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Le livre Tolkien et le Moyen-Âge (sous la direction de Leo Carruthers, CNRS Edition et déjà évoqué ici par notre ami Sosryko) recèle plusieurs essais très intéressants qui s’attardent sur les diverses sources médiévales avérées et possibles du Conte d’Arda. Certains essais m’ont toutefois paru un peu faibles et maladroits sur le fond, et j’aurais peut-être l’occasion de revenir dessus un peu plus tard (quand le temps ne me fera moins défaut...) Cependant, un passage d’un des articles ne pouvait pas me laisser sans réaction et je souhaitais vous soumettre mon sentiment. Il s’agit de l’article de Catherine Royer-Hemet intitulé les Seigneurs du Seigneur des Anneaux. Elle y évoque le Conseil d'Elrond et le compare à un witan, une assemblée à la monde des anciens anglo-saxons. Le critère de comparaison se trouve être la convocation. Elle affirme ainsi dans son essai p 134 :" Le Consil d'Elrond présente bien des ressemblances avec le witan dans la mesure où les personnes qui y assistent le font sur convocation". Je ne suis pas d'accord avec ce point de vue, d'autant que l'auteur ajoute elle-même : "Bien qu'Elrond s'en défende lui-même au début de la réunion". Qu'en pensent mes chers co-forumistes ? I. |
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Up :o) I. |
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Heu, je dirai même que personne n'a été convoqué pour ce Conseil ! Il s'agit d'un heureux hasard, d'un effet de la Providence, mais pas d'une convocation, si on entend par là : envoi d'un messager avec un bout de parchemin marqué dessus "Venez de toute urgence". Frodo et cie auraient dû arriver bien plus tôt, pour se mettre à l'abri. Mais c'est une décision personnelle que d'aller à Rivendell, même si elle est validée par Gandalf. Elrond ne les a pas convoqué, ça c'est certain. Par contre, l'idée de "call" (qui comporte, je pense, dans ce cas, une idée de "summon" : adjoindre, sommer, "semondre" (je viens de découvrir le mot ;) Au sens "vieux", c'est "inviter à une cérémonie") est intéressante, surtout, je pense, au sujet de Boromir : le rêve a agit, dans son cas, comme une injonction : "Cherche l'épée qui fut brisée : à Imladris elle se trouve ; Des conseils seront pris, plus forts que les charmes de Morgul. Un signe sera montré que le Destin est proche, car le Fléau d'Isildur se réveillera, et le Semi-Homme se dressera." Tout y est : l'impératif ("cherche"), la destination ("à Imladris"), et même prédiction. Pour cela, il s'agit vraiment d'un "call". En fait, il n'y a pas de convocation explicite (à part pour Boromir), mais plutôt un besoin impérieux d'aller à Imladris, besoin coïncidant pour tous les participants. Je pense que c'est ainsi qu'il faut interpréter le "call" ?
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Peut-on même parler de "convocation" pour Boromir? Enfin, je veux dire, un rêve, une vision, cela relève aussi pour moi du "besoin impérieux". Certes il a reçu l'ordre d'aller à Imladris mais c'est un ordre, selon moi, bien au dessus de la simple "convocation". Je vois plus dans cette concordance de direction et cette assemblée spontanée à Imladris une sorte de manipulation du Destin, et pour revenir à la question de Gilles, je crois que c'est pour moi la voix d'Eru, dans le rêve de Boromir : concordance des destins pour mener tout le monde à Imladris et rendre possible l'accomplissement d'une prophétie. Dodie, tu t'embrouilles, pourquoi tu postes dans le Légendaire aussi! |
