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Faites part ici de vos commentaires suite à la lecture de l'article : Imaginaire médiéval et mythologique dans l’œuvre de Tolkien. |
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CdC |
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Merci Sosryko, sans tes conseils utiles, le mémoire ne serait pas ce qu'il est. Certes, il y a toujours nombre de choses qui peuvent être remises en causes, mais ton aide m'a permis de nuançer certains passages où je partais dans une fausse direction. tu as tout ton temps pour les commentaires - ainsi que tout le monde, d'ailleurs - car je n'aurais plus accès à internet à partir de demain et pendant les vacances (je ne pourrais donc pas répondre dans un premier temps).
Ps: il y a une méprise de ma part (importante) dans la troisième partie - Cédric va essayer de la modifier au plus vite , c'est pourquoi, CdC, je te conseille d'attendre un peu avant d'imprimer. Ca devrait être réglé bientôt. |
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C'est beau, c'est bon, c'est bien ;-) Sosryko |
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CdC |
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> Comment peut on l'imprimer ?
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> L'article est il disponible en pdf ? Non, pas de PDF. Un jour, peut-être.
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… impressionnant ! Un très rapide passage ne m'a encore permis que d'y jeter un œil et de l'imprimer (il va donc falloir que je m'y reprenne plus tard pour la 3e partie - mais bon - pas grave ;-) Amicalement, |
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Il y a quand même des défauts... :-) par exemple, j'ai du mal à me pardonner l'impasse sur les accents des langues tolkieniennes: ex: "Numenor", "Lorien"... C'est bien-sûr très laid mais je suis tellement arriéré avec un clavier... je n'ai toujours pas réussi à faire la manip' nécessaire - bien qu'on l'aie déjà expliqué sur ce forum. C'est bien simple, il y a bien un tiers des touches que je n'ai jamais utilisé, alors vous pouvez imaginer mon niveau ! :-) En tout cas merci pour l'impression de clarté et d'élégance. J'ai peur néanmoins que ce ne soit qu'une impression... Car, en fait, il y a un excès de parenthèses mal plaçées ou trop longues (comme dans mes posts) ainsi que des phrases vraiment lourdes à quatre ou cinq emboitements. Mais bon, j'ai voulu privilégier le fond jusqu'a |
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jusque peu de temps avant la soutenance - je n'en ai donc pas gardé beaucoup pour améliorer la forme. Ca reste lisible, cependant. |
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ah oui, j'oubliais! tu n'aura pas besoin de réimprimer la troisième partie. Il n' y aura que quelques lignes de modifiées (même si je tiens à ce changement...) Cirdan |
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Waouw ! je suis loin d'être une spécialiste de la littérature médiévale. J'aime bien en lire quand j'en ai l'occasion. Au sujet de la modernité, les récits de Tolkien ont un fond ( les valeurs qui s'y trouvent ) et une forme ( mi chanson de Geste, mi conte de fée ) qui vont à l'encontre des écrivains de son époque. Le XX eme siecle est, c'est vrai, avant tout un siècle d'introspection, et Tolkien ne se livre pas à l'introspection de ses personnages . Est-ce que je me trompe si je crois qu'il pense que les pensées restent stériles si les actes ne suivent pas ? Les Elfes chez Tolkien : celà m'ennerve souvent lorsque je lis ou j'entends des commentaires visant à faire des Elfes des êtres parfaits, incorruptibles, infaillibles et éthérés. Ils ne sont rien de tous celà. Ils sont certes supérieurs aux humains en bien des choses. Mais ils sont, je dirais, charnels. Ce ne sont pas des êtres "de magie", seulement, comme tu le dis, les habitants "d'un autre monde". Une remarque sur l'Amour chez Tolkien : le seul amour qui devrait être impossible est un amour qui, malheureusement, a une conclusion charnelle, c'est celui de Turin et Nienor - il y a énormément à dire sur Turin, voir plus bas. Je reviens sur Turin, sa malédiction et sa tragédie, et la mort qu'il traîne partout derrière lui. Tu as parlé dans ton article de la légende de Guillaume d'Orange. Turin, dans sa façon de provoquer le danger ressemble à beaucoup de points de vue au Vivien de cette légende, qui par sa témérité -et une cruauté bien plus grande que celle de Turin - provoque la mort de beaucoup des siens. Mais ce qui est condamné chez Tolkien ne l'est pas du tout dans la Geste médiévale, dans laquelle Vivien finit par "dormir avec les anges". Turin, lui, a le destin le plus tragique qui soit et se condamne lui-même devant Eru. Mais je crois que c'est à cause de son suicide et non de sa témérité. Bon. Je n'ai peut-être pas été très claire, je n'en sais rien. Il y a tant à dire... Et pas mal de fuseaux à ouvrir en perspective. Michèle PS : J'aimerais trouver le poème de Tolkien sur Arthur. Il semble correspondre à ma façon de voir Guenièvre... |
