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A votre avis, le Seigneur des Anneaux connaît-elle une "happy end" ?
PS : Je profite de ce message pour m'enquérir de vous, chers lecteurs et lectrices. Est-ce l'hibernation estivale ? Vous êtes bien silencieux ! ;-) |
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la fin du sda n'est pas une happy end tous simplement parceque ce b'est pas une fin, des personnage sont arrivé d'autres sont partis, nous n'avons assisté qu'a une des péripétie de l'histoire des terre du milieu, les choses ne sont pas mieux qu'avant le pire a juste été evité. |
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Mon sentiment a la fin du Seigneur des Anneaux a ete un sentiment de frustration. Frustration parce que le livre etait fini, mais aussi de ne pas connaitre l'avenir des personnages et la suite de leur histoire. Qu'adviendrait de Gandalf, de la Lothlorien et que resterait des elfes dans la memoire des hommes. J'aurai aussi voulu connaitre l'Ithilien et ses habitants sous la direction de Faramir. |
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Oui, je suis plutot de l'avis d'Ikkya... Salut, |
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Une fin heureuse qui fait pleurer... Heureuse pour Aragorn et pour le Royaume, heureuse pour Merry et Pippin, mais teintée de tristesse pour Sam qui perd son Maître. Frodo, le héros, sait en lui-même qu'il a failli, et ne peut trouver le repos qu'en passant à l'Ouest. Pour lui, une manière de mort. C'est de ces sentiments mêlés qu'est chargée la dernière phrase du livre : "Well, I'm back, he said". A chaque fois que je relis le dernier chapitre, je ne peux m'empêcher de verser ma petite larme. Mais Tolkien exprime encore mieux tout cela, alors, encore une citation. Au Champ de Cormallen (Le Retour du Roi 6.IV) : |
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La fin du SdA est conçu comme, ce que Tolkien nomme dans son essai sur les contes de fées, une "eucatastrophe". Les méchants sont punis et tués et le monde se régénère. |
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Je pense que la fin du SdA n´est certainement pas un "Happy End" dans le sens hollywoodien du terme. Il y a effectivement des éléments positifs (la chute de Sauron et la délivrance des Terres du Milieu, le retour du roi, le marriage d´Aragorn et d´Arwen), mais il y a aussi des éléments amères (le départ des Elfes pour Valinor, le commencement du quatrième age etc.). Personellement, ca ne me gême pas, bien au contraire: je considère que c´est une fin beaucoup plus intéressante que le banal "Happy End" cinématographique. Michel |
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Je fais aussi partie de ceux qui sont tristes de quitter la compagnie et de ne pas pouvoir continuer la route avec eux. Je regrète même de ne pas pouvoir lire le sda pour la première fois une deuxième fois (!) et revivre l'émerveillement que cela avait suscité chez moi. Pour répondre à ta question : si je ressens aussi la nostalgie de la fin, quand je parle de cet ouvrage à quelqu'un qui ne le connait pas (si si il y en a plein !)j'ai tendance à dire que ça termine bien car le bien triomphe. J'ai peut-être une vision trop manichéenne de la chose ... |
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argh... |
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Je suis d'accord avec vous tous pour dire que oui et non à la fois... et que c'est aussi pour cela certainement que le livre est si marquant... Curufinwe, je trouve que ce que tu dis est très juste: le SdA, c'est l'histoire de la fin du merveilleux. La magie, la délicatesse, la sagesse finissent de quitter le monde après une dernière bataille. Et le règne des Hommes commence. Il commence bien, avec Elessar, mais au fond on sait que le sang des Dunedains, sang magique, finira par se diluer avec les siècles et qu'un jour il n'en restera rien de visible directement. Et le monde deviendra ce qu'il est aujourd'hui, c'est à dire pas très cool selon les critères propres à Tolkien. C'est curieux, d'ailleurs, car le SdA est empreint à la fois d'un certain désespoir (on ne peut rien faire face à la disparition du merveilleux) et de pas mal d'optimisme (le Bien triomphe, mais de toute façon le Mal est très minoritaire, et les personnages globalement très positifs). Mélange riche et fertile... oeuvre douce-amère, c'est pour ça que je l'aime... |
