|
Suilad! Que pensez-vous de cette classification? Que voulez-vous modifier, ajouter, supprimer? J'attend vos avis, vos idées. Bilbo |
|
Le sujet de la magie a été débattu à plusieurs reprises sur le forum (cf. le moteur de recherche), je signalerai plus particulièrement ce message : La Magie dans les TdM. Etant donné que le sujet de base n'est pas Harry Potter (hem !), je crois que tu peux enlever d'office les deux premières catégories. Quant à la dernière, je ne la qualifierai pas de ""que la lumiere soit, et la lumiere fut" "Ëa", etc." comme étant de la magie. Cela relève à mon avis d'un autre domaine. Nous parlons ici de Eru, on ne peut raisonnablement pas le qualifier de magicien ;-)
|
|
coucou! alors, je bosse un peu sur le sujet... Ensuite, les méchants, comme tu dis, Roi Bilbo, sont des Ainur (Saruman, Sauron, Melkor), donc des êtres divins, donc effectivement ils ont une action qui est 'surnaturelle' à nos yeux. Ceci dit, les Ainur venus à Arda y sont liés non pas dans leur nature comme les Elfes, mais par la volonté d'Eru, (Silmarillion p. 41 dans mon édition en VO, ça doit être à peu près au moment de la création effective du monde) pour la travailler et l'embellir... donc, il est logique qu'ils aient plus de 'pouvoir', de capacité à agir dans et sur Arda. D'accord avec Cédric pour le 'pouvoir' de création d'Eru: est-ce vraiment dela agie? Ensuite, on peut s'étendre sur la 'bonne' et 'mauvaise' magie (théurgie - goétie). D'après Tolkien, ce n'est pas l'usage de la magia (il utilise ce mot) ou de la goeteia qui fait le moine, car chacun des deux camps utilise indiff&remment l'un ou l'autre, mais ce qui compte, c'est le but dans lequel on utilise la agie. Enfin, le passage que tu cites Galadriel laisse bien entendre que pour les Elfes il n'y a pas de 'magie elfique' à proprement parler, de leur point de vue. euh, je ne sais pas si j'ai été claire, j'ai essayé de faire ma vision courte et claire, mais... cécile |
|
J'ai trouvé ton explication très claire Cécile. "Les Valar se mirent à prendre forme et couleur, et comme c'était l'amour des Enfants d'Ilúvatar qui les avait fait venir dans ce monde, et l'espoir qu'ils avaient d'eux, ils prirent la forme qu'ils avaient entrevue dans la Vision d'Ilúvatar, hormis la splendeur et la majesté. D'autant que cette forme venait de la connaissance qu'ils avaient du Monde visible, plutôt que du Monde lui-même, et ils n'en avaient pas besoin, sinon comme nous-mêmes d'un vêtement, alors que nous pouvons aller nus sans rien perdre de notre substance. Ainsi les Valar peuvent marcher, s'ils le veulent, dénudés, et les Eldar eux-mêmes ne peuvent les percevoir clairement." Ainsi, le pouvoir des Valar dans ce cas semble "magique" même aux elfes. Il s'agit d'un pouvoir surnaturel puisqu'il dépasse les possibilités que connaissent les Eldar de par leur lien à Arda : comme le dis Cécile, les Ainur ne sont pas liés au monde par leur nature. Finrod, pas sûr de ne pas dire des bêtises... |
|
Un petit détail me chiffonne Vinyamar dans ce que tu dis. Tu sembles classer les "spells" dans une catégorie plus ou moins maléfique, malsaine, ou du moins distincte des Maiar ou des Elfes. Mais Gandalf fait des incantations aussi. Les portes de la Moria ne s'ouvrent pas sans l'incantation adéquate, et il en essaye plusieurs, et quand il se bat contre les loups garous, il en profère une dont les termes sindarin ne me reviennent pas à l'esprit. L'incantation ne semble pas être une catégorie de magie distincte mais juste un outil dans ces conditions non? |
|
Vinyamar : "A moins que le pouvoir ne soit contenu dans le mot lui-même, comme Tolkien le mentionne quelque part à propos de l'étymologie du mot "spell" qui signifie aussi 'parole'. Mais rien n'indique pourquoi un mot en particulier aurait un pouvoir et pas un autre." Bé, je n'ai aucune théorie générale là-dessus, mais peut-être un p'tit exemple explicatif. Prononcer le nom de personnages puissants ou divins semble avoir une forte efficacité. Exemples : prononcer le nom de Sauron ou de Morgoth est considéré comme dangereux (risque d'attirer le mal) alors que prononcer le nom d'Elbereth est une protection dans les ténèbres ou face au danger. (Ca fonctionne sûrement moins bien avec des mots bêtement usuels comme "rateau", "casserole", ou "tasse de thé"! :-D. Ce dernier mot (euh... "Elbereth", pas "tasse de thé") est choisi comme mot de passe par Sam et Frodo en Mordor, parce qu'aucun ennemi ne le prononcerait, ce qui me semble sous-entendre que le son même en serait dangereux pour eux. |
