|
Bravo Silmo ! Ah ah, quand je pense que j'ai aussi aimé Avatar... Je suis vraiment incurable mais promis, je ne m'en excuserai même pas :p. S. |
|
J'ai pas aimé Avatar mais j'ai bien aimé Pacific Rim ... qui, du point de vue de Semprini, vaut pas tripette. CQFD
Avatar, entre autre à cause d'un scénario haltérophile et d'un acteur principal du même métal avec l'expressivité d'un parpaing. Silmo |
|
En lisant ton très chouette post, shu..., je me suis cru transporté un instant dans un roman de Jack Vance, chez qui abondent les dialogues formalistes où la flatterie le dispute à l'ironie. Je suis confus de répondre succintement à ta longue et riche intervention, mais je me suis forgé avec les années une conviction sur les films de Jackson, que je n'ai plus trop envie d'éprouver dans le feu des discussions. Ce qui fait, qu'effectivement, je sois passé au travers des failles d'Internet sur ce sujet là. Par ailleurs, Genette ou pas, je crois qu'il existe des canons esthétiques propres au cinéma (sur la composition des plans, le découpage, le montage, etc.) établis par les oeuvres des cinéastes classiques (canons portés par des milliers de films depuis le début du 20e siècle et une longue historiographie critique). J'ai été éduqué au cinéma en voyant d'abord ces oeuvres classiques, à la Dernière Séance ou ailleurs. Jackson, qui vient du cinéma d'horreur indépendant (d'où son goût si peu tolkienien pour les monstres, la violence et le gore), a une conception de la mise en scène qui va souvent à rebours de ces canons classiques. Cela fait le bonheur de certains - pas le mien. J'ai aussi lu Tolkien avant de voir Jackson - ce qui explique là aussi bien des choses, de même qu'explique aussi bien des choses le fait que tu aies pour ta part découvert Jackson avant Tolkien (car je ne nie pas non plus l'importance de l'histoire personnelle et du sentimentalisme de chacun dans ces affaires-là). Je n'arrive plus à voir les films de Jackson en DVD aujourd'hui. Mais je suis très heureux qu'ils t'aient enchanté et qu'ils aient permis à beaucoup de gens de découvrir Tolkien.
Silmo, |
|
Semprini a écrit :
J'adhère farpaitement à ce que vient d'écrire Semprini.
A la lecture de ton post, je me suis même surpris , cher Shou, à être un peu jaloux de l'effet de la vision du premier opus de la "trilogie du siècle" en termes d'émotion et d'intensité (pour reprendre la formule de Silmo). Comme Semprini, j'ai certains marqueurs, certains référentiels cinématographiques. De fait, je suis aujourd'hui incapable de déceler une part de qualité dans ce premier film (que j'ai revu récemment en version longue avec mes enfants), alors que j'en extirpait pourtant naguère quelques passages intéressants (hors de la mauvaise foi globale qui caractérisait mes analyses d'il y a dix ans).
J'aimais bien Cul de Sac et les premières minutes dans la Comté et aussi l'intervention du Balrog, par exemple. Je ne les apprécie plus aujourd'hui. Les défauts du style de Jackson dans ce film me sont devenus insupportables et ont avalé avec le temps, les rares passages qui trouvaient grâce à mes yeux. ...et je ne parle que de la Communauté de l'Anneau, camarades. Difficile dans ces conditions de s'approprier avec objectivité la deuxième trilogie, en ce qui me concerne.