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Je dirai même que l'oeuvre du SdA se veut le "témoignage" de la mort du merveilleux en Terre du Milieu. Tout concourt dans l'oeuvre à montrer que les faits du SdA furent réels et authentiques. Ceci donne d'autant plus de force aux propos de Tolkien. Je pense aussi que l'auteur a, d'une certaine manière, tenté de nous faire percevoir la substance même de la merveille. Tolkien a pris soin de choisir comme héros des hobbits,personnages très casaniers et matérialistes, pour nous faire découvrir, au travers de leur regard, le mystère et le secret scintillement du monde. Car la merveille chez Tolkien tient, entre autres, des couleurs et de la lumière chaleureuse qui s'émane d'un lieu, d'un pot de miel de Baie d'Or ou d'un chant. Nous, simples communs des mortels du Cinquième Age, demeuront aveugles, car nous ne savons guère souvent percevoir la beauté en chanteresse du monde. Le SdA, selon moi, guérit cet aveuglement et nous devenons (pour un temps et peut-être pas toujours...)des voyants. Le monde brille et étincelle, mais nous ne savons pas le contempler... C'est dur... J'arrête là, sinon je vais me suicider... |
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La fin du SdA est bien une happy end dans le sens où c'est le bien et la morale qui triomphent, mais on ne peut s'empêcher de ressentir un sentiment de manque et d'amertume comme vous l'avez tous plus ou moins dit, parce que le merveilleux disparaît petit à petit (mais pas complètement) de la Terre du Milieu, mais aussi parce que les personnages des Hobbits, voire tous les Hobbits ont perdu leur innocence qui les rendait si spéciaux ; désormais tous savent ce qu'est la souffrance (avec le ravage de la Comté par Sharcoux) et des êtres simples comme Sam ont en eux une part de mélancolie qu'ils n'avaient pas avant, à mon avis. Sam, s'il profitera des années de bonheur qu'il a encore à vivre, aura toujours en lui le souvenir de son maître perdu et des grands évènements qu'il a vécus et qu'il ne revivra plus. La fin du SdA c'est le retour à une vie "normale", morne, plate, faite d'habitudes, loin du souffle épique des aventures passées ; c'est cela que je ressens lorsque Sam se met dans son fauteuil avec sa fille sur les genoux, que sa femme met la table et qu'il laisse tomber, désolé, "je suis de retour". |
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au contraire je trouve la fin pas si joyeuse que ca : frodon rate sa quete ( oui oui ce n'est pas lui qui gagne c'est l'anneau qui perd ) , des gens sont tue par centaines , les elfes et les nains vont bientot disparaitre , et c'est surtout la fin des aventures de nos joyeux heros preferes... |
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C'est vrai... La fin du Sda, c'est la fin du Merveilleux... Tous les êtres non humains qui jouaient un rôle important dans le roman (frodo, Les Elfes... ) quittent la Terre du Milieu qui devient la "chasse gardée" des Hommes. |
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Il me semble qu'on devrait définir la happy end par eucatastrophe, comme Tolkien le faisait dans son essai "Sur les contes de fées". Quand à savoir ce qu'il en est pour le SdA, il me semble que la récente biographie littéraire de Pearce en parle au chapitre 7 ou 9. |
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Juste pour pinailler un peu je répondrai à Eowyn que les Romans de la Table Ronde ont été écrits vers le XIIe siècle, et que par conséquent christianisme et légendes celtes sont mélangés d'un bout à l'autre des récits. Et puis même à l'époque du Roi Arthur, le christianisme était en train de s'imposer (c'est le temps de St Patrick). |
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Il ne s'agit en fait pas d'une "seconde" fin (une fin que Tolkien aurait changée), mais du dernier chapitre du SdA : L'épilogue. Mais il n'a pas été inclus dans l'édition finale du roman ce qui est bien dommage. Sam s'entretient avec sa fille aînée Elanor. On peut le lire dans le tome 9 de HOME. Il comprenait aussi une longue lettre écrite en sindarin et "anglais" d'Aragorn, Elessar. Edouard Kloczko P.S. L'épque du 'Roi Arthur' est comme l'époque du SdA. Une évocation d'un "passé" qui n'a jamais existé "historiquement". Les Rois et évenements des aventures de la Table Ronde sont imaginaires (c'est le poéte anglo-norman Wace qui a _imaginé_ la table ronde), mm si on retrouve dans ces romans bien des détails de la vie réelle de l'époque. |
