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Bonjour à tous,
En juillet 2012, je participais à une expédition de trekking et d'alpinisme dans les confins de l'Afghanistan, dans le corridor du Wakhan. Un endroit magnifique, très isolé du reste du pays et donc largement épargné par les troubles de ces dernières années. Cinq semaines sur places, avec de nombreux rebondissements et une expérience très riche.
A peine un mois après, je reçois un courrier des éditions Amalthée me proposant une publication aux conditions suivantes :
Evidemment, la suite est moins enthousiasmante : "Une promotion sérieuse, et donc un budget de communication, sont indispensables pour leur donner de réelles chances de succès. Une participation des auteurs à ce coût est donc nécessaire. Pour la publication de votre ouvrage, le montant de cette participation est de 3254 €.
En effet, les éditions proposent des contrats plus restreints :
Du coup, je dois dire que cela m'a peut-être fait changer un peu d'avis. Si on me propose un contrat avec participation divisée par 2 ou 3 et qui serait rentabilisée à moins de 500 ventes, je me demande si cela ne vaudrait pas le coup (coût ?) de se lancer dans l'aventure... Car découvrir une facette du monde littéraire en est une, non ?
Voici donc l'affaire. Vous qui êtes plus ou moins familier avec ce milieu, avez-vous des avis éclairés pour ma lanterne ? Et surtout, de grâce, n'hésitez pas à me dire que ce que j'écris n'est pas assez bon pour espérer quoi que ce soit, si vous le jugez ainsi ! J'ai bien des défauts, mais pas celui de me prendre pour un génie littéraire injustement méconnu. Ah, et pour un peu de lecture, c'est soit par ici sur mon blog sur l'expé (avec bonus film et carte), soit en pdf via ce lien. Avec la lettre et le contrat des éditions en sus.
Merci à vous
Amicalement, |
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Bonsoir Aglarond, Je ne te donnerai pas de conseils, car c'est à toi de voir ce que tu souhaites faire de ton labeur.
Personnellement, j'ai eu la chance d'être publié, aussi bien comme contributeur que comme directeur d'un ouvrage et ce sont des expériences très enrichissantes (enfin... pas financièrement Par ailleurs, les frais de « participation » qui te sont demandés me semblent très élevés. Avant même d'envisager une telle option, je demanderais clairement ce que cela recouvre comme prestations, avec décompte précis des différents postes de charges. Quoi qu'il en soit, c'est un beau projet que tu as là et j'espère que tu pourras le mener à bien quel que soit ton choix de publication au final. Elendil |
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Hello, Aglarond. Je rejoins Elendil sur son analyse.
Merci pour les documents (attention, le lien vers ton blog nous emmène droit dans les pages d'Amalthée, tu t'es peut-être emmêlé les fils pendant ton tissage I. |
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Merci à vous pour vos premières réponses.
Amicalement, |
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Bonjour,
Juste quelques remarques générales par conséquent :
Les critères importants me paraissent être : De ce qu'en j'en sais, pour un auteur inconnu, si le livre concerne un marché de niche, et un petit éditeur, un tirage initial à 300 exemplaires est déjà très raisonnable en N&B (en couleur, je ne sais pas)... Il faut donc être prudent avec les offres qui feraient miroiter 3000 exemplaires ou plus (sauf éditeurs bien connus, et encore...).
Quelques notions sur le prix d'un livre, en partant par ex. de 18,80 € TTC D. |
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Merci beaucoup Didier de toutes ces précisions. En préambule, je dirais que je ne sais pas si c'était une erreur de nommer la maison d'édition : ce n'était en tout cas pas dans le but d'en dire du mal ou quoi que ce soit ! Mais il est vrai que, même dans un cadre presque privé comme ici mais qui n'en reste pas moins en réalité public, soyons toujours prudents...
Amicalement, |
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Bonjour à tous,
Amicalement, PS : en parlant de suggestions de lecture, je viens de lire En Patagonie de Bruce Chatwin. Lorsque l'on a la prétention d'écrire un récit de voyage... ça calme ! |
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J'en profite d'ailleurs pour adresser une pensée émue à Daniel et Vincent pour la relecture de la traduction et toutes les coquilles passant au travers des mailles du filet : quand j'ai vu toutes celles qui restaient après 4 ou 5 lectures... Je ne m'étonne pas de la taille du fuseau dédié à côté ! |
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Ah, bah, je passais justement pour signaler du code Lulu SHQ15 pour avoir les frais de port gratuit, valable jusqu'au 19 janvier, initialement pour "Tolkien, le façonnement d'un monde", mais ça peut servir aussi pour tes admirateurs, du coup je le mets ici pour une fois
Bravo pour cette publication ! (même si c'est de l'auto-publication, je sais aussi le boulot que ça représente |
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Merci Zelph, j'avais repéré ce code aussi (depuis que j'ai du commander l'exemplaire zéro quelques heures après l'expiration d'une telle offre, je fais attention...). Pour les admirateurs, je cherche toujours ! |
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Aaah... Bruce Chatwin, enfant des West-midlands, tout comme Tolkien En Patagonie et Anatomie de l'Errance font partie des ouvrages de ma longue liste d'attente... J'avais lu Le Chant des pistes il y a quelques années et ça m'avait fortement donné envie de traiter le sujet de l'errance chez Tolkien. Un article finalement publié sous le titre La Fureur errante : L’irrépressible appel de l’errance, un motif dans l’œuvre de Tolkien dans le numéro Hors-série de l'Arc et le Heaume de Tolkiendil en 2012. 2014 était l'année des 25 ans de sa disparition (d'ailleurs, c'est dimanche qu'on passera au 26ème anniversaire...)
