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		<title><![CDATA[JRRVF - Tolkien en Version Française - Forum / Et vous, qu'écoutez-vous ?]]></title>
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		<description><![CDATA[Les sujets les plus récents dans Et vous, qu'écoutez-vous ?.]]></description>
		<lastBuildDate>Sat, 28 Feb 2026 13:44:08 +0000</lastBuildDate>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Et vous, qu'écoutez-vous ?]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=94935#p94935</link>
			<description><![CDATA[<p>Faudra vraiment que j'écrive un petit complément sur les symphonistes français. J'en ai oublié un ou deux, et mon opinion a évolué au sujet d'Onslow, maintenant que j'ai eu l'occasion de l'écouter dans de meilleures conditions. Mais pas maintenant : j'ai plein de travail en retard, maintenant que l'encyclopédie est quasi-bouclée.</p><p>Je note juste une anecdote qui fera sourire les tolkienistes, avant de l'oublier : je viens d'écouter les <i>Danses tchèques</i> de Smetana. Des morceaux très sympathiques, même s'ils sont moins connus que ceux qui composent le poème symphonique <i>Má Vlast</i> (tout le monde connaît au moins la <i>Moldau</i>). Or il s'avère que la quatrième danse du deuxième Livre est intitulée d'un nom connu de ceux qui ont lu HotH : <i>Medved</i>, ce que ma pochette traduit (logiquement) par <i>Bear Danse</i>. Pour les curieux, on peut l'entendre <a href="https://www.youtube.com/watch?v=jnmxFHa-v00&list=PLGZOXIuAqLKJYgXL7DwlrgCrJwB9KT_0V&index=9" rel="nofollow">ici</a>, dans l'interprétation du pianiste Antonín Kubálek, celle-là même qui figure dans le <a href="https://www.youtube.com/watch?v=FZ97LtMnyy4" rel="nofollow">petit coffret</a> de Brilliant Classics que je me suis récemment offert et que je recommande vivement, en particulier pour la musique de chambre, qui m'était entièrement inconnue et que j'ai énormément appréciée.</p><p><a href='https://m.media-amazon.com/images/I/71m0GxHsUnL._SL1500_.jpg'><img src='https://m.media-amazon.com/images/I/71m0GxHsUnL._SL1500_.jpg' width='25%' alt='71m0GxHsUnL._SL1500_.jpg'/></a></p><p>E.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Elendil)]]></author>
			<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 13:44:08 +0000</pubDate>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Et vous, qu'écoutez-vous ?]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=94828#p94828</link>
			<description><![CDATA[<p>Merci pour cette présentation de Magnard, plus complète que je n'aurais pu espérer l'écrire. Je n'ai pour ainsi dire rien à rajouter, si ce n'est qu'il existe une autre intégrale de ses symphonies, avec l'Orchestre symphonique de la BBC écossaise et à nouveau sous la baguette d'un chef d'orchestre français, Jean-Yves Ossonce (voir <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ruLjLq_6u58&list=PL4D14bmfCxVWWKpe0Qzn2oUL96RlXInv2&index=1" rel="nofollow">de ce côté-là</a>). Les deux versions sont assez complémentaires, me semble-t-il. J'aurais peut-être quelques petites choses à dire sur la musique de chambre de Magnard, hautement recommandable, mais il faudrait que je parvienne à me procurer un ou deux CD supplémentaires. Malheureusement, les enregistrements ne sont pas légion et ils sont relativement difficiles à trouver.</p><p><a href='https://m.media-amazon.com/images/I/713dBDvyOXL._SX425_.jpg'><img src='https://m.media-amazon.com/images/I/713dBDvyOXL._SX425_.jpg' width='25%' alt='713dBDvyOXL._SX425_.jpg'/></a></p><p>J'aurais sans doute aussi quelques petits compléments à mentionner s'agissant de Nielsen, car j'ai pu constater que sa musique de chambre valait elle aussi le détour. Quant à Grieg, je serais presque tenté de dire que c'est un peu court (je plaisante !, c'était un très bonne synthèse). En tout cas, il y a deux ou trois trucs qui mériteraient d'être signaler. Quant à Richard Strauss, il faudrait que je trouve le temps d'évoquer ses splendides lieder. Mais tout cela devra attendre, je suis trop en retard sur mes travaux tolkieniens actuels.</p><p>Je souhaite en tout cas dire qu'une quête personnelle a enfin trouvé son aboutissement. On peut dire que la <i>Symphonie fantastique</i> de Berlioz est un chef d'œuvre absolu, qui mérite amplement sa place au panthéon du genre. Pour autant, je n'irais pas dire que Berlioz est un symphoniste accompli, surtout si l'on ne considère pas <i>Harold en Italie</i> comme une symphonie à part entière (je serais tenté de parler de poème symphonique, l'un des plus aboutis du genre). Berlioz était sans doute trop génial, trop excentrique, pour rentrer pleinement dans le moule symphonique. Qui sont donc les grands symphonistes français, l'équivalent des Haydn, des Brahms ou des Mendelssohn ? Je ne retiendrai pas les grands compositeurs français qui n'ont consacré qu'une œuvre au genre : la Symphonie en ut de Bizet est une splendeur, c'est acquis, celle de Dukas est tout aussi superbe, celle en ré mineur de Franck s'écoute et se réécoute avec bonheur, et j'en dirais autant de celle en si bémol majeur de Chausson (lequel en laissa une à l'état d'ébauche à sa mort dans un accident de vélo).</p><p>Magnard alors ? Peut-être, mais des quatre, je retiens surtout les deux dernières, comme Hyarion. La quatrième est d'une profondeur particulièrement poignante, mais aussi d'une complexité mélodique qui la rend assez difficile d'accès au premier abord. Je qualifierais sans doute toujours Saint-Saëns de plus grand compositeur français : comme Berlioz, il est capable de traits de génie inoubliables, et il a surtout été d'une fécondité remarquable durant sa longue vie, s'illustrant dans quasiment tous les genres musicaux (et composant même la première vraie musique de film : celle de <i><a href="https://www.youtube.com/watch?v=bh0tonXPEKQ" rel="nofollow">L'Assassinat du duc de Guise</a></i>, par André Calmette, en 1908). Si Saint-Saëns est considéré comme un compositeur conservatiste à la fin de sa vie, ignorant les innovations de Debussy (auquel il survit), de Stravinsky ou de Ravel, on a tendance à oublier qu'il a lui-même été considéré comme faisant partie de l'avant-garde durant sa jeunesse. Cependant, Saint-Saëns est-il un vrai symphoniste ? Il est vrai qu'il a composé cinq symphonies, dont deux sans numéro d'opus (et qu'on peut ignorer sans remord), mais il semble s'être satisfait de l'énorme succès de sa Symphonie n° 3 « avec orgue » (en ut mineur, op. 78), créée en 1886. Il a cinquante et un ans, il ne reviendra pas au genre, alors que sa carrière durera encore trente-cinq ans. Ajoutons à cela sa symphonie n° 2 (en la mineur, op. 55), œuvre injustement négligée, que j'apprécie beaucoup. C'est un peu court, quand même.</p><p>On aurait pourtant tort de dire que la symphonie n'est pas un genre français, car il existe malgré tout des compositeurs qui en ont fait leur cheval de bataille, malgré des conditions matérielles très peu propices à ce genre à Paris au XIXe siècle (cela mériterait une longue digression). J'ai déjà évoqué Louise Farrenc, qui parviendra, privilège presque unique, à faire jouer ses symphonies par la très prestigieuse Société des Concerts du Conservatoire, laquelle se dédiait presque exclusivement aux oeuvres symphoniques des « illustres morts » : Mozart, Haydn, Beethoven... Le seul autre à bénéficier d'une telle facilité sera Georges Onslow (1784-1853), bien français malgré son nom de famille -- d'origine anglaise -- qui laisse un catalogue de quatre symphonies. De belles œuvres, mais sans doute moins mémorables que sa musique de chambre. Il faudrait aussi évoquer Albert Roussel (1869-1937), auteur lui aussi de quatre symphonies d'une harmonie raffinée, mais qui hélas me semblent pâtir d'un petit manque de génie mélodique pour être plus mémorables. (Pour l'anecdote, les trois ont en commun d'avoir des ressources indépendantes, qui leur permettent de ne pas vivre de leurs compositions : Farrenc a épousé un éditeur de musique et est professeur de piano au Conservatoire, Onslow et Roussel appartiennent à la grande bourgeoisie provinciale.) Quant à Arthur Honegger (1892-1955), qui est Suisse, bien qu'il ait passé l'essentiel de sa carrière à Paris, je suis obligé de dire que j'admire volontiers son oeuvre, mais que je ne l'apprécie pas tant que cela. Trop moderne pour moi, sans doute, et pas dans un style qui me plaise vraiment (contrairement à Prokofiev ou surtout Chostakovitch).</p><p><a href='https://m.media-amazon.com/images/I/91PQleyBkDL._SX425_.jpg]https://m.media-amazon.com/images/I/91PQleyBkDL._SX425_.jpg'><img src='https://m.media-amazon.com/images/I/91PQleyBkDL._SX425_.jpg]https://m.media-amazon.com/images/I/91PQleyBkDL._SX425_.jpg' width='25%' alt='91PQleyBkDL._SX425_.jpg'/></a></p><p>Bref, il aurait sans doute fallu un Franco-Allemand pour me satisfaire pleinement... et il y en a un. Il se nomme Louis Théodore Gouvy. Né en 1819 à Sarrebruck dans une famille francophone de maîtres de forge, il est de nationalité allemande, contrairement à ses deux frères aînés et n'obtiendra donc pas le droit d'étudier au Conservatoire de Paris. Il n'obtiendra la nationalité française qu'en 1851. Apprécié par les cercles musicaux français, dont Berlioz, il reste malgré tout ignoré du grand public, qui se passionne essentiellement pour l'opéra et le ballet, alors que lui compose essentiellement de la musique symphonique et de la musique de chambre, deux genres considérés comme plutôt allemands à l'époque. Il recevra d'ailleurs ses plus grands succès au Gewandhaus de Leipzig, où il sera de loin le compositeur « étranger » le plus joué (et où il décèdera en 1898). Bref, Gouvy a composé six symphonies, plus une <i>Symphonie brève</i> et une <i>Sinfonietta pour grand orchestre</i> non numérotées (sans parler d'une seconde sinfonietta restée inédite et d'une symphonie perdue). Toutes sont splendides... et très peu jouées. J'espère avoir l'occasion de reparler de Gouvy, ma première découverte d'importance cette année. Il est aussi l'auteur d'une importante collection de musique de chambre très appréciée de son temps, mais que je n'ai pas encore eu l'occasion d'écouter. D'ici-là, je recommande très volontiers l'intégrale de ses symphonies, enregistrées par l'Orchestre symphonique de la radio allemande de Saarbrück, sous la direction de Jacques Mercier (l'essentiel est <a href="https://www.youtube.com/watch?v=yve3N2ETY2M&list=PL4D14bmfCxVV0XNMrINwGdDdAxirMUxbT" rel="nofollow">ici</a> sur YouTube, mais l'on trouvera la Sinfonietta <a href="https://www.youtube.com/watch?v=i5o12zyXjbA&list=PL4SRwEUOUkXoRoo6LBeVQozUic-rtJ_ZW&index=6" rel="nofollow">par ici</a> et la Symphonie brève <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Knsh1XurocU&list=OLAK5uy_mjCv2ZIw_B9iCIlhnibNoIQXBOGVyQwwU&index=5" rel="nofollow">par là</a>).</p><p>E.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Elendil)]]></author>
			<pubDate>Mon, 05 Jan 2026 11:12:39 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=94828#p94828</guid>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Et vous, qu'écoutez-vous ?]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=94827#p94827</link>
			<description><![CDATA[<p><a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767548224_peder_mork_monsted__1859-1941_-_hiver_1914.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767548224_peder_mork_monsted__1859-1941_-_hiver_1914.jpg' width='45%' alt='1767548224_peder_mork_monsted__1859-1941_-_hiver_1914.jpg'/></a><br /><small>Peder Mork Monsted (1859-1941), <i>Hiver</i>, 1914.<br />Huile sur toile, 84 x 122 cm.<br />Collection privée.</small></p><p>L'année 1865 a vu la naissance de trois grands compositeurs symphonistes européens : d'une part le Finlandais Jean Sibelius, né le 8 décembre à Tavastehus, dans le grand-duché de Finlande alors territoire de l'Empire russe, et d'autre part plus tôt dans l'année, venus au monde le même jour, le 9 juin, le Danois Carl Nielsen, né à Nørre Lyndelse, un village de l'île danoise de Fionie près d'Odense, et le Français Albéric Magnard, né dans le 18e arrondissement de Paris. </p><p>Longtemps resté oubliée, l'œuvre d'<b>Albéric Magnard</b> a été redécouverte dans la seconde moitié du XXe siècle mais elle reste encore assez méconnue. Magnard était un esprit indépendant, ayant une très forte personnalité. Fils d'un homme au parcours singulier (son père fut d'abord un modeste employé à la perception à Paris sous le Second Empire, avant de devenir le puissant rédacteur en chef et directeur du <i>Figaro</i> au début de la IIIe République), orphelin de mère à quatre ans (sa mère se défenestre le 2 avril 1869, sa mort ayant profondément marquée l'enfant), impressionné par les opéras de Richard Wagner dont il ira voir plusieurs fois des représentations à Bayreuth, Magnard fut l'élève de Vincent d'Indy à titre privé (de 1888 à 1892), après être passé assez brièvement par le Conservatoire de Paris où il se lia d'amitié avec Guy Ropartz, confrère qui soutiendra son travail créatif toute sa vie. Personnage entier, ayant un sens profond de la justice, il fut un fervent dreyfusard, ayant notamment vivement félicité par écrit Émile Zola, lorsque le célèbre « <i>J'Accuse... !