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Bravo Laurent/Cirdan ! Ton travail que nous avions appelé de nos vœux est loin d’être décevant ! Les idées que tu as développées de manière fragmentée sur le forum se trouvent dans ton mémoire magnifiquement agencées et j’en perçois mieux maintenant la cohérence, en particulier le rôle pré-christique de Frodo à la lumière de la véracité des mythes païens. NIKITA |
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Félicitations pour ton travail Cirdan ! Je crois qu'il me faudra plus d'une lecture pour assimiler la quantité de choses qu'il y a dans ton mémoire…Par exemple je ne saisis pas tout à fait la pensée de Tolkien quand il oppose mythe et " vérité matérialiste " (c'est peut-être parce je suis un peu trop rationnelle moi-même ?), il faudra que que je lise Tree and Leaf. Beruthiel |
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Beruthiel: " à Saroumane, enfin, il dit : " He that breaks a thing to find out what it is, has left the path of wisdom " ". En fait je ne vois pas ce que cette idée a de spécifiquement chrétien. Je m'apprêtais justement à répondre à une question à ce sujet ailleurs (je ne sais plus où). En fait, cette idée est profondément spirituelle, à défaut d'être spécifiquement chrétienne (mais dans notre monde, cet esprit est chrétien). Elle s'oppose à une vision matérialiste du monde qui pense pouvoir expliquer les choses ou les comprendre en les brisant pour en examiner l'intérieur, le fonctionnement. Mais si cela permet d'en comprendre les mécanismes (et si c'est loin d'être inintéressant) cela ne dit pas ce que cette chose EST. La chose étudiée n'est ce qu'elle est que laissée dans son intégrité, sans que le scientifique ne la perturbe. Et surtout, ce qu'est la chose ne trouve pas réponse dans ses mécanismes mais dans sa finalité, son destin, sa source, sa plce dans le plan divin (si l'on veut pousser à des conceptions chrétiennes)... Etc. Je vois que je n'ai pas encore suffisemment mis mes idées en place, mais c'est une vision spiritualiste qui s'oppose à une vision matérialiste, pour résummer ma pensée. Or la conception spiritualiste en occident est née de la chrétienté. |
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Cher Cirdan, Juste une remarque sur un - minuscule - petit détail de ton exposé. Tu parles du meurtre de Saeros. Pour moi, il n'y a pas "meurtre" c'est à dire "homicide - ou elficide - volontaire" mais "acte de légitime défense" suivie d'humiliation publique. La mort n'était qu'accidentelle. Ce que Thingol reconnaîtra par la suite. Je sais, je pinaille. Lambertine |
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Merci pour ta réponse Vinyamar. Je pense que le point essentiel est plutôt dans ta dernière explication. Petite anecdote : j'ai vu cité la phrase en question en exergue d'une thèse sur la fission nucléaire. Je me demande comment il faut le prendre : naiveté, ironie, mise en garde ? :-) Beruthiel,qui passe pas mal de temps à casser des choses pour savoir ce qu'elles sont… |
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Et voilà, je m'absente quelques jours... |
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Ben là, rien à dire… Enfin, presque : quelques ajouts peut être, quelques questions aussi, voire quelques suggestions, mais rien qui ne bouleverse l’essai. Je commence ? Je commence : A) Mes questions (voire ajouts) I, Réécriture de Beowulf : ici, c’est un ajout : j’ai lu quelque part que dans une vieille saga vicking (Hrafnsmal je crois), il est question de catégories de guerrier professionnels, dont les berseck, qui se battaient en ours (BIORN) cad en solitaire et en renversant tout sur leur passage. Les deux théories pourraient donc se rejoindre. III 1. Personnages prophétiques et traits pré-christique… 2. Une mythologie catholique Une suggestion maintenant : tu pourrais peut-être pour le site traduire les passages en anglais… Non pour moi (j’ai un bon dico) mais pour ceux qui n’ont pas assez d’années de pratique pour comprendre l’anglais sans avoir à chercher tous les mots (ce qui aurait été mon cas il y a 3 ou 4 ans). Mais bon, c’est une simple suggestion. |
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Leagalad> t’arriverais à prononcer tous les noms « bizarre », genre « Twrch Trwyth » Je reprends ici quelques notes sur la prononciation du gallois, extraites des Quatre branches du Mabinogi et autres contes gallois du Moyen Âge chez Gallimard/L'aube des peuples (p.25): Ainsi, la transciption phonétique de Twrch Trwyth donnerait à peu près /turx truiθ/. Iarwain PS: pour Cirdan> je n'ai pas encore eu le temps de tout lire en détail, et je réserve donc les commentaires particuliers pour plus tard; mais en général, sur le fond (et avant d'entamer la lecture de la troisième partie...), je ne peux que m'associer aux éloges qui t'ont déjà été prodigués. |
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Merci ;-) Maintenant je m'arrache moins la gorge à essayer de le dire 8-D |
