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Le hic c'est que Tolkien a beaucoup changé d'avis et je préfère attendre qu'il ait posé ses valises (comprendre : rédigé un texte qu'il estime fini) plutôt que de prendre le train en marche en estimant qu'une gare d'étape est une destination finale. Que vos barbes poussent toujours plus longues Thorïn II Ecu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne |
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Mais pourquoi vouloir à tout prix que les Hobbits ne soient pas des humains ? |
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Thorin>tu peux faire écrire les morts ? Je ne pense pas... Nous en sommes donc réduits aux écrits que le Professeur nous a laissé, en l'occurence les Letters, l'introduction du SdA et les HoME... La gare d'étape devient donc une gare terminus. J'aimerais aussi avoir une réponse plus complète, mais je pense qu'il faut ici se contenter de ce que l'on a. |
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Dans ce cas, autant dire que Gandalf est un Nain. |
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Je ne comprends pas très bien, Thorin II. I. dubitatif... |
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S'il ne faut pas faire de distinction entre les versions bêta et le socle contrevérifié et scellé par la publication, alors pourquoi ne pas proposer la thèse que Gandalf était un Nain puisque dans les écrits de jeunesse de Tolkien Gandalf fut un Nain avant d'être un istari ? Que vos barbes poussent toujours plus longues ! Thorïn II Ecu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne |
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Et, précisément, c'est sur les écrits publiés de Tolkien (et sur mon miroir, mais bon... ) que je me base pour dire que les Hobbits sont humains. Parce que leur humanité est si transparente... Je sais, je radote, mais le récit "comptéesque" de Tolkien est si proche - et ce n'est sans doute pas un hasard, vu qu'ils sont de la même génération- des histoires d'enfance de mes grands-parents, qu'il m'est psychologiquement impossible de les voir comme des êtres "féériques". |
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Dilemne intranchable ! Admettons-le et passons à autre chose ! La science dirait que non aux vues des faibles indices que l'on a et le coeur dit ce qu'il veut ! Encore un mystère de cette vallée de l'Anduin décidément si prolifique : Féroces ailés, Béornides, Hobbits et, plus loin, corbeaux de la Montagne... Que ta barbe pousse toujours plus longue ! Thorïn II Ecu-de-Chêne (Au fait, je crois t'avoir vu au Raid, tu n'est pas si petite que cela...) |
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Euh... à propos du Seigneur des Anneaux comme produit finit, il me semble justement qui se Tolkien avait vécu plus logntemps, il aurait fait rééditer l'ouvrage. En effet apparement dans le récit on trouve quelques références à d'anciennes versions du légendaire comme les allusions de Galadriel sur son histoire avec Celeborn, le nom et la parenté de Gildor Inglorion, ect... Alors, le Seigneur des Anneaux comme produit finit, je veux bien parce qu'après tout il a été publié du vivant de Tolkien et les éventuelles corrections sont hypothètiques. Enfin bon, au moins chacun peut trouver son bonheur au milieu des toutes ces versions... |
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J'ai émis ces réserves aussi par rapport au Silmarilion (et Bilbo, oeuvre immature). Que vos barbes poussent toujours plus longues ! Thorïn II Ecu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne |
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Je viens de me souvenir de la liste de Sylvebarbe sur les races peuplant les Terres du Milieu, SdA II,4 Sylvebarbe Afin d'intégrer les Hobbits à cette liste, Pippin propose: "Mettez-nous parmi les quatre, auprès de l'Homme (les Grandes Gens), et vous y serez." Cette suggestion me conforte dans mon sentiment, les Hobbits sont une branche de la race humaine... J'aimerais bien quand même revérifier dans la VO, toutefois... ;) T., de passage express |
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Je suis plutôt d'accord quant à l'utilisation à faire des écrits non publiés du vivant de l'auteur, mais on ne peut pas non plus tout rejeter sous ce prétexte... J'y reviendrai peut-être plus tard (quand j'aurais un peu plus de temps :( ) dans un autre thread plus approprié. T., mode *Lapin Blanc* ;) |
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Bizarrement, le fait que les Hobbits soient en quatrième me fait plutôt penser qu'ils sont clairement dissociés des Hommes puisqu'une race bien à part... Que ta barbe pousse toujours plus longue Thorïn IIEcu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne |
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Je suis plutôt de l'avis de Thingol... (... pas si petite ? J'essaierai de m(en souvenir quand je devrai prendre un sachet de farine sur un des plus hauts rayons de la grande surface d'à côté...) |
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Thorin, ton parallèle avec Gandalf/nain ne tient pas la route : dans ce cas, on a une contradiction avec un écrit publié, et c'est donc celui-là qui prime, évidemment. Mais pour ce qui est des Hobbits, j'ai beau chercher, mais je ne vois rien dans LotR qui contredise le fait qu'ils soient des Hommes ... |
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Pour moi, les Hobbits sont comme les Néanderthaliens ; Issus d'une même espèce mais, du fait qu'ils soient non interféconds (ou que la descendance n'est pas fertile), représentants de deux espèces différences... Tout comme H. S. Neanderthalensis étaient de la race "Homo" mais de l'espèce (genre) Neanderthalensis et non Sapiens. Bref, distincts bien qu'ayant un ancêtre commun. Quant aux données "génétiques" à ce sujet, Tolkien devait les connaître car elles sont établies depuis Darwin -on ne vole pas bien haut de ce point de vue là, même pour une personne du siècle dernier. Enfin, l'avis au temps T d'une personne n'est pas fiable : a t'on retrouvé à ce sujet des manuscrits de lui explorant ce domaine ? Si tel n'est pas le cas, c'est que cette question le désintéressait et qu'il n'y a jamais consacré assez de temps pour trancher. Que vos barbes poussent toujours plus longues Thorïn II Ecu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne |
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C'est invraissemblable d'être aussi têtu :o)... >Mais Tolkien, dans sa lettre à Milton Waldman (Letter n° 131, p. 158 note de bas de page, que je paraphrase) désigne les Hobbits comme une branche de la race humaine. Il refuse explicitement qu'ils dérivent de la race des Elfes ou de celle des Nains. Si leur origine précise reste inconnue (même d'eux-mêmes), il est donc certain qu'ils ne viennent pas d'un croisement avec la race des Nains. Hobbits et Hommes sont deux sortes de la race humaine. Tolkien ajoute qu'à Bree ils se nomment le Petit Peuple et le Grand Peuple. Il poursuit en disant que les Hobbits étaient déjà petits à l'origine et que leur taille a en outre progressivement diminué au cours des années. En ce qui concerne Gandalf, je pense qu'il y a une confusion qui s'est installée. C'est dans l'autre sens qu'il faut prendre le problème. En outre, j'avous ne toujours pas comprendre la théorie "si les hobbits sont des humains, alors Gandalf est un nain" :o/ ... I. |
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Pour moi, les Letters ne sont pas une source fiable donc je ne base pas mon raisonnement sur une source aussi fluctuante. Et se baser sur ce genre de sources équivaut à mettre des écrits de ce faible facteur d'impact à égalité avec le seul livre vraiment "carré", c'est-à-dire le SDA. Oubliez-vous le nombre de versions différentes que Tolkien a fait sur la plupart des sujets ou est-ce aller contre une dogme que de dire "attention, une lettre faite tel jour n'expose que l'avis à l'heure en question" ? Tolkien, en plus, voyait sa réflexion enrichie par des remarques issues du monde réel. Or je suis désolé mais ce qu'il décrit est clairement deux espèces ayant une origine commune mais ayant divergé puisque les Hobbits poursuivent leur évolution sans aucun enrichissement génétique, inévitable s'ils étaient de la même race que les humains. Qu'ils aient été humains, je ne l'ai jamais dénié ; Par contre, la barrière de l'espèce s'est établie et de la façon la plus nette possible avec ce que l'on voit à Bree. Pour moi, il n'y a pas d'ambiguité possible. Que vos barbes poussent toujours plus longues Thorïn II Ecu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne |
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Je n'aimes pas beaucoup inclure des notions de génétique dans un environnement légendaire, d'autant moins que Tolkien ne raisonnait pas sous cet angle selon moi. Ceci-dit, il me semble que Cro-magnons et Néanderthaliens ne pouvaient pas se croiser entre eux bien qu'ils se soient cotoyés et qu'ils appartenaient tous deux au genre Homo (H. sapiens et H.eanderthalensis). C'est un phénomène général, croiser entre-elles des espèces différentes mais suffisamment proches engendre une descendance stérile. Dans le cas des Hommes et des Hobbits de Tolkien, on peut alors interprêter ainsi : ils sont du même genre (Homo) et d'espèces différentes. Mais tous deux peuvent êtres considérés comme des humains. Mais entrer dans ces considérations me semble tiré par les cheveux... >Thorin : Pour moi, il n'y a pas d'ambiguité possible. Considérer les Letters comme moins fiable qu'un exte finalisé et publié, j'en conviens mais dire que l'avis explicte de l'auteur exprimé dans les Letters ne peut pas permettre d'ambiguité vis à vis de textes publiés qui, eux, ne permettent pas de se prononcer définitivement, je trouve çà abusif. Bon, on l'a compris, je suis moi-même partisans de la nature humaine des Hobbits.... |
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Mais il n'y a pas à être partisan ou non de l'humanité des Hobbits... les Hobbits sont des hommes. |
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Je voulais dire que c'était bien là mon avis ;-) |
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Thorin : "...c'est que cette question le désintéressait et qu'il n'y a jamais consacré assez de temps pour trancher. " ->Il est clair qu'en dépit d'un éloignement ultérieur, les hobbits nous sont apparentés. "A-t-on retrouvé à ce sujet un manuscrit de lui explorant le domaine ?" ->The Hobbits are, of course, really meant to be a branch of the specifically human race (not Elves or Dwarves) – hence the two kinds can dwell together (as at Bree), and are called just the Big Folk and Little Folk. They are entirely without non-human powers, but are represented as being more in touch with 'nature' (the soil and other living things, plants and animals), and abnormally, for humans, free from ambition or greed of wealth. They are made small (little more than half human stature, but dwindling as the years pass) partly to exhibit the pettiness of man, plain unimaginative parochial man – though not with either the smallness or the savageness of Swift, and mostly to show up, in creatures of very small physical power, the amazing and unexpected heroism of ordinary men 'at a pinch'. "L'avis au temps T d'une personne n'est pas fiable" J'ai l'impression que tu cherches à dénigrer les Letters juste parce que s'y trouve l'élément qui va contre ton opinion fermemnt arrêtée, bien qu'elle soit fausse, que les Hobbits ne sont pas des hommes. Et pourquoi proposes-tu de discutter du statut des hobbits dans ton post du 24 mars ? Bien à toi. I. |
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Mais le statut d'humain des hobbits ne viendrait pas du fait qu'ils partagent le destin des hommes? |
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Thorin : "...c'est que cette question le désintéressait et qu'il n'y a jamais consacré assez de temps pour trancher. " Je n'ai jamais dénié la parenté, j'ai juste souligné ce qui semble être l'apparition de la barrière spécifique entre les Hobbits et les Hommes. "A-t-on retrouvé à ce sujet un manuscrit de lui explorant le domaine ?" ->The Hobbits are, of course, really meant to be a branch of the specifically human race (not Elves or Dwarves) – hence the two kinds can dwell together (as at Bree), and are called just the Big Folk and Little Folk. They are entirely without non-human powers, but are represented as being more in touch with 'nature' (the soil and other living things, plants and animals), and abnormally, for humans, free from ambition or greed of wealth. They are made small (little more than half human stature, but dwindling as the years pass) partly to exhibit the pettiness of man, plain unimaginative parochial man – though not with either the smallness or the savageness of Swift, and mostly to show up, in creatures of very small physical power, the amazing and unexpected heroism of ordinary men 'at a pinch'. L'argument a déjà été apporté, il s'agit en effet du seul texte tentant de porter une réponse qui reste évasive et flour. "L'avis au temps T d'une personne n'est pas fiable" Je ne préjuge pas de vos formations respectives ni de vos compétences mais j'ai une formation scientifique qui m'amène à ne me baser que sur des faits établis et verrouillés et de voir tout ce qui n'est pas vraiment posé clairement comme une petite lueur comparée à l'incandescence solaire d'un fait lu, relu en réunion, corroboré au cours des corrections et finalement soumis. Alors que nous disposons des textes clairs et sûrs prouvant combien Tolkien pouvait changer d'avis pour faire tenir son édifice imaginaire droit (là, justement, les Letters, les HoME, les CLI, les CP sont là pour nous éclairer sur ce déroulement mental), son avis au temps T me semble faible par rapport à ce qui a été, je le répète, lu, relu, corrigé par le Pr et d'autres, et finalement proposé comme un ouvrage fini, et contenant donc des choses visées et contrevisées à moult reprises, travail qui prit de longues et fastidieuses années. J'ai l'impression que tu cherches à dénigrer les Letters juste parce que s'y trouve l'élément qui va contre ton opinion fermemnt arrêtée, bien qu'elle soit fausse, que les Hobbits ne sont pas des hommes. Non, les Letters sont aussi sinon plus intéressantes pour ce qu'elles montrent du cheminement créatif de Tolkien que ce qu'elles contiennent. Tolkien laissait aussi la porte ouverte à des spécialistes (je ne suis pas un spécialiste) pour enrichir son monde, montrant par là qu'il n'avait pas apporté réponse à tout et je sens poindre l'apparition d'un dogme dans la lecture et l'interprétation dénuée de recul des manuscrits épars qui viennent, à mon sens, troubler la lecture globale de l'oeuvre s'ils sont mis sur un même pied d'égalité que le reste. Les CLI par exemple, par la multiplicité de leurs versions, sont très intéressants car l'esprit de Tolkien est alors perceptible et que sa démarche à tâtons, avec essai, échec et nouvelle tentative tenant compte des erreurs de la version passée est évidente. Pour tous les sujets restés dans l'ombre, comme par exemple les Béornides ou d'autres questions tournant globalement sur le Rhovanion et où des faits proposés lors du Hobbits sont ensuite laissés à l'abandon, les Letters sont souveraines. Mais il y a une hiérarchie à établir du SDA "verrouillé" aux Letters qui sont les moins abouties de ses oeuvres puisqu'épistolaires. Entre les deux, toute une gradation entre des ouvrages finis, presque achevés ou juste ébauchés doit être observée si l'on veut rester cohérent, à mon avis. Tu poses toi même l'inutile question "race à part ou non ?" en étant déjà persuadé de ta propre réponse. L'ouverture de mon lectorat "actif" (=répondant) ne m'a pas paru très élevé non plus, si tu tiens à le savoir. En effet, il faut un socle solide pour échafauder une théorie et manifestement je fais augure de vilain petit canard buté car je souligne la fragilité d'une dizaine de lignes écrites sans forcément beaucoup de recul (pour le recul, je renvoie aux CLI, CP, d'autres Letters, les HoME...) face à un sujet sur lequel Tolkien ne s'est pas autant étendu que d'autres et sur lequel il reste bien des zones d'ombres épaisses. De plus cette question est inutile parce que nous disposons de deux réponses écrites de la main même de Tolkien dans le Sda et les Letters et qui arrêtent le fait que les hobbits sont des hommes. Non, ces éléments soulignent seulement une parenté et une cohabitation heureuse, ce que je n'ai jamais nié. Que ta barbe pousse toujours plus longue Thorïn II Ecu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne |
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Eru m'est témoin qu'au cours de ma joyeuse vie, j'ai entendu traiter les néandertaliens de tout et de n'importe quoi, mais c'est la première fois que je les vois comparés à des Hobbits. Je suis ... comment dire? ... "stupéfaite" (au sens premier : frappée de stupeur). :-D :-D :-D Quant au fait que les Hobbits et les Hommes seraient ou non interféconds, à ma connaissance (mais si quelqu'un peut me prouver le contraire, "qu'il s'avance et parle, ou se taise à jamais" ;-D) Tolkien n'a jamais évoqué le problème. Les deux ... euh ... "ethnies"? ... cohabitent à Bree. Y a-t-il eu ou non des unions mixtes (bé oui, Lambertine, je sais bien, mais t'as un autre mot? ;-) ), ou des métissages parmi eux? On n'en sait rien. Croire l'un ou l'autre relève de l'opinion purement personnelle. La mienne c'est oui, celle de Thorin c'est non. On n'ira pas beaucoup plus loin comme ça. |
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>Eru m'est témoin qu'au cours de ma joyeuse vie, j'ai entendu traiter les néandertaliens de tout et de n'importe quoi, mais c'est la première fois que je les vois comparés à des Hobbits. J'avoue être l'auteur de cette discutable comparaison. :-] Ceci, je vais enfoncer le clou en rajoutant que le Hobbit existe bien et qu'il appatient bien au genre humain lui aussi (Homo floresiensis): |
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:-). Brandywine, ça m'amuse surtout, ça ne me choque pas. C'était inattendu. Quant aux "Hobbits" de Florès, la controverse fait rage et c'est amusant aussi de voir de doctes paléontologues se battre comme des chiffoniers. Les uns soutiennent la thése "nouvelle espèce humaine", les autres "sapiens atteints de nanisme hypophysaire". Derrière tout ça, une histoire de gros sous, de subsides à décrocher. A suivre. Hors sujet, mais comme ça, le public est informé. Voilà. |
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Cher Thorin, Je crains que ta démarche ne soit trop scientifique et t'écartes bien loin des chemins de Faërie, et c'est dommage :-(. En toute amitié Silmo Que ta barbe pousse elle aussi toujours plus longue mais ne te prends pas les pieds dedans :-) PS: pour la théorie de la mémoire de l'eau (à laquelle je ne connais rien et ne veux rien connaître), je me pose quand même des questions à propos d'Ulmo ;-) |
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Tolkien voyait d'un bon oeil, de son vivant, ceux qui s'essayaient à expliciter les Terres du Milieu à l'aune des sciences "dures", faisant bon accueil aux géologues lancés à l'assaut des reliefs suivant les descriptions et les couleurs. Universitaire parmi les universitaires, c'est, je pense, avec un esprit ouvert à la critique mais aspirant à la rigueur du raisonnement et la cohérence de l'ensemble, qu'il a forgé son "monde". Par exemple, je me rappelle une interview de lui où il reprenait son écriture quenya en se fustigeant lui-même et les récits de soirées de lecture avec sa bande de po(che)t(ron)e(s) où chacun cherchait la petite bête pour que l'ensemble fut irréprochable. Je pense que Tolkien avait cela en tête aussi, de par sa formation mais aussi probablement de par la proportion grandssante des Terres du Milieu dans sa vie, ceci d'autant plus vrai lorsqu'il fut sur sa fin, seul, à la retraite mais riche et célèbre. Que vos barbes poussent toujours plus longues Thorïn II Ecu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne. |
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Thorin II : Ce qu'on essaie (vainement semble-t-il) de te dire, c'est que lorsque une "science" ou tout autre considération (qu'elle soit littéraire, théologique ou poétique ou que sais-je encore) vient dire l'opposé de ce que Tolkien déclare sans détour (sans ombre, sans doute possible, de manière claire quoi, à savoir que les Hobbits sont des hommes), hé bien, il ne reste plus qu'à relativiser non pas les écrits de Tolkien mais bien sa propre science (et j'en suis un, de scientifique, bien que modeste ;-)) ou tout autre considération (qu'elle soit littéraire, théologique ou poétique (ou que sais-je encore)... ;-) : « J’ai fait connaissance avec la zoologie et la paléontologie (“pour enfant”) tout aussi tôt qu’avec la Faërie. (...) J’étais avide d’étudier la Nature, plus même en fait que je ne l’étais de lire la plupart des contes de fées ; mais je ne voulais pas être poussé par l’équivoque dans la Science et frustré de la Faërie par des gens qui semblaient tenir pour établi que, par quelque péché originel, je devais préférer les contres de fées, mais qu’une nouvelle sorte de religion voulait que je fusse induit à aimer la science. La Nature est sans nul doute un objet d’étude de toute une vie, ou même pour l’éternité (…) ; mais il est une partie de l’homme qui n’est pas la “Nature”, qui n’est donc pas obligée de l’étudier et qu’en fait elle ne satisfait aucunement. » S. |
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Je le connais, je le connais celui-là ! C'est Le Devin :) |
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Cher Thorin, Fort heureusement, personne n'a dit que Tolkien ne devait être étudié que du point de vue littéraire (fichus nains à la nuque roide) :-)). ... et puisque mettre dos à dos les littéraires et les scientifiques est déjà parfaitement stupide de manière générale... ce le serait également ici (je ne dispose pas de statistiques mais force est de constater qu'il y a sur ce forum un très grand nombre de matheux, physiciens, biologistes...etc... c'est tant mieux.... et au risque de t'étonner, j'ai débuté ma carrière en me formant à la géologie, la chimie organique et accessoirement la génétique :-))...). DAns mon précédent post, je n'ai pas rejeté la démarche scientifique et le cartésiasime (j'y suis bien assez attaché) mais j'ai voulu te mettre en garde contre trop de cartésianimse et une démarche trop scientifique si l'on tente de les appliquer au Légendaire. Aussi, ne discutons pas inutilement sur ce point. Afin que chacun ne fasse pas dire à l'autre ce qu'il n'a pas voulu défendre, je ne méconnais pas toute la rigueur du professeur (rigueur "universitaire") et je suis d'accord avec toi qu'il était ouvert aux interrogations d'éminents scientifiques de tous horizons... ses Letters en témoignent et sur ce point, je leur accorde autant de crédit que lorsque le professeur y explique que les hobbits sont des humains mais dans ses échanges épistolaires, Tolkien met aussi parfois ses lecteurs en garde contre les interprétations connexes. Par conséquent, pour en revenir au thème de la discussion: - Oui, Tolkien a écrit que les Hobbits étaient des humains; - Non il ne s'est jamais exprimé sur de possibles descendances entre humains et hobbits, ni sur une hypothétique interfécondité entre branches devenues trop éloignées pour être fertiles entre elles; - Non, ce n'est pas une démarche scientifique que de dire, en résumé: "puisque Tolkien n'a rien mentionné de plus précis sur le sujet, rien n'empêche de supposer que..." En conclusion, une petite citation de Gloin au Conseil d'Elrond: Silmo |
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Sosryko, |
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Bon, je vais disséquer le texte. Les Hobbits, naturellement, sont vraiment censés être une branche de la race spécifiquement humaine (pas des Elfes ou des nains)(1) - par conséquent les deux sortes peut demeurer ensemble (comme chez Bree), et s'appellent juste les grands gens et de petits gens (2). Ils sont entièrement dépourvus de l’influence de puissances non-humaines, mais sont représentés comme étant plus au contact de la 'nature '(le sol et d'autres choses, plantes et animaux vivants) (4), et anormalement, pour des humains, exempts d’ambition ou d'avarice (5). Ils sont devenus petits (stature un peu plus qu'à moitié humaine, mais diminuant au fil des années (6))… 1-Branche de la race humaine J'attends vos remarques. Que vos barbes poussent toujours plus longues. Thorïn II Ecu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne (avec ou sans nuque roide ! ;=))) ) |