</i> » du romancier fut publié dans le journal <i>L'Aurore</i> le 13 janvier 1898 (le jour même de la parution de l'article, Magnard écrivit ainsi à Zola : <span class="exergue">« Bravo, Monsieur, vous êtes un crâne. En vous l'homme vaut l'artiste. Votre courage est une consolation pour les esprits indépendants qui préfèrent la justice à leur tranquillité, qui ne tremblent pas à l'idée d'une guerre étrangère et qui ne se sont pas aplatis devant ce sinistre hibou de Drumont et ce vieux polichinelle de Rochefort. Marchez ! Vous n'êtes pas seul. On se fera tuer au besoin »</span>). Magnard est mort tragiquement le 3 septembre 1914, au début de la Première Guerre Mondiale, en défendant seul sa maison à Baron dans l'Oise (il en avait fait évacuer sa famille) contre des soldats des forces allemandes ayant envahi la Belgique et le nord de la France, avant que lesdites forces soient stoppées lors de la première bataille de la Marne.</p><p>Le samedi 25 mai 2024, en partenariat notamment avec la chaîne de télé ARTE, la radio <i>France Musique</i> a diffusé en soirée une rare représentation – enregistrée alors au début du mois de mai à l'Opéra national du Rhin, à Strasbourg – d'un des opéras de Magnard, <i>Guercœur</i>, tragédie lyrique en trois actes composée entre 1897 et 1901, mais créée en totalité, de façon posthume à l'Opéra de Paris, seulement le 24 avril 1931, après que Guy Ropartz ait pu restaurer la partition intégrale de l'ouvrage de son ami, partition en grande partie brûlée lors de l'incendie de la maison de Magnard provoqué par les soldats allemands en 1914. L'histoire proposée dans le livret, écrit par le compositeur lui-même, est originale : Guercœur, un homme politique combattant de la liberté, ayant trouvé l'amour auprès de sa femme Giselle, mais mort prématurément après avoir libéré son peuple d'un dictateur avec son partisan et ami Heurtal, demande à quitter le paradis (dirigé par les déesses de la Vérité, de la Beauté, de la Bonté et de la Souffrance) où il ne trouve pas le repos pour revenir ici-bas et retrouver Giselle et son peuple. Le retour à la vie de Guercœur, qui lui sera accordé, se révèlera être une expérience douloureuse, tant d'un point de vue sentimental que du point de vue des idéaux politiques, et faisant se repentir le héros d'avoir voulu quitter le paradis, où il sera raccompagné par la déesse de la Souffrance. L'ouvrage se conclu toutefois sur une note optimiste quant au futur de l'humanité entière, témoignant d'une foi persistante en celle-ci, en dépit de ce que sont les êtres humains, faillibles et imparfaits. <br />La représentation de <i>Guercœur</i> proposé par <i>France Musique</i> est écoutable sur le site de la radio : <br /><a href="https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/samedi-a-l-opera/guercoeur-de-magnard-avec-stephane-degout-a-l-opera-national-du-rhin-2885773" rel="nofollow">https://www.radiofrance.fr/francemusiqu … in-2885773</a></p><p>Auteur de quatre symphonies (dont je reparlerai plus loin), Albéric Magnard a également composé d'autres œuvres pour orchestre, qui ont fait l'objet, en 2018 et 2019, d'enregistrements réunis sur un album CD édité en 2020 chez Naxos, avec l'Orchestre philharmonique de Fribourg-en-Brisgau (Philharmonisches Orchester Freiburg) dirigé par le chef français Fabrice Bollon. Au programme de cet album, pour commencer, l'<i>Ouverture</i>, Op. 10, en la majeur pour orchestre, composée entre août 1894 et août 1895 puis créée plus tard en 1899 au Nouveau-Théâtre de Paris : de mon point de vue, c'est une œuvre symphonique magnifique, débutant avec un premier thème énergique et joyeux, suivi via une modulation par un deuxième thème en si mineur puis un air en si majeur à la trompette, donnant à cette <i>Ouverture</i>, dès les premières minutes d'exécution, une ampleur, un souffle, laissant notamment penser que décidément, les compositeurs de musique symphonique pour films hollywoodiens, même parmi les meilleurs, n'ont rien inventé. Le programme orchestral se poursuit avec le <i>Chant funèbre</i>, Op. 9, considéré généralement comme le premier chef d'œuvre de l'auteur, composé par Magnard entre février et juin 1895, quelques mois après la mort de son père (en novembre de l'année précédente) et en hommage à celui-ci. <br />Viennent ensuite deux <i>Hymnes</i> pour orchestre, œuvres brillantes d'un grand symphoniste. Le premier, <i>Hymne à la justice</i>, Op. 14, composé entre 1901 et 1902, est lié à l'Affaire Dreyfus, Magnard ayant notamment dédié cette œuvre à son ami le maître verrier nancéien Émile Gallé, fervent dreyfusard comme lui et comme Zola. Le deuxième, <i>Hymne à Vénus</i>, Op. 17, en mi bémol majeur, composé entre décembre 1903 et avril 1904 (plus ou moins à la même époque où Elgar composait son ouverture <i>In the South [Alassio]</i>, <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93072#p93072" rel="nofollow">précédemment</a> évoquée), et créée en décembre 1904 à Nancy par Guy Ropartz, est une œuvre rendant hommage à l'amour féminin à travers l'évocation de la déesse Vénus : cette composition est dédiée à Julia Magnard née Créton, compagne du compositeur, que celui-ci a épousé en février 1896 alors qu'elle était déjà la mère d'un fils de cinq ans, et avec laquelle il aura deux filles, élevées avec ce fils qu'il adoptera. Le développement thématique de cet Hymne à Vénus s'accompagne d'indications sur la partition explicitant les sentiments évoqués en musique autour de l'idée et du principe de l'amour : Pur, Déchaîné, Languissant, Largement, Triomphal. <br />L'album s'achève avec une œuvre de jeunesse, la <i>Suite d'orchestre dans le style ancien</i>, Op. 2, en sol mineur, composée en 1888 alors que Magnard avait commencé sa formation auprès de Vincent d'Indy, et comportant cinq mouvements suivant le modèle des suites de danses du XVIIIe siècle : <i>Française</i>, <i>Sarabande</i>, <i>Gavotte</i>, <i>Menuet</i> et <i>Gigue</i>. Il n'existe pas de danse appelée « Française », les suites de danses anciennes commençant traditionnellement par une Allemande : le choix de Magnard d'appeler Française le premier mouvement de sa suite est possiblement en rapport avec le contexte historique, alors encore récent, du souvenir traumatisant, en France, de la guerre franco-prussienne de 1870-1871. <br />Je ne peux que recommander l'écoute de cet album de chez Naxos réunissant ces œuvres orchestrales de Magnard, que je trouve toutes excellentes, même si j'avoie avoir personnellement une préférence pour les thèmes mémorables et entrainants de l'<i>Ouverture</i>, Op. 10, pour la puissance de l'<i>Hymne à la justice</i>, pour le lyrisme de l'<i>Hymne à Vénus</i> avec notamment sa belle et lumineuse conclusion, et pour l'élégance stylistique de la <i>Française</i> ouvrant la <i>Suite d'orchestre dans le style ancien</i>.</p><p><a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767548818_cd_naxos_magnard_orchestral_works_bollon_747313408474.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767548818_cd_naxos_magnard_orchestral_works_bollon_747313408474.jpg' width='25%' alt='1767548818_cd_naxos_magnard_orchestral_works_bollon_747313408474.jpg'/></a></p><ul><li><p><b>Albéric Magnard (1865-1914), Œuvres orchestrales</b>, Philharmonisches Orchester Freiburg, dir. Fabrice Bollon : <br />- <b><i>Ouverture</i> en la majeur, Op. 10</b> : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=iH4ka5viVDU" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=iH4ka5viVDU</a><br />- <b><i>Hymne à la justice</i>, Op. 14</b> : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=i5J9051l5_w" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=i5J9051l5_w</a><br />- <b><i>Hymne à Vénus</i>, Op. 17</b> : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=3pBrjSp8ves" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=3pBrjSp8ves</a><br />- <b><i>Suite d'orchestre dans le style ancien</i>, Op. 2</b>, I. Française (Allegro giocoso) : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=ROUDPvlfUXg" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=ROUDPvlfUXg</a></p></li></ul><p>Parfois qualifié de « Bruckner français », Magnard a donc aussi composé quatre symphonies, qui ont toutes également été récemment interprétées pour le disque par le Philharmonisches Orchester Freiburg sous la baguette de Fabrice Bollon, avec à l'arrivée deux autres albums CD chez Naxos consacrés chacun à deux symphonies. </p><p>La Symphonie n°1, en ut mineur, Op. 4, composée en 1889-1890, créée à Angers en 1893 et dédiée à Vincent d'Indy, est le premier essai dans le genre pour Magnard, avec notamment un choral constituant le deuxième mouvement « Religioso. Largo e Andante », celui que je préfère et à propos duquel François-René Tranchefort, dans son <i>Guide de la musique symphonique</i> (déjà mentionné dans ce fuseau par le passé), a noté que le compositeur sollicite en particulier trois clarinettes et trois saxophones. La Symphonie n°2, en mi majeur, Op. 6, dont la composition, initialement en 1892-1893, fut jugée <span class="exergue">« interminable »</span> par l'auteur lui-même, fut créée à Nancy en 1896 grâce Guy Ropartz qui dirigeait la Société des Concerts du conservatoire de cette ville et suggéra des remaniements à son ami Magnard pour cette œuvre, dont le mouvement que je préfère est le deuxième, celui des Danses, décrites comme <span class="exergue">« délicieuses d'inspiration et de rythme »</span> selon Ropartz. La Symphonie n°3 en si bémol mineur, dite parfois « Bucolique », Op. 11, écrite principalement en Auvergne en 1895-1896, a été créée sous la direction du compositeur à Paris en 1899 et jouée de même à Berlin, en 1906, sur l'invitation de Ferruccio Busoni. Ayant assisté à la création parisienne en 1899, Paul Dukas apprécia cette symphonie, évoquant à son propos, dans une chronique musicale, des <span class="exergue">« formes [...] dessinées d'une main sûre, maîtresse de l'effet instrumental, du groupement des détails, de la subordination des tonalités accessoires à la tonalité principale, bref de tout ce qu'on pourrait appeler le modelé musical »</span>. J'en apprécie pour ma part surtout le choral constituant l'Introduction par laquelle commence le premier mouvement, choral que l'on retrouve notamment en conclusion dans le Final formant le quatrième mouvement : Tranchefort remarque à ce propos <span class="exergue">« l'emploi d'intervalles "primitifs" (octave, quinte, etc., à l'exclusion de la tierce), — qui lui confèrent une grandeur âpre »</span>, et le côté archaïsant du son de ce choral me rappelle un peu Vincent d'Indy (notamment le tout début de son poème symphonique <i>Souvenirs</i>, dont j'ai déjà parlé <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93037#p93037" rel="nofollow">précédemment</a> dans le présent fuseau, même si cette œuvre-là de d'Indy se trouve être postérieure à celle de Magnard)... <br />La Symphonie n°4, en ut dièse mineur, Op. 21, sensiblement plus tardive que les autres et dédiée à l'orchestre de l'Union des femmes professeurs et compositeurs, a été composée à Baron dans l'Oise entre 1911 et 1913, puis créée au printemps 1914 : <span class="exergue">« animée d'une énergie qui, à l'évidence, doit beaucoup à Beethoven, — modèle absolu pour Magnard »</span>, pour citer à nouveau Tranchefort, d'un point de vue musical français, elle <span class="exergue">« forme un relais entre le lyrisme plus pur, moins agressif, d'un Chausson, et la verdeur rythmique et harmonique d'un Roussel »</span>. Personnellement, j'en apprécie surtout les deuxième et troisième mouvements. </p><p><a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767549696_cd_naxos_magnard_symphonies_1-2_bollon_747313408375.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767549696_cd_naxos_magnard_symphonies_1-2_bollon_747313408375.jpg' width='25%' alt='1767549696_cd_naxos_magnard_symphonies_1-2_bollon_747313408375.jpg'/></a></p><ul><li><p><b>Albéric Magnard, Symphonie n°1 et n°2</b>, Philharmonisches Orchester Freiburg, dir. Fabrice Bollon :<br />- <b>Symphonie n°1, en ut mineur, Op. 4</b> - II. Religioso. Largo - Andante<br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=td7sGR04LFU" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=td7sGR04LFU</a><br />- <b>Symphonie n°2, en mi majeur, Op. 6</b> - II. Danses. Vif<br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=bsAySWxTuyQ" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=bsAySWxTuyQ</a> </p></li></ul><p><a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767549724_cd_naxos_magnard_symphonies_3-4_bollon_747313408276.