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		<title><![CDATA[JRRVF - Tolkien en Version Française - Forum / L'Allégorie chez Tolkien]]></title>
		<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=6680</link>
		<description><![CDATA[Les sujets les plus récents dans L'Allégorie chez Tolkien.]]></description>
		<lastBuildDate>Fri, 18 Dec 2020 23:55:51 +0000</lastBuildDate>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  L'Allégorie chez Tolkien]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89672#p89672</link>
			<description><![CDATA[<p>Beau partage, Elendil :)<br />Et beau commentaire aussi (sur les études tolkieniennes ;)).</p><p><small>Si on chipote, je dirai qu'il ne s'agit pas d'allégorie, toutefois, dans le passage que tu donnes : il s'agit d'une simple comparaison, ici, entre le travail du compilateur et celui du général. Incidemment, il me semble que Tolkien rejetait l'allégorie non en elle-même mais seulement pour faire un conte ... Après, cela dépend aussi de ce que l'on met derrière le terme ... De mémoire, <i>The Pilgrim's Regress</i> est en effet un bon exemple du recours à l'allégorie au sens strict. Dans un sens large et peu délimité, j'ai l'impression qu'on parle facilement d'allégorie pour de simples métaphores, ou pour des comparaisons, comme ici.</small></p><p><small>[édit : j'en ai profité pour fusionner ce fuseau avec celui qui le précédait sur le même sujet]</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Fri, 18 Dec 2020 23:55:51 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89672#p89672</guid>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  L'Allégorie chez Tolkien]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=89668#p89668</link>
			<description><![CDATA[<p>Je remonte ce vieux fuseau pour noter au passage que Tolkien, en dépit de ses protestations de détestation de l'allégorie, a exploré son usage assez tôt dans ses travaux. En effet, on retrouve une comparaison détaillée qui semble être un premier pas dans cette direction dans <i>The Year's Work in English Studies</i>, vol. V (1924), au début de la rubrique <span class="exergue">« Philology : General Works »</span>, que Tolkien rédigeait alors pour la deuxième et avant-dernière fois :</p><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p>As generals in command of modern millions may be imagined to have sighed for the simple little operations (and great renown) of Caesar, so now does a reviewer weakly sigh for the happy nineteeth century.</p></div><div class="droite"><p>De même qu'on peut imaginer des généraux commandant des millions [de troupes] modernes regretter les simples petites opérations (et le grand renom) de César, ainsi désormais le compilateur soupire-t-il faiblement après l'heureux dix-neuvième siècle.</p></div></div><p>Le sujet est bien sûr l'immense littérature philologique qui devenait de plus en plus touffue avec les années, forçant le rédacteur de revues de synthèse à être d'une compétence et à fournir un effort de lecture sans cesse croissants. Ce qui, avec presque un siècle de recul, fait doucement sourire quand on constate que le même commentaire s'appliquerait aujourd'hui parfaitement aux seules études tolkieniennes.</p><p>Cela permet aussi de souligner le soin que Tolkien mettait à rédiger ses articles pour les rendre agréables à lire, que ce soit au moyen de traits d'humour ou de comparaisons comme celle-ci. Parallèlement, on voit sa maîtrise croissante en tant qu'auteur (ici scientifique), puisque ce rapprochement reste ici explicite et manque un peu de vigueur, là où l'allégorie de la tour dans <span class="exergue">« Beowulf&#160; : les monstres et les critiques »</span> se trouve être d'une grande puissance rhétorique (de même que celle de la Babel des voix, comme le souligne Drout).</p><p>E.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Elendil)]]></author>
			<pubDate>Fri, 18 Dec 2020 14:58:57 +0000</pubDate>
