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Ordinaire de la messe en quenya - Yyr - 23/05/2025 Ce fuseau, ne serait-ce que pour renvoyer à celui de Tolkiendil sur l'ordinaire de la messe en quenya. Bravo par avance Elendil ! Ordinaire de la messe en quenya - ISENGAR - 23/05/2025 Bonne idée ce fuseau qui fait le lien avec le formidable travail d'Elendil. C'est aussi l'occasion de rappeler que plusieurs prières sont disponibles dans de nombreuses langues construites et historiques sur l'excellent site partenaire de JRRVF, Glaemsrafu.
On y trouve particulièrement le Pater Noster dans des versions en quenya et sindarin, bien sûr, mais aussi en vieil et moyen anglais, en gotique, en norrois, en finnois et en gallois. I. Ordinaire de la messe en quenya - Yyr - 01/06/2025 Hello Damien,
Rien à redire sur le Kyrie.
Gloire à Dieu Gloria in excelsis Deo Alcar mi Tarmenel Gloire à Dieu, au plus haut des cieux, Gloria in excelsis Deo, Alcar mi Tarmenel na Erun, Et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté / qu'Il aime. et in terra pax hominibus bonae voluntatis. Ar mi cemen rainë i hínin ar mára indómë, Nous te louons, nous te bénissons, nous t'adorons, nous te glorifions, Laudamus te, benedicimus te, adoramus te, glorificamus te, Laitalmë lyë, manyalmë lyë, ainalmë lyë, alcaryalmë lyë, Nous te rendons grâce, pour ton immense gloire, gratias agimus tibi propter magnam gloriam tuam, quetilmë hantalë lyen rá tára alcarelyan, Seigneur Dieu, Roi du ciel, Dieu le Père tout-puissant. Domine Deus, Rex cælestis, Deus Pater omnipotens. (A) Heru Eru, Erumano Aran, Eru ilúvala Atar. Seigneur, Fils unique, Jésus Christ. Domine Fili Unigenite, Iesu Christe, (A) Heru Ernóna Yondo, Yésus Hrísto, Seigneur Dieu, Agneau de Dieu, le Fils du Père ; Domine Deus, Agnus Dei, Filius Patris, (A) Heru Eru, Eruo Eulë, Ataro Yondo, Toi qui enlèves les péchés du monde, prends pitié de nous. qui tollis peccata mundi, miserere nobis ; i aucolë hastar Ambarello, alyë órava omessë ; Toi qui enlèves les péchés du monde, reçois notre prière ; qui tollis peccata mundi, suscipe deprecationem nostram ; i aucolë hastar Ambarello, alyë cavë arcandelmar ; Toi qui es assis à la droite du Père, prends pitié de nous ; qui sedes ad dexteram Patris, miserere nobis. i harë formanna Ataro, alyë órava omessë. Car toi seul es saint. Toi seul es Seigneur. Quoniam tu solus Sanctus, tu solus Dominus, An lyë rëa Ainu, lyë rëa Heru, Toi seul es le Très-Haut : Jésus Christ, tu solus Altissimus, Iesu Christe, lyë rëa Arata, Yésus Hrísto, avec le Saint-Esprit, dans la gloire de Dieu le Père. Amen. cum Sancto Spiritu, in gloria Dei Patris. Amen. yó Airefëa, alcaressë Eru Ataro. Násië. Deux premières réactions (outre bravo ;)) et une question.
1. ar mára indómë
Et pourquoi pas, en effet, opter pour la variante alexandrine, rendue en français par « aux Hommes qu'Il aime ».
2. hasta
3. arca Ordinaire de la messe en quenya - Yyr - 01/06/2025 Yyr a écrit :
Je vois après-coup dans le fichier que tu m'as partagé ce commentaire que je ne retrouve pas tel quel sur Tolkiendil :
Et pourtant, les péchés sont très exactement des actes (cf. ref du CEC ;)).
