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		<title><![CDATA[JRRVF - Tolkien en Version Française - Forum / À nouveau : la traduction du Seigneur des Anneaux par Francis Ledoux]]></title>
		<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=3066</link>
		<description><![CDATA[Les sujets les plus récents dans À nouveau : la traduction du Seigneur des Anneaux par Francis Ledoux.]]></description>
		<lastBuildDate>Wed, 15 Sep 2010 18:34:00 +0000</lastBuildDate>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  À nouveau : la traduction du Seigneur des Anneaux par Francis Ledoux]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23724#p23724</link>
			<description><![CDATA[<p>C'est sans doute dû à un abus chronique de lecture (qui a dit boulimie ?), mais je n'ai pas vraiment l'impression d'une quelconque rigidité stylistique chez Ledoux. Pas plus que je n'ai cette impression avec les grands romanciers du XIXe (évidemment, je n'irais pas jusqu'à comparer Ledoux et Hugo de ce côté-là).<p>Il me semble évident que le SdA en français aura un aspect plus intellectuel que charnel, c'est effectivement le génie de notre langue qui veut ça. Et Tolkien se plaint à tord : s'il n'y avait pas eu les mots d'importation française pour créer le contraste en anglais, il n'aurait pu jouer sur cet aspect dans son œuvre. L'allemand moderne peut bien être quasi-exclusivement d'origine germanique, ce n'en est pas moins une langue « intellectualisante ». <p>Après, si l'on peut reprocher quelque chose à la traduction que Ledoux a faite du SdA, c'est effectivement du côté du dialecte Hobbit que le bât blesse : présence du vouvoiement contrairement aux indications de Tolkien, usage de formes trop proches du français standard et trop élaborées, il y aurait effectivement de quoi améliorer.<p>Mais tes critères de priorité se placent dans une optique de diffusion de l'œuvre de Tolkien. Mon opinion se fonde dans l'absolu, sur l'œuvre que j'estime la plus mal servie en français. Je ne suis d'ailleurs pas d'accord avec toi sur le fait que Tolkien aurait moins travaillé ses autres textes : Bilbo l'est manifestement beaucoup, même si l'on peut y voir des défauts de jeunesse à mon sens (aucune offense n'est voulue envers les Touque de passage). Au surplus, je pense que la dernière version du Lai de Leithian est au moins aussi travaillée que la majeure partie du SdA. Idem pour Farmer Giles. Et je pense que le plus travaillé des textes de Tolkien (du fait de sa brièveté, certes) est indiscutablement Smith, fusion quasi-parfaite entre le conte de fée et l'histoire allégorique.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Elendil)]]></author>
			<pubDate>Wed, 15 Sep 2010 18:34:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23724#p23724</guid>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  À nouveau : la traduction du Seigneur des Anneaux par Francis Ledoux]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23723#p23723</link>
			<description><![CDATA[<p><SMALL>zut, justement la référence n'a marché qu'à moitié... je suis trop nul... <p>s. </SMALL></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (shudhakalyan)]]></author>
			<pubDate>Wed, 15 Sep 2010 07:08:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23723#p23723</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  À nouveau : la traduction du Seigneur des Anneaux par Francis Ledoux]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23722#p23722</link>
			<description><![CDATA[<p>Cher Elendil Voronda,<p>Bien que je sois tout à fait d'accord avec ce que tu dis de la nomenclature et des traductions poétiques de Ledoux, ainsi que des autres traductions de l'oeuvre de Tolkien, je reste convaincu qu'il n'y a guère d'autre priorité absolue que de retraduire <i>The Lord of the Rings</i>. <i>Le Seigneur des Anneaux</i> est à la fois l'opus magnum de Tolkien (comme il le dit lui-même dans sa correspondance) et la figure de proue qui donne accès à toute son œuvre. L'ensemble des autres œuvres du Légendaire, aussi extraordinaires soient celles-ci, intéresse ceux qui sont déjà convaincus par l'œuvre de Tolkien. En revanche, c'est d'abord au <i>Seigneur des Anneaux</i> que sont confrontés ceux qui s'intéresse à la littérature "générale", selon l'expression utilisée par Vincent. <p>Par ailleurs, le SdA est LE grand roman de Tolkien. Et, en ce sens, il a précisément un rôle à jouer dans l'histoire fondamentale du roman du XXe siècle. Or c'est précisément parce que c'est un roman que les problèmes de la nomenclature et de la poésie (et là, j'avoue que c'est une difficulté de taille pour moi aussi - j'aurai besoin d'aide !), bien qu'essentiels dans ce roman-là et dans l'œuvre de Tolkien, ne sont que périphériques par rapport à l'ensemble de l'œuvre. <p>Je me souviens que Tolkien dit quelque part (mais je ne sais plus précisément où) qu'il a écrit le SdA avec tout son sang, et que chaque mot a été choisi... ce qui implique aussi chaque phrase, chaque §, chaque page... Seuls les plus grands romanciers peuvent dire cela sérieusement - a fortiori d'une œuvre de cette ampleur. Il faut prendre cette affirmation tout à fait au sérieux, et elle concerne bien autre chose encore que le travail du Légendaire. C'est tout le discours littéraire et son effet qui sont impliqués dans cette affirmation. Bref, un style - et pas juste pour la beauté de la forme ! À mon avis, Tolkien ne pourrait dire ça d'aucun autre de ces textes, aussi beau et important soit-il. <p>Quant à l'archaïsme, je crois fondamentalement que celui de <i>The Lord of the Rings</i> n'a rien à voir avec celui du <i>Seigneur des Anneaux</i>. C'est déjà évident dans le titre, même si là ça peut être quasiment un avantage du français. Or cette différence est exactement&#160; celle qu'a pointée Tolkien dans <i>English and Welsh</i>, implicitement au désavantage du français : <p><div class="refTexte"><p>But even the more long-winded and bookish words are commonly in the same style, if a little diluted. In Welsh there is not as a rule the discrepancy that there is so often in English