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Chère Laegalad, Merci beaucoup pour tes commentaires. J'aimerais bien avoir le temps de traduire les citations anglaises - mais malheureusement différents travaux prennent la quasi-totalité de mes journées en ce moment. Donc, je demanderais un peu d'indulgence... je ne dis pas que je ne m'y collerais pas à un moment ou un autre, mais pas avant quelques mois... Pour la question de l'immortalité - je crois que la lecture des differents textes de HoME X (laws and customs among the Eldar; Athrabeth...) sont partriculièrement instructif. Le très bon essai d'Elenillor sur ce site t'expliquera plus en détails que je ne puis le faire ici cette question. La fin d'Arda devrait être celle des elfes, MAIS Tolkien laisse entendre à plusieurs reprises que les elfes pourraient être inclut dans le futur or de l'histoire. Il proclame par exemple (certes dans un essai) que Dieu est aussi bien celui des elfes que des hommes. Enfin, je ne connais pas de textes ni de lettres où Tolkien laisse supposer une vérité suprême au-dessus du christianisme. Mais son catholicisme n'est parfois pas exempt d'idées peu "traditionelles" comme son rapport à la réincernation, qui dans une lettre en tout cas, peut paraître légèrement hérétique à certains. Hasta luego Cirdan PS: Au fait, voyant ton profil, je me demande si ce n'est pas toi qui avait dans l'idée de comparer "Cent ans de solitude" au SdA. J'avais répondu un post, mais c'était malheureusement dans la période où des messages du forum - dont celui-ci - ont sauté. Si c'est bien toi je ne peux qu'encourager une entreprise aussi passionante! je suis convaincu qu'il ya bcp de choses à écrire sur ces deux auteurs pourtant si différents. |
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Sorry d'étaler mon inculture, pero no conozco "100 ans de solitude". D'ailleurs je n'étais pas encore inscrite quand le forum a planté. |
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Ayéééé ! J'ai fini. Bravo Cirdan ! Puisqu'il y a un forum, j'aimerais en profiter pour approfondir certains points que je saisis mal. 1- Note 46. Pourquoi est-ce que Tolkien dit que le SdA n'enseigne aucune morale (confond-je avec valeur ?), et pourquoi est-il contre ce procédé didactique ? 2- note 22: je ne suis pas au courant de ces dérives (et condamnation) satanistes des légendes arthuriennes. De quoi s'agit-il ? (il a aussi fallu que je finisse la lecture pour comprendre la notion de courtoisie dans ces romans de chevalerie, que j'avais toujours pris pour un vertu (le respect profond de la femme par le guerrier) alors qu'il s'agit en effet d'un libertinage éhonté. 3-note 61: tu dis qu'il y a un malaise éthique dans les textes empreints de christiannisme au sujet des mages. Pourtant je trouve que Chrétien de Troyes a parfaitement bien intégré la chose: Merlin est le fils de Satan, qui à cause du libre arbitre de sa condition humaine a pu choisir de ne pas servir les desseins de son père mais de se soumettre à Dieu plutôt. C'est beau je trouve. 4- Je voulais que tu reviennes sur la notion de lumière chez les Elfes et chez Tolkien, mais je ne sais plus en quoi précisément. 5- Pourrais-tu revenir un peu sur cette histoire de coupe dans le chant de Galadriel (après note 128 pour s'y retrouver).Je ne saisis pas très bien le lien direct avec le Graal. 6- Je ne suis pas d'accord avec ta vision sur les prophéties. A dire vrai, hormis les prophéties de Mandos, je trouve que l'oeuvre de Tolkien est plutôt agréable à cause de ce manque de prophétie, d'élu attendu, qu'on retrouve à l'inverse dans de nombreux autres ouvrages. Gandalf ne fait pas à proprement parler des prophéties, mais donne des paroles de sagesse (avec des "peut-être", "qui sait") qui s'avèrent prophétiques à la fin, mais ses paroles ne demandaient pas une réalisation obligatoire. De même, si un rêve montre à Boromir que Frodon se lèvera, il n'arrive que très tard, alors que Frodon s'est déjà engagé sur la route, ou en tous cas a déjà accepté de porter l'anneau jusqu'à Rivendell. Cette prophétie encore une fois ne peut aps laisser penser que Frodon réalise quelque chose malgré lui, qu'il était attendu depuis toujours. 7- Sait-on pourquoi Tolkien trouvait que les conte arthurien étaient TROP explicitement chrétien (critique qu'il fit aussi à son ami Lewis). Que reproche-t-il exactement, et pourquoi trouve-t-il mieux de laisser un christiannisme "souterrain" (comme tu dis bien) ? 8- Je pensais que tu nous en dirais plus sur Aragorn comme trait d'union entre paganisme et chrétienté. Tu avais eu des idées plus développées, il me semble, sur le forum à ce sujet. De même, la partie sur les dragons m'a un peu laissé sur ma fin (mais je suppose que ce thème demanderait un mémoire à lui tout seul). De mémoire (mauvaise) il me semble que Smaug peut davantage se raprocher de Glaurung que ce que tu laisse entendre. Ses paroles aussi sont venimeuses. Quant à Chrysophilax (trop chouette ce nom !), je n'ai pas lu le conte et ne sais rien de lui. Je crois que j'oublie une question, mais ce n'est pas grave. (au fait il y a des fautes de frappe: note 175 "vivine" = "divine" je suppose).