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Le critère de la comparaison n'est en effet pas très heureux... Cependant, le terme semble plutôt adéquat puisque si j'en crois cette page de Wikipedia, le mot vieil-anglais Witenagemot, « Assemblée des Sages » est construit à partir du génitif pluriel de wita, « sage, conseiller », et à partir de gemot, « assemblée ». De fait, plutôt que de parler de « convocation », le terme « call » semble en effet mieux convenir. A ce propos, parmi les différents synonymes de ce dernier mot que propose cette page de l’Online Etymology Dictionary, le terme « summon » s’avère intéressant à noter puisqu’il vient du latin summonere, « faire allusion, suggérer ». ;-) |
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Pour que les choses soient claires : quand je parle de "terme adéquat", il s'agit évidemment du mot witan. |
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Wita ? j'ose espérer que c'est un lapsus sans rapport avec weta, cher Tilkalin ;p |
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Argh ! J'avais point vu ton deuxième message :o) |
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Quelques citations pour alimenter le débat et parce que le terme de convocation est plusieurs fois mentionné : Sans avoir lu cet article, je me suis d'abord demandé si l'idée de 'convocation' a été inspirée à Catherine Royer-Hemet par les propos d'Elrond dit au sujet de Tom Bombadil: "C'est une créature étrange, mais peut-être aurais-je dû le convoquer à notre Conseil." ou par un parallèle entre le Conseil d'Elrond et le Conseil Blanc qui avait fait l'objet de convocations (cf. ce qu'en dit Galadriel): «C'est moi qui convoquai la première le Conseil Blanc. Et si mes projets n'avaient pas mal tourné, il aurait été dirigé par Gandalf le Gris" (c'est juste une comparaison : le Conseil d'Elrond n'est pas le Conseil Blanc) Il y a aussi l'interpellation de Sam par Elrond: "Vous au moins l'accompagnerez. Il n'est guère possible de vous séparer de lui, même lorsqu'il est convoqué à un Conseil secret et que vous ne l'êtes pas." Enfin et surtout, il y a la phrase de Gloin au banquet chez Elrond: "- Si vous ne le savez pas encore, je crois que nous ne parlerons pas encore de cela non plus. Maître Elrond nous convoquera tous avant peu, je pense, et alors nous entendrons tous bien des choses." Cependant, comme l'a rappelé Isengar, lorsqu'il ouvre la séance, Elrond déclare: "Voilà la raison pour laquelle vous êtes rassemblés. Rassemblés, dis- je, bien que je ne vous aie pas convoqués, étrangers de terres lointaines. Vous êtes venus et vous vous êtes rencontrés ici, à point nommé, par hasard, pourrait-il sembler. Mais il n'en est pas ainsi. Croyez plutôt qu'il en est ainsi ordonné que nous, qui siégeons ici, et nuls autres, devons maintenant trouver une ligne de conduite pour répondre au péril du monde." S'il y a une forme de convocation, elle n'a pas été prévue de longue date et ne fait pas venir les participants depuis leurs régions respectives. C'est une 'convocation' sans formalisme après le réveil de Frodon et tous ne peuvent pas assister à la réunion. La providence, plutôt que le hasard, a réuni à Imladris des représentants des peuples libres et le Seigneur des lieux les réunit en Conseil. Silmo |
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> Je vois plus dans cette concordance de direction et cette assemblée spontanée à Imladris une sorte de manipulation du Destin, et pour revenir à la question de Gilles, je crois que c'est pour moi la voix d'Eru, dans le rêve de Boromir : concordance des destins pour mener tout le monde à Imladris et rendre possible l'accomplissement d'une prophétie. Mon sentiment est bien celui-là également. Si nous sommes d'accord pour dire qu'il n'y a pas eu convocation, la coïncidence paraît un peu trop bienheureuse pour qu'elle soit fortuite. Au même moment, au même endroit, au moins un des réprésentants des peuples de la TdM sont présents pour assister à ce qui est connu sous le Conseil d'Elrond.