Par ailleurs úcarë traduit certes « offense » mais pas que, à mon avis. Littéralement c'est « mal agir ». Ordinaire de la messe en quenya - Elendil - 01/06/2025 D'abord, merci pour cette attentive relecture. Pour répondre dans l'ordre inverse de tes remarques : 3) Le radical arca- est attesté tant dans la Litanie de Lorette que dans le Sub Tuum. Il est exact que dans l'Ave Maria, dont les dernières versions sont postérieures à ces deux prières, Tolkien a employé le verbe hyam- en remplacement d'arca-, pour traduire la même notion. Toutefois, ce verbe n'a pas de correspondant nominal attesté, si ce n'est possiblement -kyermë dans Erukyermë. Or dans la Quenya Phonology, Tolkien indique que le quenya ne comportait pas de radical avec ky- initial (mais il y a là matière à débat) : je soupçonne donc une hésitation de sa part entre hyam-, kyer- > *tyer- (vu que ky- primitif initial, si on admet son existence, donnerait nécessairement ty- en quenya), voire *hyer-. Dans le doute, j'ai préféré opter pour un terme attesté (et non rejeté dans deux des trois textes où il apparaît). Cela dit, les solutions *tyermelmar ou *hyamelmar seraient effectivement envisageables. 2) J'entends bien les remarques, et je soutiendrais volontiers que dans la conception tolkienienne, le Marrissement est le véritable péché originel (non de l'humanité, mais de la Création dans son ensemble), à la source de tous les autres. Par voie de conséquence, me semble-t-il, guérir Arda reviendrait à y remédier et à ôter tous les péchés à leur racine. Mais je suis preneur d'autres avis. 1) J'y répondrai cet après-midi. E. [EDIT : Quelques précisions sur le point 3.] Ordinaire de la messe en quenya - Elendil - 01/06/2025 Pour le point 1, je pense qu'il y a incompréhension à la base. La variante byzantine, qui correspond au texte liturgique orthodoxe, se traduit très précisément par « paix et bonne volonté envers les hommes » (i.e., tous les hommes, sans distinction), tandis que l'alexandrine se traduit suivant l'ancienne version française « paix aux hommes de bonne volonté » (cf. lat. bonae voluntátis, au génitif). La variante « paix aux hommes qu'Il aime » n'a aucun fondement dans les textes et n'est qu'une édulcoration de la version latine. (Et je m'aperçois que j'ai interverti version byzantine et alexandrine dans mon explication sur Tolkiendil... ça n'arrange rien.) Pour répondre aux questions subséquentes :
Quoi qu'il en soit, je peux réfléchir à une traduction de bonae voluntátis (suivant la version alexandrine, donc), mais ce sera nettement plus complexe à construire que simplement i failë hínin « aux hommes justes ». E. Ordinaire de la messe en quenya - Yyr - 01/06/2025 Merci pour les retours ! Elendil a écrit :
Oui mais ... j'ai le sentiment que ça coince.
Oh je ne souhaitais pas m'éloigner des textes d'origine, ma crainte ici se situait au niveau du quenya : notre syntagme a-t-il vocation à s'y retrouver transposé tel quel ? Mais en y revenant à tête reposée ça ne me choque pas tant que ça (reste que mára me semble connoter un côté d'utilité, de praticité, de convenance matérielle) Merci pour tous les éclairages par ailleurs. Ordinaire de la messe en quenya - Yyr - 01/06/2025 Yyr a écrit :
Je vais plus loin. Melkor a marri Arda : il a péché contre Eru HOME XIII
Je pense qu'il faudrait lire dans l'original : « Melor ahastië Arda : úcarië Erun ». (ce faisant je ne dis pas que úcarë = pécher, c'est pour moi une approximation ; ici je simplifie pour montrer en quoi je suis gêné par l'usage de hasta) [édit : plusieurs hésitations sur la construction du parfait de mes verbes ... tu corrigeras ;)] Ordinaire de la messe en quenya - Elendil - 01/06/2025 Je vois ce que tu veux dire. J'admets volontiers que i aucolë hastar Ambarello ne peut guère se traduire que par « (toi) qui emportes les marrissements du Monde » et non « les péchés ». D'un autre côté, sur le plan étymologique, je persiste : peccatum est une faute, le résultat de l'action de peccare « fauter », alors que úcarë ou hrúcarë sont les actions elles-mêmes. Il m'a semblé qu'on pouvait s'éloigner de la lettre du texte en ce point précis, de même que Tolkien a préféré traduire « aux cieux » non par meneldë, traduction directe, mais par i ëa han ëa « qui existe par-delà ce qui existe » pour mieux s'accorder avec sa propre conception subcréative (ainsi que notre connaissance scientifique de l'Univers). Mais j'entends que cette solution peut ne pas être satisfaisante pour tous. Je vais réfléchir à une proposition alternative. E. P.S. : « contre Eru » ne se dirait sans doute pas Erun, car on traduirait plutôt cela par « pour Eru, vers Eru ». L'expression de l'opposition est difficile à formuler, à moins de dériver une préposition quenya du q. pr. anak (ce qui donnerait vraisemblablement *anca, terme que j'emploie faute de mieux). Sinon, les parfaits exprimés me semblent corrects, exceptés **úcarië que j'écrirais plutôt úcárië. Ordinaire de la messe en quenya - Yyr - 01/06/2025 Elendil a écrit :
En fait (et c'est pour cela que je parlais d'approximation), úcar- se construit avec le datif (dans l'Átaremma) donc bien entendu la traduction littérale ne serait pas contre, mais, sans doute : « a mal-agi vis-vis d'Eru ».