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Merci Vinyamar. Je réponds dès demain à tes questions et remarques ainsi qu'à quelques autres que j'ai reçu en privé. Je dois juste trouver un creux temporel suffisant pour pouvoir développer un minimum mon propos. Donc je prépare ça... :-) |
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Pour la première question, il me semble évident que Tolkien ne croit pasque le rôle de la littérature soit de précher - sa phrase est explicite. Il peut y avoir une forme de morale (et il y en a une dans le SdA) mais le but principal doit rester l' art de la narration. Malgré l'admiration de Tolkien pour Dante (il fut membre d'un club de lecteurs de Dante à Oxford), il écrit qu'on trouve parfois une certaine "pettyness" chez ce grand écrivain - et c'est (à mon avis) pour cette tendance à poser l'écrivain en instructeur qui ne doute pas de l'universalité de sa morale utilise l'allegorie à des fins didactiques - délaissant ainsi l'art narratif au second. Un écrivain n'est pas un théologue et si son propos peut tenter d'insufler quelques unes de ses valeurs, c'est d'abord dans un soucis de divertissement. Car un oeuvre de d'art ne peut pas être ennuyeuse ou simplement dogmatique sans quoi elle se nie elle-même.
De même, il existe dans la littérature arthurienne une frange qui s'est écrit en réaction à la cohéxistence sans heurts d'un fonds païen et chrétien dans des oeuvres comme le Conte du graal. La notion de courtoisie est dangereuse à apréhender, d'un point de vue trop chrétien car elle n'est ni franchement "vertu" ni nécéssairement "libertinage éhonté", seulement elle se définit différemment suivant le lieu, la période, le rapport de l'auteur au christianisme. La vision commune de la courtoisie est une création des écrivains romantiques du XIXième qui choisirent d'y voir cequ'ils avaient envie d'y voir. C'est un long problème que ce sujet sur lequel débattirent de nombreux érudits ! La préface d' Albert Beguin à son édition de l'oeuvre cistercienne "La quête du Graal" (seuil/ Point sagesse) définit bien la différence d'approche entre Chrétien de Troyes (et d'autres, bien-sûr il n'est pas seul) et cette réecriture plus allégorique de son oeuvre inachevée.
à suivre... Cirdan (qui, désolé, doit absolument partir...) PS: eh oui, il y a des fautesde frappes, mais je doit t'avouer que je suis un très médiocre relecteur - j'en ai enlevé beaucoup (maïvement je croyais d'abord avoir tout relevé !) mais certaines restent malgré mes efforts (et ceux d'autres, d'ailleurs). Pour Chrysophilax, c'est le dragon du conte de "Farmer giles of Ham". Je te conseille vivement de lire ce conte aux multiples clins d'oeil à la littérature et l'histoire de l'Angleterre médiévale (de Beowulf à la Historia regum Britaniae de Geofrey of Montmouth) |
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6. Tu as (au moins partiellement) raison. Frodo n'est pas ce qu'on peut appeler un prophète au sens strict,mais de là à dire qu'il se réalise entièrement malgré lui, il y a une marge. Je crois qu'il est intermédiaire entre ces deux statuts - celui qui est choisi mais accompagne ce choix quand il commençe à le comprendre. Mais nous retrouvons ici un très fameux et long débat...-)
L'attitude de Aulë avecles nains est celle de l'artiste qui s'égare puis se rachète - un peu comme Tolkien un peu dérangé de la tournure excessive de son implication interniste (avec le travail des appendices, il considère parfois qu'il prend son jeu trop au sérieux). Evoquer directement le christianisme dans une oeuvre de fiction, c'est pécher par orgueil car l'incarnation de Dieu est la "grande eucatastrophe" (car réelle) à laquelle aucun cadre fictionel ne peutêtre décemment comparé. Toute cette théorie est clairement développée dans "On Fairy-stories".