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Vous pouvez trouver cet épilogue, traduit, à cette adresse: |
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La première fois que j'ai lu le SdA, la fin m'a semblé un mystère insondable : qu'allaient faire toutes ces belles personnes aux Havres Gris, quelle était cette terre joyeuse vers laquelle se tournait Frodon ? Tout cela m'aparaissait à la fois gai et infiniment triste. E. |
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Il me semble qu'un très vieux Dragon Magazine avait proposé une traduction de l'épilogue évoqué par Edouard. Je me trompe ? |
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Oui, il s'agit bien du Dragon Magazine (n°9, janvier-février 93). L'url qu'a donné Leo trois posts au-dessus correspond à la mise en ligne de cet article. |
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Je me souviens parfaitement de ce moment là !. |
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C'est bizarre, je pensais avoir posté ma réponse il y a longtemps... |
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Mince alors, je n'avais jamais vu ce sujet, débuté lors de ma longue période d'hibernation estivale (comme le dit Cédric...)! Merci Eriel de l'avoir remonté en haut du tableau. Je partage l'avis de Marineva et Curufinwe (et d'autres aussi), sur le fait que le SdA évoque la fin du Merveilleux. Beuuuuh faut que je trouve un mouchoir... Revenons à des choses plus terre-à-terre (du milieu?) David. |
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C'est tout moi ça! Un ami vient discuter un moment, et j'oublie que je rajoutais une phrase au milieu de mon plaidoyer... message précédent, paragraphe 2, L7 il faut lire: C'est pas du Ledoux, c'est pire parce que je n'avais rien à traduire! ;) David. |
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Moi j'ai tout simplement pleuré. Pleuré parce que le livre était trop court, pleuré parce que la fin est triste (je ne vois pas où il y a happy end!), et pleuré parce que je ne trouverais jamais dans notre monde réel les merveilles que Tolkien m'a fait découvrir. |
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Salut à tous, Uhmmmm, voyons, Lomion traduit parfaitement mon sentiment à la fin de la lecture du SdA, de fait moi non plus je me greffe pas des poils sur les pieds ni ne me taille les oreilles en pointe. Et chaque fois que j'arrive à cette fin, c'est pareil: pas du tout le sentiment d'un happy-end, plutôt une sourde nostalgie liée à l'évocation de la disparition d'un monde; Néanmoins, après qques heures de réflexions, moi, spectateur passif mais passionné de cette magnifique épopée, je ne me résous pas à refermer l'histoire de ce monde : en effet, l'histoire de la terre du milieu se poursuit,car certes l'observateur-conteur de ce monde, JRR, n'a point continué à nous la transmettre du fait de son statut de mortel, mais cette histoire continue !!!!! Ne me dîtes pas que maintes légendes et exploits ne pourraient pas être relaté qui ne concernent le 4ème âge : qu'en est-t-il des nains, même si à moyen ou long terme ils sont "supposés" disparaitre, et les orcs? ne me dites pas qu'ils n'en restent pas dans les monts brumeux, et qu'ils sont devenus doux comme des hobbits, les aigles observent tjs la TdM de leurs aires, les béornides continuent d'arpenter leur territoire, et à l'est !!!! De l'est mystérieux nous ne savons finalement pas grand chose, Sauron n'aurait-il pas laisser des traces de son activité dans maints coins reculés de la TdM? Je pourrais continuer comme çà jusqu'à l'an 2020 !=) Donc pour finir, je refuse de rester sur cet état de fait à la fin du SdA, les elfes ont certes rejoint Valinor (et encore pas tous), mais moults merveilles et sordides complots seront vivaces durant le 4ème et le 5ème âge. La TdM est une uchronie, son histoire n'est pas NOTRE histoire ! Roäc, corbeau. |
