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		<title><![CDATA[JRRVF - Tolkien en Version Française - Forum / Questions de genre dans les langues elfiques]]></title>
		<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=7546</link>
		<description><![CDATA[Les sujets les plus récents dans Questions de genre dans les langues elfiques.]]></description>
		<lastBuildDate>Mon, 13 Dec 2021 09:46:18 +0000</lastBuildDate>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Questions de genre dans les langues elfiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=90637#p90637</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>@Elendil : pour éclairer ma lanterne (car je n'ai pas encore commandé <i>l'Arc</i>), ton travail sur « Amis et serviteurs » intègre-t-il l'article « Questions de genre dans les langues elfiques » ?</p><p>Yyr</p></div></blockquote></div><p>Absolument pas, ç'aurait même dû être l'inverse, car dans « Questions de genre dans les langues elfiques » s'est entre autres posé la question du genre de certains suffixes récurrents dans les noms propres, et notamment le cas de <i>-(n)dil</i> et <i>-(n)dur</i>, assez embrouillé. Mon article de base dépassant largement la longueur initialement prévue, j'ai coupé là où j'ai pu et notamment toute la discussion à ce propos, qui faisait déjà presque une page, et que j'ai reportée à un appendice en ligne ayant vocation à être publié sur Tolkiendil. Ayant désormais l'opportunité de me concentrer sur NDIL et NDUR seuls, j'ai lancé la discussion sur « Amis et serviteurs », dont la version finale constituera l'appendice en question. J'en ai profité pour élargir la discussion bien au-delà de la problématique grammaticale d'origine.</p><p>On peut donc dire <i>the tale grew in the telling</i>, mais j'espère quand même en voir la fin pendant les vacances de Noël. <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/smile.png" alt="smile" /></p><p>E.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Elendil)]]></author>
			<pubDate>Mon, 13 Dec 2021 09:46:18 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=90637#p90637</guid>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Questions de genre dans les langues elfiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=90634#p90634</link>
			<description><![CDATA[<p>Alors voilà qui est fait.</p><p>Avec quelques liens <i>ad hoc</i> :</p><ul><li><p><a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=7633" rel="nofollow">L'Arc et le Heaume n°7 - Tolkien au féminin</a> au sein duquel le présent article a pris place</p></li><li><p><a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=7618" rel="nofollow">Amis et serviteurs : une analyse de deux suffixes elfiques</a> dont il a été question <i>supra</i></p></li></ul><p>Pour ceux qui découvrent ce fuseau, il avait été confiné à la section dédiée au comité de rédaction en attendant la parution de l'article ;)</p><p>@Elendil : pour éclairer ma lanterne (car je n'ai pas encore commandé <i>l'Arc</i>), ton travail sur « Amis et serviteurs » intègre-t-il l'article « Questions de genre dans les langues elfiques » ?</p><p>Yyr</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Mon, 13 Dec 2021 09:00:13 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=90634#p90634</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Questions de genre dans les langues elfiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=90632#p90632</link>
			<description><![CDATA[<p>Tu as doublement raison. </p><p>E.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Elendil)]]></author>
			<pubDate>Mon, 13 Dec 2021 05:27:33 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=90632#p90632</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Questions de genre dans les langues elfiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=90630#p90630</link>
			<description><![CDATA[<p>Je me trompe ou la sortie de <a href="https://www.tolkiendil.com/asso/mag/mag7" rel="nofollow">l'Arc et le Heaume n°7</a> n'a pas été signalée sur JRRVF ?<br /><small>(longtemps absent je peux l'avoir manquée)</small></p><p>En tout cas, il me semble que nous pourrions maintenant déplacer ce fuseau dans la section des Langues Inventées, Damien ?</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Sat, 11 Dec 2021 22:52:32 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=90630#p90630</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Questions de genre dans les langues elfiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89334#p89334</link>
			<description><![CDATA[<p><small>Oui c'est tout-à-fait cela, pour la légende du Concile de Mâcon ;).<br />Un de mes amis, hélas décédé, lui-même chrétien et cultivé, excellent journaliste (et excellent homme !), y croyait encore il y a quelques années.<br />Pourtant, c'est illogique lorsque l'on pense un instant à ce qu'est un être vivant dans l'anthropologie catholique : même les animaux ont une âme (<i>anima</i>) !! (même si elle n'est pas de même nature que celle de l'homme (<i>homo</i>, donc de la femme aussi hein ;)).<br />Ce qui me navre ici, comme dans beaucoup ce choses qui sont reprochées aux hommes qui nous ont précédés, c'est la tendance que nous pouvons avoir à les prendre pour des demeurés, je trouve.</p><p>[édit : rajout d'une note à la fin de ce <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89294#p89294" rel="nofollow">message</a>.]</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Thu, 24 Sep 2020 19:21:54 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89334#p89334</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Questions de genre dans les langues elfiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89329#p89329</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p><small>[...] Mais le plus grave est ailleurs :</small></p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>On a lu plus haut : <span class="exergue">« <i>wegū<big>&#774;</big></i>, une personne <u>de nature (et de fëa) mâle(s)</u>, <i>a person of male nature (anf fëa)</i> »</span> (<i>cf</i>. <span class="exergue">« <i>nesī<big>&#774;</big>, nese</i>, (une personne <u>de nature) femelle</u>, <i>(a person of) female (nature)</i> »</span>).</p></div></blockquote></div><p><small>Je vois que, depuis le début, personne n'a osé le dire tout haut.<br />Mais je sais que vous l'avez tous remarqué : les hommes ont un <i>fëa</i>, une âme, et les femmes n'en ont pas ! <br />Pourvu que personne ne dénonce Tolkien au Ministère de l'Égalité ! :).</small></p></div></blockquote></div><p><small>Effectivement, c'est grave. ^^'<br />Ainsi, le <i>fëa</i> ne concernerait pas les femmes ? Cela me rappelle le concile de Mâcon, renvoyant en fait à une légende mais que l'on croyait encore au XIXe siècle (voire encore au XXe) être un évènement historique lors duquel la question « la femme a-t-elle une âme ? » aurait été débattue... Or il se trouve que la légende en question a probablement pour origine une question d'ordre linguistique : cette question, selon Grégoire de Tours, aurait été évoquée lors du second concile de Mâcon en 585, au cours duquel un évêque se serait demandé si le terme latin <i>homo</i> désignait l'être humain en général ou seulement la part masculine de l'humanité, la première option ayant été retenue par cette assemblée des évêques de Bourgogne et de Neustrie... <br />Il est amusant d'imaginer que Tolkien se soit peut-être fait (malgré lui, rien qu'en oubliant sans doute d'ajouter des mentions entre parenthèses) son petit « concile » tout seul... avec le risque qu'ultérieurement, dans ce cas-là également, une légende noire s'empare de l'interprétation des textes ! ;-)</p><p>B.<br /></small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Hyarion)]]></author>
