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...Et de l'intérêt de sauvegarder les messages trop long ;) Bon, on reprend, deuxième mouture de ma bafouille, moins incisive sûrement, et ce n'est pas plus mal. Quand j'étais au collège, en cours de français, on me faisait décortiquer, analyser, presser et sous-peser les textes d'auteurs connus, à coup de métaphores filées et de coxigrues et à n'en plus finir, si bien qu'on accédait à une foule de détails et on se disait " Ah oui, il est fort! Quelle maîtrise de l'écriture! ". Mais le message même que portait le texte était depuis longtemps oublié, noyé. De ce fait, je n'ai jamais aimé aller très loin dans ces analyses, et j'aborde les livres comme ils viennent à moi, dans leur aspect brut. J'ai lu ainsi le Hobbit et le Seigneur des Anneaux de manière totallement passionnée, ouverte. Attention, je ne dis pas que je n'aime pas comprendre plus loin que ce qui est écrit noir sur blanc, je dis que l'interprétation est et doit être personnelle et que je trouve dommage de vouloir créer une unité du récit. Bien entendu, je ne peux pas parler d'interprétation et ne pas parler du film. J'ai vu la pré-bande-annonce et, personnellement, le peu d'images que j'y ai vues m'a suffit à me replonger dans la magie du livre. Ce qui laisse augurer du bon pour la suite. D'aucuns diront: " Ils ont coupé ceci " , " Ils ont oublié cela ". Bien sûr. N'ayez crainte que le film ne soit pas fidèle au livre, car il NE LE SERA PAS. Tout simplement pour les raisons évoquées plus haut: Car le livre que vous connaissez est l'interprétation personnelle de ce que vous avez lu, et que ce que vous verrez au cinéma est celle du réalisateur. Donc pas la même. Donc décevante à fortiori. C'est classique. Ne dis-t-on pas constamment " J'ai vu le film tiré de tel bouquin... Le livre est bien mieux! ". Là est ma raison. Voilà mon point de vue. Bien sûr ce n'est pas le seul et je ne cherche pas à dicter votre passion ( qui est la mienne ), mais juste à donner à réfléchir. David. |
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Test réponse : OK |
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Vous le voyez, je viens de poster un nouveau message, ca fonctionne... Cédric |
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Ma phrase était quelque peu réductrice je l'avoue ;) David. |
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Ce que tu dis est parfaitement juste. Je pense tout de même qu'un *analyse* proche du texte peut être très utile. Mes opinions sur le sujet sont compliquées et l'apprentissage de dissertation que j'ai faite ne me permet pas de tout élaborer logiquement pour faire face à ta thèse. J'ai surtout remarqué que tu as dit: >je cherche les elfes en forêt, pas l'éthymologie de Barad-dûr. La plus grande passion de Tolkien était l'invention de langues, de l'animalic au quenya en passant par le nevbosh et le naffarin. Sa seule raison d'avoir crée Arda est pour donner un contexte social et géographique aux langues qu'il créait. Il a laissé une grande source d'information (qui n'est malheureusement pas complète) au sujet du quenya et du sindarin en particulier. L'étude de ces langues est très passionante. Namaarie en Quenya est infiniement supérieure à sa traduction anglaise et quant au français on n'en parle même pas. La finalité de namaarie vanimelda, namaarie dans Farewell to lothloorien???? est seulement percu en travers de l'étude de l'étymologie du mot namaarie, qui veut dire (+ou-) "le retour au foyer". Pour celui qui a vu "Soleil Vert" cette phrase est extremement évocatrice. Quant à la linguistique en général, la plus grande découverte de notre siècle doit surement être: Deiwus p'ter (?de mémoire) -> deus pitar ->Zeus -> Jupiter. C'est à dire que toutes es langues du monde on probablement une origine commune (et les langues de Tolkien, contrairement à d'autres, ne sont pas une exception). On peut avouer que l'étymologie de Barad-dûr n'est pas aussi importante que celle de Minas Tirith par exemple, néanmoins, cela fait partie du grand puzzle de notre Grand maître de Jeu. Greg |
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A mon sens, la lecture de Bilbo et du Seigneur des Anneaux se suffit à elle-même (ou presque). Et puis, j'ai lu le Silmarillion. Et je ne l'ai pas compris... Et puis, à force de d'évoluer sur le Net, j'ai appris qu'il existait une série intitulée "History of Middle-Earth" qui donne la plus grande part des brouillons du Seigneur des Anneaux et du Silmarillion (plus diverses autres choses comme des éléments de linguistique). L'intérêt d'analyser les écrits me permet donc de prendre connaissance des différentes étapes et versions de l'oeuvre de Tolkien. Peu m'importe le style et la forme, c'est le fond qui est étonnamment riche. Si j'essaie d'"analyser" les écrits, c'est pour trouver une réponse à mes questions, valider ou non mes théories sur tel ou tel aspect face à une imprécision dans le Silmarillion par exemple, etc. Mais comme je suis loin d'avoir tout lu de et sur Tolkien, l'un des buts sur le net est donc de faire connaissance de personnes qui connaissent plus de choses que moi. Et bien sûr d'essayer de partager avec d'autres ce que je connais déjà. Bref, faire partie d'un cercle de personnes qui ont une même passion. Ce qu'il y a de magique également chez Tolkien, c'est qu'on en vient à s'intéresser à un tas de sujets connexes : la linguistique, la mythologie, les traditions, etc... Au total, décrire pourquoi on aime Tolkien est vraiment difficile. C'est un tout diffus, personnel, un ensemble fait d'impressions et de sensations. Chaque personne doit apprécier différemment l'oeuvre et c'est ce qui en fait sa richesse. Je concluerai, pour te rassurer David, par dire que je ne pense pas avoir perdu cette ouverture d'esprit à l'histoire que raconte le livre. Ce n'est parce que je connais quelques petites choses, que j'ai par exemple lues dans HoME, que je cherche nécessairement à les mettre en relation avec un paragraphe du Seigneur que je suis en train de lire. Cédric |
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ça me botte vraiment ce que tu dis Cédric... ;) David.