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767549724_cd_naxos_magnard_symphonies_3-4_bollon_747313408276.jpg' width='25%' alt='1767549724_cd_naxos_magnard_symphonies_3-4_bollon_747313408276.jpg'/></a></p><ul><li><p><b>Albéric Magnard, Symphonie n°3 et n°4</b>, Philharmonisches Orchester Freiburg, dir. Fabrice Bollon :<br />- <b>Symphonie n°3 en si bémol mineur</b>, dite « Bucolique », <b>Op. 11</b> - I. Introduction et ouverture. Modéré - Vif : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=MDeDVnX8Oe8" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=MDeDVnX8Oe8</a><br />- <b>Symphonie n°3 en si bémol mineur</b>, dite « Bucolique », <b>Op. 11</b> - IV. Finale. Vif : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=91-N5_qpkoM" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=91-N5_qpkoM</a><br />- <b>Symphonie n°4, en ut dièse mineur, Op. 21</b> - II. Vif : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=HVeZH-zyFTk" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=HVeZH-zyFTk</a><br />- <b>Symphonie n°4, en ut dièse mineur, Op. 21</b> - III. Sans lenteur et nuancé : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=Q-FNqIOhl0Q" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=Q-FNqIOhl0Q</a> </p></li></ul><p>Né la même année et le même jour que Magnard, le compositeur danois <b>Carl August Nielsen</b> lui a survécu plus de dix-sept ans, et il se trouve que ce sont plutôt ses compositions du XXe siècle postérieures à sa première période de production — d'inspiration romantique (entre 1888 et 1911) — qui sont généralement considérées comme marquantes vis-à-vis de la musique de son temps. <br />De Carl Nielsen, le 13 octobre 2023, j'avais eu l'occasion d'entendre, lors d'un concert à Toulouse de l'Orchestre national du Capitole (dirigé cette fois-là par Ryan Bancroft) à la Halle aux Grains, sa Symphonie n°4 « <i>L'Inextinguible</i> », opus 19 (écrite de 1914 au tout début de 1916 et créée le 1er février de cette même année à Copenhague), dont l'interprétation avait été précédée, dans le cadre de ce beau concert intitulé « Paysages scandinaves », par la création française de <i>Liguria</i>, pièce orchestrale d'inspiration méditerranéenne de la compositrice contemporaine suédoise Andrea Tarrodi (née en 1981), et par l'exécution (avec Bertrand Chamayou en soliste) du célèbre Concerto pour piano en la mineur, opus 16, d'Edvard Grieg, compositeur norvégien d'une génération plus ancienne (étant né en 1843, à Bergen) que Sibelius, Magnard ou Nielsen, et dont je reparlerai plus loin. Les symphonies de Nielsen ayant toutefois déjà été <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=94192#p94192" rel="nofollow">précédemment</a> évoquées par Elendil, je me contenterai d'apporter quelques compléments s'agissant de ses œuvres orchestrales ayant fait l'objet d'enregistrements pour le disque. </p><p>En 1993, l'orchestre de la Beethoven Academie, formation belge qui fut créée cette année-là, a proposé l'interprétation d'une sélection d'œuvres de Nielsen pour un album CD édité à l'époque chez Harmonia Mundi. La sélection comprend le Concerto pour clarinette et orchestre (1928) opus 57, le poème symphonique <i>Pan et Syrinx</i> (1917-1918), l'ouverture <i>Amor og Digteren</i> (<i>Amour et le poète</i>, 1930) opus 54 — dans un arrangement écrit par le chef d'orchestre Emil Telmanyi —, et la <i>Petite suite pour cordes</i> (1888-1889) opus 1, le tout pouvant donner une idée de l'évolution de l'esthétique du compositeur tout le long de sa carrière. <br />L'œuvre la plus intéressante de l'album est, à mon goût, <i>Pan et Syrinx</i>, pastorale pour orchestre d'après <i>les Métamorphoses</i> d'Ovide, créée le 11 février 1918 à Copenhague, par l'orchestre de la Musikforeningen dirigé par Nielsen en personne. Ce poème symphonique a été écrit pour un ensemble symphonique sans trombones mais avec des percussions en sus des timbales (tambour, tambourin, xylophone, glockenspiel, triangle, cymbales et crotales) et un rôle important attribués aux instruments à vent, flûte, hautbois, clarinette, sans toutefois que la flûte joue un rôle aussi important et personnalisé que chez Claude Debussy dans le <i>Prélude à l'après-midi d'un faune</i> — et <i>a fortiori</i> dans <i>Syrinx</i> pour flûte seule associée à Pan —, ou que chez Maurice Ravel dans <i>Daphnis et Chloé</i>, Nielsen semblant plutôt, quoique seulement par moments, évoquer les protagonistes du récit mythique avec la clarinette et le hautbois. Un parallèle n'en a pas moins été fait entre cette œuvre de Nielsen, <span class="exergue">« scène de la nature pour orchestre »</span>, et la musique française, l'œuvre ayant été notamment qualifiée de <span class="exergue">« debussyesque »</span>, alors que pour ma part, je lui trouve plutôt une spécificité nielsenienne, le thème gréco-latin de l'histoire de Pan et Syrinx étant traité avec une atmosphère ensoleillée mais me semble-t-il moins méridionale dans son expression, malgré notamment l'usage des percussions, que les œuvres citées de Debussy et de Ravel, dont j'avoue certes être nettement plus familier, les appréciant beaucoup et les réécoutant très régulièrement. On sent cependant un sincère attachement du compositeur danois à la matière mythologique classique et son poème symphonique évoque le récit ovidien à travers une instrumentation très riche et expressive.<br />Parmi les autres œuvres de l'album, signalons que le Concerto pour clarinette et orchestre de Nielsen, créé le 11 octobre 1928 à Copenhague, est dédié au virtuose Aage Oxenvad, et que dans son <i>Guide de la musique symphonique</i>, François-René Tranchefort note que dans cette œuvre <span class="exergue">« la clarinette est un « personnage », — en harmonie, d'ailleurs, avec le dédicataire réputé pour son caractère irascible »</span>&#160; — personnage au tempérament <span class="exergue">« volontiers querelleur, et expansif. »</span> Et Tranchefort d'ajouter, selon moi avec pertinence : <span class="exergue">« Le <i>Concerto pour clarinette</i> [...] peut-il rivaliser avec ceux de Mozart, ou de Weber ? Il n'en possède pas le charme souverain, ni la grâce intérieure ; mais il n'y prétend pas vraiment, et — partition du XXe siècle — jalonne de façon marquante un répertoire pour l'instrument concertant qui n'est pas surabondant. »</span></p><p><a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767550766_cd_harmonia-mundi_nielsen_concerto_pan_syrinx_boeykens_caeyers_794881420421.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767550766_cd_harmonia-mundi_nielsen_concerto_pan_syrinx_boeykens_caeyers_794881420421.jpg' width='25%' alt='1767550766_cd_harmonia-mundi_nielsen_concerto_pan_syrinx_boeykens_caeyers_794881420421.jpg'/></a></p><ul><li><p><b>Carl Nielsen (1865-1931)</b> : <br />- <b><i>Pan et Syrinx. Pastorale</i>, Op. 49</b>, Beethoven Academie, dir. Jan Caeyers : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=uIeQfac0uOs" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=uIeQfac0uOs</a><br />- <b>Concerto pour clarinette, Op. 57</b>, Walter Boeykens (clarinette), Beethoven Academie, dir. Jan Caeyers : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=9DKRb8YIaj0" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=9DKRb8YIaj0</a></p></li></ul><p>Nettement plus proche de Weber me parait être l'ouverture de <i>Maskarade</i>, opéra bouffe en trois actes composé par Nielsen entre 1904 et 1906 (créé le 11 novembre 1906), sur un livret de Vilhelm Andersen d'après une pièce de l'écrivain danois Ludvig Holberg, et dont l'action se situe à Copenhague dans la première moitié du XVIIIe siècle. La brillante ouverture de cet opéra, vive et joyeuse, figure au programme d'un album dédié à Nielsen mais aussi à Grieg, édité en CD chez Decca en 1991, avec des interprétations d'œuvres par l'Orchestre symphonique de San Francisco (San Francisco Symphony) dirigé par Herbert Blomstedt ayant fait l'objet d'enregistrements entre 1988 et 1990. <br />Outre l'ouverture de <i>Maskarade</i>, le programme comprend la suite d'orchestre d'<i>Aladdin</i>, d'après une musique de scène (opus 34) composée par Nielsen en 1918-1919 pour la reprise, organisée par Johannes Poulsen au Théâtre royal de Copenhague, d'une pièce d'Adam Oehlenschläger (1779-1850) adaptant le conte d'Aladdin des <i>Mille et Une Nuits</i>. Nielsen ne fut pas enthousiaste à l'idée de composer cette musique de scène, malmenée par le metteur en scène Poulsen, mais qui rencontra cependant finalement un grand succès en elle-même et figure parmi les œuvres de Nielsen les plus connues internationalement. Très colorée, cette musique de Nielsen, dans sa thématique orientaliste, n'égale pas à mes yeux (ou plutôt à mes oreilles) la merveilleuse suite symphonique <i>Schéhérazade</i> de Rimski-Korsakov (dont j'ai déjà parlé ici <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=90457#p90457" rel="nofollow">précédemment</a>), mais elle est tout de même remarquable. Parmi les sept pièces constituant la suite d'<i>Aladdin</i>, j'apprécie notamment la « Danse chinoise » (IV), « La place du marché à Ispahan » (V) et la « Danse des Prisonniers » (VI). </p><p><a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767551383_cd_decca_grieg_nielsen_peer_gynt_aladdin_blomstedt_028942585720.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767551383_cd_decca_grieg_nielsen_peer_gynt_aladdin_blomstedt_028942585720.jpg' width='25%' alt='1767551383_cd_decca_grieg_nielsen_peer_gynt_aladdin_blomstedt_028942585720.jpg'/></a></p><ul><li><p><b>Carl Nielsen, Œuvres orchestrales</b>, San Francisco Symphony, dir. Herbert Blomstedt : <br />- <b><i>Maskarade</i>, FS 39</b> - Ouverture : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=sHMDUe-kqOI" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=sHMDUe-kqOI</a><br />- <b><i>Aladdin</i>, Op. 34 - Suite de concert</b> : IV. « Danse chinoise » : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=yI-SnUaTWKk" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=yI-SnUaTWKk</a><br />- <b><i>Aladdin</i>, Op. 34 - Suite de concert</b> : V. « La place du marché à Ispahan » : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=1S0cI5Bbek8" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=1S0cI5Bbek8</a><br />- <b><i>Aladdin</i>, Op. 34 - Suite de concert</b> : VI. « Danse des Prisonniers » : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=EdH0nOYGsEM" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=EdH0nOYGsEM</a></p></li></ul><p>En ce qui concerne <b>Edvard Hagerup Grieg</b> (qui, même loin de France depuis la Norvège, fut dreyfusard comme Magnard, signalons-le au passage), le programme de l'album CD de l'Orchestre symphonique de San Francisco chez Decca comprend les deux très célèbres suites d'orchestre de <i>Peer Gynt</i> (opus 46 et 55), d'après la musique de scène que Grieg composa à partir de janvier 1874 pour la pièce de théâtre (initialement un « drame à lire ») du dramaturge norvégien Henrik Ibsen et que le public découvrit d'abord sous cette forme à Christiania (actuelle Oslo) le 24 février 1876. Cette musique de scène fut une œuvre de commande qui, comme plus tard pour Nielsen avec Aladdin, assura finalement une bonne part de la notoriété internationale de Grieg, lequel écrivit pourtant ladite musique sans enthousiasme et laborieusement, comme en témoigne notamment une lettre d'août 1874 à son ami proche Frants Beyer : <span class="exergue">« <i>Peer Gynt</i> n'avance pas vite, et il est impossible que je le termine avant l'automne. C'est un sujet horriblement difficile à manier, à l'exception de certains passages, comme le chant de Solveig ; en fait, j'ai terminé ces passages. Et j'ai quelque-chose pour le château du roi de la montagne que je ne supporte véritablement pas d'écouter parce qu'il empeste la bouse de vache, le super-norvégianisme et l'auto-satisfaction. Mais je fais en sorte que l'ironie soit perceptible... »</span> Il semble qu'Ibsen et Grieg ne se soient pas bien entendus, et il n'y eu en tout cas pas de suite à cette collaboration. Sur les vingt-trois numéros que le compositeur norvégien écrivit avec parties vocales, il en sélectionna quatre pour une première suite d'orchestre en 1888 — « Au matin », « La mort d'Åase [mère de Peer Gynt] », « Danse d'Anitra », « Dans l'antre du roi de la montagne » —, puis cinq pour une seconde suite en 1891, rapidement réduite à quatre pièces — « Enlèvement de la mariée », « Danse arabe », « Retour de Peer Gynt », et la célèbre « Chanson de Solveig » en conclusion. Je préfère dans l'ensemble la première suite à la seconde, avec notamment les pièces « Au Matin » – morceau en si majeur qui du reste <span class="exergue">« fait penser bien plus au soleil du Nord qu'au Maroc (où est censé se dérouler l'action) »</span> comme le note justement Michel Parouty dans le <i>Guide de la musique symphonique</i> de Tranchefort – et « Dans l'antre du roi de la montagne », célèbre morceau en si mineur accompagnant le moment où Peer Gynt est amené devant le trône du roi des trolls de Dovre. Cependant, toutes les pièces des deux suites méritent l'écoute. </p><ul><li><p><b>Edvard Grieg (1843-1907), <i>Peer Gynt</i> suite d'orchestre n° 1, Op. 46</b>, San Francisco Symphony, dir. Herbert Blomstedt : <br />- I. « <b>Au matin</b> » (Allegro Pastorale) : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=1a7KpVFMvUI" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=1a7KpVFMvUI</a><br />- IV. « <b>Dans l'antre du roi de la montagne</b> » (Alla Marcia et Molto Marcato, Più Vivo, Stringendo al fine) : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=q3ACc1__ux4" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=q3ACc1__ux4</a> </p></li></ul><p>Les suites d'orchestre de <i>Peer Gynt</i> étant très connues et appréciées mais uniquement orchestrales, si l'on souhaite aller plus loin et se faire une idée de la musique de scène originale avec parties vocales, je recommande la version en dix pièces qu'en a proposé le chef britannique Thomas Beecham en 1956 et 1957, avec le Royal Philharmonic Orchestra accompagné de la Beecham Choral Society et de la soprano Ilse Hollweg, et qui a notamment été rééditée en 2010 au disque chez EMI, dans une compilation en album CD d'enregistrements d'œuvres de Grieg par Beecham. Ce dernier, né en 1879 et mort en 1961, connaissait bien la musique du compositeur norvégien, qui fut au programme du premier concert auquel il assista à l'âge de six ans, Beecham ayant plus tard, en 1899, fait figurer quelques pages de Peer Gynt au programme de son propre premier concert à l'âge de 20 ans. La musique de scène de Grieg pour <i>Peer Gynt</i>, comptait en fait, avec notamment celles de <i>L'Arlésienne</i> de Georges Bizet et du <i>Bourgeois Gentilhomme</i> de Richard Strauss, parmi les préférées de Beecham dans le genre. La version de Beecham en dix pièces de la musique de scène de <i>Peer Gynt</i> n'est pas une reconstitution complète, mais elle comprend les parties vocales, liées au contexte de la pièce de théâtre d'Ibsen, pour « Dans l'antre du roi de la montagne », la « Danse arabe », la « Chanson de Solveig » et la « Berceuse de Solveig ». </p><p><a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767553000_cd_emi_classics_grieg_peer_gynt_etc_beecham_5099996593424.