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Votre site sur l'univers de Tolkien est vraiment bien foutu et convivial !! Bravo à tous ! Sur un plan plus pratique, je me remets à masteriser en jeux de rôles dans le cadre des Terres du Milieu, mais un mélange de règles perso & de règles inspirées des nouvelles moutures d'AD&D 3. Ma campagne se déroule au début du IVe age (une cinquantaine d'années après le retour d'Elessar) dans ce que j'ai choisi d'appeler le Duché de la Marche du Khand au Sud-Est du Mordor, à l'Est du Gondor Sud & au Nord-Est du Harad ... Mon problème est le suivant : trouver un minimum d'infos sur cette zone géographique en marge des terres connues du milieu, pour pouvoir faire évoluer mes joueurs et PNJ dans l'esprit des TdM, sans pour autant sombrer dans le délire des tenants grobillesque de chez ICE ... Si certains de vos érudits ont des infos là-dessus, je serai ravi pouvoir en bénéficer ... Merci d'avance & qu'Elbereth veille sur ce site! |
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oups ! |
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Bonjour Fonkyman et bienvenue! Non, les "nouveaux" ne sont pas dédaignés ici. Tu avoueras qu'en laissant seulement 39 minutes aux jrrvfiens pour te répondre, tu ne leur laisses guère le temps de faire des recherches. :) Pour ce qui est de ta question, je ne possède malheureusement pas de lumières immédiates sur le sujet. Je doute d'ailleurs que tu puisses trouver des renseignements vraiment précis sur la région que tu décris. |
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Tout ce qu'on sait c'est que les meuchants pas bô qui viennent du Khand sont appelés variags. (cf Retour du roi) Denethor. |
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Merci à toi Adunaphel. |
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Si ça peut t'aider, j'ai quelques spéculations personnelles à te proposer... Pour tout ça, je me sert uniquement de la carte publiée dans le SdA... Voilà... si quelqu'un à d'autres idées... I. |
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Merci à vous 2 Isengar & Denethor ! |
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Il existe sur le marché une magnifique carte des TdM à un prix modique de 15 euros (90 francs). |
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bonjour, |
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C'est vrai qu'il y a matière à interrogation là-dessus. Je m'étais souvent posé la question. Est-ce que personne n'aurait écrit une lettre à Tolkien sur le sujet par hasard ? Ceux qui avez les Letters, cherchez voir... Denethor |
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Dans l'ensemble du texte des " letters " il n'y a aucune citation des mots Khand ou Variags et seulement 2 pour Easterlings (pour des informations non spécifiques à ces peuples). Comme quoi, les méchants venus de l'Est n'intéressaient pas beaucoup les premiers lecteurs du Seigneur des Anneaux. |
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pour la carte : "La carte de la Terre du Milieu de JRR Tolkien", éditions Christian Bourgeois, 90 FF (en € ?). Elle fait environ 80x80cm. Elle est illustrée par Ted Nasmith ou Alan Lee, je ne sais plus. Il y a un livret explicatif avec, bourré d'erreurs. Je regarde ce qu'il y a dedans... |
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Je remonte ce vieux thread parceque je suis tombé sur un truc marrant en rangeant quelques affaires... Pour Robert Foster, par contre, la certitude est moins évidente car dans la rubrique "variags" de l'excellent "Complete Guide to Middle Earth" il nous dit : Ca fait avancer le schmilblick ? Isengar |
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Comme la plupart des pays du sud et de l'est, le Khand est peuplé probablement d'humains. Peut-être faut-il classer ce pays comme étant oriental mais rien ne permet de le dire. En tous cas, il s'est allié plusieurs fois au Harad et au Mordor pour attaquer le Gondor. Il est possible que certains wainriders (les gens-des-chariots, appelés ainsi car ils attaquaient sur des chars attelés par des chevaux) qui attaquèrent le Gondor à partir de 1851 TA proviennent de cette région mais cela reste à confirmer. Il faudrait peut-être regarder dans HoME ou les lettres... |