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D'ici quelques semaines, qui sait! Lorsque j'aurais pu répondre aux autres questions et suggestions (en particulier celles de Iarwain que j'ai reçu en mail privé mais qui méritent un certain développement et peuvent intéresser du monde). Cirdan |
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Bonjour Laurent-Cirdan. Bravo réitéré pour ton intéressant travail, dont je viens, à mon tour, d'achever la lecture. Tu l'as déjà présenté ? Tu as eu l'avis de tes 'examinateurs' ? Je suis loin d'avoir ton érudition sur le sujet, ton travail m'a appris beaucoup de choses et m'a remis agréablement en mémoire une série d'autres. Personnellement, c'est avec beaucoup de plaisir que j'ai pu notamment lire ton discours sur le destin. (Ca fait du bien quelque fois d'entendre quelqu'un partager l'un de ses préocupations !) Je garde certaines de tes petites phrases dans mes "cartons" pour une éventuelle argumentation dans d'autres lieux… Tes développements me font penser que la question du destin doit effectivement être envisagée dans son cadre chrétien "Providentiel", mais que son exploitation chez Tolkien puise aussi ses sources - peut-être chez St Augustin (cf. note 32) (As-tu des informations complémentaires quant à l'influence de la pensée augustinienne chez Tolkien ?) - probablement dans ce que tu appelles l'obéissance au destin, présente dans l'esprit de la mythologie nordique. Ton passage concernant l'histoire de Turin m'a paru vraiment lumineux. Par contre je ne suis pas d'accord quand tu dis qu'Eru se pose en juge et ne permet pas à Turin de recevoir la miséricorde. En relisant l'histoire, je ne vois pas où on fait allusion à un jugement de ses actes par d'Eru. Mais peut-être cela figure-t-il dans un autre écrit de Tolkien ? De même, Tolkien s'est-il exprimé sur la condamnation du suicide ? Quelques questions plus particulières : 1. (introduction - 2° : problématique générale - 5e § - p.3) J'ai aussi un peu "tiqué" sur ton affirmation comme quoi le christianisme a fini souvent par "décréter sataniques" les récits arthuriens. Quelles sont tes sources ? Peux-tu argumenter ? 2. (Partie I - 2 - 1e § - p.7) Tu écrits : "La perception générale que l'on a des elfes ou des nains aujourd'hui est fortement conditionnée par l'œuvre de Tolkien (…) dans la mesure où la réécriture de ces êtres mythiques est beaucoup plus souvent de l'ordre de la transgression que de celui du décalque" 2 bis. Dans le même paragraphe, lorsque tu parles de noter "un nombre mineur de ces relations", de quelles relations s'agit-il ? De celles entre les archétypes et l'utilisation particulière que Tolkien en fait ? 3. (idem - 3e § - p.7) Tu parles de la multiplication des listes de noms utilisés dans la tradition scandinave, auxquelles Tolkien aurait voulu redonner sens. Tolkien s'exprime-t-il à ce sujet ou est-ce une déduction des analystes ? 4. (idem - 10e § - p.8) Tu parles des "elfes de la tradition celte" et au paragraphe suivant de "légendes celtes". Peux-tu préciser ? Qu'entends-tu par "tradition celt(iqu)e"(*) ? Les celtes n'ont pas laissé d'écrit. Ce qu'on connaît de la mythologie des celtes provient essentiellement de l'archéologie ou des écrits des romains. Dans ceux-ci, je ne me souviens pas avoir entendu parler d'elfes. Fais-tu allusion à des récits postérieurs christianisés ou à des contes transmis par le folklore et la tradition populaire ? Penses-tu à des légendes des pays dits de tradition celtique c'est-à-dire Irlande, Pays de Galles, Cornouailles, Bretagne, Ile de Man et Ecosse ? A certaines œuvres littéraires ? Autrement dit, quelles sont ces "légendes celtes" qui parlent des elfes ? 5. (idem - 14e § - p.9) "(…) Fenrir, à qui Tyr donne son bras de manière volontaire et sacrificielle, permet au héros de prendre le rôle mythique du "contrat"" (…) s'il y a sacrifice chez Beren, c'est uniquement pour l'objet de son amour, Luthien, et non pour un contrat de paix de type indo-européenne". Peux-tu développer cette notion de "contrat" ? et qu'est-ce que tu entends par "paix de type indo-européenne" ? Pardon pour mon ignorance, mais je ne vois pas ce que tu veux dire. Peux-tu m'éclairer ? Oups… Je me rends compte que j'ai encore beaucoup de questions… et que mon intervention est déjà fort longue. Il vaut sans doute mieux que je continue dans un message suivant… A moins que tu ne préfères que les questions aboutissent sur ton email ? D'ailleurs tu peux aussi utiliser le mien, si tu préfères y répondre par ce biais. Je m'en voudrais beaucoup d'ennuyer d'autres lecteurs de ce fuseau… Amicalement, (*) L'historien Ch. Guyonvarc'h, souvent considéré comme une référence française en matière d'histoire de la civilisation celtique, préconise d'utiliser le terme "celte" = substantif à valeur ethnique / et "celtique" = adjectif à valeur linguistique et religieuse. |
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Cher Ylem, je te remercie pour ces précieux commentaires. Voici quelques éléments de réponses. J'ai en effet soutenu mes recherches en fin septembre (comme il est d'ailleurs précisé, avec l'université et le directeur de mémoire en tête de l'intitulé, dans la section "essais"). Tout s'est très bien passé. A propos de Saint Augustin, je ne connais que des rapprochements ponctuels effectués par quelques critiques, comme Jane Chance que je cite à ce sujet, mais je trouve depuis longtemps qu'il y a un certain nombre d'affinités claires entre ces deux oeuvres (que je développerais peut-être dans un prochain fuseau. Pour la critique chrétienne de l'oeuvre sur un plan plus général, les livres-phares sont "Tolkien : A Celebration", collectif dirigé par Joseph Pearce et "Tolkien : Man and Myth", une biographie littéraire du même auteur. Ces deux ouvrages sont disponibles chez HarperCollins.
