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t'as raison Moraldandil, j'aurais pas du confusionner Sda et Silm. reste que le peuple hobbit est une réelle "invention" tolkiennienne qui mérite un regard candide pour être comprise. comme un ethnologue tombant sur une tribu de papous inconnue en Irian Jaya. c'est avant tout à EUX de décrire leur monde et son sens. |
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Bravo pour cette version classique de "c'est celui qui dit qu'y l'est". CdC |
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"Bravo pour cette version classique de "c'est celui qui dit qu'y l'est"." Arf, CdC, ce qu'il y a, c'est que tu es vexé qu' Hisweloke ait découvert que tu étais rien qu'un obsédé sexuel! ;o))))))))) |
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comment Melilot? les Hobbits n'existent pas vraiment? on m'aurait menti?!!! enfin, et juste pour t'asticoter, si tu lis un bouquin d'anthropologie ou d'ethnologie, tu n'es déjà plus dans l'observation d'un fait réel, mais dans la lecture d'un décryptage fourni par un auteur, avec son point de vue et sa narration. |
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Didier, Moraldandil : il me semble que l'on simplifie trop les choses, à ce propos. si la phrase "Tolkien a voulu créer une mythologie pour l'Angleterre" est trop rapide, le contraire ("Tolkien n'a voulu créer une mythologie pour l'A que dans sa jeunesse") me paraît également une erreur. Tolkien reparle de ce projet dans d'autres lettres que la 131, et il me semble que , sur ce point également, sa position était ambivalente. ne rejetons pas forcément l'idée d'une "mythologie pour l'Angleterre" :-) Vincent |
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Shnogul : avec cette différence que la tribu de Papous, elle, n'est PAS imaginaire, n'est pas née de l'invention d'un universitaire anglais qui l'aurait façonnée d'après son propre vécu et sa propre vision du monde. L'approche ethnographique n'est absolument pas applicable ici, ou alors comme un jeu, et sans en être dupe. Etudier les moeurs et coutumes des Hobbits, c'est avant tout étudier l'imaginaire de leur créateur, tant à travers les évènements de sa vie, qu'à travers ses centres d'intérêts et influences diverses, ou pourquoi pas, à travers l'approche de son inconscient. A travers eux, c'est TOLKIEN qui parle, qui décrit leur monde et lui donne un sens. (et accessoirement, notre imagination de lecteur qui comble les vides laissés par l'auteur, avec plus ou moins de bonheur). C'est pourquoi, malgré toute l'admiration que je porte à l'oeuvre et sauf le respect que je dois à son auteur, l'étude des sociétés papoues qui demande non pas de la candeur, mais humilité, respect, intelligence et abandon de toute forme de présupposé culturel (ce dernier étant le plus difficile)(et aussi tant que j'y pense, une excellente condition physique), sera toujours plus riche et plus complexe que celle de la société hobbite. Parce qu'en elles, il n'y a pas de "blanc" à combler, mais seulement des faits qui n'auront pas été observés, compris ou détectés par l'ethnologue. Elles livreront des aspects bien plus multiples, plus divers, plus inattendus et plus profonds que ceux que la vision de Tolkien - certes extrèmement vaste et foisonnante, "gigantesque" comme dit Moraldandil (bisou Moraldandil), mais forcément limitée à lui-même et à ce qu'il connait - et plus porteuse d'enseignements sur le fait d'être humain, et sur les multiples façons dont cette humanité s'exprime autour du monde et à travers les âges. (Oui, OK, totalement hors sujet aussi, mais elle m'intéresse BEAUCOUP, l'étude DES cultureS papoueS. Fallait pas en parler ;-P). |
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Shnogul : ;-) (mais bien sûr qu'ils existent : j'en suis une!) :-D :-D :-D "si tu lis un bouquin d'anthropologie ou d'ethnologie, tu n'es déjà plus dans l'observation d'un fait réel, mais dans la lecture d'un décryptage fourni par un auteur, avec son point de vue et sa narration." Très juste. D'où la nécessité d'une lecture critique, à moins d'aller sur place soi-même. Cas dans lequel on ne ferait que transmettre son propre point de vue sur les mêmes faits et phénomènes. Pas facile, hein!? "ce qui n'est plus si loin du boulot de romancier..." : euh...mmmh... pas vraiment là. A priori, l'intention du romancier est de créer, celle de l'anthropologue, de rendre compte. Le premier s'inspire du réel pour le transformer à travers sa propre subjectivité active et consciente. Le second est censé observer le réel