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Of course, bon Ouebmaitre, gentil Ouebmaitre. ... et quand je parlais de Providence, je songeais bien à la Divine Providence :-) Silmo |
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Of course, bon Ouebmaitre, gentil Ouebmaitre. ... et quand je parlais de Providence, je songeais bien à la Divine Providence :-) Silmo |
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Du tissage, comme de juste, vers l'hypothèse de Fangorn quant au rêve de Boromir... S'il y a certes intervention de Providence, je pense, Gandalf n'est peut-être pas étranger à tout cela... Parce que si, comme je le pense maintenant, c'est lui qui a envoyé ce rêve à Faramir et son frère, c'est aussi lui qui a envoyé Aragorn pour escorter les Hobbits jusqu'à Imladris... Par conséquent, je continue à voir dans le rêve de Faramir et Boromir une forme de convocation. Pour le reste, non, mais pour cet élément, si... (par contre, sans doute qu'une fois tous présents à Imladris, et Frodo guérit, il y a eu convocation des participants... Mais ils ne venaient plus de loin, étant déjà arrivés ;)) S. -- Silmo est tellement heureux qu'il doublonne :) |
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Oui, il est doublement content :o) Dans le cas de Boromir, plutôt qu'Eru directement, se pourrait-il que l'inspiration du rêve soit passée par le truchement du vala Irmo, "maître des visions et des rêves" (Silm., Valaquenta). Il me semble que c'est flagrant dans le cas de Frodon et d'Aragorn, puisque leurs consignes étaient clairement de se rendre à Imladris. Mais ça l'est beaucoup moins pour les autres... Heu... mon idée donne peut-être beaucoup plus de pouvoirs à Gandalf qu'il n'en a (ou qu'il n'en dispose) réellement... Qu'en pensez-vous ? I. |
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Vous l'aurez deviné, la fin de mon message se glisse également dans le thème de la discussion sur le rêve de Faramir et Boromir... :o) |
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Mwarf, Isengar cariño, je ne puis qu'être d'accord... puisque je tissais le lien vers l'intervention de Fangorn sur le rêve de Faramir ;) |
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"soothsayer", pour ceux qui ont le réflexe de se jeter sur un dico, c'est un terme archaïque : sooth signifie "vérité" ;) Finalement, parler de "witan" n'est peut-être pas éloigné de la réalité ? ou pas tout à fait... S. -- tiens, on parle du saule ? ;) Merci Ti'kalin, d'avoir laissé ce bout-ci dans ta citation ! Comment, c'était prévisible que j'allais fondre dessus comme un rapace sur un mulot ? :D |
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Laegalad a dit : Hé hé hé... c'était fait exprès ! ;-)
Merci Ti'kalin, d'avoir laissé ce bout-ci dans ta citation ! |
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> Cédric J'ai jeté un oeil sur le principe du thing scandinave qui pourrait éventuellement être comparé au witan, mais l'origine est plus humaine et pratique (régulation des conflits et des vengeances claniques, le prix du sang, et tout ça...) que religieuse, à mon sens. >Laegalad I. |
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Isengar a dit : Qu'en pensez-vous ? Si j'en crois cette page et cette autre du site Online Etymology Dictionary, le mot « wizard » vient du vieil-anglais wis, « sage », mot relié au verbe witan, « savoir », dérivant de la racine indo-européenne *WID-, « voir », la racine *WEID- ayant donné quant à elle le mot « vision ». Pour avoir participé au projet de l’OED de février 1919 à mai 1920 en débutant comme lexicographe dans l’équipe chargée de la lettre W, Tolkien connaissait évidemment le lien étymologique entre les mots « wise » et « wizard », comme le suggère d’ailleurs sa correspondance : Tolkien a dit :
I wd. venture to say that he [Gandalf] was an incarnate « angel » - strictly an αγγελος : that is, with the other Istari, wizards, « those who know » […]. (L, 156).De fait, l'idée que Gandalf soit directement lié au songe prophétique de Boromir en sort renforcée. Bien sûr, on ne peut mettre de côté l'idée que ce rêve puisse être l'oeuvre d'un autre sage présent au Conseil d'Elrond. Mais au regard notamment des liens entre Olórin et Irmo, la première solution s'avère évidemment la plus séduisante. ;-) |
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Isengar a dit : Elle y évoque le Conseil d'Elrond et le compare à un witan, une assemblée à la monde des anciens anglo-saxons Isengar peux-tu nous dire si, chez les anciens anglo-saxons, ces Wotan étaient parfois "organisés" par les Dieux ou si seuls les hommes avaient cette prérogative ?