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A mon sens, ce n'est pas un happy end mais juste la vie qui va. Quand le récit se termine, j'oscille entre le souvenir nostalgique des choses perdues et l'incertitude troublante des choses à venir. Le merveilleux achève de se retirer. Imladris ferme ses portes, la Lorien subsiste encore un temps. Les Anneaux disparaissent, les Elfes passent à l'Ouest lointain...et tout cela vient rejoindre dans nos mémoires le coin poussièreux où s'entassent parmi de multiples visions merveilleuses des Dragons, des joyaux sans prix, des chants magnifiques... Les Hobbits retournent dans leur Comté natale, mais ils ont perdu l'innocence qui leur donnait ce charme si particulier, à l'image d'un Samsagace devenu taciturne. Les Nains vivent encore dans leurs demeures de pierre, mais déjà ils rejoignent l'imaginaire où ils cotoyent les Elfes, à l'image de Gimli partant vers Valinor avec Legolas. C'était prédit: le Quatrième Age est celui des Hommes. Sera-t-il pire ou meilleur? Personne ne peut le dire. Il commence sous de bons hospices: le mal est vaincu et éradiqué pour un long moment, des souverains ou des régents capables accèdent à la plupart des trônes ou continue de les occuper: Elessar, Faramir, Imrahil, Eomer... Le Silmarillion nous rappelle que les Elfes ont apporté avec eux leur lot de douleur et de choses mauvaises. Et puis les années passant, ils sont devenus sages et avisés, et c'est ainsi que nous les voyons dans le Seigneur des Anneaux. C'est peut-être à présent aux Hommes de faire l'apprentissage de la sagesse. Telglin |
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Ave, Moi je partage tout a fait l'impression de Philippe a la fin, comme je l'ai dit, en fermant le livre pour la deuxieme fois je n'avais pu m'empecher de pleurer sur mon oreiller !! Greyelm, qui a fait un message court. |
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J'ai pas lu toutes les réponses, mais je me suis senti obligé de rédiger ces quelques lignes. Michael |
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Je m excuse de ramener ce sujet sur la table alors qu il date de si longtemps mais je n ai pas pu m empecher d etre emu par vos reponses, parce qu elles m ont rappele ma propre experience quand, il y a de cela neuf ans, je finissais pour la premiere fois ce qui restera eternellement le livre le plus fort que je puisse jamais lire. |
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Le lendemain !? =P Earnil, c'est un peu normal que tu ne puisses plus retrouver cette sensation de spleen qui caractérise la fin du SdA ; console-toi en te rappelant que toi tu l'as ressentie au moins une fois, alors que d'autres lecteurs occasionnels n'ont prêté à cette fin qu'un intérêt plutôt sommaire... Et puis il faut parfois battre d'autres sentiers pour retrouver des sensations connues. J'ai par exemple ressenti le même sentiment de fin douce-amère avec trois romans de Stephen King : ÇA, Le Talisman (écrit avec Peter Straub) et La Tour Sombre. On y retrouve ce même sentiment de "tranche de vie" qui, même consommée, n'empêche pas le reste du monde de tourner. Pat. |
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Pour moi, le SdA n'est pas une happy-end, et on a effectivement au final une lourde sensation de nostalgie: si seulement le monde pouvait encore ressembler à ça! Ah oui? Mais ça, c'est propre à n'importe quelle histoire passionante, et cela ne vaut que si nous faisons partie de l'histoire. Sinon, c'est la même impression de platitude. - Construire un foyer: une aventure ! D'accord, il n'y a pas le fantastique, ni le souffle épique, mais tant mieux. Se faire réduire par un mage quand on n'est que hobbit, c'est décevant. Par contre il reste le merveilleux, quand ce que l'on fait est habité par l'amour. Quand j'ai refermé le livre, j'ai aussi eu envie de retourner vivre dans les bois et d'aimer la nature sans que l'homme ne la détruise. Mais c'est irréaliste... L'homme fait aussi du mieux en transformant le monde (pas QUE du pire)
Le SdA, finalement, ce n'est pas une histoire, une aventure justement. C'est une vie, des vies, qui (comme le dit très bien Curufinwë) ont ouvert un regard lumineux sur un monde monotone, ont perçu la beauté du monde... Cela n'est pas interdit aux hommes que nous sommes, mais à condition, comme Bilbo (qui était traité de fou), de ne pas rester dans son trou ! |