			<pubDate>Tue, 22 Sep 2020 23:45:18 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89329#p89329</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Questions de genre dans les langues elfiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89328#p89328</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Elendil a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Plus que de la spéculation philosophique, j'y verrais dans ce cas très précis, une trace mythologique. [...]</p></div></blockquote></div><p>Je suis assez exactement d'accord avec ton interprétation, mais j'y vois plus de l'interprétation philosophique que mythique, car beaucoup d'Elfes, y compris Rúmil, narrateur supposé de l'essentiel des événements valinoriens, ont eu une connaissance directe des Arbres. Je comprends pour ma part le mythe comme une interprétation de quelque chose qu'on ne connaît pas directement (et je suis donc en désaccord avec Barthes, mais c'est un autre débat).</p></div></blockquote></div><p>Ma phrase était certainement équivoque et je la reprends : davantage qu'une spéculation philosophique pour les Elfes, j'y vois une trace mythologique pour ceux à qui sont destinés ces récits (au sein des récits comme au dehors). En outre, même s'il s'agit certes d'un pinaillage, je te l'accorde, je ne pense pas qu'on puisse affirmer que les Kalaquendi « connaissent directement » quelque chose qui doit rester, j'imagine, quand même mystérieux.</p><div class="quotebox"><blockquote><div><div class="citation"><p>The Eldar did <i>not </i>'personify', in our sense, abstractions such as 'Justice, Mercy, Love, Victory, Life, Death' or the like, or the names of countries, peoples, seasons, or natural objects such as earth, sea, fire, river, or star, or even any special or unique object such as Sun or moon or particular river or mountain. Their philosophies were many, but according to none of them was it held that the existence or being of any idea or 'thing' was of the same order as the unique being of each of the Valar or of any one of the <i>Eruhīni </i>(<i>Híni Ilúvatáro</i>) or "Children of Ilúvatar."</p></div><div class="citation source"><p>PE 21, p. 83.</p></div></div></blockquote></div><p>C'est l'occasion d'avoir donc ce fameux passage <i>in extenso</i>, merci à toi ! <br />Qui ne me choque pas du tout (la (non) personnification n'épuise pas le mystère, ni, je persiste mais dois certes amender, <i>une partie de</i> la sexualité).</p><div class="quotebox"><blockquote><div><p>Je n'ai pas voulu non plus aller trop loin dans la discussion de la personnification du soleil et de la lune, qui serait un débat à part, mais puisque cela semble te choquer, il va sans doute falloir que j'écrive une précision à ce propos <span class="exergue">[EDIT : c'est fait]</span>.</p></div></blockquote></div><p>Et très bien fait : ça passe excellemment avec ce que tu écrivais déjà.<br />L'association d'une dimension sexuée à la Lune et au Soleil, très profondément enracinée dans le Légendaire, chez les Hobbits, chez les Elfes, chez Tom ... et avec les Deux Arbres, là encore ... peut difficilement être biffée elle-même. Mais cela peut très bien passer, effet, par métonymie.</p><p>Pour les racines, merci pour la chronologie et pour le reste, en particulier ceci : </p><div class="quotebox"><blockquote><div><p>[...] comme il l'explique dans son Appendice « Interconnexion des bases » à la fin de la <i>Tengwesta Qenderinwa</i> :</p><div class="citation"><p>The actual genetic relationship between what were or became morphologically distinct bases is clearly more complex and obscure. Bases having a phonetically similar outline could clearly be produced by more ancient variations than any here above described, or on the other hand could converge in sense (and so present an appearance of original relationship) through the similar 'phonetic suggestion' of their sound-patterns.<br />[...]<br />But all such connexions outside the firm analysis of basic-form must remain speculative, referring as they do to the most primitive period of Quenderin word building and invention.</p></div><div class="citation source"><p>PE 18, p. 103</p></div><p>Le lien primitif est possible, comme est possible une convergence des sens sous l'effet de la proximité des formes, mais tout cela reste hypothétique (bien qu'intéressant à relever).</p></div></blockquote></div><p>C'est bien ce que j'ai en tête avec toute la nuance requise en effet. Et Tolkien et toi l'exprimez beaucoup mieux que moi. Précisément : <span class="exergue">« [l’]instinct pour l’“invention linguistique”, qui fait correspondre la notion au symbole oral et le plaisir que l’on éprouve à contempler la relation nouvellement établie »</span> et <span class="exergue">« le sentiment intime d’une adéquation »</span> qui en résulte, cette spécificité tolkienienne donc (par rapport à Barfield, notamment), est inévitablement tout en nuance, par principe. Ce que j'observe, c'est que, de la même façon, tu l'as montré, que certains sons, en particulier les voyelles selon leur place, sont diversement associés aux genres et même aux sexes, il me semble que certains sons, pour les Elfes/Tolkien, exprimaient mieux le sens de ce que j'ai appelé la partition conjugale. </p><p><small>Du reste, si je me suis arrêté dans mes recherches sur le couple <small><b>-ION / -IEL, IEN</b></small> (mais laissé en commentaire HTML le travail fourni ;)), c'est que j'avais l'impression que, s'il départageait effectivement entre les genres, il ne nous disait rien sur la partition conjugale (autorité/sagesse, guerre/vie, etc.). J'avoue aussi que je ne suis pas allé au bout pour être sûr car toutes ces compilations m'ont pris des heures (donc des jours) ... Contrairement à certains, tout n'est pas déjà pré-indexé dans ma mémoire ;) quand bien même Eldamo rend de précieux services.</small></p><p class="separation"></p><div class="quotebox"><cite>Elendil a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Enfin, j'ai relevé ici deux gloses qui m'incitent à ouvrir un petit aparté sur <b>une tendance dualiste chez Tolkien</b> (?).</p></div></blockquote></div><p>Je n'achète pas vraiment. [...]</p></div></blockquote></div><p><small>Pour le dualisme, il faudrait en fait préciser ce que l'on met derrière le terme. Je puis t'assurer que Tolkien a une certaine régularité dans des formulations que n'emploierait pas, disons, quelqu'un comme Jean-Paul II. Mais j'ai sans doute été imprécis dans mes termes. J'avoue n'avoir ici que jeté quelque notes en vrac et au cas où l'on y revienne un jour.<br />Mais le plus grave est ailleurs :</small></p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>On a lu plus haut : <span class="exergue">« <i>wegū<big>&#774;</big></i>, une personne <u>de nature (et de fëa) mâle(s)</u>, <i>a person of male nature (anf fëa)</i> »</span> (<i>cf</i>. <span class="exergue">« <i>nesī<big>&#774;</big>, nese</i>, (une personne <u>de nature) femelle</u>, <i>(a person of) female (nature)</i> »</span>).</p></div></blockquote></div><p><small>Je vois que, depuis le début, personne n'a osé le dire tout haut.<br />Mais je sais que vous l'avez tous remarqué : les hommes ont un <i>fëa</i>, une âme, et les femmes n'en ont pas ! <br />Pourvu que personne ne dénonce Tolkien au Ministère de l'Égalité ! :).</small></p><div class="quotebox"><cite>Hyarion a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>À noter que l'on peut aussi renvoyer ici vers les « Lois & Coutumes parmi les Eldar » : les différences entre les sexes procèdent pour une part d'inclinations naturelles et pour une autre part d'usages établis par la coutume (HoMe X, pp.213-214).</p></div></blockquote></div><p>Il me semble qu'on en revient à cette ligne de crête entre nature et culture dont j'ai parlé succinctement <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88749#p88749" rel="nofollow">ailleurs</a>. ;-)</p></div></blockquote></div><p><small>Je m'en souviens très bien et, comme je te l'avais dit, j'avais bien apprécié ;).</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Tue, 22 Sep 2020 21:46:28 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89328#p89328</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Questions de genre dans les langues elfiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89313#p89313</link>
			<description><![CDATA[<p>Merci pour ces précisions, Damien. </p><p>B.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Hyarion)]]></author>
			<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 23:27:19 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89313#p89313</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Questions de genre dans les langues elfiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89302#p89302</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Hyarion a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Je n'ai pas encore eu l'occasion de jeter un œil au PE 21... Cela donne une image des Elfes finalement pas forcément aussi « mythique » que l'on pourrait généralement le concevoir. Avec les mythologies anciennes, bien des noms peuvent toujours renvoyer, de diverses façons, à des récits ou des personnifications, et là, on a plutôt l'impression de quelque-chose de beaucoup plus « cadré » philosophiquement parlant, avec notamment des Valar dont la nature angélique se trouve souligné, mais au prix, semble-t-il, d'une moindre « fantaisie » de l'entreprise mythographique dans son ensemble... Bref, j'ai l'impression que c'est assez à l'image du Tolkien tardif, mais tu as écrit que les textes du PE 21 sont manifestement antérieurs à ceux du PE 17 : tout cela date-t-il cependant des années 1950 ?</p></div></blockquote></div><p>Le texte d'où est tiré ce passage s'intitule <span class="exergue">« Common Eldarin: Noun Structure »</span> et est sous-titré <span class="exergue">« Early Inflexional Elements and Final Consonants in Eldarin »</span>. C'est le plus tardif du PE 21 : il a été écrit vers 1951, lorsque Tolkien s'est remis au Silm. Il est donc contemporain des textes narratifs de MR et WJ. Les autres textes du PE 21 sont des années 1930-1940.</p><p>E.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Elendil)]]></author>
