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		<title><![CDATA[JRRVF - Tolkien en Version Française - Forum / Tolkien dans la Revue des deux mondes]]></title>
		<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=3908</link>
		<description><![CDATA[Les sujets les plus récents dans Tolkien dans la Revue des deux mondes.]]></description>
		<lastBuildDate>Sat, 20 Mar 2004 12:06:00 +0000</lastBuildDate>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien dans la Revue des deux mondes]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32200#p32200</link>
			<description><![CDATA[<p>Et voilà,<p>j'ai lu l'article de Philippe dans la revue des deux mondes.<p>D'abord, je suis admiratif devant son sens de la formule.<br>Il parvient à résumer en quelques mots tout ce qu'il faut penser du film (en bien comme en mal), et introduit très bien son sujet.<p>Le thème de la pureté et de la miséricorde est très bien traité, mieux et plus simplement formulé qu'on a pu le faire ici, de même que l'excellente phrase sur l'antipathie de Tolkien pour l'allégorie, qui résume rès bien aussi le sujet ! (quoique selon moi, Tolkien soit plutôt flou en vérité sur la question de l'allégorie, mais cela demanderait à être étudié).<p>Vient ensuite la partie sur les sacrements. Je ne l'avais glissé dans le forum que parce qu'on m'avait demandé de déployer ce thème, et je me susi surpris à y découvrir plus de parrallèles que ce que je pensais d'abord. Mais je crois pour le coup que le sujet est mal ammené dans le sein de l'article. On parlait de la pureté et de l'imaginaire, de l'anti allégorisme de Tolkien, et vient celle des sacrements. J'en suis coupable, bien sûr, mais cela vient un peu mal.<br>Ceci dit on se rétabli rapidement, et on reprend le sujet, qui ne semble qu'une insertion dans un texte plus uni. Là encore, tu résumes très bien, Philippe, en quelques phrases, tout le développement (je regrette un peu que tu n'explique pas d'un mot de plus la réconciliation et l'onction des malades, mais il fallait faire vite je suppose.<p>je suis content que tu mentionnes aussi une part d'arbitraire dans cette vision. Je n'ai pas eu le temps (ou le courage) de 'matteler à une conclusion pour cette partie, mais j'y aurais dit que Tolkien n'avait probablement pas voulu consciemment glisser les 7 sacrements (6 d'ailleurs) dans son oeuvre. peut-être que oui (il est bien assez malin pour ça), mais peut-être pas.<br>Mais il reste que ces étapes essentielles de la vie chrétienne, vie divine, ne peuvent qu'avoir marqué son imagination, et le processus d'ennoblissement de ses personnages.<br>je ne sais pas si ce sont les sacrements que Tolkien a voulu inclure,mais il apparaît vraiment que ses personnages traversent des étapes <b>équivalentes</b>. C'est là qu'intervient un arbitraire (celui d'y voir les sacrements en bonne et due forme), alors qu'il ne pouvait y avoir qu'une inspiration de la vie chrétienne, recopiée sur les héros. La présence de thèmes chrétiens dans l'oeuvre suffisant alors à faire retrouver les sacrements comme je l'ai fait (ce que je ne considère donc pas comme une fumisterie), parce qu'ils sont bien là, obscurément.<p>Voilà, c'est une conclusion dans ce style que j'aurai fait si on m'y avait poussé. :-)</p><p>Sinon, j'aime beaucoup aussi l'idée d'un Sam qui est le vrai Roi du récit. C'est bien trouvé !<br>(et voilà donc la réponse à ton énigme du 20-11-2003) :-)</p><p><small>Et en passant, les autres articles ont l'air pasionnants aussi ! je découvre avec joie cette revue, et je pense que tu viens de gagner un adepte (comment on s'abonne ?)</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Vinyamar)]]></author>
			<pubDate>Sat, 20 Mar 2004 12:06:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32200#p32200</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien dans la Revue des deux mondes]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32199#p32199</link>
			<description><![CDATA[<p>Chouette !! :-))</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Vinyamar)]]></author>
			<pubDate>Tue, 09 Mar 2004 20:13:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32199#p32199</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien dans la Revue des deux mondes]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32198#p32198</link>
			<description><![CDATA[<p>Mon article est paru dans le numéro de mars de la revue des deux mondes. Merci à tous ceux à qui j'avais promis un exemplaire de me faire parvenir leur adresse afin que je puisse le leur envoyer.<p>Amitiés tolkieniennes,<p>Philippe</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Philippe Perrier)]]></author>
			<pubDate>Tue, 09 Mar 2004 11:51:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32198#p32198</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien dans la Revue des deux mondes]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32197#p32197</link>
			<description><![CDATA[<p><small><font color=#808080>Yyr (Ecrit le 10-01-2004 17:19) : * <i>Marrissement</i> qui vient ici traduire <i>Marring</i>, comme expliqué bientôt dans un article.</font></p><p>L'article en question est en ligne sur Hiswelókë <a href=http://www.jrrvf.com/hisweloke/site/articles/langues/ target=_blank>ici</a> :)</p><p>Yyr</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Tue, 02 Mar 2004 13:14:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32197#p32197</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien dans la Revue des deux mondes]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32196#p32196</link>
			<description><![CDATA[<p>Bon, j'abandonne donc la piste de l'eucharistie.<br>Quoique l'on ai pu discuter de la figure de l'hostie dans le <i>lembas</i>, et ce en s'appuyant sur divers textes du légendaire, rien ne permet d'apercevoir une quelconque irruption du sacrement en tant qu'acte dans le Seigneur des Anneaux.<br>J'ai eu beau fouiller les chapitres sur la Lothlorien, je n'y ai rien trouvé de concluant.<br>Le passage clef resterait pour moi les champs de Cormalen, mais rien n'est suffisemment dit !<p>Je concluerai donc cette étude et expliquerai le sens qu'on peut lui donner.<p><br>Philippe, nous avons un peu trop digresser de ton sujet, y a-t-il autre chose qui reste à discuter. Tu parlais de ce que le film avait changé à la réception du livre, peut-être faudrait-il en parler aileurs pour recevoir plus de témoignages.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Vinyamar)]]></author>