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Au passage, pas la peine de sortir les Letters, elles ne disent rien de plus que le préambule sur les Hobbits du SDA. Thorïn II Ecu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne |
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> Au passage, pas la peine de sortir les Letters... Oui, oui... on a bien compris qu'il va falloir chercher un autre cadeau pour ton anniversaire... :p I. |
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Cher Thorin, la phrase de Pippin ne me semble refléter que l'avis de Pippin, rien d'autre... Et, conjointement avec mes prédécesseurs, il me semble que si la science peut enrichir la Faerie, il ne faut pas lire la Faerie uniquement au miroir de la science (particulièrement, au miroir des découvertes scientifiques postérieures aux écrits faeriques précités). Or, donc, pour en revenir au monde dit "réel" et à la science, et en oubliant mon évocation du peuple juif qui peut évidemment être mal prise, j'en reviendrais aux peuples "africains" en prenant pour exemple, entre autres, les pygmées. Tu dis que les pygmées "grandissent". Mais avant de grandir, ils ont "évolué" au côté d'autres peupes, en - pardon, mais si au départ, on prend pour base que tous les humains sont de la même taille - "rétrécissant. ceci, certainement, pour une question d' "endogamie". Il se fait que si un peuple vit cloîtré sur lui-même - ce qui peut s'expliquer par des tas de raisons, mépris de l'autre, religion, lois matrimoniales coutumières, rejet etc...- ses particularités génétiques se verront renforcées (petite ou grande taille, mais aussi problèmes médicaux divers ou particularités, style, pillosité abondante au niveau des membres inférieurs ). On peut considérer que, de temps à autre, du sang "étranger (mariage "exogame" que je préfère à mariage mixte) vient "régénérer la souche", si j'ose dire. mais, au long des siècles, variations de taille ou pas, les Masaï sont restés des Masaï et les pygmées, des Pygmées, bien qu'ils soient génétiquement totalement "mélengeables" (socialement, c'est une autre question,... ou, peut-être, la question primordiale, justement...). |
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Pour l'avis dans le dialogue Fangorn-Pippin, j'aurai plus tendance à faire confiance à Fangorn... ...Et c'est encore mieux quand on revient à la source. Eh oui l'endogamie provoque la dérive stochastique et peut, sur un groupe isolé génétiquement, induire une ségrégation morphologique entre "eux" et les "autres". Pour les Letters, je n'ai rien contre, tout comme je n'ai jamais rien eu contre les CP ou les CLI tant que l'on ne confond pas oeuvre finie et brouillon... Que vos barbes poussent toujours plus longues ! Thorïn II Ecu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne |
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Pour le dialogue Fangorn-Pippin, je fais aussi confiance à Fangorn. Il ne cite pas les Hobbits parmi les races. C'est qu'ils font donc partie d'ube des races précitées. Au sujet de la tradition "endogame" des Hobbits : tous les peuples du monde ne sont pas "exogames" avec n'importe qui (au passage, les pygmées auraient pu se métisser et donc grandir tant qu'ils vivaient au coeur de la forêt. Il me semble que le mépris dans lequel les tenait les autres peuples les forçaient plus qu'autre chose à l'endogamie. Les Masaï sont grands depuis une éternité et n'ont, que je sache, pas plus tendance à se métisser qu'à rétrécir). Ce que tu dis me conforte même dans ma thèse : les Hobbits, ayant pérégriné avec les hommes, ont eu une vague (très vague, préjugés obligent) possibilité d'exogamie. C'est au moment où ils se sont "reclus" dans la Comté qu'ils ont "rétréci" pour cause de consanguinité. (et encore, il y a de notables différences de tailles parmi les Hobbits. Les plus grands étant - comme par hasard - les moins "repliés sur eux mêmes" par rapport au monde extérieur. |
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Pour ma part, je ne connais que peu de règles en la matière: 1°) un hobbit, ça grandit quand ça s'abreuve de boisson d'Ent; 2°) ensuite, ça rapetisse à partir du 4ème âge jusqu'à nos jours; 3°) bizarement, les enfants hobbits deviennent souvent blonds (gêne pourtant récessif) après la chute de Sauron. La cohérence de ces trois certitudes avec les lois de la génétique ou de l'évolution des espèces m'échappe et je continue à croire que c'est tout bêtement parce que Tolkien s'en fichait. Silmo PS: Thorin, la façon dont tu prends en compte les écrits du professeur m'étonne. Généralement, on considère comme une démarche externiste la volonté d'analyser scientifiquement les textes de JRRT (même, hélas, parfois en fonction de connaisances qui nous sont contemporaines et qui lui étaient étrangères). A l'inverse, quand on se place sur un mode interniste, on se dit "tel élément doit être relativisé car il apparaît dans le Livre rouge qui est de tradition Hobbite et peut-être ne sont-ils pas fiables pour retracer l'histoire des elfes" (c'est un exemple) ou alors "attention, côté Silmarillion, on a affaire aux archives numénoréennes, pas forcément fiables non plus". Et s'agissant, des Letters, tu sembles à la fois les relativiser, comme dans une lecture interniste, tout en utilisant des arguments scientifiques modernes comme dans une étude très externiste... Ca n'est pas clair ! |
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Prenons un exemple : la parenté de Neanderthal (décidément bien pratique !) avec les Sapiens² (nous) est évidente, sûre, avérée : Ce sont de très proches parents des Sapiens². Pour autant, ce ne sont pas des êtres de notre espèce puisqu'ils sont de Néanderthal, et n'étaient pas interféconds avec les Sapiens². Et, après avoir demandé autour de moi et avoir exposé les textes bruts (Letters+ce qui est dit dans le préambule sur les Hobbits du SDA), les gens pensent que les Hobbits sont des Hobbits et pas des hommes, que la parentée est ancienne certes mais qu'être aparenté ne dit pas être identique à, juste aparenté... Que vos barbes poussent toujours plus longues Thorïn II Ecu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne |
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Je m'excuse d'insister, cher Thorin, mais lorsque tu écris : "...Seule chose qui pourrait prouver qu'effectivement les Hobbits sont humains..." à propos de la taille des hobbits de Bree, je crains que tu t'avances dans des terrains proches de l'absurdité. D'autant que - comme je l'ai déjà évoqué plus haut, aussi je m'excuse par avance de devoir à nouveau insister sur ce point - il existe deux textes écrits par Tolkien en personne qui prouvent de façon très claire que les hobbits sont des humains. Tu reconnaissais d'ailleurs toi même que tu n'avais "jamais dénié la parenté"... Mais plus loin, tu fait un point sur l'avancée du débat en commençant par "Les hobbits sont une branche de la race humaine, mais ils ne sont plus de l’espèce humaine. " Ce qui ne veut strictement rien dire... J'ai beaucoup de mal à te suivre... et je ne comprends vraiment pas pourquoi tu t'enfermes dans des analyses complexes et bancales qui n'ont plus tellement de lien avec Tolkien, juste pour tenter de démontrer que les Hobbits ne sont pas des hommes... o_O I. perplexe |
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Les gens du commun sont-ils mélangeables avec les princes ? Pour te suivre, Thorin, lorsqu'un groupe d'"hommes" (au sens large) est génétiquement métissable avec un autre "groupe d'hommes", ce métissage se passerait forcément... Or, que voyons nous ? Si, dans le Conte d'Arda, nous avons quelques mariages exogames "de race" (très peu, je l'accorde...), nous n'avons aucun mariage exogame "de caste". Les princes (de quelque races qu'ils soient) épousent des princesses (idem) ou des aristocrates de haut rang (Erendis). Ce qui peut paraître curieux dans un univers de "conte de fées" où les lois sociales sont censées être abolies. ( On m'objecteraa : les enfants de Sam. Mais Sam se marie dans sa caste. Ses enfants se marient "plus" voire même "très" haut, mais leur père a acquis un statut quasi-royal en devenant un héros national et international). Donc, si, d'office, les mariages exogames ont lieu entre groupes "génétiquement compatibles", il faut en conclure que les princes ne sont pas mélangeables avec les gens du commun... |