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767553000_cd_emi_classics_grieg_peer_gynt_etc_beecham_5099996593424.jpg' width='25%' alt='1767553000_cd_emi_classics_grieg_peer_gynt_etc_beecham_5099996593424.jpg'/></a></p><ul><li><p><b>Edvard Grieg (1843-1907), <i>Peer Gynt</i>, musique de scène, Op. 23,</b>, Ilse Hollweg (soprano), Beecham Choral Society (dir. Denis Vaughan), Royal Philharmonic Orchestra, dir. Thomas Beecham : <br />- Acte II : n° 7, « <b>Dans l'antre du roi de la montagne</b> » : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=1h3uLRAYXGA" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=1h3uLRAYXGA</a><br />- Acte IV : n° 15, « <b>Danse arabe</b> » : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=0hGo9apNZ10" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=0hGo9apNZ10</a><br />- Acte IV : n° 18, « <b>Chanson de Solveig</b> » : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=9xcbeRAvnFI" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=9xcbeRAvnFI</a><br />- Acte V : n° 26, « <b>Berceuse de Solveig</b> » : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=8MweP1sDVUE" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=8MweP1sDVUE</a></p></li></ul><p>La compilation éditée par EMI en CD d'enregistrements d'œuvres orchestrales de Grieg par Beecham contient aussi la célèbre <i>Danse symphonique</i> n°2 (opus 64) très appréciée de Beecham, l'ouverture de concert <i>En Automne</i> (opus 11) que Grieg composa dans le contexte du voyage à Rome qu'il entama vers la fin de l'année 1865 avant de la remanier ultérieurement, et la Vieille romance norvégienne avec variations (opus 51) composée pour deux piano en 1890 et orchestrée entre 1900 et 1903. Ces deux dernières œuvres, que j'apprécie beaucoup, figurent aussi au programme d'un autre album consacré à Grieg, édité lui chez Deutsche Grammophon (DG) en 1989, avec des enregistrements réalisés en 1988 avec l'Orchestre symphonique de Göteborg dirigé par le chef Neeme Järvi. J'ai un attachement particulier pour cet album de chez DG, découvert par hasard lors d'une de mes pérégrinations parisiennes en 2011. Matthias Henke, dans le texte du livret de l'album, parle d'années décisives pour Grieg en ce qui concerne la période se situant autour de 1865, ce qui nous renvoie plus ou moins à l'année (de naissance de Magnard, Nielsen et Sibelius) que j'ai évoquée en préambule du présent message. Outre l'ouverture de concert <i>En Automne</i>, ce fut durant cette période que le jeune Grieg composa son unique symphonie, par laquelle commence l'album de chez DG. Commencée en 1863, l'année où Grieg, âgé de vingt ans, partit à Copenhague où il devrait rencontrer notamment sa future épouse Nina Hagerup, cette Symphonie en ut mineur fut achevée en mai 1864. Pour des raisons restées mystérieuses, Grieg en interdit l'exécution en 1867 – le manuscrit portant cette mention en page de titre : <span class="exergue">« Ne doit jamais être exécutée. E. G. »</span> – et sa première audition ne pu avoir lieu qu'en 1981 au festival de Bergen. Selon Michel Parouty, dans le <i>Guide</i> de Tranchefort, <span class="exergue">« la plupart des commentateurs s'accordent pour dire que cette œuvre, peu connue, ne traduit que bien faiblement l'art du musicien, malgré l'admiration pour Schumann qui transparaît au travers d'une orchestration qui demeure, malgré tout, bien lourde »</span>... mais je ne suis pas d'accord avec ce jugement que j'estime trop dur. Matthias Henke parle lui de cette symphonie, plus justement à mon sens, comme étant <span class="exergue">« un chef d'œuvre qui montre d'une part une parfaite maîtrise de la technique d'écriture de la symphonie classique et romantique et de l'autre, fascine par une structure mélodique et une atmosphère tout à fait particulières qui seront considérées plus tard comme typiques de Grieg »</span>, ces deux aspects étant évoqués bien plus en détail dans le livret (notamment l'influence du modèle symphonique de Beethoven). J'avoue apprécier au moins autant l'unique symphonie de Grieg que son Concerto pour piano, chef d'œuvre pourtant autrement plus célèbre et reconnu du compositeur norvégien. Bref, je recommande aussi l'écoute de ce très bel album de chez DG, que je réécoute régulièrement. </p><p><a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767554158_cd_dg_grieg_symphonie_etc_jarvi_028942732124.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767554158_cd_dg_grieg_symphonie_etc_jarvi_028942732124.jpg' width='25%' alt='1767554158_cd_dg_grieg_symphonie_etc_jarvi_028942732124.jpg'/></a></p><ul><li><p><b>Edvard Grieg, Œuvres orchestrales</b>, Gothenburg Symphony Orchestra (Göteborgs Symfoniker ou Orchestre symphonique de Göteborg), dir. Neeme Järvi : <br />- <b>Symphonie en ut mineur</b> - I. Allegro molto : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=afTv6ptvS4E" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=afTv6ptvS4E</a><br />- <b>Symphonie en ut mineur</b> - II. Adagio espressivo : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=5XC_0NQweC0" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=5XC_0NQweC0</a><br />- <b>Symphonie en ut mineur</b> - III. Intermezzo. Allegro energico : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=iC__8i9a-9o" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=iC__8i9a-9o</a><br />- <b>Symphonie en ut mineur</b> - IV. Finale. Allegro molto vivace : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=FwhtwHq5LRc" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=FwhtwHq5LRc</a><br />- <b><i>En Automne</i>, Op. 11</b>, ouverture de concert pour grand orchestre (Andante - Allegro agitato - Allegro marcato e maestoso) : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=GyUgKcFKxfo" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=GyUgKcFKxfo</a></p></li></ul><p>Pour la petite histoire, au début de la semaine de Noël dernier, qui fut marquée en particulier par un lundi très neigeux ayant eu des conséquences jusqu'au mercredi (24 décembre 2025), j'avais continuellement en tête toutes ces œuvres orchestrales de Grieg tandis que je m'employais à patiemment « déneiger » à la pelle et au balais les accès à mon logis. J'avais même parfois l'impression que des trolls aux petits yeux bleus perçants, sales et pas forcément très grands <b>(*)</b>, s'amusaient tantôt à secouer malicieusement les branches du frêne tout près de ma maison pour faire tomber de la neige là où je venais de déblayer, tantôt à pousser la neige entassée sur le toit vers la gouttière au bord de celui-ci, dans l'espoir de me la faire tomber sur la tête au moment de mon passage par la porte d'entrée pour sortir dehors (j'ai eu de la chance sur ce point, mais il a quand même fallu « déneiger » régulièrement jusqu'au mercredi)... </p><p><small><b>(*)</b> : j'avoue avoir été très influencé, depuis l'enfance, par la représentation des trolls proposée par l'illustrateur Rien Poortvliet, bien plus que par d'autres (y compris celle de Tolkien).</small></p><p class="separation"></p><p>Je tiens à présent, en ce début d'année 2026, à répondre enfin à un ancien <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93225#p93225" rel="nofollow">message d'Elendil</a> du 20 septembre 2024, concernant <b>Richard Strauss</b>. </p><div class="quotebox"><cite>En septembre 2024, dans le présent fuseau, Elendil a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Faute de temps, je comptais plus évoquer la suite de mes écoutes à propos de compositeurs que j'avais déjà mentionnés ici plutôt que d'ouvrir de nouveaux « chapitres », mais je me sens obligé de remercier Hyarion pour m'avoir corrigé (je ne sais plus trop où) à propos de <i>la Chauve-souris</i>, opérette dont je trouve la musique d'une insupportable sucrerie et que j'attribuais erronément à Richard Strauss plutôt qu'à Johann Strauss fils (d'autant qu'il n'y a aucun lien de parenté entre les deux).</p></div></blockquote></div><p>J'ai effectivement évoqué la musique de Johann Strauss fils dans une partie de mon <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93086#p93086" rel="nofollow">long message</a> du 10 juin 2024 : elle ne relève certainement pas autant pour moi de la sucrerie que pour toi, mais tant mieux si cette évocation a permis de faire plus clairement la part des choses entre le natif de Vienne <u>Johann Strauss II</u> « le roi de la valse » (1825-1899) et le natif de Munich <u>Richard Strauss</u> (1864-1949)... même si on pourra tout de même noter que ce dernier, Richard Strauss, a lui aussi composé des valses, constituant une belle suite pour le troisième acte de son opéra <i>Le Chevalier à la rose</i> (<i>Der Rosenkavalier</i>, op. 59)... ;-)</p><p><a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767556305_3cd_dg_strauss_tone_poems_bohm_028946319024.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767556305_3cd_dg_strauss_tone_poems_bohm_028946319024.jpg' width='25%' alt='1767556305_3cd_dg_strauss_tone_poems_bohm_028946319024.jpg'/></a></p><ul><li><p><b>Richard Strauss (1864-1949), <i>Le Chevalier à la rose</i> (<i>Der Rosenkavalier</i>), Op. 59, TrV 227</b>, Berliner Philharmoniker, dir. Karl Böhm : <br />- Suite de valses de l'Acte III : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=zqXvsT-ZNBE" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=zqXvsT-ZNBE</a></p></li></ul><div class="quotebox"><cite>Elendil a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Cela m'a incité à m'intéresser de plus près à Richard Strauss, que j'avais largement négligé jusqu'à cette année [2024]. En fait, j'ai déjà mentionné <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93063#p93063" rel="nofollow">en passant</a> son opéra <i>Salomé</i>, qui est une vraie splendeur. Plus récemment, j'ai fait l'acquisition d'un coffret regroupant l'intégrale de ses œuvres symphoniques enregistrées par Rudolf Kempe avec la Staatskapelle de Dresde. Très beau coffret, avec un son magnifique et un chef qui connaît intimement Strauss.</p></div></blockquote></div><p>J'ai moi-même plusieurs fois évoqué <i>Salomé</i> et de fait nous en avons déjà parlé. Je signale au passage que depuis, il y a déjà plus d'un an, en décembre 2024, un DVD de l'interprétation de <i>Salomé</i> filmée par Götz Friedrich, avec notamment Teresa Stratas dans le rôle-titre, que tu m'avais recommandé, est arrivé dans ma vidéothèque et qu'à son arrivée, comme de juste, mon Cthulhu de compagnie lui a fait bon accueil et que j'en ai pour ma part apprécié le contenu comme je l'espérais (la performance de Stratas est vraiment excellente). </p><p><a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767555445_2024-12-11_174445_strauss_salome_stratas_bohm_-_cthulhu_approved_-_photo_benjamin_bories.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767555445_2024-12-11_174445_strauss_salome_stratas_bohm_-_cthulhu_approved_-_photo_benjamin_bories.jpg' width='35%' alt='1767555445_2024-12-11_174445_strauss_salome_stratas_bohm_-_cthulhu_approved_-_photo_benjamin_bories.jpg'/></a></p><p>Quant au chef d'orchestre Rudolf Kempe, c'était effectivement un très fin connaisseur de l'œuvre de Strauss, dans le sillage notamment de Karl Böhm (1894-1981), qui lui fut un ami du compositeur (et qui, du reste, dirige l'Orchestre philharmonique de Vienne dans la version filmée de <i>Salomé</i> avec Teresa Stratas, précédemment évoquée). </p><p>De fait, mes éditions de référence au disque sont, entre autres, les enregistrements des poèmes symphoniques par Karl Böhm dirigeant la Staatskapelle de Dresde et l'Orchestre philharmonique de Berlin entre 1957 et 1972, réunis en 1999 en une édition en trois CDs chez Deutsche Grammophon – <a href="https://www.discogs.com/fr/release/7482332-Strauss-Karl-B%C3%B6hm-Staatskapelle-Dresden-Berliner-Philharmoniker-Tone-Poems" rel="nofollow">édition</a> qui comprend aussi notamment des enregistrements de la danse de <i>Salomé</i> et des valses du <i>Le Chevalier à la rose</i>, précédemment évoquées – , ainsi que l'enregistrement des concertos pour instruments à vent par Rudolf Kempe avec la Staatskapelle de Dresde en 1975, édité en <a href="https://www.discogs.com/fr/release/8938677-Richard-Strauss-Staatskapelle-Dresden-Rudolf-Kempe-Wind-Concertos" rel="nofollow">album</a> CD chez EMI en 1989 et faisant en fait partie de l'intégrale des œuvres orchestrales de Strauss par Kempe éditée en 2019 chez Warner Classics, <a href="https://www.discogs.com/fr/release/16150931-Richard-Strauss-Staatskapelle-Dresden-Rudolf-Kempe-Complete-Orchestral-Works" rel="nofollow">intégrale</a> en neuf CDs qu'Elendil a mentionnée <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93225#p93225" rel="nofollow">précédemment</a> et que j'ai d'ailleurs moi-même acquise ultérieurement.