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Le SdA, there and back again... for good. Greyelm |
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Je fais remonter ce fuseau des profondeurs du forum car sa lecture est des plus émouvante et je pense qu’il peut encore ouvrir quelques perspectives. « Il fait froid dans le scriptorium, j’ai mal au pouce. Je laisse cet écrit, je ne sais plus pour qui, je en sais plus à propos de quoi : stat rosa pristina nomine, nomina nuda tenemus. » Je n’ose traduire la citation latine tant elle est belle mais à destination de ceux qui ne connaissent le latin, je propose une traduction dans le style « belle infidèle » : L’être de papier créé par l’auteur s’efface progressivement mais le souvenir de son nom perdure comme ceux des morts dans les cimetières… Ce n’est pas très gai tout ça mais si j’insiste, c’est que j’ai retrouvé un écho à ce que je viens de dire dans l’épilogue du SDA rédigé par Tolkien mais jamais publié : « A la lecture d'anniversaire, outre Elanore, étaient présents le petit Frodon, la petite Rosie, et les jeunes Merry et Pippin ; mais les autres enfants n'y avaient pas assisté. » Non, non, ce ne sont pas les personnages du SDA qui fêtent leurs retrouvailles mais il s’agit de l’énumération des noms des enfants de Sam 14 ans après la fin du SDA ! De leur souvenir, il ne reste que leurs noms et l’histoire de leurs vies que va leur raconter Sam… On n’y apprend pas grand-chose de nouveau mais le ton y est un peu plus léger voire attendrissant tout en gardant une part de mystère et d’espoir. Je vous en livre en amuse-bouche (il est bientôt midi !!!) la toute fin : « Ils rentrèrent, et Sam ferma la porte. Mais, à ce moment précis, il entendit soudain, profond et ininterrompu, le soupir et le murmure de la Mer sur les rivages des Terres du Milieu. » |
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Le Nom de la rose ressemble aussi au Sda par un autre côté (à mon humble avis) : on sait que le héros est mort, comme les principaux personnages de la communauté... Le sentiment final est le même : joie de connaître la victoire (quoique...) mais amertume à l'idée de tout ce qui est perdu (la magie / la bibliothèque). AVA |
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Mea culpa, mea maxima culpa ! |
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J'aime beaucoup l'épilogue cité par Nikita. La fin du Seigneur des Anneaux n'est pas un Happy End . Surtout à cause du sort de Frodon, de sa maladie, de so départ. Je ne dirai pas de son "oubli" par les autres. Car les autres ne l'ont pas oublié. Il s'est mis lui-même en retrait ( mais celà je l'ai déjà dit ). Cependant, la fin (officielle ) du SdA n'est pas triste. Elle est juste la preuve que la quête pour laquelle Frodo s'est sacrifié a abouti. Car ce qu'a voulu sauvé Frodo, c'est la Vie. La Vie tout simplement. Oui, les Elfes s'en vont. Une civilisation fait place à une autre et c'est toujours triste. Mais la Vie a triomphé. Les autres personnages vont accomplir leur destin, puis mourir, ou partir pour Valinor, laissant le monde entre les mains de leurs héritiers ( cfr les appendices) . Ils ont construit un monde meilleur. Pour un temps, car leur civilisation aussi décroitra. Comme toutes. Comme la nôtre un jour. Mais ils auront laissé à leurs enfants un monde en paix. Et c'est celà qui donne un sens au sacrifice de Frodo. Pas l'aventure. Pas la Gloire. Pas la Magie. La vie quotidienne, banale peut-être, mais plus belle, et plus difficile dans sa banalité que toutes les aventures. Il a perdu celà pour le donner aux autres. Je dirais simplement que Frodo a tout donné pour qu'Eldarion puisse grandir à Minas Anor, et Elanore à Cul de Sac. Ou plutôt, pour qu'Eldarion et Elanore, et tout les enfants qui ont suivi, fils de roi, fille de maire ou fils de pauvres, puissent grandir tout court. Et c'est magnifique. |
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Pour moi, la fin du SDA, c’est d'abord les notes d'espoir, promesses de continuation du monde (rendue possible par la destruction finale de l'Anneau), et de sa reconstruction dans un esprit de bien.