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Si je comprend bien, Thorin ne considère pas les Hobbits comme des humains parce que même si on admettait qu'il appartiennent au genre humain, ils ne seraient pas (ou plus) de la même espèce. Personnellement je raisonnais dans l'autre sens : si on considère que les Hobbits, sont d'une espèce différente mais d'un genre identique, ils sont des humains. Alors dans ce cas comment définit-on l'humanité. Et comment Tolkien la définit-il ? Je crois qu’au delà de ces nuances de vocabulaire, de degré de parenté, ect… Tolkien incluait les Hobbits dans l’Humanité, en tant que second nés, à la différence des Elfes, des Nains, ect… Rechercher plus précisément ou sous un autre angle la proximité des Hobbits et des Hommes n’a pas tellement de sens. La Race humaine est représentée par deux spécimens : Petites Gens et Grandes Gens. |
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Plus que deux "spécimen" d'après moi, le Numénoréens ou les Wose ayant des caractéristiques bien particulières, tout en appartenant indéniablement à l'Humanité. (Bête question : un métis hobbit-wose, çà donnerait quoi, physiquement ...???? |
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Tiens oui je les oubliait ceux-là... :-) |
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Merci Brandywine. Je te rejoins tout à fait. Thorin, je vais sans doute passer pour le dernier des nuls, mais honnêtement je ne comprends vraiment pas ta phrase : "Pour moi, les Hobbits seraient, mettons, des Homo Sapiens Hobbitensis. Ils sont de la "race" humaine mais pas de "l'espèce" humaine stricto sensus..." Ceci-dit, outre que tu ne sois absolument pas convaincant sur ce sujet là, je continue, si tu me le permets, de faire entièrement confiance à ce qu'a écrit Tolkien au sujet de l'humanité de ses Hobbits. Je n'irai donc jamais chercher plus loin, n'en ressentant pas le besoin et n'en comprenant ni l'interêt, ni l'objectif... cordialement I. |
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Bon, là je vais être clair, conçis, ce sujet commence à me passer par dessus la tête et manifestement il y a comme un petit défaut d'interprétation. Glauser sur les "races" dans Tolkien peut paraître futil mais, dans sont oeuvre, comme chaque race a ses qualités et ses défauts, cela permet aussi d'établir une relation clarifiée à autrui et de générer une critique sociale... De plus, il utilise "race" à tord et à travers puisqu'il l'emploie dans le sens biblique du lignage ("la race de Loth..."). Mais, à mes yeux, tout ce que je relis à ce sujet va dans le même sens : Si le calamar et l'escargot sont aparentés, ils ne sont pas identiques, et il en va de même pour Hommes et Hobbits. Enfin, puisque le sujet dérive là dessus, bizarrement les Princes et les princesses ne se marient pas nécessairement entre eux, comme le souligne l'affaiblissement du sang de l'Ouest qui n'est resté pur que dans des réduits menacés tandis que le reste a été dilué dans le sang plus commun... Ca, c'est aussi écrit noir sur blanc dans le SDA... Décidément... Enfin, pour les Woses, leur faible nombre et leurs faibles échanges avec les autres (sinon la chasse au Wose des Rohirrims) ainsi que la terreur que le monde moderne (et surtout ses représentants) leur inspire explique leur "durablilité". Or les Hobbits ne sont pas clos entre ces murs de peur et commercent avec qui leur semble digne de cela ! Que vos barbes poussent toujours plus longues ! Thorïn II Ecu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne |
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Bizarrement, je me base sur Tolkien, pas sur mon MJ (je suis MJ)... Que ta barbe pousse toujours plus longue Thorïn II Ecu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne |
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Mwarf ! Pas mal trouvée, celle-là... :D C. |
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ooops ! Désolé, y'a pas offense... Mais il n'en reste pas moins que Tolkien seul est à prendre en compte, en tout cas plus que nos commensaux. Bref. Parenthèse fermée. Que vos barbes poussent toujours plus longues Thorïn II Ecu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne |
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Je me permets de citer notre très chère MJ du Gondor qui m'a soufflé ce soir ces quelques mots : "Mais quelle serait la dimension des Hobbits dans le Seigneur des Anneaux s'ils n'étaient précisément des hommes..." A méditer... I.
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Ben, peut-être que mon poroblème EST que je me base exclusivement sur Tolkien... |
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Thorin : "il n'en reste pas moins que Tolkien seul est à prendre en compte..." Il me semble que c'est une évidence absolue... D'ailleurs ne précisais-tu pas il ya quelques mois : "Sinon, effectivement, Tolkien les [les Hobbits] raccroche aux Humains." (1/07/2004) Seulement, au delà de cette belle déclaration "Tolkien seul à prendre en compte, on lit sous ta plume, ici ou là : "Bon, à mon avis, le père Tolkien, tout érudit qu'il était, n'était sûrement pas très calé en génétique" (21/03/2005) ; "Le hic c'est que Tolkien a beaucoup changé d'avis" (29/03/2005) ; "Pour moi, les Letters ne sont pas une source fiable donc je ne base pas mon raisonnement sur une source aussi fluctuante"(sic) (8/04/2005)... Si on prend en compte, est-il nécéssaire de rappeler les deux bouts de textes maintes et maintes fois cités dans ce fuseau ? Tout en précisant qu'en ce qui concerne les Letters, on est loin d'un texte soi-disant "fluctuant" car JRR Tolkien prenait autant de soin à répondre à ses lettres qu'à construire son oeuvre : [Tolkien] devait s'occuper d'une correspondance énorme (...) il passait aussi beaucoup de temps à répondre aux lettres qu'il recevait(...) [il] prenait chaque lettre au sérieux (...) quelquefois, il faisait deux ou trois brouillons de sa réponse, et s'il n'était pas satisfait du résultat; ou restais indécis sur ce qu'l devait dire, il n'envoyait pas la lettre.
Bref, je perçois toujours autant de confusion et de contradictions dans tes arguments, cher Thorin. Même sur l'évocation des "commensaux" La tenacité dont tu fais preuve, quitte à te contredire d'un post à l'autre, me laisse dubitatif, cher Thorin... Et je ne comprends toujours pas pourquoi l'humanité des Hobbits, philosophiquement et féériquement clairement établie par Tolkien dans deux textes que tu est le seul à repousser pour des raisons qui ne tiennent pas la route, peut-elle être si dérangeante ?... I. |
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Thorin : "il n'en reste pas moins que Tolkien seul est à prendre en compte..." oui, il considère que les Hobbits sont apparentés aux humains. Pas qu'ils le sont. Seulement, au delà de cette belle déclaration "Tolkien seul à prendre en compte, on lit sous ta plume, ici ou là : "Bon, à mon avis, le père Tolkien, tout érudit qu'il était, n'était sûrement pas très calé en génétique" (21/03/2005) ; "Le hic c'est que Tolkien a beaucoup changé d'avis" (29/03/2005) ; "Pour moi, les Letters ne sont pas une source fiable donc je ne base pas mon raisonnement sur une source aussi fluctuante"(sic) (8/04/2005)... On prend en compte ce qui est répété trois fois : les hobbits sont apparentés aux Humains mais n'en sont pas, puisqu'ils sont Hobbits. Si on prend en compte, est-il nécéssaire de rappeler les deux bouts de textes maintes et maintes fois cités dans ce fuseau ? Tout en précisant qu'en ce qui concerne les Letters, on est loin d'un texte soi-disant "fluctuant" car JRR Tolkien prenait autant de soin à répondre à ses lettres qu'à construire son oeuvre : [Tolkien] devait s'occuper d'une correspondance énorme (...) il passait aussi beaucoup de temps à répondre aux lettres qu'il recevait(...) [il] prenait chaque lettre au sérieux (...) quelquefois, il faisait deux ou trois brouillons de sa réponse, et s'il n'était pas satisfait du résultat; ou restais indécis sur ce qu'l devait dire, il n'envoyait pas la lettre.