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		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  L'Allégorie chez Tolkien]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83433#p83433</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Lodwing a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Je suis pleinement d'accord avec Cirdan. Cela dit, la reprise et le détournement d'icônes de culture populaire par divers intégristes et autres criminels ne sauraient être en aucun cas de la responsabilité des auteurs de l'oeuvre d'origine (ou de son adaptation cinématographique).</p></div></blockquote></div><p>Je suis plutôt de l'avis d'Isengar : pour que le détournement soit possible, il faut que l'œuvre d'origine ou son adaptation le permette. Bien évidemment, Peter Jackson n'est nullement le responsable direct de cette réutilisation. Il n'empêche que la simplification à outrance de la complexité morale du <i>Seigneur des Anneaux</i>, qui en fait un combat de gentils (pleinement gentils) contre les méchants (avides de pouvoir) rend l'œuvre cinématographique très manichéenne, ce qui ne peut que favoriser son détournement dans un but politique.</p><p>Nul doute que Peter Jackson ne condamne cela s'il en est conscient, mais comme dit le proverbe : l'enfer est pavé de bonnes intentions...</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Elendil)]]></author>
			<pubDate>Fri, 21 Nov 2014 11:02:48 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83433#p83433</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  L'Allégorie chez Tolkien]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83432#p83432</link>
			<description><![CDATA[<p>Je suis pleinement d'accord avec Cirdan. Cela dit, la reprise et le détournement d'icônes de culture populaire par divers intégristes et autres criminels ne sauraient être en aucun cas de la responsabilité des auteurs de l'oeuvre d'origine (ou de son adaptation cinématographique). Si les canons des blockbusters hollywoodiens peuvent en effet faciliter ce genre de détournements, la faute ne leur en incombe certainement pas, ceux qui déforment les produits culturels pour servir leur discours n'ayant aucune frontière à respecter dans cette déformation.</p><p>Si outre-atlantique des fanatiques évangelistes peuvent arguer que Harry Potter est l'oeuvre du Diable car il fait l'apologie de la sorcellerie alors les djihadistes de tout poil pourraient très bien se passer de "l'aide" hollywoodienne (et jacksonienne)...</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Lodwing)]]></author>
			<pubDate>Fri, 21 Nov 2014 08:23:20 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83432#p83432</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  L'Allégorie chez Tolkien]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83431#p83431</link>
			<description><![CDATA[<p>Cher Cirdan, je m'associe complètement à cette réflexion, même si mon jugement à l'égard de Peter Jackson est sans doute plus sévère que le tiens en termes de responsabilité.</p><p>I.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (ISENGAR)]]></author>
			<pubDate>Thu, 20 Nov 2014 15:32:40 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83431#p83431</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  L'Allégorie chez Tolkien]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83430#p83430</link>
			<description><![CDATA[<p>Nous sortons très loin du domaine de Tolkien et de la littérature, mais concernant le pire exemple de ce que peut produire une lecture allégorique, lisez donc cet article :</p><div class="citation"><p>Les jeunes Français impliqués dans le djihad suivis par le CPDSI ont tous regardé ces vidéos qualifiées d'« endoctrinantes », qui enchaînent « des images choc, une musique envoûtante, des rythmes entraînants et une ambiance hypnotique ». Des références aux films Matrix et <b>Le Seigneur des anneaux</b> sont présentes dans ces vidéos, faisant du jeune qui les regarde un « élu », incompris des autres, qui se bat pour une cause juste.</p></div><div class="citation source"><p><a href='http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2014/11/19/qui-sont-les-francais-sur-la-piste-du-djihad_4524774_4355770.html'>www.lemonde.fr</a></p></div><p>Voir le nom du SdA - même si uniquement associé au film - dans la propagande de cette secte islamique est tout à fait insupportable. <br />Depuis l'Autre Monde, s'il en a connaissance, notre cher Professeur doit regarder avec une très profonde tristesse ce phénomène. <br />Aucun doute que le gourou en question&#160; doit avoir une lecture bien précise de Sauron en Oncle Sam - après tout il y a même de pseudo - tolkiendili faisant des cartes qui associe la Russie à Mordor.</p><p>Loin de moi l'idée de voir une quelconque responsabilité directe de Peter Jackson dans la possibilité d'en arriver à de pareilles absurdités, mais on ne m'otera pas de l'idée qu'une certaine esthétique propre à ce type de blockbusters associant une simplification des idées à une puissance visuelle jouant sur un symbolisme manichéisé facilite le terreau pour qu'un gourou haineux cherche à toucher de pauvres êtres perdus et en cours de&#160; lobotomie...</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Cirdan)]]></author>