			<pubDate>Sun, 20 Sep 2020 12:27:33 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89302#p89302</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Questions de genre dans les langues elfiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89300#p89300</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Elendil a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><div class="quotebox"><cite>Hyarion a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Incidemment (©Elendil), j'ai lu, l'autre nuit, l'intro et la conclusion de ton article, objet du présent fuseau : j'ai beau ne pas me passionner pour la complexité des langues inventées par Tolkien, pour moi le propos est très clair.</p></div></blockquote></div><p>Merci Benjamin pour cette relecture, c'est toujours utile qu'un non-spécialiste vienne vérifier que le propos reste accessible.</p><p>Au demeurant, je pense que la partie d'analyse pourrait t'intéresser. Pour la première fois peut-être, j'essaie d'aller au-delà de l'aspect grammatical pour commencer à fouiller le pan proprement esthétique des langues elfiques et leur rapport avec les goûts de Tolkien.</p></div></blockquote></div><p>Je tâcherai alors de lire également cette partie d'analyse. </p><p class="separation"></p><div class="quotebox"><cite>Elendil a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Au demeurant, je m'appuie ici sur la formulation de Tolkien :</p><div class="citation"><p>The Eldar did <i>not </i>'personify', in our sense, abstractions such as 'Justice, Mercy, Love, Victory, Life, Death' or the like, or the names of countries, peoples, seasons, or natural objects such as earth, sea, fire, river, or star, or even any special or unique object such as Sun or moon or particular river or mountain. Their philosophies were many, but according to none of them was it held that the existence or being of any idea or 'thing' was of the same order as the unique being of each of the Valar or of any one of the <i>Eruhīni </i>(<i>Híni Ilúvatáro</i>) or "Children of Ilúvatar."</p></div><div class="citation source"><p>PE 21, p. 83.</p></div></div></blockquote></div><p>Je n'ai pas encore eu l'occasion de jeter un œil au PE 21... Cela donne une image des Elfes finalement pas forcément aussi « mythique » que l'on pourrait généralement le concevoir. Avec les mythologies anciennes, bien des noms peuvent toujours renvoyer, de diverses façons, à des récits ou des personnifications, et là, on a plutôt l'impression de quelque-chose de beaucoup plus « cadré » philosophiquement parlant, avec notamment des Valar dont la nature angélique se trouve souligné, mais au prix, semble-t-il, d'une moindre « fantaisie » de l'entreprise mythographique dans son ensemble... Bref, j'ai l'impression que c'est assez à l'image du Tolkien tardif, mais tu as écrit que les textes du PE 21 sont manifestement antérieurs à ceux du PE 17 : tout cela date-t-il cependant des années 1950 ?</p><p class="separation"></p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>À noter que l'on peut aussi renvoyer ici vers les « Lois & Coutumes parmi les Eldar » : les différences entre les sexes procèdent pour une part d'inclinations naturelles et pour une autre part d'usages établis par la coutume (HoMe X, pp.213-214).</p></div></blockquote></div><p>Il me semble qu'on en revient à cette ligne de crête entre nature et culture dont j'ai parlé succinctement <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88749#p88749" rel="nofollow">ailleurs</a>. ;-) </p><p><small></p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>PS : Je n'avais pas oublié le bain à Creux-de-Crique, ni que c'est toi qui nous en avait parlé. Je trouve que c'est une très belle scène. Là encore, je pense que la nudité peut évoquer une certaine innocence (les hobbits sont plus <i>comme</i> des enfants, surtout à ce moment de l'histoire), de l'insouciance, de la joie et aussi le lien d'amitié et de confiance ...</p></div></blockquote></div><p>Oui, il y a effectivement cette dimension d'insouciance et de confiance, avec une pudeur dans la mise en scène... et aussi bien sûr un fameux <i>tub</i> dont j'avais « un peu » parlé dans les fuseaux dédiés à la nouvelle traduction de Daniel Lauzon sur JRRVF et Tolkiendil... ;-) Bref, il y a beaucoup de choses à dire sur cette scène : j'ai gardé ça pour un chapitre... ^^</small></p><p class="separation"></p><p>Amicalement,</p><p>B.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Hyarion)]]></author>
			<pubDate>Sun, 20 Sep 2020 07:37:11 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89300#p89300</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Questions de genre dans les langues elfiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89297#p89297</link>
			<description><![CDATA[<p>Adonc, les bébés ont mangé.</p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p><b>1. -WË / -IEL</b></p></div></blockquote></div><p>Je serais prudent sur l'opposition <b>-WË / -IEL</b>, car l'étymologie de -WË a quand même beaucoup varié, Tolkien ayant du mal à déterminer si ce devait être un masculin ou un neutre. Cela me semble plus fragile que l'opposition <b>-ION / -IEL, IEN</b> (voir plus bas), reflétée par l'onomastique.<br />Par ailleurs, les textes du PE 21 sont manifestement antérieurs à ceux du PE 17 et devraient sans doute être cités avant, pour une meilleure compréhension. La citation de MR, p. 388 correspond au même manuscrit que celui cité<i> in extenso</i> dans le PE 17, p. 22-23, et n'est donc pas un témoignage concordant.</p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p><b>2. NĒR / NĪS</b></p></div></blockquote></div><p>Pour celle-là, pas grand-chose à redire, sinon que j'intervertirais les citations du PE 11 et du PE 12 pour mieux suivre l'ordre chronologique des interprétations de Tolkien. Par ailleurs, je verrais bien <b>Nísimaldar</b> et <b>Nísinen</b> dériver d'une racine √NIÞ (NITH), comme <a href="https://eldamo.org/content/words/word-3076529389.html" rel="nofollow">le suppose Eldamo</a>. Je ne sais pas d'où Strack tient cela, hormis de l'analogie avec la forme √NṚÞṚ du QL, mais ce serait assez logique. Pas d'homonymie dans ce cas, sauf en quenya exilique, mais une proxémie potentiellement signifiante en effet.</p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Enfin, autour de la racine <b>&radic;<small>NETH</small></b></p></div></blockquote></div><p>Rien à redire, sauf encore une fois sur ce que tu nommes un quasi-homonyme (NET), alors que pour Tolkien, il s'agit de choses qu'il convient de distinguer, comme il l'explique dans son Appendice « Interconnexion des bases » à la fin de la <i>Tengwesta Qenderinwa</i> :</p><div class="citation"><p>The actual genetic relationship between what were or became morphologically distinct bases is clearly more complex and obscure. Bases having a phonetically similar outline could clearly be produced by more ancient variations than any here above described, or on the other hand could converge in sense (and so present an appearance of original relationship) through the similar 'phonetic suggestion' of their sound-patterns.<br />[...]<br />But all such connexions outside the firm analysis of basic-form must remain speculative, referring as they do to the most primitive period of Quenderin word building and invention.</p></div><div class="citation source"><p>PE 18, p. 103</p></div><p>Le lien primitif est possible, comme est possible une convergence des sens sous l'effet de la proximité des formes, mais tout cela reste hypothétique (bien qu'intéressant à relever).</p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p><small>Rendu ici, Damien, si tu souhaites rajouter une note pour signaler / illustrer, outre l'importance cardinale de l'esthétisme du langage chez Tolkien (ce que tu as fait avec justesse), celle, non moins cardinale du lien indissoluble entre la langue et l'histoire, sens-toi libre de piocher allègrement et de reprendre à ton compte ce qui te plaît. Didier avait insisté il y a déjà un moment, sur l'importance de « désenclaver les langues inventées ». S'il nous lit, j'espère qu'il sera content <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/wink.png" alt="wink" />.