			<pubDate>Wed, 28 Jan 2004 18:55:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32196#p32196</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien dans la Revue des deux mondes]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32195#p32195</link>
			<description><![CDATA[<p>---------------------------------------------------</p><p>Quant à l'eucharistie, j'ai bien peur de ne pas trouver d'éléments assez convaincants.<br>je comptais jouer, grâce au chapitre: "les champs de Cormallen" sur le double aspect de l'eucharistie qu'est le mémorial qu'il met en oeuvre de la passion du Christ (contre la "passion" de Frodon dont la conclusion est d'ailleurs répétée dans ce même chapitre) et l'action de grâce (le sens même du mot "eucharistie") qui ets mise en oeuvre dans un lieu presque liturgique, ce champ de Cormallent dans lequel les héros rentrent comme dans une Eglise. Le lent chemin des hobbits sur une pelouse brillante, sous une voûte d'arbres, puis dans des allées d'arbres (pilliers), le "louez les avec de grandes louanges" ("praise them with great praise") qui résonne comme un archaïsme biblique (bien qu'aucune occurence similaire ne se retrouve dans la bible - je tâcherai de chercher dans la liturgie latine...), la mention du "vin même de la béatitude" dans le poignant passage décrivant comment la douleur se mêle à la joie ! Le "Silence Debout" qui est fait avant d'apporter le vin pendant le festin qui suit cette liturgie...<p>Mais rien de tout cela n'évoque suffisemment ce qu'est réellement l'eucharistie, à savoir la présence réelle de Dieu, et surtout <b>l'offrande</b> à Dieu du Christ par le Christ. Aucun signe d'offrande ne s'y retrouve. <br>Il manque aussi un geste important de communion (que ce soit ou non au pain, on ne peut rechercer un décalque de l'eucharistie, surtout après les aveux de Tolkien concernant le Lembas !), de réception d'un viatique qui donne la force et la vie. Ce viatique, on peut le retrouver pourtant dans le talisman qu'Arwen donnera à Frodon, et auquel il se raccrochera régulièrement pendant ses moments de lutte contre le souvenir de l'anneau, mais Arwen n'est pas présente aux champs de Cormallen. (je note cependant que le père Louis Bouyer avaient déjà, d'après Michaël Devaux dans la feuille dela Compagnie n° 2, vu la présence des sacrements dans les talismans présents dans le SdA.)<p>Trop d'éléments manquent donc, pour oser parler d'eucharistie dans le roman. Je vais continuer de chercher, peut-être aussi du côté de la Lorien, que certains me reprochent d'avoir écarté d'un lieu sacré.<br>Je continue à le faire, en citant d'ailleurs Tolkien lui-même, qui voit dans la Lorien une <b>"enclave enchantée"</b> (lettre 131, P.157 : <font size="1"><i>"Three Rings of the Elves, wielded by secret guardians, are operative in preserving the memory of the beauty of old, maintaining enchanted enclaves of peace where Time seems to stand still and decay is restrained, a semblance of the bliss of the True West."</font></i>, qui est donc loin d'évoquer le sacré, même si la notion de séparation est avérée !</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Vinyamar)]]></author>
			<pubDate>Sun, 25 Jan 2004 12:37:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32195#p32195</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien dans la Revue des deux mondes]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32194#p32194</link>
			<description><![CDATA[<p>Vincent, merci pour ces détails sur la mer, (qu'il me semble avoir déjà lu quelque part, (pas dans ton livre, hélas, que je ne possède toujours pas) sur ce forum).<p>Mais cela m'invite à distinguer deux formes de la mer, celle qui en effet représente la mort, et celle qui représente le passage. C'est pourquoi je distinguerai la mer comme <b>élément liquide</b>, et la mer comme <b>lieu de traversée</b>; comme un marin qui se respecte, je distinguerai la mer et sa flotte, de la mer et son vent !<br>La mer était à la fois, pour les marins d'autrefois, synonyme de mort, puisqu'ils ne savaient pas nager (on pense donc ici à l'eau), mais une "terre" d'aventure, puisqu'elle emportait les bateaux en des lieux mystérieux !<p>D'ailleurs, Galadriel en avertissant Legolas ne parle pas de la mer à proprement parler. En tous cas, elle ne fait pas référence à l'eau, qui est la mort, mais bien au vent, à la surface, avec el chant des mouettes (c'est ce dont elle met en garde Legolas, et ce sont bien les mouettes qui appellent Legolas à partir "oversea".<p>il faudrait en débattre mieux, mais sans doute sur un autre fuseau :-)</p><p>Sosryko:<br>merci pour les références aux veilleurs sur les remparts.</p><p>Sinon, concernant le "nom nouveau", je n'ai en effet pas fait assez attention en l'utilisant, et ai donc relu le texte attentivement, dans plusieurs traductions annotées. <br>Il reste une réelle ambiguïté sur la personne à qui s'applique le nom nouveau.</p><p>-------------------------------</p><p>(nous entrons ici dans un débat qui ne concerne pas directement le sujet, avis aux lecteurs, ils peuvent sauter les passages qui suivent si ce débat exégétique ne les passionnent pas)</p><div class="citation"><p>A cause de Sion je ne me tairai pas,<br>&#160; &#160;à cause de Jérusalem je ne me tiendrai pas en repos,<br>&#160; &#160;jusqu'à ce que sa justice jaillisse comme une clarté,<br>&#160; &#160;et son salut comme une torche allumée. <br>&#160; Alors les nations verront ta justice,<br>&#160; &#160;et tous les rois ta gloire.<br>&#160; &#160;Alors on t'appellera d'un nom nouveau<br>&#160; &#160;que la bouche de Yahvé désignera.&#160; <br>Tu seras une couronne de splendeur dans la main de Yahvé,<br>&#160; &#160;un turban royal dans la main de ton Dieu.&#160; On ne te dira plus: "Délaissée"<br>&#160; &#160;et de ta terre on ne dira plus: "Désolation."<br>&#160; &#160;Mais on t'appellera: "Mon plaisir est en elle"<br>&#160; &#160;et ta terre: "Epousée."<br>&#160; &#160;Car Yahvé trouvera en toi son plaisir,<br>&#160; &#160;et ta terre sera épousée.&#160; Comme un jeune homme épouse une vierge,<br>&#160; &#160;ton bâtisseur t'épousera.<br>&#160; &#160;Et c'est la joie de l'époux au sujet de l'épouse<br>&#160; &#160;que ton Dieu éprouvera à ton sujet.&#160; Sur tes remparts, Jérusalem, j'ai posté des veilleurs,<br>&#160; &#160;de jour et de nuit, jamais ils ne se tairont.