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		<title><![CDATA[JRRVF - Tolkien en Version Française - Forum / Le Dernier Navire]]></title>
		<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=2957</link>
		<description><![CDATA[Les sujets les plus récents dans Le Dernier Navire.]]></description>
		<lastBuildDate>Wed, 21 Jun 2006 17:46:00 +0000</lastBuildDate>
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			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le Dernier Navire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23377#p23377</link>
			<description><![CDATA[<p>Je reviens donc à ce fuseau après pas mal de temps. J'ai pu bien analyser tout ce qui a été dit, notamment par Laegalad, et j'ai donc préparé à mon tour un certain nombre de remarques, tant sur les remarques et critiques faites à la mienne que sur sa traduction de <i>The Last Ship</i>. Concernant la petite polémique née dans un autre fuseau (<i>A propos du forum JRRVF</i>), je réserve certains commentaires pour une discussion privée. (je t'envoie ça par mail, Laegalad)</p><p class="espacement"></p><p><b>I- COMMENTAIRES DE LAEGALAD SUR MA TRADUCTION</b></p><div class="quotebox"><cite>Laegalad a écrit&#160;:</cite><blockquote><div><p><b><span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 9. </span></b>: v. 9 [...] Si l'on s'en tient au strict sens [...] il n'y a pas mention de soleil levant encore (c'est une simple lueur d'aube, puis le soleil se l&egrave;ve), ni de longs fils d'or (simplement d'une longue lumi&egrave;re).</p></div></blockquote></div><p>Tout d'abord, je tiens à préciser que je connaît le sens "strict" (non, c'est pour éviter les malentendus là). Ensuite, tu nuances entre lueur d'aube et soleil levant, soit. Mais on tatillonne un peu là, non ?<br>Enfin "pas de fils d'or, mais une longue lumière" : là je ne sais quoi répondre en fait. Si : une métaphore, les longs fils d'or représentant les rayons, la lumière…Je sacrifie quand même par moments la traduction "mot à mot" sur l'autel de la métaphore….</p><div class="quotebox"><blockquote><div><p><b><span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 10.</span> </b>: v. 13 &ndash; 16 : [...] Je ne vois pas trop comment des pieds peuvent onduler :) [...] ; de m&ecirc;me &laquo;papilloner&raquo; &eacute;voque un mouvement d'aile [...] : des yeux papillonnent, (d'ailleurs on parle plut&ocirc;t de cils papillonnant), mais des pieds, j'ai des doutes... </span><i>twinkle</i> appartient au vocabulaire de la lumi&egrave;re [...] : il est&#160; donc important de ne pas y manquer.</p></div></blockquote></div><p>Pfiou ! Allons-y :<br>- moi je vois comment des pieds peuvent onduler, et l'utilisation du verbe "glisser" pose un problème, car on se prendrait tout au long du poème à traduire trois verbes différents en anglais par un seul verbe : glisser. Là encore, métaphore (à tort ou à raison).<br>- Papillonner : comme tu le dis, des yeux papillonnent, et généralement en raison de la lumière. Cela, associé au mouvement d'ailes que tu évoques, m'a paru correspondre relativement bien, métaphoriquement là encore, à "twinkle".<br>- Twinkle appartient bien au vocabulaire de la lumière, oui.<br>- "Il est important de ne pas y manquer" : petit ton professoral à l'attention du "petit nouveau" ?.</p><div class="quotebox"><blockquote><div><p>Enfin, tu as traduit «dew» par «perles éphémères» ; pourquoi pas, mais on perd un aspect humide [...] pour un effet «terreux» ou terrestre plutôt (poudre et perles).</p></div></blockquote></div><p>Là encore, j'aimerais que tu m'expliques…dire qu'une perle est un élément terrestre, je ne comprends pas à vrai dire : à part portées autour du cou, les perles sont du domaine aquatique. D'ailleurs, n'emploie-t-on pas l'expression "perles de rosée" ? "perles" désignant en l'occurrence les gouttes. Pour "saupoudrés", admettons oui, mais si on emploie "constellés", on abandonne un élément "eau" au profit de l'élément "ciel" ou "lumière". Mais "éclaboussés" me plaît bien.</p><div class="quotebox"><blockquote><div><p><b><span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 11 </span>:</b> v.24 : [...] Il n'est pas question de pétales, mais de feuilles ; [...] De même, le martin-pêcheur ne fait que plonger ; le vent est indépendant de tout ça.</p></div></blockquote></div><p>Là je ne suis d'accord : lily-leaves peut aussi bien désigner les feuilles que les pétales (certes le sens de "pétales" est plus rare). Désolé, pas de lien internet à donner pour le prouver, j'ai juste mon dictionnaire anglais. Mais bon là j'ai fait un choix, sur lequel tu n'es pas d'accord, soit, ce sera l'occasion d'en rediscuter.<br>Le martin-pêcheur qui plonge : là on tombe dans un problème d'interprétation. Soit on considère que le fait qu'il plonge est indépendant du fait que les roseaux se courbent et que les lys s'étalent, soit on considère que son plongeon provoque des remous etc… là je ne prétend pas avoir raison, c'était mon interprétation du moment.</p><div class="quotebox"><blockquote><div><p><span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 12</span> : v.31 : [...] <i>Wind-voices</i>, ce sont des voix-de-vent : le chant des elfes s'entend comme un murmure.</p></div></blockquote></div><p>C'est très exactement le sens que je donnais : une voix portée par le vent, comme une rumeur. J'avais compris le sens de "wind-voices", je tiens à te rassurer. D'ailleurs je ne vois pas trop la différence entre les deux propositions, si ce n'est que tu emploies une expression toute faite. Je voulais surtout rendre le fait que ces voix sont celles des Elfes.</p><div class="quotebox"><blockquote><div><p><span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 13</span> : v. 33-34 : [...] :) Il est certe question de bec, mais ni d'ailes, ni de plumage : <i>oar</i> d&eacute;signe les rames, <i>timbers</i> les madriers (j'ai pour ma part &eacute;largi en traduisant par <i>coque</i>, puisque les madriers forment la coque).</p></div></blockquote></div><p>Je ne sais comment réagir…en tout cas merci de m'enseigner la signification de ces mots, que mon dictionnaire, bizarrement, ne connaît pas ^^(sans doute des mots rares ou très archaïques). J'ai quand même du mal à croire que la métaphore t'ait échappé…Il s'agit là d'une référence évidente (à mon sens) aux bateaux des Teleri, en forme de cygne : d'où "ailes" qui remplacent "rames" et "plumage" qui remplace "coque". Peut-être une surtraduction, certes, mais l'occasion était trop belle, surtout en association avec "bec".</p><div class="quotebox"><blockquote><div><p><span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 14 </span>: v. 67 : [...] Tu extrapoles un peu [...]</p></div></blockquote></div><p>C'est vrai, mais là aussi l'occasion était belle.</p><div class="quotebox"><blockquote><div><p><span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 16</span> : v.88 : [...] Elle est n&eacute;e fille de la Terre, mais pas du sang de la Terre (l'image n'est pas tr&egrave;s ragoutante en plus :)).</p></div></blockquote></div><p>Ta fille n'est-elle pas de ton sang ? Encore une fois, métaphore….</p><p class="espacement"></p><p><b>II- TRADUCTION DE LAEGALAD</b></p><p>Bien, passons donc à l'exercice inverse.</p><ul><li><p><span class="exergue">« <i>clear and shrill was crowing</i> = coqueliquait clair aigrelet »</span> : "aigrelet" ne me semble pas correspondre à "shrill" qui porte (et cela on s'en rend compte juste en le prononçant) une notion d'aigu, de note haute en tout cas. <span class="exergue">« coqueliquait clair aigrelet »</span> me semble donc un peu faible. C'est joli à entendre, mais moi là je ressens plus plus l'idée d'un coq qui pousse énergiquement son cri à l'aube. En plus c'est "dans le lointain" donc il faut quand même une certaine force pour être entendu de loin.</p></li><li><p><span class="exergue">« <i>The trees were dark, and the dawn pale</i> = Les arbres étaient noirs, et l'aube pâle »</span> : Juste une remarque : je préfère "sombre" quand il s'agit de "dark". Je trouve que l'association "sombre/pâle" fonctionne mieux.</p></li><li><p><span class="exergue">« <i>She watched the gleam at window grow</i> = Par la vitre elle vit grandir l'éclat »</span> : "la vitre" ne me plait pas trop. On ne sait pas s'il y a une vitre, encore moins si elle est ouverte ou non. "A la fenêtre" ou "Depuis sa fenêtre" me paraît plus adapté.</p></li><li><p><span class="exergue">« <i>till the long light was shimmering</i> = en longue lumière, chatoyant »</span> : Pinaillage à mon tour : le participe présent "chatoyant" ôte toute notion de progression. La lumière grandit jusqu'à aller chatoyer… (je te renvoie à ta note sur ce même passage pour ma traduction) C'est un peu ce que j'ai essayé de rendre avec "ses longs fils d'or allant chatoyer…", même si ce n'est pas parfait.</p></li><li><p><span class="exergue">« <i>Her gown had jewels upon its hem, / as she ran down to the river</i> = Avec sa robe ourlée de joyaux, / elle dévala le ruisseau »</span> : Là, pour moi, l'idée est que sa robe se borde de joyaux (perles, rosée) alors qu'elle court sur l'herbe : "as she ran…". Dans ta traduction, cela n'apparaît pas. Littéralement cela donnerait : "Sa robe eut des joyaux sur son bord, comme elle courait vers la rivière". De plus, tu traduis donc <span class="exergue">« <i>she ran down to the river</i> »</span> par <span class="exergue">« elle dévala le ruisseau »</span>. Elle descend "jusqu'à" ("to") la rivière ; "ruisseau" me paraît d'ailleurs restrictif pour "river". Cela change tout les sens des quatre premiers vers de cette strophe, à mon avis.</p></li><li><p><span class="exergue">« <i>as she stood there gleaming</i> = comme elle luisait là, dressée »</span> : En inversant les verbes, tu inverses aussi la priorité. "Elle se tenait là, étincelant (luisant)" : c'est différent, car toi tu insiste sur le fait qu'elle soit "dressée", terme que je trouve pour le coup excessif, "to stand" pouvant se traduire simplement par "se tenir".</p></li><li><p><span class="exergue">« <i>with free hair…on her shoulders streaming</i> = les cheveux…glissant sur ses épaules »</span> : Encore une fois "glisser"…</p></li><li><p><span class="exergue">« <i>and three with crowns she saw there stand, / with bright hair fowing</i> = et trois d'entre eux cheveux flottant, / portant couronne s'y tenaient »</span> : Là encore destructuration, et inversion. De plus tu as oublié "bright" : cheveux blonds, clairs.