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Encore un peu de tissage pour rebondir. ;-) Si l'on suit cette page de Wikipedia, on peut établir un lien entre le witan et la voyance : Wikipedia a dit : Or, à l'entrée « wicca » de l'Old English Dictionary, ce terme est traduit par : wizard, magician, soothsayer, astrologer. ;-)
Le terme wicca est un néologisme créé par Gerald Brousseau Gardner qui affirmait qu’il voulait dire sorcellerie en vieil anglais. En réalité sorcellerie en anglais ancien se dit wiccacraeft (d'où le terme actuel witchcraft et wicca est le masculin de sorcier (le féminin étant wicce et le pluriel wiccan). Ces mots dérivent du verbe wiccian qui signifie ensorceler, pratiquer la magie. Pour Gardner, wicca avait pour sens à l’origine « l’art des sages ». Sa thèse fut soutenue par l’ethnologue Margaret Murray qui écrivit l’entrée sur la sorcellerie dans l’édition de 1957 de l’Encyclopaedia Britannica où elle précise : « La signification du terme sorcière (witch) est liée à celle du mot savoir (wit) ». Elle peut être renforcée par l’analyse du mot wizard (étymologiquement « celui qui sait »), qui signifie lui aussi le sorcier et qui tire son origine du bas anglais wys/wis qui veut dire « le sage ». On constate, de plus, des similitudes avec la langue allemande, "wissen", verbe de modalité signifiant "savoir". D’autres étymologies concurrentes sont cependant apparues. Robert Graves dans La Déesse blanche, traitant du saule, un arbre qui dans la Grèce antique était dédié à Hécate écrit : « Ses liens avec les sorcières sont si forts dans l’Europe du Nord que les termes sorcière (witch) et criminel (wicked) dérivent du mot utilisé pour nommer le saule (wicker).» Margot Adler dans Drawing Down the Moon rattache wicca à l’indo-européen wic/weik dont la signification recouvre les sens de soumettre et de changer. Elle estime donc qu’une « sorcière aurait été une femme habile à imaginer, à soumettre et à changer la réalité ». |
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Isengar a dit : C'est bien le problème de cette comparaison, c'est que l'auteur est un peu courte en arguments... Mmm... n'en sachant guère trop sur les modalités du witan, je ne vais guère pouvoir avancer... Pour le Conseil d'Elrond, on peut distinguer deux temps : Peut-être que l'auteur ne pensait qu'au deuxième temps en parlant de witan... Seulement, ça me semble léger, parce que le "witan" n'a pas été décidé en amont, mais plutôt une fois qu'Elrond s'est apperçu qu'Imladris servait de point de rencontre de destinées, de façon fortuite mais à point nommé. Pour le premier temps, on l'a déjà souligné, on ne peut pas parler de convocation stricte. Par contre, d'un appel, oui, comme on est appelé à une destinée, appelé à faire quelque chose... Cet appel, dans le cas de Boromir, est le fait d'un sage/sorcier/voyant, Gandalf lui-même. Cela (et le fait que Gandalf avait prévu d'arriver avec Aragorn et les Hobbits) pourrait tisser un fil vers le witan (d'autant plus si on ajoute les pistes étymologiques données par Tilkalin), sauf que Gandalf ne peut être donné responsable que de ces venues-ci, pas de celle des Nains ni des Elfes (enfin, de Legolas, mais ça m'étonnerait qu'il soit venu tout seul depuis Mirkwood, c'est pas prudent pour le fiston à Thranduil ;))... Mais sans en savoir plus sur le witan (à part qu'il s'agit d'une "assemblée des sages" : comment est-elle décidée, par qui, comment ont lieu les convocations ?), je ne vois pas ce qu'on peut dire de plus ? En fait, là, comme ça à chaud, je dirai que ce sont plutôt les "conseils blancs" qui sont des witan (je ne connais pas le pluriel) : pour le coup, n'y participent QUE des sages (parce que, quoi qu'on en dise, les Hobbits, Boromir, les Nains et Legolas, au conseil d'Elrond, la sagesse... mmm...), et sur convocation -- impliquant probablement la "magie" de l'Osanwe... S. |
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Je me disais bien que "witenagemot", ça me rappelait quelque chose... :D Mis à part ça, plus je lis de choses sur le witan, moins je vois le lien avec les Conseils, qu'ils soient Blancs ou d'Elrond... |
