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A part les Hobbits et leurs cadeaux d'anniversaire, je n'ai pas de réel souvenir d'us et coutumes des peuplades de la Terre du Milieu.
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En vitesse, il y a le "salut vers l'Ouest". Mais il me semble qu'il est possible de trouver d'autres coutumes, comme de donner des noms de fleurs aux petites filles hobbites. T2, Chap. V. LA FENETRE DE L'OUEST, Page 380: Nat |
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L'arrivée des Nains chez Bilbo, au début de Bilbo le Hobbit, est ponctuée par la formule de politesse "pour vous servir". Ainsi peut-on lire: "Aussitôt la porte ouverte, il entra tout comme s'il était attendu. Il suspendit son capuchon à la patère la plus proche et dit avec un profond salut: "Dwalin, pour vous servir!. Bilbo Baggins, à votre disposition!" dit le Hobbit(...). Ou "A votre service et à celui de votre famille! répondit Bilbo, observant cette fois les convenances." Et puis le moment sacré du thé, une coutume que les Hobbits partagent avec les Anglais, n'est-il pas? :-) Aredwin, pour vous servir. |
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Eva > Avant de commencer le repas, Faramir et tous ses hommes se tournèrent face à l'ouest et observèrent un moment de silence. Faramir fit signe à Frodon et à Sam de les imiter. Doit-on y voir là le regret de Númenor engloutie ? Ou alors un hommage aux Valar qui résident à Valinor ?
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En effet, lorsque Faramir et ses hommes se tournent vers l' Ouest, il faut y voir un hommage à Númenor, il me semble que c' est dit dans le SdA. C' est tout ce qui me viens à l' esprit pour le moment, mais il doit y en avoir d' autres. Thomas |
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Ce ne sont pas les Rois qui ne parlent pas sur le Meneltarma; au contraire ce sont les seuls à pouvoir y parler et uniquement pendant les trois offrandes à Eru:
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il est aussi fait reference dans les cli 3 de la tradition d'isildur qui veut que personne ne trouble le silence sur l'Amon Anwar a l'emplacement de la tombe d' elendil sauf son héritier. |
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On trouve chez les Rohirrim une coutume où ils partagent une coupe de vin avant un départ.
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Le tome 2 du Livre des Contes Perdus nous présente la fête de Tarnin Austa célébré par les elfes de Gondolin au début de l’été. « Car sachez qu’une certaine nuit leur coutume était de commencer une cérémonie solennelle à minuit, la poursuivant jusqu’à ce qu’apparût l’aube de Tarmin Austa, et aucune voix ne brisait le silence de minuit jusqu’au lever du jour, mais ils saluaient l’aube par d’antiques chants. » |
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On peut également évoquer la forte tradition qui entoure le mariage des Elfes. Tradition évoquée dans le fuseau
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Je me permets de remonter cet ancien fuseau sur les us et coutumes des peuples de la Terre du Milieu pour revenir sur la tradition des cadeaux chez les Hobbits lors de leur anniversaire et relever les analogies entre cet écrit fictionnel et l’un des textes fondateurs de la sociologie et de l’anthropologie du XXe s. Dans son analyse sur le don, M. Mauss étudie la nature de l’échange dans les sociétés primitives en examinant les systèmes de prestations et de contre-prestations de biens mais aussi de services chez les Kwakiutl d’Amérique du Nord (le potlatch) et les Trobriand de Mélanésie (la kula). Qu’en est-il de la réception et de l’offre de cadeaux chez les Hobbits ? La lettre de Tolkien à A.C. Nunn de fin 1958-début 1959 (p. 407-417 de l’édition française) nous permet de rentrer dans le détail de cette tradition. Après ce résumé de l’exposé de Tolkien sur les coutumes hobbites liées aux dons et contre-dons de cadeaux, il ajoute : « […] donner des informations ouvre toujours sur de nouveaux aperçus ; et vous vous [A.C. Nunn] apercevrez sans doute que cette brève description des ‘‘cadeaux’’ suscite encore d’autres questions anthropologiques, latentes dans les termes de parenté, de famille, de clan, etc. » S’ensuit une description des structures familiales hobbites, sur laquelle je ne reviendrais pas ici, mais qui démontre que cette question des cadeaux est liée à l’organisation même de la société hobbite, ce qui renvoie implicitement à l’analyse de M. Mauss sur les prestations et les contre-prestations dans les sociétés « archaïques ». Dans un cas comme dans l’autre, ce système de dons et contre-dons semble engager peu ou prou l’ensemble de la société « traditionnelle », ce qui en fait un « fait social total » qui implique une compréhension et une représentation du social puisqu’à travers ces descriptions c’est le concept de système social lui-même qui émerge. Ainsi, M. Mauss et Tolkien se sont proposé, chacun dans ses propres termes et selon ses connaissances, de saisir le social dans une dynamique donnant à penser des systèmes de relations entre l’ensemble des aspects de la réalité. A propos du travail de M. Mauss, Lévi-Strauss écrira : « Pour la première fois dans l’histoire de la pensée ethnologique, un effort était fait pour transcender l’observation empirique et atteindre des réalités plus profondes. Pour la première fois, le social […] devient un système, entre les parties duquel on peut donc découvrir des connexions, des équivalences et des solidarités » (in « Introduction à l’œuvre de Marcel Mauss », 1950, p. 32). De fait, Tolkien semble avoir appliqué cette pensée ethnologique à sa propre étude du phénomène des cadeaux chez les Hobbits puisque ce phénomène est pensé en fonction des autres phénomènes de la société (la parenté, la famille, le clan, la communauté), le postulat de départ étant qu’un ensemble social est intrinsèquement cohérent. Ainsi, les sociétés « primitives », comme les sociétés « occidentales », forment des systèmes sociaux à part entière qui doivent être compris en eux-mêmes. Mauss en est ainsi venu à récuser la distinction entre société traditionnelle et société moderne comme le simple opposé au complexe. Ce faisant, il a rompu avec la vision durkheimienne des sociétés dites archaïques. Le « fait social total » comme système sera par la suite unanimement célébré par l’ethnologie comme un concept clé de la compréhension des phénomènes sociaux, concept que semble avoir repris à son compte Tolkien dans cette lettre adressée à Nunn. Pour Lévi-Strauss, l’échange-don est donc un fait social par excellence car ses principes structurent les phénomènes essentiels de la vie sociale : échange matrimonial, circulation des biens et communication des messages. Tenter une comparaison entre le texte d’un éminent ethno-sociologue et celui d’un non moins éminent philologue peut paraître relever de la gageure, car l’analogie ne fait pas preuve, mais les rapports entre ces deux écrits sont pour le moins remarquables et méritaient d’être soulignés. Toutefois, au-delà des correspondances et des inévitables divergences existant entre ces deux textes, cette comparaison nous autorise à jeter un « autre regard » sur ces deux universitaires de la première moitié du XXe siècle qui ont connu, faut-il le rappeler ?, les affres de la Première Guerre mondiale. En rupture avec les conceptions évolutionnistes de la société, depuis le darwinisme jusqu’à l’historicisme, Mauss comme Tolkien ont conjoint l’individuel et le collectif dans une même interrogation, où détermination objective et vécu subjectif sont intégrés dans une même réalité. Société et individu ne sont pas antinomiques, mais, au contraire, complémentaires. C’est cette apparente contradiction que soulève et résout le théorie du don et, semble-t-il, la tradition hobbite des cadeaux… Cordialement, |