|
Il s'agit là de symbolique, et non de pouvoir. Je ne crois pas, contrairement à Meneldil, que les Puissants puissent être "invoqués" par des rituels ou des paroles qui permettrait à l'invocateur d'utiliser leur puissance ou pouvoirs. Je ne parlerais donc pas "d'efficacité" concernant la mention des Puissants. Bénédiction, tout au plus. Romaine, je classe en effet les "spells" dans une catégorie distincte des Maïar et des Elfes, car les hommes eux même semblent pouvoir y avoir accès. (Sinon, au sujet des loups Garou contre Gandalf, i ls'git là d'un épisode de Bilbo le Hobbit dans lequel la magie est un peu n'importe quoi (de type cnte de fée). Ce n'est pas du moins une bonne référence pour les terres du Milieu). |
|
Je ne suis pas d'accord pour dire que "toute" magie dans les TdM relève de l'incompréhension qu'en ont les spectateurs. Nous avons fait un recensement assez exhaustif de la magie des Elfes dansle fuseau Magie elfique, un recensement où il apparaît que beaucoup de ces actes ou créations qui sont appelé magie relève de ce cas, mais pas tout. Et il y a dans tous les cas la magie des Maïar. Je pense qu'au point où en est la conversation, on peut lier ce fuseau et celui de La Magie dans les TdM, où je m'interrogeais sur un passage d'un édito de Semprini "foi et Magie". Chez Tolkien la magie procède de l'idée d'une symbiose des elfes et des Ainur avec la nature. Il est raconté dans le Silmarillion comment Eru Ilúvatar créa le monde et plaça en son sein la Flamme Impérissable, celle-là même qui lui conférait le don de création des choses et des êtres. La Flamme Impérissable se trouvait donc au cour de toutes choses sur Arda et une partie s'en trouvait dans les Kelvar (les insectes et les animaux) et les Olvar (le monde végétal et minéral), que les elfes, eux-même issus de la pensée d'Eru, pouvaient plus ou moins soumettre à leur volonté. Cette manifestation de volonté était donc un phénomène naturel, que les hommes ont appelé magie. Chez Tolkien, cette magie est un art et une sous-création, comme il le dit lui-même dans une lettre célèbre (Lettre n° 131 du recueil de lettres de Humphrey Carpenter). Elle n'a donc rien de spectaculaire. En réalité, elle ne devrait pas s'appeler magie, ce que semblent suggérer Galadriel et les elfes de Lórien dans le Seigneur des Anneaux, lorsqu'ils parlent, l'une de son miroir, les autres des manteaux elfiques donnés aux membres de la Communauté de l'Anneau. C'est pourquoi je ne distinguerai que trois types de magie : Ce type de magie est extrèmement discret, voire naturel. A dire vrai, il n'est que sur-naturel, ou pour mêtre plus précis: mieux-naturel. Pour simplifier, cette magie n'est pas, contrairement à la magie elfique, un simple perfectionnement de quelque chose, mais peut bien être une nouveauté. Puisqu'il faut quelques exemples: La voix hypnotique de Saruman, le rayon de lumière de la main de Gandalf et son bouclier contre le Balrog, les métamorphoses de Sauron, etc...
Voilà, qui permettra d'avancer un peu je crois. |
|
"(Sinon, au sujet des loups Garou contre Gandalf, i ls'git là d'un épisode de Bilbo le Hobbit dans lequel la magie est un peu n'importe quoi (de type cnte de fée). Ce n'est pas du moins une bonne référence pour les terres du Milieu)." Je pense que Romaine faisait allusion à l'attaque avant l'arrivée devant les portes de la Moria dans le SdA, où Gandalf prononce "Naur dan i-ngauroth, an edraith ammen" (formule restituée de mémoire), lit. "Le feu contre les garous, pour notre sauvegarde" (la traduction de cette formule est évoquée en note dans HoMe, The War of the Ring, toujours de mémoire). Didier. |
|
Tiens oui. Ce passage m'était sorti de la tête, ou bien je l'avais amalgamé avec le passage ressemblant du Bilbo.