&#160; </p><p><a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767555749_9cd_warner_classics_strauss_orchestral_works_kempe_0190295542511.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767555749_9cd_warner_classics_strauss_orchestral_works_kempe_0190295542511.jpg' width='25%' alt='1767555749_9cd_warner_classics_strauss_orchestral_works_kempe_0190295542511.jpg'/></a></p><div class="quotebox"><cite>Elendil a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Il y a de vraie gemmes là-dedans, notamment les poèmes symphoniques <i>Ainsi parlait Zarathoustra</i> (Op. 30) ou <i>Mort et Transfiguration</i> (Op. 24). Toutefois, c'est <i>Une vie de héros</i> (Op. 40) que je voudrais mentionner, car il est intéressant de voir les similitudes entre les différents mouvements, qui reflètent la conception qu'il avait de la carrière d'un héros, et la vie d'Aragorn selon Tolkien. Le thème principal du premier mouvement « Le héros » est particulièrement marquant, sans grandiloquence, et me semble éminemment adapté à un personnage dont l'héroïsme est déjà présent, mais qui n'est pas encore reconnu comme tel aux yeux du monde. De même, l'aspect cacophonique du deuxième mouvement « Les adversaires du héros » me paraît être une très bonne représentation musicale des Orques de Tolkien. Vient ensuite « La compagne du héros », qui évite adroitement toute mièvrerie et me semble pouvoir assez bien s'accorder avec l'aspect de belle étrangeté des Elfes. La musique passe alors au « Champ de bataille du héros », qui évoque évidemment la rencontre avec les adversaires, la lutte et la victoire finale. La musique ne s'arrête pas là, mais continue avec « L'œuvre de paix du héros » et se termine avec le « Retrait du monde du Héros et son accomplissement », thèmes éminemment tolkieniens s'il en est. (La partition a été critiquée pour la longueur de cette dernière partie, qui n'en finit pas de se finir, et sans doute Strauss aurait-il dû l'abréger un peu, mais cela m'évoque tout de même la scène de la chevauchée des Porteurs à la toute fin du SdA.) Notons tout de même deux bémols à cette description : en réalité, la partition serait au moins en partie autobiographique, évoquant la vie personnelle de Strauss d'une manière assez « romancée », et les titres des morceaux ont en fait été donnés après coup par Lawrence Gilman, après différents entretiens qu'il avait eu avec Strauss. N'empêche, si une adaptation du SdA avait été mise en musique par Strauss, je suis persuadé que ça aurait eu de la gueule...</p></div></blockquote></div><p>Je suis, pour ma part, convaincu que Richard Strauss aurait très bien pu évoquer en musique l'univers de Tolkien, compte tenu de ce qu'il donne à entendre notamment dans des poèmes symphoniques tels que <i>Till l'Espiègle</i> (<i>Till Eulenspiegels lustige Streiche</i>), op. 28 (1895), <i>Une vie de héros</i> (<i>Ein Heldenleben</i>), op. 40 (1899) et <i>Une Symphonie alpestre</i> (<i>Eine Alpensinfonie</i>), op. 64 (1915)... Sa capacité à créer avec un langage sonore empreint de sensibilité et de poésie le place dans la lignée de Richard Wagner, Franz Liszt et bien sûr Hector Berlioz. S'agissant de ce dernier, précisons que Richard Strauss a édité en 1904 une édition allemande augmentée du fameux <i>Traité d'instrumentation et d'orchestration</i> que Berlioz avait publié en 1844 et 1855, cette traduction en allemand ayant été rééditée en 1905 et constituant un heureux témoignage de l'admiration de Strauss pour le compositeur français (Strauss apporte une mise à jour au <i>Traité</i> concernent certains instruments modernes et ajoute des exemples musicaux). À noter que comme l'a écrit Peter Meyer, dans le <i>Dictionnaire de la musique : Les hommes et leurs œuvres</i> dirigé par Marc Honegger (nouvelle édition, Bordas, 1986, volume 2, entrée « Strauss, Richard Georg », p. 1209), <span class="exergue">« L'œuvre de Strauss embrasse la majorité des genres musicaux, à l'exception de la musique religieuse, car le compositeur restait étranger non seulement à l'Église mais au christianisme même. »</span> Cela peut peut-être en partie expliquer le fait que Strauss, par son esprit relativement libre, soit notamment l'auteur d'un poème symphonique comme <i>Ainsi parlait Zarathoustra</i> (<i>Also sprach Zarathustra</i>), op. 30 (1896), <span class="exergue">« librement composé d'après Friedrich Nietzsche »</span>. Meyer ajoute plus loin, toujours factuel : </p><div class="citation"><p>Richard Strauss est un attardé. Sa musique est toute empreinte de classicisme et de romantisme. Jamais — voire dans ses œuvres les plus audacieuses, <i>Salomé</i> ou <i>Elektra</i> — il n'a porté atteinte aux fondements de la musique traditionnelle, comme Schönberg à la même époque. Au contraire, il a poussé à la limite les moyens d'expression créés par les XVIIIe et XIXe siècles. C'est pourquoi il convient de le considérer comme le dernier représentant important de l'époque classique et romantique. </p></div><div class="citation source"><p>Peter Meyer, entrée « Strauss, Richard Georg », in Marc Honegger, dir., <i>Dictionnaire de la musique : Les hommes et leurs œuvres</i>, nouvelle édition, Bordas, 1986, volume 2, p. 1210 (p. 1208-1210).</p></div><p>Et de fait, j'ai toujours trouvé remarquable, chez Strauss, sa maîtrise de la composition et de l'orchestration dans le sillage de ses prédécesseurs en la matière, de Mozart à Wagner... mais sans pour autant qu'il paraisse n'être qu'un simple suiveur ou imitateur. Combien de fois ai-je cru, au moins un instant, reconnaître à tort une ouverture de Richard Wagner en entendant, à la radio, les premières mesures épiques de l'<i>Allegro molto con brio</i> ouvrant <i>Don Juan</i>, op. 20 ! Écrit par un jeune Richard Strauss de 24 ans, de mai à septembre 1888 (les premiers thèmes musicaux ayant été conçus à Padoue lors d'un séjour italien de l'artiste), créé à Weimar en novembre 1889 sous la direction de l'auteur, il s'agit de son premier poème symphonique achevé, évocation entre désir, possession et désespoir de la figure de Don Juan qui « rêve d'étreindre toute la jouissance humaine » selon les mots de Romain Rolland, ami et correspondant français du compositeur. </p><p><a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767556305_3cd_dg_strauss_tone_poems_bohm_028946319024.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767556305_3cd_dg_strauss_tone_poems_bohm_028946319024.jpg' width='25%' alt='1767556305_3cd_dg_strauss_tone_poems_bohm_028946319024.jpg'/></a></p><ul><li><p><b>Richard Strauss, <i>Don Juan</i>, poème symphonique d'après Nikolaus Lenau, Op. 20, TrV 156</b>, Staatskapelle Dresden, dir. Karl Böhm : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=Kte47bbDPw4" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=Kte47bbDPw4</a></p></li></ul><div class="quotebox"><cite>Elendil a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Enfin, j'ai déjà mentionné mon amour pour le cor, et mes réserves vis-à-vis de l'ensemble des concertos pour cor du répertoire, qui s'efforcent bien souvent de donner à ce dernier un rôle plus virtuose que ce qui convient à sa sonorité. Ces réserves, Strauss les surmonte parfaitement dans son Concerto pour cor et orchestre n° 1 en Mi bémol majeur (Op. 11), œuvre de jeunesse pourtant, et plus encore dans son Concerto n° 2 en Mi bémol majeur (TrV 283), composé dans les dernières années de sa vie, où il démontre sa grande sensibilité harmonique et sait révéler la poésie propre à cet instrument. (NB : J'ai appris au passage que le père de Strauss avait été un des meilleurs cornistes solo de son temps ; ceci explique certainement cela.)</p></div></blockquote></div><p>J'espérais bien que ces deux concertos pour cor t'intéressaient... ;-) <br />En matière de style, ils me font fortement penser à Mozart, ainsi qu'à son héritage musical de la fin du XVIIIe siècle et de la première moitié du XIXe, notamment la musique instrumentale de Carl Maria von Weber (dont il faudra bien que je reparle dès que possible...). L'usage des instruments à vents (notamment les flûtes) dans le deuxième mouvement du premier concerto pour cor me rappelle même parfois, assez précisément même si c'est une impression personnelle, l'usage qu'en a fait Hector Berlioz par endroits dans son <i>Lelio</i> (œuvre originale évoquée parmi d'autres, pour mémoire, dans le long <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93023#p93023" rel="nofollow">message</a> que j'ai précédemment consacré à Berlioz en ces lieux). <br />Il est assez remarquable que les deux œuvres concertantes pour cor de Richard Strauss soient, à mon sens, si proches, alors que six décennies séparent pourtant leurs compositions respectives, ce que l'on ne soupçonnerait pas en les écoutant « à l'aveugle », et notamment en passant successivement du troisième et dernier mouvement <i>Allegro</i> du Concerto n°1 au premier mouvement du second concerto, lui aussi <i>Allegro</i>. </p><p>Depuis l'enfance, Strauss était effectivement familier du cor grâce à son père Franz Strauss, éminent corniste chef de pupitre à l'Orchestre de la cour de Munich – et aussi anti-wagnérien notoire par ailleurs, mais dont le fils saura s'émanciper sur ce point –, père auquel le Concerto pour cor n°1 en mi bémol majeur, terminé en 1883, est en fait dédié. Concernant cette œuvre de jeunesse, ainsi que le note Ernst Krause (1911-1997), dans un texte d'après un article de ce musicologue spécialiste de Strauss (figurant dans le livret accompagnant mon édition de référence au disque de ces concertos que j'ai déjà mentionnée plus haut), <span class="exergue">« si l'on considère son esprit classico-romantique, ses emprunts naïfs à Schumann (mouvement central) et à Weber (Finale), concerto ne laisse en rien prévoir le <i>Sturm und Drang</i> (« Orage et passion ») de <i>Don Juan</i> avec lequel cinq ans plus tard Strauss allait secouer le public mélomane de Munich. »</span> </p><p>Quant au Concerto pour cor n° 2 également en mi bémol majeur, le compositeur l'écrit soixante ans plus tard, en pleine Deuxième Guerre mondiale, dans un contexte personnel difficile. Strauss avait cru un temps pouvoir « s'adapter » à la mise en place du régime nazi, en acceptant naïvement de présider la RMK (Reichsmusikkammer ou Chambre de Musique du Reich) dès 1933, avant d'être contraint de démissionner en 1935 pour s'être notamment opposé à ce que le nom de son ami juif exilé Stefan Zweig soit effacé sur l'affiche de son opéra <i>La Femme silencieuse</i> (<i>Die schweigsame Frau</i>), dont Zweig avait écrit le livret. Marginalisé dès lors par le régime mais tout en restant associé à plusieurs évènements de propagande en raison de sa notoriété, soucieux de protéger sa belle-fille – « demi-juive » selon la méphitique législation du IIIe Reich – et ses deux petits-fils, il s'était installé avec la famille de son fils en septembre 1941 à Vienne : c'est dans cette ville que la composition du Concerto pour cor n° 2 fut achevée, en novembre 1942, Strauss désormais très âgé s'étant ensuite finalement retiré, en juin 1943, dans sa maison bavaroise de Garmisch, près de la frontière autrichienne. L'œuvre fut créé en août 1943 à Salzbourg, avec le corniste Gottfried von Freiberg en soliste et l'Orchestre philharmonique de Vienne dirigé par Karl Böhm. En 1945, dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale en Europe, protégé par des officiers américains mélomanes, Strauss quittera l'Allemagne pour la Suisse, et n'échappera pas à un procès en dénazification mais au terme duquel il sera cependant acquitté en 1948. De retour à Garmisch, il y mourra l'année suivante, âgé de 85 ans, suivi de peu par son épouse, Pauline Strauss-de Ahna (1863-1950), qui ne lui survrira que quelques mois. (Pour plus de détails concernant Strauss et la période du IIIe Reich, on pourra consulter l'article d'Élise Petit mis en ligne sur le site « Music and the Holocaust » : <br /><a href="https://holocaustmusic.ort.org/fr/politics-and-propaganda/third-reich/strauss-richard/" rel="nofollow">https://holocaustmusic.ort.org/fr/polit … s-richard/</a> )</p><p>Personnellement, ce sont l'ensemble des concertos pour instruments à vent de Strauss, surtout donc composés vers la fin de sa vie, que j'apprécie, soit donc les deux concertos pour cor déjà cités, mais aussi : <br />- le Concerto pour hautbois et petit orchestre en ré majeur, achevé à Baden, près de Zurich, en octobre 1945, durant l'exil suisse de Strauss, et composé suite à une suggestion de John de Lancie (1921-2002), un jeune hautboïste américain en poste en Bavière en tant que militaire ; <br />- et le Double concertino – <i>Duett-Concertino</i> – pour clarinette et basson, avec orchestre à cordes et harpe, écrit en 1947, essentiellement à Montreux, pour l'orchestre de la radio suisse italienne, et créé en avril 1948 à Lugano. </p><p>Le Concerto pour hautbois, créé en février 1946 à Zürich, nécessite un petit orchestre comprenant seulement des instruments à vent, deux cors et des cordes. Là encore, le compositeur a choisi un style néo-classique, et comme le remarque notamment Ernst Krause, <span class="exergue">« les thèmes de l'<i>Allegro moderato</i> initial, dans lequel flûte et clarinette viennent souvent se mêler au hautbois, semblent saluer Mozart ! »</span>. <br />En ce qui concerne le <i>Duett-Concertino</i>, Strauss a révélé, dans une lettre de dédicace à un ami bassoniste de l'Orchestre philharmonique de Vienne (Hugo Burghauser), l'idée poétique ayant inspirée la composition : l'histoire d'une princesse et d'un ours. Représenté par le basson, un ours grommelant courtise une jeune princesse, représentée par la clarinette, en dansant autour d'elle, jusqu'à ce que celle-ci se rende compte qu'elle peut être plus maligne que l'animal. Elle continue donc de joyeusement danser jusqu'à ce que l'ours maladroit se transforme finalement en prince. Qui sait, à cette aune, Strauss aurait peut-être pu mettre en musique l'idée tolkienienne des ours dansants figurant dans un des textes de <i><a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=7534" rel="nofollow">NoMe</a></i> (<i>The Nature of Middle-earth</i>)... <br />Son double concertino pour clarinette et basson est en tout cas injustement méconnu, alors qu'il s'agit sans doute de sa meilleure œuvre concertante et la plus originale.