|
[Édit (Yyr) 2021 : ce fuseau est l'un des nombreux rejetons de l'arbre initial de la traduction des poèmes] Bombadil goes boating est un poème important, tant d'un point de vue externe qu'interne. D'un point de vue interne, parce qu'il nous présente beaucoup de la géographie du Pays de Bouc, et qu'il est l'un des rares textes à le faire. D'un point de vue externe, parce qu'en agissant ainsi, Tolkien a vraiment montré sa volonté d'ancrer le personnage de Tom Bombadil dans le paysage de la Comté, ce qui fait de lui un personnage plus qu'anecdotique. C'est pourquoi j'ai voulu traiter plus en détail de la question de la toponymie, puisqu'apparaissent dans ce poème des noms que l'on ne retrouve nulle part dans d'autres poèmes.
La traduction française de ces noms, si elle existe, n'est pas toujours appropriée… Mais comme quelques toponymes apparaissent aussi dans le SdA, j'ai fait attention et évité de modifier Tournesaules, Maresque, Haricotière... d'autant qu'en général, ils conviennent, eux, mis à part peut-êtreSoldur pour Rushey, encore qu'il puisse se défendre. Pour les autres, qui n'apparaissent que dans ce poème – à ma connaissance – et dont la traduction change suivant le traducteur, je me suis donc permise de les traduire à ma façon, en m'appuyant sur le Les lieux sont présentés ici dans l'ordre d'apparition au long du poème, sans prétention d'être la traduction idéale Elément de la préface (traduction de Céline Leroy dans Faërie et autres textes) : Nos. 1 and 2 evidently come from the Buckland. They show more knowledge of that country, and of the Dingle, the wooded valley of the Withywindle,1 than any Hobbits west of the Marish were likely to possess. They also show that the Bucklanders knew Bombadil,2 though, no doubt they had as little understanding of his powers as the Shirefolk had of Gandalf's: both were regarded as benevolent persons, mysterious maybe and unpredictable but nonetheless comic. No. I is the earlier piece, and is made up of various hobbit-versions of legends concerning Bombadil. Les numéros 1 et 2 viennent de toute évidence du Pays de Bouc. Ils témoignent d'une trop grande connaissance de ce pays, et du Vallon, vallée boisée du Tournesaules1, pour qu'un simple Hobbit venu de l'ouest du Maresque en puisse être l'auteur. Ils témoignent aussi que les habitants du Pays de Bouc n'ignoraient pas l'existence de Bombadil 2, bien qu'en sachant certainement aussi peu sur ses pouvoirs que les gens de la Comté sur ceux de Gandalf : tous deux passaient pour des personnes bienveillantes, à la fois mystérieuses et imprévisibles, mais malgré tout comiques. Le numéro 1 est le texte le plus ancien, et il se compose de plusieurs versions hobbites de légendes se rapportant à Bombadil. Le numéro 2 utilise de semblables traditions, bien que les railleries de Tom fassent la joie de tous ses amis qui s'en amusent (mais non sans trembler) ; mais il fut probablement composé bien plus tard et après le passage de Frodo et de ses compagnons à la maison de Bombadil. 1Grindwall was a small hythe on the north bank of the Withywindle; it was outside the Hay, and was so well watched and protected by a grind or fence extended into the water. Breredon (Briar Hill) was a little village on rising ground behind the hythe, in the narrow tongue between the end of the High Hay and the Brandywine. At the Mithe, the outflow of the Shirebourn, was a landing-stage, from which a lane ran to Deephallow and so on to the Causeway road that went through Rushey and Stock. 1 Le Mur de la Grille était un petit débarcadère sur la rive nord du Tournesaules ; il se situait en dehors de la Haie, et était donc bien gardé et protégé par une grille ou barrière qui se poursuivait dans l'eau. Breredon(la Colline du Buisson de Ronces) était un petit village érigé sur un tertre derrière le débarcadère sur l'étroite langue de terre entre la fin de la Haie et le Brandevin. La Mithe, affluent de la Rivière de la Comté, comportait un embarcadère, d'où partait un chemin en direction de Fondtombe qui continuait jusqu'à la route de la Chaussée traversant Joncquisle et Stock. |
|
