|
Saroumane est un traître au sein du conseil Blanc, on l'apprend lors du conseil d'Elrond : T1, Chap. II. LE CONSEIL D'ELROND, Page 353: Mais désire-t-il l'anneau pour lui-même, ou veut-il se mettre au service de Sauron ? Il y a deux propos contradictoires dans ce que rapporte Gandalf lors du conseil : T1, Chap. II. LE CONSEIL D'ELROND, Page 345: Ici, on a clairement une volonté de rejoindre Sauron. Est-il contrôlé par l'intermédiaire du Palantir au point d'abandonner toute ambition personnelle ? Mais après : T1, Chap. II. LE CONSEIL D'ELROND, Page 346: Là, sa volonté est plutôt de se servir de l'Anneau contre Sauron, pour son propre but. Jusqu'à quel point pensez-vous que Saroumane est un traître ? |
|
Je pense que Saroumane veut l'Anneau pour lui seul. Sosryko |
|
D'accord Sosryko, mais comment Saroumane peut -il ignorer que l'Anneau n'a qu'un seul Maître: Sauron et que la seule victoire sur Sauron passe par la destruction de l'Anneau. |
|
Bonjour MJ, Il est inexact que l'Anneau n'ait qu'un maître. C'est ce que le film affirme improprement par la voix d'Aragorn au conseil d'Elrond, mais cela ne reflète pas la réalité du livre, dans lequel l'Anneau est un instrument de pouvoir qui pourrait être employé par un Gandalf ou un Saroumane - et non les deux ensemble comme le dit Sosryko, car le pouvoir offert par l'Unique ne se partage pas; Saroumane, qui le sait, veut l'Anneau pour lui seul - afin de vaincre Sauron. Mais cette victoire aurait un prix: Comme le dit Tolkien dans une lettre, un Gandalf avec l'Anneau aurait été un tyran plus terrible que Sauron lui-même, de par sa volonté d'imposer un Bien absolu et une Règle unique devant être suivie par tous. |
|
MJ > "comment Saroumane peut -il ignorer que l'Anneau n'a qu'un seul Maître: Sauron ....? Gandalf , alors qu'il n'était encore que le Gris, connaissait déjà ce postulat." L'Anneau n'a qu'un seul Maître à la fois, mais ce n'est pas forcément Sauron (et il lui arrive même d'être son propre maître, comme lorsqu'il s'échappe du doigt de Gollum). Il tend à retourner vers Sauron car c'est son maître "naturel" maître d'autres êtres particulièrement puissants pourraient en revendiquer l'usage. Gandalf sait quelles sont ses limites et sait résister à l'Anneau (ce qui n'est pas facile, même pour lui) tandis que Saroumane pêche par orgueil en étant persuadé que la science qu'il a accumulé sur les anneaux, ainsi que son propre pouvoir d'Istari, lui permettront d'en dominer la force et de soumettre Sauron. Saroumane sait que l'Anneau n'a qu'un seul maître, mais il a la vanité de croire qu'il peut devenir ce maître là. Silmo PS: puisque tu aimes bien qu'on te conseille quelques lectures, cette question me donne envie de te suggèrer un roman que je viens de finir intitulé "Le Songe de Scipion". L'auteur, Ian PEARS, est anglais et s'était déjà illustré dans des romans policiers basés, de manière très érudite, sur des affaires liées au domaine de l'art et de son marché. Dans "Le Songe de Scipion", il confronte trois personnages vivant à trois périodes de l'Histoire (début du Christiannisme en Gaule romaine, moyen-âge durant les grandes pestes et Seconde Guerre mondiale pendant l'Occupation en zone Sud). Les trois personnages sont liés par la rédaction puis les tentatives de compréhension d'un manuscrit antique où il est question de la vertu, de l'action, de la passivité, de ce qu'il faut faire ou ne pas faire face à la barbarie, entre ceux qui croient que l'on peut accepter l'invasion de la barbarie au prix de concessions si l'on pense pouvoir civiliser les envahisseurs, et ceux qui tout en résistant peuvent provoquer des catastrophes opposées aux idéaux (humanistes, pour rejoindre un thème actuellement en vogue sur le forum) qu'ils s'étaient fixés. Le livre traite parallèlement du sort des juifs en France dans ces trois périodes particulières de l'histoire. Bref, en lisant ce début de fuseau, je me demande si Saroumane a toujours été un traitre ou si, dans un premier temps, il n'a pas pensé agir pour le bien commun. |
|
Oops, croisement de messages (Salut Semprini) |
|
maître "naturel" mais d'autres |
|
et oui je corrobore... Même Galadriel a suffisamment de pouvoir pour s'approprier l'anneau (sa fameuse épreuve) |
|
Merci à vous tous! Damnation, j'ai dû me laisser influencer par Le film!!Je n'en veux pas à¨PJ.C'est entièrement ma faute, j'ai baissé la garde en laquelle j'avais une confiance absolue!... |
|
Il semble, malgré les doutes de Saroumane, qui celui-ci ait toujours été (même inconsciemment) attiré par le pouvoir de l'Anneau. A propos du Maître de l'Anneau, je dirais que celui-ci n'en a pas d'"attritré" et que si nous le dotons d'une certaine volonté, je dirais qu'il est prêt à servir la personne qui saura l'utiliser ce pour quoi il a été fait : apporter le Mal et la Destruction. Ainsi, si Saroumane, Gandalf ou même Galadriel avait eu leur volonté de résistance brisée par l'Anneau (ce qui est au demeurant plus que probable), son Porteur n'aurait plus fait qu'un avec l'Anneau, agissant tous les deux dans le même but : asservir, dévaster, tuer. |
