour la suite... :-) Amicalement, Hyarion. |
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Je pense que l'essentiel est déchiffré... |
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Gare aux faux amis ! "By chance" se traduit "par hasard". A. |
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Mais comment se fait-il que ce délicieux fuseau ne soit pas encore rangé parmi la sélection des fuseaux du forum ? I. |
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ISENGAR a écrit :
Tu es sûr de ce que tu dis ? |
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:8 * glousse * |
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Deux ou trois petites choses en passant... J'ai remarqué que le mot-clé "Inédits" avait été ajouté sous le titre de ce fuseau dans la sélection du forum. En vérité, certains de ces documents ne sont plus tout à fait inédits puisque déjà à l'époque (mai 2005), j'en avais envoyé une copie à Johan Vanhecke, un compatriote anversois (voir son Collector Profile ou sa fiche sur le Tolkien Gateway). Deux des photos de Tolkien et Simonne d'Ardenne sont parues dans son livre In de Ban van de Hobbit (j'ai eu un exemplaire dédicacé) tandis que les lettres de Tolkien au Recteur de l'ULg ont illustré Tolkien and Belgium, un dossier que Johan a publié en 2008 dans Lembas Extra, le journal de la Dutch Tolkien Society (pas vu). Sinon, sur le webzine culturel de l'ULg on trouvera plusieurs articles tolkieniens dont un très intéressant sur la nouvelle traduction du Hobbit et qui est signé Juliette Dor (rappelons que le Pr. Dor - auteur, entre autres, de la traduction de référence de Sir Gauvain et le Chevalier Vert - devint l'assistante de Simonne d'Ardenne en 1966 avant de lui succéder). D'octobre 1932 à mars 1933, Simonne d'Ardenne réside chez les Tolkien en tant qu'hôte payant (la famille ne roule pas sur l'or). A Noël, après avoir écrit une belle lettre signée Father Christmas aux enfants, Tolkien laisse une empreinte neigeuse sur le tapis du salon (c'est "Auntie" Simonne qui rapporte l'anecdote à Carpenter, lequel ne manquera pas de l'inclure dans sa biographie). Quant à elle, elle reçoit comme cadeau de Noël de son "superviseur" un exemplaire dédicacé (ci-dessous) du Sir Gawain And The Green Knight co-édité avec E.V. Gordon, livre qu'elle recouvre de notes comme à son habitude, ce qui a dû être bien utile quelques 6 décennies plus tard au Pr. Dor... |
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Au mois de mai dernier a eu lieu en la ville de Kalamazoo (quel nom ridicule) et plus précisément à la Western University of Michigan le 48th International Congress On Medieval Studies. Parmi les centaines de conférences proposées sur 4 jours, plusieurs avaient un sujet en rapport avec Tolkien, dont celle de notre ami Douglas A. Anderson, qui sous le titre générique Women in Tolkien's Professionnal Life s'intitulait : « “Professor d'Ardenne of Liège has arrived to harrass me with philological work”: Simonne d'Ardenne as Student, Collaborator, Translator, and Friend of J. R. R. Tolkien ». Son camarade John D. Rateliff poursuivait avec « The Missing Women: J. R. R. Tolkien's Lifelong Support for Women's Higher Education ».
J'ignore si les textes de ces conférences seront publiés... Peut-être dans les Tolkien Studies dont Anderson est le co-éditeur ? Je ne connais cette revue que de nom, quelqu'un en sait-il plus ? |
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Merci pour le lien vers son blog. Je vais voir s'il y a une adresse de contact et lui poser la question directement (malgré mon anglais écrit limité) et sans doute mettre un lien vers cette page de JRRVF...
PS : J'avais écrit en boutade il y a 2 ans que Simonne d'Ardenne était l'auteur du premier "vrai" Hobbit Annoté... Ça ne va pas le vexer, non ? |
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Une petite remontée de fuseau pour "célébrer" mes 10 ans d'inscription sur JRRVF, c'était le vendredi 13 (!) mai 2005.