</p></li><li><p><span class="exergue">« <i>many a flower will yet unfold, / ere the cornfields whiten</i> = avant que les blés tournent blancs, / bien des fleurs s'ouvriront encore »</span> : Là juste une remarque : l'inversion ne me semble pas très heureuse, c'est curieux à lire.</p></li><li><p><span class="exergue">« <i>Then whither go ye, boatmen fair</i> = Où allez vous alors, gents bateliers »</span> : "gents" pour "fair" ne me semble pas approprié, je pense plus à une notion de beauté.</p></li><li><p><span class="exergue">« <i>in the great forest hiding</i> = dans une cache forestière »</span> : Cela fait un peu bande de détrousseurs, la "cache forestière". De plus, il y a "the great forest", dans "la grande forêt", référence à mon avis qui n'est pas anodine.</p></li><li><p><span class="exergue">« <i>Far away on the last road faring</i> = Nous suivons la dernière voie loin d'ici »</span> : Là ils s'aventurent loin sur la dernière route, et non pas sur la dernière route qui est loin (à mon sens).</p></li><li><p><span class="exergue">« <i>leaving western havens grey</i> = laissant à l'Ouest les havres gris »</span> : Non, ils abandonnent les havres gris de l'occident ("western") de la Terre du Milieu, qui se trouvent être à l'Est de leur future destination.</p></li><li><p><span class="exergue">« <i>where the White Tree is growing</i> = où l'Arbre Blanc s'élève »</span> : Je préfère la notion de croissance, qu'on retrouve souvent chez Tolkien.</p></li><li><p><span class="exergue">« <i>a clear bell…is shaking</i> = sonne clair-joyeux une cloche »</span> : Je ne comprends pas trop ce "clair-joyeux"…</p></li><li><p><span class="exergue">« <i>and sun and moon wither</i> = Céans soleil et lune sont en déclin »</span> : Je trouve cette formulation un peu lourde par rapport à l'original. "Céans soleil" : c'est peut-être ça qui me gêne.</p></li><li><p><span class="exergue">« <i>Here grass fades and leaves fall</i> = feuille et herbe vont s'étioler »</span> : Tu traduis un présent par un futur. Pinaillage, quand tu nous tiens.</p></li><li><p>strophe <span class="exergue">« <i>The oars were stayed [...] our last call heeding</i> »</span> : Là, plusieurs remarques : <br>- tu destructures l'ensemble de la strophe, changeant notamment les paroles des Elfes. L'effet est curieux.<br>- <span class="exergue">« Entends-tu, Demoiselle de la Terre / d'une beauté d'Elfe, cet appel ? »</span> : deux vers pour en traduire un seul, je trouve cela lourd, surtout formulé comme ça. Le fait de séparer "entends-tu" et "cet appel" avec ce long "Demoiselle…" au milieu ne passe pas très bien je trouve.</p></li><li><p><span class="exergue">« <i>then deep in clay her feet sank</i> = alors son pied profondément dans la boue s'enfonça »</span> : On revient là à cette notion de Terre, et de fille de la Terre. J'ai traduit "clay" par "argile", plus proche pour moi de cette notion d'appartenance à la Terre. Elle s'arrête car son pied est pris dans la Terre. La boue me semble un peu légère et peu symbolique.</p></li><li><p><span class="exergue">« <i>Slowly the elven-ship went by / whispering through the water : / 'I cannot come' they heard her cry</i> = Doucement la nef des Elfes passa, / chuchotant de par la rivière : / "Je ne peux pas venir !" cria sa voix »</span> : Là on peut croire que la nef chuchote puis crie : "je ne peux pas venir !". Il manque le fait qu'ils l'entendent crier, elle. Je préfère : "passa comme en chuchotant".</p></li><li><p><span class="exergue">« <i>No jewels bright her gown bore [...] under the house-shadow</i> = Sa robe était nue de joyaux brillants [...] passant sous la maison et l'ombre »</span> : Là cela nous renvoie à la troisième strophe avec cette histoire de joyaux qui bordent sa robe. Elle remonte chez et il n'y a plus de rosée. Je trouve que ta formulation, et, encore une fois l'inversion des vers, dilue cette notion. "House-shadow" : "passant sous la maison et l'ombre" ….j'aimerais que tu m'expliques ce que tu veux dire là.</p></li></ul><p class="espacement"></p><p>En conclusion, je dirais que nous avons des façons différentes d'aborder la poésie (et donc la traduction de la poésie). Pour toi, c'est plus question de "mathématique", tu peux parfois sacrifier certains éléments pour cadrer avec une définition arithmétique de la poésie. Personnellement, étant peu averti de ces considérations, la poésie est quelque chose que je lis, que j'écoute, que j'essaie de faire couler, et dans ce cas de restituer le rythme original. Il m'arrive donc de sacrifier certaines règles prédéfinies de métrique.<br>Mon but en traduisant ce poème était d'abord et avant tout d'essayer de rendre ce que moi j'avais ressenti en lisant le texte de Tolkien. Je ne considère pas ma traduction comme meilleure pour autant, mais plus personnelle, en ce sens qu'elle traduit mon sentiment. C'est un peu comme le Vinyle et le CD…</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Samwise)]]></author>
			<pubDate>Wed, 21 Jun 2006 17:46:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23377#p23377</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le Dernier Navire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23376#p23376</link>
			<description><![CDATA[<p><small>Et le deuxième...</small></p><p class="espacement"></p><p><big><b><span style="color: rgb(254, 163, 71);">Notes pour ma version</b></big></p><p class="espacement"></p><p><span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 1.</span>&nbsp;: v. 4 : <span class="exergue">« <i>clear and shrill was crowing</i> = coqueliquait clair aigrelet. »</span></p><p>A force d'utiliser &laquo;&nbsp;chanter&nbsp;&raquo; pour d&eacute;signer le cri du coq, on en a oubli&eacute; le terme propre : coqueriquer, ou coqueliquer : </p><div class="citation"><p><b>Coqueriquer,</b> verbe intrans. (de <i>coquerico</i>). [En parlant du coq] Faire cocorico. [...] 1<sup>re</sup> attest. 1575 <i>coqueliquer</i> (<font size="1">A. PAR&Eacute;</font>, <i>&OElig;uvres,</i> Introduction, chap. XXVI, &eacute;d. Malgaigne, t. 1, p. 99), 1752 <i>coqueriquer (Tr&eacute;v.)</i>; de <i>coquerico, coquelico,</i> d&eacute;s. <i>-er.</i></p></div><p>J'ai utilis&eacute; le terme le plus ancien, et j'aime bien la sonorit&eacute; que j'ai r&eacute;ussi &agrave; rendre ; un peu plus loin, pour <span class="exergue">« se frayant entre les feuilles, fr&ecirc;les / et frais, un vent vagabondait »</span>, j'ai multipli&eacute; les sons ventoyants. Je n'ai donc pas &laquo;&nbsp;traduit&nbsp;&raquo; les allit&eacute;rations au m&ecirc;me endroit, mais l&agrave; o&ugrave; elles venaient le plus naturellement.</p><p class="espacement"></p><p><b><span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 2.</span></b> : v.19 : <span class="exergue">« <i>and leaned upon a willow-stem</i> = et se pencha sur le tronc d'un marsault »</span></p><p>Le marsault est une esp&egrave;ce de saule, le <i><a href="http://home.tiscali.be/emelin/botapi/planches/salixm.html" target="_blank">Salix Capr&eacute;a</a></i>(qu'on appelle aussi marsaule, saule gris, ou osier cendr&eacute;) ; il est moins li&eacute;es aux milieux humides que les esp&egrave;ces voisines de saules et pr&eacute;f&egrave;re les fonds de vall&eacute;s, mais rien ne l'emp&ecirc;che de pousser en bord de ruisseau.</p><p class="espacement"></p><p><b><span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 3.</span></b> : v. 23-24 : <span class="exergue">« <i>bending reeds were softly blown, / lily-leaves were sprawling.</i> = les roseaux &eacute;taient doucement courb&eacute;s, / les feuilles-de-lis s'&eacute;tal&egrave;rent. »</span></p><p>&laquo;&nbsp;sprawling&nbsp;&raquo; n'est pas &eacute;vident &agrave; traduire : se vautrer, s'&eacute;taler, tomber... mais pour les plantes, c'est plut&ocirc;t &laquo;&nbsp;pousser dans tous les&#160; ens&nbsp;&raquo;... ce que ne rend pas bien&#160; laquo;&nbsp;s'&eacute;tal&egrave;rent&nbsp;&raquo;, mais je n'ai pas trouv&eacute; de terme plus ad&eacute;quat.</p><p class="espacement"></p><p><b><span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 4.</span></b> : v.37 : <span class="exergue">« <i>Fair folk out of Elvenland</i> = [...] de belles gens / des Terres-des-Elfes [...] »</span> // v. 61 : <span class="exergue">« <i>we go back to Elvenhome,</i> = nous nous en retournons au beau Pays / des Elfes, [...] »</span></p><p>Il y a un&#160; parall&eacute;lisme entre ces deux vers, auquel je n'avais pas pr&ecirc;t&eacute; attention de prime abord ; mais <span style="font-style: italic;">Elvenland</span> ne peut &ecirc;tre traduit de la m&ecirc;me fa&ccedil;on que <span style="font-style: italic;">Elvenhome</span>. D'o&ugrave; l'appelation &laquo;Terre des Elfes&raquo; pour nommer le lieu o&ugrave; ils habitent en TdM, et d'o&ugrave; ils viennent, et &laquo;Pays des Elfes&raquo; pour celui o&ugrave; ils retournent, par-del&agrave; les mers. Le choix de &laquo;go <i>back</i><span style="font-style: normal;">&raquo; semblerait indiquer qu'il s'agit d'Elfes ayant v&eacute;cu en Valinor... quoique l'on puisse sans doute consid&eacute;rer qu'il s'agisse de descendant des premiers &eacute;migrants, pourquoi pas, qui retournent aux pays de leurs anc&ecirc;tres, et qu'ils consid&egrave;rent comme leur patrie ?</p><p class="espacement"></p><p><b><span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 5 </span></b>: v.73 &ndash; 80 : <span class="exergue">« <i>&nbsp;The oars were stayed. They turned aside: / "Do you hear the call, Earth-maiden? / [75] F&iacute;riel! F&iacute;riel!" they cried. / "Our ship is not full-laden. / One more only we may bear. / Come! For your days are speeding. / &nbsp;Come! Earth-maiden elven-fair, / [80] our last call heeding."</i> »</span></p><p>Cette strophe n'est pas &eacute;vidente, car la traduction exige de la place en fran&ccedil;ais, ne serait-ce que pour &laquo;Earth-maiden&raquo;. Trois syllabes en anglais. En fran&ccedil;ais, 7 ou 8 suivant si la derni&egrave;re syllabe est suivit d'une consonne ou muette. J'ai en effet tenu &agrave; conserver mon &laquo;Demoiselle-de-la-Terre&raquo;, qui est long, mais que je ne tiens pas &agrave; raccourcir en &laquo;&nbsp;Fille de la Terre&nbsp;&raquo;. Car ce dernier terme est employ&eacute; par F&iacute;riel, et je gage que ce n'est pas innocent. Il me semble toujours (car c'est une intuition que j'avais eu d&egrave;s le d&eacute;part, en r&eacute;alit&eacute;) que le po&egrave;me entier tourne autour de cette r&eacute;v&eacute;lation, de cette prise de conscience ; c'est parce qu'elle est Fille de la Terre&#160; qu'elle ne peut venir au Pays-des-Elfes. Les Elfes l'ont nomm&eacute;e &laquo;Earth- maiden&raquo;, Demoiselle-de-la-Terre, mais &laquo;demoiselle&raquo; est un &eacute;tat passager : on est d'abord enfant, puis demoiselle, puis dame ; ce n'est qu'une &eacute;tape. Et &agrave; cette &eacute;tape, F&iacute;riel opposera un <i>&eacute;tat, </i>une <i>nature</i> : elle est Fille de la Terre, ses racines sont en Terre du Milieu, elle ne peut rien y changer.