|
Toutes mes excuses, mon dernier message saisi en hâte montre que je ne me suis pas relu ! Je ferai mieux la prochaine fois... |
|
Re Romaine: |
|
Silmo, je pense aussi que dans un premier temps, Saroumane n'était pas un traitre et pensait agir pour le bien commun. A cet égard, il est indiqué dans le Sil (p393, après que Gandalf ait découvert ce que tramait Sauron à Dol Guldur): "(...) aucun des Sages ne comprit alors que Curunir s'était déjà tourné vers la nuit et que son coeur les trahissait, car il voulait retrouver l'unique pour lui et pour personne d'autre afin de l'employer à réduire le monde entier à sa volonté. Il avait si longtemps étudié les inventions de Sauron pour les vaincre, que désormais, il l'enviait comme un rival plutôt qu'il ne le haïssait. (...) C'est donc qu'avant, il avait pendant un moment sincèrement voulu vaincre Sauron. C'est en souvenir de ce passé et de la grandeur qu'il a eue à un moment donné que Gandalf lui propose deux fois de " s'amender" et qu'il est plus triste que vindicatif devant sa trahison. Le moment de son "retournement " est difficile à déterminer, mais probablement est ce quand il a commencé à étudier les anneaux qu'il s'est trouvé pris par le pouvoir corrupteur de l'unique. Elond dit au conseil, en parlant de l'Anneau que " Le désir même qu'on en a corrompt le coeur. Regardez Saroumane". En revanche, si je suis d'accord pour penser qu'il veut l'anneau pour lui même, je dirais plutôt qu'il "croit" le vouloir pour lui même. En effet, à partir du moment ou il a regardé dans son palantir vers Barad Dur, il a été pris au piège et manipulé par Sauron. Gandalf le dit dans le chap 11 du tome 3 du SdA : "Il est aisé de comprendre à présent comment le regard vagabond de Saroumane fut piégé et retenu; et comment depuis lors, il a été persuadé de loin, et dompté quand la persuasion ne suffisait pas. Il est probable cependant que cette manipulation n'est que partielle puisqu'elle ne l'empêche pas de chercher à se faire ramener les Hobbits par ses Orques pour son propre compte. D'où la double trahison, envers son camp initial et envers Sauron. Compliqué, comme personnage...De plus on peut s'étonner qu'après avoir été quand même un "grand", et après avoir voulu une puissance absolue, il prenne plaisir mesquinement et par vengeance à devenir un cheffaillon de la comté, non? |
|
Joli développement Ben. |
|
...(zut!)... et j'aime beaucoup l'idée que saruman soit à l'origine de la mise à l'écart (de la mort?) des Mages Bleus. |
|
Romaine : Le moment de son "retournement " est difficile à déterminer, mais probablement est ce quand il a commencé à étudier les anneaux qu'il s'est trouvé pris par le pouvoir corrupteur de l'unique. Cédric : Il semble bien que sa résistance à la tentation ait été bien faible à partir du moment où il a su que l'Anneau avait été retrouvé (je contredis ici Romaine et la citation qu'elle apporte. Cette citation ne laisse pas vraiment entendre que Saroumane pensait agir pour le bien commun. Au contraire, on lit : "Curunir s'était déjà tourné vers la nuit et que son coeur les trahissait".) Je suis, au moins autant que Cédric, assez perplexe quant aux bonnes intentions de Saroumane. En effet, si on se reporte à deux des textes des CLI III, on trouve un bon nombre d'indices qui laissent à penser que ce qui émerge chez le personnage de Saroumane n'est que la récolte d'une graine noire qui fût ensemencée sur les rivages de l'Ouest avant même la venue des Istari en Terre du Milieu. Ces deux textes sont :
Il y a deux points fondamentaux qui me semblent émerger de ces textes. Le premier est le fait que Saroumane soit un être avide de pouvoir non partagé, et qu'il ait toujours eût comme priorité de satisfaire ses ambitions plutôt que la tâche qui lui était assignée, qui est, je pense, ressentie pour lui comme un prétexte et une excellente opportunité de pouvoir exercer son influence et sa puissance, avec un nombre de rivaux plutôt réduit (le système politique parmi les Valar étant ce qu'il est, il laisse peu de place aux opportunistes :p). Et ce, bien avant la guerre de l'Anneau.
Ben |
|
Merci Ben pour ton message. Et ravi de te revoir parmi nous ;-) |
|
Je rebondis sur les propos de Romaine s’étonnant que Saroumane «prenne plaisir mesquinement et par vengeance à devenir un cheffaillon de la Comté». |
|
Je rebondis sur les propos de Romaine s’étonnant que Saroumane «prenne plaisir mesquinement et par vengeance à devenir un cheffaillon de la Comté». |
|
Oups ! doublon ... |
|
Re Sylvae: |