Des noms Mithe [v. 18, 101, 114, 145] : Sur l'autre rive se trouve l'embarcadère de Mithe. Le mot anglais mite " petit coin " qui est dérivé du verbe vieil anglais miðan " cacher, dissimuler, passer inaperçu " nous indique que l'appontement est probablement caché derrière un épais bosquet d'aulnes et de saules pleureurs. Une autre étymologie pourrait également décrire plus largement le lieu et ses environs. En effet, si on se réfère à un autre verbe vieil anglais metan " rencontrer, se jeter dans " qui a donné le verbe anglais to meet " rencontrer ", mithe pourrait également signifier " endroit où deux jets rencontrent, confluent ". Sixième promenade d'Isengar Tom now rows the Brandywine upstream and reaches the outflow of the Shirebourn (see the Shire map). There is the Mithe, at which another small hythe is located: the Mithe Steps. The Mithe is no less obscure than the hythe, and its meaning is particularly hard to determine. Mithe = "Place where two streams meet", from OE my:th or gemy:th "river-mouth, meeting of streams." The name is evidently related to "mouth" and probably a derivative surviving in English place-names. ATB: "At the Mithe, the outflow of the Shirebourn, was a landing-stage, from which a lane ran to Deephallow and so on to the Causeway road that went through Rushey and Stock." Bombadil in the shire Il n'existe pas de traduction française du terme, et je l'ai laissé pour le moment tel quel. J'ai cependant fait quelques recherches, mais n'ai trouvé pour le moment que le terme aber (s.m.), qui désigne en breton un estuaire d'une petite rivière en forme de crique ou anse, qui sert de lieu de relâche pour les bateau de pêche. En ancien breton, et c'est là ce qui est intéressant, aber désignait l'endroit où un ruisseau chutait dans une rivière (ça a donné, entre autre, Aberdeen). Peut-être faudrait-il composer quelque chose avec, ou même laisser Aber tout court, mais... ça sonne tout aussi étranger. Brandywine [v. 27, 85, 95, 99] : Brandywine. This is represented as a hobbit alteration (I 14) of the Elvish (Sindarin) Baránduin (stressed on the middle syllable). Since this is meant to have been intelligible at that time it should be translated by sense; but a difficulty arises, since it would be desirable that the translation should also be a possible corruption of Baránduin. The Dutch translation used Brandewijn; the Swedish missed the point, using Vinfluden, though Brännavin would have served. Danish Brendevin or German Branntwein would also do. Guide to the names Withywindle [v. 27, 58, 148] : Withywindle. River-name in the Old Forest, intended to be in the language of the Shire. It was a winding river bordered by willows (withies). Withy- is not uncommon in English place-names, but -windle does not actually occur (Withywindle was modelled on withywind, a name of the convolvulus or bindweed). An invention of suitable elements in the language of translation would be desirable. Very good is the Dutch version Wilgewinde (with wilg = English willow). I do not understand the Swedish version Vittespring. Words related to withy are found in the Scandinavian languages; related also is German Weide. Guide to the names Le nom original de la petite rivière [le Tournesaules] est étymologiquement parlant d'une grande richesse, et nous pouvons sentir ici que Tolkien a pris autant de soin que de bonheur à choisir ce nom. Le mot withy vient du vieil anglais wiðig " branche de saule, osier " et dans cette même langue, le saule se dit wilig (ce qui donne willow en anglais moderne). On trouve cependant en anglais dialectal le terme withywind "liseron, plante tortueuse [34]" qui évoque la course étrange de la rivière, faite de continuels virages et méandres, typique des terrains à faible pentes et propices aux eaux stagnantes et aux marécages. Et si le verbe to wind signifie "tourner, serpenter, faire des détours", le mot dialectal windle "panier" nous rappelle que l'osier est omniprésent le long du cours de cette cours d'eau. Septième promenade d'Isengar Idem, j'ai conservé Tournesaules. Hays-end [v. 29, 82, 146] : Il est orthographié différemment... ainsi dans les ATB, mais Haysend dans le Guide to the Names. Voici ce que Tolkien en dit (enfin, à propos de Hayward) : The word is derived from hay 'fence' (not 'grass') + ward 'guard'. Compare High Hay, Hay Gate, Haysend, place-names in Buckland. Guide to the names Et dans la septième promenade d'Isengar : Ainsi nous présentons-nous à la Porte de la Clôture, dite aussi Porte du nord (North-Gate). Elle constitue l'extrémité de la Haute Barrière (High Hay), une longue haie (hedge) d'une vingtaine de milles de long qui marque la frontière orientale du Pays de Bouc et qui protège ses habitants des étrangetés de la Vieille Forêt. Le mot anglais hay "barrière" (qu'il ne faut pas confondre avec son homonyme hay "foin, herbe sèche") est aujourd'hui fort peu employé. Il vient du moyen anglais hai ou hei qui est lui-même issu du vieil anglais hegge "barrière". Hegge est aussi à l'origine du mot hedge tout comme son équivalent francique hagja est à l'origine de notre haie. Septième promenade d'Isengar