Tolkien ne parle pas de "spell", mais de "word of command". Je pourrais supputer qu'il s'agit donc d'user du pouvoir elfique d'union avec la création pour ordonner quelques chose à la création. |
|
Dans la lettre 155 sur la magia et la goeteia, Tolkien avait précisé que l'utilisation de la "magie" ne vient pas de la connaissance, ni de "spells" (que je traduirais, avec des réserves, par "formule" ici). Anyway, a difference in the use of 'magic' in this story is that it is not to be come by by 'lore' or spells; but is in an inherent power not possessed or attainable by Men as such. Aragorn's 'healing' might be regarded as 'magical', or at least a blend of magic with pharmacy and 'hypnotic' processes. But it is (in theory) reported by hobbits who have very little notions of philosophy and science; while A. is not a pure 'Man', but at long remove one of the 'children of Luthien'. Dans le cas de Gandalf et de sa fameuse formule "Naur an edraith ammen! Naur dan i ngaurhoth": Dans la moria, Gandalf parlait de "spell" quand il essayait de bloquer une porte: 'I do not know,' answered Gandalf. `But I found myself suddenly faced by something that I have not met before. I could think of nothing to do but to try and put a shutting-spell on the door. Ici, "spell" ne veut pas dire "formule" mais un "sort" ou plutôt D'après la phrase "it is not to be come by by 'lore' or spells;", je crois qu'il est impossible de faire de la magia ou de la goeteia par des formules. Si les Nazgûl semblaient avoir quelques pouvoirs, ces derniers avaient peut être pour origine les anneaux? |
|
Mon cher Stalker, j'ai le sentiment que nous sommes sur la même longueur d'onde. On pourrait donc extraire de la magie cette faculté hypnotique qu'ont certains hommes, et qui permet pourtant de réaliser quelques prouesses. |
|
Je suis également d'accord, mais je mettrais toutefois un bémol: dans la Moria, après ce fameux "shutting-spell", Gandalf parle (tout du moins en vf) d'un contresort qui aurait tenté de briser son sort et qui le vide de ses forces... Ces "pouvoirs" (mot que je n'aime pas trop, en fait, mais je n'en vois pas de meilleur) ne sont donc pas aussi simple à utiliser qu'un battement de paupière... Je crois que je vais me pencher un peu plus sur le sujet de cette magie... T., en Lothlorien avec la Compagnie |
|
on pourrais eventuellement voir ces "pouvoirs" comme le fait d'imposer sa volonté à des objets plus ou moins inanimés. |
|
??? Ca ne me semble pas du tout une bonne piste ça ! Le sujet qui nous préoccupe donc est ce que recouvre ces "spells". Gandlaf, devant les portes de la Moria, explique que rien ne peut ouvrir ces portes de l'extérieur sinon le "spell of command". Lors du passage avec sa lutte de sortilège contre le Balrog (on suppose que c'est lui ("Feu")), d'autres points importants sont révélés. 'What it was I cannot guess, but I have never felt such a challenge. The counter-spell was terrible. It nearly broke me. For an instant the door left my control and began to open! I had to speak a word of Command. That proved too great a strain. The door burst in pieces Nous découvrons aussi que le word of command est supérieur au spell, mais que Gandlaf en use en dernier recours. Ce fut un "effort" (selon Ledoux) ou une "pression" trop forte, je ne sais quel mot utiliser. La porte n'a pas supporté le word of command, ou plutôt n'a-t-elle pas suporté cet ultime recours alors qu'elle était déjà tiraillée entre les deux sorts de femeture et d'ouverture des deux Maiar. Autre point intéressant enfin, après cette lutte, Gandalf n'est plus en mesure d'utiliser ses pouvoirs, et ne peut plus prodiguer de la lumière (pouvoir qui n'est pourtant pas un spell, et provient de son bâton). Voilà de quoi réfléchir. |
|
et voilà un second sujet de réflexion pour m'occuper pendant un looooong moment :D T., surbooké |
|
Vinyamar : Il laisse entendre que son "pouvoir" pourrait être parfaitement naturel (médical ?), mais précise qu'il est enfant de Luthien. En ce qui concerne le pouvoir de soin d’Aragorn (j’exclue ici le pouvoir de l’Elessar et ses compétences de soin en tant que connaissance et technique acquises), je pense qu’il a pour origine Melian ce qui expliquerait aussi bien le pouvoir d’Elrond et la légende du pouvoir guérisseur des rois du Gondor (toute la lignée d’Elros peut être?). |