et le décrire, en essayant d'éviter toute subjectivité. Ce qui est pratiquement impossible, l'observateur restant humain. Aucun anthropologue, à ma connaissance, n'a pu atteindre l'objectivité absolue, mais plus ils sont honnêtes, plus facilement ils l'admettent et prennent du recul par rapport à leurs propres conclusions. Un anthropologue qui "romance", cesse de l'être, mais peut devenir un bon écrivain... de fiction. Pour en revenir à ce que tu disais plus haut, la meilleure façon d'anthropologiser, c'est encore de laisser la parole à son sujet d'étude. Encore que ledit sujet, lui-même ne livrera sur sa propre culture, que le regartd subjectif de celui qui la vit de l'intérieur. Help! (Tu connais celle du serpent qui se mord la queue? :-D ) (On est méchamment hors sujet, là, je crois). |
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Melilot, une hobbit anthropologue... une rarété à coup sûr! ;-) bon j'ai mis le doigt dans un truc que j'ai du mal à formuler. Je tenais vaguement une idée autour du fait que les cultures sont aussi des créations humaines issues de choix conscients, notamment par des leaders ou penseurs historiques (pas seulement, mais aussi. de même que l'inspiration littéraire n'est pas que consciente), et que la particularité de l'oeuvre-monde littéraire est de ne pas avoir mille auteurs, ce qui veut dire moins d'accidents dans l'élaboration de l'Histoire. |
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Vincent : mon point était surtout qu'il me semblait vraiment difficile de voir une mythologie à strictement parler dans le SdA, à la différence du Silm. Le terme de "mythologie" est de toute façon problématique... comme nous en avions déjà parlé dans le fuseau évoqué :-) Mais bien d'accord : ne tombons pas d'un abus dans son inverse, et ma formulation n'était pas irréprochable là-dessus. |
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Moraldandil : V |
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Le fait que tu n'aies pas vu les films depuis longtemps ne peut être qu'une garantie de la justesse de ta réflexion. I. |
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Mais je manque à tous mes devoirs, je n'avais pas vu que tu viens juste de rejoindre JRRVF... I. |
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J'avoue que tout comme vous, je pensais qu'une relation homosexuelle unissait les deux hobbits mais je me rends finalement compte que c'était parce que j'avais été embrouillée par les récits du livre et parce que ça faisait longtemps que je n'avais pas vu les films. |
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Cher ISENGAR (déjà on voit à peine l'addiction à la trilogie du siècle comme tu dis), déjà ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit. |
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J'allais le dire... |
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Bonjour à tous, J'avais moi aussi envie de m'exprimer sur ce sujet même si j'ai le sentiment qu'à ce stade çà n'apportera plus grand chose. ^^ N'est-ce pas un peu réducteur de limiter la notion d'homosexualité (malgré son étymologie évidente) au seul acte sexuel ? Si on le considère plus largement comme un sentiment amoureux, alors cela relève autant du domaine affectif que du désir charnel. C'est plutôt sous cet aspect -amoureux et pas seulement sexuel- que je vais utiliser la notion d'homosexualité malgré la définition du dictionnaire. ^^ Il serait peut être plus approprié de se poser la question "Sam est-il amoureux de Frodo ?" Maintenant, c'est en effet une belle histoire cette amitié entre les 2 héros mais j'ai le sentiment que l'attachement de Sam pour Frodo n'est pas le même que celui de Frodo pour Sam. Pour Sam, la fin de l'aventure signifie ainsi la perte progressive de son ami. Malgré une vie pleine et épanouie, il reste un comme un regret, l'impossibilité de perpétuer sa vie avec Frodo même s'il finit par habite chez lui. Quelques citations du T3, Chapitre IX. LES HAVRES GRIS : Page 421 : Page 424 : Peut être un écho de ce que Tolkien avait pu ressentir dans sa vie ? |
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Tu as tout résumé avec brio. Tout à fait d'accord sur tout. |
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L'amitié qui unissait deux êtres au début s'est transformée en loyauté et affection fraternelle au fur et à mesure de leur périple. C'est étonnant de voir apparaitre cette notion d'homosexualité éventuelle entre Frodo et Sam.. Je pense qu'en aucun endroit du texte ne transperce cette ambiguïté. |