Très simple : L'argument du nombre n'est pas un argument. donc n'a rien à faire dans le débat. Ce n'est pas parce que je suis le seul à poster sans un sens que la majorité a raison. La majorité ou la minorité aura raison lorsqu'elle trouvera des arguments ; Jusqu'à pr"sent, les trois arguments plaident pour ma vision des Hobbits, apparentés mais pas humains. Bref, je perçois toujours autant de confusion et de contradictions dans tes arguments, cher Thorin. Quant on veut voir des contradictions, on en voit toujours, surtout sur une discussion allant plus loin que la simple binarité et où les arguments sont pondérés, cher Isengar. La tenacité dont tu fais preuve, quitte à te contredire d'un post à l'autre, me laisse dubitatif, cher Thorin... Là où je me porte en faux, c'est que je ne me contredis pas. Je ne veux pas croire que mon raisonnement dépasse ce que tes neurones peuvent comprendre car je t'ai vu à l'oeuvre sur des sujets plus riches. J'en conçois donc une certaine amertume et commence à comprendre que tu t'es fais une image verrouillée sur des arguments fragiles qui, balayés, te laissent devant une incertitude que tu préfères évincer en t'enfonçant dans le dogmatisme. Et je ne comprends toujours pas pourquoi l'humanité des Hobbits, philosophiquement et féériquement clairement établie par Tolkien dans deux textes que tu est le seul à repousser pour des raisons qui ne tiennent pas la route, peut-elle être si dérangeante ?... 1-Tolkien a clairement établi le contraire Que ta barbe pousse toujours plus longue Thorïn II Ecu-de-Chêne, Roi Sous la Montagne |
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"Tolkien a clairement prétendu le contraire" : |
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Je crois que le problème vient de la perception du terme "apparenté". b) Être de la même famille : 2. Au fig. (pronom. passif). [Le suj. désigne un animé ou un inanimé] Être proche, avoir une ressemblance, des traits communs [je passe les exemples] Stéphanie - hrm, j'ai p'têt ben tout mélangé, tout compt' fait, j'ai pas réussi à comprendre où était le problème... Ne me hâchez pas menu :) |
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Ben... pour moi, il n'y a PAS de problème ! Ce fuseau est un exemple type de "coupage de cheveux en quatre" stérile et polémique. On dit chez moi "se donner beaucoup de mal pour enc*** une mouche". Mais cet avis n'engage que ma petite personne, pas enc*** pour deux sous !!! |
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d'abord, on dit "avoir des relations inappropriées avec un insecte diptère", c'est plus correct sur le Forum :-) |
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Ben quoi ??? J'ai mis des *** pour les gamins, et pour la haute distinction de ce site, non ? ;o) |
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Mais oui je continue de vous lire avec attention même si je ne poste plus beaucoup. J’en profite pour vous saluer tous chaleureusement et Ed en particulier ! |
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MJ ! Quel plaisir de te revoir ici, même pour un bref passage ! |
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Tolkien s'est apesanti à six* reprises sur les Hobbits. Vous en voulez d'autre ? Le week end devrait m'en laisser le temps. Pour l'interprétation anthropique des Hobbits, c'est une vieille méthode que de traiter de créatures étranges et de temps éloignés pour critiquer la société contemporaine de l'écriture et, jusqtement du fait de la distance créée, apporter un regard étranger aux actes humains et en montrer les limites ou le ridicule ! Que vos barbes poussent toujours plus longues
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:o( Thorin, j'ai l'impression d'être au coeur d'un dialogue de sourds... Je ne vois sincèrement aucun argument qui plaide en ta faveur autre qu'une interprétation orientée de vocabulaire ou un exposé - hautement discutable dans le contexte féerique du Seigneur des Anneaux - sur la génétique et la barrière de l'espèce... Tu te contredis sans cesse, Thorin. Tout celà n'est pas très sérieux... Et tirer la couverture à toi alors que l'évidence est contre toi peut laisser amer, en effet : "1-Tolkien a clairement établi le contraire Faux et archi-faux: The Hobbits are, of course, really meant to be a branch of the specifically human race (not Elves or Dwarves) "2-Vous prétendez vous appuyer sur des textes en leur faisant dire le contraire de ce qu'ils disent" Ces textes (ces phrases, plutôt) disent clairement que les hobbits font partie de l'humanité. Citation de M. Larousse, que tu évoquais ce matin : Humanité : 1-Ensemble des hommes, genre humain ; 2-essence de l'homme, nature humaine. Je te met au défi, Thorin, de me citer une seule phrase de JRR Tolkien - tous textes confondus, même les "fluctuantes" Letters, si tu veux - qui sorte les hobbits de ces deux définitions. "3-Puisque mes raisons sont le fait de m'appuyer sur Tolkien, elles tiennent intrinsèquement la route Je tiens cette troisième phrase pour de la mauvaise foi pure. Je n'y ajouterai pas de commentaire.
Et je ne comprends toujours pas pourquoi tu te persuades du contraire. A moins que nos définitions de l'homme et de l'humanité ne prennent pas leurs sources aux mêmes références... :o/ Cordialement. I. PS : je n'ai pas de barbe. |
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Je viens de lire ton post de 19h04, Thorin. Pas le temps d'y répondre. Ca m'fatigue et j'ai autre chose à faire. On verra ça plus tard... ton interprétation des textes qui laisse de côté tout un pan de la logique interne de l'histoire me laisse sincèrement sans bras... et puis je croyais que les Letters étaient trop fluctuantes... pourtant tu les cites. 'Comprends plus rien, moi... :o( I. Que mon rasoir ne tombe jamais en panne. |
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Ah j'oubliais : Tu n'as pas raison. Tu es persuadé d'avoir raison, envers et contre tout, ce qui est très différent... |
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Par ma barbe ! ;-) Que signifie cette nouvelle querelle sur le sexe des anges ? Tout cela me dépasse... Restons calmes ! :-) Cordialement, :-) Hyarion. |
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Thorin II (un résumé en forme de Pot-pourri) :
Et la plus belle pour la fin :
« Big is beautiful » ? Mais tiens tiens, c’est bizarre, c’est dans la lettre baclée n°131 justement qu’il est fait mention des Hobbits en tant que « branche de la race spécifiquement humaine »… :
« The Hobbits are, of course, really meant to be a branch of the specifically human race (not Elves or Dwarves) » (L131, 1951) « my 'hobbits' were in any case of wholly dissimilar sort, a diminutive branch of the human race. » (L319, 1971) Première remarque : ces deux affirmations, séparées de 20 ans, entre la rédaction du SdA et la fin de sa vie, montre que Tolkien n’a jamais remis en cause la nature humaine des Hobbits. Mais il y a plus : jamais le terme de « branche » ne sous-entend chez Tolkien un éloignement des espèces au sens d’un une séparation génétique irréversible. Bien plutôt, il faut simplement le comprendre comme « groupe » d’une population de « frères » (kindred). Ainsi, les Noldor sont une « branche » des Elfes :
« The particular branch of the High-Elves concerned, the Noldor or Loremasters, were always on the side of 'science and technology', as we should call it » (L153, 1954) Et surtout (tadam !), les Númenóréens, mais aussi les Rohirrim sont une « branche de l’Humanité », celle qui a combattu contre Morgoth :
« The Númenóreans (and others of that branch of Humanity, that fought against Morgoth, even if they elected to remain in Middle-earth and did not go to Númenor: such as the Rohirrim) » (L153, Sept. 1954) Ainsi on est « humain », en Faërie, lorsqu’on combat Morgoth. Ou Sauron. Rien d’autre… Le mois suivant, Tolkien compare les Númenóréens de la Terre-du-milieu aux Juifs :
« The Númenóreans thus began a great new good, and as monotheists; but like the Jews (only more so) with only one physical centre of 'worship' » (L156, 4 nov. 1954) Il s’agit bien d’une comparaison, et non d’une allégorie; or, sur le même mode, Tolkien associe les Hobbits avec les Pygmées de la forêt africaine:
« The Hobbits are no more an 'allegory' than are (say) the pygmies of the African forest. » (L181, 1956) Si deux branches de l’humanité en Arda (les Númenóréens et les Hobbits) sont comparées à deux peuples d’hommes (les Juifs et les Pygmées), comment refuser de voir en ces branches autres choses que des « hommes » ? Serions-nous plus éclairés que les Elfes ? Or les Premiers Nés qui ont été les éducateurs de Ceux qui Suivent ont été les enseignants des Hommes et des Hobbits :
« But the Hobbits may have learned it direct from the Elves, the teachers of Men in their youth. » SdA [6]{17} Tout en reconnaissant la singularité des Hobbits, Tolkien les place dans la liste (« les Hobbits, les Rohirrim, les Hommes de Dale ou du Gondor ») des « hommes qui ont été » dans la « période historique imaginaire de la Terre-du-milieu » :