Pas de scoop boulversifiant mais mon acquisition récente, inespérée (et scandaleusement bon marché Mais je commencerai d'abord par cette coupure de presse découpée dans Le Jour, un journal de la région de Verviers (où je travaille la moitié du temps), non datée mais qui doit remonter aux alentours de 1970, et qui résume en quelques lignes la carrière bien remplie de l'amie francophone de Tolkien. Le 03/03/2012, je postais cette lettre non datée de Tolkien dont le premier paragraphe faisait allusion au livre d'un certain Wagner. Le Hammond & Scull nous indique que le 10 octobre 1938, Simonne d'Ardenne avait écrit à Tolkien pour lui demander (entre autres choses) son avis sur la critique qu'elle a écrite sur le livre "Les Poèmes mythologiques de l'Edda", publié en 1936 par un certain Félix Wagner (1868-?), un professeur luxembourgeois qui enseigna l'allemand à l'ULg et auteur de plusieurs traductions de sagas islandaises, comme cette Saga de Gunnlaug Langue de Serpent (1899 - en lecture libre). Le jugement de Tolkien (qui n'a fait que parcourir brièvement le livre) ne sera guère élogieux pour le Professeur Wagner…
Le 10 septembre 1951, Tolkien se rend à Liège pour le Congrès International de Philologie Moderne. J'ai été surpris de constater que, visiblement, MM. Hammond & Scull se sont procuré le programme détaillé des 3 jours que durèrent ce congrès et qu'ils ont dû trouver "délicieusement exotique" d'en reproduire des passages en français dans le Companion and Guide ! On apprend donc qu'à Liège ces jours-là, on ne faisait pas qu'assister à de savantes conférences, on savait aussi se détendre : réception à l'Hôtel de Ville et au Palais Provincial, visite de musées, représentation théâtrale de deux pièces en dialect (sic) liégeois, spectacle de marionnettes, excursion dans les Ardennes, au Pays de Herve et dans la Vallée de la Meuse, banquet à l'Hôtel d'Angleterre et diner de gala au casino de Namur… Rudes journées pour les conférenciers ! Dans un registre encore plus liégeois, j'ai aussi été amusé d'apprendre qu'à la même période Tolkien a échangé un courrier sur l'origine du nom Gauvain avec Maurice Delbouille, un des organisateurs du congrès, médiéviste renommé de l'ULg et une figure bien connue de la politique locale. Mais je m'égare (des Guillemins)… :p En 1979 paraissait à l'initiative de Mary Salu, une ancienne élève, J. R. R. Tolkien, Scholar and Storyteller - Essays in Memoriam, un livre-hommage dédié à la mémoire du Professeur, composé d'une quatorzaine de textes écrits par des collègues et amis. On y trouve aussi son discours d'adieu à l'Université d'Oxford, une bibliographie établie par H. Carpenter ainsi que sa nécrologie parue dans le Times du 3 janvier 73 et écrite par C.S. Lewis (pourtant décédé 10 ans plus tôt). Je crois me rappeler que ce livre a été réédité il y a 2 ou 3 ans. J'en appelle maintenant aux anglophones confirmés de ce forum. Dans le texte écrit par Simonne d'Ardenne (The Man and The Scholar), il y a ce passage qui ne cesse de me trotter dans la tête (p. 34) : (...) Tolkien was a genuine philologist (…) W.H. Auden (...) call him "a bard to Anglo-saxon", that is, "a true lover of the word", endowed with boundless imagination. I said to him once : "you broke the veil, didn't you, and passed through?" which in fact he did and which he readily admitted. J'ai bien sûr ma petite idée mais comment pourrait-on traduire au plus juste cette phrase et quelle portée lui donner ? |
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Verlyn Flieger, dans Splintered Light, reprend cette citation et commente : To break the veil and pass through would be to penetrate beyond normal human perception into another reality, one always present but not readily accessible. |
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Dans Une lumière éclatée, Eric Iborra donne comme traduction : Dans un article intitulé The Man and the Scholar, sa contribution au volume d'hommage funèbre J.R.R. Tolkien : Scholar and Storyteller, Mlle d'Ardenne se rappelle lui avoir dit, à propos de son œuvre : « Vous avez déchiré le voile, n'est-ce pas, et vous êtes passé au travers » (J.R.R. Tolkien : Scholar and Storyteller, p. 34). Elle ajoute qu'il a « volontiers reconnu » avoir fait ainsi. La question pas plus que la réponse ne revêt la forme habituelle d'une enquête philologique. L'une et et l'autre dénotent une conscience et une acceptation du fait que les mots donnent accès au surnaturel, au supra-réel. Déchirer le voile et passer au travers serait pénétrer, au-delà de la perception humaine normale, dans une autre réalité, réalité toujours présente mais d'accès malaisé. Verlyn Flieger, Une lumière éclatée, Desclée de Brouwer, 2014, p. 65 |
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Arf... Je me sens un peu biesse, vu que j'ai acheté le bouquin de Flieger il y a 4 ou 5 mois, et qu'il a depuis rejoint la pile (qui ne cesse de grandir) de livres que je dois lire dans un avenir... euh... proche ? Merci à tous les deux !