</p><p>Pour s'&eacute;carter un peu de la &laquo;simple&raquo; traduction, cela m'&eacute;tonne... Car ce sont les Elfes qui ont Arda dans le sang. Les Humains &ndash; et F&iacute;riel porte son humanit&eacute; jusque dans son nom, qui signifie &laquo;&nbsp;femme&#160; mortelle&nbsp;&raquo;&nbsp;&ndash; sont d&eacute;sign&eacute;s comme &laquo;ceux qui ne font que passer&raquo; : ils ne sont pas reli&eacute;s &agrave; Arda&#160; jusqu'&agrave; la fin du monde. Mais ici, ce sont les Elfes qui s'en vont &agrave; jamais, et F&iacute;riel qui demeure... Serait-ce &agrave; dire que les Elfes sont Enfants-des-Etoiles, et les Humains Enfants-de-la-Terre ?</p><p class="espacement"></p><p><b><span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 6 </span></b>: Strophe suivante : <span class="exergue">« <i>F&iacute;riel looked from the river-bank, / one step daring; / then deep in clay her feet sank, / and she halted staring. / [85] Slowly the elven-ship went by / whispering through the water: / "I cannot come!" they heard her cry. / "I was born Earth's daughter!"</i> »</span> ; v. 84 : <span class="exergue">« <i>and she halted staring.</i> = et elle s'arr&ecirc;ta, fig&eacute;e. »</span></p><p>J'avais du mal &agrave; comprendre ce vers, ou du moins, il me plaisait d'imaginer que&nbsp;F&iacute;riel s'arr&ecirc;tait subitement en fixant son pied, et perdant le contact visuel avec la nef&nbsp;&ndash; ce qui, dans un conte de f&eacute;e, implique la disparition de l'objet enchant&eacute;. Je traduisais donc <span class="exergue">« Elle cessa de les fixer. »</span> Or (merci Tirno :)) <i>halt</i> ne s'utilise que pour un arr&ecirc;t physique... par cons&eacute;quent, ma jolie vision tombe &agrave; l'eau, et F&iacute;riel s'arr&ecirc;te en fixant le navire des yeux. Faute de place, j'ai employ&eacute; "fig&eacute;e", qui indique que son corps&nbsp;&ndash; et donc son regard&nbsp;&ndash; est immobile.</p><p>Cette strophe est vraiment le point tournant du po&egrave;me... Jusque l&agrave;, F&iacute;riel &eacute;tait une belle damoiselle richement par&eacute;e : l'enchantement elfique de l'aurore l'ornait de joyaux tremblants, la parait de lumi&egrave;re... Mais suffit-il qu'elle se souvienne de sa nature, suffit-il qu'elle cesse de fixer le navire, et l'enchantement cesse, doucement... Sa belle robe se d&eacute;nude, puis elle rev&ecirc;t son sarrau, v&ecirc;tement de travail couleur terre ; ses cheveux libres, qui flamboyaient au matin, se retrouve nou&eacute;s, tress&eacute;s, brid&eacute;s ; et la belle lueur du jour se fait ombre, petit &agrave; petit...</p><p class="espacement"></p><p><b><span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 7</span></b> : v. 93 : <span class="exergue">« <i>She donned her smock of russet brown,</i> =&#160; Elle rev&ecirc;ti son sarrau brun-rouille, »</span></p><p>Juste parce que le mot est joli : &laquo; russet&nbsp;&raquo; signifie &laquo;feuille-morte&raquo; (ce que j'avais employ&eacute; lors de ma premi&egrave;re traduction, mais que, part souci de naturel et pour &eacute;viter le &laquo;verbe &agrave; la fin&raquo;, j'ai&#160; eacute;cart&eacute; de cette version-ci), &laquo;rouss&acirc;tre&raquo;, &laquo;rustique&raquo;. Le terme vient &eacute;videmment du vieux fran&ccedil;ais,</span> &laquo;rousset&raquo;, latin &lt;i&gt;russus&lt;/i&gt;<span style="font-style: normal;">, &laquo;roux, rouge&raquo;. L'&eacute;tonnant est la signification de &laquo;rustique&raquo;, qui n'est pourtant pas une couleur, et qui vient du latin &laquo;</span>ruralis, e : des champs, champ&ecirc;tre, rustique, rural.&raquo;. Mais en tout cas, cela lie le tout une fois de plus &agrave; la campagne, donc &agrave; la terre : ayant reconnu &ecirc;tre fille-de-la-Terre, F&iacute;riel rev&ecirc;t la couleur associ&eacute;, un brun-rouille, couleur de glaise, celle o&ugrave; son pied s'enfon&ccedil;a.</p><p class="espacement"></p><p><b><span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 8</span></b> : v. 102 : <span class="exergue">« <i>westward ships have waded</i> = de navire &agrave; l'ouest n'est parti »</span></p><p>Dans le sens, moderne, &laquo; to wade&raquo; signifie : patauger, barboter, passer &agrave; gu&eacute; ; ce qui n'est pas une image tr&egrave;s &eacute;l&eacute;gante pour une nef elfique... Mais le sens po&eacute;tique est plut&ocirc;t &laquo;aller de l'avant&raquo; :</p><div class="citation"><p>O.E. wadan "to go forward, proceed," in poetic use only, except as oferwaden "wade across," from P.Gmc. *wadan (cf. O.N. va&eth;a, Dan. vade, O.Fris. wada, Du. waden, O.H.G. Watan, Ger. waten "to wade"), from PIE base *wadh- "to go," found only in Gmc. and L. (cf. L. vadere "to go," vadum "shoal, ford," vadare "to wade"). The notion is of "to advance into water." It. guado, Fr. gu&eacute; "ford" are Gmc. loan-words.</p></div><div class="citation source"><p>Online Etymology Dictionnary (<a href='http://www.etymonline.com/index.php?search=wade&amp;searchmode=none'>lien</a>)</p></div><p class="espacement"></p><p><big><b><span style="color: rgb(254, 163, 71);">Notes pour la version de Samwise</b></big></p><p class="espacement"></p><p>Je prend donc en compte le fait que tu as voulu faire, essentiellement, une version litt&eacute;rale &ndash; mais pas strictement, puisque tu as gard&eacute; les rimes. Comme tu n'es pas bloqu&eacute; par le nombre de pieds, puisque tu as choisis un vers libre, il t'est plus facile de respecter <i>stricto sensu</i> l'original. Il m'est difficile de faire des propositions sans retomber sur ce que j'ai fait moi, mais j'essaye :)</p><p>Tout d'abord, une remarque g&eacute;n&eacute;rale, qui&#160; tient de mon go&ucirc;t pour le naturel et la spontan&eacute;it&eacute; : tu utilises beaucoup cette ruse de po&egrave;te©Kendra qui consiste en caser le verbe &agrave; la fin... J'avoue volontiers avoir longtemps fait de m&ecirc;me, c'est bien pratique :) Mais depuis mes traductions sur Tom Bombadil, je fais une chasse impitoyable &agrave; ces inversions, et tord du nez quand je suis oblig&eacute;e d'y recourir... Je trouve que &ccedil;a g&ecirc;ne la diction, que &ccedil;a provoque une bizarrerie plut&ocirc;t que de couler de source. Tu me diras que Tolkien y recourt, ce qui est vrai. En m&ecirc;me temps, m&ecirc;me en r&eacute;duisant ces inversions au maximum, on est oblig&eacute; d'y passer une ou deux fois &ndash; autant que ce soit le moins possible.</p><p class="espacement"></p><p><b><span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 9. </span></b>: v. 9 &ndash; 10 : <span class="exergue">« <i>She watched the gleam at window grow, / till the long light was shimmering</i> = De sa fen&ecirc;tre le soleil levant elle observa, / ses longs fils d&rsquo;or allant chatoyer »</span></p><p>Si l'on s'en tient au strict sens, c'est plut&ocirc;t : <span class="exergue">&laquo;Elle regarda la lueur grandir &agrave; la fen&ecirc;tre, jusqu'&agrave; ce que la longue lumi&egrave;re chatoie&raquo;</span> : il n'y a pas mention de soleil levant encore (c'est une simple lueur d'aube, puis le soleil se l&egrave;ve), ni de longs fils d'or (simplement d'une longue lumi&egrave;re). <span class="exergue">« Elle regarda par la fen&ecirc;tre grandir l'&eacute;clat / Jusqu'&agrave; se faire longue lumi&egrave;re chatoyant... »</span><br />[N.B. : &laquo;Eclat&raquo; pour &laquo;gleam&raquo; n'est pas tout &agrave; fait juste, c'est plus une lueur, ou un &eacute;clat t&eacute;nu...]</p><p class="espacement"></p><p><b><span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 10.</span> </b>: v. 13 &ndash; 16 : <span class="exergue">« <i>Over the floor her white feet crept, / down the stair they twinkled, / [15] through the grass they dancing stepped / all with dew besprinkled. </i>= Sur le sol ondul&egrave;rent ses pieds immacul&eacute;s, / descendant les marches ils papillonn&egrave;rent, / parcourant l&rsquo;herbe ils se mirent &agrave; danser / tout saupoudr&eacute;s de perles &eacute;ph&eacute;m&egrave;res. »</span> </p><p>Hrumf :) Je ne vois pas trop comment des pieds peuvent onduler :) <i>to crept, </i><span style="font-style: normal;">c'est &laquo;ramper,&#160; se glisser&raquo; ; de m&ecirc;me &laquo;papilloner&raquo; &eacute;voque un mouvement d'aile, un battement rapide, un palpitement : des yeux papillonnent, (d'ailleurs on parle plut&ocirc;t de cils papillonnant), mais des pieds, j'ai des doutes... </span><i>twinkle</i> appartient au vocabulaire de la lumi&egrave;re (vocabulaire r&eacute;current d'ailleurs chez Tolkien, et en particulier dans ce po&egrave;me), et r&eacute;pond &agrave; la blancheur de ses pieds : il est&#160; donc important de ne pas y manquer.</p><p>Enfin, tu as traduit &laquo;dew&raquo; par &laquo;perles &eacute;ph&eacute;m&egrave;res&raquo; ; pourquoi pas, mais on perd un aspect humide (<i>dew </i>et <i>besprinkled</i>) pour un effet &laquo;terreux&raquo; ou terrestre plut&ocirc;t (poudre et perles). Or, ici, l'eau est li&eacute;e &agrave; la nature, aux Elfes, &agrave; l'enchantement ; et la terre aux hommes et &agrave; la vie quotidienne. J'en reviens encore &agrave; ce tournant du pied dans la glaise : jusque l&agrave;, l'&eacute;l&eacute;ment phare &eacute;tait l'eau, et la lumi&egrave;re. Et &agrave; partir de l&agrave;, c'est &agrave; la terre et &agrave; l'ombre de prendre la place. C'est pourquoi je m'en tiendrais &agrave; «&eacute;clabouss&eacute;&raquo;, ou &laquo;constell&eacute;&raquo; (puisque cela ram&egrave;ne &agrave; la lumi&egrave;re) de ros&eacute;e, plut&ocirc;t que de faire appel &agrave; un terme terrestre.</p><p class="espacement"></p><p><b><span style="color: rgb(199, 44, 72);">Note 11 </span>:</b> v.24 : <span class="exergue">« <i>lily-leaves were sprawling. </i> = Et les p&eacute;tales des lis &eacute;parpillant. »</span></p><p>Il n'est pas question de p&eacute;tales, mais de feuilles ; &laquo;sprawling&raquo; cependant n'est pas facile &agrave; traduire... Le sens est &laquo;qui pousse dans tous les sens&raquo;, mais difficile de trouver un terme qui synth&eacute;tise tout &ccedil;a... &eacute;parpiller n'est pas mal, mais ce n'est pas le martin-p&ecirc;cheur qui &eacute;parpille les feuilles de lys, elles le font toute seules... De m&ecirc;me, le martin-p&ecirc;cheur ne fait que plonger ; le vent est ind&eacute;pendant de tout &ccedil;a.