between words of this sort and the words of full aesthetic life, the flesh and bone of the language. Welsh <i>annealadwy</i>, <i>dideimladrwydd</i>, <i>amhechadurus</i>, <i>atgyfodiad</i>, and the like are far more Welsh, not only as being analysable, but in style, than <i>incomprehensible</i>, <i>insensibility</i>, <i>impeccable</i> or <i>resurrection</i> are English. <p>Mais même les mots les plus longs et le plus livresques ont habituellement le même style, bien qu'un peu atténué. En gallois n'apparait généralement pas l'écart si souvent présent en anglais entre les mots de ce genre et les mots doués d'une pleine vie esthétique — substantifique moelle de la langue. En gallois, <i>annealadwy</i>, <i>dideimladrwydd</i>, <i>amhechadurus</i>, <i>atgyfodiad</i> et autres sont bien plus gallois, non seulement dans leur analyse mais aussi dans leur style, que <i>incomprehensible</i>, <i>insensibility</i>, <i>impeccable</i> ou <i>resurrection</i> ne sont anglais.<p><br><div class="refTitre">The Monsters & the Critics and Other Essays, p. 193 / Les Monstres et les Critiques et autres essais, p. 239 (trad. Christine Laferrière)</div></div> <p><SMALL>(Merci Yyr, pour l'outil "Réf."... 2 ans plus tard, j'ai enfin compris ! :-) ) </SMALL><p><br>Bien sûr, on ne peut pas empêcher le français d'être ce qu'il est - ce serait même dommage (comparez "the flesh and bone of the language" et la fort bonne traduction "la substantifique moelle de la langue" :-) ) et le français est tellement imprégné par cette nature "savante" que, de toute façon, on n'a sans doute pas la même impression de sortir du génie propre de sa langue que Tolkien ne l'avait avec l'anglais. Pas question non plus d'éviter tout latinisme ou tout hellénisme en français : que resterait-il ? On voit bien là une des difficultés particulières dans la traduction de tLotR en français et les limites de toute traduction (l'œuvre traduite ne pourra jamais tenir lieu d'œuvre originale). Néanmoins, il faut précisément y être attentif. À mon sens, c'est une caractéristique évidente du grand roman de Tolkien qui a plongé dans le désarroi les littéraires anglosaxons amateurs de Joyce ou de Woolf : bien que tLotR soit d'une complexité infinie, il y a une forme de simplicité permanente du style de Tolkien et d'accessibilité de son écriture qui est désarçonnant. Il faut donc que ce soit une œuvre secondaire, ont dû penser les critiques littéraires imbus de leur érudition. Mais c'est tout le génie du SdA. Or Ledoux a, partout, rigidifié cette simplicité, cette fluidité, cette légèreté de Tolkien. Pas volontairement, bien sûr. Mais simplement parce qu'il a suivi la tendance de sa langue, sans se poser la question du style de l'original de ce point de vue. Ainsi, l'exemple cité par Vincent du subjonctif imparfait utilisé par les Hobbits en est un parmi tant d'autres. <p>s. <p><p><p><p><p><p><br></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (shudhakalyan)]]></author>
			<pubDate>Wed, 15 Sep 2010 07:06:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23722#p23722</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  À nouveau : la traduction du Seigneur des Anneaux par Francis Ledoux]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23721#p23721</link>
			<description><![CDATA[<p>Justement, la question du style est éminemment sensible. Mieux je connais et comprends l'anglais, plus j'ai le sentiment que la traduction de Ledoux est dans un style qui génère une réponse de notre part semblable à celle que le style de Tolkien génère chez des Anglais de souche. Bref, elles sont les deux archaïsantes, même si c'est de façon différente.<p>J'ai nettement plus de difficultés avec les absurdités de la nomenclature de Ledoux (qui en compte relativement peu, mais elles sont majeures) et avec ses traductions poétiques, qui sont franchement catastrophiques. Et évidemment avec ce qu'a fait Tina Jolas...<p>Je me demande quel est le statut des œuvres éditées par Christopher Tolkien mais dont l'auteur est indiqué être son père, parce qu'il me semble que s'il devait y avoir une retraduction à faire en priorité, ce serait celle du Silmarillion.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Elendil)]]></author>
			<pubDate>Tue, 14 Sep 2010 21:37:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23721#p23721</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  À nouveau : la traduction du Seigneur des Anneaux par Francis Ledoux]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23720#p23720</link>
			<description><![CDATA[<p><SMALL>Cher Hyarion, <p>C'est une offre que je ne peux pas refuser. Je prends mon temps, mais je n'y manque pas. </SMALL><p>Chère Zelphalya, <p>Merci beaucoup pour le lien. J'ai déjà consulté, avec beaucoup d'intérêt, les anciens fuseaux de Jrrvf qui portaient sur les "erreurs du Seigneur des Anneaux". J'ai aussi lu bien attentivement les arguments d'Edouard dans <A HREF="http://www.jrrvf.com/forum/noncgi/Forum11/HTML/000211.html" target="_blank">Pourquoi ne pas (re)traduire "The Lord of the Ring"</A>. <p>Et je suis bien au courant du travail de traduction corrigée du <i>Seigneur des Anneaux</i> par les infatigables Daniel & Vincent (dont je salue l'oeuvre immense au service des éditions de Tolkien en français).&#160; <p><DIV class="citeAuteur"> Mais comme l'a brillamment dit <B>Daniel</B> ci-dessus suite à ma création du fuseau :&#160; <DIV class="citeTexte"><br>"Mais bien sûr, ce qu’il y a d’intéressant dans ton message, c’est que tu penses à autre chose : le style de la traduction."