			<pubDate>Thu, 20 Nov 2014 13:27:39 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83430#p83430</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  L'Allégorie chez Tolkien]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83194#p83194</link>
			<description><![CDATA[<p>Comme il a été remarqué, il se peut tout à fait que Tolkien ait voulu se détacher du style de C.S. Lewis ou du mode allégorique médiéval, qu'il ne semble guère avoir goûté. Cela pourrait expliquer la remarque de la préface à la deuxième édition. Il me paraît remarquable, en particulier, que le seul point sur lequel Tolkien critique l'art du poète de <i>Sir Gawain</i> est l'usage qui est fait du symbole du <i>pentangle</i> sur le bouclier de Gauvain :</p><div class="citation"><p>And if the pentangle with its touch of learned pedantry, at war it seemed with the artistic instinct of a narrative poet, may for a moment have made us fear that we were going to lose Faerie only to gain a formalized allegory, we are now swiftly reassured.</p></div><div class="citation source"><p>MC, p. 78–79</p></div><p>Pour autant, Círdan a eu raison de souligner que Tolkien fait aussi usage d'allégories à l'occasion. Shippey recense trois allégories distinctes dans « Beowulf: The Monsters and the Critics », ce qui est beaucoup pour un texte académique. De la même manière, <i>Niggle</i> est incontestablement une allégorie de bout en bout, et Shippey avance des arguments très convaincants pour affirmer qu'il en va de même de <i>Smith of Wootton Major</i> (voir le recueil d'essais <i>Roots and Branches: Selected Papers on Tolkien</i>). Il se pourrait donc bien que Tolkien ne se défende de l'accusation d'allégorie au sujet du SdA que parce qu'il connaît parfaitement les rouages de ce type d'écriture et ne veut pas être accusé de mettre au point des allégories boiteuses. Fierté professionnelle, en somme. Les deux hypothèses ne me semblent pas nécessairement exclusives.</p><p>Elendil</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Elendil)]]></author>
			<pubDate>Mon, 06 Oct 2014 05:14:49 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83194#p83194</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  L'Allégorie chez Tolkien]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83190#p83190</link>
			<description><![CDATA[<p>J'avais rédigé une belle réponse, mais j'ai été déconnecté, grmpfff... <br />Version courte :</p><p>@Yyr : <br />- Oui, appelation abusive si on reprend la définition de Lewis ou celle du Grand Robert e les deux exemples que tu relèves :<br />- Aslan est le Christ et pour autant Narnia n'est rien d'autre que Narnia et ses habitants (centaures, satyres, dryades, ...) ne sont rien d'autres que ses habitants<br />- une correspondance de l'Estel avec l'espérance chrétienne ne conduit personne (à ma connaissance) à identifier les personnages ou les objets ou les lieux de la Terre du milieu avec des valeurs morales, des idées ou des notions philosophiques ; là encore, Aragorn, l'Arbre Blanc ou Minas Tirith se sont rien d'autre qu'Aragorn, l'Arbre Blanc ou Minas Tirith. Et quand bien même, dans une lecture analogique (dans le sens où on se contenterait d'établir des analogies en mettant de côté tout ce qui n'entre pas dans les cases toutes faites), on les identifierait avec le Christ, l'arbre et la Jérusalem Céleste de <i>l'Apocalypse</i>, il ne s'agirait pas d'une allégorie mais d'une analogie entre des "objets" de nature identiques (un roi-messie-guerrier-guérrisseur, un arbre, une cité).</p><p>@Círdan :<br />Tout à fait d’accord avec toi. Je pensais avoir dit d’ailleurs la même chose ;-) Tom Bombadil n’est certainement pas une allégorie, mais avant tout le Maître de la maison sous la Colline. Seulement&#160; le lecteur qui veut relire le récit bombadilien pour en relever « certaines fonctions » (au sujet de la Puissance) est libre de lui attribuer une nature allégorique (un personnage devant figure d’une forme de connaissance) sans pour autant dénaturer son rôle dans le récit.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (sosryko)]]></author>