« but I have not made any of the peoples on the 'right' side, Hobbits, Rohirrim, Men of Dale or of Gondor, any better than men have been or are, or can be. Mine is not an 'imaginary' world, but an imaginary historical moment on 'Middle-earth' – which is our habitation. » (L183, 1956) Et l’amour de Gandalf pour les « êtres humains » est un amour qui ne fait pas de distinction entre les Hommes et les Hobbits :
« Gandalf whose function is especially to watch human affairs (Men and Hobbits) goes on through all the tales. » (note qui suit la fameuse note sur la « branche » (L131, 1951) « But G. is not, of course, a human being (Man or Hobbit). » (L156, 1954) Et à nouveau 20 ans plus tard (qui osera dire que Tolkien était hésitant sur le sujet ? ! !), alors que Burchfield, professeur de l’université d’Oxford, demandait à Tolkien son avis pour une notice consacrée au terme hobbit pour l’Oxford English Dictionary, Tolkien propose la définition suivante (là encore, bien entendu, le professeur, en grand dilettante, s’est contenté de renvoyer une bafouille pour rire, vous pensez bien qu’il s’en fichait de l’Oxford machin-truc !) :
« In the meanwhile I submit for your consideration the following definition : One of an imaginary people, a small variety of the human race, that gave themselves this name (meaning 'hole-dweller') but were called by others halflings, since they were half the height of normal Men. » (L316, 1970) Ainsi, les Semi-Hommes (en 1970 comme en 1951) sont « une petite variété de la race humaine ». Avec le terme « variété » on retrouve l’idée de « groupe/peuple » que Tolkien utilisait avec le mot « branche ». Mais plus encore, cette « variété de la race humaine » n’est « variété » que par sa « petite » taille. Les Hobbits sont des êtres de petite taille par rapport aux « Hommes normaux ». Non par rapport aux « Hommes » mais par rapport aux « Hommes normaux », à ceux qui entrent dans la norme. Comment ne pas mieux dire que les Hobbits sont des « Hommes » tout comme les… Hommes de taille commune en Terre-du-milieu ? Certes, les Hobbits sont un « accident de l’histoire », mais c’est le lot de « tous les peuples et de leurs situations », et cela ne permet à personne de leur renier leur nature d’Hommes :
« But hobbits are not a Utopian vision, or recommended as an ideal in their own or any age. They, as all peoples and their situations, are an historical accident – as the Elves point out to Frodo – and an impermanent one in the long view. » (L154, 1954) Aussi, l’effacement progressif des Hobbits de la scène humaine n’est en rien comparable à l’effacement des Elfes puisque ce dernier, au contraire du premier, est programmé « depuis l’origine » :
« The entering into Men of the Elven-strain is indeed represented as part of a Divine Plan for the ennoblement of the Human Race, from the beginning destined to replace the Elves. » (L153, 1954) L’ennoblissement de la « Race Humaine » passe non seulement par les liens amoureux entre les Eruhíni mais aussi par l’amitié entre les Elfes et les Hommes. Or, Comment ne pas remarquer qu’Aragorn et Frodo sont tous les deux « bénis » par Arwen (chacun reçoit d’elle un pendentif) tout en étant les seuls à être appelés « Ami des Elfes » (Aragorn par Legolas, Frodo par Gildor et Baie d’Or), tels les Hommes « puissants Amis des Elfes des temps anciens » (Elendil, Hador, Húrin, Túrin) ? La « Race Humaine », c’est-à-dire ce qui fait que les Hommes sont des Hommes, est donc ennoblie dans ses deux « branches », celle des « Hommes » et celle des « Hobbits ». Mais nous n’en sommes pas encore là à la fin du Troisième Âge. Et Dieu étant maître des temps et des circonstances, la Providence se manifeste dans la faiblesse même de l’homme (Pas le temps pour les références mais tout le SdA repose là-dessus !) pour sauver la Terre-du-milieu grâce aux… Hobbits. Et comble du comble !, de ce peuple « accidentel », Gandalf va encourager « l’anormalité » dans la personne de Bilbo (puis de Frodo) :
« Hobbits were a breed of which the chief physical mark was their stature; and the chief characteristic of their temper was the almost total eradication of any dormant 'spark', only about one per mil had any trace of it. Bilbo was specially selected by the authority and insight of Gandalf as abnormal: he had a good share of hobbit virtues: shrewd sense, generosity, patience and fortitude, and also a strong 'spark' yet unkindled. » (L281, 1965) Cette « anormalité » (en Arda marrie) est spirituelle, non génétique. Et si d’aventure, on se posait la question de savoir si Homme et Hobbit pouvaient engendrer une progéniture, non seulement il est intellectuellement intenable de juger sur l’absence de preuves directes mais les preuves indirecte penchent pour une réponse affirmative et non l’inverse. En effet, je ne vois pas comment on pourrait affirmer le contraire lorsque Tolkien reconnaît à la fois (et sans cesse) que :
(1) « The Hobbits are (…) of course (…) a branch of the specifically human race (not Elves or Dwarves) » (L131, 1951) // (L319, 1971) (2) « Elves and Men are evidently in biological terms one race, or they could not breed and produce fertile offspring » (L153, 1954) (3) « It is plain indeed that in spite of later estrangement Hobbits are relatives of ours: far nearer to us than Elves, or even than Dwarves. » SdA [2]{12} Maintenant, il est néanmoins bon de laisser le professeur s’exprimer quant à l’utilité de se poser la question d’une copulation possiblement fertile entre « Men » et « Halflings » en rappelant la manière dont il jugeait une approche qui voulait calquer les résultats scientifiques du Monde Primaire en Arda :
« I suppose that actually the chief difficulties I have involved myself in are scientific and biological (…) Elves and Men are evidently in biological terms one race, or they could not breed and produce fertile offspring – even as a rare event (…) But since some have held that the rate of longevity is a biological characteristic, within limits of variation, you could not have Elves in a sense 'immortal' – not eternal, but not dying by 'old age' — and Men mortal, more or less as they now seem to be in the Primary World – and yet sufficiently akin. I might answer that this 'biology' is only a theory, that modern 'gerontology', or whatever they call it, finds 'ageing' rather more mysterious, and less clearly inevitable in bodies of human structure. BUT I SHOULD ACTUALLY ANSWER: I DO NOT CARE. This is a biological dictum in my imaginary world. It is only (as yet) an incompletely imagined world, a rudimentary 'secondary'; but if it pleased the Creator to give it (in a corrected form) Reality on any plane, then you would just have to enter it and begin studying its different biology, THAT IS ALL. » (L153, 1954) Au final, sans revenir sur les autres références liant les Elfes aux Hommes (mais aussi aux Nains en tant que les Nains sont mortels), il me semble possible de distinguer trois catégories pour les êtres doués de parole en Terre-du-milieu :
Trois catégories en forme de poupées russes :
S. |
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C'est ce qu'on appelle du post ! Et sans planter les balises encore ! :) |
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Juste un mot, Thorïn, pas pour te contredire pour le plaisir, mais pour donner ma propre "perception" des Hobbits : tu dis qu'ils sont clairement présentés dans Bilbo et dans le début du SdA comme un peuple "féérique". Or s'il me semble bien être un peuple imaginaire, "faërique" en tant qu'appartenant, au même titre que les Rohirrim ou les hommes du Brethil à la "faêrie" tolkiennienne, il n'a absolument rien de "féérique". Les hobbits sont des hommes - petits, certes, comme le sont les pygmées ou les Bushmen - qui au passage ne se métissent pas beaucoup non plus, trop méprisés eux aussi par les "grandes" gens, zoulous, bantous, et afrikaaners réunis - et aux pieds poilus (j'ai dans mon entourage certaines personnes qui de ce point de vue doivent avoir du sang hobbit dans les veines) mais qui ont plus que n'importe quels autres êtres de l'Arda tolkiennienne "les pieds sur terre", et même, dirais-je, profondément enfoncés dedans. Ils ne sont pas magiques, ils sont... paysans. |
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PS : Sosryko, ayant été à plusieurs reprises fustigée pour avoir comparé les Hobbits aux Pygmées et les Numénoréens aux Juifs, je suis toute heureuse de voir qu'un cetain professeur l'avait fait avant moi... |
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Merci Sosryko. Grmbl ! Comment ai-je pu omettre de citer la lettre 319... :o) ... Je souhaite répondre au point n°3 du dernier post de Thorin. Un point qui m'a fait bondir (en toute amitié toutes proportions gardées, il ne s'agit que d'un roman, après tout) de mon siège, hier soir...
