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Tout d'abord, je tiens à dire que ça fait plaisir de revenir sur ce site,que je n'avais pas fréquenté depuis pas mal de temps faute de connexion puis d' amnésie sélective (c'est quoi mon password, au fait ???). Pour fêter mon retour(dans l'attente de mon serpent de mer perso),il m'est venu l'autre soir une idée que je vous soumets: les silmarils ne seraient-ils pas "maudits"? Je m'explique : Ces trois joyaux, qui contiennent un peu de la lumière des deux arbres, ont été la cause de : Alors, les Silmarils sont-ils des joyaux maudits , la puissance qu'ils contiennent est elle trop importante pour les enfants d'Iluvatar ou voyez-vous une troisième explication ? Thingol, de passage |
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Pour ma part, je ne pense pas que les Silmarils soient maudits (la preuve, "grâce" - je n´aime pas, mais je ne trouve pas mieux - à un seul d´entre eux, Doriath est restauré). Je pense qu´ils ne sont que l´instrument d´une "malédiction" bien connue, qui est le Marrissement d´Arda par Melkor. Je note par ailleurs que pour chacun de tes points, les Silmarils ne sont qu´un prétexte (bien que cela me semble encore plus éloigné pour le point 1): ils ne sont pas la cause réelle des malheurs survenus. Cette cause réelle pour moi est l´orgueil : l´orgueil de Finwë, celui de Fëanor et des siens, celui d´Olwë et des Teleri, celui de Thingol, celui de Beren, ... et j´aurai l´occasion de revenir par ailleurs (pour ceux qui suivent ;-) sur cet orgueil. Et d´où vient l´orgueil, si ce n´est du Marrissement ? |
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Et j´oublie même l´orgueil de Luthien. |
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Excusez-moi si je débarque mais qu'est-ce que le Marrissement ? Après n'avoir rien trouvé au dictionnaire, tout ce que j'ai obtenu sur le net c'est indignation, courroux, hors j'ai du mal à assimiler cela à l'oeuvre de Melkor. Concernant les Silmarils, sans doute faisaient-ils partie des merveilles évoquées par la Chorale des Ainur et ils sont responsables des souffrances de nombreux enfants d'Iluvatar (Ainur pervertis par Melkor, Elfes, Hommes). Il y a également une troublante analogie entre eux et les trois Anneaux elfiques des âges postérieurs : un Silmaril dans les flammes de la terre (l'Anneau du Feu), un dans les profondeurs marines (Nenya, l'Anneau de l'Eau), un dans le firmament du ciel (Vilya, l'anneau de l'Air). Si les Anneaux sont réunis au début du Quatrième Âge à Valinor, les trois joyaux de Fëanor, eux, restent séparés jusqu'à la fin des Temps (et peut-être seront-ils réunis pour Dagor Dagorath, qui sait ?) |
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Marrissement est une terme ancien que Jérôme Sainton (Yyr) propose de réactiver pour traduire le sens précis que Tolkien donne au mot anglais marring pour désigner l'ouvre de Melkor. Son article est disponible ici sur Hiswelókë. |
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> 1. la mort du premier elfe, en Valinor qui plus est juste un détail: |
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Bonjour. Juste un détail... ++ |
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Stalker > On pourrait dire que cette mort est à l'origine (et non la cause directe) de la chute des Noldor. Je n'aime pas le mot "origine" ... cela sonne comme "cause première". Or non seulement, ce n'est pas la cause première (j'insiste surtout sur le "première"), mais en plus, et pour Miriel, et pour les Noldor, on retrouve la même cause, le Marrissement. Pour ce qui est de Miriel, HoMe X est très instructif. Je qualifierais plutôt la mort de Miriel comme un accident ayant accéléré le cours du Conte d'Arda. Mais à mettre le Marrissement à la source causale de tout, ça en devient bateau ... :-/ |
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Correction : après avoir relu l'article de Jérôme, je préfère parler de Marrissement et / ou de Corruption selon les cas. |
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La volonté créatrice de Feanor concernant les Silmarils lui vient d’un pressentiment, d’une crainte. « [-], à moins que ne l’ait effleuré l’ombre d’un pressentiment sur la catastrophe qui s’annonçait. Il se demanda comment conserver à jamais la lumière des arbres, la gloire du bienheureux royaume. » L’action entreprise sous l’ombre de la crainte aboutie à la concrétisation de cette crainte, en effet : « Alors Melkor voulut les silmarils, et la seule idée de leur éclat lui rongeait le cœur comme une braise. Dés cet instant, consumé par le désir, il mit une ardeur plus grande à chercher comment détruire Feanor et briser l’amitié entre les Elfes et les Valar. » Feanor en un sens manque de foi en son destin et celui du royaume bienheureux et cela abouti au malheur qu’il redoute. L’errantgris. |
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La lecture de la derniere remarque de l'Errant gris m'as fait penser à une idée developpée dans un fuseau parlant de la malédiction de Turin : |