			<pubDate>Sun, 05 Oct 2014 00:42:07 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83190#p83190</guid>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  L'Allégorie chez Tolkien]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83188#p83188</link>
			<description><![CDATA[<p>Merci à tous les deux pour ces messages très instructifs.<br />(Et pour ma part, je suis d'accord avec ta synthèse, cher Círdan)</p><p>J'en profite pour vous poser (ou aux autres bien sûr :)) la question suivante. Je suis bien d'accord avec la définition donnée ici de l'allégorie. Le Grand Robert de la langue française donne d'ailleurs pour sa part la définition d'une <span class="exergue">« narration mettant en œuvre des éléments concrets, de manière cohérente (selon une isotopie), chaque élément correspondant métaphoriquement à un contenu de nature différente, en général abstrait. »</span> Ainsi faut-il une correspondance <i>métaphorique</i>. Pourtant, je vois parfois employé, dans les discussions autour de Tolkien notamment, allégorie au sens d'une correspondance disons analogique, terme à terme. Par exemple, dans son article sur « L'esprit de l'espoir » (<i>Tolkien aujourd'hui</i>, 2011), Michaël met en garde contre une correspondance analogique entre l'Estel et la vertu théologale de l'espérance, sous peine de « basculer vers l'allégorie » (p. 48). Autre exemple dans Narnia : Aslan est le Christ (cf. Sosryko) : le Lion meurt et ressuscite, et il apparaît comme l'alpha et l'omega du Royaume de Narnia. Pour vous est-il correct de parler d'allégorie, disons dans un sens étendu ? Ou bien est-ce une appellation tout à fait abusive ?</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Sat, 04 Oct 2014 22:17:08 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83188#p83188</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  L'Allégorie chez Tolkien]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83101#p83101</link>
			<description><![CDATA[<p>Merci pour toutes ces clarifications, Sosryko!</p><p>Concernant les moments et/ou personnages d'allégorie nécessaire chez Tolkien, je pense que l'exemple de Tom que tu cites est le plus judicieux. Pourtant, dans son mode même cette "allégorie" ne reprend pas totalement le principe - encore une fois le personnage peut être apprécié et la lecture des chapitres le concernant font sens même sans la référence allégorique. </p><p>Je te concède tout à fait que l'aspect allégorique de Tom est plus marqué du Légendaire. C'est notamment ce que montre, à mon avis, l'immanquable sentiment de mystère autour du personnage qui saisit un grand nombre de lecteurs (il suffit de se rappeler le nombre de messages posant la question "Qui est Tom Bombadil?", messages auxquels tu as apporté à plusieurs reprise la réponse la plus complète que j'ai pu lire). <br />Je me dis que cela tient aussi et surtout à cette absence de complétude "romanesque" : Tom est mystérieux <i>parce qu</i>'il n'entre pas dans une grille de lecture comparable aux autres personnages : sa "nature allégorique", il la conserve en effet "jusqu'au sein du Légendaire" car c'est bien elle qui fait qu'il ne prend pleinement sens qu'en étant envisagé <u>à cheval</u> entre le Légendaire et des références hors du Légendaire. Mais s'il était totalement allégorique, il aurait sans doute cette apparence de personnage en carton creux que peuvent être, par exemple, les déesses de Raison, Justice et Droiture dans La Cité des Dames de Christine de Pizan et on ne s'intéresserait alors qu'au contenu de son discours, ou bien on ne chercherait le sens de ses actes <i>que</i> dans la référence externe. Ce que l'esthétique du SdA n'aurait pas pu admettre - cela aurait créer une rupture vis-à-vis du traitement général des personnage beaucoup trop marquée.&#160; Qu'en-penses-tu?</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Cirdan)]]></author>
			<pubDate>Fri, 19 Sep 2014 12:28:29 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83101#p83101</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  L'Allégorie chez Tolkien]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83095#p83095</link>