</p></div><div class="citation source"><p>Isaïe 62</p></div><p>(je ne prend pas ici la traduction que j'utilise (Osty), mais elle est proche et surtout elle est sur mon ordi :-D )</p><p>En fait, comme je lisais Apocalypse en même temps, le nom nouveau a fait assez naturellement tilt chez moi pour désigner sinon l'époux en tous cas celui. On trouve en effet :</p><div class="citation"><p>Celui qui a des oreilles, qu'il entende ce que l'Esprit dit aux Eglises: au vainqueur, je donnerai de la manne cachée et je lui donnerai aussi un caillou blanc, un caillou portant gravé un nom nouveau que nul ne connaît, hormis celui qui le reçoit.</p></div><div class="citation source"><p>Ap 2,17</p></div><div class="citation"><p>Le vainqueur, je le ferai colonne dans le temple de mon Dieu; il n'en sortira plus jamais et je graverai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la Cité de mon Dieu, la nouvelle Jérusalem qui descend du Ciel, de chez mon Dieu, et le nom nouveau que je porte.</p></div><div class="citation source"><p>Ap 3,12</p></div><p>Oui, dans Isaïe, le nom nouveau est attribué à Jérusalem, ce dont témoigne le "ton bâtisseur t'épousera". Mais ce nom nouveau, il me semble opportun de le signaler quand même chez Aragorn, car même s'il est l'époux, il ne figure pas Dieu lui-même, mais est lui-même celui que Dieu épouse au travers de son sacre.<br>D'ailleurs, son&#160; nom n'est-il pas "Foi" : Estel !</p><div class="citation"><p>Then Aragorn, being now the Heir of Isildur, was taken with his mother to dwell in the house of Elrond; and Elrond took the place of his father and came to love him as a son of his own. <b>But he was called Estel, that is "Hope", and his true name and lineage were kept secret at the bidding of Elrond </b>; for the Wise then knew that the Enemy was seeking to discover the Heir of Isildur, if any remained upon earth.</p></div><div class="citation source"><p>Appendices: Histoire d'Aragorn et d'Arwen, p. 429</p></div><p>Ce nom secret, c'est le dernier nom qu'Arwen utilisera pour nommer&#160; Aragorn pendant qu'il meurt.<br>Certes, Elessar n'est pas le nom caché d'Estel, mais c'est un autre nom caché, qui évoque quand même l'espoir, puisque la pierre qu'il désigne est verte, et que lien à l'espoir est fréquemment répété.<p>Le changement de nom reste un geste religieux (puisque nous sommes dans le monde du sacré), qu'il s'applique à Minas Titith (qui d'ailleurs change aussi de nom, pour ne plus s'appeler que La "Cité du Roi"), ou à Aragorn !</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Vinyamar)]]></author>
			<pubDate>Sun, 25 Jan 2004 12:12:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32194#p32194</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien dans la Revue des deux mondes]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32191#p32191</link>
			<description><![CDATA[<p><h4><font color="#6699CC">4-6 Le Mariage</font></h4></p><p><b>4-6-1 Quels mariages ?</b></p><p>Le « sacrement » du mariage est-il présent dans le Seigneur des Anneaux ? Pour y répondre, voyons tout d’abord le chapitre qui traite justement du mariage d’Aragorn : l’Intendant et le Roi. La première chose qui marque dans ce chapitre, c’est qu’on y trouve en fait plusieurs mariage : celui de Faramir et d’Eowyn, et celui d’Aragorn et d’Arwen. Mais une autre chose frappe davantage encore : ces mariages ne sont absolument pas décris. Comment ?! Le moment le plus heureux de la vie de ces héros, le but ultime vers lequel tendait Aragorn, « le couronnement des exploits auxquels [nos héros] ont eu part », selon les propres mots d’Aragorn, n’est décrit que par cette simple (et sublime) phrase : </p><div class="citation"><p>Aragorn, Roi Elessar, épousa Arwen Undómiel dans la cité des Rois le jour du Solstice d’Été, et l’histoire de leur longue peine se trouva achevé.</p></div><div class="citation source"><p>T3, Ch. V, L’INTENDANT ET LE ROI, p.343</p></div><p>Rien de plus, ni dans les annexes racontant l’histoire particulière d’Aragorn et d’Arwen, sinon la mention répétée que cela est « l’achèvement » !<br>Mais comment se fait-il que tout soit concentré sur un seul chapitre : l’amour et le mariage de Faramir et d’Eowyn (qui n’est que promis, certes, mais il n’y aura nulle autre cérémonie dans le roman, sinon son annonce officielle au chapitre suivant), le mariage d’Aragorn et d’Arwen, et surtout entre les deux, son couronnement glorieux.<p>Dès lors, rien ne nous interdit de penser que ce couronnement s’inscrit peut-être dans la même dynamique de mariage, en réalité, et de découvrir qu’en effet, c’est peut-être bien là, dans ce triple mariage, (mais surtout celui d’Aragorn avec son peuple) que ce situe le sacrement.</p><p><b>4-6-2 Faramir et Eowyn</b></p><p>Voyons tout d’abord en quoi les fiançailles d’Eowyn et de Faramir peuvent évoquer le sacré :</p><div class="citation"><p>- (…) Je serais guérisseuse, et j’aimerais tout ce qui pousse et n’est pas stérile. (…)</p><p>- (…) J’épouserai pourtant la Dame Blanche de Rohan, si telle est sa volonté. Et si elle le veut, alors traversons le Fleuve pour demeurer, en des jours plus heureux, dans la belle Ithilien, où nous ferons un jardin. Toutes choses pousseront là avec joie, si la Dame Blanche y vient.</p><p>- Dois-je abandonner mon propre peuple, homme de Gondor ? dit-elle (…)</p><p>- Oui, je le voudrais, dit Faramir. Il la prit dans ses bras et il l’embrassa sous le ciel ensoleillé.</p></div><div class="citation source"><p>T3, Ch. V, L’INTENDANT ET LE ROI, p.332</p></div><p>Ce passage n’est pas sans rappeler le fondement du mariage religieux, tiré du livre de la genèse :</p><div class="citation"><p>Dieu dit: Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse. Et cela fut ainsi. Dieu appela le sec terre, et il appela l'amas des eaux mers. Dieu vit que cela était bon. Puis Dieu dit: <b>Que la terre produise de la verdure, de l'herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre.</b> Et cela fut ainsi. La terre produisit de la verdure, de l'herbe portant de la semence selon son espèce, et des arbres donnant du fruit et ayant en eux leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin: ce fut le troisième jour (…)</p><p>Dieu créa l'homme à son image,<br>&#160; &#160;à l'image de Dieu il le créa,<br>&#160; &#160;homme et femme il les créa.<br>Dieu les bénit et leur dit: <b>"Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre et soumettez-la</b>; dominez sur les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et tous les animaux qui rampent sur la terre."