Comme annoncé sur le fuseau Sorties II, maintenant que j’ai commencé à lire l’ouvrage « Méditations sur la Terre du Milieu » parut aux éditions Bragelonne je peux faire quelques commentaires sur la première moitié des essais.
Comme on peut s’en douter en lisant la quatrième de couverture dans une partie des textes les auteurs racontent comment ils ont découvert (ou redécouvert pour quelque uns) Tolkien et en quoi il a put les influencer, des histoires parfois racontées avec humour comme Hobbits et Jeunes Filles en fleur celle de Esther M.Friesner (la manière dont elle présente Legolas rappellera sûrement les commentaires sur un certain O.B) ou avec une certaine naïveté.
Si ces textes ne sont pas indispensables à la connaissance et la compréhension de l’œuvre de Tolkien je trouve néanmoins intéressant de voir la réaction de tous ces auteurs à leur première lecture d’autant plus que certains ont lut le Hobbit ou le Seigneur des Anneaux à l’époque de leur parution et le contexte n’est pas le même que pour ceux qui comme moi les ont découvert il y a une dizaine d’années.
On trouve quand même pal mal d’idées, Michael Swanwick dans Retour d’un Changelin parle d’une sorte de providence qui suit Frodon au cour de sa quête, et d’un Frodon qui en offrant l’anneau à plusieurs reprise (à Gandalf, Galadriel, …) joue un rôle de tentateur des puissants de la Terre du Milieu. Il interprète que le but de la quête de l’anneau n’est pas tant de le détruire que de tester la création. Autre point Sam et Gollum sont présentés comme deux aspects de Frodon, celui sans l’anneau et celui qui a succombé à l’anneau.
L’essai Schémas Rythmiques dans Le Seigneur des Anneaux d’Ursula K. Le Guin étudie le rythme des phrases de plusieurs personnages comme Tom Bombadil qui parle en vers métriques, elle étudie également de façon détaillée le rythme du chapitre « Brouillard sur les Hauts des Galgals ».
Le texte Tolkien après tant d’années de Douglas A. Anderson contient une bibliographie de l’œuvre de Tolkien, son texte me semble une bonne introduction pour les néophytes et les autres à la complexité et à la diversité des récits du professeur.
Le sens selon Tolkien d’Orson Scott Card s’attache à démontrer que chaque lecteur perçoit le texte différemment, il compare également Le Seigneur des Anneaux qu’il nomme « littérature d’évasion » à la littérature qu’il qualifie de « sérieuse ».
Lionel