</small></p></div></blockquote></div><p>Je te remercie, mais je vais ici suivre l'exemple de Benveniste, qui, désireux de traiter la question des traces linguistiques de l'idéologie tripartie des Indo-Européens, s'est arrêté aux faits de langue afin de ne pas empiéter sur le domaine de l'histoire religieuse, qui était du ressort de Dumézil (<i>cf</i>. Benveniste, <i>Le Vocabulaire des institutions indo-européennes : 1. économie, parenté, société</i>, Livre 3, chap. 1 « La tripartition des fonctions », aux Éditions de Minuit). Ce n'est pas que le sujet ne m'intéresse pas, ni même que je n'aurais pas plaisir à le traiter si l'occasion se présentait, mais je ne voudrais pas empiéter sur un travail que tu n'as pour l'instant publié qu'ici et j'ai de toute façon très largement dépassé l'espace qui m'avait été octroyé dans l'A&H. Cela dit, le jour où tu souhaiteras donner une forme plus définitive à cet aspect de ta recherche,j'espère que tu te sentiras libre de t'appuyer sur cette analyse linguistique pour renforcer tes arguments.</p><p><small></p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Enfin, j'ai relevé ici deux gloses qui m'incitent à ouvrir un petit aparté sur <b>une tendance dualiste chez Tolkien</b> (?).</p></div></blockquote></div><p>Je n'achète pas vraiment. Trop d'exemples où Tolkien parle de la nature nacessaire du lien entre <i>hröa </i>et <i>fëa</i> pour les Incarnés, par opposition aux Valar chez qui effectivement le corps n'est qu'un vêtement. Par ailleurs, ce fameux passage que tu cites <span class="exergue">« <i>wegū<big>&#774;</big></i>, une personne <u>de nature (et de fëa) mâle(s)</u>, <i>a person of male nature (and fëa)</i> »</span> a été volontairement biffé par Tolkien, apparemment peu de temps après le rejet de <span class="exergue">« <i>nesī<big>&#774;</big>, nese</i>, (une personne <u>de nature) femelle</u>, <i>(a person of) female (nature)</i> »</span>. Ce n'est sans doute pas un hasard. Je pense que Tolkien considérait peut-être que les âmes étaient sexuées, mais qu'il ne voulait pas mélanger trop vite les questions d'âmes et de nature, au risque en effet de minimiser l'importance du corps.</p><p>Pour les reste, les exemples du Légendaire que tu cites ne me paraissent pas verser dans le dualisme. Andreth parle d'une union (car il y a bien union lors de la conception) qui n'est pas de simple coexistence, mais implique le sentiment le plus fort, l'amour. Pour les fëar délogés, cela me semble être une explication mythique des cas de possession. Quant à Gandalf, je crois qu'il constate avec surprise un phénomène qui lui échappe, à savoir le spectacle d'une âme qui semble désaccordée d'avec son corps.</p><p>La lettre de Tolkien malade irait plus dans ce sens, mais qui a jamais échappé à la sensation d'être devenu étranger à une parte de son corps lorsque celle-ci ne fonctionne plus comme nous en avions l'habitude ? La douleur peut nous la faire sentir comme un corps étranger, et l'incapacité à remplir ses fonctions, en effet, comme une partie d'une machine qui serait tombée en panne.</p><p>Il y a un bout qui n'apparaît pas dans ton message :</p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p><b>-ION / -IEL, IEN</b></p><ul><li><p>PE 17 p.170 : <b>-o&#774;n</b> et <b>-e&#774;l</b> sont des suffixes <u>masculins</u> et <u>féminins</u> issus de la racine <b>&radic;<small>ON/NO</small></b> relative à <u>l'engendrement</u>. Les suffixes patronymiques <b>-ion</b> et <b>-ien</b> en sindarin, <b>-ion(do)</b> et <b>-iel(dë)</b> en quenya, sont d'une autre origine.</p></li><li><p>PE 17 p.190 : Le suffixe <u>patronymique</u> <b>-ion(do)</b>, de <i>yondo</i> « fils » correspond au suffixe <u>patronymique</u> <b>-wel</b>, de <i>yelde</i> « fille » <small>(ou encore <b>-wen(d)</b> comme dans <i>Eđelwen</i>)</small>, tandis que le suffixe <u>féminin</u> <b>-iel</b> est noté comme correspondant au suffixe <u>masculin</u> <b>-wë</b> (cf. <i>supra</i>).</p></li></ul></div></blockquote></div><p>Ce recensement n'est évidemment pas complet, car -ION est une des racines les plus fermement établies chez Tolkien, mais c'est peut-être pour cela que tu avais masqué ce texte ?</small></p><p>E.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Elendil)]]></author>
			<pubDate>Sat, 19 Sep 2020 17:55:14 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89297#p89297</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Questions de genre dans les langues elfiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89296#p89296</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Serait-il envisageable d'imaginer des significations « fils-argent » et « fille-or » ? Je ne me souviens plus s'il arrive en elfique que des suffixes puisent avoir en plus d'un sens initial déterminant-déterminé (ici : « fils de ... ») un sens additionnel (ici : « fils- ») ? On arriverait à la fin à « fils d'argent » et « fille d'or » (avec toute la polysémie de notre préposition française).</p></div></blockquote></div><p>J'aurais tendance à penser que tous les exemples pertinents renvoient bien à « fils de, fille de ». Pour <b>Míriel</b>, ce peut être une métonymie pour « fille précieuse » et pour <b>Fíriel</b>, je dirais qu'un mortel peut métaphoriquement être « fils de la mort », surtout si son destin normal aurait été d'être immortel. Pour autant, ton idée de formuler les gloses sous la forme « fils d'argent », etc. me paraît très bonne et je ne crois pas que cela soit nécessaire de le justifier. Si cela ouvre à d'autres manières de comprendre ces noms, cela me convient tout à fait.</p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Plus que de la spéculation philosophique, j'y verrais dans ce cas très précis, une trace mythologique. Ainsi avons-nous dans le Conte d'Arda, en quelque sorte, un <u>Couple primordial</u> ... ni Vala ni Elfe ni Homme mais ... Arbre. Cela n'empêche pas les Elfes de relire leur Éveil par le biais du couple (de plusieurs couples, en fait, c'est le <i>Cuivienyarna</i>, HoMe XI), mais l'importance et la centralité des Deux Arbres dans le Légendaire est première <small>(cf. encore l'article de Ben sur Galadriel et Celeborn : le couple de la Lórien comme image du Couple primordial des 2 Arbres)</small>.</p></div></blockquote></div><p>Je suis assez exactement d'accord avec ton interprétation, mais j'y vois plus de l'interprétation philosophique que mythique, car beaucoup d'Elfes, y compris Rúmil, narrateur supposé de l'essentiel des événements valinoriens, ont eu une connaissance directe des Arbres. Je comprends pour ma part le mythe comme une interprétation de quelque chose qu'on ne connaît pas directement (et je suis donc en désaccord avec Barthes, mais c'est un autre débat). Au demeurant, je m'appuie ici sur la formulation de Tolkien :</p><div class="citation"><p>The Eldar did <i>not </i>'personify', in our sense, abstractions such as 'Justice, Mercy, Love, Victory, Life, Death' or the like, or the names of countries, peoples, seasons, or natural objects such as earth, sea, fire, river, or star, or even any special or unique object such as Sun or moon or particular river or mountain. Their philosophies were many, but according to none of them was it held that the existence or being of any idea or 'thing' was of the same order as the unique being of each of the Valar or of any one of the <i>Eruhīni </i>(<i>Híni Ilúvatáro</i>) or "Children of Ilúvatar."</p></div><div class="citation source"><p>PE 21, p. 83.</p></div><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>À noter que l'on peut aussi renvoyer ici vers les « Lois & Coutumes parmi les Eldar » : les différences entre les sexes procèdent pour une part d'inclinations naturelles et pour une autre part d'usages établis par la coutume (HoMe X, pp.213-214).</p></div></blockquote></div><p>Oui, c'est bien à cela aussi que je pensais, mais cet article étant linguistique avant d'être sociologique, je me suis abstenu de citer, surtout que cela aurait nécessité de rajouter une référence supplémentaire en bibliographie.</p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Eh bien ... je me demande s'il ne faut pas aller jusqu'à 1968 ...<br />En cherchant à démêler les fils de cet écheveau, je suis tombé sur le <i>Shibboleth</i> qui revient sur le sujet.<br /><i>Cf</i> plus bas (référence en rouge).</p></div></blockquote></div><p>Décidément, tu as l’œil. Je vais modifier dans ce sens. <span class="exergue">[EDIT : C'est fait.]</span></p><div class="quotebox"><cite>Yyr a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p><i>Mana ???