</p><p class="espacement"></p><p><span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 12</span> : v.31 : <span class="exergue">« <i>like wind-voices keen and young</i> = des voix port&eacute;es par le vent, jeunes et gaies, »</span></p><p><i>Wind-voices</i>, ce sont des voix-de-vent : le chant des elfes s'entend comme un murmure.</p><p class="espacement"></p><p><span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 13</span> : v. 33-34 : <span class="exergue">« <i>A ship with golden beak and oar / and timbers white came gliding;</i> = Un vaisseau au bec et aux ailes d&rsquo;or / et au plumage blanc arriva voguant ; »</span></p><p>:) Il est certe question de bec, mais ni d'ailes, ni de plumage : <i>oar</i> d&eacute;signe les rames, <i>timbers</i> les madriers (j'ai pour ma part &eacute;largi en traduisant par <i>coque</i>, puisque les madriers forment la coque). De m&ecirc;me pour la strophe suivant, les Elfes chantent au rythme du balancement des rames, pas du battement des ailes :)</p><p class="espacement"></p><p><span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 14 </span>: v. 67 : <span class="exergue">« <i>In Elvenhome a clear bell</i> = en Valinor, d&rsquo;une cloche d&rsquo;argent »</span></p><p>Tu extrapoles un peu : il est question du Pays des Elfes (en opposition, je pense, aux Terres-des-Elfes cit&eacute;es plus haut), mais pas de Valinor. Par ailleurs, <i>Elvenhome</i> d&eacute;signe Eldamar, g&eacute;n&eacute;ralement &ndash; la nuance est faible, je te l'accorde :) N&eacute;anmoins, cel&agrave; me semble une surtraduction.</p><p class="espacement"></p><p><span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 15</span> : v.73 &agrave; 80 : voir note 5 et 6, &agrave; propos de <i>Earth-Maiden.</i></p><p class="espacement"></p><p><span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 16</span> : v.88 : <span class="exergue">« <i>"I was born Earth's daughter!" </i> = &laquo; Je suis de la Terre, car n&eacute;e de son sang ! &raquo;. »</span></p><p>Mmm, un peu de surtraduction aussi ici :) Elle est n&eacute;e fille de la Terre, mais pas du sang de la Terre (l'image n'est pas tr&egrave;s ragoutante en plus :)).</p><p class="espacement"></p><p><span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 17</span> : v. 94 : <span class="exergue">« <i>her long hair braided, </i>= ses cheveux en nattes elle coiffa »</span></p><p>A propos de <i>braid</i>, l'id&eacute;e de Romaine est bonne, et en effet, toute la strophe, depuis &laquo;I was born Earth's Daughter&raquo;, est une lente d&eacute;gradation... voir plus haut :)</p><p>Tu disais, Samwise, que tu craignais une surcharge en utilisant encore un terme contraignant, comme &laquo; natter&raquo;, &laquo;tresser&raquo;. Mais le terme est tr&egrave;s naturel, je n'y trouve aucune surcharge. Et du moment que Tolkien l'a employ&eacute;, il n'y a pas de scrupule &agrave; avoir...</p><p class="espacement"></p><p><span style="font-weight: bold; color: rgb(199, 44, 72);">Note 18 </span>: v. 103-104 : <span class="exergue">« <i>in mortal waters as before, / and their song has faded.</i> = par les eaux mortelles comme cela &eacute;tait, / et leurs chants pour toujours s&rsquo;&eacute;teignirent. »</span></p><p>La rime <i>voyag&egrave;rent / s'&eacute;teignirent</i> est un peu faible :) C'est emb&ecirc;tant surtout en fin de po&egrave;me, puisque c'est l'&eacute;cho qui r&eacute;sonne le plus longtemps (au milieu, noy&eacute; dans<br>la masse, &ccedil;a passe :)). Et un pinaillage : ce n'est pas un pass&eacute; simple : leur chant s'est &eacute;vanoui... il n'y a pas l'id&eacute;e d'un arr&ecirc;t brutal, simplement d'un &eacute;cho qui a fini par s'&eacute;teindre.</p><p class="espacement"></p><p>Oh ! Et une autre remarque encore, mais qui n'est pas très importante : tu traduis successivement <i>ship</i> par « vaisseau », « nef » et « bateau ». Il serait préférable d'utiliser toujours le même terme (ce que je n'ai pas fait : j'ai traduit « elven-ship » par « nef des Elfes » [v.85], par manque de place : « navire elfique » est trop long)...</p><p><small>Ouf, et c'est tout ! :)</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Laegalad)]]></author>
			<pubDate>Sat, 25 Mar 2006 14:12:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23376#p23376</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le Dernier Navire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23375#p23375</link>
			<description><![CDATA[<p><i>Five millenia latter...</i> Or donc, voilà le (long) commentaire promis (et coloré :)) !</p><p class="espacement"></p><p><big><b><span style="color: rgb(254, 163, 71);">Introduction</span></b></big></p><p>Tout d'abord, re-situons le po&egrave;me dans la tradition, avec l'aide de la pr&eacute;face de l'auteur :</p><div class="citation"><p><i>No 16 ["The last ship"] must be derived ultimately from Gondor. [It is ] evidently based on the traditions of Men, living in shorelands and familiar with rivers running into the Sea [...] No 16 mentions the Seven Rivers* that flowed into the Sea in the South Kingdom, and uses the Gondorian name, of High-elvish form, </i>F&iacute;riel<i>, mortal woman<b>**</b>. In the Langstrand and Dol Amroth there were many traditions of the ancient Elvish dwellings, and of the haven at the mouth of the Morthond from which 'westward ships' had sailed as far back as the fall of Eregion in the Second Age. These two pieces [No 6 &amp; 16], therefore, are only re-handlings of Southern matter, though this may have reached Bilbo by way of Rivendell."</i> * : Lefnui, Morthrond-Kirl-Ringl&oacute;, Gilrain-Sernui, and Anduin.</i></p><p><small><i><b>**</b> : The name was borne by a princess of Gondor, through whom Aragorn claimed descent from the Southern line. It was also the name of a daughter of Elanor, daughter of Sam, but her name, if connected with the rhyme, must be derived from it; it could not have arisen in Westmarch.</small></i></p></div><p>En ce qui concerne la &laquo;&nbsp;texture&nbsp;&raquo; de la traduction, nous avons tous les deux choisi une fa&ccedil;on &laquo;&nbsp;naturelle&nbsp;&raquo; <font&#160; face="Times New Roman, serif">&mdash;</font> &agrave; quelques vers pr&egrave;s.</p><p>Pour la technique, comme je disais, le vers original alterne 4 / 3 accents, et rimes crois&eacute;es masculines / f&eacute;mines. Pour les rimes crois&eacute;es, nous avons tous les deux conserv&eacute;s cette contrainte. L'alternance rimes masculines / f&eacute;minines, par contre, est plus d&eacute;licate &agrave; conserver, d'autant que c'est une habitude qu'a perdu le fran&ccedil;ais moderne. Pour ma<br>part, je l'ai laiss&eacute;e tomber. Il y a aussi de fr&eacute;quentes allit&eacute;rations, qui n'ob&eacute;issent pas &agrave; un sch&eacute;ma particulier par contre ; j'ai choisi d'en mettre &agrave; chaque fois que je le pouvais, de fa&ccedil;on naturelle.</p><p>Reste le sch&eacute;ma 4 / 3 accents. La premi&egrave;re fois, j'avais laiss&eacute; tomb&eacute; aussi, et utilis&eacute; un vers libre. Mais avec un peu d'exp&eacute;rience, on manie plus facilement les vers syllabiques, et j'ai r&eacute;ussi une alternance d&eacute;casyllabes / octosyllabes, qui &eacute;taient en fait les plus r&eacute;currants dans ma premi&egrave;re version, m&ecirc;me s'ils ne suivaient pas un sch&eacute;ma particulier.</p><p class="espacement"></p><p><big><b><span style="color: rgb(254, 163, 71);">Traduction</span></b></big></p><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i><b>The Last Ship</b></i> </p></div><div class="droite"><p><b>Le dernier navire</b></p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>Fíriel looked out at three o'clock:<br>the grey night was going;<br>far away a golden cock<br>clear and shrill was crowing.<br>The trees were dark, and the dawn pale,<br>waking birds were cheeping,<br>a wind moved cool and frail<br>through dim leaves creeping.</i></p></div><div class="droite"><p>Fíriel mira dehors à trois heures :<br>la nuit grise se dissipait ;<br>dans le lointain un coq de couleur d'or<br>coqueliquait clair aigrelet.<br>Les arbres étaient noirs, et l'aube pâle,<br>les oiseaux au réveil pépiaient,<br>se frayant entre les feuilles, frêle<br>et frais, un vent vagabondait.</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>She watched the gleam at window grow,<br>till the long light was shimmering<br>on land and leaf; on grass below<br>grey dew was glimmering.<br>Over the floor her white feet crept,<br>down the stair they twinkled,<br>through the grass they dancing stepped<br>all with dew besprinkled.</i></p></div><div class="droite"><p>Par la vitre elle vit grandir l'éclat<br>en longue lumière, chatoyant<br>sur la terre et les feuilles ; dans l'herbe en bas<br>scintillait la rosée d'argent.<br>Sur le plancher ses pieds blancs se glissèrent,<br>brillèrent dans les escaliers,<br>entre les herbes dansants ils marchèrent<br>tout éclaboussés de rosée.</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>Her gown had jewels upon its hem,<br>as she ran down to the river,<br>and leaned upon a willow-stem,<br>and watched the water quiver.<br>A kingfisher plunged down like a stone<br>in a blue flash falling,<br>bending reeds were softly blown,<br>lily-leaves were sprawling.</i></p></div><div class="droite"><p>Avec sa robe ourlée de joyaux,<br>elle dévala le ruisseau<br>et se pencha sur le tronc d'un marsault<br>et regarda frissonner l'eau.<br>Elle vit un martin-pêcheur plonger,<br>un éclair bleu, comme une pierre,<br>les roseaux étaient doucement courbés,<br>les feuilles de lis s'étalèrent.</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>A sudden music to her came,<br>as she stood there gleaming<br>with free hair in the morning's flame<br>on her shoulders streaming.<br>Flutes there were, and harps were wrung,<br>and there was sound of singing,<br>like wind-voices keen and young<br>and far bells ringing.</i></p></div><div class="droite"><p>Une musique soudaine lui vint,<br>comme elle luisait là, dressée,<br>les cheveux dans la flamme du matin<br>glissant sur ses épaules, dénoués.<br>Il y avait flûtes, et harpes pincées, <br>et un son de chant s'entendait,<br>de voix-de-vent jeunes et élevées,<br>des cloches loitaines tintaient.