			<description><![CDATA[<p>Cher Círdan,</p><p>voilà un sujet passionnant, qui donne l'occasion d'évoquer ce cher C. S. Lewis. Je pestais de ne pouvoir me plonger dans mes livres et y chercher quelques réponses, mais une rapide recherche m'a conduit à <a href="http://thinklings.org/?post_id=6275" target=_blank>un billet d'un blog</a> (inconnu jusqu'alors) qui reprend tout ce que je pense au sujet de l'allégorie chez C.S. Lewis. En résumé :<br />- L'allégorie pour Lewis est l'allégorie médiévale : est allégorique un récit dans lequel le matériel représente l'immatériel, i.e. des personnages ancrés dans l'espace et le temps du récit représentent des idées, des notions, des sentiments, des expériences...<br />- la liberté du lecteur lui donne de voir en un texte quelconque une allégorie s'il le souhaite : tout texte (romanesque j'imagine) peut être lu comme allégorie ;<br />- une seule véritable allégorie chez Lewis : <i>The Pilgrim's Regress</i> ;<br />- le qualificatif d'allégorie est par conséquent rejeté à plusieurs reprise par Lewis à propos de <i>Perelandra</i> ou des <i>Chroniques de Narnia</i>. Dans <i>Perelandra</i>, Ransom n'est pas le Sacrifice quand bien même il se sacrifie pour Perelandra, de même que dans les <i>Chroniques de Narnia</i>, Aslan n'est pas la Royauté mais bien Christ. Finalement, CS Lewis écrit pour répondre sur un mode imaginaire à des questions spirituelles : Comment Christ se manifesterait dans un monde (Narnia) où les hommes côtoient les créatures qui sur Terre relèvent des mythes et des contes ? Et si un monde (Perelandra) avait échappé à la Chute ?</p><p>- j'ajouterais que ces récits de Lewis sont aussi différents de l'allégorie (au sens où il l'entendait) que certaines paraboles (celle du Fils prodigue ou celle de la brebis perdue). Le symbolisme est manifeste ; le lecteur apprécie (ou rejette) un récit qui l'invite à opérer des analogies entre le monde imaginaire et le texte biblique. Il y a là une différence essentielle avec Tolkien, comme tu le fais remarquer. Autre écart essentiel avec le<i> SdA </i>: CS Lewis écrit des récits qui se déroulent après Bethléem.<br />- Quant au <i>SdA</i> justement, si Tolkien en rejette une lecture allégorique, il reconnaît que ponctuellement l'allégorie (au sens de CS Lewis) est non seulement possible mais devient nécessaire "pour révéler certaines fonctions" de ses personnages : il suffit de renvoyer à Tom Bombadil, personne qui incarne l'esprit de la campagne d'Oxford d'une manière externe, et qui conserve cette nature allégorique jusqu'au sein du légendaire puisqu'il représente la connaissance qui ne cherche ni la puissance ni l’accaparement (L53, <i>Lettres</i>, p. 274 = <i>Letters</i>, p. 192).</p><p>S.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (sosryko)]]></author>
			<pubDate>Thu, 18 Sep 2014 22:46:37 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83095#p83095</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  L'Allégorie chez Tolkien]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83093#p83093</link>
			<description><![CDATA[<p><center><small><span style="color: #bd2020">[Édit (Yyr 2020) : fusion, à partir d'ici, avec le fuseau initié par Laurent sur la même discussion.]</span></small></center></p><p class="separation"></p><p>Bonjour, </p><p>Voilà un questionnement qui me travaille assez en ce moment depuis que j’ai de nouveau réussi à trouver le temps de voyager épisodiquement en Terre du milieu et ailleurs dans l’œuvre de Tolkien. La focalisation si fréquente sur la question « SdA, allégorie ou non ? »&#160; me semble digne d’être interrogée. Comment se fait-il que Tolkien prenne les devants dans la préface à la seconde édition à l’œuvre pour prévenir de cette (fausse) interprétation ? Certes la première édition avait donné lieu à des interprétations de ce type. Avant même la première édition Rayner Unwin écrivait certes que la lutte entre les ténèbres et la lumière semble laisser « the story proper to become pure allegory ». Tolkien avait répondu rapidement à Sir Stanley, - comme pour ne pas laisser se propager cette interprétation au sein de l’éditeur de l’œuvre - notamment en invoquant la profondeur des personnages, le fait que chacun d’eux soit un univers en soi, ce qui ne peut être le cas dans une allégorie où ils ne sont que pur prétexte (<i>Letters</i>, p.121).&#160; C'est une lettre abondamment citée et connue, je n'y reviens donc pas.