</i><br /><small><i>Ambar is upside down !</i></small><br />Le soleil et la lune auraient été envisagés non personnifiés ? <small>(je n'ai toujours pas mon PE n°21 ...)</small> <br />Cela paraît tellement difficile à croire <small>(même si je te fais confiance <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/wink.png" alt="wink" />)</small> tant la chose semble inscrite depuis longtemps et surtout publiée dans le SdA. J'entends encore Legolas :</p><div class="citation"><p><i>`I have not brought the Sun. <u>She</u> is walking in the blue fields of the South, and a little wreath of snow on this Redhorn hillock troubles <u>her</u> not at all. [...]’</i></p></div><div class="citation source"><p>LotR, II.3</p></div><p>À moins qu'en PE 21 Tolkien distingue entre l'astre d'une part, et le Maia auquel il est associé d'autre part ?<br />Ou cela était-il envisagé en correspondance de l'<i>Ainulindalë C*</i> ?<br />À noter aussi que, dans l'absolu, l'absence de « personnification » n'implique pas nécessairement celle d(e référence à l)'« altérité sexuelle » (même si, bien sûr, les deux vont plus facilement de pair).</p></div></blockquote></div><p>Pour Tolkien, il est clair qu'absence de personnification rime avec absence d'opposition masculin-féminin. C'est de sa réflexion sur le sujet qu'il tire le passage que j'ai cité plus haut. Il est tout aussi manifeste qu'à cet endroit, il considère le Soleil et la Lune comme de simples réceptacles, à dissocier des Maiar qui y demeurent (ou pas, puisque Tolkien a envisagé à une période qu'Árien ait abandonné le soleil après avoir été attaquée par Melkor ou ses servants).</p><p>Je n'ai pas voulu non plus aller trop loin dans la discussion de la personnification du soleil et de la lune, qui serait un débat à part, mais puisque cela semble te choquer, il va sans doute falloir que j'écrive une précision à ce propos <span class="exergue">[EDIT : c'est fait]</span>. À vrai dire, la différence entre véhicule céleste et Maia gardien pourrait fonctionner... sauf que Legolas parle de « la Soleil » et pas de la Maia correspondante. Je pourrais bien sûr arguer que Legolas s'exprime en occidentalien, et qu'il adopte donc la façon de parler de ses interlocuteurs, mais cela ne fonctionne pas plus, puisque le narrateur du SdA prend soin de préciser que ce sont les Elfes qui parlent du soleil au féminin.</p><p>On pourrait évidemment supposer que Tolkien a une nouvelle fois changé d'avis (c'est cohérent avec mon argument, en plus), mais plus simplement, je serais tenté de voir dans les paroles de Legolas une simple métonymie. Il dit qu'« Elle marche dans les champs bleus du Sud », ce qui n'est clairement pas une vérité littérale, puisque le soleil-réceptacle ne peut pas marcher et la partie méridionale de la sphère céleste n'est pas un champ, fut-il bleu. Il faut donc qu'il désigne ici la Maia.</p><p>Je vais traiter de la suite dans un message séparé : les bébés ont faim !</p><p>E.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Elendil)]]></author>
			<pubDate>Sat, 19 Sep 2020 16:09:28 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89296#p89296</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Questions de genre dans les langues elfiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89295#p89295</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Hyarion a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>J'ai sans doute déjà trop écrit pour justifier de ne pas créer un autre fuseau et je m'en excuse, mais disons que, après trop de temps passé à écrire et surtout réécrire, je voudrais terminer enfin ce bouquin, et que je sens que si je me lance dans de nouvelles discussions ici, je n'arriverai pas encore (nom d'une pipe !) à conclure, alors qu'il le faut, même si c'est pour me faire démolir après coup parce que, dans un sens ou dans un autre, je n'aurai « pas compris », « pas assez creusé », ou tout ce que l'on voudra (je parle de réception en général)... ^^'</p><p>Merci pour le partage en tout cas, Jérôme : c'est toujours utile. :-)<br /><small>Et ma boîte à courriels reste ouverte, de toute façon.</small></p></div></blockquote></div><p><small>Aucun souci Benjamin. C'était uniquement si le sujet devait être débattu ou approfondi. Je comprends parfaitement. C'est très bien ainsi. Du reste je viens de faire de même avec mon apparté (il traînait dans un coin de ma tête, hop ça va faire de la place ;)).</p><p>PS : Je n'avais pas oublié le bain à Creux-de-Crique, ni que c'est toi qui nous en avait parlé. Je trouve que c'est une très belle scène. Là encore, je pense que la nudité peut évoquer une certaine innocence (les hobbits sont plus <i>comme</i> des enfants, surtout à ce moment de l'histoire), de l'insouciance, de la joie et aussi le lien d'amitié et de confiance ...</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Sat, 19 Sep 2020 14:52:33 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89295#p89295</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Questions de genre dans les langues elfiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89294#p89294</link>
			<description><![CDATA[<p>Le dernier mot : super !! <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/smile.png" alt="smile" /><br /><small>Avec donc mes derniers retours / occasions de discuter.</small></p><p class="separation"></p><div class="quotebox"><cite>Elendil a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Et pour les Deux Arbres, c'est un très, très bon rappel (surtout pour la version de MR avec les noms sindarins), car j'ai failli louper cet important élément.<br />Du coup, l'article gagne un passage supplémentaire , qui vient se loger juste après les précisions sur les dragons et les Aigles.</p></div></blockquote></div><p>Impeccable. <br />Quelques remarques au fil de l'eau :</p><div class="quotebox"><blockquote><div><div class="citation"><p>[...] Il faut donc considérer que <i>Telperion</i> signifie « fils de l’argent » et que <i>Silpion</i>, un de ses autres noms, se traduit par «&#160; fils de la lumière argentée ». Pareillement, un des surnoms de Laurelin, <i>Culúrien</i>, doit avoir la signification « fille du rouge-doré ». Les noms sindarins correspondants, <i>Galathilion</i> et <i>Galadlóriel</i>, possèdent des suffixes manifestement de même sens. C’est un cas quelque peu paradoxal, car en dépit de leur importance, les Deux Arbres ne sont nulle part décrits comme conscients (bien que certains arbres du Légendaire le soient) et ils <i>engendrent</i> l’un une lueur argentée, l’autre une lumière dorée.</p></div></div></blockquote></div><p>En effet, j'en étais arrivé là moi aussi. il est paradoxal à première vue de lire que ceux qui engendrent la lumière sont fils & fille de la lumière <small>(sauf perspective &plusmn; platonicienne, mais qui dénoterait dans le Légendaire)</small>. Serait-il envisageable d'imaginer des significations « fils-argent » et « fille-or » ? Je ne me souviens plus s'il arrive en elfique que des suffixes puisent avoir en plus d'un sens initial déterminant-déterminé (ici : « fils de ... ») un sens additionnel (ici : « fils- ») ? On arriverait à la fin à « fils d'argent » et « fille d'or » (avec toute la polysémie de notre préposition française). C'est de toute façon possible pour le féminin : le suffixe <b>-iel</b> a bien les deux significations : « fille (de) », mais aussi « féminin » : l'on pense à des noms comme <b>Míriel</b> <small>(qui n'est sans doute pas engendrée par les joyaux <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/wink.png" alt="wink" />)</small> ou <b>Fíriel</b> <small>(fille mortelle et non fille de la mort (même si ...))</small>. Certes, rien de comparable, je crois, pour <b>-ion</b> (sauf ici ?), mais, vu le recoupement/chevauchement côté féminin d'une part, la relation de couple entre les deux suffixes d'autre part, on pourrait facilement imaginer que le même recoupement finisse par s'imposer au masculin. D'ailleurs, en PE 17 p.190, <i>yondo</i> est glosé <span class="exergue">« fils (<i>son</i>) »</span> mais <span class="exergue">« aussi [...] garçon (<i>boy</i>) »</span>. <small>J'imagine que tu as déjà pensé à tout ça et que tu ne peux tout simplement pas te permettre d'être si long ... Mais comme tu enchaînes par ce qui suit ...</small></p><div class="quotebox"><blockquote><div><div class="citation"><p>Nous pourrions y voir un exemple de spéculation philosophique des Elfes.