</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>A ship with golden beak and oar<br>and timbers white came gliding;<br>swans went sailing on before,<br>her tall prow guiding.<br>Fair folk out of Elvenland<br>in silver-grey were rowing,<br>and three with crowns she saw there stand<br>with bright hair flowing.</i></p></div><div class="droite"><p>Un navire s'approcha en glissant<br>coque et rames blanche, bec doré ;<br>quelques cygnes nageaient à ses devants<br>pour guider sa proue élevée.<br>Vêtus de gris argent, de belles gens<br>des Terres-des-Elfes ramaient,<br>et trois d'entre eux, cheveux flottant<br>portant couronne s'y tenaient.</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>With harp in hand they sang their song<br>to the slow oars swinging:<br>'Green is the land, the leaves are long,<br>and the birds are singing.<br>Many a day with dawn of gol<br>this earth will lighten,<br>many a flower will yet unfold<br>ere the cornfields whiten.</i></p></div><div class="droite"><p>Harpes à la main ils chantaient leur air<br>aux lentes rames balançant :<br>« Longues sont les feuilles, le pays est vert,<br>et les oiseaux pépient leur chant.<br>Cette terre s'éclairera longtemps<br>au petit jour d'une aube d'or,<br>avant que les blés tournent blanc,<br>bien des fleurs s'ouvriront encore. »</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>'Then whither go ye, boatmen fair,<br>down the river gliding?<br>To twilight and to secret lair<br>in the great forest hiding?<br>To Northern isles and shores of stone<br>on strong swans flying,<br>by cold waves to dwell alone<br>with the white gulls crying?'</i></p></div><div class="droite"><p>« Où allez-vous alors, gents bateliers,<br>en descendant cette rivière ?<br>Au crépuscule, pour vous dissimuler<br>dans une cache forestière ?<br>Aux Îles nordiques, aux plages de pierre<br>volant sur des cygnes puissants,<br>passant les vagues froides, et solitaires<br>vivre aux cris des goélands blancs ? »</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>'Nay!' they answered. 'Far away<br>on the last road faring,<br>leaving western havens grey,<br>the seas of shadow daring,<br>we go back to Elvenhome,<br>where the White Tree is growing,<br>and the Star shines upon the foam<br>on the last shore flowing.</i></p></div><div class="droite"><p>« Nenni ! » répondirent-ils. « Nous suivons<br>la dernière voie loin d'ici,<br>sur les mers des ombres nous nous osons,<br>laissant à l'Ouest les havres gris,<br>nous nous en retournons au beau Pays<br>des Elfes, où l'Arbre Blanc s'élève,<br>et où l'Etoile sur l'écume luit<br>flottant sur la dernière grève. »</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>'To mortal fields say farewell,<br>Middle-earth forsaking!<br>In Elvenhome a clear bell<br>in the high tower is shaking.<br>Here grass fades and leaves fall,<br>and sun and moon wither,<br>and we have heard the far call<br>that bids us journey thither',</i></p></div><div class="droite"><p>« Oublions donc la Terre-du-Milieu,<br>disons adieu aux champs mortels !<br>Au Pays-des-Elfes, sonne clair-joyeux<br>une cloche dans la haute tourelle.<br>Céans soleil et lune sont en déclin,<br>feuille et herbe vont s'étioler ;<br>nous avons entendu l'appel au loin<br>qui nous incite à traverser. »</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>The oars were stayed. They turned aside:<br>'Do you hear the call, Earth-maiden?<br>Fíriel! Fíriel!' they cried.<br>'Our ship is not full-laden.<br>One more only we may bear.<br>Come! For your days are speeding.<br>Come! Earth-maiden elven-fair,<br>our last call heeding.'</i></p></div><div class="droite"><p>Les rames cessèrent. Ils se retournèrent,<br>criant : « Fíriel, Fíriel !<br>Entends-tu, Demoiselle-de-la-Terre<br>d'une beauté d'Elfe, cet appel ?<br>Notre navire n'est pas encor plein.<br>Viens ! Tes jours vont à tire-d'aile,<br>Viens ! Nous pouvons encor porter quelqu'un !<br>Ecoute notre ultime appel ! »</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>Fíriel looked from the river-bank,<br>one step daring;<br>then deep in clay her feet sank,<br>and she halted staring.<br>Slowly the elven-ship went by<br>whispering through the water:<br>'I cannot come' they heard her cry.<br>'I was born Earth's daughter!'</i></p></div><div class="droite"><p>De la rive, Fíriel les regarda,<br>osant un pas ; alors son pied<br>profondément dans la boue s'enfonça,<br>et elle s'arrêta, figée.<br>Doucement la nef des Elfes passa,<br>chuchotant de par la rivière :<br>« Je ne peux pas venir ! » cria sa voix<br>« Je suis née fille de la Terre ! »</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>No jewels bright her gown bore,<br>as she walked back from the meadow<br>under roof and dark door,<br>under the house-shadow.<br>She donned her smock of russet brown,<br>her long hair braided,<br>and to her work came stepping down.<br>Soon the sunlight faded.</i></p></div><div class="droite"><p>Sa robe était nue de joyaux brillants,<br>comme sous voûte et porte sombre<br>elle rentra en traversant les champs,<br>passant sous la maison et l'ombre.<br>Elle revêti son sarrau brun-rouille,<br>ses longs cheveux elle tressa<br>et elle descendit à son travail.<br>Bientôt l'éclat du jour fana.</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>Year still after year flows<br>down the Seven Rivers;<br>cloud passes, sunlight glows,<br>reed and willow quivers<br>at morn and eve, but never more<br>westward ships have waded<br>in mortal waters as before,<br>and their song has faded.</i></p></div><div class="droite"><p>Les unes après les autres, les années<br>coulent le long des Sept Rivières ;<br>passent nuages, les jours ensoleillés,<br>le saule tremble en roselière<br>à l'aube et à l'aurore, mais plus jamais<br>de navire à l'ouest n'est parti<br>par les eaux mortelles comme ils faisaient,<br>et leur chant s'est évanoui.</p></div></div><p><small>Ouf ! Voilà pour le premier bout...</small></p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Laegalad)]]></author>
			<pubDate>Sat, 25 Mar 2006 13:56:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23375#p23375</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le Dernier Navire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23374#p23374</link>
			<description><![CDATA[<p>Oui, Laegalad, je comprends tes interrogations. Je dois préciser que si je pense bien me débrouiller pour ce qui concerne la traduction, je ne suis pas un professionnel dans le domaine de la poésie, et que par métrique j'entends essentiellement le nombre de pieds que comporte un vers (peut-être que j'utilise ce terme à tort d'ailleurs). C'est du moins dans ce sens-là que je voulais m'exprimer : j'ai voulu rendre une traduction dans un français assez "compact" pour me rapprocher le plus possible du texte original. Ce qui était à la base assez difficile tout en respectant le plus possible la lettre.<br>Je ne sais pas si j'arrive bien à me faire comprendre...</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Samwise)]]></author>
			<pubDate>Sun, 05 Mar 2006 18:00:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23374#p23374</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le Dernier Navire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23373#p23373</link>
			<description><![CDATA[<p>Je m'occuperai de travailler à quelque chose de plus profond dans la semaine (j'espère :)), mais quelque chose m'intrigue : la métrique, justement :)</p><p>Le poème original est accentuel : les vers impairs ont quatre accents forts, les pairs en ont trois. Cet effet de balancement est accentué par les rimes finales, qui en plus d'être croisés, sont alternativement masculines et féminines (ie : les rimes masculines finissent sur un accent, les rimes féminines sur une syllabe inaccentuée).</p><div class="citation"><p><i><b>Fi</b>riel looked <b>out</b> at <b>three</b> o'<b>cl<span style="color: rgb(255, 153, 255);">ock</span></b>:<br>the <b>grey</b> <b>night</b> was <b>g<span style="color: rgb(51, 204, 0);">o</span></b><span style="color: rgb(51, 204, 0);">ing</span>;<br><b>far</b> a<b>way</b> a <b>gol</b>den <span style="font-weight: bold; color: rgb(255, 153, 255);">cock</span><br><b>clear</b> and <b>shrill </b>was<b> cr<span style="color: rgb(51, 204, 0);">o</span></b><span style="color: rgb(51, 204, 0);">wing</b>.</i></p></div><p>Pour ma part et idéalement -- ce que je n'ai pas fait dans ma <a href="http://laclairiere.site.voila.fr/page1_3lastship.html" target="_new">version antérieure</a> (je n'aime pas m'auto-citer, mais comme je vais sans doute y revenir par la suite...) et que j'aimerai mettre en place dans la révision... ce qui n'est pas évident -- je tenterais de rendre ça en français par une alternance 8 syllabes / 6 syllabes, ou 12/9, je ne sais pas encore trop -- si même cela est possible jusqu'au bout.<br>Mais tu as choisi un vers libre (ce qui n'est pas une critique :)), et pourtant tu dis avoir voulu te rapprocher de la métrique original : ça m'intrigue :) Je n'ai pas trouvé plus d'indications dans le fuseau où tu en as discuté sur TolkienFrance, mais qu'entends-tu par "métrique" ?</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Laegalad)]]></author>
			<pubDate>Sun, 05 Mar 2006 17:49:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23373#p23373</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le Dernier Navire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23372#p23372</link>