</div></div><p>Contrairement à la plupart des critiques qui concernent les traductions de Ledoux, ce ne sont pas les erreurs de Ledoux qui me posent fondamentalement problème, même si je les trouve révélatrices et que je pense qu'il est de salut public de les corriger, mais c'est bien son style. Cela ne m'empêche pas non plus, en même temps, de saluer, comme beaucoup, le travail pionner et ample de Ledoux. Mais je continue à croire qu'il n'a pas traduit Tolkien comme on traduit un grand écrivain, et qu'il n'a pas cherché à rendre la littérarité de l'un des plus grands romans du XXe siècle - sauf en ce qui concerne sa nomenclature (où il a souvent merveilleusement réussi, mieux que je ne pourrais jamais le faire). <p><DIV class="citeAuteur">& comme le disait déjà <B>Vincent</B> sur le forum évoqué ci-dessus en février 2002 (même s'il partait lui-même des "erreurs" de Ledoux) :<DIV class="citeTexte"><br>Une des choses qui ont conditionné la réception de Tolkien en France, c’est la « qualité » de la traduction, qui a fait que pas mal de lecteurs de littérature « générale » ont laissé tomber le texte en considérant que s’il présentait autant de fautes grossières… c’est que Tolkien le méritait bien (je ne plaisante pas).<br>La question de savoir si le style d’un traducteur modifie / doit modifier un texte est peut-être insoluble… mais, pour avoir comparé les traductions traditionnelles de Dostoïevski, où l’on a l’impression de lire du Balzac, et celles faites par André Markowicz, je pense que parfois le traducteur (et Ledoux me semble appartenir à cette école, lui qui a traduit Dickens, si je ne me trompe) en fait un peu trop dans le « polissage » ou la réécriture… les hobbits qui emploient l’imparfait du subjonctif en français, alors qu’ils utilisent « I ain’t » en anglais, ça me reste en travers de la gorge !<p></div></div><p><br>À mon avis, il y a plus que les erreurs de Ledoux qui posent problème aux lecteurs de "littérature générale". On ne peut pas avoir ne serait-ce qu'une idée du style de Tolkien à travers la traduction de Ledoux, excepté pour la Nomenclature. Or il y a encore autre chose qui me parait fondamental : c'est que les remarques de Tolkien, en la matière, ne sont en quelque sorte d'aucune utilité. Car Tolkien n'a pas cessé d'attirer l'attention sur le sens du Légendaire et sur sa Nomenclature, mais il a très peu commenté lui-même son style d'écriture en général - et même en Angleterre, les "littéraires" ont toujours eu des difficultés à voir dans <i>The Lord of the Rings</i> un grand roman du XXe au même titre que ceux de Joyce, de Woolf, de Kafka ou de Proust. <p>Il est évident qu'aucune traduction modifiée ne peut changer cet état de fait. Et puisque mes incitations d'il y a plus de deux ans ne m'ont révélé aucun grand projet de retraduction en cours, cette fois j'affirme librement que moi, au moins, j'y travaillerai. Quitte à ce que cela ne donne rien ou que je laisse tomber, comme tout un chacun. Néanmoins, il y en a peu qui, jusqu'ici, se sont donnés un programme de travail pour 2044. Moi je me donne le temps, car ici, il s'agit de postérité. Je ne vois pas pourquoi Tolkien serait l'un des rares auteurs qu'on ne pourrait pas retraduire. Néanmoins, je pense que l'édition littéraire française est particulièrement frileuse dans la retraduction des grands auteurs. Il n'y a pas de raison de s'y résigner. <p>Quant à la difficulté de traduire <i>The Lord of the Rings</i>, je pense qu'elle est le propre de la plupart des grandes oeuvres et des grands auteurs, même si chacune présente ses propres obstacles. En l'occurrence, le vrai problème est le degré de traductibilité d'un auteur. Sur ce point, je peux dire au moins que <i>The Lord of the Rings</i> est éminément plus traductible qu'il n'a été traduit. Du point de vue esthétique, je dirais, juste par métaphore pour donner un ordre de grandeur, qu'il est traductible à 70% et qu'il l'a été à 40% par le respectable sieur Ledoux.<p><p>Sébastien. <br></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (shudhakalyan)]]></author>
			<pubDate>Tue, 14 Sep 2010 15:57:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23720#p23720</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  À nouveau : la traduction du Seigneur des Anneaux par Francis Ledoux]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23719#p23719</link>
			<description><![CDATA[<p>Je t'invite plutôt du côté <a href="http://www.elbakin.net/tolkien/trad/">du projet de correction d'Elbakin</a> géré par Foradan.<br>Il faut savoir également qu'une révision officielle du SdA a déjà été entamée par Vincent et Daniel. Elle devait arriver en 2006 mais le projet a été reporté au profit des traductions des inédits (HoMe 3 à 5, EdH, S&G, etc.).<br>En ce moment c'est le Hobbit qui est en révision pour proposer la traduction du Annotated Hobbit d'Anderson, sauf revirement ça devrait paraître pour 2011.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Zelphalya)]]></author>
			<pubDate>Tue, 14 Sep 2010 11:33:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23719#p23719</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  À nouveau : la traduction du Seigneur des Anneaux par Francis Ledoux]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23718#p23718</link>
			<description><![CDATA[<p><SMALL>Shudhakalyan&#160; >>> <i>"Ou plutôt : comment la philosophie de Deleuze & Guattari peut servir à éclairer la puissance de l'oeuvre tolkienienne ?"</i><p>Tiens, tiens... C'est curieux... Dans un certain essai loufoque censé proposer <i>"une lecture freudienne de l´œuvre de J.R.R. Tolkien"</i>, essai reproduit dans un <a href="http://www.jrrvf.com/forum/noncgi/Forum10/HTML/000174.html" target="_new">fuseau désormais mythique</a>, il est fait justement allusion à <i>"D&G"</i>, et plus précisément à un certain concept <i>"cher à Deleuze et Gattari"</i> auquel on prétend pouvoir associer le Mordor... ;-)<br>Puisque tu es un spécialiste de Deleuze et Gattari, Shudhakalyan, j'avoue être curieux de savoir si le concept évoqué dans cet essai cocasse correspond réellement à un quelconque élément de la pensée <i>"deleuzoguattarienne"</i> (que je connais très mal) : si tu pouvais apporter quelques éventuels éclaircissements sur ce sujet particulièrement sensible, dans le fuseau approprié, il est des JRRVFiens, sois en bien certain, qui t'en seraient fort reconnaissants... ;-)<p>Relèveras-tu ce petit défi ?<p>Cordialement, :-)<p>Hyarion.</SMALL></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Hyarion)]]></author>