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Salut. Pour le film, ça fera passer le temps. |
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L'incompréhension des adolescents en face de l'analyse littéraire du monde de Tolkien resulte de deux choses. 1/ L’inexistence de la lecture des appendices A à F du "Lord of the Rings". En effet en France, ils sont rarement inclus dans les éditions françaises (ils ne se trouve pas en poche, par exemple). Ainsi le fait capital que la fin du SdA n'est pas le dernier chapitre du "roman" échappe aux jeunes lecteurs (ou à ceux qui ne peuvent acheter le gros et (trop) chère ouvrage en un seul volume avec tous les appendices). 2/L’incompréhension de ce qu'est une analyse littéraire en général mais srtout : La preuve, on n'a ni besoin de savoir qui était M. Tolkien, ni de son aide pour lire son livre. Edouard Kloczko |
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Bonjour tout le monde. Edouard, je ne suis pas tout à fait d'accord avec ce que tu avances... >Rechercher les “sensations” ne rejoint d’un quête ego-centrique Et apprendre, emmagasiner des connaisances, ce n'est pas égocentrique, peut-être ? A partir du moment où tu y trouves du plaisir, si. Je suis un fou de connaissance, j'adore apprendre des tas de trucs, de la vie des étoiles aux langues elfiques en passant par les hiéroglyphes ou l'histoire du cinéma d'animation... Il est possible que, parfois, j'ai aidé (dans des discussions, sur le net...) quelqu'un à progresser dans son savoir, mais ce n'était pas le but. Si j'apprends, c'est pour ressentir. N'est-ce pas exaltant de trouver un texte que l'on cherchait depuis des mois ? Est-ce que quelqu'un peut prétendre ici se moquer de l'apport émotionnel de la connaissance ?
Tolkien lui-même ne confiait-t-il pas (dans Faerie, je crois), imaginer des châteaux à la place des usines, des elfes se promener dans les bois ? Tu apprends bien des langues imaginaires dont tu sais que **jamais** tu ne connaîtras la grammaire entière.
Tolkien ne donnait-il pas au conte (et donc à son oeuvre) une valeur échappatoire, de rêverie pure ? Si je veux mieux connaître notre monde, il y a tout un tas de sciences qui sont là pour m'y aider... Je ne vais pas apprendre le Quenya pour mieux parler français... A la limite, tu dirais que l'on étudie une langue pour saisir la relation qu'entretient le genre humain avec le langage (théories de grammaire universelle de Chomsky, etc, etc...), je serais d'accord, mais là... >Car on ne peut _pas_ partager son “émotivité” avec quelqu’un... Ah bon ? Ben ma vie est truquée depuis 18 ans, alors... C'est pas le but de l'art en général, de faire partager les émotions ? Et l'amitié, l'amour ? Et les descriptions dont le SdA est truffé ? Elles ne sont là que pour apporter une connaissance plus précise de la TdM ? La Lorien et ses arbres merveilleux n'ont pas de fonction purement onirique ? Je suis bien sûr entièrement favorable à l'analyse des textes du maître, mais tant que c'est dans le sens que prend, je pense, toute son oeuvre : l'émerveillement. Fabien. |
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Encore un petit truc, désolé... > un texte est INDÉPENDANT et vit en dehors de son AUTEUR. Je considère au contraire que connaîtrele "bonhomme" peut nous aider, grandement... cf. la récente discussion sur le Saint Esprit chrétien et le Feu Sacré de Gandalf. Bon, je crois que j'ai été un peu brouillon, mais j'espère que vous comprendrez ce que je veux dire par là... Fabien. |
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* De retour après 2 petites semaines de vacances... *
Quelques précisions pour Edouard: Le message que j'essaie de faire passer, Edouard, est que, mais ça n'engage que moi, il ne faut pas effacer l'émotion derrière une prétendue recherche de vérité absolue. Et la forme de ta réponse me laisse supposer que ce message n'est pas inutile. Le Savoir est tellement Vaste que quiconque s'en prétend Maître est un Imposteur. David Boulbes |