			<description><![CDATA[<p>Bien bien je vais essayer de répondre à tout ça !</p><p>Laegalad : en fait je me suis lancé dans cette traduction suite à différentes discussions sur Tolkienfrance concernant les traducteurs. Je disais que plutôt que de critiquer sans arrêt tel ou tel traducteur, il fallait essayer de tenter l'exercice soi-même pour en mesurer l'ampleur. Ce que j'ai, comme un défi. Par défi,j'entends le fait de donner vie en français à un poème de Tolkien, c'est-à-dire d'être aussi proche que possible du texte original (ce qui était loin d'être le cas de la traduction éditée de Tom Bombadil (avant 2003 en tous cas)), tout en replaçant les rimes à l'identique et en essayant de garder une métrique compacte, assez proche du texte anglais, du moins le plus proche possible.</p><p>Défi très difficile, car l'anglais est plus synthétique que le français. Il m'a fallu me torturer pas mal l'esprit pour arriver à quelque chose qui commence à me satisfaire. J'ai fait et défait jusqu'au résultat que je présente. Mon but était, au delà d'une métrique parfaite, d'essayer de faire "couler" le texte d'une façon proche de l'original. La métrique que je propose n'est pas parfaite, mais j'ai préféré trangresser parfois un peu les règles pour essayer le rendre le mieux possible l'impression ressentie dans le texte de Tolkien.<p>Par ailleurs, je voulais donc aussi rétablir certains termes dans leur sens véritable, tant la traduction dont je dispose me paraît étrange par moments. La confusion entre "tinkle" et "twinkle" par exemple. Dans la version publiée, "tinkle" a été traduit par "tintinnabuler", qui est la traduction de "twinkle". Autre exemple : <span class="exergue">« <i>Her gown had jewels upon its hem, as she ran down to the river</i> »</span> qui avait été traduit par quelque chose du genre : <span class="exergue">« sa robe était ourlée de gemmes, et comme elle descendait vers la rivière... »</span>. Or, l'impression que me donne ce passage est totalement différente : pour moi, sa longue robe se borde de rosée (joyaux) comme elle parcourt l'herbe en descendant vers la rivière, ce qui est bien différent, d'autant que plus loin on a : <span class="exergue">« <i>No jewels bright her gown bore, as she walked back from the meadow</i> »</span>. Aurait-elle décousu ses ourlets entre temps ? non, la signification est autre.</p><p>Il y aurait pas mal à dire, mais je ne veux pas trop m'étendre pour l'instant. J'ai essayé aussi de donner un peu de rythme qui manquait dans la traduction (à peu près) littérale officielle. Ce avec mes modestes moyens.</p><p>Romaine : oui ce passage m'a fait hésiter, mais il me semble que "natter" représente bien le fait de contraindre ses cheveux. Bien sûr, on aurait aussi pu dire "tresser", "nouer", "attacher" ou autre comme tu le suggères. Mais il me semble que l'impression rendue déjà auparavant impose déjà cette vision contraignante (elle rentre chez elle, sous sa porte noire, sa maison remplie d'ombres, elle enfile son sarrau) et il me semblait inopportun de surcharger encore, de faire de la surtraduction. D'ailleurs "braid" signifie bien "natter", "tresser", ou tout autre terme signifiant "entrelacer ses cheveux"... En cas de doute, ma source est un dictionnaire unilingue anglais de 1966-1967, parfait pour traduire Tolkien. Mais cela dit je ne te donne pas tort dans ton approche.</p><p>Voila, n'hésitez pas à poser d'autres questions, je trouve vos interventions très très intéressantes.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Samwise)]]></author>
			<pubDate>Sat, 04 Mar 2006 16:08:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23372#p23372</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le Dernier Navire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23371#p23371</link>
			<description><![CDATA[<p>Je découvre Firiel à l'instant, que ce soit dans sa version anglaise ou dans sa traduction, aussi mon avis est à prendre comme une simple impression.</p><p><span class="exergue">« ses cheveux en nattes elle coiffa »</span> rend <span class="exergue">« <i>her long hair braided,</i> »</span></p><p>Ce n'est qu'un avis personnel, mais je trouve que "coiffa" ne rend pas assez le sentiment que, faisant cela, elle se brime pour retourner à sa vie normale et la strophe entière il me semble, sous entend que c'est difficile et qu'elle en a du regret, même si elle l'assume.<p>Je peux me tromper, c'est la première fois que je lis ce poème. <p>Dès lors, je me demande s'il n'aurait pas fallu utiliser un verbe avec une idée de restriction comme "brida" ou "brima" ce qui serait fortement exagéré par rapport au sens normal de "braid" (cf dict.org), ou alors pour respecter plus à la fois le sens et l'impression, "lia" "noua" "serra" ou un truc comme ça.<p>c'st vrai, quand tu te "coiffes" il y a deux sens, ça peut être libérer les cheveux pour les brosser ou les enfermer pour les natter, à mon sens c'est le second sens ici.<p>De toutes façons c'est un tout petit, petit, détail hein, la traduction est fort jolie! ;o) <p>Romaine (nulle en poésie mais habituée à se brimer, natter, les tifs! ;o))) )</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (romaine)]]></author>
			<pubDate>Sat, 04 Mar 2006 01:01:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23371#p23371</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le Dernier Navire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23370#p23370</link>
			<description><![CDATA[<p>Pourrais-tu nous en dire plus sur ce que tu as voulu rendre dans ta traduction ? Au niveau des pieds, par exemple, ou des effets rendus ? J'aurais bien quelques remarques à faire, mais je ne puis être impartiale -- même si je l'ai traduit il y a longtemps <small>(ouch ! mai 2003 ?! Déjà ?!)</small>, il m'en reste une imprégnation (d'autant que j'envisageais de le retravailler, maintenant que j'ai pris de la graine) :) Or donc, si tu nous disais un peu mieux ce que tu as préféré rendre par rapport à autre chose, dans ce délicat travail de balance qu'est la traduction, cela m'aiderait à mieux "jauger" (puisque je n'ai pour seul référenciel, actuellement, que ce sur quoi j'avais pris garde à l'époque) :)</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Laegalad)]]></author>
			<pubDate>Fri, 03 Mar 2006 18:52:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23370#p23370</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le Dernier Navire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23369#p23369</link>
			<description><![CDATA[<p>Rien ne vaut un petit "up" lambertinien :-)</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Dior)]]></author>
			<pubDate>Fri, 03 Mar 2006 13:47:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23369#p23369</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le Dernier Navire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23368#p23368</link>
			<description><![CDATA[<p>Bonjour,</p><p>Je suis nouveau ici. Certains me connaissent sous ce même pseudo sur Tolkiendil ou comme "Eru" sur Tolkienfrance ou Aratars.</p><p>Je voulais vous proposer la traduction que j'ai faite du dernier conte du receuil "Tom Bombadil", intitulé "The Last Ship". J'ai essayé de coller au plus près du texte original, tout en respectant la façon dont les rimes étaient placées&#160; et une métrique la plus proche possible du texte original (elle n'est pas parfaite j'en conviens).</p><p>La voici : </p><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><b><i>The Last Ship</i></b></p></div><div class="droite"><p><b>Le Dernier Vaisseau</b></p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>Firiel looked out at three o’clock : <br>the grey night was going ; <br>far away a golden cock <br>clear and shrill was crowing. <br>The trees were dark, and the dawn pale, <br>waking birds were cheeping, <br>a wind moved cool and frail <br>through dim leaves creeping.</p><p>She watched the gleam at window grow, <br>till the long light was shimmering <br>on land and leaf ; on grass below <br>grey dew was glimmering. <br>Over the floor her white feet crept, <br>down the stairs they twinkled, <br>through the grass they dancing stepped <br>all with dew besprinkled.</p><p>Her gown had jewels upon its hem, <br>as she ran down to the river, <br>and leaned upon a willow-stem, <br>and watched the water quiver. <br>A kingfisher plunged down like a stone <br>in a blue flash falling, <br>bending reeds were softy blown, <br>lily-leaves were sprawling.</p><p>A sudden music to her came, <br>as she stood there gleaming <br>with free hair in the morning’s flame <br>On her shoulders streaming. <br>flutes there were, and harps were wrung, <br>and there was sound of singing, <br>like wind-voices keen and young <br>and far bells ringing.</p><p>A ship with golden beak and oar <br>and timbers white came gliding ; <br>swans went sailing on before, <br>her tall prow guiding. <br>Fair Folk out of Elvenland <br>in silver-grey were rowing, <br>and three with crowns she saw there stand <br>with bright hair flowing.</p><p>With harp in hand they sang their song <br>to the slow oars swinging : <br>“Green is the land, the leaves are long, <br>and the birds are singing. <br>Many a day with dawn of gold <br>this earth will lighten, <br>many a flower will yet unfold, <br>ere the cornfields whiten.”</p><p>When whither go ye, boatmen fair, <br>down the river gliding ? <br>to twilight and to secret lair <br>in the great forest hiding ? <br>To Northern isles and shores of stone <br>on strong swans flying, <br>by cold waves to dwell alone <br>with the white gulls crying ?”</p><p>“Nay !” they answered. “Far away <br>on the last road faring, <br>leaving western havens grey, <br>the seas of shadow daring, <br>we go back to Elvenhome, <br>where the White Tree is growing, <br>and the Star shines upon the foam <br>on the last shore flowing.”</p><p>“To mortal fields say farewell, <br>Middle-earth forsaking ! <br>In Elvenhome a clear bell <br>in the high tower is shaking. <br>Here grass fades and leaves fall, <br>and sun and moon wither, <br>and we have heard the far call <br>that bids us journey thither”.</p><p>The oars were stayed. They turned aside : <br>“Do you hear the call, Earth-maiden ? <br>Firiel ! Firiel !” they cried. <br>“Our ship is not full-laden. <br>One more only we may bear. <br>Come ! For your days are speeding. <br>Come ! Earth-maiden elven-fair, <br>our last call heeding.”</p><p>Firiel looked from the river-bank, <br>one step daring ; <br>then deep in clay her feet sank, <br>and she halted staring. <br>Slowly the elven-ship went by <br>whispering through the water : <br>“ I cannot come !” they heard her cry. <br>“I was born Earth’s daughter !”</p><p>No jewels bright het gown bore, <br>as she walked back from the meadow <br>under roof and dark door, <br>under the house-shadow. <br>She donned her smock of russet brown, <br>her long hair braided, <br>and to her work came stepping down. <br>Soon the sunlight faded.</p><p>Year still after year flows <br>down the Seven Rivers ; <br>cloud passes, sunlight grows, <br>reed and willow quivers <br>at morn and eve, but never more <br>westward ships have waded <br>in mortel waters as before, <br>and their song has faded.</i></p></div><div class="droite"><p>A trois heures Firiel regarda au-dehors : <br>le gris de la nuit s’estompait ; <br>au loin un coq au plumage d’or <br>chantait clair et haut perché. <br>Les arbres étaient sombres, l’aube pâle, <br>des oiseaux pépiaient, s’éveillant, <br>un vent se leva, frais et frêle <br>dans les épais feuillages dansant.