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[Édit (Yyr) 2021 : ce fuseau est l'un des nombreux rejetons de l'arbre initial de la traduction des poèmes] Ceci un essai d’adaptation de la chanson de marche hobbite que fredonnent Pippin, Sam et Frodon un soir au début de leur voyage vers Fondcombe. J’ai choisi des octosyllabes (alternés d’hexasyllabes dans les refrains) car c’est le mètre qui correspond le mieux au rythme d’origine ; dans l’idéal, il faudrait pouvoir chanter les deux versions sur le même air... comme on me l’a rappelé il y a quelque temps pour un autre chant ;-) J’ai conservé aussi le schéma de rimes pour la même raison. Mais il s’en faut que ce soit facile ! J’ai donc dû biaiser, broder pour quelques rimes, et couper quelque peu.... et je crains que le syntaxe ne soit un peu tarabiscotée pour une chanson simple. Mine de rien, j’ai trouvé cela finalement plus délicat que bien des poèmes de ton plus élevé ! Quoi qu’il en soit, voici. A Walking Song Une chanson de marche Upon the hearth the fire is red,
Tree and flower and leaf and grass,
Still round the corner we may wait
Apple, thorn, and nut and sloe,
Home is behind, the world ahead,
Mist and twilight, cloud and shade Dans le foyer le feu rougeoie,
Arbre et fleur et feuille et tronc,
Au coin peut encore se trouver
Pomme, épine et prunellier,
Maison derrièr’, monde devant,
Nuit, brume, ombres à foison B. |
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C'est une de mes préférées, avec "I sit beside the fire", que je fredonnent de temps en temps... Moraldandil a écrit :
Ne voulais-tu pas dire « un lit nous attend sous le toit » ?
J'aime bien la sonorité, mais si ce n'est pas facile à chanter. Et puis, quand mais la mélodie sur ces paroles, on tendance à chanter et à entendre
Ce n'est qu'un chant de marche de hobbits, rien de bien méchant... |
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Moraldandil a écrit :
Heu, si, bien sûr. Merci ! Pour la question de mètre, il y a un gros oubli dans mon message - rédigé trop tard le soir, on dirait bien ! - au sujet des deux premiers refrains, d'où la sensation de difficulté : ils alternent heptasyllabes et hexasyllabes. Le rythme est donc 7 / 6 / 7 / 6, avec les hexasyllabes césurés 3 / 3. En revanche, le dernier (comme dans l'original) a un rythme différent 7 / 8 / 7 / 8 avec les octosyllabes césurés 4 / 4. Ce devrait rendre mes intentions plus claires, j'espère :) B. |
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Là où tu as traduit : Vers le Soleil ou vers la Lune. j'ai l'impression que les genres hobbits pour nos deux luminaires passeraient bien, cette fois, non ? Vers la Soleil ou vers le Lune. |
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Disons que je n'arrive toujours pas à avaler le Lune avec sa terminaison -une si féminine à l'oreille, mais sinon oui, on peut sûrement :) |
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Hummmm |
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Voici donc la tranche de marrade
Evidemment, les longueurs de vers ne sont pas les mêmes, et il faut souvent tricher (faire une *diérèse*, si j'ai bien compris comment ça s'appelle) en prononçant ar-bre au lieu de "arbre" mais bon... puisque il paraît que c'est permis... J'ai un parti-pris : garder le sens au plus près de celui que je percevais en lisant la chanson, donc j'ai souvent sacrifié l'esthétique au nom de la précision... J'ai essayé de ne pas copier Bertrand, je lui ai emprunté son « que nous découvrons les premiers » mais le reste est de moi... Hem.... je demande votre indulgence, c'est la première fois que je traduis quelque chose, je suis juste là pour essayer d'apprendre. Dans le foyer, le feu rougeoie (8)
Arbre et fleur, herbe et feuillée (8)
Là, au tournant toujours nous guettent (8)
Pomme, épine et noisette et pialle (8)
La maison derrière, le monde devant (10)
Brouillard et crépuscule, nuage et ombre (10) |