Mais je tiens à préciser que tout ceci ne relève pas de l'antijaxonisme primaire : la preuve, mois aussi je suis content que tu aies aimé la Communauté de l'Anneau et que le succès de ces films aient amené tant de monde à Tolkien
... épatants, ces petits champignons mexicains que je viens de manger I. |
|
Moi, j'aime toujours les scènes que j'avais aimées en 2001, 2002 et 2003. Et je les revois parfois avec mon fils avec plaisir. J'aime toujours le Gandalf de McKellen et le Boromir de Sean Bean. Mais je ne peux revoir que des petits bouts. C'est sur la durée que je ne tiens plus - les regards embués du duo mièvre Elijah Wood/Sean Astin, qui surjoue chaque scène, cette focalisation manichéenne sur les monstres, les interminables et redondantes scènes de bataille avec le trio de terminators Legolas-Gimli-Aragorn et cette mise en scène si lourde qui accentue chaque effet et flêche chaque émotion, au bout de quelques minutes, malgré les qualités que je peux reconnaitre au film par ailleurs, je ne peux plus. |
|
Vous m'épatez, comme les champignons d'Isengar (a shortcut to them ?) J'ai aimé Avatar (y compris l'inexpressivité de l'acteur que je trouve précisément magnifique) et Terminator 2, s'agissant de Cameron... En revanche, je ne supporte pas Titanic :p. Mais je crois qu'on vient de faire un beau tour des gouts, de leurs caprices, de leurs incongruités, de leurs inconvenances. Pour les référents du cinéma classique, j'en ai quelques-uns, mais plus épars, plus chaotiques. Je suis un grand passionné de La Honte de Bergman, de L'évangile selon Mathieu de Pasolini, et d'Antonioni en général (mais surtout L'avventura, parce que c'est là que je suis tombé amoureux de Monica Vitti). Quoi qu'il en soit, et c'est l'essence même de ces échanges : vous me donnez un immense désir de cinéma, là où PJ n'est plus parvenu qu'à me donner soif depuis longtemps. Par ailleurs, je tiens à poser quelque chose d'insignifiant et d'important parce que personnel. Si j'écris un jour quelque chose d'un peu fouillé sur PJ, j'espère sincèrement pouvoir vous compter dans mes premiers lecteurs (et détracteurs !) de qualité, de ceux qui ne vous laissent passer aucune bêtise (sauf l'incurable), vous Hyarion, Silmo, Semprini, Isengar, ce serait vraiment un honneur. Là-dessus, je sens, moi qui suis aussi un lecteur très erratique, que le désir de quelques Promenades au pays des Hobbits m'appelle à son tour. Vivement la disponibilité de m'y vouer. S. |
|
Semprini : Ceci dit, moi non plus je ne peux plus
ps : à la liste de mes lecteurs/détracteurs d'honneur, j'ajoute Elendil bien sûr |
|
shudhakalyan a écrit :
Ah, il avoue ! La preuve en est faite ! :p Un vrai chef-d'oeuvre par définition ne peut provoquer la saturation car il ne fatigue pas les yeux. Il est des films que j'ai vus 20 fois toujours avec le même plaisir grâce à leur forme fluide et classique (Ford, Renoir, Hawks, Hitchcock, Mizoguchi, Kurosawa, Satyajit Ray, Tarkovski, Powell & Pressburger, etc... comment se lasser de voir certains de leur film dont la mise en scène est comme un onguent pour les yeux ? |
|
Ah ah Cette remarque sur la saturation des chefs d'œuvre, même si elle se voulait malicieuse s'agissant de Jackson, m'en rappelle une autre, à nouveau liée aux Misérables (je prépare un cours en fait :p) : Jean d'Ormesson a écrit :