<br>Dieu dit: "<b>Je vous donne toutes les herbes portant semence, qui sont sur toute la surface de la terre, et tous les arbres qui ont des fruits portant semence</b>: ce sera votre nourriture.</p></div><div class="citation source"><p>Genèse 1,9-13 ; 27-29</p></div><div class="citation"><p>C'est pourquoi l'homme quitte son père et sa mère et s'attache à sa femme, et ils deviennent une seule chair.</p></div><div class="citation source"><p>Gn 2,24</p></div><p>Ce mariage primordial arrive dans le jardin d’Eden, et l’on y voit comme en refrain l’importance que Dieu donne à la fécondité, des plantes, des animaux, puis de l’homme et de la femme. Ce mariage entre Faramir et Eowyn ressemble fort à un retour à cet état originel, dans un jardin fécond.<br>Nous notons aussi au passage l’accent que met Tolkien, comme en défi, à la séparation que cela implique pour Eowyn, arrachée à son peuple pour aller vivre avec son époux, comme pour vérifier la parole de la Genèse (dans le texte latin, on a homo et non pas vir pour désigner que l’homme quitte les siens, pour rejoindre son uxor ; ce sont donc des mots sans genre qui s’appliquent aussi bien à la femme qu’à l’homme).</p><p><b>4-6-3 Aragorn et Arwen</b></p><p>Au sujet du mariage d’Aragorn, nous y reviendrons, mais remarquons deux choses :<br>1- Aragorn doit patienter tout le mois de Mai avant que sa promise n’arrive. Couronné le 1er mai, il doit attendre impatiemment la fin du mois avant que quelque chose n’arrive. Or, le mois de Mai dans la religion catholique est justement le mois où l’on ne se marie pas, le mois des vierges (car consacré à la Sainte Vierge), mois de chasteté, où l’attente n’est qu’une plus belle purification en attendant les noces !<br>- Le mois de Juin arrive et c’est aussitôt le 23 juin. Le 24 juin, jour du Solstice d’été, et aussi fête de St Jean-Baptiste, il épouse Arwen. <br>Souvenons-nous que Jean-Baptiste est aussi celui qui, chez l’Évangéliste St Jean, est justement celui qui compare le Christ à un époux, lui qui a dit :</p><div class="citation"><p>Qui a l'épouse est l'époux;<br>&#160; &#160; mais l'ami de l'époux<br>&#160; &#160; qui se tient là et qui l'entend,<br>&#160; &#160; est ravi de joie à la voix de l'époux.<br>&#160; Telle est ma joie, et elle est complète.</p></div><div class="citation source"><p>Jean 3,29</p></div><p><b>4-6-4 le couronnement : épousailles</b></p><p>Maintenant que nous avons introduit le concept le plus chargé de sens, à savoir l’image du Christ comme époux de l’Eglise, qui fait écho à l’image de Dieu comme époux de son peuple dans l’Ancien Testament, voyons comment le couronnement et la royauté d’Aragorn se vit pleinement dans cette même vision.</p><div class="citation"><p>Tous les préparatifs furent alors fait dans la Cité ; et il y avait un grand concours de gens, car les nouvelles s’étaient répandues dans toutes les parties du Gondor, de Min-Rimon jusqu’à Pinnath Gelin <b>et aux côtes lointaines de la mer</b>, et tous ceux qui pouvaient venir à la Cité se hâtaient d’y arriver. <b>Et la Cité fut de nouveau remplie de femmes et de beaux enfants qui revenaient vers leurs maisons chargés de fleurs</b> ; et de Dol Amroth vinrent les harpistes les plus habiles de tout le pays ; et il y avait des joueur de viole, de flûte, de cors d’argent, et des chanteurs à la voix claire venus des vallées du Lebennin.</p></div><div class="citation source"><p>T3, Ch. V, L’INTENDANT ET LE ROI, p.333</p></div><p>Les lecteurs de la bible n’auront pas eu de peine à reconnaître l’évocation de la nouvelle Jérusalem chez Isaïe, cité sainte où viendront toutes les nations :</p><div class="citation"><p>« Debout! Resplendis! car voici ta lumière, et sur toi se lève la gloire de Yahvé.&#160; <br>Tandis que les ténèbres s'étendent sur la terre et l'obscurité sur les peuples,<br>&#160; &#160;sur toi se lève Yahvé,&#160; et sa gloire sur toi paraît. <br>Les nations marcheront à ta lumière et les rois à ta clarté naissante.<br>&#160; Lève les yeux aux alentours et regarde:<br>&#160; &#160;<b>tous sont rassemblés, ils viennent à toi.<br>&#160; &#160;Tes fils viennent de loin,<br>&#160; &#160;et tes filles sont portées sur la hanche</b>. <br> Alors, tu verras et seras radieuse,<br>&#160; &#160;ton cœur tressaillira et se dilatera,<br>&#160; &#160;<b>car les richesses de la mer afflueront vers toi,</b><br>&#160; &#160;et les trésors des nations viendront chez toi.</p><p><b>les bateaux de Tarsis ont pris la tête pour ramener de loin tes fils,</b><br>&#160; &#160;avec leur argent et leur or,<br>&#160; &#160;à cause du nom de Yahvé ton Dieu, »</p></div><div class="citation source"><p>Isaïe 60</p></div><p>Jusqu’à cette petite mention de veilleurs guettant l’aube :</p><div class="citation"><p>Enfin vint un soir où l’on put voir du haut des murs les tentes dans la campagne [celles d’Aragorn qui revient] et, toute la nuit, des lumières brûlèrent, tandis que les hommes guettaient l’aube.</p></div><div class="citation source"><p>T3, Ch. V, L’INTENDANT ET LE ROI, p.333</p></div><p>Et quand l’aube arrive, c’est cloches, bannières, étendards d’argent, pour accueillir les armées scintillantes comme l’argent sous le soleil.</p><p>Ces veilleurs ne sont pas sans rappeler ceux d’Isaïe (qui font eux-mêmes échos à ceux du psaume 130 : mon âme attend le Seigneur,&#160; plus que les veilleurs l'aurore) :</p><div class="citation"><p>A cause de Sion je ne me tairai pas,<br>&#160; &#160;à cause de Jérusalem je ne me tiendrai pas en repos,<br>&#160; &#160;jusqu'à ce que sa justice jaillisse comme une clarté,<br>&#160; &#160;et son salut comme une torche allumée. Alors les nations verront ta justice,<br>&#160; &#160;et tous les rois ta gloire.<br>&#160; &#160;<b>Alors on t'appellera d'un nom nouveau</b><br>&#160; &#160;que la bouche de Yahvé désignera. Tu seras une couronne de splendeur dans la main de Yahvé,<br>&#160; &#160;un turban royal dans la main de ton Dieu.&#160; On ne te dira plus: "Délaissée"<br>&#160; &#160;et de ta terre on ne dira plus: "Désolation."<br>&#160; &#160;Mais on t'appellera: "Mon plaisir est en elle"<br>&#160; &#160;<b>et ta terre: "Epousée."</b><br>&#160; &#160;Car Yahvé trouvera en toi son plaisir,<br>&#160; &#160;<b>et ta terre sera épousée. <br>Comme un jeune homme épouse une vierge,<br>&#160; &#160;ton bâtisseur t'épousera.