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Cher "Isengar", Tous ces termes sont, dans l’une des éditions françaises, traduits de la manière suivante : Voilà donc l’essentiel de mon propos, que je base sur des données linguistiques et non sur une interprétation personnelle et discutable. Il n’y a aucune acrimonie dans les arguments que je viens d’exposer mais le simple souhait de remettre les choses au point car j’accepte les critiques, encore faut-il qu’elles soient fondées. |
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Catherine (bienvenue, by the way), il me semble que nous étions arrivés à la conclusion que si le terme de convocation pouvait valoir pour la réunion seule, il n'était pas valable pour la venue de ses participants à Imladris. Mais bien correct pour le Conseil en lui-même, quoi qu'à prendre avec des pincettes. (cf. mon message du 10-01-2008. En gardant en mémoire que le Conseil est le résultat de la "venue heureuse" de plusieurs personnes, ayant des problèmes dont l'origine est commune, mais qui ne se sont pas concertés pour venir au même moment au même endroit). Notre question finale était donc (maintenant qu'on peut te la poser) : de quoi parlais-tu en parlant de "convocation" ? De la venue à Imladris, ou du seul Conseil ? Et peux-tu nous en dire plus sur le witan, qui est l'objet de la comparaison ? |
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Bienvenue aussi Catherine. Laegalad a dit : Précisons, qu'il s'agit, a priori, du message de 14h35 (tu en avais posté 3 ce jour là :-D)cf. mon message du 10-01-2008 ... lequel message résume bien le point auquel nous arrivions : la "convocation" ne concerne que les personnages déjà arrivés à Fondcombe. leur arrivée quasi simultanée est le fait de la providence : tous ont une raison de venir à Imladris mais personne ne répond à une convocation et Elrond le confirme "bien que je ne vous aie pas convoqués". Pour le verbe "summon" notons qu'il peut être traduit par "convoquer", c'est vrai ! mais il pourrait également être traduit par "citer (à comparaitre)", un peu trop coercitif dans le cas présent. Tout dépend du contexte. Silmo |
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Chère "Ekatierina", Je pense que tu n'est pas sans savoir que les données linguistiques, lorsqu'elles sont présentées sorties telles quelles du texte et sans un minimum d'analyse plus large du contexte, peuvent amener aussi directement à une interprétation personnelle et discutable. En ce qui concerne le Conseil d'Elrond, comme le rappelle Silmo, il faut bien distinguer deux choses : tout d'abord que le rassemblement des personnages à Imladris en cet automne 3018 n'est pas le fait d'une convocation d'Elrond. Puis que le Conseil d'Elrond proprement dit est une assemblée où sont conviés - c'est dans cet esprit qu'il faut interpréter le terme summon, évoqué à une seule reprise par Gloin, personnage particulièrement essentiel au regard de ce qui se trame, lors d'une conversation amicale avec Frodo. Enfin, c'est l'interprétation qui découle de cette idée de "convocation" que je persiste à contester ouvertement. En effet, dans ton essai sur les Seigneurs du Seigneur des Anneaux, tu ajoutes (p 134 du Livre) que "c'est là sans doute manoeuvre habile de la part d'[Elrond] qui aimerait faire croire à ses interlocuteurs qu'ils sont venus de leur plein gré, ceux qui est faut comme chacun des membres présents le sait". Par ailleurs, je suis un pauvre petit agent administratif bien occupée et n'ai pas le temps de m'atteler à une réponse plus circonstanciée aujourd'hui, vu que le devoir m'appelle et que je n'ai toujours pas pris le temps de grignoter un morceau. Mais l'ensemble du fuseau ici présent, si on prend la peine de le lire en entier sans tout prendre comme une attaque personnelle - il n'y en a aucune, à ce que j'ai pu relire, et surtout pas de ma part - récapitule à lui seul l'analyse du problème. Pendant que j'y pense, voici au passage le lien vers la critique plus globale que j'ai voulu la plus objective possible du livre dirigé par Leo Carruthers : http://www.tolkiendil.com/tolkien/sur-tolkien/col-tma. I. |
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In cauda venenum. N'estropions pas le latin – même si je suis globalement d'accord avec les arguments qui avaient été développés ici, ayant effectivement tiqué à ce passage quand j'avais lu l'essai dont il est question. |
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Ben quoi, t'aime pas les vananes ? I. :) |
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