(http://www.ibibliotheque.fr/les-miserabl...sson/page1) Du coup, j'en viens à penser ceci à propos de la remarque de Jackson dans le Figaro au début de ce fuseau, qui m'a beaucoup touché : j'ai d'abord cru que PJ était fatigué des critiques, et qu'il avait besoin de s'en extirper... mais c'est peut-être beaucoup plus profond : n'était-il pas fatigué, à ce moment-là, à la faveur de l'exception française qu'Isengar a magnifiquement rendue, d'être "Peter Jackson", le "Peter Jackson" qui avait adapté ces œuvres de Tolkien, a fortiori s'il les a vraiment aimées ? J.R.R. Tolkien (traduit par Ledoux) a écrit :
J.R.R. Tolkien a écrit :
|
|
Je suis un immense fan des Misérables et lorsque j'avais découvert les critiques de Flaubert, j'en avais été très peiné. Mais aujourd'hui, je vois mieux où Flaubert voulait en venir et je trouve que sa position n'est pas dénuée de logique par rapport à la littérature réaliste qu'il défendait, là où Hugo, emporté par le lyrisme de son génie, et son goût des contrastes (ses encres...), utilisait des archétypes pour mieux faire voir la lumière en faisant fi de tout réalisme. Il faut voir avec quelle fougue ou rage Hugo parle des juges et des avocats lors du procès Champmathieu, mais emporté par le verbe, sa rage est alors injuste. Moi, je pense que la mise en scène de certains films classiques, une mise en scène fluide, posée, en retrait, en roides diagonales où passent de doux voiles, n'épuisera jamais ses charmes. Les tempêtes peuvent fatiguer. Pas les douces brises. |
|
Ah la la, moi, je vous propose de vous retrouver autour d'un verre de vin lorsque vous serez lassés comme PJ lui-même de revenir encore et encore sur la trilogie... et mince, il est là aussi, le bougre ! ;-) Pour la suite de l'explication, voir Chroniques de la Vigne de Fred Bernard
S. |
|
Me concernant, j'ai vu la première trilogie une fois à la sortie en cinéma, une autre fois il y a an. Point trop n'en faut. De fait, je n'en suis pas lassé :p Si un mérite est à attribuer à PJ, c'est outre les personnes qui se sont intéressés par la suite à Tolkien, le "boom littéraire" (et notamment en France) que cela a suscité. Et, par là, mieux faire découvrir l'Oeuvre. Ce point, je crois qu'on ne peut lui enlever (nous ne l'avions pas attendu mais cela a tout de même facilité certaines choses, je crois).
|
|
Silmo a écrit :
Je prend bonne note de cela. En y repensant, il me semble que Romaine m'en avait parlé, en effet, mais il y a déjà fort longtemps... Bref, je leur demanderai à l'occasion. :-) Silmo a écrit :
James Cameron, comme j'ai déjà l'occasion de l'écrire sur ce forum, m'a toujours fait l'impression d'être d'abord un capitaine d'industrie, toujours à la pointe de la technique, avant d'être un artiste ou le démiurge que l'on célèbre aujourd'hui. Je peux me tromper, mais je pense qu'il restera avant tout dans l'histoire du cinéma pour son rôle en matière d'évolution technique du septième art, de même peut-être que Peter Jackson. Titanic m'a toujours donné l'impression, depuis la première fois que je l'ai vu en salles, d'être un modèle en matière de reconstitution historique avec force moyens, plus que d'histoire racontée. Même chose pour Avatar : le scénario (qui a quelque peu coupé l'herbe sous le pied du John Carter d'Andrew Stanton, malheureusement pour ce dernier) est assurément cousu de fil blanc, tandis que la capacité d'immersion dans la fiction permise par la technique fait sans doute de ce film une référence pour le cinéma de demain. Cameron aura bientôt l'occasion, du reste, d'enfoncer le clou à ce propos, avec ses suites à Avatar qui vont régulièrement se succéder en salles dans les prochaines années, à la suite (et probablement aussi à la manière) de la deuxième trilogie de Jackson. *** Pour le reste, il est difficile de réagir à tout ce qui a été écrit depuis mon précédent message...