			<pubDate>Mon, 13 Sep 2010 19:18:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23718#p23718</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  À nouveau : la traduction du Seigneur des Anneaux par Francis Ledoux]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23717#p23717</link>
			<description><![CDATA[<p>C'est si heureux de revenir sur ses premiers pas dans le monde de JRRVF. <p><SMALL>Depuis plus de deux ans, je pèse, pense et pondère (pour rester dans le même ordre idée) ma réponse, ou plutôt ma réaction, à l'intervention de Yyr sur "Deleuze & Guattari". Ceci dit : le temps n'est pas encore venu. Et j'ai le temps :-) Ce sera d'ailleurs, et c'est plus long, non seulement une réaction à Ellul, plus qu'à Yyr, mais surtout tout autre chose. Je me réjouis (depuis deux ans) à l'idée de faire un post dans un autre fuseau sur les rapports - étranges, inattendus, mystérieux, fascinants - entre Deleuze&Guattari et Tolkien. Ou plutôt : comment la philosophie de Deleuze & Guattari peut servir à éclairer la puissance de l'oeuvre tolkienienne ? On peut dire que c'est une immense part de tout mon travail sur Tolkien. Comme j'aime les effets d'annonce, je me permets d'annoncer ce grand fuseau à venir. Voilà, je l'annonce. C'est fait. Alors, heureux ? :-) <br>En passant, je me permets de préciser (même sans m'expliquer) que, quelles que soient les qualités par ailleurs de ce Jacques Ellul que je ne connais guère (qui ?), ses commentaires sur Deleuze&Guattari font preuve d'une grande malhonnêteté intellectuelle, ou d'une grande incompréhension de Deleuze&Guattari (ou de Deleuze tout seul) ou plus vraisemblablement les deux. Deleuze pensait d'ailleurs que les malentendus sont rarement innocents. Ce genre de malentendus est typique vis-à-vis de l'oeuvre de D&G. Mais disons plutôt, sans confondre cela avec la faculté humaine à mésentendre autrui en permanence, que toute grande oeuvre suscite beaucoup de malentendus (et beaucoup de haine). Ce n'est pas à des tolkienistes qu'il faut l'apprendre. Ceci dit, ce n'est pas un forum sur D&G qui n'ont d'ailleurs pas vraiment besoin qu'on les défende (d'où la virulence de certaines hostilités envers eux, je suppose). Je renvoie donc au grand post annoncé sur l'intérêt d'une approche deleuzoguattarienne sur Tolkien. <br></SMALL><p>Ceci dit, ma véritable annonce est tout autre. <p>Suite au stimulant commentaire de Silmo - savoir : <p><DIV class="citeAuteur"><B>Silmo</B> a dit :<DIV class="citeTexte"><p>A la différence du droit moral, le droit patrimonial n'est pas perpétuel. Les textes européens qui s'appliquent en France fixent son terme à 70 ans échus après la fin de l'année civile du décès de l'auteur (article L123.1 du CPI). L'œuvre tombe alors dans le domaine public et elle devient libre de droits d'exploitation (notamment).<p>Si on prend l'exemple de Tolkien, décédé le 2 septembre 1973, ce délai expirera après une durée de 70 ans suivant le 31 décembre 1973, c'est à dire le <b>1er janvier 2044</b>.<p>Mais attention: ceci ne concerne que les œuvres originales du Professeur publiées sous son nom mais pas celles publiées sous le nom de Christopher Tolkien comme auteur (longue vie à lui, plus 70 ans).<p>Dans la mesure où le droit de faire faire une traduction ressortit au droit patrimonial, il tombe en même temps dans le domaine public. Par conséquent, 'The Hobbit' et 'LotR' pourront être librement publiés et traduits à partir de 2044 avec une petite réserve : que ces traductions ne constituent pas des plagiats du travail de Ledoux, car ce serait son droit moral (lequel est perpétuel comme on l'a dit) qui ne serait pas respecté. Je pense ici à ses inventions très personnelles pour certains noms propres qui ne pourront être réutilisées qu'accompagnées d'une citation de leur créateur (ce qu'on ajoute généralement dans un prologue).<p>De même, lorsque le délai du droit de reproduction des œuvres de Tolkien aura échu en 2044, son droit moral subsistera, exercé par ses ayant-droits.<p></div></div><p>- j'annonce très solennellement mon projet de retraduire <i>The Lord of the Rings</i> pour 2044, si Dieu me prête vie, ce qui me laissera le temps d'améliorer ma connaissance de l'anglais, d'approfondir ma connaissance de l'oeuvre de Tolkien, de devenir un "traducteur professionnel" (entre autres), de me faire connaitre dans le milieu et peut-être de changer d'avis (entre-temps je me serai bien amusé - "in the highest sense"). <p>Ceci entraine néanmoins pour moi deux interrogations : <br>1/ Dans quelle mesure est-il possible de réutiliser les formidables trouvailles de Ledoux quant à la nomenclature tolkienienne - point sur lequel il me parait généralement admirable (voire tout simplement génial - je ne comprends pas comment le style Ledoux et la nomenclature Ledoux peuvent provenir du même homme) ? <br>J'ai bien lu les explications de Silmo et d'autres commentaires ici ou là, mais je ne suis pas sûr d'avoir compris ce qu'il en était, une fois dit qu'il ne s'agit pas d'une traduction modifiée. Si j'en crois Silmo, il suffit, dans une Préface, de rendre à l'auteur/traducteur ce qui lui revient ? <br>2/ D'ici à 2044, si certains parmi vous me soutiennent dans ce projet fantasque, qu'ils me le signalent ici. J'aurai besoin de relecteurs critiques et, dans cette matière, comme dans toutes les matières tolkieniennes, je suis éminemment redevable à Jrrvf et aux jrrvéfiens. <p>Séb.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (shudhakalyan)]]></author>
			<pubDate>Mon, 13 Sep 2010 10:59:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23717#p23717</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  À nouveau : la traduction du Seigneur des Anneaux par Francis Ledoux]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23716#p23716</link>