La "victoire" finale est permise par la compassion dont Frodo fait preuve à l'égard de Gollum, allez-vous m'objecter (ainsi que le dit d'ailleurs Tolkien dans ses Lettres). (Ca me fait penser que cette idée est déjà présente, dans une certaine mesure, dans « the Hobbit . Bilbo renonce à garder l’Arkenstone qu’il a dérobée à Smaug et qui est pourtant un joyau inestimable. Il le donne au Roi des Elfes en vue d’éviter la guerre avec les Nains. Son entreprise altruiste et courageuse se solde aussi par un échec. Il en récolte la malédiction de Thorin et ne doit la vie qu’à l’intervention de Gandalf. Et la guerre survient bien avec son lot de massacres)
Ylem. |
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Ylem tu dis que "D’une manière générale, c'est comme si, en quelque sorte, Tolkien nous disait que le don de soi, même le plus total, ne sert à rien, ne parvient pas à assurer le salut, s'il n'y a pas un 'miracle', d'aucuns diront, une intervention Providentielle, Divine. " ¨Peut -on vraiment aller jusqu'à là dans l'interprétation? Je pense qu'avant tout "l'échec final " permet d'éviter de faire de Frodon un "superhéros " comme on en trouve tant dans des films ou des livres .En effet qu'aurions nous dit si Frodon avait réussi ? on aurait peut-être penser " bah oui c'est normal c'est toujours comme cela que ça marche dans les romans: le gentil c'est le plus fort il gangne à chaque fois " |
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Au sujet du départ des Elfes, j'ai difficile à le voir comme une fin du merveilleux, mais plutôt comme la fin d'un monde, d'une civilisation. Peut-être parce que j'ai difficile aussi, après la lecture du Silmarillon, à voir les Elfes comme des êtres NECESSAIREMENT sages et merveilleux. Certes, Elrond l'est dans le SdA, et Galadriel l'est devenue. Mais que penser d'un Feanor, d'un Thingol( enfin, à certains moments ), d'un Eol, d'un Maeglin ou d'un Saeros ? Sages ?????? Oui, les Elfes sont "meilleurs" que les hommes ( ils sont moins sensibles à l'influence du mal ) mais ils ne représentent pas vraiment la magie. Plutôt une race "supérieure" ( oh !pas au sens que l'on a donné à ce mot au XXème siècle ) , très belle, très noble, devenue sage par la force du temps. Une race qui doit faire place à la domination d'une autre. De la nôtre. Enfin, dans un premier temps, du règne de personnes qui comptent parmi les meilleurs de la nôtre. |
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Sinon j'aime pas trop le terme de "race superieur". Cela renvoie trop clairement a un eventuel racisme (c'est bien beau de ne pas vouloir y mettre le sens de la fin du 19e siecle mais le concept meme vient de cette epoque). Par ailleurs je ne pense pas que ce soit etaye par les textes. Plus ancienne serait plus approprie. Certes certains elfes sont nobles et sages mais vraiment pas tous (cf l'orgueil destructeur des noldor). Par ailleurs etre beau n'implique pas necessairement etre bon (Cf. Alcibiade ou Loki). Enfin pour Tolkien les elfes ne pouvant mourrir et etant intrinsequement lies a Arda sont intrinsequement limites (comme la nymphe qui est lie a son bosquet). Ils sont differents des hommes pas superieurs. CdC |
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Cher CdC, "Race Supérieure", c'est essentiellement par rapport à leur "immortalité" (enfin , disons à leur longévité exceptionnelle), et à leur intelligence. Pour le reste, tu dis exactement ce que je voulais dire : ils ne sont pas meilleurs, individuellement, que les hommes. Seulement, leur longévité exceptionnelle peut leur donner une sagesse que nous n'atteindrons jamais. |
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Quand je parle de sagesse des Elfes, je pense essentiellement aux Elfes du 3ème âge - Elrond, Celeborn et ce qu'est devenue Galadriel. |