<br />Cependant en quoi ces interprétations allégoriques pouvaient-elles s’avérer un réel danger pour l'oeuvre - c'est-à-dire risquant de plomber sa réception - alors même que l’allégorie n’est que très relativement&#160; à la mode à l’époque de l’écriture et de la publication du SdA (un texte comme <i>Animal Farm</i> d’Orwell, et quelques autres mis à part, on ne peut pas dire que c'est une forme&#160; qui domine les oeuvres romanesques de l'entre deux guerres et de la deuxième guerre mondiale) ? </p><p>Un élément qui montre que la question de l’allégorie n’est absolument pas secondaire pour Tolkien est qu’il l’utilise finalement assez fréquemment : la « tour » de <i>Beowulf</i> and the critics, et surtout le conte entier de <i>Feuille, de Niggle</i> qui est une œuvre, non simplement allégorique, mais pour certains aspects dépendante du mode de lecture allégorique, c’est-à-dire fondée et pensée sur une allégorie. </p><p>Je me demande finalement, si ce n’est pas l’association de son œuvre à celle de C.S. Lewis qui a donné au moins partiellement à Tolkien l’impression qu’au-dela même de Rayner Unwin, l’allégorie risquait d'être trop massivement associée au SdA. Et peut être aussi, est-ce la fréquentation de Lewis qui lui a donné suffisamment d’intérêt envers l’écriture allégorie pour en arriver à écrire <i>Feuille, de Niggle</i> sous cette forme (une forme qui de toute évidence n’est pas sa manière de prédilection). En effet l’investigation de la littérature allégorique médiévale par Lewis est assez importante pour qu’on puisse le considérer comme l’un des spécialistes de la question (son texte <i>The Allegory of Love</i> fut un grand succès critique, ouvrage avec lequel il a renouvelé le champ d’étude de la littérature allégorique du Moyen Age). Les œuvres médiévales étudiées ou enseignées&#160; par Tolkien ne sont généralement pas allégoriques (à quelques excepcions près, par exemple, <i>Pearl</i>, mais qui est une œuvre poétique où l’allégorique n’est qu’une des modes de lecture, et auquel s’oppose et/ou se surajoute un mode poétique, que je dirais « onirique », mode&#160; tout à fait distinct ; on est très loin de <i>La Cité des Dames</i> de Christine de Pisan, par exemple), mais celles de Lewis par contre le sont très nettement (<i>Le Roman de la Rose</i> et bien d’autres œuvres). Il ne faut bien garder en tête que les travaux de Lewis sur l’allégorie ont une importance centrale dans sa carrière de <i>scholar</i> – ils sont à peu près aussi centraux, par exemple, que ceux sur <i>Beowulf </i>dans la carrière de Tolkien. </p><p>Les <i>Chroniques de Narnia</i> ont apparemment été reçues par le même débat que le SdA – s’agit-il d’une allégorie ou non ?&#160; Lewis s’en défend (<i>This is not allegory at all</i>) mais n’ayant pas lu l’œuvre (ni vu les films), je m’adresse à ceux d’entre vous la connaissant pour savoir si cette œuvre est aussi clairement distincte de l’allégorie que le SdA. La notion d’ « applicabilité » qu’évoque Tolkien y convient-elle aussi bien que pour le SdA ? <br />Autre question, mais qui y est liée : le jeu d’intertextualités chez Lewis est-il du même type qu’on trouve chez Tolkien (très voilé, fondamental dans la structure de l’œuvre, mais pas pour le lecteur, qui peut s’en passer) ou plus proche de ce qu’on trouvera plus tard chez un auteur comme Dan Simmons (où ce jeu est immédiatement visible, mais présenté comme un mystère à décrypter).</p><p>Merci de vos avis sur mon questionnement et de vos éclaircissements !</p><p>Círdan</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Cirdan)]]></author>
			<pubDate>Thu, 18 Sep 2014 21:09:24 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=83093#p83093</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  L'Allégorie chez Tolkien]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=77511#p77511</link>
			<description><![CDATA[<p><p>Et que conclut tu de ces statistiques ? (par ailleurs etant donnee qu'il y a un probleme majeur de mesure: toutes les lettres ne sont pas accecibles/connues, la marge d'erreur est probablement importante)<p>CdC<p>PS ca fait bien longtemps qu'il n'existe plus de these de troisieme cycle ou de these d'etat ...</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Coeur de Canard)]]></author>