			<description><![CDATA[<p><DIV class="citeAuteur"><B>Silmo</B> a dit :<DIV class="citeTexte">En tout cas, je ne ferai ici vœu de silence que pour une raison : ce fuseau n'est pas le lieu pour dé[ta-soeur]battre du beurre. <br>Ca me fait quand même de la peine de laisser traiter le *beurre salé* d'absurde incongruité [...]</div></div> <small>Admettons. J'ai un peu tendance à l'exagération sur ce sujet sensible, je le reconnais volontiers. Les Eldar sont d'ailleurs plus <i>doux</i> que moi sur la question : <A HREF="http://www.jrrvf.com/forum/noncgi/Forum1/HTML/001299.html" target="_blank"><font size=1>Du beurre salé au beurre marri : un glissement sémantique</font></A>.</small><br><br></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Sun, 14 Sep 2008 18:23:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23716#p23716</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  À nouveau : la traduction du Seigneur des Anneaux par Francis Ledoux]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23715#p23715</link>
			<description><![CDATA[<p><DIV class="citeAuteur"><B>Silmo</B> a dit :<DIV class="citeTexte">Effectivement Yyr, Gandalf fait preuve de plus de douceur Qu'Ellul et j'ajouterais - si tu le veux bien - qu'en position intermédiaire, Tolkien ronchonne lui aussi, d'accord, mais demeure plus doux qu'Ellul car l'extrait de ce dernier que tu cites nous éclaire, certes ...... comme une de ces lampes qu'on vous braque sous le nez pour vous faire avouez :-)<br></div></div> <small>J'ai eu tort je m'en rends compte de convoquer ce passage d'Ellul, qui plus est sans contexte. Mais le fuseau est très long déjà, et je désirais aller à l'essentiel, et au plus court <small>(par égard pour les rares qui voudront le lire en entier, et pour quelque chose qui, je le maintiens, ne saurait se situer au cœur de cet échange, plutôt en arrière-fond)</small>. Ce faisant j'ai tiré une partie <i>conclusive</i> d'un <i>chapitre</i> d'un <i>livre</i>, livre qui en outre rassemble et synthétise en fait presque toute l'<i>œuvre</i> d'Ellul ! Un contexte peu évident à résumer (essayez voir de me résumer ce que dit toute l'œuvre de Tolkien, non pas les histoires mais <i>ce qu'elles disent</i> ... :)). C'est ce contexte pourtant qui débouche, entre autre, non seulement sur les considérations ici présentées mais aussi sur le verbe aiguisé qui les soutient ; par rapport à cette acuité, note bien que je ne mettrais pas personnellement Tolkien en position intermédiaire, lui qui dans le brouillon de sa lettre (n°329 et non n°239 comme dit par erreur, désolé) enfonce d'une seule phrase « un procédé <u>inepte</u> », « un amusement <u>puéril</u> d'<u>esprits médiocres</u> », « et très "<u>abêtissant</u>" ».). <p>Je l'ai justement sélectionné à cause de son acuité dans sa forme ... et dans ce qu'il dit — Ellul s'employant toujours à être cohérent à ce niveau —, parce que je le jugeais ainsi le plus aisément et rapidement compréhensible. Du moins le croyais-je, car je ne vois pas en quoi Ellul, ici ou ailleurs, s'en prend à la science, ou en quoi seul le structuralisme est visé (NB : le livre est certes écrit en 1981, mais, ainsi que Bertrand me l'a fait remarquer, le fait que plus personne ne s'en réclame ne signifie pas forcément qu'il est mort). De même, je n'arrive pas à voir de « feintes » de la part d'Ellul quant à une « attaque politique » ; suis-je d'une grande naïveté ? (d'une grande ignorance sans aucun doute en la matière :)) La surévaluation du signifiant (et de toutes les mécaniques) une « belle affaire », soit, tant mieux en ce cas — mais l'on en relarlera sûrement :).<p>Pour <i>l'affaire du scotome</i> :) l'on pourrait imaginer qu'Ellul crée un néologisme et fasse une analogie (là encore nous en parlions avec Bertrand) avec le scotome de la tâche aveugle de l'œil : là où s'abouche le nerf optique la rétine ne possède pas de photorécepteurs, donc une partie du champ visuel lui échappe en raison même de l'appareil de mesure ! cf. ce que dit Ellul auparavant. Mais je ne pense pas qu'il faille chercher autre chose qu'une référence explicite à l'acception psychanalytique, qui consiste à « refuser inconsciemment de percevoir une réalité extérieure indépendante du sujet [ici la mentalité technicienne], mais sur laquelle il projette des désirs et des fantasmes subjectifs », et qui se prête donc à décrire parfaitement ici l'œuvre de la <i>Machine</i>, donc oui très logiquement usage d'un terme propre à une discipline facilement carnassière, j'ai du mal à comprendre où est l'incohérence :/<p>Jérôme</small><br><br></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Sun, 14 Sep 2008 18:21:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23715#p23715</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  À nouveau : la traduction du Seigneur des Anneaux par Francis Ledoux]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23714#p23714</link>
			<description><![CDATA[<p><br><SMALL>Je prolonge un chouïa l'aparté.</SMALL><p>Effectivement Yyr, Gandalf fait preuve de plus de douceur Qu'Ellul et j'ajouterais - si tu le veux bien - qu'en position intermédiaire, Tolkien ronchonne lui aussi, d'accord, mais demeure plus doux qu'Ellul car l'extrait de ce dernier que tu cites nous éclaire, certes&#160; ...... comme une de ces lampes qu'on vous braque sous le nez pour vous faire avouez :-) <br><SMALL><font color="#888888"><br>Obélix : "<i>tu vas parler, dis, tu vas parler</i>"<br>Le breton voleur d'abandonnée charrette : "JE PARLERAI!"<br>Petula : "Ah! Ca, c'est bien."</font><br></SMALL><br>Ellul critique : "<i>la parole, doit être <u>scotomisée</u>, jusqu'à être réduite à du démontable</i>"... <br>Fichtre!<br>Aveuglé <SMALL><font color="#888888">- par la lampe :-) - </font></SMALL>j'ai d'abord imaginé que la notion de scotomisation venait de "scotome" i.e. une lacune dans le champ visuel ?!...<br>Vérification faite, scotomiser, ce serait plutôt "dénier la réalité" (c'est bien ça??)<SMALL> d'une certaine manière, ça nous ramène à la cécité ou plutôt ça nous laisse dans l'obscurité ce qui, même métaphoriquement, est peu propice au démontage de quoi que ce soit.</SMALL>. <p>En tout cas, il est curieux que - même pour condamner la Machine - Ellul utilise un terme issu de la psychanalyse, discipline oh combien carnassière! mais prenons garde de ne pas surévaluer la forme :-) C'est peut-être ironique...