La Continuation-Gauvain, donc, qui suit de quelques décénnies l'oeuvre de Chrétien, est intéressante en ce qu'elle constitue un pivot. Elle contient des passages particulièrement païens (ainsi, la branche consacrée à Caradué) mais commence une entreprise de christiantisation qui dépasse l'attitude de Chrétien de Troyes en introduisant l'idée (suivie par Boron et les autres) que le Graal contenait le sang du Christ recueillt par Joseph d'Arimathie, et que la lance qui saigne serait celle de Longin. Il n'y a rien de tout ça chez Chrétien, et l'hostie dans le Graal est le seul signe chrétien du château du Graal au milieu d'une ribambelle de motifs indo-européens. Bref, revenons au traitement des personnages arthuriens. Dans le Conte du Graal, Gauvain, quoiqu'en dise Jean Frappier, n'est pas un anti-héros, bassement courtois, ni Perceval un héros celeste. Chrétien de Troyes ne juge pas ses personnages comme le ferait, un contemporain, porté sur l'allégorie morale. Ce n'est pas son cas, cet auteur, pour notre grand plaisir, préfère l'art de la narration. Il ne faut pas lire cette oeuvre au rebours de la production arthurienne postérieure. J'avais écrit deux dissertations sur ce sujet lorsque j'étais en licence; si je pouvais mettre la main dessus, je t'en ferais part volontiers : je m'y étais concentré sur les "a priori" critiques vis-à-vis de cette oeuvre :-) L'auteur cistercien de "La queste del Saint Graal" ne traitera pas Gauvain avec la tendresse amusée que lui voue Chrétien de Troyes. Non, ce champion de courtoisie est décidemment incompatible avec le modèle de vertu austère que cherche à ériger cette oeuvre allégorique. Lancelot aussi est un pécheur indigne. Perceval lui-même (ce qui montre que l'auteur ne partageait pas la lecture qu'en fait Frappier) ne suffit pas. Aussi en vient-on à créer cet être éthéré, qui n'a plus rien de celtique, Galaad. Gauvain est devenu diabolique. Or, ce chevalier est, je crois, l'esprit même, plus que Lancelot ou Perceval, du monde arthurien. Rappelons que c'était le personnage le plus apprécié, et que l'auteur de "Sir Gawain and The Green Knight", bien que le dérobant également à son caractère original, n'en fera pas une telle caricature (sans doute parce que le Gauvain anglais est plus facile à accepter que le Gauvain français...:-)). Donc, je considère simplement que CERTAINS auteurs chrétiens ont recréé la légende arthurienne telle qu'ils auraient voulu qu'elle soit, en y condamnant certains personnages centraux comme Gauvain ou Merlin (je réitère : celui de Geoffrey of Montmouth n'est pas celui qu'en fera Robert de Boron). C'est ce que je voulait dire par "décréter satanique". Rappelons-nous ce qu'apprennent Paolo et Francesca du sort de Lancelot et Guenièvre. Ma foi, je suis bien persuadé que Chrétien de Troyes ne les jugait pas sous cet oeil.
à suivre...
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Ah oui, pour le protestantisme, Tolkien ne faisait pas preuve d'une très grande tolérance. Il considérait cela comme un méli-mélo confusde traditions. Je dois retrouver les références de la biographie, mais maheureusement, à cette heure-ci je risque de réveiller du monde... :-) Cela dit je le ferais le plus tôt possible. Tolkien fut, avec Hugo Dyson, à l'origine du retour de C.S. Lewis au christianisme, mais il fut déçu de jamais n'être parvenu à lui faire abandonner sa confession (Lewis étant un protestant d'Ulster, cela semblait en effet difficile!). Loin de moi l'idée de résumer le protestantisme à la question du libre-arbitre, mais la possibilité d'une telle lecture (une "source" protestante) me paraît difficile chez un auteur qui considérait la Sainte Vierge comme la plus grande influence dans sa vie... A propos du suicide, je cite dans mon mémoire un passage très célèbre qui me semble assez explicite : "Authority is not given to you Steward of Gondor, to order the hour of your death' answered Gandalf 'And only heathen kings, under the domination of the Dark Power, did thus, slaying themselves in pride and despair [...]" Pouvais-tu sincèrement imaginer Tolkien cautionner l'idée de suicide? Je ne vois pas ce qui, peut laisser penser cela dans son oeuvre, en tout cas pas l'histoire de Turin qui souffre singulièrement de "pride and despair". Cirdan ps: pour les 4 et 5, ce sera pour une autre fois... |
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Merci bien Cirdan :-) |
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Je t'envoie quelques réflexions qui fait suite aux tiennes. >"A propos de Saint Augustin, (…) je trouve depuis longtemps qu'il y a un certain nombre d'affinités claires entre ces deux oeuvres (que je développerais peut-être dans un prochain fuseau." J'imagine fort bien que Tolkien devait récuser le protestantisme en tant que nouvelle église institutionnalisée. Cependant, après avoir lu le SDA et avant de savoir que Tolkien était catholique, mon sentiment avait d'emblée été que cette œuvre portait la marque d'une réflexion plus placée sur le mode du protestantisme que du catholicisme (l'un n'excluant pas l'autre) - ceci, en gros, par la place extrêmement importante donnée au Destin et l'interrogation omniprésente sur le caractère prédéfini de celui-ci (un exemple parmi d'autres : les Elfes sont sur leur déclin, il n'y a pas de vraie raison, il faut admettre que c'est ainsi) - la présence du thème de la Grâce et de l'intervention divine dans ce qu'elle a d'arbitraire et d'imprévisible - le caractère profondément (mais pas exclusivement, bien-sûr) pessimiste de l'œuvre (stricto sensu, Frodo ne doit pas son salut à ses mérites et à son sacrifice, mais bien à l'intervention providentielle - en quelque sorte : "pas de Salut par les Œuvres seules mais bien par la Grâce divine" - thème qui me semblait plus protestant que catholique). >"ne faut pas lire cette oeuvre au rebours de la production arthurienne postérieure. J'avais écrit deux dissertations sur ce sujet lorsque j'étais en licence; si je pouvais mettre la main dessus, je t'en ferais part volontiers : " Par la suite, dans ses prophéties ou ses révélations, Merlin ne dit jamais que la vérité. Est-ce seulement un problème de formulation ? Ou alors me manque-t-il quelque chose ?