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Ah oui, j'ai utilisé la même ruse que Bertrand pour "sloe", c'est normalement une prunelle, donc une "piallousse", et je l'ai subsituée au nom du prunelier, donc une "pialle", c'est du patois de chez moi, mais j'ai trouvé ça croquignolet. |
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OooOOooh c'est monstre le Choupitrognon la "piaille" Et sinon, au vers 10, si on fait une diérèse avec le "Adi-eu", ca fait 6 pieds, tout pareil que pour les autres vers qui remplissent la même fonction (ie vers 8, 18, 20, ...) |
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J'y avais même pas pensé.... waow. Alors là, il faut qu'on forme un binôme toi et moi, que dis-je, une paire ! Un groupe de deux quoi ! |
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Je ressortais hier mes traductions pour le DragonVert, et puis partie dans le mouvement, je suis retombée sur ce poème (la version anglaise sur Tolkiendil). Ce n'est qu'au bout d'une strophe et demie que je me suis dit que j'avais déjà eu l'impression de bosser dessus... mais en fait non, c'était Moraldandil et Kendra ^^ Je propose donc une troisième version français : Dans le foyer le feu rougeoie, Au tournant peuvent se trouver Maison au loin, monde au devant,
Commentaires : j'ai respecté scrupuleusement la forme métrique. L'original repose principalement sur des octosyllables (en réalité, des tétramètres iambiques parce que les anglais sont compliqués. ça peut expliquer que certains vers se retrouvent avec 7 syllabes au lieu de 8 sans que la structure ne soit bancale), sauf dans les refrains où l'octosyllabe est alterné avec un hexasyllabe césuré. Excepté pour le tout dernier refrain, où cette fois on a des octosyllabes de partout... |
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Laegalad a écrit :
Et pour applaudir aussi :)
Et puis au lit ! Et puis au lit ! I. |
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C'est un plaisir de te relire ici Laegalad, et de nous faire relire fuseau & poème. poème bien difficile je trouve à rendre dans la traduction ! |
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Merci à vous deux :) Pas si difficile à traduire que ça, j'ai trouvé. Juste un peu galéré sur la rime en "-oix" et quelques autres petits détails, mais je vous dis, j'ai dû grandir aussi pour les traductions et j'ai même été déconcertée par la facilité que j'ai eu à traduire celui ci :) |
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En fait, je le trouve difficile à rendre de telle sorte qu'il puisse être toujours chanté ... |
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Ils font rimer "noix" avec "tabloïd"... j'aurais dû y penser !! Merci Silmo (je parie que c'es plutôt le dernier refrain qui t'inspire :p) |
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Merci Laegalad *applaud - clap, clap* Ca me donnerait presque envie de faire de la randonnée (c'est dire !!) Pour les rimes en "oi(x)", c'est ici : http://1001rimes.com/listeperson.php?let...x&start=50 Silmo :-) (j'ai bien dit 'presque') |
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En postant dans ce fuseau, je n'avais pas prêté attention au fait que ce poème avait fait l'objet d'autant de traductions. Le pire, c'est que j'étais très satisfait d'avoir trouvé une solution satisfaisante pour le premier couplet, tout ça pour découvrir que Moraldandil m'avait précédé pour le premier vers et Laegalad pour le second. Sic transit...
Tant pis, je remets ma version ici. Et j'emprunte un peu de pain bis à Moraldandil. C'est plus digeste que les oublies. Upon the hearth the fire is red,
Still round the corner there may wait
Home is behind, the world ahead. Dans le foyer, le feu rougeoie,
Peut-être au tournant attendrait
Monde devant, maison derrière ; J.R.R. Tolkien, SdA, I/3 trad. personnelle E. |
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C'est beau :). |
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Chouette remontée de fuseau, pour le coup
Et puis au lit ! Et puis au lit ! I. |