&#160; </p><p><a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767556726_the_princess_and_the_bear_by_ghislaine_howard_b1953.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767556726_the_princess_and_the_bear_by_ghislaine_howard_b1953.jpg' width='35%' alt='1767556726_the_princess_and_the_bear_by_ghislaine_howard_b1953.jpg'/></a><br /><small>Ghislaine Howard (née en 1953).<br /><i>The Princess and the Bear</i>, sans date. <br />(tableau utilisé comme illustration d'un album CD chez Hyperion en 2018 contenant notamment un enregistrement du <i>Duett-Concertino</i> de Richard Strauss).<br />Huile sur panneau, 22,5 x 30 cm.<br />Collection privée.</small></p><p>Bref, avec Richard Strauss, autant je suis interpellé par la dimension stylistiquement wagnérienne d'œuvres symphoniques comme <i>Don Juan</i> ou <i>Une vie de héros</i>, et par l'audace d'une œuvre comme <i>Salomé</i>, autant c'est la dimension mozartienne de ces œuvres concertantes pour instruments à vent que je trouve remarquable, loin de tout sentiment de simple imitation : dans tous les cas, quelle maîtrise ! Et quel agrément pour les oreilles... </p><p><a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767557621_cd_emi_strauss_wind_concertos_kempe_077776966120.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767557621_cd_emi_strauss_wind_concertos_kempe_077776966120.jpg' width='25%' alt='1767557621_cd_emi_strauss_wind_concertos_kempe_077776966120.jpg'/></a></p><ul><li><p><b>Richard Strauss, Concertos pour instruments à vent</b>, Peter Damm (cor), Manfred Clement (hautbois), Staatskapelle Dresden, dir. Rudolf Kempe : <br />- <b>Concerto pour cor n° 1 en mi bémol majeur, Op. 11</b> - II. Andante : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=rMu_fPd28TE" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=rMu_fPd28TE</a><br />- <b>Concerto pour cor n° 2 en mi bémol majeur, (TrV 283, AV 132)</b> - III. Rondo. Allegro molto : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=3LSB_zYXIBA" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=3LSB_zYXIBA</a><br />- <b>Concerto pour hautbois en ré majeur (TrV 292)</b> - I. Allegro moderato : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=X7kmW0G9CRY" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=X7kmW0G9CRY</a></p></li></ul><p><a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767557645_cd8_warner_classics_strauss_orchestral_works_kempe_0190295542511.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767557645_cd8_warner_classics_strauss_orchestral_works_kempe_0190295542511.jpg' width='25%' alt='1767557645_cd8_warner_classics_strauss_orchestral_works_kempe_0190295542511.jpg'/></a></p><ul><li><p><b>Richard Strauss, <i>Duett-Concertino</i> ou Double concertino pour clarinette et basson, avec orchestre à cordes et harpe, en fa majeur (TrV 293)</b>, Manfred Weise (clarinette), Wolfgang Liebscher (basson), Staatskapelle Dresden, dir. Rudolf Kempe : <br />- <b>I.</b> Allegro moderato : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=oJv-CjvY340" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=oJv-CjvY340</a><br />- <b>II.</b> Andante : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=dM9Uqu8XKSo" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=dM9Uqu8XKSo</a><br />- <b>III.</b> Rondo. Allegro ma non troppo : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=ynaw5ZqzvT8" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=ynaw5ZqzvT8</a></p></li></ul><p class="separation"></p><p>Je terminerai ce long message par un retour à la musique française, en écho à mon <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=94254#p94254" rel="nofollow">précédent message</a> plus succinctement consacré aux musiques de films liées à une certaine actualité nécrologique. Suite à la disparition de <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=94771#p94771" rel="nofollow">Brigitte Bardot</a>, il me parait opportun d'évoquer, pour la première fois dans le présent fuseau, le travail d'un des meilleurs compositeurs de musique pour le cinéma du XXe siècle, à savoir Georges Delerue (1925-1992), natif de Roubaix et dont on a commémoré en 2025 le centenaire de la naissance – comme on a commémoré, cette même année dernière, le cent-cinquantième anniversaire de la naissance de Maurice Ravel (1875-1937), dont il faudra bien, si possible, que je reparle ici dans quelque temps... </p><p>À propos d'une partie de son travail pour le cinéma dans les années 1960, Georges Delerue déclarait : <span class="exergue">« À l'époque de la Nouvelle Vague, il y avait deux écoles : une tendance à écrire une musique extrêmement fidèle à l'action ; une autre qui encourageait un détachement, une distanciation par rapport à l'image. Moi, j'ai préféré aller dans la deuxième direction. »</span> L'illustration parfaite de ce propos se trouve sans doute dans la musique orchestrale que Delerue a composée pour le célèbre film <i>Le Mépris</i> (1963) de Jean-Luc Godard, d'après le roman d'Alberto Moravia — avec Brigitte Bardot et Michel Piccoli dans les rôles principaux —, une musique pleine de profondeur dramatique et de mélancolie intemporelle, qui convient bien, du moins à mes yeux, à cette période de l'année (comme à d'autres moments)... Elle figure, avec d'autres musiques de films de Delerue composées à la même époque, dans un album CD de la série « Écoutez le cinéma » (n°06) paru chez Universal en 2001. De mon point de vue, l'« Ouverture », en particulier, est toujours émouvante à la réécoute, dès les premières notes : j'aurai pu la faire entendre lors des obsèques de ma mère... </p><p><a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767558976_cd_universal_delerue_le_mepris_etc_044001347726.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1767558976_cd_universal_delerue_le_mepris_etc_044001347726.jpg' width='25%' alt='1767558976_cd_universal_delerue_le_mepris_etc_044001347726.jpg'/></a></p><ul><li><p><b>Georges Delerue (1925-1992), musique pour le film <i>Le Mépris</i> (Jean-Luc Godard, 1963)</b>, orchestre symphonique de studio dirigé par Georges Delerue : <br />- <b>« Ouverture »</b> : <br /><b><a href="https://www.youtube.com/watch?v=t70BxxOhj-g" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=t70BxxOhj-g</a></b> <br /><small>(ou <a href="https://www.youtube.com/watch?v=1qkSXNiYN2o" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=1qkSXNiYN2o</a> )</small><br />- <b>« Camille »</b> : <br /><b><a href="https://youtube.com/watch?v=OiUUIW9s_zU" rel="nofollow">https://youtube.com/watch?v=OiUUIW9s_zU</a></b> <br /><small>(ou <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ZPtQWm2QmXI" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=ZPtQWm2QmXI</a> )</small><br />- <b>« Générique »</b> : <br /><b><a href="https://youtube.com/watch?v=N_QiBDGJ__4" rel="nofollow">https://youtube.com/watch?v=N_QiBDGJ__4</a></b> <br /><small>(ou <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Y8vBsFmWmMc" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=Y8vBsFmWmMc</a> )</small><br />- <b>« Capri »</b> : <br /><b><a href="https://www.youtube.com/watch?v=6b0vi9L-KJw" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=6b0vi9L-KJw</a></b><br /><small>(ou <a href="https://www.youtube.com/watch?v=hsVgCKaU8qk" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=hsVgCKaU8qk</a> )</small><br />- <b>« Paul »</b> : <br /><b><a href="https://youtube.com/watch?v=ii3TMOv7H-Q" rel="nofollow">https://youtube.com/watch?v=ii3TMOv7H-Q</a></b> <br /><small>(ou <a href="https://www.youtube.com/watch?v=6oD3Nn0wcJg" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=6oD3Nn0wcJg</a> )</small><br />- <b>« La rupture chez Prokoch »</b> : <br /><b><a href="https://youtube.com/watch?v=Lqpe36z7r1M" rel="nofollow">https://youtube.com/watch?v=Lqpe36z7r1M</a></b> <br /><small>(ou <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Ub_-z_y4BWE" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=Ub_-z_y4BWE</a> )</small></p></li></ul><p><i>Peace and Love</i>, </p><p>B.</p><br /><p><small>[EDIT: corrections de fautes diverses...]</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Hyarion)]]></author>
			<pubDate>Sun, 04 Jan 2026 20:47:28 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=94827#p94827</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Et vous, qu'écoutez-vous ?]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=94254#p94254</link>
			<description><![CDATA[<p>Il y a maintenant bien des semaines que je reporte une nouvelle contribution dans le présent fuseau... Il faut trouver le temps. Si Elendil veut bien patienter un peu, j'aurai peut-être quelques compléments à apporter concernant Carl Nielsen (qui a, du reste, un point commun avec Albéric Magnard), entre autres choses que j'ai prévu depuis longtemps d'évoquer ici. </p><p>En attendant, cette nuit, avant d'aller me coucher, pourquoi ne pas partager un peu de la musique symphonique de films que j'écoute régulièrement ces temps-ci, chez moi ou en voiture ? C'est un petit complément musical à l'<a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=94207#p94207" rel="nofollow">hommage</a> aux grands disparus du mois dernier : Robert Redford et Claudia Cardinale. </p><p><a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1759357826_cd_mca_barry_out-of-africa_soundtrack_07673261582.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1759357826_cd_mca_barry_out-of-africa_soundtrack_07673261582.jpg' width='25%' alt='1759357826_cd_mca_barry_out-of-africa_soundtrack_07673261582.jpg'/></a></p><ul><li><p><b>Jonathan Barry Prendergast, dit John Barry (1933-2011), musique pour le film <i>Out of Africa</i> (Sydney Pollack, 1985)</b>, extraits, orchestre symphonique de studio dirigé par John Barry : <br />- <b>Main Title (I Had A Farm In Africa)</b> : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=ecPJxghJteg" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=ecPJxghJteg</a><br />- <b>I'm Better At Hello (Karen's Theme I)</b> : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=cM0OICvLUsE" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=cM0OICvLUsE</a><br />- <b>Have You Got A Story For Me?</b> : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=VBmcsrdJj18" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=VBmcsrdJj18</a><br />- <b>I Had A Compass From Denys (Karen's Theme II)</b> : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=j6uvMGFnT54" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=j6uvMGFnT54</a><br />- <b>If I Know A Song Of Africa (Karen's Theme III)</b> : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=CwdR_g6tQx4" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=CwdR_g6tQx4</a><br />- <b>End Title (You Are Karen)</b> : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=YdG9JRVVJso" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=YdG9JRVVJso</a></p></li></ul><p><a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1759357903_cd_cam_rota_il-gattopardo_soundtrack_ferrara_8024709000729.jpg'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1759357903_cd_cam_rota_il-gattopardo_soundtrack_ferrara_8024709000729.jpg' width='25%' alt='1759357903_cd_cam_rota_il-gattopardo_soundtrack_ferrara_8024709000729.jpg'/></a></p><ul><li><p><b>Giovanni Rota Rinaldi, dit Nino Rota (1911-1979), musique pour le film <i>Il Gattopardo</i> (Luchino Visconti, 1963)</b>, extraits, orchestre symphonique de studio dirigé par Franco Ferrara : <br />- <b>Titoli Di Testa / Viaggio A Donnafugata</b> : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=jHCw13fBN1Q" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=jHCw13fBN1Q</a><br />- <b>Angelica E Tancredi</b> : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=g75VXiSm1NY" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=g75VXiSm1NY</a><br />- <b>I Sogni Del Principe / Giovani Eroi / Partenza Di Tancredi / Amore E Ambizione / Quasi In Porto / Finale</b> : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=pA0CNyJanlI" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=pA0CNyJanlI</a><br />- <b>Mazurka</b> : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=0zeDl-n5pwQ" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=0zeDl-n5pwQ</a><br />- <b>Valzer Brillante</b> (composée par Giuseppe Verdi [1813-1901]) : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=TF39V0ePKYU" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=TF39V0ePKYU</a><br />- <b>Valzer Del Commiato</b> : <br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=EyIX0-lr5Qo" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=EyIX0-lr5Qo</a></p></li></ul><p>Bonne nuit à toutes et à tous,</p><p>B.</p><br /><p><small>[EDIT (02/10/2025, 00:31): rajout des pochettes de disques en illustration]</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Hyarion)]]></author>