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Faut pas exagerer au troisieme age il n'y a plus de haut roie Noldor. Les elfes sont divises entre eux (eg il n'y pas d'emissaire de Galadriel au conseil d'Elrond), mefiant des nains et des hommes, vivant dans leurs petits royaumes plus ou moins caches ou fortifies et se lavant plus ou moins les mains du destins des hommes. Par ailleurs le fait qu'il y est des individus marquant ne permet pas de generaliser. Par ailleurs, je rappelle que les elfes dont nous parlons existent seulement dans le legendaire. Leur imortalite dans le legendaire est aussi leur limitation. Sont ils plus intelligent en tant que peuple que les hommes ? Ca ne me parait pas evident (as tu des elements de texte ?). Comme dit le poete: "Quand on est con, on est con, le temps ne fait rien a l'affaire". Quand a la sagesse, c'est chez les elfes aussi essentiellement une histoire d'individu (Faenor n'est pas exactement un sage). Les elfes de terre du millieu, tout specialement les noldor, ont une memoire, une tradition beaucoup plus ancienne que celles des hommes de terre du millieu (forcement). CdC CdC |
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Cher CdC, Je n'ai pas parlé de hauts rois Elfes, seulement de gens qui avaient suffisemment pris de coups pour en tirer les conséquences ( et qui, s'ils se sont parfois trompés, n'étaient pas "cons" au départ ) Et ce n'est pas parce qu'il n'y a pas d'Elfe de la Lorien au Conseil d'Elrond qu'ils ne sont pas ses alliés (ils attendent quand même la Communauté, et savent qui en fait partie, donc ils ont été prévenus ) Lambertine PS : Je n'ai jamais dit que Féanor était sage. J'ai même du dire le contraire 5X . Même si quelque part, lui aussi, je l'aime bien malgré ses - ô combien - graves erreurs . |
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CdC >>>> Sont ils plus intelligent en tant que peuple que les hommes ? Ca ne me parait pas evident
Tiens et voici une très jolie réponse de Fangorn à propos de l'apport elfique à l'humanité : "J. R. R. Tolkien annonce, dans le brouillon d'une lettre à Peter Hastings de septembre 1954, que "l'introduction chez les Hommes de la tendance elfique représente (...) une partie d'un Plan Divin pour l'annoblissement de la Race Humaine, destinée dès le commencement à remplacer les Elfes" (Letters, n° 153, p. 194). Effectivement, la vision qu'ont les Ainur de la grande Musique semble s'achever sur "l'accomplissement de la Domination des Humains et l'effacement des Premiers-nés" (Silm., Ainulindalë, Pocket, p. 20). Cet annoblissement est le fruit du croisement des lignées des Elfes et des Humains. Or, non seulement ces mariages mixtes ne sont pas nombreux, mais leurs descendances se rejoignent. En définitive, ces êtres issus de deux natures portent le destin de l'Humanité. A + Cathy |
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J'aimerais revenir sur la tristesse que peut engendrer la dissolution de la communauté, et au fait que certains ont pu y voir une certaine indifférence qui finit par avoir raison de l'Amitié. Ce que je suis loin d'avoir vu. D'abord, Tolkien a placé son histoire dans une société pré-industrielle. Or, dans ce type de société, la relation au temps est très différente de ce qu'elle est dans la nôtre, ou tout va vite, et ou les moyens de communication sont très nombreux. Entre la dissolution et le départ de Frodon, il y a un peu plus d'un an. Donc, on ne peut pas dire que ses amis l'aient "abandonné". Et, autre chose m'a frappé : leurs vies ont été entretissées. Quoi qu'ils fassent, ils restent unis les uns aux autres. Certains se sont revus ( sans doute Merry et Eomer, Pippin et Faramir, Sam et Aragorn ) mais n'avez-vous pas vous-mêmes de vieux amis très chers qui, même s'ils sont très loin et que vous les voyiez rarement, comptent plus pour vous que des gens très proche ? La fin ( je veux dire la fin des appendices ) montre que, très vieux et à l'approche de la mort, c'est vers ces vieux amis qu'ils se tournent : Eomer appelle Merry, Pippin l'accompagne et à la mort de ce dernier vont finir leur jour auprès du Roi et non auprès de leurs enfants. Et à la mort d'Elessar ( et non avant ) Legolas emmène Gimli au Royaume Bienheureux. |