J'aimerai simplement souligner ici que si je me suis lancé dans l'exercice consistant à écrire des critiques sur la deuxième trilogie, je l'ai fait en ayant gardé en mémoire, bien entendu, les éditos de Semprini dédiés à la première trilogie et publiés sur JRRVF. Semprini — dont TB disait affectueusement, dans le temps, qu'il était "notre monsieur cinoche" ;-) — avait placé la barre assez haut à l'époque en matière d'analyse et de critique, le résultat contrastant d'ailleurs singulièrement avec le commentaire laissé sur le forum l'année dernière à propos du premier volet du Hobbit de PJ : http://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.ph...963#p46963 Semprini a écrit :
Ces propos me font penser à mon propre rapport aux films de Jackson. J'ai moi aussi lu Tolkien avant d'avoir vu les films, et ne le regrette pas, surtout s'agissant du Hobbit. Cependant, pour ce qui est du Seigneur des Anneaux, je dirais que les films m'ont sans doute aidé, de façon assez décisive, à revenir à Tolkien alors que le Seigneur des Anneaux, à la lecture, ne m'avait initialement pas autant plu que le Hobbit. Cependant, une fois l'intérêt de circonstance passé, et les souvenirs esthétiques bien inscrits en mémoire, je n'ai guère eu envie, par la suite, de revoir régulièrement la première trilogie. Semprini a mis des mots sur ce que j'ai longtemps eu du mal à définir : le cinéma de Jackson n'est pas la même chose que le cinéma que j'ai appris à apprécier, en lui-même, avec le temps. Le fait que je ne suis pas du tout amateur de cinéma d'horreur explique peut-être pourquoi un certain nombre de codes dudit cinéma d'horreur dont est issu Jackson ne "marchent" pas sur moi, contrairement à ce qu'il en est pour d'autres cinéphiles pour qui l'horreur va naturellement avec la SF, le fantastique et la fantasy (pour faire simple), alors que pour moi un tel mélange ne va pas forcément de soi, fusse dans le cadre général de ce que l'on appelle le cinéma de genre, et bien que les catégorisations ne soient vraiment ma tasse de thé par ailleurs. J'aime l'esthétique apportée par des artistes comme John Howe et Alan Lee sur les films de PJ, et j'aime ces tableaux portés à l'écran qui en découlent, même quand ils sont le théâtre de scènes supposées "kitsch" comme celle du baiser au clair de lune entre Aragorn et Arwen dans la Communauté de l'Anneau. Cependant, les choix de Jackson en matière de mise en scène et de structure narrative ne m'a jamais marqué en eux-mêmes comme peuvent le faire, à chaque fois que je les revois, les choix faits pour des films comme The Good, the Bad and the Ugly de Leone ou Excalibur de Boorman. En dehors de l'esthétique, restent chez PJ des choses réussies que je continue à apprécier d'une part (comme Semprini, je trouve toujours très convaincants le Gandalf de McKellen [surtout le Gris, plus que le Blanc] et surtout le Boromir de Sean Bean, excellent acteur) ainsi que, d'autre part, des scènes que je n'aime pas du tout (notamment les scènes ridicules de prouesses guerrières de Legolas que j'ai évoqué dans ma critique sur le présent fuseau, ainsi que "les regards embués du duo mièvre Elijah Wood/Sean Astin, qui surjoue chaque scène" dont parle Semprini et qui "gâche" un peu en particulier la conclusion de la Communauté de l'Anneau), avec au milieu, entre ces deux tendances de goût, un ensemble qui m'a toujours paru tenir la route dans l'ensemble, malgré les faiblesses constatées par ailleurs et notamment dans les Deux Tours et le Retour du Roi. Personnellement, je continue de considérer la Communauté de l'Anneau comme étant le meilleur volet, le plus prenant, de la première trilogie, mais le Dragon Didier m'a toujours dit, lui, qu'il préférait les Deux Tours. Bref, à chacun son barème d'émotion, comme l'a justement écrit Silmo... Semprini a écrit :
Cela me fait penser que j'ai la Rue de la honte de Mizoguchi dans ma vidéothèque et que je n'ai pas encore pris le temps de voir ce film, dont on m'a dit du bien. Parmi tous les autres grands cinéastes cités, j'avoue qu'il y en a deux dont je ne connais pas le travail, à savoir Satyajit Ray (je connais très mal le cinéma indien) et Tarkovski (dont l'aura particulière m'a toujours un peu effrayé, je l'avoue). *** ISENGAR a écrit :