<p>En revanche, fustiger la surévaluation, ça tombe sous le sens <SMALL>- les savants fous sont fous? soit! La belle affaire :-)<font color="#888888"> said the Madpunter</font>&#160; -</SMALL> mais ça ne vaut pas condamnation de la science jetée avec l'eau du bain. <p>La tempérance serait ici nécessaire et je crains qu'Ellul lui, manque d'eau à mettre dans son vin, ou alors son discours n'est adressé qu'au structuralisme? Ca fait lurette que sa mort est annoncée... <SMALL><font color="#888888"><i>requiescat in pace</i> !</font></SMALL> Au moins, Ellul ne nie pas que l'attaque est politique <SMALL>(plus précisément, il feint de le nier!)</SMALL>.<br>Je peux me tromper puisque l'extrait est sorti de son contexte, donc pas de jugement hâtif.... Il n'empêche que je goûte peu <SMALL>- par exemple -</SMALL> le glissement qu'Ellul pratique en critiquant l'analyse mais aussi l'observation conjointement avec l'analyse et du coup, dans un même élan,&#160; l'observation toute seule....<br><SMALL>Je suis sans doute mal placé pour condamner l'outrance, mais quand même ! :-)</SMALL> <p>... tandis que Gandalf, plus modéré, s'afflige qu'on <b>brise</b> une chose pour la comprendre et j'entends là que, chez le Gris Pèlerin, c'est l'analyse <b>destructrice</b> qui est carnassière, n'est-elle pas?<p>Sujet en tout cas intéressant. A l'occasion, j'aimerais y creuser <SMALL> <font color="#888888">mais pas trop profondément... c'est dangereux selon les Nains!</font></SMALL> en convoquant le vieux Rabelais comme modérateur :-) <SMALL>"<SMALL>Science, sans conscience</SMALL>..." vous connaissez le topo</SMALL><p>Silmo<p><SMALL>PS : s'excuse pour sa sénestropropension au compositypographinflationnisme<br>PPS: ce n'est qu'à Ellul que mes modestes flèches s'adressent :-))</SMALL></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Silmo)]]></author>
			<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 17:12:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23714#p23714</guid>
		</item>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  À nouveau : la traduction du Seigneur des Anneaux par Francis Ledoux]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23713#p23713</link>
			<description><![CDATA[<p><br>Très intéressant en effet Aglarond par rapport à Ledoux <small>(mais par rapport à la qualité de <i>la traduction</i> produite, euh, je veux bien qu'on ne s'acharne pas dessus, mais ses torts sont loin bien loin de ne consister qu'en coupes et erreurs dues au manque d'information (les unes et les autres fort rares au demeurant). Les contre-sens et énormités sont légion qui n'ont strictement rien à voir avec un manque d'information, mais plutôt de relecture ...).</small><p>J'ajouterais bien un <i>apparté</i> en lien avec la contribution que j'ai faite plus haut (apparté seulement car il déborde le sujet, mais il pourra l'éclairer utilement je crois). En lisant shudhakalyan et sa référence à Deleuze & Guattari — j'avais d'ailleurs tilté sans me souvenir sur le moment exactement pourquoi. Mes actuelles études elfiques m'y ont ramené depuis, et je donne ici un passage de l'un des chefs d'œuvre d'Ellul <small>(dont Sosryko a déjà montré la résonance avec Tolkien dans cette <A HREF="http://www.jrrvf.com/forum/noncgi/Forum1/HTML/000914.html" target="_blank"><font size=1>discussion</font></A>)</small>, qui traite ici essentiellement de l'importance surévaluée donnée à la forme, aux symboles de la parole, au « signifiant », au détriment du sens, de l'à-dire, du « signifié ».<p><small>Je me permets de citer le texte directement, même si cela fait un peu abrupt, transplanté d'un contexte à un autre ... Je ne résiste pas en fait même à citer un peu en amont de ce qui m'intéresse : le premier paragraphe ne peut manquer de renvoyer à la critique répétée et agacée de Tolkien pour toute entreprise « carnassière » — même si, en fait, on trouvera à ce sujet une autre lecture d'Ellul plus appropriée, que n'aurait point désapprouvée Tolkien, qui traite de l'ensemble des démarches ana-<i>lytiques</i> et de leur absolutisation sur les textes (de la Bible pour Ellul, mais l'on pourra aisément transposer à d'autres, et spécialement au Conte pour Tolkien), l'ensemble de cet esprit « carnassier » donc : exégèse scientifique, culturelle, interprétation structurale, etc... une sévère (et juste :)) critique en est donnée donc dans les 10 premières pages de <i>Sans feu ni lieu</i>, Jacques Ellul, Paris, La Table Ronde, 2003 ... Un petit extrait qui ne manquera pas de faire échos aux paroles du Professeur : « [...] Elles sont assurément exactes et utiles pour le jeu de la science, mais elles ne font pas avancer d'un pas vers l'ultime. Elles servent assurément l'exactitude mais ne disent rien au sujet de la vérité, et ne permettent pas de l'entrevoir mais peut-être la cachent [...] ». <p>Le premier paragraphe donc ne sera pas inutile, car il nous permettra de mieux faire le lien avec Tolkien. Lire par exemple en parallèle la <i>lettre n°239</i> : «<font color=darkblue> [...] L'une de mes convictions les plus fortes est que les enquêtes menées sur la biographie d'un auteur (ou autres aperçus de sa « personnalité » tels que les curieux peuvent les glaner) est une approche totalement vaine et fausse de ses ouvrages [...] »</font> ; relire tout simplement l'ensemble de cette (courte) lettre, et l'on y relira entre autre : <font color=darkblue>« qui brise quelque chose pour découvrir ce que c'est a quitté la voie de la sagesse »</font>, parole de Gandalf jugeant sans plus de concession (mais avec plus de douceur :)) qu'Ellul ou Tolkien l'esprit carnassier. Ceci juste pour montrer à nouveau la proximité des deux auteurs, la même inspiration, le même amour des mots et des récits ... qui <i>parlent</i>.