</p></div></div></blockquote></div><p>Plus que de la spéculation philosophique, j'y verrais dans ce cas très précis, une trace mythologique. Ainsi avons-nous dans le Conte d'Arda, en quelque sorte, un <u>Couple primordial</u> ... ni Vala ni Elfe ni Homme mais ... Arbre. Cela n'empêche pas les Elfes de relire leur Éveil par le biais du couple (de plusieurs couples, en fait, c'est le <i>Cuivienyarna</i>, HoMe XI), mais l'importance et la centralité des Deux Arbres dans le Légendaire est première <small>(cf. encore l'article de Ben sur Galadriel et Celeborn : le couple de la Lórien comme image du Couple primordial des 2 Arbres)</small>.</p><div class="quotebox"><blockquote><div><div class="citation"><p>[note 50 :] [...] Il faut donc considérer que ce suffixe est bien masculin et en tirer les conséquences relatives à la répartition des rôles selon les sexes chez les Eldar et les Dúnedain. <i>Cf</i>. Tolkien 1995a, no 297 ; 1997b, p. 365–366 n. 61.</p></div></div></blockquote></div><p>À noter que l'on peut aussi renvoyer ici vers les « Lois & Coutumes parmi les Eldar » : les différences entre les sexes procèdent pour une part d'inclinations naturelles et pour une autre part d'usages établis par la coutume (HoMe X, pp.213-214).</p><div class="quotebox"><blockquote><div><div class="citation"><p>C’est toutefois en 1959–1960 que Tolkien donna apparemment un point final à cette longue suite d’hésitations en décrétant que les noms en –<i>ë</i> des Valar étaient d’origine non-elfique. Ils avaient été adaptés à la phonologie du quenya par étymologie populaire ou par attraction de la terminaison –<i>wë</i>, fréquente dans les noms propres des Elfes. Très significativement, il s’abstint de préciser l’étymologie et la signification du suffixe d’origine elfique, ayant sans doute décidé qu’aucune de ses tentatives antérieures n’était pleinement satisfaisante.</p></div></div></blockquote></div><p>Eh bien ... je me demande s'il ne faut pas aller jusqu'à 1968 ...<br />En cherchant à démêler les fils de cet écheveau, je suis tombé sur le <i>Shibboleth</i> qui revient sur le sujet.<br /><i>Cf</i> plus bas (référence en rouge).</p><div class="quotebox"><blockquote><div><div class="citation"><p>La forme <i>Melkō-r</i> peut également paraître aberrante, au regard des étymologies <i>mbelekōro</i> « Lui qui se dresse en puissance » ou <i>mbelek-óre</i> « puissant qui se dresse », dont le second morphème <i>ōro</i> ou <i>ōre</i> dérive de la racine RŌ ou ORO, désignant un mouvement vers le haut. Elle s’explique néanmoins quand nous nous rappelons que le nom de l’archange rebelle <i>Melkor</i> était orthographié <i>Melko</i> dans les premières versions du Légendaire. Vers la fin des années 1930, peu de temps avant de modifier ce nom, Tolkien lui donnait une étymologie bien différente : <i>Mailikō</i> < MIL-IK, avec une racine associée au désir, à l’avarice et à la convoitise. La décomposition <i>Melkō-r</i> s’inscrit donc dans le contexte du changement de nom du plus terrible des personnages de Tolkien, alors que ce dernier souhaitait encore préserver l’étymologie établie. Toutefois, l’essai « <i>Quendi and Eldar</i> » vint établir que ce nom était la traduction d’une forme valarine, et Tolkien révisa sa dérivation en conséquence, afin de lui octroyer plus d’ambiguïté.</p></div></div></blockquote></div><p>Absolument. Probablement, pour Tolkien, l'étymologie associée à la convoitise cadrait-elle mieux spirituellement, tandis que celle associée à la puissance cadrait mieux phon(esth)étiquement <small>(spirituellement, le Conte d'Arda montre l'évanouissement de la (vraie) puissance de Melkor ; le refus d'Eru conduit à perdre sa puissance subcréatrice ; la (fausse) puissance de Melkor est en réalité convoitise, volonté de contrôle, etc.)</small>.</p><div class="quotebox"><blockquote><div><div class="citation"><p>Faut-il souligner que ce dernier élément ne semble guère conciliable avec l’affirmation plus tardive selon laquelle les Elfes ne personnifiaient ni les concepts abstraits, ni les pays, ni les grandes divisions de la nature, ni les objets matériels, fussent-ils aussi remarquables que le soleil ou la lune <span>[PE n°21, pp.82-83]</span> ?</p></div></div></blockquote></div><p><i>Mana ???</i><br /><small><i>Ambar is upside down !</i></small><br />Le soleil et la lune auraient été envisagés non personnifiés ? <small>(je n'ai toujours pas mon PE n°21 ...)</small> <br />Cela paraît tellement difficile à croire <small>(même si je te fais confiance <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/wink.png" alt="wink" />)</small> tant la chose semble inscrite depuis longtemps et surtout publiée dans le SdA. J'entends encore Legolas :</p><div class="citation"><p><i>`I have not brought the Sun. <u>She</u> is walking in the blue fields of the South, and a little wreath of snow on this Redhorn hillock troubles <u>her</u> not at all. [...]’</i></p></div><div class="citation source"><p>LotR, II.3</p></div><p>À moins qu'en PE 21 Tolkien distingue entre l'astre d'une part, et le Maia auquel il est associé d'autre part ?<br />Ou cela était-il envisagé en correspondance de l'<i>Ainulindalë C*</i> ?<br />À noter aussi que, dans l'absolu, l'absence de « personnification » n'implique pas nécessairement celle d(e référence à l)'« altérité sexuelle » (même si, bien sûr, les deux vont plus facilement de pair).</p><p class="separation"></p><p>Je termine en nous proposant deux petites synthèses, que tu sauras corriger le cas échéant, concernant deux dyades parmi celles qui pouvaient médiatiser la sexualité — au sens premier du terme, c'est-à-dire ce qui sépare entre hommes et femmes — chez les Eldar.</p><p><b>1. -WË / -IEL</b></p><ul><li><p>LR p.398 + VT 46 p.21 : <b>√<small>WEG</small></b> désigne la <span class="exergue">« <u>vigueur (virile)</u>, <i>(manly) vigour</i> »</span>. D'où <i>#wegō</i>, <u>l'homme</u>, qui pouvait entrer fréquemment en composition de noms <u>masculins</u>, en quenya sous la forme du suffixe <b>-wë</b>, lequel devait être toutefois distingué de son homonyme à valeur abstractive <small>(comme dans Finwë)</small>.</p></li><li><p>PE 17 p.23 : <span class="exergue">« <b>iel</b>, un suffixe <u>féminin</u>, en quenya, sindarin, correspond au <u>masculin</u> <b>-we</b> »</span>.</p></li><li><p>PE 17 pp.189-190 : </p><ul><li><p><b>√<small>WĒ,?WE</small>ʒ</b> y est d'abord envisagé pour signifier la personne, l'individu (Elfe ou Humain). De là le suffixe en <b>-wë</b> des noms en quenya.</p></li><li><p>Puis <b>&radic;<small>WEG,WE</small>ʒ</b> y est plutôt conçu en vis-à-vis de <b>&radic;<small>NES,NETH-</small></b> pour constituer un couple de racines référant à la masculinité et à la féminité, par ailleurs applicable aux Valar et Maiar. D'où l'eldarin primitif <span class="exergue">« <i>wegū<big>&#774;</big></i>, une personne <u>de nature (et de fëa) mâle(s)</u>, <i>a person of male nature (anf fëa)</i> »</span>, et le suffixe <u>masculin</u> <b>-wë</b>. Ce dernier a pour correspondance le suffixe <u>féminin</u> <b>-iel</b><small> (le nom d'Altáriel/Galadriel est ici censé s'inscrire dans ce schéma)</small>. On avait aussi, avant qu'elle fût rejetée, la glose <span class="exergue">« <i>nesī<big>&#774;</big>, nese</i>, (une personne <u>de nature) femelle</u>, <i>(a person of) female (nature)</i> »</span>.</p></li><li><p>Puis retour, plus ou moins, à l'étape précédente : le suffixe <b>-wë</b> proviendrait d'un ancien élément <b>&radic;<small>WĒ,?WE'E</small></b> probablement relié au <i>quenya vē<big>&#774;</big></i> sur le registre de la similitude. <b>&radic;<small>WEG</small></b> est alors envisagé pour signifier la vie au sens d'une activité (et <i>#wegō(n)</i> désigne alors une créature vivante).</p></li><li><p><small>Ouf !</small></p></li></ul></li><li><p>PE 21 p.1 : De la racine <b>&radic;<small>WE</small>ʒ</b> provient <span class="exergue">« l'obsolète <i>†wē</i> “<u>homme, guerrier</u> <i>(man, warrior)</i>” »</span> qui a donné le suffixe <b>-wë</b> retrouvé dans certains noms <small>(comme celui de Finwë)</small>.</p></li><li><p>PE 21 p.81 : <span style="color: #858585"><i>wegū<big>&#774;</big>, wego</i> ></span> <b>-wë</b> <span class="exergue">« <u>dirigeant</u> <i>(ruler)</i> »</span> <small><span style="color: #858585">(comme dans Finwë)</span></small>. <span style="color: #858585">[Autres infos ?]</span></p></li><li><p>MR p.388 : <span class="exergue">« <b>iel</b> est un suffixe <u>féminin</u> correspondant au <u>masculin</u> <b>-we</b> »</span>.</p></li><li><p>WJ p.399 : <small>« Je me couche » dit Tolkien <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/wink.png" alt="wink" /></small>.