J'avoue, cher JR, que je suis curieux de savoir quels sont précisément ces référentiels, dans la mesure où, sauf erreur de ma part, tu n'en as jamais beaucoup parlé. :-) J'avoue ne pas avoir tout relu de ce que tu as pu écrire contre les films de PJ, mais il me semble que tes propos, généralement, portaient davantage sur le rapport à établir (ou plutôt, à te lire, à ne pas établir... ;-) ...) entre Tolkien et PJ, plutôt que sur le rapport à établir ou non entre le cinéma de PJ et celui d'autres cinéastes vis-à-vis de la question de l'adaptation. *** Amicalement à tous, :-) Hyarion. |
|
Hyarion a écrit :
De Tarkovski, je ne connais que son Andrei Roublev, mais quel chef d'œuvre absolu du cinéma ! Un des très rares films que je revois périodiquement pour le pur plaisir esthétique. |
|
Quant à moi, mon pseudo relève davantage du Salon de Musique que de toute évocation anglosaxonne ou néozélandaise ^^. J'ai d'ailleurs toujours rêvé trouver un enregistrement d'Ustad Salamat Ali Khan tel qu'on l'entend dans ce grand film de Satyajit Ray, en chanteur solo, mais il est quasiment toujours accompagné de son frère Nazakat et l'harmonie n'est pas le point fort de la tradition vocale hindustani et des ornementations raffinées du khayal... mais si, vous me suivez encore S. |
|
Hyarion a écrit :
Je suis désolé que tu aies été "déçu". A vrai dire, j'avais commencé à écrire un texte sur le Hobbit, mais je n'en aimais pas le ton - trop aigre, trop critique. D'où la lassitude ou la fatigue que j'avais confiée sur le forum à l'époque. Je n'avais jamais conçu les éditos comme un moyen détourné de m'en prendre à Peter Jackson, mais plutôt comme un prétexte pour parler du Seigneur des Anneaux de Tolkien en réfléchissant à la question de son adaptation. J'ai le sentiment que les films de Jackson m'ont permis de mieux comprendre ce qui faisait l'originalité du livre de Tolkien. Ses deux premiers films (La Communauté de l'Anneau et Les Deux Tours) avaient suffisamment de qualités pour susciter des discussions intéressantes - c'est à partir du Retour du Roi que cela s'est vraiment gâté. Or, m'en prendre directement à Peter Jackson non, cela ne m'intéresse pas - et c'est ce qui se serait passé si j'avais écrit des éditos sur Le Hobbit de Jackson, car c'est moins une adaptation du livre de Tolkien qu'une redite du Seigneur des Anneaux de Jackson en moins bien et plus régressif . Je préfère parler de ce que j'aime. Je craignais également de ressasser sans plus-value ce que j'avais déjà écrit.
Sinon de Satyajit Ray, il faut voir en priorité son chef-d'oeuvre La Trilogie d'Apu - il s'agit de trois films (La Complainte du Sentier, L'Invaincu, Le Monde d'Apu) qui racontent la vie d'un homme de l'enfance à l'âge adulte. |
|
Merci pour tes précisions, Semprini. Je comprends tout-à-fait que tu aies eu à cœur de préférer parler de ce que tu aimes, et de ne pas ressasser des choses déjà écrites par le passé. :-) Merci également à tous pour les conseils cinéphiles. :-) Amicalement, Hyarion. |
|
Silmo a écrit :
Les citrouilles, c'est bon. Guillaume Long est d'accord avec moi, y compris sur la nécessité de la découper au sabre-laser. |
|
Laegalad a écrit :
Les Sith Rouille, eux seuls au sabre-laser, découper tu dois ! Silmo, qui préfère les navets en cuisine plutôt qu'au cinéma :-D |
|
Un peu intimidé par toutes ces références cinématographiques, je vous propose à la place de la mienne cette merveilleuse critique vidéo : http://www.howitshouldhaveended.com/content/videos |
|
J'ai vu la chose hier. Je vais pouvoir lire vos critiques et vous faire mon propre retour (si tant est qu'il apporte quelque chose ;-))
++ |
|
Eh bien eh bien eh bien... Que de réflexions depuis six semaines ! C'est un gros travail de concentration de vous lire, mais quel plaisir aussi ! Décidément, il ne faudra pas que je m'absente plus d'une semaine lors de la sortie du dernier volet. Et il y a encore tout le reste du forum à aller voir...