Traduit "Fin-de-Barrière" par Hedayat. Isengar nous dit que hay est archaïsant, il faudrait trouver autre chose donc que barrière, assez évident pour la compréhension :) Fin-de-haie, comme le propose Céline Leroy, pourrait aller, mais idem, haie est évident. Foin est à fuir :)
Fin-de-palis me plaît bien, c'est ce que j'ai choisi au final, mais perchis et clayon conviendraient aussi... Les autres, même s'ils sont jolis, ne cadrent pas avec l'objectif de cette barrière, à moins que l'on remonte au vieux français pour clédar, mais je crains que cela ne fasse trop régional. Elvet-isle [v. 67, 151] Il nous montre sur l'étang une île couverte de roseaux : l'île-aux-Elfes (Elvet-isle). JRR Tolkien a inventé le nom de cette île mystérieuse et marécageuse sur un jeu de mots combinant le terme désuet elfet "petit elfe, elfounet" et le vieil anglais elfet ou ilfet "cygne". Septième promenade d'Isengar After having floated down the Withywindle for some distance, Tom meets the "Old Swan of Elvet-isle". Bombadil in the shire En français, avant cygne, on a cisne, cycne ou cine, mais il est vrai que 'Île-au-Cine' (surtout dans 'Vieux Cygne de l'Île-au-Cine passa fiérot') n'est pas très heureux… Tant pis pour le jeu de mot, je garde finalement 'l'Île-aux-Elfes'. Withy-weir et Windle-reach [v. 77 et 78] Il s'agit d'un barrage en claies d'osier (withy-weir) destiné à endiguer les eaux du Tournesaules et à les rediriger vers un canal aussi tortueux que le lit de la rivière, le bief-du-biais (windle-reach). Peut-être pourrait-on, à la lumière des remarques précédentes, traduire le nom du canal par bief-en-claies, avec windle "panier" et reach "bief". Le nom anglais du barrage, weir, vient quant à lui du vieil anglais wer "barrage, digue". La racine germanique wer, war avait le sens de "garder, protéger". Septième promenade d'Isengar Dans la traduction d'Hedayat, on a "Barrage d'osier" et "Bief-du-Biais". Dans celle de Céline Leroy, "Barrage du Saule" et "Bief du Tour", ce dernier me laissant perplexe... Je m'en suis tenue à "Digue d'osier" (on garde l'effet allitératif de Withy-weir et "Bief-en-claie". Je ne crois pas qu'il faille vraiment inventer un toponyme plus compliqué, du genre "Saultdigue"... Grindwall [v. 80, 147, 160] Le petit bourg de Murmoulu (Grindwall) surgit brusquement au détour du chemin. Il s'agit sans doute de quelques maisons et fermettes, d'une ou deux boutiques, peut-être un sentier menant à un modeste embarcadère sur le Brandevin, et pas grand-chose de plus. Le mot grind signifie "clôture à barreaux" en vieux norois. A ce mot s'ajoute comme une redondance le mot anglais wall "mur". Tous deux évoquent un habitat très regroupé et entouré par une barrière ou une haie qui pourrait faire office de rempart tout en se confondant au bocage environnant. Cependant, le verbe anglais to grind signifie également "grincer, broyer, concasser". Il explique d'abord le choix du traducteur des Aventures de Tom Bombadil, Dashiell Hedayat, de traduire par Murmoulu le nom de Grindwall. Il nous rappelle ensuite que derrière la Haute Barrière (High Hay) du Pays de Bouc, à présent à quelques furlongs à peine vers l'est, se trouvent les arbres étranges et dangereux de la Vieille Forêt. Ils agitent feuilles et ramilles, ils font grincer leurs branches et pourraient écraser entre leurs troncs quiconque oserait s'aventurer hors des sentiers battus ! Septième promenade J'ai fait quelques recherches, en partant de l'idée de clôture, parce que Murmoulu… C'est joli sonoriquement, mais je ne trouve pas que cela veuille dire grand chose. Ce qui peut moudre, c'est une pierre... comment un mur peut-être moulu, je ne comprend pas. Un arbre ? Mais pour moudre, il faut qu'il y ai rotation : ça ne va pas... Faisant fi de l'originalité, j'ai composé "Murclaie", claie désignant un treillis d'osier (matériau cadrant avec le paysage :) à claire-voie, ou une clôture à claire-voie, c'est-à-dire faite d'un entrecroisement de lattes laissant passer la lumière. Breredon [v. 82, 94] Nous sommes toujours au milieu de la lande, et l'étymologie de Breredon l'atteste bien. Le mot brere est une déclinaison du moyen anglais brer "bruyère", d'origine celtique. Le mot don vient du vieil anglais dun "colline, hauteur" qui a donné l'anglais down "colline". Le mot celtique pour désigner la colline se retrouve dans le nom de la ville de Bree (gaélique brae "colline, hauteur"), que les Brandebouc connaissent bien pour y avoir effectué plusieurs voyages. Septième promenade Breredon is English. Its compounds are Brere-don. The first element brere = "briar" (cf. "frere" "brother"=friar!) from Old English bre:r, of the