</p></li><li><p><span style="color: #ff0000">PM p.340</span> : On revient à une racine <b>√<small>EWE</small></b> dont dériverait un ancien mot pour désigner la personne, entre autre sous la forme <i>wē</i>, lequel aurait ensuite donné le suffixe <b>-wë</b>, lequel apparaît fréquemment dans les noms quenya <span class="exergue">« <font style='text-decoration: underline; text-decoration-style: dashed;'>généralement mais non exclusivement</font> <u>masculins</u> »</span>.</p></li></ul><p><b>2. NĒR / NĪS</b></p><ul><li><p>PE 11 p.30 : D'un eldarin <i>n’reu̯</i> dérivaient <span class="exergue">« <b>&dagger;drio, driw, driodweg (-thweg)</b> “<u>héro, guerrier</u>” ; <b>driod, &dagger;drioth, driothwen, -dwen</b> “<u>héroïsme, vaillance</u>, <i>heroism, valour</i>” ; <b>driog</b> “<u>vaillant</u>” »</span> (GL).</p></li><li><p>PE 11 p.60 : D'un eldarin <i>nere</i> dérivaient <span class="exergue">« <b>nert</b> “<u>bravoure, exploit, force</u>, <i>prowess, a feat, strength</i>” ; <b>nerthi</b> “<u>virilité</u>, vertu, <i>1) manhood, manliness 2) virtue</i>” »</span> (GL). On a pour désigner la femme <b>&dagger;nîr</b> (GL) équivalent du qenya <b>nî</b>.</p></li><li><p>PE 12 p.65 : Sous la racine <b>&radic;<small>NERE</small></b> proviennent, pour le qenya, <span class="exergue">« <b>ner</b> “<u>homme, mari</u>, <i>man, husband</i>” »</span> (QL) ; <span class="exergue">« <b>ner</b> “<u>guerrier</u>, <i>warrior</i>, etc.” »</span> (PME) ; <span class="exergue">« <b>nerea</b> “<u>viril, robuste, courageux</u>, <i>manly, stout, brave</i>” ; <b>nereaina</b> “<u>vaillance</u>, <i>stoutness of heart</i>” ; <b>nertu</b> “<u>force</u>, <i>strength</i>” »</span> (QL).</p></li><li><p>PE 13 p.164 : La lignée cousine a le mot poétique <span class="exergue">« <b>&dagger;nîr</b> “<u>héro</u>, prince” »</span> (ENW).</p></li><li><p>LR pp.354,375,378 + VT 45 pp.9,37 : De la racine <span class="exergue">« <b>&radic;<small>DER</small></b> “Adulte masculin, homme (elfe, mortel, ou des autres peuples doués de parole)” »</span> provient le q. <b>nér</b>, avec insertion d'un <b>n</b> dû en partie à sa correspondance avec <span class="exergue">« <b>nī, nis</b> “femme” »</span>, en partie à l'attraction d'<b>Ender(o)</b>, désignant <span class="exergue">« <u>l'homme marié</u>, <i>bridegroom</i> »</span> < <i>#ndēro</i> < <b>&radic;<small>NDER</small></b> » i.e. <u>renforcement</u> de la racine <b>&radic;<small>DER</small></b>. La racine <span class="exergue">« <b>&radic;<small>NIS</small></b>, homologue <u>féminin</u> de <b>&radic;<small>DER</small></b> »</span> a donné le q. <b>nis</b>, la femme. Parallèlement au renforcement <b>&radic;<small>DER</small></b> &rarr; <b>&radic;<small>NDER</small></b>, celui de <b>&radic;<small>NIS</small></b> &rarr; <b>&radic;<small>NDIS</small></b> a donné la <span class="exergue">« forme <u>intensive</u> <i>#i-ndise</i> = Q <b>Indis</b> “<u>mariée</u>, <i>bride</i>” »</span></p></li><li><p>WJ p.393 : L'eldarin <span class="exergue">« <b>nere</b>, <b>nēr</b> “une <u>personne mâle</u>, un <u>homme</u>” était dérivé de <b>&radic;<small>NERE</small></b>, qui <u>se référait à la valeur et à la force physiques</u> »</span>.</p></li></ul><p>Je note aussi que la racine <b>&radic;<small>NIS</small></b> désignant la femme a probablement un homonyme bien assorti :</p><ul><li><p>SCLI pp.554-555 : Proches de la Baie d'Eldanna à Númenor, le lieu dit <span class="exergue">« <b>Nísimaldar</b> “Les arbres parfumés, <i>The fragrant Trees</i>” »</span>, ainsi que le petit lac <span class="exergue">« <b>Nísinen</b>, ainsi nommé pour le foisonnement, sur ses rives, des fleurs et buissons odorants »</span>, pourraient dériver d'une racine homonyme se rapportant à la fragrance, au parfum ... </p></li></ul><p>Enfin, autour de la racine <b>&radic;<small>NETH</small></b> : </p><ul><li><p>LR p.376 : <span class="exergue">« <b>&radic;<small>NETH</small></b> “<u>jeune</u>” »</span>.</p></li><li><p>PE 17 p.167 : <span class="exergue">« <b>&radic;<small>NES,NETH</small></b> “<u>féminité</u>” »</span>. <i>Cf</i>. supra (PE 17 p.190) la glose <span class="exergue">« <i>nesī<big>&#774;</big>, nese</i>, (une personne <u>de nature) femelle</u>, <i>(a person of) female (nature)</i> »</span>.</p></li><li><p>VT 47 p.12,15,26,34,39 : La racine <b>&radic;<small>NETH</small></b> est associée tour à tour à : <span class="exergue">« “<u>sœur</u>” »</span> ; <span class="exergue">« “<u>femme</u>” »</span> ; <span class="exergue">« <i>nēthe</i> “<u>jeune femme</u>” »</span> ; <span class="exergue">« “<u>frais, vivant, joyeux</u>, <i>fresh, lively, merry</i>” »</span> ; <span class="exergue">« “<u>personne féminine, femme</u>, <i>female person, woman</i>” »</span>.</p></li></ul><p>Laquelle dispose elle aussi d'un quasi homonyme bien assorti : </p><ul><li><p>VT 47 p.33 : La racine <span class="exergue">« <b>&radic;<small>NET</small></b> “<u>orné (gracieux, délicat)</u>, <i>trim (pretty, dainty)</i>” »</span> ayant donné <span class="exergue">« <b>nette</b> “<u>petite fille</u>” ; <b>netya-</b> “<u>orner</u>, <i>to trim, to adorn</i>” ; <b>netya</b> “<u>gracieux, délicat</u>, <i>pretty, dainty</i>” »</span>.</p></li></ul><p class="separation"></p><p>Aussi, dans la lignée de ta conclusion, je renchéris sur l'esthétique du langage. On sait que c'est là quelque chose de fondamental et peut-être même de spécifique chez Tolkien, pour qui non seulement le sens mais encore la forme des mots se rattache à la réalité. L'esthétique, la bonne correspondance phonétique, est relié au sens. On sait aussi qu'il est fondamental pour Tolkien de ne pas séparer le langage de la littérature : il ne devrait pas y avoir d'un côté la linguistique et de l'autre le mythe, la culture, etc. </p><p>On le voit bien ici : D'une part, à travers toutes ces évolutions, il s'agit de médiatiser un mythe, une histoire et même une anthropologie. D'autre part, on observe, au-delà des variations, une <b>permanence (relative)</b> dans l'association entre le sens et la forme, ce qui est à nouveau signifiant pour le mythe. Il est probable, en outre, que ce soit le goût phonétique qui ait été sinon le garant en tout cas la charpente de cette permanence relative. En l'occurrence, l'analyse linguistique présente recoupe l'analyse littéraire de la <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=88429#p88429" rel="nofollow">partition conjugale</a> : Du côté masculin, la force, l'art de la guerre, la vaillance, l'autorité ; du côté féminin, la douceur, la vie, la jeunesse, la beauté. Ce n'est pas une surprise. On a, si l'on veut, la tête et le cœur, le gouvernement et l'intuition, le physique et le psychique (cf. aussi ce que nous disions des <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89258#p89258" rel="nofollow">talents de guérison</a>). Évidemment tout en nuance et donné en partage, en communion — mais pour mettre quelque chose en partage ou en communion, il faut un quelque chose au départ, précisément <small>(<i>cf</i>. je crois le principe et le symbole du ying et du yang ?). </small> <small>Et si la vérité sort de la bouche des Enfants, le leitmotiv de Calandil, ici, à la maison, s'accord à l'anthropologie des Eldar : <span class="exergue">« Papa commande, Maman a toujours raison »</span> <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/smile.png" alt="smile" /> — encore un Ami des Elfes <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/smile.png" alt="smile" />. J'ai aussi connaissance d'un couple de nourrissons frère & sœur, aux <i>epessi</i> parfaitement choisis, eux aussi <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/wink.png" alt="wink" />.</small> L'accord entre la langue et le mythe va même très loin, puisque, linguistiquement aussi, l'un et l'autre pôles de la partition conjugale se renforcent l'un l'autre : grammaticalement parlant, l'homme est encore davantage homme quand il est marié (<b>&radic;<small>DER</small></b> &rarr; <b>&radic;<small>NDER</small></b>) ; la femme est encore davantage femme quand elle est mariée (<b>&radic;<small>NIS</small></b> &rarr; <b>&radic;<small>NDIS</small></b>) <small><small><sup><b><a name='renvoi0' href='#note0'>(*)</a></b></sup></small></small>. <i>Cf</i>. à nouveau Manwë et Varda qui sont encore davantage qui ils sont lorsqu'ils sont chacun aux côtés l'un de l'autre. Une autre façon de voir les choses serait de dire que le mariage renforce l'homme et la femme, mais cela revient au même.