J-M |
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Tenez, une info en passant, sur une question datant de 2013 : Pellucidar a écrit :
Concernant le texte de la première conférence, je ne sais pas ce qu'il en est, mais la seconde, de Rateliff, a été publiée dans le très récent ouvrage Perilous and Fair: Women in the works and life of J.R.R. Tolkien édité par la Mythopoeic Society, que j'ai d'ailleurs acheté essentiellement pour cette contribution. |
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Góþs maúrgins !
Je m'attelle depuis ce matin à produire une présentation et une traduction du Moyen-anglais « Losenger », Esquisse d’une enquête étymologique et sémantique. Bien sûr je n'en suis qu'au début, il faudra donc patienter un peu avant de voir ces fameuses 13 pages de conférence très convoitées de nos jours. Ma traduction, modeste, ne sera bien entendu pas légale, en ce sens que je ne détiens aucun accord. Il s'agit là « d'une mise à disposition du public à titre gratuit et désintéressé. Elle sera retirée à la première demande dudit titulaire. » Je la posterai sur mon blog fraîchement créé, afin de l'alimenter, mais je le relayerai volontiers ici pour les amateurs de philologie
Si vous avez des remarques à faire sur tel ou tel point, ne vous gênez pas, j'ai mis mon gilet pare-balles Amicalement, A. |
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Le Centre de recherche des Collections de l'Université d'Édimbourg a publié sur facebook une trouvaille faite dans ses archives. J'hésitais à mettre cette info dans le fuseau des « étranges collègues », mais après tout, elle a tout aussi bien sa place ici, car elle permet d'agrémenter notre collection de lettres manuscrites du professeur, d'autant que c'est une de ses dernières lettres. I. |
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C'est toujours émouvant, d'autant plus que c'est au crépuscule de sa vie, de lire une lettre manuscrite de Tolkien. Merci, merci Isengar |
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Merci de cet inédit ! S. |
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Merci beaucoup pour cet inédit, d'autant qu'on connaissait peu les interactions de Tolkien avec l'Ecosse. Sait-on quel est le titre honorifique qui lui a été conféré à cette occasion ? E. |
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Celui de Doctor of Letters selon H&S, p. 773 du Chronology. Et pour ceux qui le souhaite, voici une traduction. |
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Je ne savais pas que Cérès était la déesse du whisky... ;-D Merci pour le partage, JR. Amicalement, Hyarion. |
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Cher Pellucidar,
J'achève ce soir le reprisage de ce fuseau des plus excellents, non sans en avoir relu et savouré chaque miette :). Yyr Druss a écrit :
Le lien me semble erroné Vivien ;) |
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Il ne l'était pas à l'époque, mais chez nous aussi le forum a subit des mises à jours avec pour conséquence que l'on doit "repriser" petit à petit. Le lien corrigé : https://forum.tolkiendil.com/thread-4623...#pid158894 |
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Cher Yyr,
Je n'ai pas tout compris mais je suis sûr que tu as fait pour un mieux et je t'en remercie. |
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Merci Druss :).
Oups, désolé Pellucidar, en effet, c'est un peu du jargon. Jérôme |
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Suite à la découverte récente d'une lettre de Tolkien jusqu'alors inconnue évoquant Simonne d'Ardenne (voir ici pour le lien vers l'image), je me suis essayé à une transcription du texte. Note : This letter (extract) is part of an exchange with the British Council about funding for his research into early English languages
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Merci Cédric ! :)
Que dis-tu de : |
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Bien vu Yyr, ça me semble être tout à fait ça. Ce qui nous donnerait in fine : Note : This letter (extract) is part of an exchange with the British Council about funding for his research into early English languages
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La suite de cette même lettre :
Et une seconde publiée en même temps :
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Oh merci beaucoup Druss pour le partage, top ! Merci ! |
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Leur découverte récente fait que ni l'une ni l'autre ne sont pour le moment répertoriées sur Tolkien Gateway à l'index des Lettres non publiées (c'est à dire non publiées dans le recueil des Lettres de 1981) . I. |

