<br>&#160; &#160;Et c'est la joie de l'époux au sujet de l'épouse</b> que ton Dieu éprouvera à ton sujet.<br><b> Sur tes remparts, Jérusalem, j'ai posté des veilleurs,<br>&#160; &#160;de jour et de nuit, jamais ils ne se tairont.</b><br>&#160; &#160;Vous qui vous rappelez au souvenir de Yahvé, pas de repos<br>&#160; &#160;pour vous. Ne lui accordez pas de repos qu'il n'ait établi Jérusalem<br>&#160; &#160;et fait d'elle une louange au milieu du pays.</p></div><div class="citation source"><p>Isaïe 62</p></div><p>Notons aussi dans ce texte le nom nouveau dont sera appelé l’époux de le nouvelle Jérusalem, celui qui sera une couronne, ainsi que le nom nouveau du Roi Aragorn, qui sera connu sous le nom du Roi Elessar. Le nom avait déjà été dévoilé, certes, mais toujours en rapport avec cette royauté qu’il devait reconquérir ! Le voilà roi, ou plutôt époux de la cité du Gondor, et le voilà avec ce nom nouveau.</p><p>Nous avons beaucoup comparé le couronnement d’Aragorn à des épousailles entre lui et le peuple du Gondor, entre lui et la cité du Gondor, devenue comme la nouvelle Jérusalem, ou Église sainte et régénérée. Où voyons-nous les traces d’une telle comparaison, et où, en quel lieu sacré, ce mariage prend-il place ?<br>Comme tous les mariages, il prend place en deux lieux : celui de l’échange des consentements, public, et celui de l’union des époux et de fécondité, secret.<p>Relevons immédiatement que c’est Aragorn le premier qui personnifie la Cité du Gondor (il est d’ailleurs à noter qu’elle n’est plus jamais appelée Minas Tirith, mais simplement la Cité, avec une majuscule) :</p><div class="citation"><p>- (…) moi aussi je deviendrais vieux. Qui alors gouvernera le Gondor et ceux qui regardent vers cette Cité <b>comme vers leur reine</b></p></div><div class="citation source"><p>T3, Ch. V, L’INTENDANT ET LE ROI, p.341</p></div><p>Il est donc bien permis d’imaginer la Cité comme une reine que vient épouser son roi. Ces épousailles prennent place devant ses portes, lorsque Faramir accueille Aragorn., pour son couronnement. Aragorn lui rend son sceptre, afin qu’il officie pour la cérémonie, ce qu’il va faire de la manière la plus simple : par une demande de consentement :</p><div class="citation"><p>- Hommes de Gondor (…), voici Aragorn, fils d’Arathorn (…). Sera-t-il roi, et entrera-t-il dans la Cité pour y demeurer ?<br>Et toute l’armée et&#160; tout le peuple crièrent <i>oui</i> d’une seule voix.</p></div><p>Le peuple n’acquiesce pas, il ne crie pas de joie n’importe quoi, il dit : « OUI » . (« yea », un oui solennel !)</p><p>De même, au moment où Aragorn prend la couronne, il pose son propre serment : </p><div class="citation"><p>- De la Grande Mer en Terre du Milieu je suis venu. <b>En ce lieu, je me fixerai, moi et mes héritiers, jusqu’à la fin du monde</b>.</p></div><p>Serment qui rappelle toujours celui de Dieu à son épouse, son peuple, dans Isaïe :</p><div class="citation"><p><b>et je conclurai avec eux une alliance éternelle.&#160; <br>Leur race sera célèbre parmi les nations,<br>&#160; &#160;et leur descendance au milieu des peuples;</b><br>&#160; &#160;tous ceux qui les verront les reconnaîtront<br>&#160; &#160;comme une race que Yahvé a bénie.&#160; Je suis plein d'allégresse en Yahvé,<br>&#160; &#160;mon âme exulte en mon Dieu,<br>&#160; &#160;car il m'a revêtu de vêtements de salut,<br>&#160; &#160;il m'a drapé dans un manteau de justice,<br>&#160; <b> comme l'époux qui se coiffe d'un diadème,</b><br>&#160; &#160;comme la fiancée qui se pare de ses bijoux. <br>Car de même que la terre fait éclore ses germes<br>&#160; &#160;et qu'un jardin fait germer sa semence,<br>ainsi le Seigneur Yahvé fait germer la justice et la<br>&#160; &#160;louange devant toutes les nations.</p></div><div class="citation source"><p>Isaïe 61</p></div><p>Les vêtements de salut, et le roi drapé de justice peuvent aussi être évoqué par les vêtement d’Aragorn et la cape immaculée fermée par sa pierre verte, qu’il porte lors de son couronnement, salut et justice qu’il offrira en effet lors de son règne.</p><p>Mais pour clôturer la cérémonie, il demande à Gandalf de le couronner, comme l’évêque, qui ajoute une bénédiction sur les Valar :</p><div class="citation"><p>- Maintenant viennent les jours du Roi, et puissent-ils être bénis tant que dureront les trônes des Valar.</p></div><p>Et voilà que Tolkien change soudain le nom d’Aragorn, et ne parle plus que du Roi Elessar. Curieux changement en milieu de passage, alors qu’il ne parlait jusqu’ici&#160; que d’Aragorn !<p>Dans la foulée, Tolkien nous explique ce que devient la cité sous son règne, se projetant dans l’avenir à ce moment précis du récit.</p><div class="citation"><p>« De son temps, <b>la Cité fut rendue plus belle qu’elle n’avait jamais été, fût-ce aux jours de sa gloire première, </b>elle fut emplie d’arbres et de fontaines ; ses portes étaient de mithril et d’acier, et ses rues étaient pavées de marbre blanc ; les gens de la montagne y travaillaient, et ceux de la forêt se réjouissaient d’y venir ; <b>tous étaient guéris et tout était réparé </b>; les maisons étaient pleines d’hommes et de femmes et de rires d’enfants ; aucune fenêtre n’était aveugle, aucune cour vide, et <b>après le passage du Troisième Âge du monde dans le nouvel age</b>, il garda le souvenir et la gloire des années disparues. »</p></div><div class="citation source"><p>T3, Ch. V, L’INTENDANT ET LE ROI, p.337</p></div><p>Ce passage rappelle bien sûr encore le passage le l’apocalypse où il est fait référence à la nouvelle Jérusalem :</p><div class="citation"><p>Puis je vis un ciel nouveau, une terre nouvelle --&#160; car le premier ciel et la première terre ont disparu, et de mer, il n'y en a plus. Et je vis la Cité sainte, Jérusalem nouvelle, qui descendait du ciel, de chez Dieu; <b>elle s'est faite belle, comme une jeune mariée parée pour son époux</b>.&#160; J'entendis alors une voix clamer, du trône: "Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux; ils seront son peuple, et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu.&#160; <b>Il essuiera toute larme de leurs yeux: de mort, il n'y en aura plus; de pleur, de cri et de peine, il n'y en aura plus, car l'ancien monde s'en est allé.</b>"</p></div><div class="citation source"><p>Apocalypse 21,1-4</p></div><p>La description se poursuit plus loin, présentant une ville faite d’or et de pierreries, et d’où coulent des fleuves dont les arbres qui poussent contre ses eaux procurent la guérison.