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C'est encore à moi qu'échoit l'honneur de remonter le fuseau vers la surface :o) En relisant quelques notes sur la bataille des champs catalauniques (451) qui opposa les troupes germano-hunniques d'Attila à celles de Théodoric le wisigoth et d'Aetius le romain, je me suis souvenu d'un détail intéressant pour compléter les remarques de ce fuseau sur l'humanité - ou non - des Variags de Khand (cf le post de Sieur Gobelin du 26/03/2002) Sangiban, le roi fédéré des Alains orléanais était dans le camp d'Aetius et Theodoric. Aetius lui-même avait été à l'origine du Foedus qui avait permis à ces cavaliers venus des steppes lointaines et à leurs familles de s'installer autour de la Loire (443) pour défendre les intérêts romains dans la région (contre les autres barbares et contre les révoltes intérieures). Sangiban était toutefois un allié peu fiable car lorsqu'Attila et ses hordes sont arrivés sous les murs de la cité orléanaise, ils ne rencontrèrent aucune résistance de la part des cavaliers Alains installés dans des garnisons disséminées sur des points-clés le long des routes romaines de la Beauce et de la Sologne. Lorsque la puissante armée de la "coalition" romano-wisigothique anti-hun fit son apparition devant Orléans quelques jours plus tard pour chasser Attila, Sangiban retourna sa veste. Il participa alors à la grande poursuite jusqu'aux champs catalauniques. Sur place, Aetius et Théodoric (dont les rangs furent grossis par l'armée des Francs de Mérovée) décidèrent de l'ordre de bataille : Sangiban et ses cavaliers furent placés au centre du dispositif. Une manière de ne pas risquer un nouveau retournement des affinités du seigneur alain... Et pendant toute la bataille (une des plus sanglante et des plus terribles de l'Histoire, si on en croit les chroniques) Sangiban est resté solidement encadré par les "romains" (en fait des lètes germaniques, des gallo-romains et des huns au service d'Aetius) sur sa gauche te des Wisigoths sur sa droite... Et j'en viens au sujet : Qu'en pensez-vous ? N'est-ce pas là, implicitement, un véritable pedigree d'humanité ? I. |
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Waouw, JR... |
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Honnetemment, faire le lien entre de tel evenemments je trouve sa assez incroyable, yen a qui connaissent leurs bouquins d'histoires par coeur et les fuseux de jrrvf par coeur, et qui arrive a faire le lien, chapeau bas! |
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J’aime beaucoup ton rapprochement, Isengar :-) Et pour aller dans ton sens, voici la reprise de ce principe sous la plume de Pétrarque : Ainsi donc, la rhétorique et la stratégie militaire, qui ont en commun de chercher à l’emporter, adoptent le même principe d’organisation.
Si Tolkien pense les Variags sur le modèle des Varègues [Varangians, Variags], on obtient alors plusieurs éléments favorables à la thèse de leur humanité. À cela s’ajoute un flottement dans l’attribution du nom de Varègues. Quelle est leur véritable origine ? Quelle est l’histoire de leur parcours ? Quels sont les noms qu’ils se donnaient et qu’on leur donnait ? Sébastien |
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Fangorn > À cela s’ajoute un flottement dans l’attribution du nom de Varègues. Quelle est leur véritable origine ? Quelle est l’histoire de leur parcours ? Quels sont les noms qu’ils se donnaient et qu’on leur donnait ? Dans Les Vikings - Paris, éditions Perrin, coll. "Tempus", 2004 (2002), 442 p. -, Régis Boyer étudie l’origine étymologique du mot en vieux norois víkingr, qui l’amène à soulever la question de l’étymologie du mot varègue. Le sens de víkingr reste sujet à controverses, de par les erreurs séculaires et les idées reçus sur les Vikings. Schématiquement, on les perçoit soit comme des guerriers qui faisaient accessoirement du commerce, ou soit avant tout comme des commerçants qui ne répugnaient pas à manier les armes quand l’occasion se présentait. Il revient ensuite sur la signification généralement reçue : víkingr viendrait de vík, "la baie, la crique". Le víkingr serait donc "l’homme de la baie, l’homme qui appartient à la baie.w Toutefois, R. Boyer doute de ce sens qui, s’il est sémantiquement suffisant, n’en est pas moins historiquement faux. Le retranchement des vikings n’a jamais été une baie, mais un îlot ou une île (Jeufosse dans la Seine, Noirmoutier pour la Loire, Groix pour la Bretagne, la Camargue pour le Rhône, Walcheren pour la Scheldt, Thanet et Sheppey pour la Tamise…). De plus « île » se dit ey en vieux norois. Il faudrait donc parler des eyingar et non de víkingar. Víkingr serait donc un mot d’origine étrangère mettant l’accent sur les activités commerciales de ces individus. Son correspondant exact à l’est