same meaning. -don = OE du:n "down, hill" (cf. the North and South Downs), with the change as unstressed suffix being the same as in tu:n:>town, -ton. Pronounce it Breer-dun (or -d'n, with vocalic n). According to ATB, "Breredon (Briar Hill) was a little village on rising ground behind the hythe, in the narrow tongue between the end of the High Hay and the Brandywine." Bombadil in the shire Dashiell Hedayat ne traduit pas, Céline Leroy non plus. En fait, j'ai cherché à traduire aussi : briar signifie bien bruyère, mais aussi ronce ou églantier. Seulement, il fallait quelque chose d'archaïsant : églantier vient de l'ancien français (emprunté au provençal) aiglant ; on pouvait aussi faire un composé avec spina, épine (comme Epinac). Mais j'ai fait aussi des recherches pour bruyère, et on a deux racines : bruscia et brucaria (la première, semble-t-il, du gaulois, qui a donné le latin)... et dans les toponymes, cela devient Bruère ou Bresseu... Fortement changé, donc. De plus, le -don est possible aussi en français, puisque dun vient de -duno, colline fortifiée. Faut-il ou non franciser ? Breredon n'est sans doute pas plus explicite pour un anglais que pour un français, et tout aussi possible. Shirebourn [v. 95] Dans la langue de Tolkien, cette rivière s'appelle Shirebourn. Le mot bourn signifie ruisseau et vient du vieil-anglais brunna. Dans la langue gotique, ce même brunna signifie "saut, bond" et permet donc d'imaginer un ruisseau turbulent en amont, tout comme la Rivière de Stock que nous avions croisé plus au nord. Mais le mot bourne qui dérive du normand borne veut aussi dire "limite, frontière". Et ce ruisseau est effectivement la limite sud-est de la Comté. Première promenade Dashiell Hedayat traduit "Borne du Comté", Céline Leroy "Rivière-de-la-Comté". J'ai gardé ceci, même si c'est long. Mithe Steps [v. 101] et Causeway [102] Dashiell Hedayat traduit "Marches de Mithe" et "Chaussée", Céline Leroy "Marches de la Mithe" et "Chaussée". J'ai plutôt mis "Pas de Mithe" pour le premier (raison de place, essentiellement), et "Chaussée" pour le deuxième. Rushey [v.104, 121] Rushey. 'Rush-isle'; in origin a 'hard' among the fens of the Marish. The element -ey, -y in the sense 'small island' (= Swedish ö, Danish ø, OId Norse ey) is very frequent in English place-names. The German equivalent is Aue 'river-side land, water-meadow', which would not be unsuitable in this case. Guide to the names Le chemin de Stock continue en direction du sud vers un bourg improprement baptisé Soldur par Ledoux, tandis que le nom anglais est Rushey (inscrit "Rushy" sur la carte de Christopher Tolkien) L'origine de ce nom vient du mot rush "jonc" qui vient lui-même du vieil anglais rysc "jonc, paille" et qui est voisin du vieux français ros "roseau" et du mot dialectal rouche qui désigne la massette, un plante des marais. Plutôt que Soldur, les noms de Roselière, Jonchère, Joncheraie ou Les Rouches auraient sans doute mieux convenus... Et du coup, c'est un tout autre paysage que du "sol dur" qui s'offre à nous. Nous avons là plutôt affaire à du "sol mou"... et il est sérieusement temps de mettre nos bottes de nains ! Première promenade Dashiell Hedayat ne traduit pas, Céline Leroy a créé "Joncquisle", mais ça me satisfait pas vraiment. J'ai eu le coup de cœur pour Les Rouches, même si l'on perd la notion d'îlot. Il existe un suffixe en français, équivalent de -ey (les suffixes, fréquents en France, en -ay, -é, -et sont des suffixes collectifs se rapportant à la flore, ils ne peuvent donc convenir) dans le Calvados et la Manche, le mot scandinave holm, 'île', (dans Le Houlme, Home-Varaville), qui devient -hou en terminaison (Nehou, Quettehou)... Ce qui donnerait Le Rouchou ou Le Jonchou... qui n'est pas plus concluant que Joncquisl. Marish [v. 107] Marish. An old form of English marsh. Translate (using if possible a word or form that is understood but local or out of date). Guide to the names Le nom Marish est un mot dialectal synonyme de marsh qui veut dire "marais" en anglais. Tous deux viennent du moyen-anglais mareis. Ce mot d'origine germanique est un cousin du mot francique marisk, qui a donné le mot dialectal normand maresc, qui a inspiré à Ledoux le nom Maresque. Tous signifient "marais, marécage". Première promenade Maresque convient très bien :) Maggot's Lane [v. 123] Dashiell Hedayat traduit "l'Allée d'Asticot" (sic!), Céline Leroy "le Chemin de Maggotte". J'ai opté pour ce dernier. Bamfurlong [v. 125] Bamfurlong. An English place-name, probably from bean 'bean' and furlong (in the sense of a division of a common field), the name being given to a strip of