</p><p>De sa fenêtre le soleil levant elle observa, <br>ses longs fils d’or allant chatoyer <br>sur le sol et les feuillages ; sur l’herbe en bas <br>scintillait une rosée argentée. <br>Sur le sol ondulèrent ses pieds immaculés, <br>descendant les marches ils papillonnèrent, <br>parcourant l’herbe ils se mirent à danser <br>tout saupoudrés de perles éphémères.</p><p>De joyaux sa longue robe se bordait <br>comme vers la rivière elle courait, <br>et se penchant sur un rameau d’osier, <br>elle regarda l’eau qui frémissait. <br>Un martin-pêcheur plongea tel une pierre <br>Dans un éclair bleu se précipitant, <br>Courbant légèrement les roseaux de son air <br>Et les pétales des lis éparpillant.</p><p>Une musique vint à elle soudainement, <br>comme elle se tenait là resplendissante, <br>ses cheveux allant, flottant librement <br>sur ses épaules dans la lueur naissante. <br>Il y avait des flûtes et des harpes jouaient, <br>Et une rumeur de chants arrivait, <br>des voix portées par le vent, jeunes et gaies, <br>et au loin des clochettes tintaient.</p><p>Un vaisseau au bec et aux ailes d’or <br>et au plumage blanc arriva voguant ; <br>des cygnes glissèrent, venant d’abord, <br>précédant sa grande proue et la guidant. <br>Du pays des Elfes des belles gens <br>s’en venaient ramant dans le gris-argent, <br>et elle en vît trois, se tenant devant <br>parés de couronnes, cheveux clairs au vent.</p><p>La harpe à la main, ils entamèrent un chant <br>au doux rythme du battement des ailes : <br>« Le pays est vert, les feuillages luxuriants, <br>et les oiseaux offrent leurs ritournelles. <br>Bien des jours verront une aube dorée <br>venir cette terre illuminer, <br>Bien des fleurs se seront éveillées, <br>quand blanchiront les champs de blé ».</p><p>« Alors, où va donc ce bel équipage, <br>sur la rivière ainsi naviguant ? <br>vers la nuit et un secret ermitage <br>dans la grande forêt se dissimulant ? <br>Vers des îles au Nord et des rivages de pierre <br>filant sur les ailes de cygnes puissants, <br>par de froides lames, seuls sur terre <br>avec les mouettes blanches au cri strident ? »</p><p>« Non ! » répondirent-ils. « Loin devant <br>sur la dernière route nous avançant, <br>quittant les Havres Gris de l’Occident, <br>sur les mers de l’ombre nous risquant, <br>nous retournons là où nous vécûmes, <br>en ce lieu où pousse l’Arbre Blanc, <br>et où l’Etoile fait briller l’écume <br>sur le dernier rivage flottant. »</p><p>« Au champs des mortels adieu disant, <br>la Terre du Milieu nous abandonnons ! <br>en Valinor, d’une cloche d’argent <br>dans la haute tour résonne le carillon. <br>L’herbe et les feuilles sont ici temporelles, <br>et le soleil et la lune s’évanouissent, <br>et nous avons entendu le distant appel <br>qui vers une route lointaine nous pousse ».</p><p>Les rames se figèrent. Il se tournèrent : <br>« Entends-tu l’appel, fille de la Terre ? <br>Firiel ! Firiel ! » l’appelant ils crièrent. <br>« Notre nef n’est pas chargée entière. <br>Seul un de plus nous pouvons embarquer. <br>Viens ! Car tes jours vont s’accélérant. <br>Viens ! Fille de la Terre à l’elfique beauté <br>à notre dernier appel répondant ».</p><p>De la rive Firiel les regarda, <br>osant un premier pas en avant ; <br>mais pris dans l’argile son pied s’enfonça, <br>et elle resta là, son regard se figeant. <br>Le vaisseau elfique doucement fila <br>sur les flots comme un chuchotement : <br>« Je ne peux vous suivre ! » elle leur cria. <br>« Je suis de la Terre, car née de son sang ! ».</p><p>De joyaux sa robe n’était plus bordée, <br>comme à travers champs elle revenait <br>vers son toit et sa porte noire de jais, <br>vers l’ombre dont sa maison s’emplissait. <br>Son sarrau roussâtre elle revêtit, <br>ses cheveux en nattes elle coiffa <br>et vers son travail elle repartit. <br>Bientôt la lumière du jour déclina.</p><p>Les années succèdent aux années, <br>le long des Sept Rivières elles glissent ; <br>le soleil brille, le nuage passé, <br>le roseau et le saule frémissent <br>au matin et le soir, mais plus jamais <br>vers l’ouest des bateaux ne voyagèrent <br>par les eaux mortelles comme cela était, <br>et leurs chants pour toujours s’éteignirent.</p></div></div><p>Voilà, j'attends avec impatience vos commentaires.</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Samwise)]]></author>
			<pubDate>Fri, 03 Mar 2006 13:16:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=23368#p23368</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le Dernier Navire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=21934#p21934</link>
			<description><![CDATA[<p>Merci Finrod ;-D !</p><div class="quotebox"><blockquote><div><p>Je n'ose imaginer combien de temps tu as du passer sur ce poème pour le traduire ainsi ;-)</p></div></blockquote></div><p>Heu... je ne sais pas, je n'ai pas compté. Il y a bien dû y avoir quelques heures de droit, des trajets en train, et puis des soirées dictionnaires ;-).</p><div class="quotebox"><blockquote><div><p>En relisant ce poème il y a quelques jours, il m'a d'ailleurs fait penser à un quatrain qui, je crois, ne t'es pas inconnu ;-)</p></div></blockquote></div><p>Tu parle d'<i>"Encore un Elfe qui part"</i>? Il se trouve que je l'avais composé avant de découvrir <i>The Adventures of Tom Bombadil</i>. Pas de plagiat, donc ;-), même si ma nouvelle peut faire penser à ce que tu viens de me citer à propos du prologue (dont je ne soupçonnais même pas l'existence ;-)).</p><p>Encore merci (mes smileys ne ressemblent affreusement pas au grand sourire que j'ai devant mon écran ;-))!</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Laegalad)]]></author>
			<pubDate>Tue, 03 Jun 2003 18:40:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=21934#p21934</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réponse à&#160;:  Le Dernier Navire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=21933#p21933</link>
			<description><![CDATA[<p>Très beau travail Laegalad :-)<p>Je n'ose imaginer combien de temps tu as du passer sur ce poème pour le traduire ainsi ;-)<br>Le résultat est incomparablement plus agréable à lire que l'abominable traduction que l'on trouve dans l'édition bilingue de chez Bourgois ("A trois heures Fierette se mit à sa fenêtre" etc.).<br>En fait, je dois dire que je redécouvre ce magnifique poème à l'occasion de ta traduction. Lorsque j'ai lu il y a quelques années les <i>Aventures de Tom Bombadil</i>, j'étais passé sur ce texte assez vite alors que s'en dégage une atmosphère mélancolique très forte et très belle. En relisant ce poème il y a quelques jours, il m'a d'ailleurs fait penser à un quatrain qui, je crois, ne t'es pas inconnu ;-)<p>Au sujet la justification de ton choix pour le vers 84, il est vrai qu'il est difficile de trancher mais j'aime beaucoup l'idée que tu avances. C'est très poétique justement ;-)<p>Pour ce qui est de la place de ce texte dans l'oeuvre de Tolkien, il y a tout de même un lien avec le Légendaire, de par le thème elfique, et aussi d'après ce qu'en dit la préface aux <i>Aventures de Tom Bombadil</i> (non incluse de façon incompréhensible dans l'édition bilingue de chez Bourgois mentionnée ci-dessus:-(). Cette préface est très intéressante car Tolkien s'emploie à expliquer comment la plupart des poèmes qu'il propose (et qui, à l'origine, n'étaient pas destinés à faire partie du Légendaire) dérivent notamment de la tradition hobbite ou humaine. En gros, il internalise (je ne sais pas trop si ça se dit ;-)) les poèmes. Je donne ici le passage qui se rapporte au poème "The Last Ship" afin que ceux qui n'ont pas la préface puissent savoir ce que Tolkien en disait :</p><div class="citation"><p><i>No 16 ["The last ship"] must be derived ultimately from Gondor. [It is ] evidently based on the traditions of Men, living in shorelands and familiar with rivers running into the Sea [...] No 16 mentions the Seven Rivers* that flowed into the Sea in the South Kingdom, and uses the Gondorian name, of High-elvish form, <b>Fíriel</b>, mortal woman**. In the Langstrand and Dol Amroth there were many traditions of the ancient Elvish dwellings, and of the haven at the mouth of the Morthond from which 'westward ships' had sailed as far back as the fall of Eregion in the Second Age. These two pieces [No 6 & 16], therefore, are only re-handlings of Southern matter, though this may have reached Bilbo by way of Rivendell.</i></p><p><small><i>* : Lefnui, Morthrond-Kirl-Ringló, Gilrain-Sernui, and Anduin.</i></small></p><p><small><i>** : The name was borne by a princess of Gondor, through whom Aragorn claimed descent from the Southern line. It was also the name of a daughter of Elanor, daughter of Sam, but her name, if connected with the rhyme, must be derived from it; it could not have arisen in Westmarch</i></small>.</p></div><p>Encore bravo pour ta traduction ! :-)</p><p>Laurent</p>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Finrod)]]></author>
			<pubDate>Mon, 02 Jun 2003 19:18:00 +0000</pubDate>
			<guid>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=21933#p21933</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Le Dernier Navire]]></title>
			<link>https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?pid=21932#p21932</link>