de l’aire culturelle et économique des Vikings est vaeringi, pluriel vaeringjar, soit "varègues". "Le mot se spécialisera vers le Xe siècle pour s’appliquer aux membres de la garde du corps du basileus, sans doute parce que celles-ci fut initialement constituée surtout de Scandinaves [Note 78, p. 151 : Mais cette spécialisation ne durera pas. Par la suite, les Varègues seront aussi bien des Normands ou des Anglo-Saxons], la filiation, de toute manière, restant claire. Le terme fut fort répandu, on le trouve en slave, varjag, en grec, βαραγγci, en arabe, varankh’. L’ennui – attendu ! – est que son étymologie repose sur la même ambiguïté que víkingr. Vaeringi peut dériver de vara, marchandise, ou de várar, serment solennel. Dans le premier cas, nous retombons sur l’acception marchand, dans le second (qui n’exclut pas le première, tant s’en faut), sur l’idée d’une sorte de confrérie jurée de marchands, un peu comme la guilde que nous connaissons. Dans un cas comme dans l’autre, il est difficile d’aboutir à un sens « guerrier ». Le mot slave varjag s’applique, dans les textes, indifféremment à des Suédois, des Gotlandais, des Norvégiens et des « anglianer ». […] Les varègues renverraient-ils, alors, à une sorte de confrérie où entreraient des marchands protégés par un corps de défense spécialisé ? Si les témoignages de certains Arabes, Ibn Rustah, Ibn Fadhlân, Ibn Khordadbeh, font des varègues des négociants vendant des marchandises, des fourrures surtout, contre de l’argent, de la soie (dibag) ou de la bière (nabid), et pratiquant le commerce des esclaves, le géographe, également arabe, Al’Masudi relate des guerres menées par les Rūs dans la Caspienne, en des termes qui rappellent étrangement les descriptions d’attaques vikings à l’Occident. A ce propos, en russe, varjag désigne un colporteur itinérant. En espérant que cette (courte) explication aura satisfait quelques-unes de tes interrogations Fangorn. ;-) Cordialement, |
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Sujet intéressant... Sauf erreur de ma part, pour information, il me semble que Kloczko évoque aussi la piste des varègues dans son volume 4, mais je ne l'ai pas sous la main ici pour en vérifier les détails. --D. |
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Alors permets que je cite ce passage in extenso ;-) : "Le mot Variag(s) ressemble fort au russe varjag(a), lui-même un emprunt au norrois væringja "homme juré" (cf. fr. varègue). Il désigne des guerriers scandinaves à la solde des princes de la Rus’, ou de la garde personnelle du basileus byzantin (cf. norrois væringja-lið "troupe de Varègues"). Mais le terme varjag(a) était aussi appliqué aux simples marchands scandinaves. Dans le plus ancien texte historique russe, la Chronique des jours anciens [ou Chronique de Nestor], nous lisons qu’en 859 ap. J.-C. des Varjagui venus de la Scandinavie imposèrent leur domination aux peuples finnois et slaves du Nord-Est de l’Europe (cf. M. Laran et J. Saussay, La Russie ancienne. Masson : Paris, 1975, pp. 21-22). Mais les Variags de la Terre du Milieu et les varègues du Moyen-Age ne se ressemblent guère. Ils ne sont plus un peuple de navigateurs et de commerçants comme l’étaient les Scandinaves. Jim Allan suggère que Tolkien employa ce terme parce que les Variags pouvaient être des mercenaires au service des seigneurs du Khand (AITE, p. 175). Rien ne permet d’étayer cette hypothèse. De manière interne Variag- est un mot de la langue du Khand et non une traduction anglaise d’un mot de cette langue via le russe, car alors l’anglais Varangian (emprunté via le latin médiéval) aurait pu très bien convenir. Variag et Khand sont des mots véritables de la Terre du Milieu. Les manuscrits préparatoires pour l’appendice E nous le confirment (cf. PMe, p. 79)." E. Kloczko, Dictionnaire des langues des Hobbits, des Nains, des Orques, Argenteuil, ARDA, 2002, 176 p., p. 160. Cordialement, |
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Merci Tilkalin! Et pour compléter la référence à PMe p. 79: Tolkien ajouté la phrase suivante au manuscrit F4 de l'appendice sur les langues: Of the speech of Men of the East and allies of Sauron all that appears is múmak, a name of the great elephant of the Harad. Et Christopher nous indique qu'une addition similaire a été reportée sur la copie carbone de ce manuscrit, mentionnant aussi Variag et Khand aux côtés de múmak -- I.e. en approche interne, ces trois mots pourraient être conçus comme les seuls exemples de la langue des hommes de Khand que nous connaissons. Didier. |