land usually reserved for beans. The name is now, and so is supposed to have been at that time in the Shire, without clear meaning. It is the name of Farmer Maggot's farm. Translate as seems suitable, but some compound containing the word for 'bean' and that for 'field, cultivated ground' would seem desirable. Guide to the names Le père Maggotte possède la ferme de la Haricotière (Bamfurlong). Le nom original de Bamfurlong est une sorte d'énigme philologique que nous allons tenter de résoudre. La seconde partie du mot ne présente pas de difficulté particulière. Un furlong est une mesure de distance correspondant à 201,16 de nos mètres. Il vient du moyen-anglais furlang "longueur" qui était lui même issu de Furrow "sillon, ligne" + lang "longueur". La première partie du mot est plus délicate, Bam ne signifiant à première vue pas grand chose en anglais. Faut-il la rattacher à une forme dialectale de bean "haricot", comme le suggère la proposition de Ledoux ? Ou bien doit-on aller chercher plus loin l'origine de ce bout de mot ? Tolkien connaissait la langue gotique sur le bout des doigts, et en goth, il existe le mot bagms qui veut dire "poutre, potence". Peut-on en déduire que le nom de Bamfurlong pourrait évoquer les puissantes poutres sur lesquelles les anciens installaient la charpente des toits de leurs fermes ? Doit-on y voir une connivence avec l'idée que Stock était un village de charpentiers ? Première promenade Haricotière convient aussi... Barrow-downs et Tower Hills [v. 136] Tout bêtement "Haut des Galgals" et "Collines de la Tour". Dashiell Hedayat proposait "Tour-la-Colline". A part la faute de pluriel (plutôt "Tour-les-Collines"), l'idée n'était pas mal, mais Collines de la Tour est plus simple. Bree [v. 138] Bree. Retain, since it was an old name, of obsolete meaning in an older language; see Archet. Guide to the names Le nom apparaît dans le SdA, je ne touche rien. De la traduction en elle-même Ce poème est composé dans la même forme que le précédent, en strong-stress verse, à rimes plates. J’ai donc utilisé, pour ma traduction, des alexandrins sans césure (Rq.: dans le compte des syllabes, les –e sont muets devant chaque ponctuation, pas seulement en fin de vers), et gardé le schéma de rimes de l’original… L’exercice était plus difficile, puisque 14 syllabes par vers venait plus naturellement en français (et ce d’autant plus que l’original tourne en moyenne autour de 12 syllabes lui aussi), et cela m’a entraînée à faire quelques torsions au sens (légères, puisque je ne tenais pas à réinventer le poème, et cela aurait enlevé beaucoup de charme à l’exercice). Mon but n’était pas de faire une traduction littérale (celle de Céline Leroy est fiable), mais de garder l’esprit – et de me faire plaisir avec un exercice de style gouailleur. La lecture de la traduction du Kalevala par Rebourcet m’a été profitable, et quelques clins d’œil ont été disséminés… Les initiés les verront :) Remerciements habituels à Moraldandil, qui, comme toujours, se révèle un allié précieux pour les dernières épreuves de relectures, et aussi à Yyr (pour son aide à Paimpol) et Isengar, dont j’ai beaucoup utilisé le travail pour la question de la toponymie :). |
|
Bombadil goes boating Bombadil en bateau The old year was turning brown; the West Wind was calling; L'an vieux virait au brun ; le Vent d'Ouest appelait ; Little Bird sat on twig. 'Whillo, Tom! I heed you. Petit Oiseau sur sa branche l'avait épié : [10] 'No names, you tell-tale, or I'll skin and eat you, « Tais-toi donc, bavard, ou je te plume au dîner, Willow-wren cocked her tail, piped as she went flying: Roitelet des Saules s'envola en pépiant : Tom laughed to himself: 'Maybe then I'll go there. Tom rit tout bas : « Là-bas ? Peut-être que j’irai. He shaved oars, patched his boat; from hidden creek he hauled her [25] 'Whee! Tom Bombadil! Whither be you going, « Eh ! Tom Bombadil ! Où t'en vas-tu comme ça, 'Maybe to Brandywine along the Withywindle; « Du Tournesaules au Brandevin, ça se peut ; 'Take word to my kin, bring me back their tidings! « Passe le bonjour aux miens, dis-m'en quelques mots ! 'Nay then,' said Bombadil, 'I am only rowing « Que non ! » dit Bombadil. « Je ne fais que ramer [35] 'Tee hee! Cocky Tom! Mind your tub don't founder! « Ah ! Tom l'Effronté ! Prends garde à ne pas sombrer 'Talk less, Fisher Blue! Keep your kindly wishes! « Tais-toi donc, Martin Bleu ! Garde tes vœux pour toi ! The King's fisher shut his beak, winked his eye, as singing Martin ferma son bec, cligna l'œil ; Tom passa Rings swirled round his boat, he saw the bubbles quiver. Des bulles roulèrent autour de son bateau. 