Bref, un grand bravo pour cette publication cher camarade. Je vais évidemment regarder ça de très près
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Un exemple (de mémoire) du style souvent quelque peu lapidaire de Chatwin, en clôture de chapitre : "Je le laissais mourir et retournais à Puerto Williams"... |
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Bonsoir Aglarond, Aglarond a écrit :
Je crois bien que c'est à moi de te remercier : tu viens vraisemblablement de me donner la clef d'un mystère qui m'avait intrigué pendant de nombreuses années. Je me souviens en effet d'avoir ouvert et feuilleté un roman étrange et passionnant parlant de deux cavaliers effectuant un voyage mystérieux, juste au moment de quitter l'appartement prêté à mes parents par des amis pour une semaine de ski, alors que je devais avoir une douzaine d'années. Et je n'avais jamais retrouvé ledit roman, au sujet duquel je ne me souvenais que d'une chose avec précision : c'est que « cavaliers » figurait dans le titre. Je ne regrette pas d'avoir eu des difficultés à retrouver ce livre : c'est au cours de ces recherches que j'ai découvert Sept cavaliers quittèrent la ville au crépuscule par la porte de l'Ouest qui n'était plus gardée, superbe roman de Jean Raspail. Mais ce n'était pas celui dont je me souvenais. Quand j'ai vu dans ton message, rassemblés au même endroit, un titre ressemblant à mon souvenir, le nom de Kessel et la mention de l'Afghanistan, j'ai compris que ma recherche était vraisemblablement arrivée à son terme. Et le résumé que j'ai pu lire ensuite m'a conforté dans cette idée. Je n'ai jamais lu que deux romans de Kessel : le Lion, bien sûr, et le Bataillon du ciel, deux livres splendides (le premier est assurément un chef d'œuvre), ainsi que sa remarquable biographie Mermoz, mais je crois qu'il me faut de toute urgence replonger dans l'œuvre de cet écrivain.
Amicalement, |
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De Bruce Chatwin, je vous recommande aussi "les jumeaux de black hill", récit âpre et rugueux de la vie de deux frères paysans en Pays gallois avant l'ère de l'industrialisation. Un superbe livre. |
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En effet, Elendil, il y a bien "cavaliers" dans le titre, et pas grand chose d'autre ! Un chef-d'oeuvre, vraiment. Kessel fait partie des auteurs qui m'ont le plus marqué, avec Tolkien et Saint-Ex. Tout est bon chez lui, et il est très intéressant de se procurer des reportages qu'il a publiés, notamment sur la piste des esclaves en Afrique de l'est (la filière arabe de la traite des Noirs n'étant pas totalement éteinte à son époque). Il existe des recueils de ses textes, et courtes nouvelles. Je recommande particulièrement le court roman Fortune carrée, qui se passe entre le Yémen, Djibouti et l'Ethiopie, chez Monfreid. Ou le très surprenant Les mains du miracle, l'histoire authentique du masseur hollandais de... Himmler, qui réussit à sauver des milliers de déportés par son intercession auprès de son redoutable patient. |
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Je viens de faire l'acquisition des œuvres complètes de Kessel sur un site d'enchères en ligne bien connu et je prends bonne note de tes recommandations. Damien |
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Ah Kessel, il a longtemps été mon auteur préféré avant que je découvre Tolkien. Je crois avoir tout lu de lui y compris ses relations du procès d’Eichmann qui ne se lisent pourtant pas comme un roman. On cite toujours « Les cavaliers » ou « Fortune carrée », mais je conseillerais plutôt :
« Les mains du miracle », tout à fait stupéfiant Après avoir lu cela on commencera à avoir une idée de l’étendue de son talent qui permettait de rendre passionnant tous les sujets et tous les genres Ensuite pour aller plus loin il faut lire « sur la piste du lion » de Yves Courrière |
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Mermoz est en effet une des plus belles biographies que j'ai lues. Remarquable tant par le talent de l'auteur que par la vie du sujet.
Amicalement, |
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une info récente : le mois dernier, le décret n° 2015-318 du 19 mars 2015 a allégé les procédures de dépôt légal à la Bibliothèque nationale de France. Cette réforme concerne les documents imprimés de tous types : livres, périodiques, partitions, etc. ... sans préjudice des autres obligations faites aux imprimeurs au niveau régional vis-à-vis des" bibliothèques attributaires". Les documents sonores, vidéos ou multimédias, de même que les logiciels et bases de données continuent d'être déposés en deux exemplaires. Silmo |
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Merci de cette information, Silmo. C'est effectivement une démarche qui m'avait échappé. Comme j'ai réussi à élargir (un tout petit peu) au-delà du cercle familial, il semble bien que je sois tenu d'y procéder. |
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De rien Aglarond. |
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J'en profite pour saluer la réactivité de la BNF pour cette démarche. Les réponses par courriel n'ont pas traîné ! |
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Pour l'impression à la demande et les petits tirages, un exemplaire suffisait déjà, donc cela ne change en fait pas grand chose quand on passe par Lulu.com comme imprimeur. D. |
quand je demande un service), puisqu'un certain nombre d'entre vous ont une expérience dans l'édition, pour ne pas parler de ceux dont c'est le métier.
). Toutefois, j'exclus pour ma part me tourner vers l'édition participative, pour les raisons que tu mentionnes : si jamais je devais monter un projet qui ne se vende pas chez un éditeur classique, mais que je veuille absolument publier, j'envisagerais plutôt deux alternatives :
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