			<pubDate>Wed, 05 Apr 2006 14:09:00 +0000</pubDate>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  L'Allégorie chez Tolkien]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=77510#p77510</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><blockquote><div><p>Un peu plus d'un an après ce message: si Gumbadan passe dans le coin, qu'il n'hésite pas à nous faire part de l'avancement de ses travaux de "dépoussiérage du sens commun"</p></div></blockquote></div><p>Didier, Gumbadan passe parfois dans le coin, puisque il s'agit de mon ancien pseudo (qui peut d'ailleurs, soit dit en passant, être effacé)... :o)<p>Pour te répondre rapidement (je suis sur mon lieu de travail...), les recherches sur le sujet avancent lentement mais sûrement. ;o) Toutefois, c'est un projet de longue haleine qui devait, à l'origine, déboucher sur une thèse de 3ème cycle en sociologie.<p>Quand je parlais de "dépoussiérage du sens commun" concernant la notion d'utopie, je me référais en fait non seulement à l'article publié sur ton site mais, au-delà, à certaines interventions dans lesquelles cette notion est rejetée de façon systématique sous prétexte que l'utopie relève forcément de la parabole, voire de l'allégorie (bien que ces deux termes ne soient pas forcément liés) de nature politique. Or, il n'en est rien ; tout du moins si l'on en revient à une lecture philosophique et sociologique de <i>L'Utopie</i> de Thomas More, écrit à l'origine comme réponse à <i>L'éloge de la folie</i> de son ami Erasme.<p>Humaniste anglais, catholique en pays protestant et professeur de théologie et de grec à Oxford, le parcours de vie de More n'est pas sans évoquer celui de Tolkien qui, comme son illustre prédécesseur, était un humaniste catholique anglais, de surcroît don d'Oxford...<p>Toutefois, au-delà de ces analogies (et des différences aussi, More ayant été une personnalité politique de premier ordre), <i>L'Utopie</i> et <i>Le Seigneur des Anneaux</i> pourraient tous deux relever du genre littéraire de l'ethno-fiction (cf. l'article de la revue <i>Solaris</i> "L'ethno-fiction : soi-même comme un autre" : <a href="http://www.revue-solaris.com/numero/2000/134-ethno-fiction.htm)" rel="nofollow">http://www.revue-solaris.com/numero/200 … ction.htm)</a>. Martin Hébert, auteur de l'article sus-nommé et professeur d'anthropologie à l'université de Montréal, travaille sur cette notion depuis quelques années maintenant et j'ai eu le plaisir d'échanger avec lui quelques courriels fort constructifs sur la question. <p>Cette notion est apparue dans le champ de l'anthropologie pour catégoriser certains écrits d'observation de terrain. Par extension, elle pourrait être appliquée à certains récits fictionnels comme ceux de More ou de Tolkien car ces livres soulèvent la question de la création d'un "univers-monde" (pour reprendre l'expression du titre de la thèse de Laurent Genefort) cohérent et se suffisant à lui-même...<p>Dans cette perspective, la comparaison des oeuvres de More et de Tolkien pourraît peut-être permettre de dépasser les prénotions entourant le genre littéraire de l'utopie et que l'on retrouve communément assénées sur divers fora consacrés à Tolkien, utopie et Terre du Milieu n'ayant <i>a priori</i> rien en commun...<p>Enfin, désolé de ne pouvoir développer davantage cette question car non seulement je n'ai pas le temps de m'étendre pour le moment mais, d'autre part, je crains que l'on ne s'éloigne de trop du sujet initial de ce fuseau portant sur l'allégorie. Toutefois, je serai ravi d'en discuter plus longuement quand le temps me sera plus favorable ou de continuer par courriels interposés, si tu le souhaites, bien sûr ! ;o)<p>Cordialement,<br>Eric.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Tilkalin)]]></author>
			<pubDate>Wed, 05 Apr 2006 13:56:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=77510#p77510</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  L'Allégorie chez Tolkien]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=77509#p77509</link>
			<description><![CDATA[<div class="quotebox"><cite>Gumbadan a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p>Ce travail a été dicté par ma lecture de l'article portant sur le genre littéraire de l'Utopie et de ses "rapports" avec l'Oeuvre de Tolkien, paru sur le site d'Hiswelokë ("Question de définition : Chronique d'Uchronie." ...</p></div></blockquote></div><p>Un peu plus d'un an après ce message: si Gumbadan passe dans le coin, qu'il n'hésite pas à nous faire part de l'avancement de ses travaux de "dépoussiérage du sens commun" -- Histoire que l'on puisse dépasser cette modeste compilation de nos échanges précédents et reprendre, avec autant de plaisir, un dossier intéressant.</p><p>Didier.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Hisweloke)]]></author>
			<pubDate>Tue, 04 Apr 2006 19:07:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=77509#p77509</guid>
		</item>
	</channel>
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