<br>Et pour finir sur la vision de la Jérusalem épouse d’Isaïe, nous citons ce dernier morceau :</p><div class="citation"><p>L'esprit du Seigneur Yahvé est sur moi,<br>&#160; &#160;car Yahvé m'a donné l'onction;<br>&#160; &#160;il m'a envoyé porter la nouvelle aux pauvres,<br>&#160; &#160;<b>panser les cœurs meurtris,<br>&#160; &#160;annoncer aux captifs la libération<br>&#160; &#160;et aux prisonniers la délivrance</b>, proclamer une année de grâce de la part de Yahvé<br>&#160; &#160;et un jour de vengeance pour notre Dieu,<br>&#160; &#160;pour consoler tous les affligés,&#160; (pour mettre aux affligés de Sion)<br>&#160; &#160;pour leur donner un diadème au lieu de cendre,<br>&#160; &#160;de l'huile de joie au lieu d'un vêtement de deuil,<br>&#160; &#160;un manteau de fête au lieu d'un esprit abattu;<br>&#160; &#160;et on les appellera térébinthes de justice,<br>&#160; &#160;plantation de Yahvé pour se glorifier.&#160; <b>Ils rebâtiront les ruines antiques,<br>&#160; &#160;ils relèveront les restes désolés d'autrefois;<br>&#160; &#160;ils restaureront les villes en ruines,<br>&#160; &#160;les restes désolés des générations passées</b></p></div><div class="citation source"><p>Isaïe 61</p></div><p>Cette justice et ce salut dont nous avions déjà parlé, ne sont-ils pas pleinement manifestés dans la pardon que le Roi accorde aux Orientaux, qu’il rend libre ? Il fait d’autres paix, et libère encore les esclaves du Mordor, et leur donne des terres.<br>Quant aux soins, il les a déjà prodigué lui-même, dans les maisons de guérison, par ce pouvoir que Tolkien résume ainsi :</p><div class="citation"><p>« La sagesse se montrait sur son front, et la force et la guérison étaient dans ses mains, et une lumière l’environnait »</p></div><div class="citation source"><p>T3, Ch. V, L’INTENDANT ET LE ROI, p.336</p></div><p><b>4-6-5 La fécondité</b></p><p>Le mariage d’Aragorn avec la Cité est donc officialisé, mais il n’est pas un sacrement valide sans l’union des époux, une union qui soit ouverte à la fécondité, et qui de par la grâce de Dieu peut ouvrir sur la vie. Où est-elle donc cette vie, et où se déroule cette scène sacrée ?<p>Elle a lieu vers la fin du mois de Mai, mais la fécondité n’apparaîtra qu’au mois de Juin. Il s’agit de ce jour mystérieux où Gandalf emmène de nuit Aragorn hors de la Cité, et comme dans le récit de l’Apocalypse, l’emmène sur le haut d’une montagne pour contempler son royaume et la Cité :</p><div class="citation"><p>« Vint le jour où Gandalf fut introuvable, et les Compagnons se demandèrent ce qui se préparait. Mais Gandalf emmena de nuit Aragorn hors de la cité, et il le conduisit au pied sud du mont Mindolluin ; et là ils trouvèrent un sentier fait dans un temps lointain et que peu de gens osaient à présent fouler. Car il montait dans la montagne à un haut champ sous les neiges qui recouvraient les pics,e t ce champs dominait le précipice qui se trouvait derrière la Cité. Debout là, ils contemplèrent la pays, car le matin était venu ; et ils voyaient les tours de la Cité loin en contrebas, tels des pinceaux blancs touchés par la lumière du soleil »</p></div><div class="citation source"><p>T3, Ch. V, L’INTENDANT ET LE ROI, p.340</p></div><div class="citation"><p>"Viens, que je te montre la Fiancée, l'Epouse de l'Agneau." Il me transporta donc en esprit sur une montagne de grande hauteur, et me montra la Cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, de chez Dieu, avec en elle la gloire de Dieu. Elle resplendit telle une pierre très précieuse, comme une pierre de jaspe cristallin. »</p></div><div class="citation source"><p>Apocalypse 21,9-11</p></div><p>Et tandis qu’Aragorn s’inquiète de son avenir et de celui du Gondor, il demande un signe, et voilà que Gandalf l’invite à se retourner, pour découvrir un rejeton de l’aîné des Arbres. Il récolte la pousse, et Gandalf explique que ces lieux sont « consacrés » (ou ‘sanctifiés’ (« <i>ancient hallow</i> »)), et que cela explique la survie de cette pousse pour le moment propice.</p><p>Nous voici en un lieu séparé comme il se doit, un lieu que Tolkien défini lui même comme sacré, et en lequel survient la descendance du Gondor, l’Arbre Blanc signe de la royauté ! il sera planté dans le jardin de la cour, et il donnera du fruit en Juin, comme signe de l’arrivée d’Arwen, et du temps pour Aragorn (et le Gondor) d’une autre descendance, de chair cette fois. Il dispose à nouveau « des guetteurs sur les remparts » (ce thème est très utilisé en liturgie, bien qu’il n’apparaisse peut-être pas aussi fréquent dans la bible).</p><p>Et <span class="exergue">« Aragorn, Roi Elessar, épousa Arwen Undómiel dans la cité des Rois le jour du Solstice d’Été, et l’histoire de leur longue peine se trouva achevé »</span>.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Vinyamar)]]></author>
			<pubDate>Thu, 22 Jan 2004 02:44:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32191#p32191</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien dans la Revue des deux mondes]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32190#p32190</link>
			<description><![CDATA[<p>Erratum: il n'y a pas de fragrance sur Aragorn au moment de son sacre, elle est sur Arwen au moment de son arrivée finale.<br>Tant pis !</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Vinyamar)]]></author>
			<pubDate>Thu, 22 Jan 2004 02:41:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32190#p32190</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien dans la Revue des deux mondes]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32193#p32193</link>