			<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 21:59:11 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=94254#p94254</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Et vous, qu'écoutez-vous ?]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=94195#p94195</link>
			<description><![CDATA[<p>Tu n'as peut-être pas toujours le temps d'écrire mais quand tu le fais, c'est riche&#160; <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/smile.png" alt="smile" /> <br />Merci Elendil pour ces compositeurs à découvrir...<br />S.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Silmo)]]></author>
			<pubDate>Fri, 19 Sep 2025 05:49:11 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=94195#p94195</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Et vous, qu'écoutez-vous ?]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=94192#p94192</link>
			<description><![CDATA[<p>Cela fait longtemps que je ne suis pas intervenu ici, non pas que j'écoute moins de musique en ce moment (de fait, je n'en ai jamais écouté autant que ces deux dernières années), mais trouver le temps d'en parler, c'est autre chose... Toutefois, je partagerais volontiers ma découverte de trois compositeurs assez peu connus en France, mais qui valent largement la peine qu'on s'intéresse à eux.</p><p><a href='https://m.media-amazon.com/images/I/51NXDXYDKTL._SX425_.jpg'><img src='https://m.media-amazon.com/images/I/51NXDXYDKTL._SX425_.jpg' width='25%' alt='51NXDXYDKTL._SX425_.jpg'/></a></p><p>Chronologiquement, le premier d'entre eux est Carl Nielsen (1865-1931), surnommé le Sibelius danois. Il est notamment l'auteur d'un très beau cycle de symphonies, composé entre 1890 et 1925. Si les trois premières (op. 7 FS 16 ; op. 16 FS 29 ; op. 27 FS 60) reflètent encore une esthétique romantique, la quatrième (op. 29 FS 76 « Inextinguible ») semble irrémédiablement marquée par l'expérience de la Première guerre mondiale, pendant laquelle elle fut réalisée, de même que la suivante (op. 50 FS 97), composée juste après. Au demeurant, de ces deux symphonies, Nielsen dira : « L'une commence où l'autre s'arrête » et cela me semble très juste. Quant à la sixième (FS 116 « Sinfonia Simplice »), elle adopte une approche minimaliste très différente des précédentes, assez déroutante lorsqu'on les écoute les unes après les autres.</p><p>J'ai trouvé une <a href="https://www.youtube.com/watch?v=r2d32HIR7OQ&list=PLB7RsnOjSn78OARJL6nbEJM6nHQwXIic7" rel="nofollow">intégrale</a> très agréable à écouter, avec le Janáček Philharmonic Orchestra, dirigé par le chef ukrainien Theodore Kuchar. Cela m'a clairement donné envie non seulement d'en entendre d'autres interprétations, mais aussi de découvrir d'autres compositions d'un artiste assez peu connu dans nos régions.</p><p><a href='https://m.media-amazon.com/images/I/61tjZxTi3qL._SX425_.jpg'><img src='https://m.media-amazon.com/images/I/61tjZxTi3qL._SX425_.jpg' width='25%' alt='25%]'/></a></p><p>Plus proche de nous, Reynaldo Hahn (1874-1947), est certes né à Caracas, mais il a vécu presque toute sa vie en France. Il a d'ailleurs fini sa vie comme membre de l'Académie des Beaux-arts et directeur de l'Opéra de Paris. Belle revanche pour celui qui avait dû fuir à Monte-Carlo durant la guerre à cause de ses origines juives. Hahn est surtout connu aujourd'hui pour avoir été très proche ami de Marcel Proust, et son œuvre musicale est en grande partie tombée dans l'oubli. A tort, me semble-t-il. Je ne connais pour l'heure que son concerto pour piano, composé en 1931, mais à l'esthétique très lisztienne, ce qui explique sans doute pourquoi il n'est pas entré au répertoire.</p><p>Stephen Coombs en a donné une <a href="https://www.youtube.com/watch?v=qsmYh45fl2I&list=OLAK5uy_kdsce7QOE0SugsDv0cBQ3slAXZhc95Tn0&index=4" rel="nofollow">interprétation</a> très séduisante, accompagné par le BBC Scottish Symphony Orchestra sous la baguette de Jean-Yves Ossonce. Ce concerto ne fut enregistré auparavant qu'une seule fois, en 1937, sous la baguette de Hahn lui-même, mais dans une version tronquée. Il est heureux que le label Hyperion lui ait donné une seconde chance. A la base, ce CD m'intéressait surtout pour le concerto de Massenet qui y figure <a href="https://www.youtube.com/watch?v=eBybqRh-Fk0&list=OLAK5uy_kdsce7QOE0SugsDv0cBQ3slAXZhc95Tn0" rel="nofollow">aussi</a>. Le couplage n'est pas illogique, puisque Hahn a justement été l'élève de Massenet au Conservatoire et que tous deux partageaient un goût pour la musique ancienne. Hahn étant surtout réputé comme compositeur de mélodies, il va certainement falloir que je m'intéresse à cette partie-là de son œuvre.</p><p><a href='https://m.media-amazon.com/images/I/71RPPdZ-NzL._SX425_.jpg'><img src='https://m.media-amazon.com/images/I/71RPPdZ-NzL._SX425_.jpg' width='25%' alt='71RPPdZ-NzL._SX425_.jpg'/></a></p><p>Je conclurai avec Georges Enescu (1881-1955), violoniste virtuose et compositeur né en Roumanie, mais ayant lui aussi passé la majeure partie de sa vie en France. Celui-ci est principalement connu comme l'auteur de la Rhapsodie roumaine n°1 en La majeur (op. 11a). Toutefois, la Rhapsodie roumaine n°2 en Ré majeur (op. 11b) est tout aussi intéressante. Cela dit, je trouve encore plus enthousiasmant son Poème roumain en Ut majeur (op. 1). Ses trois suites pour orchestre (op. 9, 20 et 27) méritent amplement l'écoute également, de même que sa Symphonie concertante pour violoncelle et orchestre (op. 8 ). </p><p>Il faut dire que Lawrence Foster et l'Orchestre Philharmonique de Monte Carlo ont donné une <a href="https://www.youtube.com/watch?v=X_X7BcySASA&list=OLAK5uy_la7PotrLVla778_k5qLvBqd3kR8DvjPFc&index=2" rel="nofollow">version</a> éminemment sympathique et dynamique de ces différents morceaux. Des trois compositeurs, Enescu est certainement celui que je compte réécouter en priorité et pour lequel j'ai le plus envie d'explorer une autre partie de son œuvre, et notamment ses symphonies, que je ne connais pas encore.</p><p>E.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Elendil)]]></author>
			<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 13:05:29 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=94192#p94192</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Et vous, qu'écoutez-vous ?]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=94151#p94151</link>
			<description><![CDATA[<p>Quelques-uns des Tolkiendili connaissent déjà par d'autres canaux de communication, une video à partager, passée inaperçue le 11 juillet dernier, un splendide flashmob enregistré à Paris le 10 juillet place de la Contrescarpe dans le 5e arr. de Paris, video ressurgie depuis 2 jours sur les réseaux sociaux et qui fait un gros 'buzz'.<br />Un fameux pianiste du net, Julien Cohen, a eu l'idée de ce flashmob, avec très grosse organisation, devant des touristes médusés, tout ça pour le 50ème anniversaire de <b><i>Bohemian Rhapsody</i></b> de <b>Queen </b>(Mercury fit les trente voix, ici il y a trente chanteurs et choristes). Enjoy et diffusez&#160; <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/big_smile.png" alt="big_smile" /> <br />(NB : le jeune guitariste virtuose a 11 ans!).<br /><a href="https://www.youtube.com/watch?v=rfUEstWJUkA&t=7s" rel="nofollow">https://www.youtube.com/watch?v=rfUEstWJUkA&amp;t=7s</a></p><p>Six minutes de bonheur. Paris est magique <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/tongue.png" alt="tongue" /> <br />S.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Silmo)]]></author>
			<pubDate>Fri, 12 Sep 2025 11:32:44 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=94151#p94151</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Et vous, qu'écoutez-vous ?]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93985#p93985</link>
			<description><![CDATA[<p>Merci Hyarion pour le signalement du documentaire sur <i>Recomposed: Vivaldi, the Four Seasons</i>. </p><p>J’ai poursuivi mes picorages. J’ai particulièrement apprécié :</p><p>- de Bach : <i>Concerto italien BWV 971</i> (surtout l’andante), la <i>Partita n°3 pour violon seul BWV 1006</i>, <i>la Suite pour Luth BWV 997</i> ;<br />- de Verdi : le <i>Concerto n°3 en ré majeur RV 428 “Il gardellino”</i>, le <i>Concerto pour deux mandolines RV 532 </i>(là aussi surtout l’andante). </p><p>Même pour les artistes qui me sont familiers, j’ai parfois besoin de plusieurs écoutes pour apprécier un morceau.&#160; Il me faudrait beaucoup de temps pour vraiment explorer tout ce que vous proposez ! </p><p>@Silmo : la <i>Toccata et Fugue BWV 565</i> me fait aussi immédiatement penser au générique d’ <i>Il était une fois l’Homme</i> (générique pas très optimiste sur l’avenir de l’humanité d’ailleurs...).</p><p>@Hyarion : je ferai un effort pour le clavecin...</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Beruthiel)]]></author>
			<pubDate>Thu, 26 Jun 2025 12:11:58 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93985#p93985</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Et vous, qu'écoutez-vous ?]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93983#p93983</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Mes deux guides devraient avoir reçu le CD ;)</p></div></blockquote></div><p>Pas encore, en ce qui me concerne... mais peut-être aujourd'hui ? ;-)</p><p>Si tu as une attirance particulière pour la musique chorale religieuse, peut-être serais-tu intéressé par les œuvres polyphoniques des XVe, XVIe et XVIIe siècles – notamment le motet <i>Spem in alium</i> de Thomas Tallis par le Huelgas Ensemble, la <i>Missa Sine nomine</i> de Josquin des Prés et le <i>Miserere</i> de Gregorio Allegri par The Tallis Scholars – que j'avais évoquées en ces lieux en avril dernier, juste avant le festival des Heures musicales aux Bernardins ? <br />Cette évocation figure dans la partie plus ou moins centrale de mon message du 3 avril dernier <small>(suivi par un commentaire d'Elendil le lendemain)</small> : <br /><a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93735#p93735" rel="nofollow">https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic. … 735#p93735</a></p><p>Amicalement, </p><p>B.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Hyarion)]]></author>
			<pubDate>Thu, 26 Jun 2025 09:39:20 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93983#p93983</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Et vous, qu'écoutez-vous ?]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93981#p93981</link>
			<description><![CDATA[<p>Merci à tous pour les prolongements.</p><p>En effet, même si les œuvres de Bach présentées ici ne me déplaisent pas, elles ne m'enchantent pas autant que les œuvres partagées <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93959#p93959" rel="nofollow">plus haut</a> (et que Benjamin a utilement référencées, merci ;)).</p><p>Œuvres auxquelles je puis ajouter, du même album de « l'ange au sourire » :</p><ul><li><p><a href="http://erestel.free.fr/temp/ave-maria.mp3" rel="nofollow">http://erestel.free.fr/temp/ave-maria.mp3</a> : comp. Marc Henric, à nouveau</p></li><li><p><a href="http://erestel.free.fr/temp/michael-archangel-suite.mp3" rel="nofollow">http://erestel.free.fr/temp/michael-archangel-suite.mp3</a> : comp. Patrick Hawes</p></li></ul><p>Ou, de « la Maîtrise de Reims chante Noël » :</p><ul><li><p>Heureux Bergers (Charpentier), 4e morceau</p></li><li><p>God rest you merry, Gentleman (trad.), 8e morceau</p></li></ul><p><small>Mes deux guides devraient avoir reçu le CD ;)</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 20:28:43 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93981#p93981</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Et vous, qu'écoutez-vous ?]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93976#p93976</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Silmo a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><div class="quotebox"><cite>Hyarion a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p><s>Hyarion</s> Silmo a écrit :<br />Par contre, dans un mouvement inverse à mon appréciation du Magnificat,</p></div></blockquote></div><p><small>A moins que ce soit Silmo qui ait écrit... </small>:)</p></div></blockquote></div><p><small>Exact, erreur d'attribution de citation de ma part : c'est bien toi qui a écrit cela ! <br />J'ai corrigé ce <i>lapsus calami</i> dans mon précédent message : merci du signalement... ^^'<br />On ne se relit jamais assez... </p><p>Amicalement,</p><p>B.</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Hyarion)]]></author>