'Hoosh! Tom Bombadil! 'Tis long since last I met you. « Ouch là ! Tom Bombadil ! Un bail que ça faisait ! 'I'll give your otter-fell to Barrow-wights. They'll taw you! « Aux Êtres des Galgals je donnerai ta peau, 'Whoosh! said otter-lad, river-water spraying « Vouch ! » fit alors le loutron, faisant gicler l’eau Old Swan of Elvet-isle sailed past him proudly, Vieux Cygne de l'Ile-aux-Elfes passa fiérot Tom came to Withy-weir. Down the river rushing Tom parvint à Digue-d'osier. Au Bief-en-Claies, Hoy! Here's Woodman Tom with his billy-beard on' « Ha ! Voilà Tom l'Homme des Bois, bouc au menton ! » 'Fie, little fatbellies! Don't ye make so merry! « Fi, petits grassouillets ! Ne soyez pas en joie ! 'You may call, Woodman Tom. And you can talk your beard off. « Va ! Tu peux toujours causer, Tom l'Homme des Bois ! [95] 'Away over Brandywine by Shirebourn I'd be going, « J'irai bien par la Rivière de la Comté, Red flowed the Brandywine: with flame the river kindled. Rouge coula le Brandevin ; il s'embrasa Tom slumped along the road, as the light was failing. Le soir tombait ; sur la route Tom s'embourba 'Ho there! beggarman tramping in the Marish! « Hé là ! Qu'est-ce que tu fiches là, mendigot, 'Well, well. Muddy-feet! From one that's late for meeting « Bien, Boueux ! Pour un en retard au rendez-vous Laughing they drove away, in Rushey never halting, Riant, ils passèrent les Rouches sans délai, Maggot's sons bowed at door, his daughters did their curtsy, Les enfants Maggotte vinrent les saluer, When others went to bed in hay, fern, or feather, Quand d'autres se couchèrent dans foin ou fougère, Old Maggot slept at last in chair beside the embers. Assis devant les braises, Maggotte s'endormit Three days his boat lay by the hythe at Grindwall, A Murclaie son bateau resta trois jours au môle, Out from Elvet-isle Old Swan came sailing, Sortant de l'Ile-aux-Elfes, Vieux Cygne vint, fiérot, ________________________________________ 1 Hasardée : néologisme que j’ai créé sur le mode entrer>entrée, avancer>avancée. 2 Toue : petit bateau plat, barque (Loire) 3 Sallow ne désigne que le saule, l'aulne, c'est alder. Cependant, les deux arbres se rencontrent près de l’eau. 4 Les allitérations me paraissent ici plus importantes que le sens… littéralement, ce serait "sot osier, coule le courant serpentant [entre les] saules par-dessus trous et bas-fonds"… et encore, j'explicite. J'ai donc essayé de rendre au mieux le glougloutement clapotant d'un calme court d'eau :) 5 Tif < tifo (?), paille (Dauphinois, XVII-XIXe siècle) 6 Jars désigne une oie mâle, mais comme le but de Tom est de se ficher du cygne, ça sera doublement insultant. 7 « Springle-ring. An invention; render it by a similar one suitable to the language of translation, implying a vigorous ring-dance in which dancers often leaped up » (Guide to the names). J'ai tenté d'inventer, mais rien de satisfaisant… de danses déjà existantes pouvant cadrer, au contraire des différentes traductions officielles, on a la bourrée (Auvergne, se dansant autour d'une bourrée, un fagot de bois enflammé) ou la gigue, danse vive et gaie en provenance d'Angleterre et d'Irlande, avec des trépignements de pieds et de mains, rapide, ardente et tourbillonnante… à la réflexion, c'est elle qui convient le mieux, mais le problème est que Tolkien n'a pas dû la juger satisfaisante au niveau du sens puisqu'il ne l'a pas utilisé. 8 Duit : chaussée en travers d’une rivière… Léger glissement de sens, mais le mot est joli. |
|
Bon, après avoir relu au moins douze fois l'excellente traduction de Laegalad, je m'arroge le droit (étant tout de même cité à plusieurs reprises ;o)) de donner le premier commentaire... Eh bien c'est parfait. Après les maladresses de Ledoux et les horreurs d'Hedayat, on retrouve enfin un bon Tom Bombadil en version française dans chacun des vers de Stéphanie. Merci ;o) I. |
|
Sans oublier un chapeau bas au solide travail préparatoire, véritable délice intellectuel pour ceux qui, comme moi, aiment se promener dans les chemins des mots... :o) I. |
|
Tout pareil :-) J'ai déjà eu le plaisir de lire cette traduction un bon petit nombre de fois à Paimpol et depuis, sous différentes formes, et je ne m'en lasse pas, ce sont toujours les mêmes rires et les mêmes délices. Exactement la joie de Tom Bombadil, des Hobbits et de la Comté, on s'y croirait. Bravo Stéphanie ! |
|
bravo pour ce travail, stéphanie, que je vais essayer de regarder :-) amicalement |
|
Le travail en amont est toujours conséquent. I. |
|
Merci Stéphanie :-)) Sosryko |
|
C'est très joli ; j'aime beaucoup :) Jérôme |
|