			<description><![CDATA[<p>quel fuseau !<p>sur la mer et la mort, voici d’autres éléments - si j'ai bien lu tout (Rivages, p. 180) :<p>« […] de la mer (ou de l’eau en général), présentée d’emblée comme « un mot redoutable, un signe de mort », ce que confirme le récit de la fin du père de Frodo, sur qui « il n'y a jamais eu grand-chose à dire jusqu'au jour où il s'est noyé » avec sa femme . Puis cette valeur se renforce par l’assimilation de la mort avec « les Mers Séparatrices » ou « l'eau profonde » , « la noyade » , par l’évocation de la Submersion de Númenor, par la comparaison des armées ennemies avec « une mer grossissante », par l’expression même de « flot de la mort » , ou par l’image de la barque de Boromir . On pourrait ajouter que l’Anneau, mortifère, a été trouvé au fond d’un fleuve, mais on distinguera partiellement la mer et l’eau, dans la mesure où celle-ci peut se révéler bénéfique, comme lorsqu’elle sauve Frodo des Nazgûl à la fin du Livre I , tandis qu’on pourrait en revanche multiplier les preuves du lien qui unit la mer et la mort - proches jusque dans leurs sonorités en français, comme jadis la mer, l’amer et l’amour . Ainsi, la&#160; fascination qu’exerce la mer sur les Elfes Legolas et Haldir (« aucun des miens ne l’a contemplée ; mais nous nous en souvenons encore dans nos chants » ) évoque la fascination de la mort qu’ils ne connaissent pas non plus, ce parallélisme étant souligné par la mise en garde qu’adresse Galadriel à Legolas (« Prends garde à la Mer ! ») et qu’il interprète comme un message funeste . <br>La mer fonctionne donc comme un contrepoint au leitmotiv de l’arbre mort, qui, lui, se modifie au cours du roman, depuis la première vision qu’en a Pippin jusqu’à sa renaissance : […] »<p>notes :<br>&#160; Arbre : il a bien fonction de signe dans le récit (cf. S 1036, « le signe a été donné ») ; « signe de mort » : S 17 ; parents de Frodo : S 37.<br>&#160; S 220 ; S 166 (« Vous vous êtes retrouvés, sortis de l’eau profonde »), S 198 (Merry est plongé dans la léthargie par le Souffle Noir) et S 542.<br>&#160; S 166 : « Les vêtements ne représentent qu’une petite perte, quand on échappe à la noyade ». Voir aussi S 58 : « Bilbo [...] avait sans doute chu dans un étang ou une rivière et avait trouvé une fin tragique ». Plus loin, les Marais des Morts retravaillent un lieu commun d’une manière saisissante : la beauté n’empêche pas la mort de faire son œuvre, puisque Frodo aperçoit au fond de l’eau « de fiers et beaux visages en grand nombre, avec des algues dans leur chevelure d’argent. Mais tous immondes, pourrissants, tous morts » (S 675, cf. le chapitre 2).<br>&#160; S 270 ; S 1011 ; S 542.<br>&#160; S 453.<br>&#160; S 70 ; S 241. Cf. cette précision du Silmarillion : « tous [les] serviteurs [de Morgoth, le maître de Sauron] avaient peur de l’eau » (Silm, p. 153). De même, les fleuves apparaissent ambivalents (par opposition avec les Marais des Morts par exemple) : ils semblent d’abord liés à la vie, mais il ne faut pas oublier que Sam manque de se noyer à Parth Galen (S 442), qu’Isildur est mort dans l’Anduin (S 69), là où le meurtre de Déagol se produit ensuite (S 70) - cf. P. Jourde, qui insiste sur ce double aspect dans la description de la Lorien (P. JOURDE, Géographies imaginaires, op. cit., p. 38-39).<br>&#160; Cf. THOMAS, Tristan et Yseut, Le fragment inédit de Carlisle, in Tristan et Yseut, Les premières versions européennes, op. cit., p. 123-124 (v. 33-70) et Cligès, in Ch. de TROYES, Romans, op. cit., p. 306-307. Il y a bien entendu des contre-exemples (cf. S 679).<br>&#160; Haldir, S 381.<br>&#160; « Voudrais-tu qu’elle te parle ouvertement de ta mort ? » demande-t-il à Gimli (S 544). Pour mieux comprendre le sentiment complexe que nourrit Legolas à l’égard de la mer, mélancolie proche de celle que ressentent les immortels à cause de leur condition, on pourra se reporter au Silmarillion (« Ceux qui sont touchés par [la] musique [d’Ulmo, le Valar seigneur de la mer] l’entendront toujours dans leur cœur, et la nostalgie de la mer ne les quittera jamais », Silm, p. 28).<p>L’arbre peut être intéressant.<br>Le texte de Pierre Jourde l’est, assurément<p><br>Vincent</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (vincent)]]></author>
			<pubDate>Thu, 22 Jan 2004 00:15:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32193#p32193</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien dans la Revue des deux mondes]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32192#p32192</link>
			<description><![CDATA[<p>Une nouvelle fois, merci beaucoup pour cette suite, Vinyamar ;-))</p><p>Deux remarques, une courte, une plus longue.</p><p>Premièrement, attention à ne pas forcer le(s) texte(s) ! <br>Le "on t'appellera d'un nom nouveau" en Es.62:2 ne fait pas référence à "l'époux de la nouvelle Jérusalem" comme tu le voudrais bien mais à la nouvelle manière qu'on aura de désigner Jérusalem elle-même (cf le verset 4 qui suit et que tu cites!)</p><p>Deuxièmement :<br>>><u>Vinyamar</u> : <i>Il dispose à nouveau « des guetteurs sur les remparts » (ce thème est très utilisé en liturgie, bien qu’il n’apparaisse peut-être pas aussi fréquent dans la bible).</i></p><p>Déjà, les références que tu donnes devraient suffire (Ps130:6, Esaïe 62:6); il se trouve qu'elles ne sont pas les seules, loin de là!<br>Dans le seul livre d'Ésaïe, le guetteur ou les guetteurs (veilleur(s), garde(s)) ont un rôle d'importance : de leur point de surveillance, non seulement ils remplissent leur rôle de protecteur de la Cité (Es 62:6 que tu cites) mais ils sont également témoins de la venue de Dieu et de la délivrance qui l'accompagne ; mais déjà, on les rencontre en Néhémie 4 :</p><div class="citation"><p><font color="#800000">1 (…) en apprenant que <b>la réparation des murailles de Jérusalem</b> avançait et que les brèches commençaient à se fermer.&#160; <br>2 Ils se liguèrent tous ensemble pour venir attaquer Jérusalem et lui causer du dommage.&#160; <br>3 Nous avons prié notre Dieu, et à cause d’eux nous avons établi <b>une garde jour et nuit </b>(pour nous défendre) contre eux.</p><p>9 Lorsque nos ennemis apprirent que nous étions avertis, Dieu anéantit leur entreprise, et nous sommes tous retournés à <b>la muraille</b>, chacun à son ouvrage.&#160; <br>10 Depuis ce jour, la moitié de mes serviteurs travaillaient à l’ouvrage, et l’autre moitié tenait en main les lances, les boucliers,&#160; les arcs et les cuirasses. (…)<br>13 Je dis aux grands, aux magistrats et au reste du peuple: "L’ouvrage est considérable et étendu, et nous sommes dispersés sur <b>la muraille</b>,&#160; éloignés les uns des autres. 14 Rassemblez-vous auprès de nous, à l’endroit d’où vous entendrez le son du cor; notre Dieu combattra pour nous." <br>15 <b>C’est ainsi que nous poursuivions l’ouvrage, la moitié d’entre nous la lance à la main depuis le lever de l’aurore jusqu’à l’apparition des étoiles.