Amicalement, PS : quand même, Cameron... Avatar est à voir en ouvrant en grand les yeux mais en débranchant à tout prix le cerveau tant les ficelles scénaristiques sont grosses et usées, et pour Abyss on touche vraiment le fond - et il est à - 5000 m ! Je me souviens qu'avec mes cousins, au bout d'1h30 on n'était resté devant le film que pour voir s'il resterait aussi nul jusqu'à la fin... Quant à Titanic, il m'a globalement laissé assez froid - du moins, jusqu'à une réminiscence non dénuée de frissons lorsque j'ai vu le premier iceberg surgir du brouillard et se dresser devant l'étrave ce jour de Noël... J'avais toujours rêvé de crier "Iceberg droit devant !) |
|
Le 18 décembre dernier, Hyarion a écrit :
En consultant le programme du cinéma dans lequel je suis allé voir The Desolation of Smaug, je me suis dernièrement rendu compte qu'en fait, le 11 décembre dernier, j'ai dû voir le film en version française, en 3D... et en "high frame rate" (HFR) de 48 images par seconde, alors que j'avais écrit que je l'avais vu 24 images par seconde : comme quoi, il semble que je me sois vite habitué à cette innovation technique (maintenant que j'y pense, il me semble me souvenir de certains effets visuels déjà perceptibles lors de mes visionnages du premier film de la nouvelle trilogie, mais j'avoue que cela ne m'a pas beaucoup marqué)... Seule la version audio originale en anglais m'aura donc finalement manqué, mais vu que l'exploitation du film en salles touche à présent à sa fin, le rattrapage aura peut-être lieu plus tard, en DVD ou Blu-ray... *** Pour celles et ceux que cela intéresse, et comme cela a déjà été proposé l'année dernière pour An Unexpected Journey, sachez que vous pouvez répondre, à partir d'aujourd'hui, à un sondage sur Tolkiendil concernant le deuxième volet de l'adaptation cinématographique du Hobbit : http://forum.tolkiendil.com/thread-7442.html Amicalement, :-) Hyarion. |
|
C'est tout simplement scandaleux... après 6 nominations (trois pour "un voyage inattendu" et 3 pour "la désolation de Smaug"), la seconde trilogie du siècle n'a toujours pas eu le moindre oscar ??? |
|
Hello, un petit mot pour une confirmation : est-ce que ce paysage, visiblement tiré du film, représente le domaine de Beorn ?
Merci I. |
|
C'est bien la demeure de Beorn. Le plan est d'ailleurs très furtif dans le film. |
|
Ça ne m'inspire rien de fondamental.
Merci pour ta réponse , patron I. |
|
Je le voyais bien dans une plaine, mais, comme Isengar, j'imaginais quelque chose de plus vaste. |
|
vu en blue ray profitant de la sortie du 16 avril, dans l'ensemble c'est toujours "bon film, mauvaise adaptation" oui bon film, le realisateur fait preuve d'un enthousiasme communicatif pour le spectacle offert, la trame et les personnages sont bien plus intéressants que les superproductions plates et mécaniques habituelles d'hollywood, et oui mauvaise adaptation, il ne reste pas grand chose de la subtilité des écrits de jrr tolkien, le livre originel est transformé en foire extravagante et pyrotechnique complètement hors sujet ...
vision anticipatrice de jrr tolkien sur cette adaptation ? >> |
|
Toujours pas vu, en ce qui me concerne... I. |
|
Et bien moi, ça y est, je viens de le voir avec Virginie. Mamma mia !!! Je vais me retenir, sinon, je vais être grossier...
Plus ça va, plus c'est De la baston non stop, jusqu'à l'écoeurement. Des scènes délirantes, rajoutées sur ce qui est parfaitement connu (c'est-à-dire le périple des Nains + Bilbo), et qui correspondent à la moitié du film (je n'inclus pas là-dedans l'épisode Dol Guldur qui est, à mon sens, de l'extrapolation légitime).