Je m'étais abstenu du fait que cela nous fait enchaîner deux voyelles longues et la prononciation tonique me paraît ensuite difficile, mais tu penses que c'est bon ? (c'est toi le chef ;)) Ordinaire de la messe en quenya - Elendil - 02/06/2025 L'enchaînement de deux voyelles longues est rare, totalement absent des radicaux primitifs, mais possible en composition (cf. únótimë, mais aussi úcárima « difficile », PE 22, p. 156, et il y en a d'autres), d'où ma supposition (car je n'ai pas en tête d'exemple attesté) que ce soit également possible en conjuguant un verbe. Cela dit, le verbe úcar- reste problématique au parfait, car parfaitement analysable dans sa structure, cas de figure où Tolkien indique que l'augment devrait venir s'interposer entre le verbe de base et le préfixe (d'où etutūliē « est sorti »), mais Tolkien n'indique pas la manière dont cela fonctionnerait avec un préfixe se terminant par une voyelle. Personnellement, je pars du principe qu'il n'y aurait pas d'augment, comme dans les cas où le préfixe n'est plus analysable (ex : aumata- « ronger, corroder »), mais cela reste une hypothèse en l'absence d'éléments probants. E. Ordinaire de la messe en quenya - Yyr - 16/06/2025 Merci pour les précisions qui sont maintenant dévidence.
Ce weekend nous avions le plaisir d'avoir Bertrand à la maison.
Ordinaire de la messe en quenya - Yyr - 16/06/2025 Saint le Seigneur Sanctus Airë Heru Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l'univers ! Sanctus, Sanctus, Sanctus Dominus Deus Sabaoth. Airë, Airë, Airë Heru Eru Savaot. Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire. Pleni sunt caeli et terra gloria tua. Eruman yo cemen (pen)quantë alcarelyanen. Hosanna au plus haut des cieux Hosanna in excelsis. Hósanna mi Tarmenel. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur Benedíctus qui venit in nomine Domini. Aistana i tulë Heruo essessë. Hosanna au plus haut des cieux Hosanna in excelsis. Hósanna mi Tarmenel. Heruo essessë Le cas paraît discutable, quoique ce n'est pas est évident. Celui qui vient au Nom du Seigneur l'est davantage par voire depuis plutôt que dans son Nom. Certes tel est bien le cas grammatical du latin, mais le quenya n'appellerait-il pas plutôt l'instrumental essessen ? L'ablatif aurait, lui, du sens théologiquement, mais grammaticalement ça ferait bizarre, sauf à le mettre sur Heru. Ordinaire de la messe en quenya - Elendil - 16/06/2025 Yyr a écrit :
C'est une très bonne question (que je m'étais posée Je ne pense pas que l'ablatif fonctionnerait (sauf éventuellement pour le Christ lui-même), car il s'entend généralement d'un mouvement physique. J'exclurais aussi l'ablatif, car il implique une venue « au moyen » de l'instrument considéré. Donc là, à moins d'avoir une apparition (mariale ?), ce n'est pas trop le sujet. Le génitif pourrait se comprendre ici comme désignant celui qui appartient au cœur de Dieu et en provient, ce qui pourrait se concevoir pour un apôtre ou un prophète. J'ai aussi pensé à employer un adverbe pour signifier « avec », puisqu'il n'existe pas de cas comitatif en quenya (à ma grande déception, d'ailleurs), mais outre que les choix possibles sont discutables, j'ai crains de trop interpréter la phrase.
J'ai donc préféré pour une traduction directe du latin, après avoir vérifié que le grec signifiait exactement la même chose (ἐν ὀνόματι Κυρίου, lit. « dans nom-DAT Seigneur-GEN », sachant que ἐν exige le datif, lequel dérive ici du locatif indo-européen). Et je laisse aux théologiens le soin de décortiquer le sens précis de la phrase. Pour le reste, si Bertrand te rejoint sur úcarë, je sens que je vais me laisser convaincre. J'ai en effet évité aista-, parce que ça traduirais mieux « nous te bénissons » que « nous t'adorons » (mais j'aurais pu l'employer à la place de manya-, par contre). E. Ordinaire de la messe en quenya - Yyr - 17/06/2025 Ok pour moi :).
On passe au gros morceau ;).