</b></font></p></div><p>Le guetteur/sentinelle a conduit vers deux images fondamentales dans l'Ancien testament : </p><p>(1) le gardien de la cité comme image du gardien des âmes ; </p><p>Ezékiel 3:17 : </p><div class="citation"><p><font color="#800000">Fils d’homme, je t’établis comme <b>sentinelle</b> sur la maison d’Israël. Tu écouteras la parole qui sort de ma bouche et tu les avertiras de ma part. </font></p></div><p>Cf. la célèbre, importante et impressionnante "prophétie de la sentinelle" en Ezéchiel 33:1-9 (4 mentions)</p><p>Ou encore en Ésaïe 21 :</p><div class="citation"><p><font color="#800000">11 Menace (sur) Douma. On me crie de Séir: Sentinelle, qu’en est-il de la nuit? Sentinelle, qu’en est-il de la nuit?&#160; <br>12&#160; La sentinelle répond: Le matin vient, et la nuit aussi. Si vous voulez interroger, interrogez; Convertissez-vous et venez. </font></p></div><p>Jérémie 6:17 :</p><div class="citation"><p><font color="#800000">J’ai suscité pour vous <b>des sentinelles</b>: Soyez attentifs au son du cor! </font></p></div><p>(2) le gardien de la cité comme visionnaire et prophète : celui qui "se tient sur la tour de guet" est celui qui a la meilleure vision, la meilleur perspectives des choses; en se tenant à l'écart, en un lieu élevé, il est capable de voir ce qui vient, d'annoncer "l'aurore" à ceux qui sont encore dans la nuit :</p><p>Ésaïe 21 :</p><div class="citation"><p><font color="#800000">6&#160; Car ainsi m’a parlé le Seigneur: Va, place <b>le guetteur</b>; Qu’il annonce ce qu’il verra.&#160; <br>7&#160; Il voit de la cavalerie Des cavaliers deux à deux, Des cavaliers sur des ânes, Des cavaliers sur des chameaux; Et il était attentif, très attentif.&#160; <br>8&#160; Puis il s’écria, comme un lion: Seigneur, <b>je me tiens sur la tour toute la journée, Et je suis planté à mon poste toutes les nuits; </b> <br>9&#160; Et voici qu’elle arrive, la cavalerie, Des cavaliers deux à deux! Il prit encore la parole et dit: Elle est tombée, <b>elle est tombée, Babylone</B>, Et toutes les statues de ses dieux, Il les a brisées à terre! </font></p></div><p>Ésaïe 52 : </p><div class="citation"><p><font color="#800000">7 Qu’ils sont beaux sur les montagnes, Les pieds du messagers de bonnes nouvelles, Qui publie la paix! Du messager de très bonnes nouvelles, Qui publie le salut! Qui dit à Sion: Ton Dieu règne!&#160; <br>8&#160; <b>C’est la voix de tes sentinelles!</b> Elles élèvent la voix, Elles poussent ensemble des cris de triomphe; Car de leurs propres yeux elles voient L’Éternel revenir à Sion.&#160; <br>9&#160; Éclatez ensemble en cris de triomphe, Ruines de Jérusalem! Car l’Éternel console son peuple, Il rachète Jérusalem.&#160; <br>10&#160; L’Éternel découvre le bras de sa sainteté Aux yeux de toutes les nations;&#160; Et toutes les extrémités de la terre verront Le salut de notre Dieu. </font></p></div><p>Jérémie 31 :</p><div class="citation"><p><font color="#800000">1 En ce temps-là, —Oracle de l’Éternel, Je serai Dieu pour toutes les familles d’Israël, Et ils seront mon peuple.&#160; <br>2&#160; Ainsi parle l’Éternel: Il a trouvé grâce dans le désert, <b>Le peuple des rescapés de l’épée</b>; Israël marche vers son repos.&#160; <br>3&#160; De loin l’Éternel se montre à moi: <b>Je t’aime d’un amour éternel</b>; C’est pourquoi je te conserve ma bienveillance.&#160; <br>4 <b> Je te rebâtirai, et tu seras rebâtie, Vierge d’Israël!</b> Tu auras encore tes tambourins pour parure Et tu sortiras au milieu des danses de ceux qui s’égaient.&#160; <br>5&#160; Tu planteras encore des vignes Sur les montagnes de Samarie ; Les planteurs planteront et récolteront.&#160; <br>6&#160; Car il est un jour Où <b>les gardes/veilleurs crient sur les monts </b>d’Éphraïm: Levez-vous,&#160; montons à Sion Vers l’Éternel, notre Dieu!&#160; <br>(…)<br>17 <b>Il y a de l’espérance pour ton avenir</b>, —Oracle de l’Éternel; Tes fils reviendront dans leurs frontières. </font></p></div><p>J'ai gardé ce texte de Jérémie 31 pour la fin, car il confirme que nous ne nous sommes pas (trop) éloignés de notre propos : après la guerre, "les rescapés de l'épée" sont témoins d'une déclaration "d'amour éternel", de la reconstruction de la Cité, sous la protection des gardes et dans "l'espérance pour l'avenir" (Estel) !</p><p>Sosryko</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (sosryko)]]></author>
			<pubDate>Thu, 22 Jan 2004 00:01:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32192#p32192</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien dans la Revue des deux mondes]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32189#p32189</link>
			<description><![CDATA[<p>sinon, je viens de découvrir un lieu sacré assez étonnant, car n ne se rend pas d'abord compte qu'il est séparé, c'est le Champs de Cormallen, où je vois des indices pour une eucharistie (="action de grâce").<br></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Vinyamar)]]></author>
			<pubDate>Mon, 19 Jan 2004 22:06:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32189#p32189</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien dans la Revue des deux mondes]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32188#p32188</link>
			<description><![CDATA[<p>(tiens, je découvre à l'instant que tu viens d'énoncer cette observation dans un autre fuseau, justement dédié au vent (beau fuseau d'ailleurs) )</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Vinyamar)]]></author>
			<pubDate>Mon, 19 Jan 2004 21:34:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32188#p32188</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien dans la Revue des deux mondes]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32187#p32187</link>
			<description><![CDATA[<p>Sans avoir pensé à la récurence de le présence de la mer dans le récit, j'avais déjà noté que le VENT bénéfique qui amenait Aragorn ou qui chassait les 'démons' était toujours un vent venu de la mer (ou de l'ouest, mais souvent la mer est mentionnée), un vent bénéfique, un vent béni !<p>C'est donc bien la mer, plutôt que Valinor ou Tol Ereesaë, qui mérite d'être considérée comme un "lieu" sacré, un passage vers un sacrement !<br></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Vinyamar)]]></author>
			<pubDate>Mon, 19 Jan 2004 21:27:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32187#p32187</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Tolkien dans la Revue des deux mondes]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32186#p32186</link>
			<description><![CDATA[<p>ahh, Merci Silmo ;-))</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (sosryko)]]></author>
			<pubDate>Mon, 19 Jan 2004 14:59:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=32186#p32186</guid>
		</item>
	</channel>
</rss>