			<pubDate>Sun, 22 Jun 2025 19:42:56 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93976#p93976</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Et vous, qu'écoutez-vous ?]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93975#p93975</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Hyarion a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Hyarion a écrit :<br />Par contre, dans un mouvement inverse à mon appréciation du Magnificat,</p></div></blockquote></div><p><small>A moins que ce soit Silmo qui ait écrit... </small><img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/smile.png" alt="smile" /></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Silmo)]]></author>
			<pubDate>Sun, 22 Jun 2025 19:32:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93975#p93975</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Et vous, qu'écoutez-vous ?]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93973#p93973</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Druss a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><div class="quotebox"><cite>Hyarion a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>(plus récemment, en 2022 est sorti <i>The New Four Seasons Vivaldi Recomposed</i>, toujours chez DG, mais j'avoue que je ne sais pas ce que ça change).</p></div></blockquote></div><p>Dans l'ensemble, cela ressemble, mais les instruments et les arrangements sont un peu différents (et je crois l'ensemble est aussi plus court), donc c'est intéressant à écouter.</p></div></blockquote></div><p>Les extraits de la version de 2022, diffusés régulièrement sur France Musique en alternance avec des extraits de la version de 2012, ne m'ont pas donné jusqu'ici l'impression d'une grande différence, mais il est vrai que seule une écoute complète des deux versions pourrait sans doute permettre de se (me) faire une idée plus juste de leurs qualités respectives. </p><p class="separation"></p><div class="quotebox"><cite>Silmo a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><div class="quotebox"><cite>Hyarion a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>ARTE vient justement de diffuser le film documentaire allemand « "Les quatre saisons" de Vivaldi recomposées »</p></div></blockquote></div><p>Documentaire vu l'hiver dernier, reprogrammé pour la Fête de la Musique 2025 et toujours disponible en ligne pour quelques semaines jusqu'au 20 juillet ;)</p></div></blockquote></div><p>Attention, cher François, car j'ai failli moi aussi confondre en écrivant mon précédent message : bien que consacrés au même sujet, au même concert, avec le même titre, et diffusés tous deux sur ARTE, nous parlons de deux films documentaires allemands différents ! ^^ </p><p>Le documentaire dont j'ai parlé a été réalisé par Isabel Hahn, et il est disponible en ligne jusqu'au 17 décembre prochain : <br />- <a href="https://www.arte.tv/fr/videos/122191-000-A/les-quatre-saisons-de-vivaldi-recomposees/" rel="nofollow">https://www.arte.tv/fr/videos/122191-00 … composees/</a><br />Le documentaire dont tu parles, sans doute un peu plus ancien, a été réalisé par George Scott et est effectivement disponible en ligne jusqu'au mois prochain : <br />- <a href="https://www.arte.tv/fr/videos/122770-000-A/les-quatre-saisons-de-vivaldi-recomposees/" rel="nofollow">https://www.arte.tv/fr/videos/122770-00 … composees/</a> </p><p>Le film de George Scott est en fait celui du concert de 2014 de l'ensemble L'Arte del mondo avec Werner Ehrhardt, Daniel Hope et Max Richter, tandis que le film de Isabel Hahn propose des extraits dudit concert commentés, quelques années plus tard, par d'autres musiciens et Daniel Hope lui-même. </p><p><a href='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1750615109_hope_richter_vivaldi_artetv.png'><img src='http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1750615109_hope_richter_vivaldi_artetv.png' width='35%' alt='1750615109_hope_richter_vivaldi_artetv.png'/></a></p><div class="quotebox"><cite>Silmo a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Dans sa page consacrée au tricentenaire de Vivaldi, Arte.tv propose également en ligne (ou en replay télé dans sa page 'concerts") la <b>chorégraphie filmée </b>par Tommy Pascal sur la version des <i>Quatre Saisons</i> magnifiquement recomposée par <b>Max Richter</b> avec la participation de six chorégraphes contemporains qui déploient une vision des saisons amoureuses : printemps, Franck Chartier; été, Bobby Jene Smith & Or Schraiber; automne, Imre & Marne Van Opstal; et hiver, Emilie Leriche. Programmé en v.o.d. pareillement jusqu'au 20 juillet. C'est très beau. :)</p></div></blockquote></div><p>J'ai failli en parler dans mon précédent message, mais c'est bien que tu le fasses : j'ai justement vu cette belle chorégraphie filmée, intitulée « Les saisons de la danse », hier soir à la télé, ARTE l'ayant diffusée... juste avant le film d'Isabel Hahn. ;-)<br />À noter que ce film de 2024 par Tommy Pascal semble disponible en ligne au-delà du moins prochain, jusqu'en avril 2027 d'après le site : <br /><a href="https://www.arte.tv/fr/videos/121415-000-A/les-saisons-de-la-danse/" rel="nofollow">https://www.arte.tv/fr/videos/121415-00 … -la-danse/</a> </p><div class="quotebox"><cite>Silmo a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Par contre, dans un mouvement inverse à mon appréciation du <i>Magnificat</i>, je me suis peu à peu lassé des <i>Concertos brandebourgeois</i>, peut-être de les avoir trop entendus. La version proposée par Hyarion pourrait&#160; m'inciter à les réécouter...</p></div></blockquote></div><p>Tant mieux, si c'est le cas. ^^ <br />Personnellement, pour ne parler que de la musique dite « classique » ou « savante », j'ai tendance à écouter les œuvres de musique baroque en alternance avec d'autres styles plus récents des XVIIIe, XIXe et XXe siècles (styles que j'écoute sans doute plus souvent), et en évitant donc par exemple d'écouter sans arrêt de la musique ancienne pour clavecin ou pour ensemble baroque : je pense que cela peut aider notamment à mieux apprécier un certain son (clin d'œil à Beruthiel) pouvant éventuellement être perçu comme moins proche de nous que celui d'un piano moderne ou, autre exemple, d'un saxophone (instrument créé au XIXe siècle). Ceci dit, les musique de la Renaissance, médiévale, voire antique reconstituée, ou un instrument comme la flûte de Pan par exemple, tout cela peut aussi nous renvoyer à des périodes autrement plus anciennes que celle de l'âge d'or du clavecin (XVIIe-XVIIIe siècles) : je conçois que ce soit donc aussi une question de goût. Toujours est-il que, à l'oreille comme en bouche sans doute, il ne faut pas abuser des bonnes choses. ^^</p><p class="separation"></p><p>À l'heure où j'écris, est diffusée, sur France Musique, l'émission de radio « Repassez-moi l'standard » de Laurent Valero, qui reçoit ce dimanche le pianiste et historien du jazz Philippe Baudoin : <br />- <a href="https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/repassez-moi-l-standard/repassez-moi-l-standard-avec-le-pianiste-historien-du-jazz-philippe-baudoin-2984151" rel="nofollow">https://www.radiofrance.fr/francemusiqu … in-2984151</a> <br />Je viens d'entendre, dans cette émission, un extrait d'une très belle version folk, par Julia Renaudon, de <i>Colchiques dans les prés</i>, qui fut une des chansons populaires de prédilection de ma mère et de ma grand-mère (combien de fois les ai-je entendues la chanter...)... et de fait, j'ai l'impression de voir ma mère cueillant des fleurs dans les champs, quand j'entends cela... </p><ul><li><p><b><i>Colchiques dans les prés</i>, par Julia Renaudon</b> : <br /><a href="https://youtube.com/watch?v=kAhgU0blQbQ" rel="nofollow">https://youtube.com/watch?v=kAhgU0blQbQ</a></p></li></ul><p>Amicalement, </p><p>B.</p><br /><p><small>[EDIT: correction d'une erreur d'attribution de citation, suite à <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93975#p93975" rel="nofollow">signalement</a>.]</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Hyarion)]]></author>
			<pubDate>Sun, 22 Jun 2025 17:34:58 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93973#p93973</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Et vous, qu'écoutez-vous ?]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93972#p93972</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Hyarion a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>ARTE vient justement de diffuser le film documentaire allemand « "Les quatre saisons" de Vivaldi recomposées »</p></div></blockquote></div><p>Documentaire vu l'hiver dernier, reprogrammé pour la Fête de la Musique 2025 et toujours disponible en ligne pour quelques semaines jusqu'au 20 juillet <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/wink.png" alt="wink" /> <br />Dans sa page consacrée au tricentenaire de Vivaldi, Arte.tv propose également en ligne (ou en replay télé dans sa page 'concerts") la <b>chorégraphie filmée </b>par Tommy Pascal sur la version des <i>Quatre Saisons</i> magnifiquement recomposée par <b>Max Richter</b> avec la participation de six chorégraphes contemporains qui déploient une vision des saisons amoureuses : printemps, Franck Chartier; été, Bobby Jene Smith & Or Schraiber; automne, Imre & Marne Van Opstal; et hiver, Emilie Leriche. Programmé en v.o.d. pareillement jusqu'au 20 juillet. C'est très beau. <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/smile.png" alt="smile" /> </p><div class="quotebox"><cite>Hyarion a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Le Magnificat de J.-S. Bach serait-il donc revenu en grâce auprès de notre ami Silmo ? ;-)</p></div></blockquote></div><p><small>Faut croire qu'à cette époque là, j'étais mal luné (hi,hi) ou bien que la version proposée ne me plaisait pas et que celle dirigée par Gardiner m'a ensuite plus touché. Seuls les andouilles ne changent jamais d'avis. Dans mon enfance, je disais que Vivaldi et ses Quatre Saisons me faisaient penser à des scieurs de bois <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/roll.png" alt="roll" /> peut-être uniquement à cause d'un bien mauvais enregistrement, genre compil' en soldes de musique classique en 15 cassettes audio (bah oui, y avait pas encore de cd, encore moins internet)...<br /></small></p><p>J.S. Bach, j'aime bien sûr la <i>Toccata et Fugue</i> BWV 565, qui ne l'aime pas ? Ah, le générique de <i><a href="https://www.youtube.com/watch?v=igSecV-wUj4" rel="nofollow">Il était une fois l'Homme</a></i> <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/big_smile.png" alt="big_smile" />.<br />Plus sérieusement, j'adore la <i>Toccata et Fugue</i> BWV 565&#160; de Bach et aussi les <i>Variations Goldberg</i> par Glenn Gould, la <i>Passion selon Saint-Mathieu</i>, of course, et <i>L'Art de la Fugue</i>, oui, oui ! Par contre, dans un mouvement inverse à mon appréciation du <i>Magnificat</i>, je me suis peu à peu lassé des <i>Concertos brandebourgeois</i>, peut-être&#160; de les avoir trop entendus. La version proposée par Hyarion pourrait&#160; m'inciter à les réécouter...<br />Cher Bach, de ses <i><a href="https://www.youtube.com/watch?v=_DYUWUxA_jQ&list=PLuYiyAvJwQENPXzKFlCNsBzhHF9H3hcn1" rel="nofollow">Suites pour violoncelle seul</a> </i> déjà citées, je donnerais volontiers une mention très bien (hi,hi) à leur version assez ancienne par Anner Bylsma avec le violoncelle Stradivarius, le "Servais" (collection du Smithonian).<br />Dans un autre genre et autre instrument seul, mon très cher <b>Ivo Pogorelich</b> virtuose au piano dans les <a href="https://www.youtube.com/watch?v=BojPbhE816c" rel="nofollow">Suites anglaises de Bach, English Suites No. 2 & 3, BWV 807 et 808</a> en 1986.</p><p>S.</p><p><small>ps ; et comme il en faut pour tous les goûts, Arte propose aussi en direct la dernière journée ou déjà en replay les trois premiers jours du Hellfest 2025.<br />Voir aussi les toujours très riches pages pop-rock...</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Silmo)]]></author>
			<pubDate>Sun, 22 Jun 2025 11:41:13 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93972#p93972</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Et vous, qu'écoutez-vous ?]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93971#p93971</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Hyarion a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p><a href="http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/1749506031_canaletto_giovanni_antonio_-_reception_of_the_french_ambassador_in_venice_-_hermitage.jpg" rel="nofollow">http://www.jrrvf.com/fluxbb/img/725/174 … mitage.jpg</a><br />(plus récemment, en 2022 est sorti <i>The New Four Seasons Vivaldi Recomposed</i>, toujours chez DG, mais j'avoue que je ne sais pas ce que ça change).</p></div></blockquote></div><p>Dans l'ensemble, cela ressemble, mais les instruments et les arrangements sont un peu différents (et je crois l'ensemble est aussi plus court), donc c'est intéressant à écouter.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Druss)]]></author>
			<pubDate>Sun, 22 Jun 2025 07:38:39 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=93971#p93971</guid>
		</item>
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