</p><p>Ainsi, la langue et le mythe ne vont pas l'un sans l'autre, et tous deux disent la même chose. </p><p>Dernière remarque : homme et femme sont distincts et bien distincts, bien séparés sémantiquement, toutefois il ne s'agit pas d'une opposition, ni d'une concurrence, ni d'une indifférence. La sexualité, dans le Conte d'Arda, ne s'inscrit pas dans une séparation individualiste <small>(ni machisme ni féminisme <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/wink.png" alt="wink" />)</small> mais dans une anthropologie relationnelle et même « communionelle » : les deux se complètent sans se confondre. <i>Cf</i>. la lumière mêlée d'Ar<u>ien</u> et Til<u>ion</u>, <span class="exergue">« Valinor [étant] emplie d'argent et d'or, et les Dieux rient, se rappelant le mélange de la lumière d'antan »</span>, Tom & baie d'Or qui <span class="exergue">« semblaient ne former qu'une seule danse »</span> et, plus en détail : « Un secours comme son vis-à-vis ».</p><p><small>Rendu ici, Damien, si tu souhaites rajouter une note pour signaler / illustrer, outre l'importance cardinale de l'esthétisme du langage chez Tolkien (ce que tu as fait avec justesse), celle, non moins cardinale du lien indissoluble entre la langue et l'histoire, sens-toi libre de piocher allègrement et de reprendre à ton compte ce qui te plaît. Didier avait insisté il y a déjà un moment, sur l'importance de « désenclaver les langues inventées ». S'il nous lit, j'espère qu'il sera content <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/wink.png" alt="wink" />.</small></p><p class="separation"></p><p><small>Enfin, j'ai relevé ici deux gloses qui m'incitent à ouvrir un petit aparté sur <b>une tendance dualiste chez Tolkien</b> (?).</p><p>On a lu plus haut : <span class="exergue">« <i>wegū<big>&#774;</big></i>, une personne <u>de nature (et de fëa) mâle(s)</u>, <i>a person of male nature (anf fëa)</i> »</span> (<i>cf</i>. <span class="exergue">« <i>nesī<big>&#774;</big>, nese</i>, (une personne <u>de nature) femelle</u>, <i>(a person of) female (nature)</i> »</span>). La nature sexuée concerne non seulement le corps mais aussi le <i>fëa</i>. Nous en avions déjà mention dans les « Lois & Coutumes parmi les Eldar » : <span class="exergue">« Néanmoins le mariage concerne aussi les <i>fëar</i>. Car non seulement leurs [<i>hroar</i>] mais encore les <i>fëar</i> des Eldar sont par nature masculin et féminin (<i>are of their nature male and female</i>) »</span> (HoMe X, p.227). Je n'ai pas trouvé trace de ce genre de chose dans la tradition de l'Église, sinon chez Tertullien, je crois, qui envisage la sexuation du corps et de l'âme, si je me souviens bien.</p><p>D'autres éléments tendent à séparer <i>hroä</i> et <i>fëa</i> de sorte à en faire (presque) deux entités non seulement distinctes mais autonomes :</p><ul><li><p>Andreth qualifie l'union entre le <i>fëa</i> et le corps d'une <span class="exergue">« union d'<u>amour</u> mutuel »</span> (HoMe X, p.317) ;</p></li><li><p>La phase tardive d'écriture du Silmarillion parle des <i>fëar</i> dé<u>logés</u> qui peuvent essayer de s'emparer du corps des vivants (cf. HoMe X, pp.224-225) ;</p></li><li><p>Dans le SdA, Gandalf parle d'Éowyn <span class="exergue">« <u>née dans le corps</u> d'une vierge (<i>born in the body of a maid</i>) »</span> (SdA, V.8) ;</p></li><li><p>Tolkien, malade, s'exprime (presque) comme Descartes : <span class="exergue">« Nous (moi du moins) connaissons trop mal <u>la machine complexe que nous habitons</u>, et (comme les ignorants en mécanique pour qui le “carburateur” est le nom d’une petite pièce d’un moteur, à la fonction secondaire et mal connue) sous-estimons la vésicule biliaire ! C’est une partie vitale de l’usine chimique, qui à elle seule peut causer une douleur intense si quelque chose ne va pas ; et si elle est “infectée”, hé bien, “ton compte est bon” »</span> (<i>Lettres</i>, n°311 pp.560-561) ;</p></li><li><p>Et bien sûr, avant et après tout le reste, la question de la <u>Réincarnation</u> des Elfes.</p></li></ul><p>Ce sont là des éléments et des traits de langage qui, s'ils ne suffisent pas à faire une métaphysique, s'accordent en apparence avec un certain dualisme, comme si la personne était toute dans l'âme et habitait son corps. Un dualisme non pas cartésien mais un peu platonicien. Cela dit, il y a d'autres éléments qui tempèrent cette tendance. Surtout, il y a l'exemple important et central de la réincarnation (au sens de transmigration des âmes) qui sera finalement abandonnée ... à la toute fin ! (pour des raisons éthiques plus que métaphysiques, mais l'éthique tolkienienne reste tributaire d'une métaphysique, nous l'avons vu avec le <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=7467" rel="nofollow">libre arbitre</a>).</small></p><p class="separation"></p><div class="quotebox"><blockquote><div><p><small>Ah, oui, j'ai aussi rajouté une phrase de remerciements. <img src="https://www.jrrvf.com/fluxbb/plugins/ezbbc/style/smilies/smile.png" alt="smile" /></small></p></div></blockquote></div><p>Merci à toi pour cet hommage qui m’honore, en sachant que j'étais déjà ton débiteur, à la fois pour cette remarquable synthèse, très utile, et pour la présente discussion !<br /><!--[*]<b>-ION / -IEL, IEN</b></p><ul><li><p>PE 17 p.170 : <b>-o&#774;n</b> et <b>-e&#774;l</b> sont des suffixes <u>masculins</u> et <u>féminins</u> issus de la racine <b>&radic;<small>ON/NO</small></b> relative à <u>l'engendrement</u>. Les suffixes patronymiques <b>-ion</b> et <b>-ien</b> en sindarin, <b>-ion(do)</b> et <b>-iel(dë)</b> en quenya, sont d'une autre origine.</p></li><li><p>PE 17 p.190 : Le suffixe <u>patronymique</u> <b>-ion(do)</b>, de <i>yondo</i> « fils » correspond au suffixe <u>patronymique</u> <b>-wel</b>, de <i>yelde</i> « fille » <small>(ou encore <b>-wen(d)</b> comme dans <i>Eđelwen</i>)</small>, tandis que le suffixe <u>féminin</u> <b>-iel</b> est noté comme correspondant au suffixe <u>masculin</u> <b>-wë</b> (cf. <i>supra</i>).</p></li></ul><p>[/*]--></p><p><small>____________________________________________</p><p>[édit]</p><p><small><sup><b><a name='note0' href='#renvoi0'>(*)</a></b></sup></small> Je fais référence à l'augmentation des radicaux eldarins par la <i>sundóma</i> (« voyelle déterminante » d'un radical), qui m'a toujours semblé naturellement, logiquement, augmenter le sens du radical. <br />Confirmation en a été donnée pour les radicaux verbaux :</p><div class="citation"><p><b>Prefixation</b></p><p>[...] Il y en avait de deux types : l'<i>augmentation</i> et la <i>réduplication</i>.</p><p>Dans l'<b>augmentation</b>, la <i>sundóma</i> était placée devant la première consonne [...]. En <i>eldarin</i> ce type était souvent utilisé dans les systèmes verbaux pour marquer <u>la perfection</u> ou <u>l’achèvement</u> (<i>completion</i>) : comme dans &radic;<b><small>TALAT</small></b> « glisser (vers le bas) » : <i>atalat</i> « s'effondrer (<i>slip right down</i>), tomber en ruine ». Combiné à une altération “dynamique” de la consonne initiale (par ex. par doublement ou immixtion nasale : voir infra), il avait normalement (<i>usually</i>) <u>une signification <i>intensive</i></u>. Ainsi <b>&radic;<small>KAL</small></b> « briller » : <i>aŋkal-, akkal-</i> « flamboyer » ; <b>&radic;<small>MAT</small></b> « manger » : <i>ammat-</i> « dévorer ».</p></div><div class="citation source"><p>PE n°18 p.85</p></div><p>Ici (même si nous avons affaire à des noms) le processus me semble bien s'inscrire en ce sens :</p><div class="citation"><p><span>- <b>&radic;<small>DER</small></b> : <b>nér</b> « homme » <b>&rarr;</b> <b>&radic;<small>NDER</small></b> : <b>ender(o)</b> « marié » ;<br />- <b>&radic;<small>NIS</small></b> : <b>nís</b> « femme » <b>&rarr;</b> <b>&radic;<small>NDIS</small></b> : <b>indis</b> « mariée ».</small></span></p></div>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Sat, 19 Sep 2020 14:46:31 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89294#p89294</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Questions de genre dans les langues elfiques]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89292#p89292</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Hyarion a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Incidemment (©Elendil), j'ai lu, l'autre nuit, l'intro et la conclusion de ton article, objet du présent fuseau : j'ai beau ne pas me passionner pour la complexité des langues inventées par Tolkien, pour moi le propos est très clair.</p></div></blockquote></div><p>Merci Benjamin pour cette relecture, c'est toujours utile qu'un non-spécialiste vienne vérifier que le propos reste accessible.</p><p>Au demeurant, je pense que la partie d'analyse pourrait t'intéresser. Pour la première fois peut-être, j'essaie d'aller au-delà de l'aspect grammatical pour commencer à fouiller le pan proprement esthétique des langues elfiques et leur rapport avec les goûts de Tolkien.</p><p>E.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Elendil)]]></author>
			<pubDate>Sat, 19 Sep 2020 08:16:09 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89292#p89292</guid>
		</item>
	</channel>
</rss>