Et pourquoi donc, les Hobbits accompagnent-ils la Communauté dans cette aventure ? - C'est bon, c'est bon, Maître Elrond ! (...) Le stupide hobbit Bilbon a commencé cette affaire, et Bilbon ferait bien de l'achever (...) (...) Frodon jeta un regard circulaire sur tous les visages ; mais ils n'étaient pas tournés vers lui (...) Une grande peur l'envahit, comme dans l'attente d'une condamnation qu'il avait depuis longtemps prévu et dont il espérait vraiment qu'après tout elle ne serait jamais prononcée (...) Enfin, par un grand effort, il parla, étonné d'entendre ses propres mots, comme si quelque autre volonté se servît de sa petite voix. Livre II, chap 2, Le conseil d'Elrond Plus tard dans la journée, les Hobbits tinrent une réunion privée dans la chambre de Bilbon. Merry et Pippin s'indignèrent en entendant que Sam s'était glissé dans le Conseil et qu'il avait été choisi comme compagnon de Frodon.
Elrond appela les Hobbits autour de lui. Livre II, chap 3, l'Anneau prend le chemin du sud. Ce petit survol de deux chapitre réputés "sûrs" et "vérouillés" de notre roman favori montre trois choses :
Lire la compagnie de l'Anneau comme une réunion de races distinctes est dangereusement réducteur et faux, à mon avis. Le fond est infiniment plus complexe qu'un vulgaire scénario d'adaptation cinématographique.Et se servir de cette lecture superficielle pour démontrer que les Hobbits sont une race distincte de l'humanité est risible et bien triste à la fois. Cordialement. I. |
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Bête remarque : même chez Jackson, ils partent en tant que volontaires, et ne sont désignés par personne. |
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Isengar a écrit :
Hihi...Oui, la 319 ET AUSSI (et SURTOUT) la 316 !! ;-)) Poursuivons la démonstration en demeurant dans une optique interne et en revant au Seigneur des Anneaux, l'oeuvre La plus "verouillée"(sic/sick) et le livre le plus "sûr" (re-sic/sick) de JRR Tolkien.
Considérons la mort du Seigneur des Nazgul.
Or, de quelle main meurt-il?
Comment comprendre cela, en dehors du jeu de mot de la prophétie (Eowyn n'est pas un homme, ha ! ha ! c’était donc ça !…) ?
(1) le Capitaine du « Désespoir », le « Capitaine Noir », le « Noir cavalier » est un homme (2) la femme « belle mais terrible (fair but terrible) » qui le tue est « sans espoir (having no hope) », « si désespérée (so desperate) » (3) le Hobbit qui l'aide est Merry (= Joie), « le cœur rempli de pitié (Pity filled his heart) » et du « courage de sa race, lentement ranimé » qui « s’enflamme soudain » (« suddenly the slow-kindled courage of his race awoke. ») Pour comprendre la réunion ce ces trois personnes, il faut aller de la plus petite à la plus grande (avant de se rendre compte que les mots mal compris sont trompeurs)
(3) Il n’y a pas besoin d’un anneau ni d’être Maia comme Gandalf pour manifester de « la pitié pour le faible » et pour trouver « la force de faire le bien »… ( « Yet the way of the Ring to my heart is by pity, pity for weakness and the desire of strenght to do good. » SdA, I.2 [60]{78} Il n’y a pas besoin d’un anneau ni d’être une Elfe comme Galadriel pour imposer, « belle et terrible » son « désespoir » et détrôner le « Noir Seigneur »… (« (…) give me the Ring (…) In place of the Dark Lord you will set up a Queen. And I shall not be dark, but beautiful and terrible (…). All shall love me and despair! » SdA, II.7) (1) Aucun anneau de puissance ne peut aider quiconque à tenir face au mal sans se faire engloutir à son tour par le mal, « emporté vers les maisons de lamentation, au-delà de toutes ténèbres ». Aucune puissance tout court, masculine ou féminine, surtout par celle d’un(e) Maia ou celle d’un(e) Elfe. Quelle solution alors pour faire face à l’Homme dans toute sa volonté de puissance ? Juste être Homme, un Homme véritable, dans tout ce qui fait de lui un Homme, à commencer par sa faiblesse assumée (son manque naturel de puissance), mais aussi avec le pouvoir de la réflexion et du choix face au mal (the slow-kindled…), le choix du courage et de la pitié. Voilà le seul pouvoir qui rend l’Homme capable d’affronter le Mal, lequel Mal est tout-puissant sinon pour transformer l’Homme en véritable fantôme (Dwimmerlaik). L’affrontement entre le « Seigneur des charognes » et Éowyn et Merry aux Champs du Pelennor, c’est bien l’Homme (avide d’une illusoire puissance mais réellement) vidé de sa nature d’Homme qui la redécouvre pour sa propre perte en ce qu’il méprise le plus souvent : une Femme et un Enfant (Semi-Homme, cf. citation finale). Il est impossible, narrativement et théologiquement parlant, que les acteurs de cet affrontement ne soient pas des hommes. Car le combat se déroule sur le plan de ce qu’est un Homme.
Et si Tolkien évoque la « race » de Merry (dans ce texte où tout est travaillé et pesé …et non pas « vérouillé », ne permettant aucune liberté au lecteur !) lorsque Merry manifeste le « courage de sa race » qui s’était « lentement allumé », c’est encore de la race humaine, de l’Homme, dont il s’agit.
« He alone is left to forbid the entrance of the Lord of Nazgûl to Minas Tirith, when the City has been overthrown and its Gates destroyed — and yet so powerful is the whole train of human resistance, that he himself has kindled and organized, that in fact no battle between the two occurs: it passes to other mortal hands. » (L156, 1954) comme dans le cœur des Hobbits de la Comté en temps de paix :
« Gandalf, bearer of the Ring of Fire, the Kindler: the most childlike aspect shown to the Hobbits being fireworks. » (L301, 1968) Cette étincelle, c’est l’étincelle de « la résistance humaine » (courage dans la souffrance) et de la capacité d’émerveillement de l’Homme qui garde l’esprit d’enfance (joie [=Merry…] dans la paix). |