</small><p><div class="refTexte"><font size=1>[…] Et l'on rencontre le même mépris du discours et de la parole lorsque très triomphalement et avec l'apparence d'une profonde gravité, on vous assène que l'important n'est pas du tout de savoir ce qui est dit, mais de déterminer <u>« le lieu d'où l'on parle »</u>. Ça c'est fort! Ce que contient et exprime la parole? Peuh, aucun intérêt! En revanche, essentiel de savoir si celui qui parle est un bour­geois, un intellectuel, un ouvrier, un étudiant ou un professeur, un juge ou un accusé, etc. En réalité, comme toutes ces « décou­vertes » de la linguistique, il s'agit de majorer et recouvrir d'un voca­bulaire pseudo-scientifique des pensées élémentaires, seulement portées à l'absolu par l'appareil scientifique, écrasant le reste du langage, non scientifique, et de ce fait par leur scientificité même devenant <i>fausses</i>, selon le processus maintenant bien connu que lorsque la science découpe un morceau de réalité pour l'étudier plus commodément, se constitue son objet, elle fausse le réel et manque son objet! […]<p>[…] Et ceci concorde encore avec une autre tendance majeure, la <u>surévaluation du signifiant</u>. La réalité intéressante c'est le signifiant. Ce qu'il signifie, le rapport du signe à la valeur ou à la pensée, cela n'a plus aucun Intérêt. Combien de fois n'avons-nous pas entendu la déclaration : le sens ne nous importe pas, et si l'on fait une analyse structurale du texte ce n'est pas du tout pour mieux comprendre, de même l'intention du sujet parlant, ce que l'auteur a voulu dire, n'a aucun intérêt. Tout ce qui nous concerne c'est le processus de transmission, le mécanisme de circulation, le signifiant dans son organisation, sa structure, toute l'attention est braquée sur ce signifiant (proba­blement par réaction contre l'idéalisme des générations précédentes qui ne s'intéressaient qu'à la chose ou l'idée à dire). Et par conséquent, on récuse non seulement le sens, mais encore qu'il y ait « à-dire » : il n'y a rien à dire, il n'y a pas une pensée précédant l'émission du signifiant. La pensée vient de ce que l'on écrit, de que l'on dit. Ce qui est à dire provient de ce qui est dit ou de l'appareil lui-même. Et quand on a donc épuisé la structure du signifiant on sait par là tout ce qu'il y a à savoir. C'est en parlant, en écrivant que s'institue le signifié, qui n'a donc aucune prééminence. Et le sens vient du non-sens de l'écriture en soi. D'ailleurs cela importe peu, puisque, nous l'avons dit, le sens n'a aucun intérêt! Ici encore il convient de se demander le pourquoi de cette surévaluation du signifiant : j'en vois deux raisons. D'abord parce que c'est l'observable! Je ne peux pas observer le signifié, ni le rapport du signifiant et du signifié. Ce sont là des problèmes de « philosophie ». Par contre l'émission d'une phrase, sa circulation, sa déformation, son audition, je peux observer. Je peux même faire des beaux schémas. Ce qui signifie d'abord que l'on obéit encore une fois à l'attitude « scientifique » traditionnelle : n'a d'intérêt (et, à la limite, n'existe) que ce qui peut être observé et analysé par la méthode scientifique classique. Puisque seul le processus de communication portant sur le signifiant peut ainsi être analysé, donc il nous importe seul. Le reste est un débat de métaphysiciens qui ne peut que troubler l'objectalité scien­tifique. Mais aussi, nous avons rencontré le « schéma » : fondamen­tal. On peut enfin transposer ce langage bien insaisissable en images, on peut faire un croquis du fonctionnement de la communication et même de l'information. On se retrouve sur terre après avoir risqué de se promener dans l'imaginaire, le mythique, le poétique avec le signifié... La seconde raison que j'aperçois me ramène à la technique : la surévaluation du signifiant correspond à la mentalité technicienne. On cherche comment ça fonctionne. Quel est le processus de circu­lation et de déformation. Ce qui vaut la peine c'est, nous l'indiquions plus haut : le processus. Or, c'est de fait tout juste ce qui concerne le technicien. Les finalités ne le regardent pas. Et le sens non plus! Les structuralistes sont, sans le savoir, habités par l'esprit de la technique. L'idéal est d'arriver à transformer en machines tout ce qui existe : <u>le langage est une machine</u>, la communication est une machine, la relation est une machine. Le choix du terme par <u>Deleuze</u>, et même par Morin, est caractéristique : il y a un siècle, seuls quelques originaux voulaient réduire l'être vivant à des machines. Mainte­nant, c'est le maître mot. <u>Or la machine ne pose de problèmes ni de pourquoi, ni de finalité, ni de sens, mais uniquement : comment ça fonctionne.</u> Et c'est réellement la préoccupation concernant le langage et la communication. <u>La « machinite » éclaire parfaitement la surévaluation du signifiant qui n'est rien de plus que l'envahissement du langage et de la parole par la mentalité technicienne.</u> Envahi de partout par les fonctionnements multiples de choses, il faut bien poursuivre ce chemin obligé, et tout, en effet, ramener à ce fonction­nement. Nous retrouvons ici la manie de tout ramener à une identité, à un seul modèle, puisque le modèle dominant est technicien, alors tout <i>doit</i> le devenir. Et la réalité la moins technicienne (mais oui — j'insiste!) la parole, doit être scotomisée, jusqu'à être réduite à du démontable. Dans notre obsession machinique, nous confondons le démontable avec le démontrable et puisque nous avons su démonter la « communication-information », et le signifiant, nous avons démontré la parole tout entière.