La scène finale est longue et Le personnage de Thranduil est massacré et joué comme une patate, et vas-y que je me cambre, et que je renie ma parole, et que je me prends pour Double-Face (oui, celui de Batman, vous comprendrez en voyant le film !). Même Orlando avait l'air choqué devant le désastre (le pire elfe des 6 films, à mon avis).
(Attention : spoilers !) Le pire, c'est qu'il reste un film, et qu'il porte sur la destruction de Dale, la bataille des Cinq Armées, et l'assaut sur Dol Guldur. Ca nous promet du subtil ! Allez, bonne nuit ! Pascal |
|
Gawain a écrit :
Gawain, comme je te trouve cruel... Si au moins il avait disposé d'un minimum de trois scénaristes expérimentés, de quelques bons acteurs, du recul de l'expérience d'une aventure cinématographique comparable, d'une société d'effets spéciaux parmi les meilleures du monde, d'un premier ministre complice qui change les lois et modifie les conventions sociales de son propre pays en sa faveur pour lui permettre de tourner sur place sans être dérangé par des revendications gauchisantes, et puis surtout, le soutien d'une major hollywoodienne qui lui aurait avancé l'équivalent du PIB de la République de Gambie pour réaliser la meilleure trilogie du monde, je suis persuadé qu'il l'aurait fait... Mais il n'avait pas tout ça.
Si ? il avait tout ça ?... I. 8o |
|
Ca y est, je l'ai vu...
Je ne me faisais aucune illusion sur la distance définitivement prise avec l'univers de Tolkien (c'était le cas, de tout façon, depuis les premières secondes de la Communauté de l'Anneau en 2001), mais je ne m'attendais pas à un tel sommet de nullité cinématographique... Pas de scénario, un flot continuel d'images vidéos agressives, saccadées et étonnamment mal faites, des lenteurs interminables, un découpage absurde, du néo-sindarin jusqu'à la nausée, des personnages totalement creux, un Martin Freeman qui est l'ombre de celui du "Voyage Inattendu", un dragon extraordinairement décevant... Il y a quelques rares belles images... Mais ça reste du Peter Jackson sans aucune surprise, avec ses ficelles, ses faiblesses, ses défauts qu'on lui connaissait déjà. C'est cependant du Peter Jackson beaucoup plus merdique que ses autres films consacrés à la déstructuration inintelligente de l’œuvre de Tolkien. Et avec une nette influence de la tendance "Pirate des Caraïbles", qui ne se faisait pas (ou peu) sentir jusqu'à présent.
Les machins intéressants de ses films précédents sont inexistants dans ce Hobbit II, réalisé sans aucune conviction.
Aucune conviction nulle part, donc. Même la daube intersidérale des "Deux Tours" - que je considérais jusqu'à présent comme le plus mauvais film de Jackson, est supérieur à cette "désolation"... c'est dire Gawain a écrit :
Ça résume bien mon ressenti. Le cerveau et le moral ressortent fatigués de cette épreuve.