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zut... lire "quelques réflexions qui font suite" Sorry pour les éventuelles autres fautes : pas le temps de relire tout pour l'instant. On ne devrait jamais aller trop vite pour écrire. |
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Oui, c'est une mauvaise formulation de ma part. Je veux simplement parler de cette origine satanique de Merlin chez Robert de Boron. Elle est la récupération et la négation d'un point important du fonds celtique - l'auteur christianise plus que Monmouth : Il fait de Merlin un autre personnage, véritablement extirpé de ses origines païennes. Si la littérature arthurienne antérieure à Boron est lue (tout au moins par moi) comme un lieu où se mêle étrangement traces d'une religion païenne et christianisme, avec Boron et quelques autres, on entre dans une autre optique, cette saveur très spéciale et mystérieuse est perdue. Que Merlin ait un libre-arbitre ou non, ne change pas les données du problème à mes yeux. Le monde arthurien s'éloigne du syncrétisme. Laurent (désolé pour tes autres questions, je passais en coup de vent... mais j'y reviendrais ) |
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Cirdan, aurais-tu répondu en cachette à la question des Elfes dans la mythologie celtique ? Si oui, c'est pas gentil... Si non, je me permet une hypothèse : je ne pense pas qu'il soit mention à proprement parler d'Elfes (du moins dans tous ce que j'ai pu lire comme contes et légendes), mais peut-être peut-on faire le rapprochement avec les Tuatha de Dannan... Leur retrait dans les Sidhes est assez semblable à l'effacement des Elfes au 3A : ils n'interviennent plus qu'épisodement dans la vie réelle, et finissent par partir dans des îles inaccessibles. C'est tout ce que j'ai pu retrouver comme peuple 'magique' semblable au Elfes de Tolkien. |
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Je suis parfaitement d'accord avec toi. Cirdan |
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)>"A propos de Saint Augustin, (…) je trouve depuis longtemps qu'il y a un certain nombre d'affinités claires entre ces deux oeuvres (que je développerais peut-être dans un prochain fuseau." )
ps: pardon pour ce message long et rébarbatif... |
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bonsoir à tous, je pense que ce fuseau n'est pas le plus mauvais pour indiquer la sortie amicalement |
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Merci pour l'information, Vincent. :-) T. |
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Merci pour l'information aussi ;o)....Mais, petite question, trouve-t-on cette revue au bureau de tabac du coin, quand on est "grand public" ;o) et non inscrit à une bibliothèque universitaire? Ou alors existe-t-il un site web ou une adresse papier où on peut écrire pour la commander? Ca m'intéresserait drôlement de l'avoir :o)(j'aime bien Régis Boyer ;o) ) |
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au bureau de tabac, je doute (à moins de vouloir fumer ce livre ? :-), mais une librairie/maison de la presse doit pouvoir commander cette revue, qui est relativement "grand public" (contenu et format). vérifie, et dis moi si je me trompe amicalement |
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Merci à tous deux...J'essaie en librairie dès demain, sinon, je le commanderai Romaine |
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Merci pour le renseignement sur la revue Europe. Ce fuseau est d'autant plus adapté qu'il vient de me faire découvrir le message de Cynewulf sur le problème de la grâce. Fameux problème qui déchira non seulement les catholiques et les protestants, mais aussi les catholiques entre eux : augustiniens contre molinistes, sans parler des jansénistes ! |
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Puisque j'étais dans ce fuseau, je l'ai relu, et je suis tombée sur quelque chose qui m'a fait penser à autre chose, et donc, j'ai eu envie de le faire partager....:o) J'ai cherché s'il n'y aurait pas eu un fuseau existant plus adapté, mannière de ne pas dévier celui là....mais en fait je n'ai pas trouvé mon bonheur et comme c'est juste un détail, je n'ai pas eu envie d'en créer un exprès. Dans ce fuseau, Vinyamar à parlé de la phrase: " He that breaks a thing to find out what it is, has left the path of wisdom " En en disant que: En fait, cette idée est profondément spirituelle, à défaut d'être spécifiquement chrétienne (mais dans notre monde, cet esprit est chrétien). Elle s'oppose à une vision matérialiste du monde qui pense pouvoir expliquer les choses ou les comprendre en les brisant pour en examiner l'intérieur, le fonctionnement. Mais si cela permet d'en comprendre les mécanismes (et si c'est loin d'être inintéressant) cela ne dit pas ce que cette chose EST. La chose étudiée n'est ce qu'elle est que laissée dans son intégrité, sans que le scientifique ne la perturbe. Et