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En VF ou en VO, "sous le vent" = "under the lee", l'expression revient au même, le point intéressant étant qu'en anglais comme en français, elle est empruntée au vocabulaire marin peut-être inattendu dans une conversation entre terriens (même sur un fleuve). La chose ne m'avait jamais frappé et il est certainement logique qu'Aragorn, descendant des grands navigateurs de Numenor, use ainsi du langage des gens de mer mais maintenant que ma curiosité est titillée, je me demande si, ailleurs dans le récit, Aragorn ou d'autres Gondoriens emploient d'autres expressions marines. Vous est -il arrivé d'en trouver?? J'en profite pour noter que dans la citation ci-dessus en VF, la notion d'atterrissage au Troisème âge ne serait correcte qu'en descendant d'un vol à dos d'aigle. Silmo |
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Je ne le savais pas, mais d'après le TLFI, "atterrissage" a d'abord eu un sens maritime : MAR. [En parlant d'un bâtiment; corresp. à atterrir2] Action d'atterrir, de prendre terre.(...) "J'aurais donné je ne sais quoi pour pénétrer sous ces mystérieux ombrages et rien n'était plus simple que de dire au capitaine de s'arrêter, puisqu'il était convenu que nous disposions à notre gré du navire. Précisément l'on passa devant plusieurs points, dépouillés de roseaux, où l'atterrissage eût été des plus faciles." Les sens pour l'aéronautique et l'astronautique sont indiqués "par analogie". Idem pour "atterrir": "On désancra pour gagner la rade et le port de Baltimore : en approchant, les eaux se rétrécirent; elles étaient lisses et immobiles; (...). Nous amarrâmes au quai du port. Je dormis à bord et n'atterris que le lendemain." "« Au rivage, Pencroff! » dit Cyrus Smith. En quelques coups d'aviron, la pirogue atterrissait au fond d'une petite anse, et ses passagers sautaient sur la grève." On resterait donc dans le vocabulaire maritime, avec un terme un peu vieillot certes par rapport à son acceptation moderne, mais tout à fait dans le ton sans qu'il soit utile de réviser la traduction. Ledoux n'est pas si mauvais ;-) Didier |
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Qui proposera un 3ème mot ? Silmo |
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Tolkien semble apprécier le vocabulaire marin, il n'y a qu'à voir les hythe et autres mithe dont il parsema Bombadil goes boating (plus de détails là). Sinon, pour le vocabulaire maritime d'Aragorn, je proposerais bien la phrase suivante, un peu plus haut dans le même chapitre (je n'ai pas la traduction française, désolé) : Aragorn a dit : No!’ answered Aragorn. ‘Say rather that we will bear our boats by the ancient way to Rauros-foot. and there take to the water again. Plus surprenant peut-être dans la bouche d'un forestier (mais les Teleri sont connus pour leur amour de l'eau), le récit du détour d'Aragorn par Pelargir que fait Legolas fourmille aussi de termes maritimes... |
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L'expression que je voulais citer est « take to the water », bien sûr. Ça me semble clairement une expression marine à l'origine, même si ça ne l'est plus nécessairement aujourd'hui (un peu comme le verbe « embarquer » en français ?). Elendil |
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La description de la prise de la flotte d'Umbar à Pelargir par Gimli et Pippin (Retour du Roi, Livre V, ch. 9) démontre les grandes capacités d'Aragorn à organiser prestement et efficacement l'appareillage et la coordination d'une flotte de guerre. Rappelons que dans ses jeunes années, il se fit appeler Thorongil et servit sur terre, comme sur mer, le surintendant du Gondor, Echtelion, père de Denethor. "Enfin le surintendant lui accorda son congé, et il rassembla une flottille peu conséquente, et prit Umbar par surprise, à la nuit noire, livrant au feu nombre de navires corsaires." Pour le vocabulaire marin en général, la description des cercles de Minas Tirith est assez intéressante : I. |
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je confirme que le terme d'atterrisage est tout à fait marin. Les grands phares de la cote atlantique (en Bretagne Le creach, sein, penmarch, pen men et goulphar) sont d'ailleurs appelés les phares d'atterrissages. Ils permettaient, en éclairant jusqu'à 80 nautiques par temps clair, aux navires arrivant du large dans une ère pré-gps de caler leur position pour faire leur atterrissage. L'utilisation en aéronautique est comparativement bien plus récente. |
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Une deuxième et dernière occurrence de cette expression apparaît dans le Lord of the Rings, dans le chapitre "The Taming of Smeagol" (IV, i), lorsque Sam et Frodo sont dans les Emyn Muil, donc pas loin de l'Anduin : Tolkien a écrit :
They did not find the going any easier at the broken feet of the Emyn Muil. Nor did Sam find any nook or hollow to shelter in: only bare stony slopes frowned over by the cliff, which now rose again, higher and more sheer as they went back. In the end, worn out, they just cast themselves on the ground under the lee of a boulder lying not far from the foot of the precipice.
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Hardis les gars, frères de la côte, ça fait plaisir de voir autant de réactions aussi rapidement. Vive JRRVF mille sabords. |
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Cher Silmo, attends attends, la pêche n'est pas terminée ;-) That evening they reached the low downs. A narrow strip of moist green land some ten miles wide lay between them and the river winding in dim thickets of sedge and reed. Here the Entwash and the line of downs bent due north, and the ore-trail was plain to see under the lee of the hills. These tracks were made today,’ said Trotter. ‘The sun was already high before our enemy passed. We might perhaps have glimpsed them far ahead, if there had been any rising ground to give us a long view.’ J.R.R. Tolkien, HoMe VII, p. 391 |
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Je me fais une réflexion, le terme sous le vent en plus d'être un terme de marin est aussi un terme de chasseur. Chacun sait qu'il faut avancer sous le vent du gibier pour ne pas être repéré. Dans ce cas l'utilisation par Aragorn est d'autant plus naturelle |
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Merci Jean ;-), car tu m'instruis dans un domaine (la chasse) où je ne connais strictement rien. |
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et je manque à tous les devoirs... merci aussi à Sosryko comme aux précédents contributeurs ;-) |