Je crois en un seul Dieu Credo in unum Deum Savin Eru Er Je crois en un seul Dieu, Credo in unum Deum, Savin Eru Er, le Père tout-puissant, Patrem omnipoténtem, Ilúvala Atar, Créateur du ciel et de la terre, factórem cæli et terræ, tamo Eruman yo cemen, de l'univers visible et invisible. visibílium ómnium et invisibílium. ascénima ilúvë ar lacénima. Je crois en un seul Seigneur, Jésus Christ, Et in unum Dóminum, Jesum Christum, Ar Heru Er, Yésus Hrísto, le Fils unique de Dieu, Fílium Dei unigénitum, Eruo Ernóna Yondo, né du Père avant tous les siècles : et ex Patre natum ante ómnia sǽcula. ar Atarello ontanwa nó ilyë haranyer. Il est Dieu, né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu, Deum de Deo, lumen de lúmine, Deum verum de Deo vero, Eru Eruo, linquë linqueo, nanwa Eru nanwa Eruo, Engendré, non pas créé, consubstantiel au Père, génitum, non factum, consubstantiálem Patri : nóna, lacarinwa, imya nassë vë Atar : et par lui tout a été fait. per quem ómnia facta sunt. ter issë illi carinwa (nár). Pour nous les hommes, et pour notre salut, Qui propter nos hómines et propter nostram salútem Rá mé fírimain ar rá etelehtalvan il descendit du ciel ; descéndit de coelis. núnyes menello. Par l'Esprit Saint, il a pris chair Et incarnátus est de Spíritu Sancto Ar mirröanwë nás Airefëanen de la Vierge Marie, et s'est fait homme. ex María vírgine, et homo factus est. et María Vendello, ar fírima carinwa. Crucifié pour nous sous Ponce Pilate, Crucifíxus étiam pro nobis sub Póntio Piláto ; Së sarwetienwa entë rámen nu Pontius Pilatus, il souffrit sa passion et fut mis au tombeau. passus et sepúltus est, nahtienwa ar caitayenwa hauranna, Il ressuscita le troisième jour, conformément aux Écritures, et resurréxit tértia die, secúndum Scriptúras, ar enoronyes nelya réssë, epë i Parma, et il monta au ciel ; il est assis à la droite du Père. et ascéndit in coelum, sedet ad déxteram Patris. ar oronyes menelda, hares formanna Ataro. Il reviendra dans la gloire, Et íterum ventúrus est cum glória, Ar entuluvaila (nás) alcaressë, pour juger les vivants et les morts ; judicáre vivos et mórtuos, namien veor yo vanwar, et son règne n'aura pas de fin. cujus regni non erit finis. aranusserya nauva ú metto. Je crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; Et in Spíritum Sanctum, Dóminum et vivificántem : Ar Airefëa, Heru ar kuitaila : il procède du Père et du Fils ; qui ex Patre Filióque procédit. i Atar yo Yondollo etementas. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; Qui cum Patre et Fílio simul adorátur et conglorificátur : I vë Atar yo Yondo olumë ainina ar yómalcarina : il a parlé par les prophètes. qui locútus est per prophétas. i quétiéla ter apaquensor. Je crois en l'Église, une, sainte, catholique et apostolique. Et unam, sanctam, cathólicam et apostólicam Ecclésiam. Ar er, aina, casolica ta apostolica Ocombë. Je reconnais un seul baptême pour le pardon des péchés. Confíteor unum baptísma in remissiónem peccatórum. Náquetin pá er vaptimma apsenien hastar. J'attends la résurrection des morts Et exspécto resurrectiónem mortuórum, Ar palantirin enoryandë vanwaron, et la vie du monde à venir. Amen et vitam ventúri sǽculi. Amen. ar coivië tuluvaila oia(la). Násië. C'est beau :). Et des fois on a l'impression que le quenya se prête mieux encore que le latin à exprimer certains choses, non ? En attendant d'autres commentaires éventuels, ces quelques questions :
Ordinaire de la messe en quenya - Elendil - 17/06/2025 Yyr a écrit :
Parfois, cela fonctionne de manière assez étonnante, en effet.
Bon, ça va faire une grosse mise à jour (et un point à trancher), tout ça... E. P.S. : modifications faites sur tous les points sur lesquels nous nous sommes retrouvés (je ne crois pas en avoir oublié). Reste donc quelques détails à creuser. Ordinaire de la messe en quenya - Yyr - 17/06/2025 Merci pour le retour et les éclairages ! Oui carrément pour ríssen, excellente idée ! Pour fírimar vs. híni peut-être Tolkien aurait-il tout de même souhaité conserver híni (dans le Conte d'Arda tous attendent le salut ; par ailleurs le Conte en entier fait miroir vers notre chute à nous) mais cela aurait commencé à coincer pour « Il s'est fait Homme » : on voit mal « Il s'est fait Enfant (d'Eru) » et il aurait dû se ranger à ton avis ;). |