<p>Telles sont les deux racines de cette surévaluation délirante du signi­fiant. Mais aussitôt après avoir évacué le signifié, se pose inévita­blement la question : après tout, ce signifiant est-il véritablement si important? Il ne s'agit nullement de revenir en arrière et de redon­ner priorité au signifié. Non! La liquidation de celui-ci est faite et bien faite. Tout le monde est d'accord, rien n'a de sens. La parole ne dit rien. On poursuit simplement le chemin. La descente aux Enfers du mépris de la parole. Le signifiant fait encore partie de la parole. Et celle-ci malgré tous les efforts scientifiques, on n'arrive jamais à la mettre tout à fait en conserve, il en ressort toujours, par tous les bouts, des lambeaux de sens, ou des éclats de vérité. On n'est pas tranquille avec la parole jamais tout à fait machinique et machinée, même réduite au signifiant. Un aléa subsiste, une faille imprévue, il suffit de renvoyer aux travaux de Lefèbvre ou d'Escarpit... Alors pourquoi ne pas se débarrasser aussi du signifiant. L'on connaît la joyeuse entreprise de <u>démolition du signifiant</u> par <u>Deleuze et Guattari</u>. Opération qui n'est possible que si au préalable on a exclu le signifié. Maintenant on a une machine imparfaite et inconséquente que l'on peut accuser comme exerçant une dictature inacceptable, inadmissible sur la « machine désirante ». Le signifiant magnifié dans l'étape précédente devient tyran, en même temps ridicule et illégitime. Il suffit de démontrer cette illégitimité (facile, à partir du moment où ce signifiant ne renvoie plus à aucun signifié!) pour faire éclater aux yeux de tous à quel point il serait indispensable que l'homme se libère enfin, par la fameuse schizo-analyse, de cet , encombrement injustifié que représente la structure du langage. La boucle est bouclée. Il n'y a plus de parole où le langage est ramené à un vague phénomène sans importance qui doit être rigoureusement subordonné au désir et à des flux comparables à n'importe quels autres. Procession étape par étape de l'incroyable mépris de la parole, qui a progressivement dominé les intellectuels occidentaux, et qui s'est exprimé dans l'ânonnement, le bégaiement, le silence, le hoquet, les points de suspension, les coqs à l'âne, les allitérations, les onomatopées, l'inflation d'arrangements typographiques, des­tinés à remplacer une langue que l'on ne parle plus. Que l'on ne sait plus parler parce qu'elle n'est pas la langue technicienne et machi­nique. A ce stade du mépris, le langage est véritablement devenu n'importe quoi sauf le vecteur d'un message, le promoteur d'un sens, le lieu d'un dialogue. Parler c'est n'importe quoi sauf dire <i>quelque chose à quelqu'un</i>. Je tremble en formulant ces dix derniers mots! Quel esprit petit-bourgeois, réactionnaire, rétrograde, conservateur, quel refus du progrès! Mentalité de droite et antirévolutionnaire! Mais ceux qui portent ce jugement n'ont pas très bien saisi que leur attitude n'est ni de gauche ni révolutionnaire quoi qu'ils en aient : elle est simple et banal reflet du technicisme le plus plat, le plus confor­miste, le plus bêtifiant. Bêtifiant, car le technicien qui fait vraiment de la technique remplit son rôle, il est au niveau du réel et c'est bien. Mais l'intellectuel qui transpose dans son domaine la mentalité technicienne et veut tout traiter comme des machines obéit seulement à un conformisme, n'atteint aucune réalité, et se comporte « comme un enfant sans mère »! La Machine ma mère — grande leçon de Deleuze et Guattari. <u>Le langage devenu n'importe quoi</u>, adapta­teur social, instrument de contrôle et de conformisation, signal, reproduction idéologique, cadre, aliénation du parlant, etc., n'importe quoi <u>mais jamais matrice du sens, jamais parole portée par l'être — vivant</u> — humain — humaine.</font><p><div class="refTitre"><font size=1><i>La parole humiliée</i>, Jacques Ellul, Paris, le Seuil, 1981, p.185 à 191</font></div></div><br></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Yyr)]]></author>
			<pubDate>Thu, 21 Aug 2008 07:50:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23713#p23713</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  À nouveau : la traduction du Seigneur des Anneaux par Francis Ledoux]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23712#p23712</link>
			<description><![CDATA[<p><SMALL>Décidément... Je suis fâché avec ces balises ! Je sais pas si c'est moi ou mon navigateur, mais merci Silmo !</SMALL></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Aglarond)]]></author>
			<pubDate>Wed, 13 Aug 2008 19:21:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23712#p23712</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  À nouveau : la traduction du Seigneur des Anneaux par Francis Ledoux]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23711#p23711</link>
			<description><![CDATA[<p><SMALL>tentative de rétablissement des liens:</SMALL><p><a href="http://www.chartreuse.fr/pa_visite_fr.htm"target="caves"> caves </a> suivi de <a href="http://www.thamonodrim.com/Etudes/Essais/essais.php"target="essais">essais</a> et de <a href="http://www.thamonodrim.com/Etudes/Traductions/traductions.php"target="traductions"> traductions </a><p><SMALL>Et hop :-)</SMALL></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Silmo)]]></author>
			<pubDate>Wed, 13 Aug 2008 19:01:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23711#p23711</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  À nouveau : la traduction du Seigneur des Anneaux par Francis Ledoux]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23710#p23710</link>
			<description><![CDATA[<p><font color=gray><SMALL><SMALL>J'ai préparé ce dimanche ce qui devait être la première tartiflette de l'histoire de Berkeley, CA : je ne pouvais pas laisser passer l'occasion ! Et à propos de caves, je suggère plutôt de visiter <A HREF="http://" target="http://www.chartreuse.fr/pa_visite_fr.htm">celles-ci</A> pour accompagner la tartiflette ! Mais je m'égare...</SMALL></SMALL></font><br><SMALL>Ca fait plaisir sinon de voir que mes caves ne sont pas tombées dans un oubli complet ! Mais cela fait bien longtemps que je n'y touche plus (je n'ose même pas penser aux problèmes de droits), et mes contributions sont plutôt allées sur Tham Onodrim, que ce soit <A HREF="http://" target="http://www.thamonodrim.com/Etudes/Essais/essais.php">essais</A> ou <A HREF="http://" target="http://www.thamonodrim.com/Etudes/Traductions/traductions.php">traductions</A>... Mais là aussi, je suis complètement improductif depuis bien trop de temps, étant éloigné de mes livres que je n'ai pas trimballés de mes Alpes à ma chambre d'étudiant à Paris. C'est que ça prend de la place quand on ne se déplace qu'en TGV !</SMALL></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Aglarond)]]></author>
			<pubDate>Wed, 13 Aug 2008 18:33:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23710#p23710</guid>
		</item>
	</channel>
</rss>