Merci à tous :) Heureuse que vous vous amusiez autant à le lire que moi à traduire :) Pour Vincent : je me doute bien que dans le cadre d'une traduction officielle, les traducteurs ne peuvent expliquer en long large et travers pourquoi ils ont traduit comme ceci et pas autrement :) Ma version est un amusement, qui ne sera sans doute jamais publié, et c'est pour cela que je peux traduire à mon goût, puisque cela ne portera pas à conséquence, et expliciter un peu plus mes choix (au reste, c'est ce que j'apprécie le mieux dans un travail de ce genre, et j'ai dû me limiter dans les notes de bas de page, bavarde comme je suis ;)). En aucun cas il ne s'agit de reproche aux traducteurs officiels :) Mais pour ce qui est de Joncquisl pour Rushey, si le mot est joli et qu'il traduit l'intégralité de Rushey, il a plusieurs inconvénients (à mon sens) : l'inversion déterminant/déterminé (on aura plus facilement en français "Ile des Joncs" que "Joncquisl"), inversion que je ne pense pas utile, d'autant que Mme Leroy n'était pas contrainte par la place, et il induit un jeu de mot qui n'est pas dans l'original (Jonquille/Joncquisl). Cela dit, je n'ai pas lu l'article dont tu parles, et ne peux de ce fait avancer plus loin dans la critique (qui, comme on sait, n'est pas dotée d'un seul aspect négatif :)). Isengar : exactement :) |
|
Laegalad, nous nous comprenons très bien ! :-) pour "Rushey" : la faute n'en incombe pas à Céline, mais aux personnes qui révisent le SdA. et il me semble bien, d'ailleurs, que c'est _moi_ (ou Bill, je ne sais plus) qui ai plaidé pour cette solution. To suggest etymology, and the presence of words within words, we have also decided to amend Ledoux’s decision to leave the Shire placename of Rushey untranslated (FR 130). Tolkien suggests that this name should be translated, meaning “Rush-isle” (Lobdell 1975 : 190) ; the basis of the French translation must be “jonc” (rush), but instead of using “jonchaie,” “joncheraie,” “jonchère” (the place where rushes grow), we have decided upon “Joncquisle,” which complies with The Guide’s indication and attracts the reader’s attention because although there is no actual etymological connection with jonquille (daffodil), it does look like it, and it conspicuously contains “jonc” and “isle,” an archaic spelling form for “île” (island). This may be a way to invite an awareness that Tolkien’s names have an interesting etymology, and that there is more about them than meets the eye - to paraphrase Gandalf’s comment about Frodo (FR 430).
Voilà : ici, le dessein des réviseurs/traducteurs a pris le dessus ! Amicalement Vincent |
|
Ah, d'accord ! :) En effet, s'il y a un autre but que de "simplement" traduire, je comprend... Mais, heu... je préfère quand même les Rouches, du moins dans l'esprit que j'avais de traduire ce poème, et le reste des poèmes Hobbits : simplicité et naturel avant tout (enfin, de surface, parce que tout ça en alexandrins, c'est pas de la tarte :)) :) P.S. : qu'on m'explique pourquoi des fois le tableau s'affiche en énoôorme, et des fois normalement, c'est mozilla qui défaille ? [édit 2020 (Yyr) : plus besoin de tableaux ;)] |
|
Tout d'abord, je dois remercier dame Laegalad pour sa magnifique traduction et la pertinence de ses commentaires de traduction. Et je remercie donc Thráin et Isengar pour m'avoir averti de ce fuseau et de l'essai afférent. Isengar mérite évidemment une mention spéciale, car sans ses Promenades, il y aurait eu peu de chances que j'entreprenne jamais la traduction de l'article Bombadil in the Shire. Sans eux, mes essais de traduction auraient été bien plus pauvres, peut-être même hors de propos. Dans certains cas, le choix de Laegalad de suivre les traductions de Ledoux ou Leroy a conforté ma décision d'en faire autant. Dans d'autres, ses propres choix (ou les diverses alternatives qu'elle a mentionnées) m'ont encouragé à partir dans une direction différente. Bref, voici le résultat de mes cogitations, de mes doutes, et des raisons pour ceux-ci. J'aurais souhaité pouvoir dire que mon objectif était d'arriver à la traduction idéale de ces noms, même si je me doutais bien qu'en l'état, je ne pouvais prétendre avoir atteint cet idéal. Mais au fur et à mesure de ma recherche, je me suis rendu compte combien certains choix de traduction seraient nécessairement subjectifs. Toutefois, j'aimerais votre opinion sur la musicalité de l'ensemble et son intégration dans la toponymie francisée de la Comté, sur l'étymologie des noms et sur la pertinence de choisir dans certains cas un terme différent que ceux publiés. NB : l'usage des déterminants est parfois significatif et peut différer de l'original.