surtout, ce qu'est la chose ne trouve pas réponse dans ses mécanismes mais dans sa finalité, son destin, sa source, sa plce dans le plan divin (si l'on veut pousser à des conceptions chrétiennes)... Etc. Je vois que je n'ai pas encore suffisemment mis mes idées en place, mais c'est une vision spiritualiste qui s'oppose à une vision matérialiste, pour résummer ma pensée. Cela m'a fait immédiatement penser à une très belle phrase qui m'avait frappée dans le Narnia de Lewis, que j'ai lu en début d'été. Nous sommes dans l'histoire "Le passeur d'Aurore" et nous avons, en compagie des héros récurrents du monde de Narnia, un jeune garçon,Eustache,qui est leur cousin, et qui est un...un personnage assez détestable à ce moment de l'histoire, prétentieux, égoiste, raisonneur(il devient gentil et intelligent plus tard, pas de souci, mais pour le moment, c'est encore un "petit con" ;o) ) Donc nos héros rencontrent un monsieur qui est une ancienne étoile à la retraite. Eustache (qui ne le croit pas complètement et qui veut se rendre interessant, dit: "Dans notre monde, une étoile est une immense boule de gaz enflammés" Et l'étoile répond: "Même dans votre monde, mon fils, ce n'est pas là ce qu'est une étoile, mais seulement ce dont elle est faite(...)" Outre que c'est là un bien belle et poétique formulation, qui m'a frappée à la lecture, j'y vois une accointance avec l'interprétation que donne Vinyamar de la phrase de Tolkien. Comme si cela voulait dire pour Lewis et Tolkien exactement la même chose (la chose étant la spiritualité). Comme si deux amis, dans leurs oeuvres littéraires distinctes, se donnaient une accolade, se prenaient dans les bras, pour suggérer sans asséner une chose qui leur paraît à tous deux être la même vérité (euh..peut être qu'il faudrait mettre Verité...). J'ai trouvé cela émouvant, alors je vous le livre comme je l'ai pensé. Voila ;o)
Sinon, j'ai trouvé la revue Europe sans (trop de) problèmes dans une de mes librairies préférées) |
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De toutes façons il est impossible de ne pas perturber les choses : la simple observation d'un phénomène le modifie... Cf la physique quantique, etc. :-) |
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Et pour compléter la lecture de la revue Europe dont parlait l'année dernière Vincent, je tenais à vous signaler la publication en décembre du premier volume de la collection "Studies in Viking and Medieval Scandinavia" intitulé Reflections on Old Norse Myths, aux éditions Brepols. ;-) |
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. Et pour compléter le complément de Tilkalin ;-)
Voici ce qu'on y trouve : (p.31) Tatjana SILEC : « Tolkien et le Kalevala » Focus : Le Kalevala (p.53) (p.69) (.85) (p. 103) (p. 123) (p. 143) (p. 175) (p. 193) (p. 217) (p. 237) (p. 265) (p. 285)
Je n'ai pas encore lu le livren mais plusieurs articles semblent très intéressants. J'ai tout de suite été attiré par le premier article, vous pensez bien... pour constater tristement que si l'auteur fait bien référence à une de mes contributions sur JRRVF, elle donne une mauvaise référence de la page (ce qu’il faudrait lire : http://www.jrrvf.com/essais/bilbo/bilbo_part1.html) et surtout, elle passe sous silence l’étude comparative entre Bombadil et Väinämöinen qu’on peut lire sur ce forum… ce qui me paraît étrange car à trois reprises au moins j’ai vraiment l’impression que l’auteur a eu l'occasion de visiter de la crème jaune et des rayons de miel. |
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Ah oui ! Merci pour cette information Sosryko - qui met fin à une longue attente ! :-) J'en profite pour signaler la toute récente parution du livre d'Anne Besson consacrée à La Fantasy, avec une deuxième partie dédiée à l'oeuvre de Tolkien ayant pour problématique : "Tolkien, influence indépassable ?" ;-) |
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L'article d'Emilie Denard (De la grande musique d’Ilúvatar aux chants de pouvoir) me renvoie en echo à mon essai avorté sur la musicalité du récit du Seigneur des Anneaux... I. |
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Le livre était bien en rayon :o) L'article en question semble très intéressant pour ce que j'en ai lu. I. |
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bonsoir à tous, je partage l'avis de sosryko, plutôt que celui d'isengar amicalement, |
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Il me semblait bien avoir une idée de qui avait pu être un de ces deux "experts" ;-) |
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Cependant, après lecture dudit ouvrage, cher Vincent, mon opinion est légèrement différente (voir le fuseau "la convocation" dans le Forum "Légendaire"). Il y a pas mal de détails qui me gènent dans l'ouvrage. Des détails, c'est vrai et je ne voudrais pas avoir l'air de pinailler, mais ça déséquilibre la qualité de l'ensemble. amicalement, I. |