... dit-il pour conclure difficilement par une note à peu près positive. I. |
|
Une critique de Viggo Mortensen qui fera peut-être plaisir à Isengar : http://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinem...es-3999162 :p Elendil |
|
J'ai toujours trouvé cet acteur intègre et intelligent, malgré qu’il se soit fourvoyé dans cette sinistre aventure mercantile. I. |
|
Isengar a écrit :
Ce fourvoiement est même l'une des choses les plus positives de l'histoire : une notoriété accrue pour un très bon acteur. En plus, Viggo n'avait jamais lu le livre quand on lui a proposé le rôle d'Aragorn, il n'est donc pas coupable de trahison :p |
|
Eh bien, j'ai moi aussi fini par le voir, ce film ! Dans des circonstances un peu particulières puisque c'était dans l'avion d'Air France qui nous emmenait à New York, ma petite famille et moi. |
|
Cette désolation de Smaug est désolante à plus d'un titre, entre roulades de tonneau ( l'effet Bombur) et glissades sur l'eau digne d'un parc d'attraction,
A titre personnel, j'apprécie les musiques d' Howard Shore, et Gandalf le gris joué par Ian MC Kellen. Le dragon m'a semblé bien terne, l'amourette du Nain et de l'Elfe publicitaire Tauriel était hautement inutile, tout comme Radagast et Béorn. L'adaptation cinématographique d'une oeuvre littéraire est un exercice périlleux, et je pense que tous les livres ne sont pas adaptables ni même modifiables. Le Seigneur des Anneaux ne l'était pas, Bilbo le Hobbit encore moins et gageons que le Silmarillion reste inaccessible à PJ ou l'un de ses émules. Finalement, Pj est mieux connu du grand-public que JrrTolkien, car Pj et ses choix de réalisation ont fait d'une oeuvre érudite et lyrique, une soupe insipide à l'emballage faussement accrocheur. |
|
Je viens brièvement faire remonter ce fuseau dans la liste des sujets récents car j'ai regardé récemment la version longue de la Désolation de Smaug. Outre tout ce qui a déjà été dit sur ce film dans le fuseau, je trouve qu'il convient de réserver une place spéciale, dans les profondeurs de l'abysse où PJ a plongé ce film, à l'humour. Si le premier film présentait déjà un humour très loin de celui de Tolkien, la Désolation fait très fort en allant encore plus loin dans l'humour à la American Pie. Mon plaisir était déjà bien entamé en voyant Gandalf le Gris changé en Gandalf le Nul (tout bégayant devant Béorn alors qu'on se souvient tous de son grand calme et sa maîtrise dans le livre, coursé par un vieux nain tout dingue dans Dol Guldur, ...). Mais pour moi, le moment où PJ assassine froidement Tolkien est à trouver dans ses essais d'humour, et très précisément lors de la conversation du Maître de Lacville et de son Grima Wormtongue personnel, où le second achève une phrase du premier en disant "Roubignolles!" et présentant une assiette remplis desdits attributs. Peut-on faire pire? Non, certainement pas, même avec Bombur en mode barrique, en recouvrant les nains de poissons puants où en jouant à chat avec Smaug. Le seul point positif du film, qu'on retrouve dans tout le Tolkien jacksonien, c'est la B.O. d'Howard Shore. Autre chose, je ne comprend pas pourquoi PJ fait monter la crème à ce point avec la "résurrection" du Roi-sorcier si c'est pour ne pas le montrer (Sauron confie le commandement à Azog et se révèle à Gandalf), alors qu'il aurait pu suivre Tolkien et faire que le Conseil Blanc croie à la simple occupation de Dol Guldur par un Nazgûl. |
|
Bonjour à tous ! Je parcours les chroniques du film rédigées par Daniel Falconer, qui consistent le plus souvent en une compilation de beaucoup de déclarations des personnes concernées mises en relation avec beaucoup d'images du matériau de fabrication des films. Actuellement, je lis Smaug : Unleashing the Dragon qui est comme un dérivé de la série de base (deux livres par film, bien ancrés dans le commerce juteux des produits dérivés). Il s'agit d'un petit livre d'environ 100 pages, à ma connaissance non traduit en français, consacré à l'élaboration de Smaug par l'équipe PJ. C'est une fois de plus l'occasion de voir, me semble-t-il, les qualités restantes (et résistantes) de l'adaptation PJ in situ, une fois établi le solde de ses amples défauts toujours bien documentés ici même, et de souligner à quel point il est faux d'attribuer uniquement à John Howe et Alan Lee les qualités artistiques de la visualisation produite par l'équipe PJ. Donc cette petite citation, livrée à votre réflexion/réceptivité... Attention : l'argument bien connu et pertinent (car bien perceptible) de l'autopromotion du film par ses membres et de l'instrumentalisation du père fondateur à cette fin ne sera pas admis comme réduisant en cendres (c'est à propos) l'ensemble de ce qui est ici avancé par l'un de ces membres. Paul Toblin (Weta Workshop Designer) a écrit :
Séb. |
|
La bonne nouvelle du jour (même si nous le "savions" déjà) |
. Quelle réponse, quel souffle, quel plaisir ! 