- Bamfurlong — la Haricotière - the Brandywine — le Brandevin - Breredon — Breredon - the Causeway — la Chaussée - the (High) Hay — la (Haute) Haie - Hays-end / Haysend — Fin-de-Haie / Fin-de-Barrière - Maggot's Lane — le Chemin de Maggotte - the Old Forest — la Vieille Forêt - the Old Swan — le Vieux Cygne - the Shire — la Comté - the Withywindle — le Tournesaule
- Briar Hill — la Colline aux Bruyères - cheaping — foirail - Deephallow — Grandcroix - Elvet-isle — Isle-Cisne - Grindwall — Murcleie - the hythe — l'eschouage - the Mithe — Conté - the Mithe Steps — les Pas de Conté - Rushey — Rouchant - the Shirebourn — l'Obrupt - Stock — Estoc - the Withy-weir — la Claie de Saule |
|
Un petit aparté à propos de Stock. Au regard de la situation géographique (au croisement du Brandevin et de la rivière de Stock) et historique (à l'ancienne frontière orientale de la Comté) de cette localité, que penser d'une traduction comme Estacade ou plus encore, si l'on souhaite coller à la sémantique et à l'étymologie du terme original, comme Estac ? Cf. le Glossaire de la langue romane, de Jean-Baptiste-Bonaventure de Roquefort. Dans le Quartier de l'Est, cette localité est d'ailleurs connue sous le nom de L'Estaque, peuchère ! ;-)) |
|
Oui, mais non ;-) J'ai du mal à imaginer que des Hobbits aient un tel besoin d'user du transport maritime de marchandises qu'il leur aurait fallu construire un débarcadère. Ensuite, s'il est bien sur le Ruisseau de Stock, le village éponyme est nettement en retrait du Brandevin, comme l'indique la carte (et l'on connait la précision de celle-ci, puisque Tolkien est allé jusqu'à se plaindre d'une erreur de placement de 2 mm concernant Brandy Hall — corrigée depuis). Enfin, si l'estacade est effectivement un lointain parent du stock qui nous intéresse (via l'italien ancien ou le gotique, peut-être), le mot anglais ne couvre pas du tout ce sens-là. Hammond et Scull suggèrent que le toponyme dérive du v.-angl. stoc « endroit », mais n'arrivent pas à expliquer qu'il se trouve isolé plutôt que d'être partie intégrante d'un composé : Hammond et Scull ont dit : The name Stock probably derives from Old English stoc 'place'. It is common in English place-names as stoke or stock, but usually combined with some other element. Plus subtil, Alan Turner, explique quelle traduction il convient de choisir, mais omet d'en donner une définition (cf. Translating Tolkien, p. 91-105 : Alan Turner a dit : There is no entry for Stock, so F has presumably obeyed the injunction not to translate anything unless specified. [...] For Stock, D and Sw have been content to adapt the spelling slightly to Stok and Stocke, giving the same connotations as in German, whereas I and Sp have translated; Sp has Cepeda, formed from cepo ‘branch, bough', which is the same interpretation as in the Germanic languages, but I has interpreted it differently, giving Scorta 'stock, stores', which is the "misleading" sense. [...] On the other hand, [the 'Guide to the Names'] rash claim to contain all the names which require translation has occasionally led to the use of un-systematically foreignising forms, such as Stock in French Il convient en fait de se tourner vers le New Oxford American Dictionary (ou le Merriam-Webster), qui indique que le sens premier est « bloc de bois, tronc », spécifiquement une souche avec des rejets ou un cep avec des boutures. Bref, un estoc (sens 2). NEAD a dit :
the trunk or woody stem of a living tree or shrub, esp. one into which a graft (scion) is inserted. [...] Origin: Old English stoc(c) [trunk, block of wood, post,] of Germanic origin; related to Dutch stok and German Stock ‘stick.’ The notion [store, fund] ( senses 1 and 2) arose in late Middle English and is of obscure origin, perhaps expressing ‘growth from a central stem’ or ‘firm foundation.’ |
|
J'ai omis de préciser : Estac est un nom qui pourrait être approprié, étant moins spécifique que « estacade », et très manifestement apparenté au v.-angl. stoc(c). Le seul souci, c'est qu'il ne s'agit plus d'un terme doté de sens en français (contrairement à stock, dont le sens moderne et le sens archaïque sont toujours conservés). C'est pourquoi je lui ai préféré son cousin Estoc (est-il donc si haïssable ?). |
|
J'ai terminé la traduction et mise en forme de Bombadil dans la Comté. Une page de commentaires, expliquant les choix de traduction et citant bon nombre de passages du « Guide to the Names » y est associée. À noter que j'ai finalement rejeté l'insatisfaisant « Murcleie » au profit d'un « Plessis-Mur » de meilleur aloi. |
|
Oyez ! Oyez ! La présente traduction de Lægalad, et avec elle, celles de Les aventures de Tom Bombadil et Il était une fois, ont donné lieu à une très belle compilation : ATB : un essai de traduction poétique. Yyr ________________________________________ Elendil a écrit :
À noter que deux des derniers liens, pointant vers JRRVF, peuvent être mis à jour :
|
|
Yyr a écrit :
Mise à jour des liens effectuée. E. |