			<description><![CDATA[<p><small><span style="color: #8a8a8a">[Édit (Yyr) 2021 : ce fuseau est l'un des nombreux rejetons de <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=7609" rel="nofollow">l'arbre initial</a> de la traduction des poèmes]</span></small></p><p class="espacement"></p><p>Voilà un autre rejeton du fuseau <a href="https://www.jrrvf.com/fluxbb/viewtopic.php?id=7598" rel="nofollow">Traduire les poèmes ?</a> ;-)<!-- Mais ce poème n’entrant pas dans le Légendaire, j’ai préféré le mettre ici.--></p><p>Tout d’abord, un grand merci à Moraldandil (il doit commencer à être habitué ;-)), qui m’a grandement aidée.</p><p>Ensuite, quelques précisions : ce poème contient une opposition entre vers à quatre accents et vers à trois accents (je vous rassure, je ne l’ai pas trouvé toute seule), en plus des rimes croisées (ça, si J).&#160; J’ai choisi de ne rendre dans la traduction française que le schéma des rimes ; c’était déjà assez compliqué, sans en plus ajouter des différences de longueur dans les vers ;-). Evidemment, l’utilisation de la rime m’a entraînée parfois à faire une légère « broderie » pour retomber sur mes pattes. J’ai essayé autant que possible de l’éviter.</p><p>Ah ! Autre chose : la traduction de « Earth-maiden » : j’ai traduit « Damoiselle de la Terre ». Je sais, c’est long, mais le « I’m born Earth’s daughter » de Firiel sonne comme une révélation tragique dans l’original, et ce vers est le pivot du poème ; si j’avais traduit « Earth-maiden » et « Earth’s daughter » de la même manière en français, j’aurais perdu cet effet. Il s’agit évidemment d’une question de sensibilité ;-)</p><p>Il y a aussi le vers 84 sur lequel je doute (<i>and she halted staring</i>) : faut-il traduire « et elle cessa de les fixer » ou « et elle s’arrêta en les fixant » ? J’ai préféré la première solution, car elle me fait penser aux contes de fées, où dès que l’on cesse de fixer l’objet enchanté, il disparaît. De plus, j’imagine assez bien Firiel marquer un temps d’arrêt à ce moment en regardant son pied, réalisant qu’elle ne peut suivre les Elfes.</p><p class="espacement"></p><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i><b>The Last Ship</b></i></p></div><div class="droite"><p><b>Le dernier navire</b></p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>Firiel looked out at three o’clock:<br />the grey night was going;<br />far away a golden cock<br />clear and shrill was crowing.</i><br />[5] <i>The trees were dark, and the dawn pale,<br />waking birds were cheeping,<br />a wind moved cool and frail<br />through dim leaves creeping.</i></p></div><div class="droite"><p>A trois heures Firiel regarda dehors :<br />la nuit grise s’en allait ;<br />au loin un coq couleur d’or<br />aigu et clair chantait.<br />Les arbres étaient noirs, et l’aube pâle<br />des oiseaux qui s’éveillaient pépiaient,<br />une brise soufflait, fraîche et frêle<br />à travers les feuilles sombres se frayait.</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>She watched the gleam at window grow,<br />[10] till the long light was shimmering<br />on land and leaf; on grass below<br />grey dew was glimmering.<br />Over the floor her white feet crept,<br />down the stair they twinkled,<br />[15] through the grass they dancing stepped<br />all with dew besprinkled.</i></p></div><div class="droite"><p>Elle regarda par la fenêtre grandir l’éclat,<br />jusqu’à ce qu’il devienne une grande lumière qui jouait<br />sur la terre et les feuilles ; dans l’herbe en bas<br />une rosée grise scintillait.<br />Sur le sol ses pieds blancs glissèrent,<br />ils brillèrent sur les escaliers,<br />dans l’herbe, dansant, ils allèrent,<br />tout parsemés de rosée.</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>Her gown had jewels upon its hem,<br />as she ran down the river,<br />and leaned upon a willow-stem,<br />[20] and watched the water quiver.<br />A kingfisher plunged down like a stone<br />in a blue flash falling,<br />bending reeds were softly blown,<br />lily-leaves were sprawling.</i></p></div><div class="droite"><p>Sa robe de joyaux était ourlée,<br />comme elle dévala vers le ruisseau<br />et se pencha sur un tronc d’osier<br />et regarda frissonner l’eau.<br />Un martin-pêcheur plongea comme une pierre,<br />dans un éclair bleu tombant,<br />des roseaux courbés doucement s’agitèrent,<br />les feuilles de lys se couchaient sous le vent.</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>[25] A sudden music to her came,<br />as she stood there gleaming<br />with free hair in the morning’s flame<br />on her shoulder streaming.<br />Flutes there were, and harps were wrung,<br />[30] and there was sound of singing,<br />like wind-voices keen and young<br />and far bells ringing.</i></p></div><div class="droite"><p>Une musique vint à elle soudain,<br />comme elle se tenait là, luisante,<br />dans le flamboiement du matin<br />la chevelure libre sur ses épaules flottante.<br />Il y avait des flûtes, et des harpes étaient pincées,<br />et un son de voix s’entendait,<br />comme celles du vent jeunes et élevées,<br />et de lointaines cloches sonnaient.</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>A ship with golden beak and oar<br />and timbers white came gliding;<br />[35] swans went sailing on before,<br />her tall prow guiding.<br />Fair folk out of Elvenland<br />in silver grey were rowing,<br />and three with crowns she saw there stand<br />[40] with bright hair flowing.</i></p></div><div class="droite"><p>Un navire à rostre doré<br />et rames et coque blanches vint en glissant ;<br />guidant sa proue élevée,<br />des cygnes nageaient devant.<br />De belles gens qui du Pays des Elfes venaient<br />ramaient en gris argent,<br />et elle en vit trois couronnés qui là se tenaient<br />leur chevelure brillante flottant.</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>With harp in hand they sang their song<br />to the slow oars swinging:<br />“Green is the land, the leaves are long,<br />and the birds are singing.<br />[45] Many a day with dawn of gold<br />this earth will lighten,<br />Many a flower will yet unfold,<br />ere the cornfields whiten.”</i></p></div><div class="droite"><p>Harpe à la main ils chantaient leur chanson<br />suivant les rames en leur lent balancement :<br />« Vert est le pays, hautes sont les frondaisons,<br />et les oiseaux chantent gaiement.<br />Bien des jours d’une aube d’or<br />cette terre s’illuminera,<br />bien des fleurs s’ouvriront encore,<br />avant le temps où le blé blanchira. »</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>“Then whither go ye, boatmen fair,<br />[50] down the river gliding?<br />To twilight and to secret lair<br />in the great forest hiding?<br />To Northern isles and shores of stone<br />on strong swans flying,<br />[55] by cold waves to dwell alone<br />with the white gulls crying?”</i></p></div><div class="droite"><p>« Où donc alors, descendant la rivière,<br />vous rendez-vous, gents bateliers ?<br />Vers le crépuscule et un secret repaire<br />dans la grande forêt vous cacher ?<br />Vers les îles du Nord et les plages de pierre<br />volant sur des cygnes puissants,<br />par les vagues froides pour vivre solitaires<br />aux cris des blancs goélands ? »</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>“Nay!” they answered. “Far away<br />on the last road faring,<br />leaving western havens grey,<br />[60] the seas of shadows daring,<br />we go back to Elvenhome,<br />where the White Tree is growing,<br />and the Star shines upon the foam<br />on the last shore flowing.</i></p></div><div class="droite"><p>« Nenni ! » répondirent-ils. « Loin d’ici<br />sur la dernière route nous allons,<br />en laissant à l’ouest les havres gris,<br />sur les mers d’ombres nous nous osons,<br />nous retournons où l’Arbre Blanc grandit,<br />là où la Demeure des Elfes se trouve,<br />et où l’Etoile sur l’écume luit<br />flottant sur la dernière grève.</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p>[65]<i>“To mortal fields say farewell,<br />Middle-Earth forsaking!<br />In Elvenhome a clear bell<br />in the high tower is shaking.<br />Here grass fades and leaves fall,<br />[70] and sun and moon wither,<br />and we have heard the far call<br />that bids us journey thither.”</i></p></div><div class="droite"><p>« Disons adieux aux champs mortels<br />oublions la Terre du Milieu !<br />Au Pays des Elfes dans la haute tourelle<br />sonne une cloche claire d’un ton joyeux.<br />Ici soleil et lune sont en déclin,<br />les feuilles tombent, l’herbe commence à s’étioler,<br />et nous avons entendu l’appel au loin<br />qui nous entraîne dans cette traversée. »</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>The oars were stayed. They turned aside:<br />“Do you hear the call, Earth-maiden?<br />[75] Firiel! Firiel!” they cried.<br />“Our ship is not full-laden.<br />One more only we may bear.<br />Come! For your days are speeding.<br />Come! Earth-maiden elven-fair,<br />[80] our last call heeding.”</i></p></div><div class="droite"><p>Les rames furent arrêtées. « Firiel ! Firiel ! »<br />crièrent-ils en se tournant vers le bord :<br />Damoiselle de la Terre, entends-tu l’appel ?<br />Notre bateau n’est pas plein encore.<br />Il nous reste une place unique.<br />Viens ! Car tes jours passent à tire-d’aile.<br />Viens ! Damoiselle de la Terre à la beauté elfique,<br />Ecoute notre dernier appel. »</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>Firiel looked from the ricer-bank,<br />one step daring;<br />then deep in clay her feet sank,<br />and she halted staring.<br />[85] Slowly the elven-ship went by<br />whispering through the water:<br />“I cannot come!” they heard her cry.<br />“I was born Earth’s daughter!”</i></p></div><div class="droite"><p>Firiel depuis la rive les regarda,<br />osant une enjambée ;<br />alors son pied profondément dans la glaise s’enfonça,<br />et elle cessa de les fixer.<br />Doucement la nef des Elfes passa,<br />chuchotant de par la rivière :<br />« Je ne peux pas venir ! » entendirent-ils sa voix<br />« Je suis née fille de la Terre ! »</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>No jewels bright her gown bore,<br />[90] as she walked back from the meadow<br />under roof and dark door,<br />under the house-shadow.<br />She donned her smock of russet brown,<br />her long hair braided,<br />[95] and to her work came stepping down.<br />Soon the sunlight faded.</i></p></div><div class="droite"><p>Sa robe ne portait plus de joyaux brillants,<br />quand sous voûte et porte sombre<br />elle rentra des champs,<br />dans la maison de l’ombre.<br />Son sarrau feuille-morte elle revêtit<br />ses longs cheveux tressa,<br />et à son travail descendit.<br />Bientôt l’éclat du soleil se fana.</p></div></div><div class="citation colonne"><div class="gauche"><p><i>Year still after year flows<br />down the Seven Rivers;<br />cloud passes, sunlight glows,<br />[100] reed and willow quivers<br />at morn and eve, but never more<br />westward ships have waded<br />in mortal waters as before,<br />and their song has faded.</i></p></div><div class="droite"><p>L’une après l’autre, les années<br />coulent le long des Sept Rivières ;<br />le nuage passe, le jour est ensoleillé,<br />le saule frissonne dans la roselière<br />à l’aube et à l’aurore, mais plus jamais<br />vers l’Ouest les navires ne sont partis<br />dans les eaux comme ils faisaient,<br />et leur chant s’est évanoui.</p></div></div>]]></description>
			<author><![CDATA[dummy@example.com (Laegalad)]]></author>
			<pubDate>Sat, 17 May 2003 18:26:00 +0000</pubDate>
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